Venise 2019 : des films sur le désespoir du monde, portés par des personnages désenchantés

Posté par kristofy, le 8 septembre 2019

Cette 76e édition du Festival de Venise a été brillante du côté de son tapis rouge : Kore-eda Hirokazu, Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Pedro Almodovar, James Gray, Brad Pitt, Liv Tyler, Noah Baumbach, Scarlett Johansson, Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel, Kristen Stewart, Todd Philipps, Joaquin Phoenix, Costa-Gavras, Pablo Larrain, Vincent Lacoste, Meryl Streep, Gary Oldman, Olivier Assayas, Penelope Cruz, Gael Garcia Bernal, Jude Law, John Malkovich, Spike Lee, Nate Parker, David Michôd, Timothée Chalamet, Lily-Rose Deep, Julie Andrews, Luca Marinelli, Roy Anderson, Atom Egoyan, Tsai Ming-liang, Terry Gilliam, Lou Ye, Gong Li, Chiarra Ferragni, Robert Guédiguian, Andrea Riseborough, Dane Dehaan, Johnny Deep, Mark Rylance, Roger Waters... Venise a été glam-rock cette année.

C'est un panel assez éclectique et pailleté du cinéma actuel qui a fait le voyage. Même Brad Pitt a pris le temps de faire des dizaines de selfies avec ses fans. Deux gros films américains étaient très attendus Ad Astra de James Gray avec Brad Pitt et Joker de Todd Philipps avec Joaquin Phoenix, qui s'est imposé parmi les films en compétition jusqu'à recevoir le Lion d'or, succédant à Roma et La forme de l'eau, tous deux oscarisés quelques mois plus tard.

Le palmarès de la 76e Mostra de Venise

Les 21 films de la compétition internationale ont rythmé le Festival. The Perfect Candidate de Haifaa Al-Mansour (le plus féministe), Marriage Story de Noah Baumbach, Ad Astra de James Gray, Waiting For The Barbarians de Ciro Guerra (le plus politique), The Painted Bird de Vaclav Marhoul ont été appréciés et débattus, mais ignorés au palmarès. Avec le triomphe du Joker de Todd Phillips et de J'accuse de Roman Polanski qui faisaient figure de grands favoris de la presse, le jury présidé par Lucrecia Martel a privilégié des films politiques, l'un réalisé par un réalisateur jusque là connu pour ses comédies, l'autre, vétéran archi-primé depuis 50 ans, au cœur d'une bataille médiatique et polémique.

Poker Face

J'accuse rappelle que Roman Polanski est bien encore et toujours un cinéaste important aux yeux de la profession (il a aussi remporté le Prix Fripresci de la critique internationale). Il aurait même pu recevoir la plus haute récompense si il n'y avait pas eu ce noir et scorsesien Joker. La Warner peut s'ennogueillir d'avoir un film prestigieux de plus à son catalogue, tout en montrant qu'il y a une alternative aux productions Marvel du côté des super-héros. En valorisant un personnage de DC Comics, parmi les plus connus et les plus populaires de la BD américaine, à travers une vision plus dramatique que spectaculaire, le studio américain impose sa propre vision de l'exploitation des comics au cinéma. Venise a-t-il consacré avec facilité un film de super-héros, rois du box-office ? Non. Car justement Joker est presque l'antithèse de l'exubérance des super-héros du moment : c'est avant tout l'histoire d'un homme victime de lui-même... Ce Lion d'or attribué à Joker est une première étape qui valide l'objectif des Oscars. Venise a récompensé par le passé Le Secret de Brokeback Mountain de Ang Lee, La Forme de l'eau de Guillermo del Toro et Roma de Alfonso Cuarón. Ses palmarès ont aussi été annonciateurs de statuettes hollywoodiennes avec des films comme La Favorite de Yorgos Lanthimos, Three Billboards de Martin McDonagh, La La Land de Damien Chazelle...

