[On va tous au cinéma] Tenet (12 août)

Posté par redaction, le 3 juin 2020

Le pitch: Un agent secret doit empêcher une troisième guerre mondiale apocalyptique. Armé d'un seul code, Tenet, sa mission d'espionnage dans le monde va l'envoyer au-delà du temps réel.

Le cast: Christopher Nolan réunit un cast chic et choc avec John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki, Michael Caine, Kenneth Branagh, Clémence Poésy, Aaron Taylor-Johnson et Himesh Patel.

L'atout du film: Nolan est à lui seul la promesse de grosses recettes (5 milliards de dollars dans le monde au total). En six films, il a attiré 20 millions de spectateurs dans les salles. Ses cinq derniers blockbusters ont déduit de 2 à 5 millions de spectateurs en France. Avec un blockbuster d'espionnage où les effets visuels sont impressionnants dès la bande annonce, on parie sur un nouveau gros succès. Tellement, que, sans trop de risques, Warner veut miser sur le manque de films d'action pour devenir le premier hit post-covid.

[2020 dans le viseur] Nos 30 films les plus attendus (1/3)

Posté par redaction, le 11 janvier 2020

Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga
Maintes fois reporté, des pépins avant et pendant la production, ce James Bond sera l'événement du printemps côté blockbusters. Daniel Craig fera ses adieux au personnage. Et on est curieux de voir ce que va devenir 007, esthétiquement, sans Sam Mendès derrière la caméra.

Benedetta

On l'attendait aussi en 2018. Mais les problèmes de santé de Paul Verhoeven ont retardé sa révélation. Calé désormais pour le prochain festival de Cannes, le film d'époque devrait confirmer Virginie Efira au rang d'actrice majeure dans ce rôle de nonne sulfureuse et lesbienne.

Memoria d'Apichatpong Weerasethakul

Pour la première fois le réalisateur Apichatpong Weerasethakul tourne avec un casting international, à l'étranger. 10 ans après sa Palme d'or à Cannes, son nouveau film met en scène Tilda Swinton à Bogota en Colombie. Forcément intriguant.

Trois étages de Nanni Moretti

Cinq ans après Mia Madre, le cinéaste romain revient enfin derrière et devant la caméra pour une fiction, adaptée d'un roman d'Eshkol Nevo. Et il s'est entouré d'un casting italien de haute volée avec Riccardo Scamarcio, Alba Rohrwacher et Margherita Buy.

West Side Story de Steven Spielberg

Sur le papier, le film est aussi tentant que risqué. Un grand classique des "musicals" sur scène comme au cinéma, par l'un des derniers grands maîtres d'Hollywood. Spielberg devra justifier pourquoi il s'attaque à un tel monument. Excitant.

Le quai de Ouestreham d'Emmanuel Carrère

15 ans après son dernier film, La Moustache, le romancier Emmanuel Carrère adapte le best-seller de Florence Aubenas, qui donnait la parole aux oubliés de la mondialisation. Avec Juliette Binoche en porte-voix, entourée de comédiens non professionnels.

TENET de Christopher Nolan

Forcément, un blockbuster de Nolan est un événement. C'est l'un des rares à proposer du spectacle avec un vrai sens du scénario, sans super-héros et avec de sacrés effets spéciaux. Dans la lignée d'Inception si on en croit la bande annonce, celui-ci buzze déjà un maximum.

Ammonite de Francis Lee

Après le magnifique Seule la terre, Francis Lee revient, avec plus de moyens, et deux actrices de premier plan: Kate Winslet en chasseuse de fossiles et Saoirse Ronan en jeune femme convalescente. Les deux tissent une relation amoureuse. On en parle déjà pour Cannes.

Le 20e siècle de Matthew Rankin

Chouchou de Sundance et vu à la Semaine de la critique, le canadien Matthew Rankin a dévoilé son premier long métrage cet automne, en attendant une sortie française. Ce film historique sur William Lyon Mackenzie King promet d'être aussi drôle que déjanté.

