Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz dans le nouveau Tarantino

Posté par vincy, le 23 juin 2011

Will Smith, Idris Elba, Terrence Howard et Chris Tucker ont tous rencontré Quentin Tarantino. Le premier a rejeté l'offre, trouvant le rôle trop controversé. Finalement ce sera Jamie Foxx, Oscar du meilleur acteur pour Ray, qui incarnera l'esclave affranchi Django dans Django Unchained.

L'histoire, dont le scénario circule sur Internet depuis quelques jours, suit Django et son coéquipier, un mercenaire allemand, qui ont pour cible un propriétaire de plantation et esclavagiste, Calvin Candie. Django cherche à récupérer son grand amour, Broomhilda, esclave de ce salaud.

Le mercenaire allemand est interprété par Christoph Waltz (Inglorious Basterds), le sadique proprio par Leonardo DiCaprio et la dulcinée convoitée par Kerry Washington (qui fut la partenaire de Foxx dans Ray). Samuel L. Jackson est en discussion pour jouer le bras droit de DiCaprio, Stephen.

Le film doit être tourné au plus tard cet automne pour une sortie encore non connue, même si Tarantino espère le sortir pour Noël 2012. Les Festivals de Cannes et Venise vont sans doute se disputer le morceau l'an prochain.

Jodie Foster face à Kate Winslet dans le prochain Roman Polanski

Posté par vincy, le 4 novembre 2010

Roman Polanski travaille depuis un an sur l'adaptation de la pièce à succès, Le Dieu du carnage, de Yasmina Reza, qui a collaboré au scénario. Beau succès à Paris (avec Isabelle Huppert) et gros succès à Broadway, où la version anglaise, God of Carnage a gagné trois Tony Awards : meilleure pièce, meilleur metteur en scène et meilleure actrice (Marcia Gay Harden).

Le casting du film est bouclé : Jodie Foster, enfin de retour, Kate Winslet, Christoph Waltz (Inglourious Basterds) et John C. Reilly.

Le film a déjà trouvé des distributeurs en France, au Royaume Uni, en Scandinavie, en Allemagne, au Portugal, en Grèce, en Suisse, dans toute l'Europe de l'Est et en Italie, avant même d'être tourné.

Les premières prises de vues auront lieu à Paris fin janvier.

L'histoire prend place chez Véronique et Michel, parents du petit Bruno, qui reçoivent Annette et Alain, parents de Ferdinand qui a frappé au visage leur fils dans la cour d'école. De bonne éducation, mais de classes sociales un peu différentes, les deux couples ont décidé de régler cette affaire avec civisme. Or, la courtoisie laisse place au cynisme, au mépris, à l'envie, la jalousie. Les couples se désagrègent face aux convenances de la société. Violente diatribe contre les "bobos" et le "politiquement correct", le carnage est avant tout la révélation d'une perte de valeurs et d'une incompréhension entre des parents qui ont mis l'enfant au coeur de leur matrice, oubliant leurs responsabilités.

Vincent Cassel : de Dominik Moll à David Cronenberg

Posté par vincy, le 11 mars 2010

vincent casselOn devrait le voir à Cannes avec le prochain film de Darren Aronofksy, Le Cygne noir, un thriller avec Natalie Portman.

Entre temps, Vincent Cassel va commencer à tourner, à la mi-avril et pour 3 mois, Moine, l'adaptation du roman gothique de Matthew Lewis. Dominik Moll (Intimité, Harry, un ami qui vous veut du bien, Lemming), qui n'a rien tourné depuis 2005, sera derrière la caméra.

Dans cette tragédie, Vincent Cassel interprétera le frère capucin Ambrosio, aux cotés de  Deborah François, Géraldine Chaplin et Sergi López. Produit par Diaphana pour 11-12 millions d'euros, le film se déroule à Madrid en plein âge d'or espagnol, au début du XVIIe siècle. La musique est signée Alberto Iglesias et la direction artistique Antxon Gomez, qui ont travaillé tous deux pour le Che de Soderbergh et Etreintes brisées d'Almodovar.