Durant le Festival il était évident que Joaquin Phoenix, trois fois nommé aux Oscars et jamais gagnant, méritait le prix de meilleur acteur. Déjà primé à Venise en 2012 pour The Master de Paul Thomas Anderson, ainsi qu'à Cannes avec A Beautoful Day en 2017, la Coupe Volpi pouvait lui échapper à une seule condition : un Lion d'or pour le film, qui, règlementairement n'est pas compatible avec un autre prix. Samedi soir, c'est donc Todd Phillips accompagné de Joaquin Phoenix qui étaient ensemble sur scène pour recevoir le trophée.

Pour le Lion d'argent attribué à J'accuse, Roman Polanski a appris la nouvelle sur scène au Festival américain de Deauville. C'est sa compagne et actrice dans J'accuse Emmanuelle Seignier qui a reçu en son nom le Lion d'argent. Il est intéressant de constater que les deux films, puissants chacun dans leur style, reposent sur des "victimes" de la société, d'un système, et même sur un malentendu: le Joker est devenu un méchant par la faute d'une société impitoyable pour les faibles et Dreyfus a été emprisonné à cause d'une élite antisémite. La mise à l'écart des deux personnages, au ban de la société, et l'écrasante domination des décideurs, en font deux films sur l'injustice, sociale ou politique.

Surprises

La liste des prix de Venise intègre aussi les deux films de la compétition proposant un genre différent. Soit le documentaire sur la mafia qui reçoit donc un Prix Spécial du jury et  le film d'animation qui obtient le Prix du scénario. Venise a ainsi ouvert un peu plus le 7e art à ces formes narratives souvent oubliées au moment de la remise des prix. Par ailleurs, aucun des deux films de la plateforme Netflix (Marriage Story de Noah Baumbach et The Laundromat de Steven Soderbergh) n'est au palmarès. C'est regrettable pour le Baumbach, qui devrait malgré tout se retrouver aux Oscars.

Un film en particulier était à la fois espéré et redouté pour une récompense : The Painted bird de Vaclav Marhoul. En noir et blanc, cette œuvre est une succession de divers sévices subis ou vus par un enfant durant la seconde guerre mondiale. Trop long avec ses 169 minutes, jusqu'à faire sortir de la salle plusieurs spectateurs rebutés par ce qui se passaient à l'écran, le film est autant une épreuve à voir qu'un tour de force visuel. Vaclav Marhoul semblait désigné pour le Prix de meilleur réalisateur. A la surprise générale, le jury a préféré un contre-pied total en choisissant l'ex-Lion d'or Roy Andersson avec About Endlessness: une suite de courtes scènettes en plan-fixe, sans autre lien entre elles, que des personnages tristement dépressifs ou perdus. Rien de neuf dans l'univers légèrement misanthrope du cinéaste suédois.

Pour l'interprétation, le jury a choisi, côté masculin, Luca Marinelli que les amateurs de cinéma italiens connaissent déjà avec Riccordi? sorti cet été et qui a été révélé dans La solitude des nombres premiers et Chaque jour que Dieu fait, confirmé dans on l'appelle Jeeg robot et Mauvaise graine. En incarnant le héros de Jack London, Martin Eden, il séduit et démontre que le cinéma italien peut compter sur une nouvelle génération de grands comédiens. Le film italien de Pietro Marcello a reçu de nombreux prix parallèles.

L'étonnante surprise du palmarès était du côté féminin. Nous voilà ravis de voir Ariane Ascaride distinguée par un grand prix international Gloria Mundi de Robert Guédiguian. C'est la douzième actrice française à recevoir la Coupe Volpi vénitienne, la première depuis 2008. Césarisée en 1998 (et trois fois nommée depuis), prix de la meilleure actrice à Rome en 2006, la muse-épouse du réalisateur marseillais réussit à décrocher le prix (sans doute pour récompenser indirectement le film et son réalisateur) avec une œuvre chorale de sept personnages. Mariana Di Girolamo, qui porte presque tout le film Ema de Pablo Larrain, a finalement été boudée. La récompense de la révélation semblait promise à un des membres du casting de Babyteeth de Shannon Murphy: ça a été le cas: plutôt que de primer l'actrice Eliza Scanlen, c'est l'acteur Toby Wallace (dix ans de carrière quand même) qui est reparti avec un trophée.

