3 raisons d’aller voir « Manifesto » avec Cate Blanchett

Posté par vincy, le 23 mai 2018

Le concept: Manifesto rassemble aussi bien les manifestes futuriste, dadaïste et situationniste que les pensées d’artistes, d’architectes, de danseurs et de cinéastes tels que Sol LeWitt, Yvonne Rainer ou Jim Jarmusch. A travers 13 personnages dont une enseignante d’école primaire, une présentatrice de journal télévisé, une ouvrière, un clochard, une veuve, une chanteuse rock… Cate (Blanchett) scande ces manifestes composites pour mettre à l’épreuve le sens de ces textes historiques dans notre monde contemporain.

- Cate Blanchett formidable. Il y a peu de comédiennes capables d'incarner avec autant de conviction et de naturel treize personnages différents. Le maquillage, le costume, la coiffure aident avant tout à distinguer le milieu social de chacun. Mais le travail de l'actrice va bien au-delà: diction, accent, geste, ... Cate Blanchett peut tout jouer, du clochard errant dans une zone industrielle désaffectée, à la présentatrice télévisée rouquine et rigide, en passant par la mère de famille a priori conservatrice ou la prolo mangeant son sandwich en triant les déchets. La virtuosité de son jeu contribue énormément à la réussite du film, dont elle est l'unique fil conducteur. C'est aussi un plaisir de cinéphile de la voir se transformer ainsi. Hormis Kate Winslet, Nicole Kidman et Tilda Swinton, on voit mal quelle autre comédienne aurait pu endosser tant de personnages (et autant de textes complexes à clamer) avec tant d'aisance.

- Une mise en scène radicale. L'artiste et vidéaste Julian Rosefeldt réalise un premier film expérimental, sorte de "mash-up" de 53 manifestes artistiques. Sous la forme de courts-métrages érudits s'entrelaçant, la mise en scène met en exergue le texte à travers des séquences en apparence "banales" (une salle de trader, une répétition d'un ballet, un atelier de marionnettiste...). Cette "tranche de société", des bas fonds aux élites, use de codes cinématographiques rodés et familiers. Rosefeldt n'utilise que son actrice comme artifice et se concentre sur les textes dont les auteurs sont aussi variés que Guy Debord, Guillaume Appolinaire, André Breton, Louis Aragon, Paul Eluard, ... Un manifeste cinématographique parce qu'il n' a rien à dire, mais aussi parce que tout a été dit. Il suffit de le filmer à sa manière.

- Un manifeste brillant. La force de Manifesto est de nous plonger sous la forme de courts-métrages abordant le situationnisme, le futurisme, le surréalisme, l'architecture, le fluxus, le créationnisme, le minimalisme, ... Trois séquences retiennent particulièrement le dadaïsme, le pop art et le cinéma. Le Dadaïsme, discours d'une veuve très insolent est jouissif pour les oreilles et rappelle l'humour noir qui peut se dégager d'une critique absurde du monde (mais est-ce si absurde?). Le long monologue, très "Sarah Kane" dans son élan à bout de souffle, de Claes Oldenburg, "Je suis pour un art", autour d'un déjeuner familial, comme une prière avant le repas, passionne par sa franchise et son irrévérence. Enfin, le cinéma, enseigné à une classe d'enfants, est porté par un ludisme enjoué pour expliquer le dogme, Godard, Herzog, Jarmusch... La création n'a rien d'original, c'est la sincérité et l'authenticité de son auteur qui en fait une œuvre. Assurément, le regard singulier et l'appropriation par Rosefeldt et Blanchett de ces manifestes font de Manifesto un film "original", et pédagogique.

Cannes 2018: Le jury de la compétition au complet

Posté par vincy, le 18 avril 2018

Autour de la présidente australienne Cate Blanchett, quatre femmes et quatre hommes. Le jury du 71e Festival de Cannes (8-19 mai) a été dévoilé cette nuit. Il a 7 nationalités et vient des 5 continents. Composé de personnalités engagées, il couvre surtout un large spectre du cinéma.

Chang Chen (acteur, Chine). Vu dans Une belle journée d’été d’Edward Yang, Tigre et Dragon d’Ang Lee en 2000, Happy Together, 2046 etThe Grandmaster de Wong Kar-wai, Three Times et The Assassin de Hou Hsiao-hsien et Les Trois Royaumes de John Woo.