Plus hypothétique, il semblerait que le trio David Cronenberg - Viggo Mortensen - Vincent Cassel (Les promesses de l'ombre) se reforme pour un nouveau projet. Il s'agirait d'un film autour de Sigmund Freud, le créateur de la psychanalyse, intitulé The Talking Cure. On y met du conditionnel puisque ce projet devait être dédié à Christoph Waltz, récent Oscar du meilleur second rôle masculin pour son personnage jouissif d'Inglourious Basterds, mais son emploi du temps se surcharge (trois films à venir). Mortensen reprendrait le rôle. Le casting serait complété par Michael Fassbender (en Carl Jung) et Keira Knightley (en patiente et amante). Tournage prévu à partir de mai.

Cassel aura le temps d'aller à Cannes?

Oscars : les français font parler d’eux

Posté par vincy, le 6 mars 2010

La semaine du compte-à-rebours a commencé en trombe pour les Oscars. Démineurs, qui part favori pour l'Oscar du meilleur film et l'Oscar du meilleur réalisateur (qui serait pour la première fois de l'Histoire de la cérémonie une réalisatrice), a fait l'objet d'une violente controverse. L'un de ses producteurs, le Français Nicolas Chartier, sera interdit d'Oscars. Il garde sa nomination mais ne foulera pas le tapis rouge.

Il a en effet enfreint le règlement de l'Académie en adressant un courriel (maladroit) aux votants, les exhortant à préféré un film indépendant à "un long métrage à 500 millions de $". Pourtant, selon des sources bien informées, ce courriel aura eu peu d'impact. Il semblerait que ce soit plié en faveur de Démineurs. Il restait un quart des bulletins de vote à recevoir lorsque l'affaire a éclaté.Les votes sont clos depuis mardi après midi.

L'Académie a été sévère. Elle n'a pas vraiment tenu compte du mea culpa du producteur. Il aurait du savoir que les candidats ne doivent pas émettre une opinion négative ou désobligeante sur les films en compétition.

French Touch

Si Chartier ne montera pas sur scène, il risque, si le film gagne, d'être l'un des français heureux de la soirée. Le cinéma hexagonal est la vedette américaine de cette course aux Oscars. Un prophète (film en langue étrangère) et Le Ruban Blanc (co-production française dans la même catégorie) ne sont pas favoris face au film argentin, El secreto de sus ojos. Deux courts-métrages - French roast (Fabrice Joubert) et Logorama  (Alaux, de Crecy et Houplain)vont devoir affronter les multi-oscarisés Wallace et Gromit.

Coco avant Chanel est sélectionné pour ses costumes, une semaine après son César dans cette catégorie.  Déjà deux fois nommé, Bruno Delbonnel est en lice pour la meilleure photo (Harry Potter 6). Alexandre Desplats en est lui aussi à sa troisième nomination pour sa musique de Fantastic Mr. Fox. La production franco-irlandaise Brendan et le Secret de Kells concourt pour le prix du meilleur film d'animation qui devrait être emporté haut la main par Là-haut.

Enfin côté chanson, Marion Cotillard est indirectement nommée pour "Take it All" dans Nine et a pour rival "Loin de Paname" (Faubourg 36).

Une soirée qui pourrait s'avérer décevante pour l'audimat

On s'attend à peu de surprises, cependant. Christoph Waltz, Mo'Nique, Sandra Bullock et Jeff Bridges devraient gagner le prix d'interprétation, chacun dans leur catégorie.  Démineurs (film), Kathryn Bigelow (réalisateur), Là haut (animation), In the Air (adaptation) paraissent incontournables.

Résultat dans la nuit de dimanche à lundi.

Oscars : ça semble « plié » côté acteurs…

Posté par vincy, le 24 janvier 2010

Les Screen Actors Guild ont joué les perroquets en récompensant les mêmes acteurs que les Golden Globes. On voit mal les Oscars créer la surprise. Jeff Bridges (Crazy Heart), Sandra Bullock (The Blind Side), et les seconds rôles Christoph Waltz (Inglourious Basterds) et Mo'Nique (Precious) ont reçu le prix dans leur catégorie.

Inglourious Basterds a gagné le prix du meilleur casting, ce qui inclut Diane Kruger et Mélanie Laurent. Sur les 14 fois où ce prix a été remis, un film sur deux a reçu l'Oscar du meilleur film, et principalement ses dernières années.