Petit Pays d'Eric Barbier

Premier roman et best-seller de Gaël Faye, ce film tourné au Burundi et au Rwanda, avec Jean-Pierre Rouve comme seule vedette, pourrait être un beau succès public tant l'histoire est touchante. Il réveillera aussi quelques blessures toujours pas cicatrisées.

Tenet : Christophe Nolan dévoile un teaser de son nouveau film avant les projections de Hobbs & Shaw

Posté par wyzman, le 2 août 2019

Si l'on en croit les informations de Variety, les fans américains de la franchise Fast & Furious ont eu droit à un joli aperçu du nouveau film de Christopher Nolan.

Teaser énigmatique

Depuis jeudi soir, les spectateurs se rendant à certaines projections de Fast & Furious : Hobbs & Shaw ont eu la chance d'apercevoir les première images de Tenet, le prochain thriller d'action de Christopher Nolan. Sur ces images que vous pouvez dès à présent voir ici (en qualité moindre) [La vidéo a été désactivée à la demande des ayant-droits depuis la parution de l'article, ndlr], John David Washington est en quête de réponses. Le teaser indique "L'heure est venue pour un nouveau protagoniste... L'heure est venue pour un nouveau type de missions."

Bien que le casting comporte également Elizabeth Debicki, Robert Pattinson, Aaron Taylor-Johnson, Kenneth Branagh, Clémence Poésy, Dimple Kapadia et Michael Caine, ceux-ci ne figurent pas dans la vidéo de 40 secondes. Attendu pour le 22 juillet 2020 en France, le 11e long-métrage de Christopher Nolan est à nouveau produit par Syncopy Films et distribué par Warner Bros.

250M$ de budget pour le nouveau film de Christopher Nolan

Posté par vincy, le 22 juin 2019

C'est un pari risqué. Alors que les budgets mastodontes sont réservés aux franchises Marvel, Star Wars et Avatar (désormais toutes chez Disney), c'est un film dramatique, écrit par son réalisateur, qui se voit confier un budget de production de 250M$ selon World of Reel. D'autres sources mentionnent un devis aux alentours de 225M$. Autant dire que Christopher Nolan a toute la confiance de Warner Bros, qui fait du cinéaste une franchise en soi, une marque, à l'instar de ce que le studio pratique avec Clint Eastwood.

Christopher Nolan double presque l'énorme budget qu'il avait eu pour son précédent film, Dunkerque (165M$, ce qui était considérable, déjà, pour un film de guerre) ou Inception (autour de 160m$). Tenet sera donc au même tarif que The Dark Knight Rises. Il sera plus coûteux qu'Avatar et beaucoup moins que le dernier Avengers qui, hors marketing, avait coûté 360M$, ou que Pirates des Caraïbes 4 : La fontaine de jouvence qui bat tous les records de notre époque avec plus de 400M$.

Le risque est cependant mesuré puisque les 5 derniers films du cinéastes ont rapporté entre 500 millions et un milliard de dollars de recettes dans le monde.

Tenet, film d'espionnage mondialisé (dans la ligné d'Inception côté ambitions soit un blockbuster d'action qui cherche l'épate) a débuté ses prises de vues il y a quelques semaines. Le tournage est prévu dans sept pays, dont l'Estonie. On sait aussi que la musique ne sera pas signée Hans Zimmer pour une fois, mais Ludwig Göransson (Black Panther).

Robert Pattinson (ironiquement le nouveau Batman de la Warner Bros), John David Washington (Blackkklansman), Elizabeth Debicki sont entourés de Kenneth Branagh, Michael Caine, Aaron Taylor-Johnson, Clémence Poésy et la star indienne Dimple Kapadia au générique d'un film dont le pitch est gardé secret.

La sortie est calée en France pour le 22 juillet 2020.

