Le 1er Festival du Film sur le Handicap est lancé

Posté par vincy, le 9 septembre 2016

Aujourd'hui commence la 1ere édition du Festival International du Film sur le Handicap (FIFH) à Valenciennes avant de migrer à Montpellier du 12 au 14 septembre. Et c'est à Cannes du 16 au 21 septembre qu'il résidera officiellement, avec les soirées d'ouverture et de clôture.

Cette première édition est soutenue par le romancier et académicien Erik Orsenna, les comédiens Pierre-Loup Rajot, Pascal Duquenne, les réalisateurs, producteurs et scénaristes Nicolas Vannier, Charles Nemes, ainsi que Louise Depardieu, Jean-Louis Langlois, le pianiste Nicholas Mc Carthy… Jean-Claude Carrière en est le Parrain d’honneur. C'est aussi la possibilité de débattre de la place du handicap dans le cinéma : "Le nombre de salles équipées augmente, le téléchargement sur son smartphone de l'audiodescription révolutionne la programmation ainsi que le plan d'acquisition par les exploitants d'équipements dédiés. Les 800 établissements de cinéma et leurs 4?000 salles sont concernés. Aujourd'hui 140 copies adaptées de tous les films sortant en France existent. Nous militons pour plus d'audio-description et d'une meilleure qualité, en particulier avec une diction claire effectuée par des professionnels" explique l'organisation, où l'on retrouve l'équipe du Festival des Très Courts, maissi aussi l'auteur de BD Philippe Caza en tant que directeur artistique.

Au total, 130 films, courts et longs métrages, en compétition répartis en huit sélections (fictions, documentaires, clips musicaux & publicitaires, animation, jeunesse, 3ème ange) seront proposés aux jurys.

Les 6 longs métrages fiction en compétition sont:
Po de John Asher / USA
La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach / France
Pies en la tierra de Mario Pedernera / Argentine
Alma de Diego Rougier / Chili
El despertar de Camila de Rosario Jimenez Gili / Chili

Côté documentaires, les six films en compétition sont:
Gabor de Sébastian Alfie / Bolivie - Espagne
Diarios do canal de Felipe Kowzlczuk / Brésil
Free de Tomislav Zaja / Croatie
Take your time – Arayashiki de Seiichi Motohashi / Japon
Guillaume au pays des Merveilles de Pierre-Louis Levacher / France

Cannes 2016 : des collégiens sur le tapis rouge avec Cannes Ecrans Juniors

Posté par kristofy, le 20 mai 2016

Le Festival de Cannes attire tout les regards entre la montée des marches des films en Sélection officielle et à Un Certain Regard, les films de La Quinzaine des Réalisateurs, de La Semaine de la Critique et de l’ACID. D’autres programmations parallèles font aussi le plein de spectateurs avides de découvertes, comme par exemple Visions Sociales qui «vise à promouvoir un cinéma d’auteur et de qualité face à la grande distribution et à l’uniformisation des programmes» et dont cette année le parrain est Tony Gatlif revenu présenter ses films Geronimo et Swing.

Mais il y a aussi le cas particulier de la section Cannes Écrans Juniors : «neuf longs métrages internationaux qui présentent un intérêt particulier pour des jeunes de treize à quinze ans. Des films qui évoquent des civilisations, des modes de vie et des pays peu familiers aux jeunes Français, pour leur proposer sur “grand écran” des images qu’ils ne voient guère sur le “petit”», avec des débats après certaines séances et un jury de collégiens (du collège Gérard Philipe de Cannes) parrainé par l’acteur Jean-Luc Couchard.

Parmi les différents groupes de jeunes invités à découvrir pour la première fois ce 69e Festival de Cannes, il y avait 69 lycéens originaires du lycée Edouard Belin de Vesoul (dont certains sont déjà familiers de cinématographies "différentes" grâce au Festival international des Cinémas d'Asie de Vesoul), dont certains ont accepté de nous livrer leurs impressions juste avant une montée des marches.

