Cannes 2018: La diversité à Un certain regard

Posté par vincy, le 12 avril 2018

Compétition
Hors-compétition, séances spéciales et séances de minuit

Border (Gräns) de Ali Abbasi
Sofia de Meyem Benm'Barek - premier film
Les chatouilles d'Andréa Bescond et Eric Metayer - premier film
Long Day's Journey into Night de Bi Gan
Manto de Nandita Das
A genoux les gars (Sextape) d'Antoine Desrosières
Girl de Lukas Dhont - premier film
Gueule d'ange de Vanessa Filho - premier film
Euphoria de Valeria Golino
Rafiki (Friend) de Wanuri Kahiu
Mon tissu préféré de Gaya Jiji - premier film
The Harvesters (Die Stropers) d'Etienne Kallos - premier film
In My Room de Urlirch Köhler
El Angel de Luis Ortega
The Gentle Indifference of the World de Adilkhan Yerzhanov

Cannes 2018: Hors-compétition, séances spéciales et séances de minuit

Posté par vincy, le 12 avril 2018

Compétition
Un certain regard

Hors compétition
Solo, A Star Wars Story de Ron Howard (lire notre article du 6 avril)
Le grand bain de Gilles Lellouche

Séances spéciales
10 ans en Thaïlande de Aditya Assarat, Wisit Sasanatieng, Chulayarnon Sriphol et Apichatpong Weerasethakul
The State Against Mandela and others de Nicolas Champeaux et Gilles Porte
Le grand cirque mystique (O Grande crico mistico) de Carlo Diegues
Les âmes mortes de Wang Bing
A tous vents (To the Four Winds) de Michel Toesca
La Traversée de Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit
Le pape François - Un homme de parole de Wim Wenders

Séances de minuit
Arctic de Joe Penna
Gongjak (The Spy Gone North) de Yoon Jong-Bing

Cannes 2018: les courts métrages en compétition et la sélection Cinéfondation

Posté par MpM, le 11 avril 2018

Cette année, le comité de sélection du Festival de Cannes a reçu 3943 courts métrages pour la course à la Palme d'or et 2426 pour la Cinéfondation (la compétition des films d'école), ce qui est en-dessous des chiffres de l'an passé (4943 et 2600), mais largement suffisant pour élaborer deux sélections que l'on pressent de grande qualité.

La Compétition des courts métrages 2018 est composée de huit films (un de moins qu'en 2017, probablement en raison de la durée des films qui sont tous au-dessus des 12 minutes) :  7 fictions et 1 animation venus de 8 pays différents, avec une forte connotation asiatique (Chine, Japon, Philippines) et deux absents de poids : les continents sud-américain et africain. On retrouve notamment parmi les réalisateurs sélectionnés la Polonaise Marta Pajek dont on avait beaucoup aimé l'opus précédent Impossible figures and other stories II présenté au Paris international animation Film Festival 2017. Tous seront en lice pour la Palme d’or du court métrage décernée par le président Bertrand Bonello et son jury.

De son côté, la Sélection Cinéfondation a choisi 17 films (14 fictions et 3 animations) venus de quatre continents. Cette fois, l'Amérique latine est bien présente : Mexique, Chili, Argentine, de même que l'Europe (France, Royaume Uni, Italie, Pologne, Roumanie...) mais toujours pas l'Afrique.  Le festival relève que sur les 22 réalisateurs, 12 sont des femmes. Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis (toujours par le jury de Bertrand Bonello) lors d’une cérémonie précédant la projection des films primés le jeudi 17 mai.