James Bond 25 : Danny Boyle ne réalisera finalement pas le prochain volet

Posté par wyzman, le 22 août 2018

Il y a quelques heures, les producteurs Michael G. Wilson, Barbara Broccoli et l'acteur Daniel Craig ont annoncé que Danny Boyle n'est plus impliqué dans la réalisation des nouvelles aventures de l'espion britannique le plus célèbre. L'information n'a pas manquée d'être relayée sur la page Twitter officielle de 007.

Désaccords artistiques

Sans donner les raisons précises qui ont amené à ce revirement de situation, le trio laisse entendre que celui-ci est lié à des "désaccords artistiques". Bien évidemment, si l'on a suivi de près l'arrivée de Danny Boyle au sein de la saga, c'était attendu.

Pour rappel, lorsque le réalisateur de Slumdog Millionaire et Steve Jobs est monté à bord du paquebot qu'est la saga James Bond, il n'a pu s'empêcher de faire quelques modifications. Avant de réaliser le 25e volet, il aurait exigé de ne réaliser qu'une seule histoire, celle écrite par John Hodge, son acolyte sur Trainspotting. Cela signifiait mettre de côté le scénario déjà écrit par Neal Purvis et Robert Wade, les hommes à qui l'on doit les scripts de Casino Royale, Quantum Of Solace, Skyfall et 007 Spectre.

Et après ?

Qu'il soit question de différents scénaristiques ou véritablement techniques - on se doute que dans un James Bond dirigé par Danny Boyle, les scènes d'action ont un sens et une utilité -, cela ne change pas pour l'instant la date de sortie de ce nouveau volet. Conscient de la nécessité de faire de cette sortie un événement, le distributeur américain MGM a déjà réservé la date du 8 novembre 2019. Au Royaume-Uni, Universal a daté la sortie du film au 25 octobre 2019.

En mai dernier, on apprenait via le compte Twitter de la franchise que le tournage du film devait débuter le 3 décembre. Pour le moment, rien indique que cette date sera repoussée, décalant également la sortie de James Bond 25. En attendant, Michael G. Wilson, Barbara Broccoli et Daniel Craig affirment que le départ de Danny Boyle vient de lui.

Bien que son remplaçant n'ait pas encore été annoncé, la shortlist des réalisateurs potentiels semble aujourd'hui encore plus courte qu'en février dernier. Le réalisateur de '71 Yann Demange vient tout juste de terminer le tournage de White Boy Rick avec Matthew McConaughey. Denis Villeneuve est complètement pris par son remake de Dune avec Timothée Chalamet. Quant à David McKenzie, le réalisateur Hell or High Water, il serait désormais libre. Son film Outlaw King avec Chris Pine est en effet entré en phase de postproduction.

Pour certains fans, Christophe McQuarrie (Mission : Impossible - Fallout) et Christopher Nolan (Dunkerque) devraient également être intégrés à cette shortlist. Affaire à suivre...

Cannes 2018 : Cannes en orbite avec « 2001 l’odyssée de l’espace »

Posté par kristofy, le 12 mai 2018

Puisque cette 71e édition nous emmène dans les étoiles avec l’avant-première mondiale de Solo: A Star Wars Story, nouvel épisode de l'univers étendu de la saga Star Wars, présenté hors compétition, et la projection de 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick dans une nouvelle copie 70 mm restaurée (sans modification numérique de l'oeuvre de 1968) à Cannes Classics, profitons-en pour un petit tour d’horizon des « Space opéras » qui ont eu les honneurs de la sélection officielle.

Cannes ce n'est à priori pas le lieu où on s'imagine voir un film de vaisseau spatial et de bataille intergalactique, et pourtant certains gros films de science-fiction ont bel et bien décollé depuis la croisette. Retour sur le plus énigmatique d'entre eux, qui aura cette année pour la première fois les honneur d'une sélection cannoise.

La séance spéciale du 2001 l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick au Festival de Cannes est un évènement : ça sera la première fois que des spectateurs vont découvrir sur grand écran ce film en se rapprochant le plus des émotions ressenties par son premier public en 1968, il y a 50 ans.