Idilia : Moi j'ai vraiment bien aimé Jamais contente de Emilie Deleuze. On est les premiers à le voir puisque ça va sortir en octobre. C'était facile de s'identifier au personnage de Aurore qui a à peu près le même âge que nous dans l'histoire. Le film est très bien réalisé et une partie de l'équipe du film était là pour répondre à nos questions. On aimerait bien aussi voir quelques stars qu'on connaît...

Lois : Je trouve exceptionnel d'avoir la chance d'aller à Cannes ! Nous, on voit 2 films chaque jour, et parfois plus avec un film supplémentaire en début de soirée si on a une invitation pour monter les marches. Il faut s'habiller bien, en costume, ça fait bizarre, je n'ai pas l'habitude. Les marches, c'est quand-même impressionnant : j'ai pu monter pour voir le film La Fille Inconnue des frères Dardenne. Dans notre sélection jeunesse, j'aime beaucoup Land of mine réalisé par Martin Zandvliet (sortie en novembre). C'est un film vraiment très psychologique et à aucun moment on est lâché. Il y a du stress et on s’attend à chaque moment à ce qu’il se passe quelque chose : c'est avec une équipe de déminage durant la fin de la seconde guerre mondiale.

Joris : La ville de Cannes, ça me semble très luxueux et aussi très axé sur l'achat, surtout le long de la croisette avec les hôtels et les voitures. Mais voir des films dans le Festival de Cannes, c'est un expérience unique à faire au moins une fois dans notre vie. J'ai vu en séance spéciale Hissein Habré, une tragédie tchadienne de Mahamat-Saleh Haroun, c'est un documentaire sur l'histoire politique du Tchad. On ne connaissait rien du génocide qui s'est passé là-bas, avec la place du bourreau et des victimes. Il y a des soldats qui disent avoir suivi des ordres, ça aide à prendre conscience de l'enfer sur Terre...

Sarah : On a été vraiment très bien accueillis, et c'est la première fois que je voyais la mer ! J'ai beaucoup aimé Chouf réalisé par Karim Dridi. C'est l'histoire d'un jeune homme qui perd son frère à cause d'une embrouille de trafic de drogue. Il va découvrir ce milieu pour le venger et celui qui va l’aider cache quelque chose. Ca se passe à Marseille. On aime bien le cinéma, regarder des films et les analyser après. D'ailleurs pour le film roumain en compétition Baccalauréat de Cristian Mungiu, on sera beaucoup à l'avoir vu, on en parlera ensemble après.

Cannes 2016: un film de BHL s’ajoute en Séance Spéciale

Posté par vincy, le 16 mai 2016

A la moitié du festival, Cannes ajoute un film en Séance Spéciale, Peshmerga de Bernard-Henri Lévy.

Avec une équipe réduite, l'écrivain-réalisateur a remonté 1000 kilomètres le long de la frontière irakienne du sud au nord, filmant des situations de guerre, des paysages, et des visages d’hommes et de femmes, au plus près des combattants kurdes Peshmergas.

Cannes 2016 : le cinéma d’animation fait aussi son festival

Posté par MpM, le 12 mai 2016

Pour la deuxième année consécutive, une "journée de l'animation" se tiendra à Cannes le 18 mai. Les professionnels pourront ainsi assister à différentes conférences, rencontres et projections consacrées au cinéma d'animation sous toutes ses formes. Bilal d'Ayman Jamal, premier long métrage d'animation venu de Dubaï, sera notamment projeté en avant-première.

Cette manifestation permet par ailleurs de rappeler que le cinéma d'animation a toute sa place à Cannes, même si ce n'est pas toujours évident au vu des différentes sélections. A ce titre, 2016 semble toutefois une année plutôt faste. Pour s'en convaincre, petit tour d'horizon des quelques occasions de voir de l'animation pendant cette 69e édition cannoise.

