Paris Cinéma s’ouvre au pays du Soleil levant

Posté par Morgane, le 10 avril 2010

paris cinémaPour cette 7e édition, qui se tiendra du 3 au 13 juillet 2010, la compétition, les hommages et les avant-premières de  Paris Cinéma s'accompagneront d'une plongée au cœur du cinéma japonais après s’être penché, les années précédentes, sur les cinémas brésilien, coréen, libanais, philippin et turc.

Le MK2 Bibliothèque proposera un panorama contemporain avec une quarantaine de films (courts, longs, documentaires) de ces trois dernières années ainsi que des rencontres avec leurs réalisateurs et acteurs. Ce panorama fera également un petit retour au sein des années 80 par le biais de quelques films rares considérés comme des œuvres incontournables.

Cette année est aussi celle du centenaire de la naissance du grand maître Akira Kurosawa. C’est donc l’occasion pour (re)découvrir son œuvre durant l’hommage qui lui sera rendu à la Cinémathèque française.

Sadao Yamanaka sera également à l’honneur, cinéaste mort en 1938 et plutôt méconnu en France. Sur la vingtaine de films qu’il a réalisés, seuls trois ont survécu et seront alors projetés à la Maison de la Culture du Japon.

Koji Wakamatsu sera quant à lui présent au Forum des Images où il présentera une sélection de ses films.

Shinobu Terajima, qui a reçu l’Ours d’argent de la meilleure actrice au dernier Festival de Berlin pour sa prestation dans le Soldat de Dieu, sera à l’honneur au MK2 Bibliothèque.

Le CentQuatre accueillera les 10, 11 et 12 juillet trois projections événementielles autour du thème Histoires de fantômes japonais.

Alors à tous les adeptes du cinéma japonais et à tous ceux qui souhaitent le découvrir, je dirai juste mata né

Spike Jonze dans un container

Posté par kristofy, le 25 mars 2010

spike jonze beaubourgQuand Spike Jonze n’est pas Dans la peau de John Malkovich ou avec Max et les Maximonstres, il redevient le bricoleur original de petits films. Il a réalisé certains des clips les plus réussis pour des artistes comme Weezer, Daft Punk, Fat Boy Slim, The Beastie Boys, Bjork... Il s’est d’ailleurs récemment illustré avec un clip en forme de court-métrage d’une dizaine de minutes avec le rappeur Kanye West en filmant une soirée de débauche.

Spike Jonze a réalisé I’m Here, un curieux court-métrage avec une romance entre robots vraiment réussi. Diffusé sur Internet, vous pouvez aussi le voir gratuitement dans une salle de cinéma. Il est régulièrement projeté dans un container en métal qui voyage de ville en ville, aménagé en mini-salle de cinéma de 14 places. Il s’agit d’une installation éphémère qui est en fait une opération publicitaire pour une marque de spiritueux (Absolut Vodka, à boire avec modération), qui figure seulement dans le générique : bien que cet alcool soit le producteur rien ne l’évoque dans le film. Spike Jonze avait carte blanche pour sa création, et il en a profité. Il en résulte un petit bijou de cinéma d’environ 30 minutes présenté au dernier festival de Sundance.
I’m Here (a robot love story) est donc un court-métrage avec des robots dans un monde d’humains. Le robot Sheldon rentre chez lui se recharger, il va à la bibliothèque, c’est un solitaire avec son pantalon un peu trop court. Après avoir été embarqué dans une virée en voiture il rencontre une jolie robote, et le courant passe. Une scène de séduction dans un parking avec la musique de l’autoradio est d’ailleurs très réussie, tout comme d’autres moments de tendresse. Ils vont aller ensemble à un concert rock où la robote va perdre un bras, et…
On voit que I’m Here se déroule dans une quelconque ville contemporaine et que l’allure des robots est à la limite du déguisement artisanal mais les expressions des visages sont très humaines. C’est une histoire d’amour pas comme les autres entre deux êtres pas comme les autres.
Ce court-métrage de Spike Jonze est à découvrir en ce moment à Paris place Beaubourg (sur le parvis du centre Pompidou), il suffit juste de se présenter devant le container pour être invité à la projection. Il y a des séances toutes les 45 minutes chaque jour de midi jusqu’à 20h15, jusqu’au lundi 29 mars. D’autres projections auront lieu ensuite (du 4 au 16 mai au 104 à Paris) à partir de juillet dans d’autres villes.

Jacques Tati, jours de fête à Sainte Sévère et au Centquatre parisien

Posté par vincy, le 7 avril 2009

villaarpel.jpgParallèlement à la superbe exposition qui est consacrée à Jacques Tati à la Cinémathèque française (à partir du 8 avril), de nombreux évenements fêteront l'un des plus grands cinéastes français. Jérôme Deschamps et Macha Makaeïeff, parents des Deschiens, mettent en scène au Théâtre national de Chaillot, "Salle de fêtes", du 15 avril au 16 mai.

Mais avant la scène, il y aura le 104 (Centquatre). Le prestigieux centre polyvalent artistique accueille du 10 avril au 3 mai, la Villa Arpel, le décor principal du film Mon Oncle (en maquette à la Cinémathèque, photo). "La vedette est avant tout le décor" disait Tati.

Cependant, c'est loin de ces lieux que Tati est LA vedette. A Saint Sévère sur Indre. Village d'à peine 900 âmes entre Limousin, Auvergne et région Centre. Il s'agit du lieu de tournage de son plus grand succès, Jour de fête (plus de 7 millions de spectateurs en 1948). Le village vient d'inaugurer, samedi dernier, la Maison "Jour de fête". En plein berry, dans le Pays de George Sand, Tati a joué les facteurs et fait hurler de rire une France abîmée par la guerre. Aujourd'hui, la maison propose un spectacle en scénovision de 60 minutes d'images en 3D, avec des décors reconstruits à l'identitique. Le visiteur revivra ce tournage à travers le regard d’un enfant qui a conservé les souvenirs en les filmant... avec son moulin à café !