La projection est présentée par Christopher Nolan qui s'est appliqué avec Warner à organiser une nouvelle sortie de ce film tel que lui-même l'avait vu enfant : sur pellicule et en format 70mm. Nolan est un ardent défenseur des projections en pellicule dans ce format particulier, et certaines salles de cinéma se sont d'ailleurs équipées spécialement pour ça, faire venir les spectateurs pour son Dunquerque en 70mm (mais aussi pour Les huit salopards en 70mm de Tarantino). 2001 l'odyssée de l'espace va sortir de nouveau au cinéma dans ces salles. Pour son 50e anniversaire, le film a été restauré d'une manière unique, sans aucune amélioration digitale comme par exemple le 4K, mais à partir des négatifs photochimiques originaux.

Gilles Jacob, la tête historique du Festival de Cannes, avait regretté qu'aucun film de Stanley Kubrick n'ait pu y être sélectionné ("Ne pas avoir eu Stanley Kubrick à Cannes, c'est douloureux" déclarait-il à L'Express en 2012). Peu après la mort du cinéaste, il s'en était longuement ouvert à la presse : « Je l'avais interviewé pour Les sentiers de la gloire, à la fin des années 50. S' agissant d'un film alors interdit en France, il m'avait tenu un discours qu'on qualifierait aujourd'hui d'européen. Il m'avait remis des photos de tournage d'une beauté frappante et d'un format ­ extrêmement incommode qu'il avait déterminé lui-même. Sa richesse créatrice exceptionnelle lui avait permis peu à peu de conquérir une indépendance absolue vis-à-vis des studios hollywoodiens..."

"Pour Cannes, il y a deux raisons à cela : le fait que Kubrick ne voyageait pas, et la véritable raison est que les films que faisait Kubrick ­trop rarement étaient de grands films internationaux et que leur sortie était presque toujours programmée pour la fin d'année aux Etats-Unis et en Europe, au moment des Oscars. C'est en partie pourquoi le Festival, à une certaine époque, a même pensé changer ses dates. J'aurais aussi adoré avoir Kubrick comme président du jury. D'évidence, il ne serait pas venu : nous avions donc étudié de lui faire envoyer les films dans sa salle de projection et je suis sûr qu'il aurait aimé, lui qui se tenait au courant du travail de ses confrères, mener par satellite les délibérations avec ses collègues du jury restés à Cannes. Et naturellement nous aurions prévu cet événement pour 2001... Maintenant qu'il a disparu et que la chose ne peut plus se réaliser, je vous laisse le soin de deviner si ce projet a été élaboré dans le détail ou si je l'ai seulement rêvé... ».

Il faut se souvenir à quel point 2001 l'odyssée de l'espace était novateur au moment de sa sortie en 1968. C'était vraiment un film de science-fiction dans le sens de la définition même du genre : des fictions reposant sur des progrès scientifiques et techniques obtenus dans un futur plus ou moins lointain, ou physiquement impossibles du moins en l'état actuel de nos connaissances.

Voici 5 dates pour mesurer l'ambition visionnaire du film :