Du long...

Côté longs métrages, ils seront quatre :

- La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach

Très attendu, ce premier long métrage français fait l'ouverture de l'ACID. Il s'agit du voyage initiatique d'une jeune fille ayant échappé au diable, adapté du conte éponyme des frères Grimm. On le doit à Sébastien Laudenbach, réalisateur entre autres de Daphné ou la belle plante (avec Sylvain Derosne) et Les yeux du renard (avec Chiara Malta). Le doublage est notamment assuré par Anaïs Demoustier, Jérémie Elkaïm et Françoise Lebrun.

- Ma vie de courgette de Claude Barras

C'est le premier film de Claude Barras (Au pays des têtes, avec Cédric Louis), adapté d'Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris. Le film raconte l'histoire de plusieurs orphelins qui s'entraident pour lutter contre leur peine. Il est en volume et tourné en stop-motion, sur un scénario de Céline Sciamma et une musique de Sophie Hunger. Il est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs et sortira le 19 octobre 2016.

- La tortue rouge de Michael Dudok de Wit

Il s'agit également d'un premier long métrage, réalisé par Michael Dudok de Wit à qui l'on doit le multi-primé Le poisson et le moine. Coscénarisé par Pascale Ferran et coproduit par les célèbres studios Ghibli, il racontre les grandes étapes de la vie d'un être humain. On le verra en section Un certain Regard avant de le découvrir sur grand écran le 29 juin prochain.

- Momotaro, umi no shinpei de Mitsuyo Seo

Momotaro, le divin soldat de la mer est un film de propagande réalisé au Japon pendant la 2e guerre mondiale. Célèbre pour avoir influencé de nombreux animateurs, il est adapté d'un conte typique et décrit les activités de la Marine impériale en faisant du héros Momotaro et de ses acolytes animaux les équivalents de la marine japonaise. Il sera présenté dans le cadre de Cannes Classics.

... au court

Du côté des courts métrages, on compte 8 films d'animation répartis dans les trois sections.

- Cinéfondation
La sélection de la Cinéfondation, qui réunit des films d'école, propose 4 animés : Ailleurs de Melody Boulissière (France), l'histoire d'un homme qui s'offre un voyage à l'autre bout du monde ; The noise of licking de Nadja Andrasev (Hongrie) qui raconte une étrange histoire d'amour et de voyeurisme entre une jeune femme et le chat de sa voisine ; The Alan dimension de Jac Clinch (Grande-Bretagne) ou comment Alan, doté pouvoir de précognition, utilise son don pour prévoir le destin de l'humanité et enfin Bei Wind und Wetter de Remo Scherrer (Suisse), un documentaire en noir et blanc sur les souvenirs d'enfance de la narratrice confrontée à l'alcoolisme de sa mère.

- Quinzaine des Réalisateurs
Trois courts métrages d'animation sont présentés par la Quinzaine des Réalisateurs : le facétieux Decorado d'Alberto Vazquez (Espagne), une fable loufoque et trash sur l'existence ; Happy end de Jan Saska (République tchèque), comédie noire et joyeuse à la fois sur la mort, et Listening to Beethoven de Garri Bardine (Russie), un film en volume sur le triomphe de la liberté.

- Semaine de la Critique
Un seul court métrage d'animation en course à la Semaine de la Critique : Superbia de Luca Toth (Hongrie), fable onirique et foisonnante qui dynamite avec gourmandise les stéréotypes de genre.

Cannes 2016 : le court métrage en cinq rendez-vous incontournables

Posté par MpM, le 11 mai 2016

Bonne figure

Même si les stars, les paillettes et les films attendus ont tendance à monopoliser le devant de la scène, le Festival de Cannes n’en est pas moins un carrefour important pour le court métrage. Que ce soit pour découvrir de jeunes auteurs qui débutent, prendre des nouvelles de réalisateurs confirmés, ou tout simplement parce que l’on aime ce format qui, quoi qu’on en dise, existe pour lui-même, il serait dommage de faire l’impasse sur les temps forts qui lui sont consacrés au cours de la Quinzaine.