Des histoires vraies remaniées par la fiction

A côté de la compétition officielle, d'autres films hors-compétition ont été marquants comme Seberg de Benedict Andrews avec Kristen Stewart et Adults in the room de Costa-Gavras, tout comme Irreversible - Inversion Intégrale de Gaspar Noé. Les autres sections de Venise ont elles aussi vibré avec quelques titres forts comme American Skin de Nate ParkerNevia de Nunzia De Stefano, Moffie de Oliver Hermanus, Balloon de Pema Tseden, Madre de Rodrigo Sorogoyen.

Le cinéma français s'en sort très bien cette année. Outre le Grand prix pour Polanski, le prix de la meilleure actrice pour Ascaride, le comédien Sami Bouajila (dans Bik Eneich (Un Fils) de Mehdi M. Barsaoui) a été choisi comme meilleur acteur dans la sélection Orizzonti et, dans la même sélection, le trio Jessica Palud, Philippe Lioret, Diastème repart avec le prix du scénario pour Revenir, d'après le roman de Serge Joncour.

Toutes sections confondues, on observe une importance grandissante de films qui s'inspirent d'une histoire vraie  comme autant de variations de biopics : l'actrice Jean Seberg et ses liens avec Hakim Abdullah Jamal des Black Panthers (Seberg avec Kristen Stewart), le colonel Picquart qui veut innocenter Dreyfus (J'accuse de Roman Polanski), le premier ministre Yánis Varoufákis contre les instances européennes à propos de la dette grecque (Adults in the room de Costa-Gavras), des espions cubains aux États-Unis (Wasp Network de Olivier Assayas), le roi Henry V en guerre contre le royaume de France (The King avec Timothée Chalamet), Corinne Sombrun qui découvre les transes chamaniques en Mongolie (Un monde plus grand avec Cécile De France). On pourra s'amuser de cet accroissement de films avec des personnes existantes ou ayant réellement existé, qui nourrissent des œuvres de fiction. Comme si l'histoire authentique avait son importance pour créer un film dramatique. Le nombre de reconstitutions historiques ou de films zoomant sur un morceau d'Histoire est, à ce titre, imposant dans la compétition. En revanche, la diversité des propositions en matière de narration ou d'audaces formelles, a été plutôt rares.

Ce qui explique sans doute pourquoi le Lion d'or a été remis au Joker : de la pure fiction enrobée dans un style qui rend hommage à un cinéma des seventies presque oublié aujourd'hui. Ironiquement, ce factice Joker de BD est devenu, grâce à Todd Phillips, un individu du nom d'Arthur Fleck, presque réhabilité par le cinéma. Il symbolisait finalement tout ce que le jury a aimé dans cette compétition: une vision désespérée du monde, avec des personnages victimes, névrosés, démissionnaires, désenchantés, que ce soit aujourd'hui ou hier. Venise pouvait afficher de grands et beaux sourires sur son tapis rouge: le cinéma ramenait le spectateur à une réalité en lui tendant un miroir qui révèlait l'horreur de la condition humaine.

Xavier Giannoli tourne La Comédie Humaine de Balzac

Posté par vincy, le 30 août 2019

Le producteur Olivier Delbosc (Curiosa films), dans une interview au Film Français, a donné tous les détails du nouveau film de Xavier Giannoli (Marguerite). La Comédie humaine est l'adaptation des Illusions perdues de Honoré de Balzac, l'épisode autour du provincial Rubempré qui monte à Paris pour devenir écrivain.

Le tournage se déroule à Paris et dans ses environs. Débutées mi-juillet, les prises de vues se dérouleront jusqu'à la fin octobre. Il s'agit d'un gros budget de 18,7M€.

Le casting est lui aussi "monstrueux": Gérard Depardieu, Vincent Lacoste, Cécile de France, Jeanne Balibar, Jean-François Stévenin, André Marcon, Louis-Do de Lencquesaing, et pour la première fois dans un film français, Xavier Dolan. Le rôle principal sera tenu par Benjamin Voisin.