-1964 : Stanley Kubrick demande au romancier Arthur C. Clarke de travailler avec lui sur une histoire de science-fiction. Kubrick veut surtout extrapoler sa nouvelle titrée La Sentinelle (écrite en 1948) avec un objet extraterrestre sur la Lune (qui sera dans le film le monolithe noir).
-1965 : La société de production MGM donne son feu vert pour un nouveau film de Stanley Kubrick au-delà des étoiles. Quelques mois plus tard, il y aura les premiers astronautes dans l'espace juste au-dessus de la Terre (d'abord au printemps le Russe Alexei A. Leonov, puis l'été l'Américain Ed White), et aussi les premières photographies de la planète Mars (dans le film le vaisseau se dirige vers Jupiter).
- 1966 : Tournage du film. Pour le décor, on construit une immense roue de 12 mètres de diamètre qui tourne à la vitesse de 5 km/h (séquence emblématique). En juin un vaisseau non-habité se pose sur la Lune (dans le film en 1999 plusieurs équipes de scientifiques vivent dans une base sur la Lune).
- 1967 : Post-production des effets-spéciaux, cela représente plus de la moitié du budget du film (en particulier les séquences du vaisseau dans l'espace, sans les acteurs à l'image).
- 1968 : En avril, c'est enfin les premières projections du film. Cette sortie dans les salles arrive avec 16 mois de retard par rapport au planning envisagé par la MGM (qui avait prévu décembre 1966), et un budget initial presque doublé. Le film sortira en France en septembre. En décembre, une fusée transporte un homme un orbite autour de la Lune.
- 1969 : Cérémonie des Oscars, Stanley Kubrick est nominé comme meilleur réalisateur mais c'est Oliver Reed qui gagne la statuette (pour sa comédie musicale Oliver!, aussi Oscar du meilleur film). 2001 l'odyssée de l'espace a 4 nominations (dont réalisation, scénario, direction artistique) et gagne juste l'Oscar des meilleurs effets-spéciaux. Le 20 juillet 1969 : jour historique des premiers pas de l'Homme sur la Lune.

L'interprétation de la fin de 2001 l'odyssée de l'espace provoque toujours des débats, il y a presque autant d'interprétations (pessimistes, optimistes, ésotériques...) que de spectateurs depuis 1968. Sur ce thème d'une certaine évolution de l'Humanité avec un cycle de mort et d'éventuelle renaissance différente, il n'y a d'ailleurs eu depuis que peu de films visant une approche sensorielle différente et perturbante : Enter the void de Gaspar Noé (à Cannes en 2009), Mother! de Darren Aronofsky (à Venise en 2017), Human, Space, Time and Human de Kim Ki-duk (à Berlin en 2018).

Le récit de 2001 l'odyssée de l'espace se déroule en 3 parties distinctes : 'l’aube de l’humanité', 'mission Jupiter' et 'au-delà de l’infini', comme une manière de s'interroger à propos de ces 3 questions existentielles : d’où venons-nous ?, qui sommes-nous ?, où allons-nous ? Etes-vous prêt pour une nouvelle odyssée avec Stanley Kubrick ?

Cannes 2018 : Gary Oldman, Christopher Nolan, Ryan Coogler et John Travolta en masterclass

Posté par wyzman, le 2 mai 2018

C'est sans aucun doute la nouvelle qui va ravir les festivaliers aujourd'hui ! Alors que l'on vous annonçait hier que Jessica Chastain serait sur la Croisette accompagnée de Marion Cotillard, Penélope Cruz, Lupita Nyong'o, Fan Bingbing et Simon Kinberg pour présenter leur thriller d'espionnage 355, les organisateurs du 71e Festival de Cannes ont décidé d'abandonner leur Leçon de cinéma pour privilégier les bonnes vieilles master class. Pour évoquer leur travail, leur cinéphilie et porter un regard moderne sur le cinéma américain et britannique, les acteurs Gary Oldman et John Travolta et les réalisateurs Christopher Nolan et Ryan Coogler répondront présent.

Des binômes déjà culte

Le jeudi 10 mai à 16h, c'est l'homme à qui l'on doit Fruitvale Station, Creed et plus récemment Black Panther qui lancera les festivités dans la salle Buñuel. Il sera accompagné du journaliste et critique de cinéma américain Elvis Mitchell. Le samedi 12 mai à 16 heures, Christopher Nolan reviendra sur ce qui l'a poussé à réaliser la trilogie The Dark Knight, Interstellar ou encore Dunkerque. Historien et critique de cinéma, le Fançais Philippe Rouyer aura la lourde tâche d'animer cette masterclass qui promet d'être exceptionnelle.