Short Film Corner : le paradis du format court

C’est évidemment le lieu le plus évident pour voir des courts métrages sur la croisette. En 2015, près de 2500 étaient inscrits, venus de 105 pays, et accessibles au visionnage sur l’un des 56 postes de consultation. Cette année, ce véritable marché du film court prendra place du 16 au 22 mai et devrait proposer un panorama plus que complet de la production mondiale.

Compétition officielle : la course à la Palme d’or

Qui succédera à Waves'98 de Ely Dagher ? Les concurrents sont au nombre de dix, et certains d’entre eux sont précédés d’une certaine notoriété : Simon Mesa Soto (Colombie) a déjà remporté cette distinction prestigieuse en 2014 avec Leidi et revient avec Madre, un film sur la pédo-pornographie ; João Paulo Miranda Maria (Brésil) était en compétition à la Semaine de la Critique en 2015 avec Command Action et propose A moça que dançou com o diablo ; le metteur en scène Lofti Achour présente La laine sur le dos… Quant à l’acteur Felix Moati, il montera les marches avec Après Suzanne qui réunit notamment Vincent Lacoste, Antoine de Barry et François Morel.

La Cinéfondation : étudiants sur tapis rouge

Ils sont encore à l’école, et leurs films (parfois le tout premier) auront les honneurs d’une sélection officielle dans l’un des plus prestigieux festivals du monde. De quoi présager du meilleur pour 14 réalisateurs sélectionnés cette année, et qui marchent dans les traces de Nadav Lapid et Deniz Gamze Ergüven (sélectionnés en 2006) ou de Claire Burger, présente en 2008. A priori, on a envie de tout voir, mais on suivra avec une attention particulière les films qui représentent deux pays sélectionnés pour la première fois : la Bosnie-Herzégovine (Dobro de Marta Hernaiz Pidal) et le Venezuela (La culpa, probablemente de Michael Labarca) ; ainsi que le documentaire d’animation Bei Wind und Wetter de Remo Scherrer (Suisse).

La Quinzaine des Réalisateurs : un grand maître, des débutants et de jeunes talents à suivre

Sélection gourmande pour la 48e Quinzaine des réalisateurs qui réunit de tout jeunes talents et un cinéaste réputé, pour un panorama éclectique et passionnant du court métrage contemporain. Ainsi, on retrouvera avec beaucoup de plaisir le nouveau film du réalisateur russe Gari Bardine, grand maître de l’animation de retour avec Listening to Beethoven. A ses côtés, les débuts derrière la caméra de Romane Gueret, qui coréalise Chasse royale avec Lise Akoka, la première fiction de Damien Ounouri (Fidaï en 2012) et même un film de fin d’étude, Happy end de Jan Saska. On surveillera également Léthé, le nouveau film de Dea Kulumbegashvili qui concourait pour la Palme d’or du court métrage en 2014 avec Invisible spaces, Hitchhiker de Jero Yun, réalisateur sélectionné à la résidence de la CInéfondation en 2012 et participant de la Taipei Factory en 2013, et Decorado de Alberto Vásquez, cinéaste espagnol qui vient de terminer son premier long métrage, Psiconautas.

La Semaine de la Critique : des courts à tous les étages

A la Semaine de la Critique, le court fait quasiment jeu égal avec le long, et s’octroie pas moins de quatre séances. Pour prendre des nouvelles de la jeune création, on privilégiera la compétition et ses dix films qui proposent un petit tour du monde de la fiction contemporaine (Europe, Asie, Amériques). Côté français, il faudra suivre Le soldat vierge, nouveau film d’Erwan Le Duc déjà découvert aux festivals de Vendôme et Angers, et L’enfance d’un chef, une comédie signée Antoine de Barry avec Vincent Lacoste et Felix Moati. On surveillera également l’intrigant dynamisme du cinéma portugais qui a lui-aussi deux films en course : Ascensão de Pedro Peralta et Campo de víboras de Cristèle Alves Meira. A noter que les 10 films de la selection seront disponibles gratuitement sur le site FestivalScope du 20 au 27 mai.