Le jeune Benjamin Voisin, qu'on a pu voir dans Bonne Pomme, The Happy Prince et la série Fiertés, sera aussi à l'affiche du prochain film de François Ozon, Eté 1984.

La comédie humaine est un ensemble de 90 ouvrages écrits entre 1829 et 1850, dont font partie Le Colonel Chabert, Le Père Goriot, La cousine Bette, etc... Illusions perdues est une trilogie rédigée entre 1837 et 1843. Lucien de Rubempré, né Lucien Chardon, en est le personnage principal, écrivain provincial sans scrupules qui joue de sa beauté pour réussir.

Netflix s’empare de Mademoiselle de Joncquières

Posté par redaction, le 10 novembre 2018

Netflix a acquis les droits de distribution internationaux (à l'exception de la France, du Benelux, de la Suisse et du Canada) du film d'Emmanuel Mouret, Mademoiselle de Joncquières.

Le film, présenté au Festival de Toronto en septembre, avait été dans la short-list pour représenter la France aux Oscars. Depuis sa sortie en salles en France, le film a séduit 530000 spectateurs, soit le plus gros succès du réalisateur.

L'adaptation d'un des récits de Jacques le Fataliste et son maître de Denis Diderot est portée par Cécile de France, connue du public anglophone pour ses rôles dans des blockbusters comme Le Tour du monde en 80 jours et Au-delà, ou des films qui ont bien voyagé à l'étranger tels L'Auberge espagnole, Quand j'étais chanteur, Un secret, Le Gamin au vélo et Django.

C'est la première fois qu'un film français va être ainsi distribué sur la plateforme au niveau mondial.

Berin 2018: jury, honneur, hommages et ultimes films sélectionnés

Posté par vincy, le 6 février 2018

Le jury international au complet
Le Président du jury, le cinéaste Tom Tykwer, sera entouré de l'actrice belge Cécile de France, l'ancien directeur de la cinémathèque espagnole et photographe Chema Preado, la productrice américaine Adele Romanski, le compositeur et musicien japonais Ryuichi Sakamoto et la critique de cinéma américaine Stephanie Zacharek.

Deux films en sélection officielle
Le film norvégien Utoya 22. juli (U- July 22) de Erik Poppe se rajoute à la compétition berlinoise qui comprend désormais 19 titres. Le documentaire Songwriter de Murray Cimmungs, sur le chanteur britannique Ed Sheeran, sera présenté en Berlinale Special Gala.

Un Ours d'or d'honneur
Willem Dafoe, nommé cette année à l'Oscar du meilleur second-rôle masculin pour The Florida Project, recevra un Ours d'or d'honneur en plus d'un hommage, qui sera accompagné de la projection du film de Daniel Nettheim, The Hunter (2011). Une rétrospective de 10 films, signés William Friedkin, Oliver Stone, Abel Ferrara, Wes Anderson, Alan Parker, Lars von Trier ou encore Martin Scorsese sera organisée dans le cadre du festival. En dehors d'un Prix Donostia à Saint-Sebastian et d'un prix spécial à Locarno, l'acteur n'a jamais reçu de récompenses majeures en près de 40 ans de carrière.

Trois Berlinale Camera
Les trois prix honorifiques du Festival de Berlin seront décernés cette année à Beki Pobst, Président du European Film Market (le marché du film du festival) de 1988 à 2014 ; à Katriel Schory, producteur (Belfilms) et directeur exécutif du Israel Film Fund (le CNC israélien) depuis 1999 ; et à Jiri Menzel, réalisateur et acteur tchèque, Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1966 et Ours d'or en 1990.

Cécile de France manipule Edouard Baer pour Emmanuel Mouret

Posté par redaction, le 12 août 2017

cécile de france casse tete chinoisLe 28 août, Emmanuel Mouret finalise la préparation de son prochain film, Mademoiselle de Joncquières, qui devrait commencer à être tourné entre Paris et Le Mans fin août. Pour ce neuvième marivaudage, il a réunit Cécile de France et Edouard Baer.  Ce sera la première fois qu'ils se donnent la réplique. Alice Isaaz (Rosalie Blum, Elle, Espèces menacées) est aussi de la partie.