Le mercredi 16 mai à 16h45 cette fois, c'est John Travolta qui viendra répondre aux questions des festivaliers. L'acteur vu dernièrement dans Life on the Line et In a Valley of Violence évoquera ses 45 années passées dans l'industrie aux cotés de Didier Allouch, l'animateur complètement déjanté pendant l'awards season de Canal+. Enfin, le vendredi 18 mai à 16 heures, c'est le quasi légendaire Gary Oldman qui retiendra l'attention des plus chanceux. Oscarisé en février dernier pour son interprétation de Winston Chrchill dans Les Heures sombres, il sera accompagné de son ami de longue date et producteur Douglas Urbanski. A l'instar de Ryan Coogler, les master class de Christopher Nolan, John Travolta et Gary Oldman auront toutes lieu dans la salle Buñuel.

Cannes 2018: 2001 l’Odyssée de l’espace en 70mm et Christopher Nolan en master-class

Posté par vincy, le 28 mars 2018

Cannes Classics célèbrera le 50e anniversaire de 2001 : L’Odyssée de l’espace, le chef d'œuvre SF de Stanley Kubrick. Avec en guest-star Christopher Nolan pour présenter en avant-première mondiale "une copie neuve 70mm conforme à l’originale du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick sorti en 1968" annonce le festival de Cannes.

La projection aura lieu le samedi 12 mai 2018. "Des membres de la famille de Stanley Kubrick assisteront également à la projection": sa fille, Katharina Kubrick et son coproducteur de longue date et beau-frère, Jan Harlan.

Pour sa première présence sur la Croisette, Christopher Nolan participera également à une master-class le dimanche 13 mai 2018, au cours de laquelle il évoquera sa filmographie et partagera sa passion pour l’œuvre singulière de Stanley Kubrick. "Un de mes premiers souvenirs de cinéma est d’être allé avec mon père voir 2001 : L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, en 70mm, au cinéma de Leicester Square à Londres. L’opportunité de participer à la recréation de cette expérience pour une nouvelle génération de spectateurs et de présenter au Festival de Cannes notre nouvelle copie 70mm non restaurée du chef-d’œuvre de Kubrick, dans toute sa splendeur analogique, est un honneur et un privilège" a confié le réalisateur de Interception et Dunkerque.

Le Festival indique que "pour la première fois depuis sa sortie initiale, une copie 70mm neuve a été tirée à partir d’éléments du négatif original. Il s’agit d’une recréation photochimique fidèle, sans retouche numérique, effet remasterisé ou modification de montage."

C’est donc bien la version originale qui sera projetée, "afin de recréer l’expérience cinématographique qu’ont vécue les premiers spectateurs du film il y a 50 ans."  Admirateur de tout temps du génie cinématographique de Kubrick, Christopher Nolan a travaillé en étroite collaboration avec les équipes de Warner Bros. sur le processus de re-masterisation.

Œuvre culte, 2001 : L’Odyssée de l’espace ressortira en salles aux États-Unis, en 70mm également, le 18 mai 2018.

Christiane Kubrick s'est déclarée "très heureuse que Cannes ait choisi de célébrer" le film. "Si Stanley était toujours parmi nous aujourd’hui, il est certain qu’il serait très admiratif des films de Christopher Nolan. C’est pourquoi, au nom de toute la famille de Stanley, je voudrais remercier personnellement Christopher d’avoir accepté de présenter cette projection très spéciale" ajoute-t-elle.

Pour Thierry Frémaux, directeur du festival, "Stanley Kubrick en Sélection officielle, c'est une grande fierté pour le Festival de Cannes". La présence de Nolan "crée un lien précieux entre le passé et le présent sans lequel le cinéma n'aurait pas d'histoire. Nous nous réjouissons d'avance de cette projection unique en 70mm qui prouvera, s'il en était besoin, que le cinéma a bel et bien été inventé pour le GRAND écran" affirme-t-il dans le communiqué. Stanley Kubrick n'a jamais été en compétition ou hors-compétition au Festival. En 2011, toujours à Cannes Classics, Orange Mécanique avait été sélectionné pour ses 40 ans.

En France, 2001 avait remporté un beau succès avec 3,4 millions de spectateurs lors de sa sortir. Le film avait remporté l'Oscar des meilleurs effets spéciaux et valu à Kubrick deux nominations (réalisation, scénario original).