Ava DuVernay (Scénariste, réalisatrice, productrice, Etats-Unis). Nommée aux Oscars et aux Golden Globes, récompensée aux BAFTA et aux EMMY, Ava DuVernay a réalisé Selma, Un raccourci dans le temps et Middle of Nowhere, prix de la meilleure réalisation à Sundance.

Robert Guédiguian (Réalisateur, scénariste, producteur, France). Il a réalisé, entre autres, Marius et Jeannette, qui a ouvert Un certain regard et a été récompensé du Prix Louis-Delluc en 1997, Le Promeneur du Champ de Mars, Le Voyage en Arménie , L’Armée du Crime, Les Neiges du Kilimandjaro et le récent La Villa, en compétition à Venise.

Khadja Nin (Auteure, compositrice, interprète, Burundi). Musicienne, elle a sorti plusieurs albums comme « Sambolera Mayi Son » et « Ya… » (« De vous à moi »), qui rend hommage à Mandela et comporte la chanson « Mama » dont Jeanne Moreau a signé le clip en 1998.

Léa Seydoux (Actrice, France). Depuis, La Belle Personne de Christophe Honoré en 2008, on l'a vue dans des films aussi différents que Mission Impossible IV et 007 Spectre côté Hollywood, et côté cannois, La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche, Grand Central de Rebecca Zlotowski, Saint Laurent de Bertrand Bonello, The Lobster de Yórgos Lánthimos et Juste la fin du monde de Xavier Dolan.

Kristen Stewart (Actrice, Etats-Unis). Outre la tétralogie Twilight, elle a navigué entre grosses productions et films d'auteurs avec Blanche Neige et le Chasseur, Un jour dans la vie de Billy Lynn d’Ang Lee, Sur la route de Walter Salles, Sils Maria et Personal Shopper d'Olivier Assayas, et Café Society de Woody Allen.

Denis Villeneuve (Réalisateur, scénariste, Canada). L'an dernier il a réalisé Blade Runner 2049. Avant cela il a signé une des œuvres les plus riches du cinéma nord-américain contemporain avec Un 32 août sur Terre, Next Floor Polytechnique, Sicario, Incendies et Premier contact.

Andrey Zvyagintsev (Réalisateur, scénariste, Russie). L'un des fidèles de la Croisette. Depuis Le Retour, Lion d’or au Festival de Venise, il y a présenté Le Bannissement, Elena, Leviathan et l'an dernier Faute d’amour, prix du Jury à Cannes et nommé comme meilleur film étranger aux Golden Globes et aux Oscars.

Cannes 2018: déjà une longue liste de prétendants…

Posté par kristofy, le 4 janvier 2018

Et si prenait les paris?

Parmi la centaine de films qui sera sélectionnée, parmi les centaines de prétendants, quelques cinéastes de renom, habitués de la Croisette, sont dans les starting-blocks. Les tournages sont terminés. La post-prod est lancée ou sera lancée. Bien sûr, la Berlinale n'a pas dit son dernier mot, et certains cinéastes prestigieux peuvent préférer aller à Berlin le mois prochain.

Il n'empêche: les "haters" râleront qu'il s'agit toujours des mêmes. Voici une liste loin d'être exhaustive dont les films peuvent être en sélection officielle. Pour l'ouverture on mise sur A Star is born de Bradley Cooper. Côté blockbuster, avec Cate Blanchett en présidente du jury, on ose croire à la présence du casting d'Ocean's 8.