Bilan 2009 : à Hollywood, les ados prennent le pouvoir

Posté par vincy, le 3 janvier 2010

shia_lebeouf.jpgLa surenchère des effets visuels a obligé les studios à investir sur de jeunes acteurs (pas forcément mauvais) pour jouer les héros malgré eux. Les stars catégorie A sont devenues hors de prix pour de telles machineries. Et surtout, Depp, Pitt, Hanks et consors ont préféré jouer dans des films plus "personnels", avec un cinéaste de renom derrière la caméra. Cela ne leur a pas porté malheur puisque les films de Mann, Tarantino et Howard (cherchez l'intrus) ont tous encaissé de grosses recettes dans les salles.

Mais moins que les petits jeunes. Shia LaBeouf domine insolemment le box office cette année avec le plus gros succès de l'année, l'un des plus importants de la décennie, Transformers 2. Il s'agit de son quatrième blockbuster consécutif et de la troisième année de suite où il est en tête d'affiche d'un film finissant sur le podium annuel. Un exploit. A 23 ans, il est clairement au dessus de la mêlée et le représentant idéal de sa génération.

La question reste la même : de toute cette pépinière, qui restera-t-il dans cinq ans, Que deviendra Daniel Radcliffe après les Harry Potter? Robert Pattinson après les Twilight? Chris Pine et Zachary Quinto après les Star Trek? Sans oublier Zac Efron dont le phénomène surpasse largement ses résultats réels au B.O. Certes ce sont les plus populaires sur le web, dans les magazines, et les plus sollicités. Mais il est toujours difficile de se sortir d'une franchise. Et leur avenir n'est pour l'instant pas assuré. Ils dominent le box office, ils sont au top de leur sex appeal, ils sont les Princes des villes, mais Hollywood en a brisé plus d'un...

C'est la différence avec les autres "héros". Les Sam Worthington (Avatar, Terminator Salvation), Hugh Jackman (X-Men), John Cusack (2012), Robert Downey Jr (Sherlock Holmes) ou encore Liam Neeson (Taken). Nés avant 1980, venant des planches ou ayant vadrouillé dans le cinéma indépendant, ils ont croisé le destin d'un personnage par lequel ils se révèlent, se transforment, renaissent, ou encore surprennent. Plus âgés, plus denses, ils s'amusent dans des genres éloignés de leurs débuts. Et le public suit. Tout comme il apprécie George Clooney (In the Air), Christoph Waltz (Inglourious), Christian Bale (Terminator, Public enemies) ou Eric Bana (Hors du temps, Star Trek).

Enfin, il y a les autres : les comédiens qui ont opté pour la comédie. Et cette année, le rire n'a pas été payant. De nombreuses vedettes se sont ramassées. Il y a des exceptions comme Ben Stiller (La nuit au musée 2), qui confirme sa place de leader dans le genre. Ryan Reynolds (La proposition) a plus fait figure de second-rôle appliqué. Rien à voir avec Joseph Gordon-Levitt ((500) jours ensemble) qui fait succomber les spectateurs. Kevin James (Paul Blart) et Vince Vaughn (Couples retreat) ont assuré le minimum vital pour conserver leurs gros cachets. Mais le trio de mecs bourrés dans Very bad trip l'emporte haut la main. De loin la comédie la plus populaire de l'année. Bradley Cooper place d'ailleurs une autre comédie (romantique) dans les cinq comédies les plus vues dans le monde avec Ce que pensent les hommes.

Les critiques de New York confirment Démineurs comme favori pour les Oscars

Posté par vincy, le 16 décembre 2009

24 heures après les critiques de Los Angeles, ceux de New York, dans un même élan, ont choisi le même meilleur film et le même meilleur film étranger. Démineurs semble avoir pris une sérieuse option pour se retrouver en lice pour les Oscars, tout comme Kathryn Bigelow, sa réalisatrice. En revanche L'heure d'été, d'Olivier Assayas, ne représentant pas la France aux Oscars, n'aura aucune chance d'aller plus loin. mais sa récolte est exceptionnelle puisque quatre associations de critiques du pays, au total, l'ont choisi.

On a connu, cependant, les critiques de New York plus inspirés et plus audacieux.