Ce que l’on sait de James Bond 25

Posté par vincy, le 30 juillet 2017

daniel craig james bond 007 spectre

Le 25e James Bond a été confirmé cette semaine. Faisons un point sur ce que l'on sait de cet épisode très attendu.

La date. Eon et MGM, les deux producteurs de la franchise, ont réservé le créneau américain du 8 novembre 2019 pour la sortie du nouvel épisode. James Bond devra donc ferrailler contre un film Warner/DC Comics inconnu (1er novembre), une adaptation d'un Disney en prises de vues réelles (le même jour que lui), puis dans les semaines qui suivent sa sortie une comédie de Noël avec Melissa McCarthy (Margie Claus, 15 novembre), un Marvel de la Fox (X-Men ou 4 Fantastiques) le 22 novembre, la suite de la Reine des Neiges (27 novembre) et enfin Wonder Woman 2 (13 décembre).

L'acteur. Malgré tout, Daniel Craig rempilera. Il avait signé pour 4 films. Ce sera sans doute son dernier, définitivement (pour cause d'âge et de lassitude pour l'acteur). Sans compter qu'il coûte de plus en plus cher : grâce à lui, les box office des 007 ont explosé, ce qui l'amène à renégocier à la hausse chacun de ses contrats. Les producteurs ont laissé à Craig un peu de répit pour qu'il retrouve la foi. Il a enchaîné les tournages (Logan Lucky et Kings sont prêts à sortir en salles) et se prépare à tourner dans deux séries Comrade Detective et Purity. Une fois ces deux derniers contrats achevés, il pourra endosser de nouveau son smoking d'agent de sa Majesté, pour un tournage qui devrait s'étaler de mi-2018 à début 2019. Il n'a aucun autre projet en cours, ce qui conforte son retour à la tête du 25e James Bond.

Jamais plus jamais pour Daniel Craig?

Le réalisateur. Plusieurs noms apparaissent dans la short-list pour remplacer Sam Mendès qui ne rempilera pas. Les producteurs sont focalisés sur ce poste primordial pour la franchise. Désormais, avoir un cinéaste qui a son ton, son style, son univers est une priorité. En tête, Yann Demange. Ce qui serait une agréable surprise. Le réalisateur, né à Paris, de l'excellent '71 et de White Boy Rick (qui doit sortir en janvier 2018) maîtrise aussi bien l'action que le drame. Selon la presse professionnelle américaine, il est clairement le favori dans une liste de finalistes qui comprend Denis Villeneuve (Premier contact, Blade Runner 2049) et David Mackenzie (Les poings contre les murs, Comancheria). Villeneuve a cependant un problème de calendrier avec la préparation du reboot de Dune. Quant à Mackenzie, il a trois projets en pré-production: deux téléfilms, Damnation et Gemstone, en plus de son prochain film, Outlaw King, avec Chris Pine et Aaron Taylor-Johnson. Une autre possibilité est de confier la caméra à Christopher Nolan, qui s'est dit intéressé. Mais celle-ci est hautement improbable tant Eon productions veut garder le contrôle artistique de la série.

Le distributeur. Le contrat avec Sony, qui a fait un formidable boulot depuis des années vu le box office des années 2000 de l'espion britannique, est arrivé à son terme. Tous les studios en rêvent. Apparemment, c'est la Warner qui tient la corde face à Sony, la Fox et Universal. Nolan peut donc espérer un jour réaliser un James Bond si c'est Warner Bros emporte le morceau, qui s'ajouterait à ses franchises DC Comics, Harry Potter, Godzilla et Lego. En revanche, ce serait un coup très dur pour Sony, qui n'aurait plus que Spider-Man pour rassurer les actionnaires sur ses sorties à venir.