Courts métrages

Gabriel de Oren GERNER (France)
Judgement de Raymund Ribay GUTIERREZ (Philippines)
Caroline de Celine HELD et Logan GEORGE (États-Unis)
Tariki de Saeed JAFARIAN (Iran)
III de Marta PAJEK (Pologne)
Duality de Masahiko SATO, Genki KAWAMURA, Yutaro SEKI, Masayuki TOYOTA, Kentaro HIRASE (Japon)
On the border de WEI Shujun (Chine)
Toutes ces créatures de Charles WILLIAM (Australie)

Cinéfondation

Dolfin megumi de Ori AHARON (Steve Tisch School of Film & Television, Tel Aviv University, Israël)
End of Season de Zhannat ALSHANOVA (The London Film School, Royaume-Uni)
Sailor's delight de Louise AUBERTIN, Éloïse GIRARD, Marine MENEYROL, Jonas RITTER, Loucas RONGEART, Amandine THOMOUX (ESMA, France)
Inanimate de Lucia BULGHERONI (NFTS, Royaume-Uni)
El verano del leon electrico de Diego CÉSPEDES (Universidad de Chile - ICEI, Chili)
Palm trees and power lines de Jamie DACK (NYU Tisch School of the Arts, États-Unis)
Dong wu xiong meng de DI Shen (Shanghai Theater Academy, Chine)
Fragment de drame de Laura GARCIA (La Fémis, France)
Cinco minutos afuera de Constanza GATTI (Universidad del Cine (FUC), Argentine)
Los tiempos de Hector de Ariel GUTIÉRREZ (CCC, Mexique)
Dots de Eryk LENARTOWICZ (AFTRS, Australie)
Inny de Marta MAGNUSKA (PWSFTviT, Pologne)
Albastru si rosu, in proportii egale de Georgiana MOLDOVEANU (UNATC I.L. CARAGIALE, Roumanie)
Cosi in terra de Pier Lorenzo PISANO (Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie)
Kalendar de Igor POPLAUHIN (Moscow School of New Cinema, Russie)
Mesle bache adam de Arian VAZIRDAFTARI (Tehran University of Dramatic Arts, Iran)
I am my own mother de Andrew ZOX (San Francisco State University, États-Unis)

Cannes 2018: une affiche romantique

Posté par vincy, le 11 avril 2018

affiche festival de cannes 2018 poster

"Georges Pierre (1927-2003) est l’auteur du visuel de l’affiche du 71e Festival de Cannes" avec un "extrait de Pierrot le fou de Jean-Luc Godard (1965)" annonce par communiqué le Festival.

Une affiche colorée, lumineuse, ensoleillée et romantique, avec un baiser fougueux de Jean-Paul Belmondo, 85 ans avant-hier et Palme d'honneur en 2011, et Anna Karina, muse de JLG, et âgée aujourd'hui de 77 ans.

"Cet immense photographe de plateau immortalise les tournages de plus d’une centaine de films en 30 ans d’une carrière qui débute en 1960 avec Jacques Rivette, Alain Resnais et Louis Malle. Il engage ensuite des collaborations avec Robert Enrico, Yves Robert, Claude Sautet, Bertrand Tavernier, Andrzej Zulawski, Andrzej Wajda, et donc Jean-Luc Godard" explique le Festival. "Engagé en faveur de la reconnaissance du statut d’auteur pour le photographe de plateau, Georges Pierre a fondé l’Association des Photographes de Films, chargée de la défense des intérêts matériels et moraux des photographes de cinéma" ajoutent les organisateurs.

La photo a été évidemment retravaillée comme on peut le voir avec le cliché d'origine.

La jeune illustratrice et graphiste Flore Maquin a signé la maquette de cette affiche. Elle a déjà collaboré avec Universal Pictures, Paramount Channel, Europacorp, Wild Side, et Arte autour d’affiches de films revisitées ou alternatives.

L'affiche et les signatures qui s'en déclinent ont été créées par Philippe Savoir (Filifox).

Le Festival dévoilera sa sélection demain et ouvrira le 8 mai prochain.

20 films qu’on aimerait voir à Cannes 2018

Posté par redaction, le 11 avril 2018

L'idée cette année n'est pas de recenser la centaine de films possiblement sélectionnables. Nous en avons choisi 20 en fonction de nos goûts ou des risques qui pèsent sur eux pour diverses raisons. On croise encore les doigts pour un miracle Dolan. Si on attend des surprises (Korine, Roger Mitchell, Pawlikowski, Dupieux, Hosada, Honoré, Brizé, Gonzalez...), il semble évident, sinon, qu'on devrait croiser Reygadas, Kawase, Leigh, Schoeller, Lee Chang-dong, Loznitsa, Nemes, et Ceylan, en bons abonnés.