Plus people, mais tout aussi intrigante, la clôture réunit le premier court métrage de trois actrices passées pour la première fois derrière la caméra : Sandrine Kiberlain (Bonne figure, avec Chiara Mastroiani, notre photo), Chloé Sevigny (Kitty) et Laetitia Casta (En Moi avec Yvan Attal). Quant à la séance spéciale 50 + 5, elle donne des nouvelles de deux cinéastes révélés par la Semaine : Nadav Lapid (Myomano shel tzalam hatonot) et César Augusto Acevedo (Los pasos del agua).

Cannes 2016 : Qui est Soko ?

Posté par MpM, le 11 mai 2016

Soko aurait-elle tous les talents ? Cette trentenaire singulière, de son vrai nom Stéphanie Sokolinski, mène depuis le milieu des années 2000 une carrière parallèle de chanteuse et d’actrice, alternant albums, concerts, contributions et incursions sur grand écran avec une jolie régularité.

Côté musique, on l’a découverte en 2007 avec Not SoKute, un EP comprenant cinq titres, dont le tube I’ll kill her, qu’elle a produit avec Thomas Semence, guitariste de Jean-Louis Aubert.
Côté cinéma, elle apparaît d’abord dans des téléfilms (Clara, cet été-là), plusieurs courts métrages (L’escalier, Ben et Thomas), et des comédies comme Au secours j’ai 30 ans de Marie-Anne Chazel et Madame Irma de Didier Bourdon. En 2006, on commence à la remarquer aux côtés de Léa Seydoux dans Mes copines de Sylvie Ayme, puis dans Dans les cordes de Magaly Richard-Serrano.

C’est finalement grâce à Xavier Giannoli, qui lui confie un rôle secondaire dans A l’origine (2008) aux côtés de François Cluzet et Emmanuelle Devos, qu’elle obtient la reconnaissance de la profession à travers une nomination au César du meilleur espoir féminin. Il faudra toutefois attendre 2012 pour la voir exploser coup sur coup dans deux rôles excessifs et habités, celui d’une adolescente internée en hôpital psychiatrique dans Bye-Bye Blondie de Virginie Despentes (elle y incarne Béatrice Dalle jeune, en toute simplicité) puis d’une jeune fille atteinte d’hystérie dans Augustine d’Alice Winocour, face à Vincent Lindon en professeur Charcot. La légende veut qu’elle ait harcelé la production du film pendant des mois pour obtenir le rôle. Chez elle, le goût du challenge est un moteur irrésistible.

Résultat : une moisson de prix, du Swan d’or de la révélation féminine à Cabourg pour Bye-Bye Blondie au prix Romy Schneider, en passant par le prix d’interprétation féminine à Mar del Plata et le Lumière du meilleur espoir féminin pour Augustine. Pourtant, la musique la happe à nouveau (I Thought I Was an Alien en 2012, My Dreams Dictate My Reality en 2015) et le cinéma ne lui offre que le rôle un peu stéréotypé d’une jeune femme libre, insouciante et engagée dans Les interdits d’Anne Weil (2013).

Heureusement, 2016 est clairement l’année de son retour sur grand écran, avec deux films sélectionnés à Cannes, tous deux en section Un certain Regard : Voir du pays de Delphine et Muriel Coulin et La danseuse de Stéphanie di Giusto. Dans le premier, elle est une soldate de retour d’Afghanistan qui essaye d’"oublier la guerre" avant de rentrer chez elle. Dans le second, où elle partage l’affiche avec Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel et Lily-Rose Depp, elle est Loïe Fuller, danseuse américaine pionnière de la danse moderne. Deux rôles en apparence aux antipodes qui ont en commun de placer la jeune femme dans sa situation favorite : en position de relever quelques défis.