  • E-book d'Olivier Assayas (photo de Juliette Binoche sur Instagram)
  • The Sisters Brothers de Jacques Audiard
  • C'est ça l'amour de Claire Burger
  • The Wild Pear Tree de Nuri Bilge Ceylan
  • Les estivantsde Valéria Bruni-Tedeschi
  • Burning de Lee Chang-Dong
  • Roma de Alfonso Cuaron
  • High Life de Claire Denis
  • Ma vie avec Jason F. Donovan de Xavier Dolan
  • Todos los saben de Asghar Farhadi
  • Amin de Philippe Faucon
  • Galveston de Melanie Laurent
  • L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam
  • Birds Of Passage de Ciro Guerra
  • Plaire, baiser et courir vite de Christophe Honoré
  • Place publique d'Agnès Jaoui
  • Jin-Roh: The Wolf Brigade de Kim Jee-Woon
  • The Favorite de Yorgos Lanthimos
  • Peterloo de Mike Leigh
  • Under The Silver Lake de David Robert Mitchell
  • Sunset de Laszlo Nemes
  • Dilili au Paradis de Michel ocelot
  • Where the Life is born de Carlos Reygadas
  • Death Wish d'Eli Roth
  • Un peuple et son roi de Pierre Schoeller
  • Luxembourg de Myroslav Slaboshpytskiy
  • Loro de Paolo Sorrentino
  • Sainte-Vierge de Paul Verhoeven
  • The House that Jack built de Lars Von Trier
  • Proxima de Alice Winocour
  • Money and Love de Jia Zhangke
  • Wendy de Benh Zeitlin

Cate Blanchett, Présidente du jury du Festival de Cannes

Posté par vincy, le 4 janvier 2018

On attendait, on voulait une femme présidente. C'est chose faite. Le Festival de Cannes a choisi l’actrice australienne Cate Blanchett comme Présidente du Jury du 71e Festival de Cannes (8-19 mai). Après la néo-zélandaise Jane Campion en 2014 et l'Australien George Miller en 2016, c'est la troisième fois qu'un artiste océanien préside le jury cannois en quelques années. Jane Campion a aussi été la dernière femme à ce poste, ce qui commençait à faire long.

"Je viens à Cannes depuis des années comme actrice, comme productrice, pour les soirées de gala et pour les séances en Compétition, pour le Marché même, a-t-elle déclaré. Mais je ne suis encore jamais venue pour le seul plaisir de profiter de la corne d’abondance de films qu’est ce grand festival" a déclaré la comédienne. "Le privilège que l’on me fait de me demander de présider le Jury et la responsabilité qui sera la mienne m’emplissent d’humilité, poursuit-elle. Cannes joue un rôle majeur dans l’ambition du monde de mieux se connaître en racontant des histoires, cette tentative étrange et vitale que tous les peuples partagent, comprennent et désirent ardemment" ajoute-t-elle dans le communiqué du festival.

Pierre Lescure, Président du Festival de Cannes et Thierry Frémaux, Délégué général se déclarent "très heureux d’accueillir une artiste rare et singulière dont le talent et les convictions irriguent les écrans de cinéma comme les scènes de théâtre. Nos conversations, cet automne, nous promettent qu’elle sera une Présidente engagée, une femme passionnée et une spectatrice généreuse."

Du théâtre au cinéma, Cate Blanchett a près de 30 ans de carrière derrière elle. Révélée par son incarnation de Elizabeth dans la version de Shekhar Kapur en 1998, elle a tourné pour Peter Jackson, David Fincher, Wes Anderson, Jim Jamrusch, Steven Soderbergh, Anthony Minghella, Steven Spielberg, Terrence Malick, Sally Potter, Joe Wright, George Clooney et Ron Howard, alternant films audacieux et blockbusters (dont le dernier Marvel, Thor: Ragnarok).

A Cannes, on l'a vue monter les marches plusieurs fois: en compétition avec Carol de Todd Haynes et Babel d’Alejandro González Iñárritu. Hors-compétition pour Un mari idéal, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, Robin des bois et Dragons 2.

Femme puissante, récompensée par un prix pour l'ensemble de sa carrière par l’Académie australienne, Oscar de la meilleure actrice (Blue Jasmine de Woody Allen) et Oscar du meilleur second rôle féminin (Aviator de Martin Scorsese), en plus de 4 autres nominations aux Oscars, 3 fois primée par les Golden Globes, Prix d'interprétation à Venise (I'm not there de Todd Haynes), Cate Blanchett est aussi populaire que respectée, glamour (égérie d'un parfum d'une grande marque de luxe) que exigente.

En 2018, ce sera son année avec quatre films: Bernadette a disparu (Where'd You Go, Bernadette) de Richard Linklater, Ocean's Eight de Gary Ross, The House with a Clock in Its Walls d'Eli Roth et la voix de Kaa dans Mowgli d'Andy Serkis.