Ne spéculons pas. La sélection officielle sera dévoilée jeudi 12 avril. Celles de la Semaine de la Critique et de la Quinzaine des réalisateurs suivront la semaine prochaine. En attendant voici nos vingts excitations pré-cannoises.


THE LITTLE STRANGER
Lenny Abrahamson (Royaume Uni)
Trois ans après Room, Lenny Abrahamson réalise cette adaptation d'un roman "gothique" de Sarah Waters avec Domnhall Gleeson, Will Poulter et Charlotte Ramopling. Située après la Seconde guerre mondiale, cette histoire de manoir hanté a toutes ses chances pour Cannes puisque la sortie américaine est calée pour la fin août, avant la saison des grands festivals d'automne.


GIRLS WITH BALLS
Olivier Afonso (France) - premier film
Un film de genre francophone. Olivier Afonso, connu pour avoir été directeur artistique de Frontière(s) et surtout chef maquilleur de films comme Grave ou Petit paysan, deux chouchous de la Semaine de la critique, réalise ici son premier film, une comédie horrifique où une équipe de volleyeuses est traquée par un chasseur dans un territoire paumé. Ça s'annonce aussi féministe que barré. Avec Orelsan en guest-star.


C’EST ÇA L’AMOUR
Claire Burger (France)

Après sa Caméra d'or pour Party Girl (Un certain regard), coréalisé avec Marie Amachoukeli et Samuel Theis, voici le premier long métrage en solitaire de la réalisatrice, avec Bouli Lanners. Celui-ci incarne un père plaqué par sa femme et qui est dépassé par ses deux filles adolescentes. L'une des jeunes cinéastes françaises les plus récompensées de sa génération aura sa place dans une des sélection, on en est certain.


ROMA
Alfonso Cuaron (Mexique)

Cinq ans après Gravity, qui lui valu un Oscar du meilleur réalisateur, Alfonso Cuaron revient au Mexique avec une chronique seventies d'une famille du quartier Roma de Mexico City. Un retour aux sources pour le cinéaste qui a pris le temps de finir son film, débuté il y a un an et demi. Seule ombre au tableau pour celui qui est promis à la compétition: Netflix a acquis le film. Ce qui disqualifierait d'entrée l'un des films les plus attendus de l'année. Et ce serait bien dommage.


DOMINO
Brian De Palma (Etats-Unis)
Le film est prêt depuis cet hiver. On pouvait l'imaginer à Berlin. Qu'il n'y ait pas été et aussitôt, on peut comprendre que Cannes l'a préempté. Ce thriller par l'un des maîtres du genre serait en soi un événement. avec la star de Game of Thrones, Nikolaj Coster-Waldau sur le tapis rouge. ce serait surtout le retour de De Palma en Sélection officielle, après Mission to Mars et Femme Fatale, au début des années 2000, hors-compétition.


HIGH LIFE
Claire Denis (France)
C'est l'Ovni de l'année. La réalisatrice Claire Denis signe un film SF avec Robert Pattinson (désormais habitué cannois) et Juliette Binoche (qui a aussi le Naomi Kawase, Vision, en sélectionné potentiel), soit le duo de Cosmopolis (en compétition en 2012). Ce "Gravity" expérimental, par sa singularité, est l'un des projets cinématographiques européens les plus excitants de l'année. Et sans aucun doute l'un des plus risqués.


GUEULE D'ANGE
Vanessa Filho (France) - premier film
Marion Cotillard et Alban Lenoir dans un film coécrit avec Diastème et François Pirot: le film coche toutes les cases pour une présence cannoise dans une des sélections. D'autant que le sujet - une mère autodestructrice qui abandonne son enfant, qui doit se débrouiller seul - ne laissera pas les plus blasés indifférents.


THE MAN WHO KILLED DON QUIXOTE
Terry Gilliam (Royaume Uni)
C'est l'incertitude de l'année. Le film est calé depuis sa préparation pour Cannes. Mais un procès entre le producteur Paulo Branco et le réalisateur pourrait tout compliquer. Le distributeur et le cinéaste affirment qu'il est projetable. Ce serait un bel acte de bravoure que de le projeter, peu importe sa polémique juridique. Le film est enfin prêt, après 20 ans de malédiction. Jonathan Pryce et Adam Driver, le roman de Cervantes... il y a de quoi faire une belle soirée.