La particularité du film de Mouret est qu'il s'agit d'un film en costumes. Le cinéaste a librement adapté un épisode de Jacques le fataliste et son maître de Jacques Diderot. Le film est l'histoire d'une veuve délaissée par son amant. Elle décide de se venger en le jetant dans les bras d’une courtisane.

Le film peut-être un prétendant cannois. Pyramide le distribuera.

Cécile de France a récemment été vue dans la série The Young Pope et dans Django; Elle sera bientôt à l'affiche de Ôtez-moi d'un doute, film présenté à la Quinzaine.

Un premier film français ouvre le Festival de Berlin 2017

Posté par vincy, le 4 janvier 2017

Le 67e Festival de Berlin s'ouvrira le 9 février avec le premier film du français Etienne Comar, Django. Le film sera également en compétition. Django raconte comment le célèbre guitariste et compositeur de jazz Django Reinhardt a réussi à fuir Paris sous l'Occupation en 1943, alors que lui et sa famille étaient harcelés et pourchassés par les Nazis.

Ce "biopic" qualifié de "poignant" par le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick est aussi une histoire de survie et de persévérance: le musicien n'a jamais cessé de jouer. Reda Kateb incarne le jazzman, aux côtés de Cécile de France (qui interprète une admiratrice), Alex Brendemühl (vu récemment dans Mal de pierres), Antoine Laurent, Aloïse Sauvage et Ulrich Brandhoff.

L'histoire a été écrite par le réalisateur (scénariste de Des hommes et des dieux, Timbuktu et Mon Roi) et le romancier Alexis Salatko, qui avait sortie en 2013 une biographie sur le musicien, Folles de Django.

Soulignons que la musique de Django Reinhardt a été réenregistrée par le groupe de jazz néerlandais Rosenberg Trio. Cette coproduction Fidélité, Arches Films et Pathé, est prévue dans les salles françaises le 26 avril prochain.

Un ancien manège militaire transformé en complexe cinématographique primé par le CNC

Posté par vincy, le 28 septembre 2016

Dans le cadre du Congrès de la FNCF à Deauville, qui a lieu en ce moment, le CNC a décerné les premiers Prix de la salle innovante (dotés de 10 000 €), annoncés en juillet dernier.

Frédérique Bredin,  Présidente du CNC rappelle que la réussite du cinéma en France « doit beaucoup au sens de l’innovation des exploitants, qui ont su depuis toujours être dans une recherche constante de nouveautés pour attirer leur public. » Elle ajoute que « la salle de cinéma est essentielle, c’est la découverte d’une œuvre dans un lieu magique avec tout une cérémonie, tout un rituel qui entoure la vision d’un film  projeté dans le noir sur un très grand écran. »

Le jury composé du député Patrick Bloche, du directeur de la publication du Film Français Laurent Cotillon, de Cécile de France, de Cédric Kpaisch, du directeur général de Webedia Arnaud Métral, de la co-fondatrice du Tour des Cinémas, Agnès Salson et de l'architecte Jean-Paul Viguier, ont décerné deux prix et distribué trois mentions.

Le grand prix (6000 euros) à la salle Le Caroussel à Verdun, récompensé pour l’innovation architecturale. La création d’un complexe cinématographique de 8 salles dans un ancien manège militaire à chevaux n' pas séduit que le jury puisque 136000 spectateurs ont fréquenté l'établissement dans une zone urbaine d'à peine 30000 habitants.
Le prix du jury (4000 euros) à la salle de L'Atalante à Bayonne, récompensé pour l’innovation en matière de programmation, notamment en se lançant dans la diffusion du cinéma basque par un circuit court cinématographique.
Les mentions spéciales pour les salles : Le Gén'éric à Héric (Loire Atlantique) récompensé pour l’innovation en matière de relations au public. ; Le Gyptis à Marseille récompensé, pour l’innovation en matière de programmation. ; Les  Fauvettes à Paris récompensé, pour l’innovation en matière de programmation.