Susan Sarandon et Kristen Stewart en voiture avec Justice et les Rolling Stones

Posté par kristofy, le 3 décembre 2016

A quelques jours d'intervalle deux stars du grand écran se sont laissées tenter par les petits écrans du web pour un clip musical. Ce type de 'petit boulot' offre souvent l'opportunité à la star de se montrer avec un talent différent ou avec un nouveau visage : comme par exemple le groupe Massive Attack qui a fait danser Rosamund Pike de manière possédée (voir Voodoo In My Blood) ou qui a fait se désagréger Cate Blanchett (voir The Spoils)... Il s'agit tout de même d'un 'rôle principal', c'est un peu plus rare qu'il s'agisse juste de faire un peu de 'figuration' : cette semaine Susan Sarandon puis Kristen Stewart ont joué les figurantes de luxe pour faire du buzz avec un clip musical faisant la promo des nouveaux disques respectivement de Justice et des Rolling Stones.

Le duo Justice, ambassadeurs d'une nouvelle 'french touch' à travers le monde, ont sorti leur 3ème disque en novembre et un nouveau clip est apparu il y a quelques jours : une voiture vintage est préparée pour un road-trip, et elle sera conduite par Susan Sarandon. Si celle-ci danse en jouant avec la séduction de son décolleté blanc (oui une femme est sexy à 70 ans) sa présence dans cette vidéo est bien entendu très symbolique : la revoilà au volant d'une décapotable 25 ans après son rôle culte dans Thelma et Louise.

Le groupe The Rolling Stones, plus de 50 ans de carrière au compteur, toujours en tournée mondiale, viennent de sortir ce 2 décembre un nouveau disque: il s'agit de reprises de titres de blues. C'est leur premier album studio depuis 11 ans. Là aussi une voiture vintage brille, mais elle est conduite par Kristen Stewart. Elle aussi danse de manière sensuelle avec un petit tshirt blanc, elle est prête à se défendre contre un homme qui l'importune : et elle prend son pied en roulant à fond, cigarette aux lèvres et majeur dressé au final (sexe drogue et rock 'n roll ?). Pour mémoire Kristen Stewart a déjà interprété le rôle d'une icône du rock (Joan Jett dans le biopic Les Runaways), mais surtout ce clip fait écho à son rôle dans le film Sur la route avec l'expérience de la liberté en partant en voiture...

Un Ocean’s 11 au féminin se prépare avec un sacré casting

Posté par vincy, le 10 août 2016

Cela fait quelques temps que la version féminine d'Ocean's 11 est en préparation. Le décès de Jerry Weintraub l'an dernier a légèrement interrompu le développement; Mais le tournage approchant, on commence à avoir quelques indices sur le casting final. A l'instar du nouveeau S.O.S. Fantômes, il sera complètement féminin.

Désormais ce sont Rihanna et Anne Hathaway, selon Deadline, qui sont en négociations finales pour rejoindre Sandra Bullock, Cate Blanchett, Helena Bonham Carter, la rappeuse Nora Lum et Mindy Kaling dans Ocean's Eight.

Gary Ross (Hunger Games) réalisera le spin-off de la série de Steven Soderbergh, qui coproduit le film. Bullock sera la sœur et l'alter-ego de George Clooney et Cate Blanchett devrait avoir un rôle assez similaire à celui de Brad Pitt, en bras droit raisonné, dans ce scénario écrit par Olivia Milch (dont c'est le premier scénario pour un studio).

Le tournage doit débuter en octobre à New York.

Independent’s Spirit Awards: Carol, Spotlight, Beasts of No Nation, Anomalisa et Tangerine grands favoris

Posté par vincy, le 25 novembre 2015

Carol est en tête des nominations aux Independent's Spirit Awards avec 6 nominations, devançant ainsi Beasts of No Nation et Spotlight (5 chacun), Tangerine et Anomalisa (4 chacun).

Pour ces Oscars du cinéma indépendants, qui seront remis le 27 février, le choix est donc ouvert entre le film de Todd Haynes en compétition à Cannes (avec prix d'interprétation et Queer Palm à la clé),  le film de guerre de Cary Joji Fukunaga, doublement récompensé à Venise, l'histoire vraie primée par un Pulitzer adaptée par Thomas McCarthy, lui aussi doublement primé à Venise et et grand gagnant des Gotham Awards, le micro-budget filmé avec un iphone de Sean Baker, prix du jury à Deauville, et le dessin animé de Charlie Kaufman, Grand prix à Venise.