Meilleur film : Démineurs
Meilleur acteur : George Clooney (In the Air et Fantastic Mr. Fox)
Meilleure actrice: Meryl Streep (Julie & Julia)
Second rôle masculin : Christoph Waltz (Inglourious Basterds)
Second rôle féminin : Mo'Nique (Precious)
Réalisateur : Kathryn Bigelow (Démineurs)
Film étranger : L'heure d'été
Documentaire: Of Time and the City
Scénario: Jesse Armstrong & Simon Blackwell (In the Loop)
Image: Christian Berger (Le ruban blanc)
Animation: Fantastic Mr. Fox
Meilleur premier film: Steve McQueen pour Hunger

Inglourious Basterds propulse Christoph Waltz et limite la casse des Weinstein

Posté par vincy, le 26 septembre 2009

christoph waltz230 millions de $ dans le monde, et ce n'est pas terminé. Le récent film de Quentin Tarantino, Inglourious Basterds, a réussi à fédérer un public qui voulait redécouvrir l'auteur de Pulp Fiction. En dollars, il bat tous ses records, aussi bien aux Etats-Unis qu'à l'international. Mais en nombre de spectateurs, il se situe au niveau de Kill Bill vol. 1, pour l'instant, et donc en dessous de Pulp.

Peu importe, ce genre de succès profitera sans doute aux acteurs les plus appréciés, notamment Diane Kurger et surtout Christoph Waltz. Prix d'interprétation maculine à Cannes, l'acteur autrichien a vu sa cote exploser auprès des producteurs hollywoodiens. Un peu comme un joueur qualifié arrivant en quart de finale de Grand Chelem. Son personnage de colonel nazi polyglote a fait sensation. La Columbia l'a donc engagé pour jouer le méchant dans la comédie d'action, The Green Hornet, réalisé par Michel Gondry. Il s'agit d'incarner Chudnofsky, le patron d'une organisation criminelle de Los Angeles. Il remplace Nicolas Cage, qui avait été choisi dès l'origine du projet.

The Green Hornet est un éditeur de journal qui se transforme en justicier masqué la nuit. Il aura les traits de Seth Rogen, entouré de Jay Chou dans le rôle du chauffeur Kato, et Cameron Diaz dans celui de sa conquête amoureuse.

Le film ayant pris du retard, il ne sortira plus aux USA durant l'été prochain mais le 17 décembre 2010.

Pour le producteur de Inglourious, la Compagnie Weinstein, le succès du film de Tarantino a limité la casse. Le réalisateur avoue qu' ils " étaient le dos au mur, et mon succès leur donne un peu d'air. Ils s'éloignent un peu du mur". Pourtant cette semaine, la société a annoncé le licenciement de 35 personnes. Le studio ne compte plus que 90 employés. Pour se relancer, il compte encore sur la sortie de Nine, une stratégie de remakes et de suites plus rentables et surtout sur les Oscars...

Cannes 2009 : l’année Michael Haneke

Posté par vincy, le 24 mai 2009

L'Autriche pouvait déjà être fière du prix d'interprétation masculine pour Christoph Waltz (Inglourious Basterds). Mais le grand vainqueur cette année est Michael Haneke, qui après avoir eu tous les prix possibles (jury, grand prix...) a reçu, enfin sa Palme d'or pour Le ruban blanc. Sans doute parce qu'il mélangeait une audace stylistique, un message politique fort et une mise en scène maîtrisée. Ecran Noir persiste : nous avons eu quelques réticences sur le montage, la durée du film et le scénario de la première heure.

Michale Haneke a reçu de nombreux autres prix : prix de l'éducation nationale, prix de la critique internationale (FIPRESCI), mention spéciale du jury oecuménique. Il était le favori avec Audiard et Loach.
Le film raconte l'histoire juste avant la première guerre mondiale de faits étranges dans un village protestant du nord de l’Allemagne. Des incidents criminels commencent à se produire, troublant le fragile équilibre de cette société ultra policée et régie par les dogmes religieux.

Le film a coûté 12 millions d'euros. A l'origine il s'agissait d'un téléfilm en trois parties. Entièrement en noir et blanc l'été dernier, il sort le 21 octobre 2009 dans les salles de cinéma françaises.

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