Edito: La caravane et les migrants

Posté par redaction, le 6 mai 2016

Dernier week-end avant Cannes (et ironiquement notre une est sur le Lion d'or de Venise, comme une manière de boucler le cycle 2015). L'équipe du festival est déjà sur la Croisette. Les premiers accrédités vont arriver ce week-end. Mais le gros de la migration se fera mardi et mercredi. Une caravane migratoire qui fait chaque année le même trajet, qu'importe s'il pleut ou si le soleil est au rendez-vous.

Cannes est un fantasme de cinéphile: orgie de films matin midi et soir, une grande bouffe (et on en redemande) de cinéma ; fêtes à gogo pour dormir le moins possible et tels des marathoniens mettre notre corps à rude épreuve (et se dire "we dit it!") ; métabolisme défié avec peu de nourriture, beaucoup d'alcool, trop de visages à qui dire bonjour, gérer un planning inhumain ; etc...

Pour nous ce sera notre vingtième voyage. 20 Cannes dans les pattes. On espère encore découvrir des films qui nous marqueront, on rêve toujours de vous enthousiasmer avec les films qui nous plairont, et on saura une fois de plus que c'était "the place to be". En avion, en train, en voiture, on se délocalise chaque année vers la Riviera française, persuadés, à raison, que le meilleur du 7e art nous y donne rendez-vous. Un rendez-vous speed, orgasmique, intense, dont les rares séquelles sont un mal de dos pénible et une fatigue réjouissante.

Cannes 2016 : la Semaine de la Critique dévoile sa 55e sélection

Posté par MpM, le 18 avril 2016

Pour son édition anniversaire "50 + 5", la Semaine de la Critique propose une sélection riche de 10 longs métrages, dont 6 premiers films, et 15 courts et moyens métrages, sélectionnés parmi les 1500 courts et 1100 longs visionnés. En tout, dix-sept pays sont représentés avec une forte présence de l'Asie (Cambodge, Philippines, Taïwan, Singapour...) et de l'Europe du sud : Italie, Espagne, Grèce... et bien sûr Portugal, dont le dynamisme est visible à travers la sélection en compétition de deux courts métrages.

Bien que la Semaine fasse traditionnellement la part belle aux premiers films, on retrouve dans cette 55e sélection plusieurs réalisateurs qui sont loin d'être des inconnus. Ainsi, c'est Justine Triet (La bataille de Solférino) qui fait l'ouverture avec son deuxième long métrage Victoria qui compte Laure Calamy, Vincent Lacoste et Melvil Poupaud au générique. On retrouve également en séances spéciales Alessandro Comodin (L'été de Giacomo) et Jean-Christophe Meurisse de la compagnie Les chiens de Navarre ainsi que les nouveaux courts métrages de deux cinéastes confirmés révélés par la Semaine de la Critique : César Augusto Acevedo et Nadav Lapid.

Côté courts métrages, on retrouve des comédiennes passées pour la première fois derrière la caméra, Sandrine Kiberlain, Laetitia Casta et Chloë Sevigny, qui proposeront une séance de clôture pleine de fraîcheur. Enfin, la compétition longs métrages invite Julia Ducournau (dont le court métrage Junior avait été sélectionné par le comité court en 2011) et Davy Chou, qui passe à la fiction après l'étonnant documentaire Le sommeil d'or.