En clair, comble de l'ironie, le festival de Sundance, temple des révélations du cinéma indépendant américain, a été clairement ignoré cette année. Bien sûr certains des films présentés à Sundance grappillent quelques nominations, mais on peut en dire autant de films présentés ailleurs comme Mediterranea et It Follows (Semaine de la critique à Cannes), Room (Telluride et Toronto), Love & Mercy (Toronto et Berlin), The Look of Silence (Venise)... Quatre des cinq films en langue étrangères viennent tout droit de la Croisette. L'autre de la Lagune. Les cinq sont des coproductions ou productions françaises, dont Bande de filles, réalisée par Céline Sciamma, et Mustang et Le Fils de Saul, signés de deux réalisateurs ayant fait leurs études en France.

Autre particularité, le renouvellement. Les cinq acteurs principaux en finale n'ont jusque là jamais été nominés en premier ou en second rôle, et aucun ne fait parti du gratin hollywoodien. Côté seconds rôles masculins, en revanche, trois d'entre eux ont déjà été cités par le passé. Pour les actrices, on note d'abord la double nomination pour les deux interprètes de Carol, Cate Blanchett et Rooney Mara. On salue aussi la première nomination pour deux comédiennes transsexuelles (Kitana Kiki Rodriguez et Mya Taylor). Certes, Brie Larson a déjà été nominée et Cate Blanchett a été récompensée en 2007 (second rôle) et 2013 (rôle principal), en plus d'une nomination en 2004 (second rôle). Mais pour les trois autres, c'est bien une première toutes catégories confondues. En second-rôle, on constate ce même renouvellement puisque seule Jennifer Jason Leigh a déjà été nominée (2 fois en tant qu'actrice, une fois comme second rôle, une fois comme productrice/réalisatrice et une fois comme scénariste), en plus de partager son trophée pour un prix récompensant un casting (2009).

Meilleur film
Anomalisa
Beasts of No Nation
Carol
Spotlight
Tangerine

Meilleur réalisateur
Sean Baker, Tangerine
Cary Joji Fukunaga, Beasts of No Nation
Todd Haynes, Carol
Charlie Kaufman & Duke Johnson, Anomalisa
Tom McCarthy, Spotlight
David Robert Mitchell, It Follows

Meilleur scénario
Charlie Kaufman, Anomalisa
Donald Margulies, The End of the Tour
Phyllis Nagy, Carol
Tom McCarthy & Josh Singer, Spotlight
S. Craig Zahler, Bone Tomahawk

Meilleur premier film
The Diary of a Teenage Girl
James White
Manos Sucias
Mediterranea
Songs My Brothers Taught Me

Meilleur premier scénario
Jesse Andrews, Me and Earl and the Dying Girl (This is not a Love Story)
Jonas Carpignano, Mediterranea
Emma Donoghue, Room
Marielle Heller, The Diary of a Teenage Girl
John Magary, Russell Harbaugh, Myna Joseph, The Mend

Meilleur acteur
Christopher Abbott, James White
Abraham Attah, Beasts of No Nation
Ben Mendelsohn, Mississippi Grind
Jason Segel, The End of the Tour
Koudous Seihon, Mediterranea

Meilleure actrice
Cate Blanchett, Carol
Brie Larson, Room
Rooney Mara, Carol
Bel Powley, The Diary of A Teenage Girl
Kitana Kiki Rodriguez, Tangerine

Meilleur second rôle masculin
Kevin Corrigan, Results
Paul Dano, Love & Mercy
Idris Elba, Beasts of No Nation
Richard Jenkins, Bone Tomahawk
Michael Shannon, 99 Homes

Meilleur second rôle féminin
Robin Bartlett, H.
Marin Ireland, Glass Chin
Jennifer Jason Leigh, Anomalisa
Cynthia Nixon, James White
Mya Taylor, Tangerine

Meilleur documentaire
(T)error
Best of Enemies
Heart of a Dog
The Look of Silence
Meru
The Russian Woodpecker

Meilleur film étranger
Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence...
L'étreinte du serpent
Bande de filles
Mustang
Le fils de Saul