Le CNC créé un Prix de la salle innovante

Posté par vincy, le 5 juillet 2016

Le CNC lance un appel à candidatures auprès de toutes les salles de cinéma pour le 1er Prix de la salle innovante. Afin de "favoriser l’émergence de nouvelles pratiques et inciter à l’innovation dans les salles de cinéma, Frédérique Bredin, Présidente du CNC, lance un appel à candidatures pour décerner à l’automne 2016" cette récompense, selon le communiqué de l'institution.

Un jury de professionnels sélectionnera la salle qui aura su inventer et mettre en œuvre une nouvelle manière d’exploiter la salle de cinéma (lieu, technologies, programmation, animation, mise en œuvre de toutes pratiques novatrices).

Les candidatures pour le Prix de la salle innovante 2016 sont ouvertes aux exploitants d’établissements de spectacles cinématographiques qui ont été créées ou ont fait l’objet d’une réouverture au public entre le 1er septembre 2015 et le 1er septembre de l’année 2016 et aux exploitants d’établissements de spectacles cinématographiques au sein desquels a été mis en œuvre un projet innovant entre le 1er septembre 2015 et le 1er septembre 2016.

Les innovations mises en œuvre et présentées par les exploitants peuvent notamment porter sur :

  1. l’architecture de l’établissement, son aménagement intérieur ou son insertion dans l’environnement ;
  2. les technologies développées et les équipements mis à disposition des spectateurs ;
  3. la programmation des œuvres cinématographiques et des autres contenus audiovisuels ;
  4. l’animation de la salle ;
  5. la politique de communication de l’établissement…

    La salle lauréate se verra attribuer une dotation financière de 10 000 € et bénéficiera d’une campagne de communication. Le jury est composé de Patrick Bloche, député de Paris et Président de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, Laurent Cotillon, directeur exécutif du Film Français, Cécile de France, Cédric Klapisch, Arnaud Métral, directeur Général de Webedia - Allociné, Agnès Salson, diplômée de la Fémis (exploitation/distribution) et co-fondatrice du Tour des Cinémas et Jean-Paul Viguier, architecte.

    Le prix sera remis le 28 septembre 2016. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 5 septembre 2016 (Modalités et conditions de participation).

    L’instant Glam’: Autant emporte le vent, les cheveux et les robes…

    Posté par cynthia, le 20 mai 2015

    Et le huitième jour, Dieu créa le vent... Malgré une brochette de stars hétéroclites, la véritable vedette de cette journée fut Eole. C'est toujours mieux que la pluie... que l'on attend demain à Cannes (oui je peux aussi faire Miss Meteo).

    "Alors,je vais souffler, souffler, et votre maison s'envolera!"

    Là où le vent nous aurait décoiffé, déshabillé et saboté notre travail de préparation, les stars, elles, supportent tout. C'est ça d'être une star, rien ne vous décoiffe. La laque du coiffeur est plus résistante. Là où nous partons en Audrey Hepburn en soirée pour rentrer en Miley Cyrus, les stars partent classe et reviennent classe. Sauf peut-être Xavier D. vers 4 heures du matin. Le vent est-il clément avec nos célébrités? Mais comment font-elles?

    Kendall Jenner, la mannequin in du moment après Cara Delvingne, a utilisé les attaques climatiques à son avantage, en jouant de sa traîne tsigane. En belle Esmeralda, Kendall a montré à la croisette que le vent, c'est sexy. Pas autant qu'une bouche de métro avec Marilyn au dessus, mais quand même. Nous avons essayé la même chose... mais nous nous sommes plus rapprochés de l'affaire de la culotte de Sophie Marceau plutôt que du glamour. Nous n'étions pas les seules puisque l'actrice Nikki Reed (Thirteen, Twilight) a dû faire à appel à son mari, l'irrésistible Ian Somerhalder (Vampire Diaries) pour dompter sa traîne rebelle. Alors, oui, pour information, puisqu'Ecran Noir ne parle jamais de ces choses là (mes patrons sont même assez incultes en people), Ian est marié depuis quelques mois et commence à provoquer des dépressions nerveuses outre-Atlantique. Ce qui a bien commencé aussi, c'est le décollage de la traîne meringue du mannequin/actrice Aishwarya Rai. De loin nous aurions cru voir une pièce montée secouée.