Les scénaristes. C'est d'eux que naîtra le prochain pitch - intrigue, méchant, pays visités, ... - et qui déterminera le casting. Pour un épisode anniversaire, il va falloir déployer les grands moyens (jusqu'au choix de la chanson: il faut une star catégorie A). Neal Purvis et Robert Wade vont donc assurer la continuité et anticiper la défection de Daniel Craig. Ils ont écrit Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall et Spectre, où l'on revenait aux origines de 007 et où l'on passait le relais de Judi Dench à Ralph Fiennes pour M. Il faudra aussi savoir ce qu'il advient du personnage incarné par Léa Seydoux, qui partait aux bras de Daniel Craig, à la fin de Spectre. Enfin, quid de Christoph Waltz, premier méchant à ne pas être tué à la fin d'un épisode. D'un point de vue scénaristique, ce James Bond pourrait être le plus singulier... Les paris sont ouverts.

Edito: Combat épique

Posté par redaction, le 20 juillet 2017

C'est finalement le grand conflit de l'année: Netflix face au cinéma. Christopher Nolan, dont le film Dunkerque semble être un chant du cygne pour le 70mm, a donné son avis sur le sujet lors d'une interview à Indiewire.

"Netflix a une étrange répugnance à soutenir la sortie de films au cinéma. Ils ont cette politique insensée de rendre tout simultanément disponible en ligne lors de la sortie, ce qui est un modèle évidemment intenable pour des sorties au cinéma. Du coup, ils ne sont même pas dans le jeu, et je pense qu’ils ratent une énorme opportunité." Il prend l'exemple d'Amazon: "On peut remarquer qu’Amazon est très satisfait de ne pas faire la même erreur:lLes cinémas ont une fenêtre de tir de 90 jours avant de passer en streaming . C'est un modèle parfaitement viable." Pour lui, "l'investissement que Netflix met dans des réalisateurs et des projets intéressants serait plus admirable si ce n'était pas utilisé comme un étrange moyen d'influence pour écarter les salles de cinéma. C'est vain."

Pourtant Netflix continue de grandir avec son modèle. Le cap des 100 millions d'abonnés dans le monde a été dépassé. Martin Scorsese est l'une de leurs dernières grosses prises, avec The Irishman qui réunit Al Pacino, Robert de Niro, Harvey Keitel et Joe Pesci. Dernière gros coup qui date d'hier: Sandra Bullock avec son projet Bird Box, réalisé par Susanne Bier. Deux projets auxquels s'ajoutent Bright avec Will Smith, Outlaw King avec Chris Pine et le prochain Dan Gilroy avec Jake Gyllenhaal.

La technique de carnet de chèque semble fonctionner. Même sans l'attrait des salles de cinéma (et donc des Oscars, du box office, etc...).

En France, face à un Canal + affaiblit, Orange a décidé de passer à la vitesse supérieure. En créant la semaine dernière Orange Content, qui rassemble Orange Studio et les chaînes OCS, le groupe cherche à investir davantage dans le cinéma et les séries (100 millions d'euros sur 5 ans pour les séries tout de même), que ce soit en coproduisant ou en acquérant les droits de distribution. Pour ça Orange va renforcer son partenariat avec Canal +, mais aussi signer un accord exclusif avec UGC Images. Par ailleurs, Orange Studio ouvrira à la rentrée 2017 un nouveau département de ventes internationales et UGC Images lui confiera la commercialisation internationale de l’ensemble de ses films dès l’an prochain.

Cela suffira-t-il? Tout est question d'offre. Si les films et les séries sont à la hauteur, le consommateur aura le choix entre une offre européenne et la plateforme Netflix plutôt américaine. Netflix a juste une longueur d'avance (mais un cash-flow en berne). Et avec tous ces concurrents, le téléspectateurs s'y perd (et ne peut pas forcément payer plusieurs abonnements). Ce qui séduit chez Netflix, malgré son obsession de l'exclusivité qui sort les films du circuit classique, c'est bien de choisir les plus grands auteurs, les plus grandes stars. Et ça fonctionne: Netflix comme l'un de ses films, Okja, étaient parmi les 10 films et sujets les plus mentionnés sur les réseaux sociaux durant le Festival de Cannes.