Séances spéciales longs métrages

Victoria de Justine Triet (France) - 2e film, film d'ouverture
Happy Times Will Come Soon d'Alessandro Comodin (Italie) - 2e film
Apnée de Jean-Christophe Meurisse (France) - 1er film

Compétition longs métrages

Albüm de Mehmet Can Mertolu (Turquie) - 1er film
Diamond Island de Davy Chou (Cambodge / France) - 2e film
Grave de Julia Ducournau (France) - 1er film
Mimosas d'Oliver Laxe (Espagne) - 2e film
Shavua ve Yom d'Asaph Polonsky (Israël) - 1er film
Tramontane de Vatche Boulghourjian (Liban) - 1er film
A Yellow Bird de K. Rajagopal (Singapour) - 1er film

Compétition court métrages

Arnie de Rina B. Tsou (Taïwan / Philippines)
Ascensão de Pedro Peralta (Portugal)
Campo de víboras de Cristèle Alves Meira (Portugal )
O Delírio é a redenção dos aflitos de Fellipe Fernandes (Brésil)
L’Enfance d’un Chef d'Antoine de Bary (France)
Limbo de Konstantina Kotzamani (Grèce)
Oh What a Wonderful Feeling de François Jaros (Canada)
Prenjak de Wregas Bhanuteja (Indonésie)
Le Soldat vierge d'Erwan Le Duc (France)
Superbia de Luca Tóth (Hongrie)

Séances spéciales courts métrages

* Séance 50+5
Myomano shel tzalam hatonot de Nadav Lapid (Israël)
Los pasos del agua de César Augusto Acevedo (Colombie)

* Films de Clôture
Bonne Figure de Sandrine Kiberlain (France)
En Moi de Laetitia Casta (France)
Kitty de Chloë Sevigny (États-Unis)

Cannes 2016 : les stars attendues sur le tapis rouge

Posté par MpM, le 14 avril 2016

julia roberts

Cannes, ce sont avant tout des films en avant-première, des découvertes fortes, un marché foisonnant, une couverture médiatique frénétique. Mais, pour certains, c'est aussi un tapis rouge foulé sous une pluie de paillettes par une myriade de stars.

Cette année, Thierry Frémaux semble avoir voulu gâter le public et la presse people avec un casting 5 étoiles. Ca va briller au firmament sur la croisette ! Et du moment que les temps forts et les surprises cinématographiques sont au rendez-vous, tant mieux.

Petite liste non exhaustive (et par ordre alphabétique) de celles et ceux qui devraient faire le déplacement.

Mathieu Amalric (Le cancre°
Javier Bardem (The last face)
Kim Basinger (The nice guys)
Nathalie Baye (Juste la fin du monde)
Shia La Beouf (American honey)
Charles Berling (Elle)
Juliette Binoche (Ma loute)
Valeria Bruni Tedeschi (Ma loute)
Steve Carell (Café society)
Vincent Cassel (Juste la fin du monde)
George Clooney (Money monster)
Anne Consigny (Elle)
Marion Cotillard (Mal de pierres, Juste la fin du monde)
Russell Crowe (The nice guys)
Catherine Deneuve (Le cancre)
Adam Driver (Paterson)
Joel Edgerton (Loving)
Jesse Eisenberg (Café society)
Virginie Efira (Elle)
Adèle Exarchopoulos (The last face)
Elle Fanning (The neon demon)
Golshifteh Farahani (Paterson)
Marina Foïs (Peicle il nero-
Louis Garrel (Mal de pierres)
Ryan Gosling (The nice guys)
Olivier Gourmet (La fille inconnue)
Adèle Haenel (La fille inconnue)
Rebecca Hall (Le Bon gros Géant)
Christina Hendricks (The neon demon)
Isabelle Huppert (Elle)
Laurent Lafitte (Elle)
Blake Lively (Café society)
Fabrice Luchini (Ma loute)
Viggo Mortensen (Captain Fantastic)
Rossy de Palma (Julieta)
Parker Posey (Café society)
Keanu Reeves (The neon demon)
Jérémie Renier (La fille inconnue)
Julia Roberts (Money monster)
Mark Rylance (Le Bon Gros Géant)
Léa Seydoux (Juste la fin du monde)
Soko (La danseuse)
Michael Shannon (Loving)
Kristen Stewart (Personal shopper, Café society)
Emma Suarez (Julieta)
Charlize Theron (The last face)
Gaspard Ulliel (Juste la fin du monde, La danseuse)