Meilleure image
Beasts of No Nation
Carol
It Follows
Meadlowland
Les chansons que mes frères m'ont apprises

Meilleur montage
Heaven Knows What
It Follows
Manos Sucias
Room
Spotlight

Prix John Cassavetes (Meilleur film avec un budget inférieur à $500,000)
Advantageous
Christmas, Again
Heaven Knows What
Krisha
Out of My Hand

Prix Robert Altman Award (Meilleur casting)
Spotlight

Prix Kiehl’s Someone to Watch
Chloe Zhao (productrice, réalisatrice, scénariste Les chansons que mes frères m'ont apprises)
Felix Thompson (réalisateur, scénariste King Jack)
Robert Machoian & Rodrigo Ojeda-Beck (réalisateurs, scénaristes, God Bless the Child)

Prix des Producteurs -Piaget
Darren Dean (Tangerine)
Mel Eslyn (Lamb)
Rebecca Green & Laura D. Smith (It follows)

Cate Blanchett incarnera Lucille Ball

Posté par vincy, le 3 septembre 2015

Après avoir incarné Katherine Hepburn (The Aviator de Martin Scorsese), Cate Blanchett a accepté d'être Lucille Ball. le biopic sur l'actrice sera scénarisé par le spécialiste en biographies filmées Aaron Sorkin (The Social Network, Steve Jobs). Blanchett est en tournée promotionnelle un peu partout dans le monde avec Carol (présenté à Cannes en mai), Truth (qui va être projeté à Toronto), Knight of Cups (qui était à Berlin). Elle a aussi enchaîné les tournages de Manifesto et du Livre de la jungle.

Produits par les enfants de Lucille Ball et Desi Arnaz, Lucie et Desi Jr, le film racontera la vie de l'a comédienne, rendue célèbre pour sa série (culte) I Love Lucy.

Lucille Ball (1911-1989) a commencé au cinéma au début du parlant, en 1933. Figurante, second-rôle, elle mettra du temps à se faire un nom mais tournera au total dans 90 films. On la verra aux côtés de Fred Aster, Ginger Rogers, Gene Kelly, Debbie Reynolds, Jean Arthur... Son film le plus marquant est sans doute le film noir L'impasse tragique de Henry Hathaway (1946). Autres films notables dans sa filmographie : Les tiens, les miens le nôtre, une comédie avec Henry Fonda (1968), Des filles disparaissent, film noir signé Douglas Sirk (1947), Panique à l'hôtel des Marx Brothers (1938), Sans amour, avec Spencer Tracy et Katharine Hepburn (1945) ou encore Voulez-vous pêcher avec moi, avec Bob Hope, qui lui valu une nomination aux Golden Globes.

Elle a d'ailleurs été cinq fois nommée aux Golden Globes, en a gagné deux (meilleur show TV et prix Cecil B. De Mille), en plus de 4 Emmy Awards. Car c'est sur le petit écran avec L'extravagante Lucy, I Love Lucy et d'innombrables téléfilms où elle était toujours une "Lucy", qu'elle a conquis l'Amérique, devenant l'une des actrices les mieux payées des années 50 et 60 et l'un des plus populaires.

Son passé est plus trouble. On l'a crue communiste, elle a toujours nié, malgré quelques preuves et déclarations. Epouse d'un musicien cubain, première femme à avoir diriger une maison de production pour la télévision (elle fut la productrice de Mission:Impossible et Star Trek), elle est toujours considérée comme l'une des 100 artistes américaines les plus importantes du XXe siècle.

Cate Blanchett passe à la réalisation

Posté par redaction, le 22 juillet 2015

Cate Blanchett Deauville © ecran noirC'est au tour de Cate Blanchett de passer derrière la caméra. Alors qu'on lui connait quelques ambitions dans la production, la voici qui passe à la réalisation. Pour la télévision.

Selon Variety, l'actrice doublement oscarisée, développe et réalisera une série TV australienne, Stateless. Il s'agit de l'histoire tragique et réelle de Cornelia Rau, qui avait défrayé la chronique en 2004. Cette citoyenne australo-allemande s'est évadée d'un hôpital psychiatrique,  diagnostiquée comme bipolaire t même schizophrène, avant de se retrouver piégée dans un imbroglio médical et juridique. Portée disparue, elle fut finalement retrouvée emprisonnée illégalement depuis 10 mois. Sa détention a donné lieu à une enquête concernant 200 personnes illégalement incarcérées par le gouvernement australien. Elle avait été suspectée d'être une immigrante clandestine alors qu'elle refusait de révéler sa véritable identité.