    L'amour rend aveugle... Cannes rend la vue

    Secoué, c'est le cas de nos yeux à la vue des robes de Rossy De Palma, du mannequin Anja Rubik et de l'actrice Géraldine Nakache. La première a choisi de porter une robe dorée façon aluminium disco, il s'agit d'un meurtre pour nos rétines... et avec préméditation.  La seconde nous a fait le remake de la veuve noire avec une robe mi-tissu mi-toile: d'ailleurs Spiderman nous a envoyé un mail, il veut récupérer sa semence. Enfin le troisième défiait les lois de la gravité avec un décolleté qui laissait croire que sa poitrine préparait la grande évasion.

    Notons aussi la montée des marches de Mountains May Depart avec les deux actrices chinoises en blanc (avec une variante: l'une révélait un peu de chair entre les seins, l'autre se plaquait derrière un gros collier) et les deux acteurs en smoking classique. Le jeune comédien Zijang Dong portait un costume plus brillant mais surtout avait oublié que l'on met son gros téléphone dans sa veste et pas dans la poche gauche de son pantalon, ce qui a pour effet de détruire la silhouette de l'entre-jambe.

    Avec tout ça, on avait soif sur la croisette!! Oh une serveuse sur le tapis "mademoiselle, mademoiselle"... oh zut non ce n'est que la tenue de Cécile De France, qui a dû confondre Cannes avec Le Fouquet's. Même problème pour Jane Fonda qui a confondu Cannes et Halloween dans une robe noire et fushia à la limite du film Hocus Pocus. Mais nous lui pardonnons, après tout il s'agit de Jane Fonda.

    Bon il n'y a pas eu que des bourdes sur le tapis rouge. Sophie Marceau a été radieuse en seconde partie de soirée dans une robe fendue au milieu. La belle a d'ailleurs monté les marches une main entre les jambes... nous n'allons pas voir sa culotte tous les soirs tout de même. Rachel Weisz, en bleu canard scintillant, venue présenter Youth cette fois-ci, laisse un agréable souvenir à la Croisette de par sa prestance aux bras de Monsieur Michael Caine, tout comme Doutzen Kroes qui en a encore fait baver avec cette robe à anneaux de rideaux qui révélait une poitrine sur les côtés.

    Espérons pour demain que la pluie s'ajoute à la fête...histoire de rire un peu!

    Cannes 2015: les jurys d’Un certain regard et de la Cinéfondation / Courts-métrages dévoilés

    Posté par vincy, le 7 mai 2015

    On n'en connaissait que leurs présidents. A six jours de l'ouverture, le 68e Festival de Cannes a complété ses deux derniers jurys.

    Présidé par Isabella Rossellini, le jury d'Un certain regard est composé de la réalisatrice saoudienne Haifaa Al-Mansour, de l'actrice et réalisatrice libanaise Nadine Labaki, du cinéaste grec Panos H. Koutras et du comédien français Tahar Rahim. Ils auront à départager 19 films avant de décerner leurs prix le 23 mai.

    Présidé par Abderrahmane Sissako, le jury de la Cinéfondation et des courts métrages réunit la cinéaste libanaise Joana Hadjithomas, la cinéaste française Rebecca Zlotowski, l'actrice belge Cécile de France et le comédien polonais Daniel Olbrychski. 18 films d'étudiants d'écoles de cinéma sont présentés dans la sélection Cinéfondation, dont le palmarès sera connu le 22 mais. 9 courts métrages sont en compétition: la Palme d'or du court métrage sera remise le 24 mai.