Cannes 2016 : 10 courts métrages et 18 films d’école en compétition

Posté par MpM, le 13 avril 2016

cinefondation et courts métrages 2016

Courts métrages

Comme chaque année, c'est la compétition officielle de courts métrages qui lance la grande semaine d'annonce des sélections cannoises. Tandis que l'on attend la conférence de presse qui dévoilera ce jeudi les noms des concurrents 2016 pour la Palme d'or et les films sélectionnés en section Un certain regard, avant l'annonce de la Semaine de la Critique lundi 18 et celle de la Quinzaine des Réalisateurs mardi 19, on connaît désormais les dix films qui concourront pour la palme d'or du court métrage.

Choisis parmi les 5008 œuvres reçues par le comité de sélection (ce qui représente 458 films de plus qu'en 2015), ceux-ci viennent majoritairement d’Europe et d'Amérique centrale et du Sud, avec un représentant pour l’Asie et un pour l’Afrique. C'est la réalisatrice japonaise Naomi Kawase qui présidera le jury chargé de les départager. On connaîtra le 22 mai prochain le nom de celui qui succédera à Waves'98 de Ely Dagher.

La laine sur le dos de Lofti Achour (Tunisie)
Dreamlands de Sara Dunlop (Royaume-Uni)
Timecode de Juanjo Gimenez (Espagne)
Imago de Raymund Gutierrez (Philippines)
Madre de Simon Mesa Soto (Colombie)
A moça que dançou com o diablo de João Paulo Miranda Maria (Brésil)
Après Suzanne de Félix Moati (France)
4:15 P.M. Sfarsitul Lumii de Catalin Rotaru et Gabi Virginia Sarga (Roumanie)
Il silenzio de Farnoosh Samadi Frooshan et Ali Asgari (Italie)
Fight on a swedish beach de Simon Vahlne (Suède)

Cinéfondation

La Cinéfondation a de son côté retenu dix-huit films (14 fictions et 4 animations) parmi les 2300 proposés par les écoles de cinéma. Quinze pays venus de trois continents y sont représentés, et sept films sont issus d’écoles qui participent pour la toute première fois. C'est également la première fois que des écoles de Bosnie-Herzégovine et du Venezuela voient l'un de leurs films retenu en Sélection. A noter par ailleurs que dix parmi les 18 ont été réalisés par des femmes.

Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis par le jury présidé par Naomi Kawase lors d'une cérémonie précédant la projection des films primés le vendredi 20 mai.

In the hills de Hamid Ahmadi (Royaume-Uni)
Submarine de Mounia Akl (États-Unis)
A nyalintas nesze de Nadja Andrasev (Hongrie)
Toate Fluviile curg în mare d'Alexandru Badea (Roumanie)
Ailleurs de Mélody Boulissière (France)
Gabber lover d'Anna Cazenave Cambet (France)
The Alan dimension de Jac Clinch (Royaume-Uni)
Poubelle d'Alexandre Gilmet (Belgique)
Dobro de Marta Hernaiz Pidal (Bosnie-Herzégovine)
La culpa, probablemente de Michael Labarca (Venezuela)
Las razones del mundo d'Ernesto Martinez Bucio (Mexique)
1 kilogram de Park Young-ju (Corée du Sud)
Aram de Fereshteh Parnian (France)
Gudh de Saurav Rai (Inde)
La santa che dorme de Laura Samani (Italie)
Bei Wind und Wetter de Remo Scherrer (Suisse)
Anna de Or Sinai (Israël)
Business de Malena Vain (Argentine)