Pour Blanchett, ce sera une manière de s'exercer à ce nouveau métier puisqu'elle souhaite réaliser elle-même l'adaptation du roman d'Herman Koch, Le dîner, dont elle a acquis les droits en 2013. le script est écrit par Oren Moverman. Le dîner a déjà été adapté récemment, en Italie, par Ivano de Matteo, sous le titre Nos enfants.

Avec sa société Dirty Films, l'actrice a déjà produit deux films, dans lesquels elle apparaissait:  Carol, le film de Todd Haynes qui sortira en janvier 2016 en France, et Little Fish de Rowan Woods, sorti en 2005, inédit en France mais lauréat de 5 "Oscars" en Australie.

L’instant Glam’: entre brillances, selfies et embouteillages

Posté par cynthia, le 20 mai 2015

Septième jour du Festival de Cannes (bonté divine que ça passe vite) et les stars se font toujours aussi nombreuses et clinquantes. Robes, talons (oui il y en a malgré la polémique), nibards et autres selfies (interdites), retour sur une montée des marches étincelante malgré la pluie battante.

Embouteillage et autres contrariétés

Ce soir, la première célébrité à nous avoir tapé dans l’œil est la belle Golshifteh Farahani. Terminé le temps où il lui était interdit de porter des robes "européennes". La belle s'est rebellée et elle a bien fait! L'Iranienne arborait un décolleté très prononcé mais sans pour autant être vulgaire. De toute beauté, elle a rayonné sur la croisette. Prochainement à l'affiche de Pirates des Caraïbes 5 (oui encore un épisode), l'actrice a expliqué son choix en affirmant qu'il était important de faire les deux : films indépendants et films tout publics. Nous sommes entièrement d'accord avec elle, il n'y a qu'à voir les stars du moment qui concilient à la perfection blockbusters et films indépendants : Jennifer Lawrence, Shailene Woodley ou encore Emma Stone.

Outre la jolie brune qui ne compte pas pour des prunes (d'accord je sors...) nous avons remarqué le papa de Michael Jackson qui est arrivé avec toute sa clique sur le tapis et s'est lancé dans une pluie interminable de selfies (on a dit que c'était interdit!!). Cela a provoqué un embouteillage digne de la A4 à 18h. Voilà pourquoi il faut éviter les selfies sur le tapis rouge. Une montée de 30 min se transforme en une montée de 1h45. Au moment où l'embouteillage s'est estompé, Doutzen Kroes est arrivée et a accentué la meute : la faute aux photographes qui l'appelaient de tous les côtés. Quelque chose nous dit qu'elle en a fait craquer, des bas de smoking.

Une autre en a fait baver plus d'un : Cate Blanchett. Toujours sublime, l'actrice est apparue en noir et a laissé l'assemblée bouché bée de par sa beauté. Juste derrière elle, nous avons aperçu Xavier Dolan toujours aussi sexy, que ce soit sur un tapis rouge ou à côté d'un GROS Magnum juteux, mais aussi Sami Nacéri qui a pris un sacré coup de vieux et Antonio Banderas accompagné d'un mannequin botoxé (sa femme?).

Pendant ce temps les fans cassaient de la voix: "Emily Emily Emilyyyyyyyyyyy". C'est qu'ils ont du coffre sur la croisette ! Et cela n'a pas laissé indifférente l'actrice Emily Blunt venue présenter Sicario de Denis Villeneuve. La belle est restée longuement avec ses fans à signer des autographes et à prendre des photos. Sublime en argentée, Emily brillait sur la croisette telle une boule à facette. Aux côtés de la belle Britannique, deux mâles en puissance : Benicio Del Toro et Josh Brolin. Tout sourire et presque hilares, les deux acteurs ont mis du swing sur les marches. Autant vous dire que nous étions de bonne humeur pour le reste de la soirée (et pourquoi pas de la nuit)... en attendant les aventures de demain.