THE TOWER
Mats Grorud (Norvège) - premier film
Dix ans que le projet est dans les tuyaux. Dans la veine des films d'Ari Folman, The Tower se déroule dans dans un camp au Liban, avec en arrière plan sept décennies de conflit isarélo-palestinien. Entre marionnettes animées en stop motion et animation 2D, ce film humaniste mériterait bien sa place parmi les nombreux films d'animation en lice cette année.


SUSPIRIA
Luca Guadagnino (Italie)

On voit mal ce remake d'un classique horrifique de Dario Argento ne pas passer par Cannes. D'autant que le réalisateur n'est autre que celui de Call me by your name. Avec Tilda Swinton, Dakota Johnson, Chloe Grace Moretz, Ingrid Cavenet Sylvie Testud à l'affiche, il s'agit avant tout d'un hommage au film original (qui est lui même l'adaptation d'un roman). A noter que le film d'Argento avait été présenté à Cannes Classics, en version restaurée en 2007.


BIRDS OF PASSAGE (LES OISEAUX DE PASSAGE)
Ciro Guerra, Cristina Gallego (Colombie)
Après L'étreinte du serpent, primé à la Quinzaine des réalisateurs, Ciro Gierra est devenu l'un des cinéastes sud-américains à suivre. Cette année, le contingent latino-américain a un fort potentiel, notamment avec les nouveaux films de Carlos Reygadas, Alejandros Landes, Jayro Bustamante et Gabriel Mascaro. Cette fois-ci il reviendrait avec un "western tragique".


INRANG
Kim Jee-woon (Corée du sud)
Le bon, la brute et le Cinglé avait réjouit Cannes il y a 10 ans. Aussi on attend à voir le nouveau film du cinéaste coréen en séances spéciales, au minimum, avec ce remake du classique de l'anime japonaise, Jin-Roh, la brigade du loup. L'histoire serait transposée dans un futur proche lors d'une réunification des deux Corées. C'est évidemment dans l'actualité. Avec Mamoru Oshii (Ghost in the Shell) c'estt forcément le film de genre le plus hot du moment.


IF BEALE STREET COULD TALK
Barry Jenkins (Etats-Unis)

Ce serait un beau coup: le nouveau film du réalisateur de Moonlight, Oscar du meilleur film en 2017. Qui plus est l'adaptation du roman de James Baldwin, sujet du docu I am not your Negro, César du meilleur documentaire cette année. Cette fois-ci Jenkins nous emmène à Harlem, où une femme enceinte tente désespérément de prouver l'innocence de son fiancé, accusé d'un crime. Black Lives Matter...


CHRIS THE SWISS
Anja Kofmel (Suisse) - premier film
Autre film d'animation convoité, celui de la réalisatrice helvète , qui retrace la mort de son cousin journaliste mort à la frontière serbe en en plein conflit en ex-Yougoslavie. Son enquête mélange à la fois un style esthétique affirmé et un sujet éminemment politique. De quoi faire le bonheur de la Croisette.


DILILI À PARIS
Michel Ocelot (France)

Et si Ocelot avait enfin les honneurs de la Sélection officielle? Rappelons qu'Azur et Asmar avait été présenté à la Quinzaine en 2006. parmi les nombreux films d'animation, il est sans aucun doute le plus prévisible. Mais on voit mal comment Cannes pourrait passer à côté de ce "gros" budget dans le Paris de la Belle-Epoque signé du réalisateur de Kirikou.


THREE FACES
Jafar Panahi (Iran)
C'est un secret de polichinelle: malgré ses condamnations, et l'interdiction de filmer, Jafar Panahi tourne clandestinement sans discontinuer. Son nouveau film est l'histoire de trois femmes - une actrice, une présentatrice TV et une jeune comédienne ambitieuse. De par son nom, son palmarès et sa condition de réalisateur opprimé, on le voit mal hors de la Sélection officielle.


LORO
Paolo Sorrentino (Italie)

La question n'est pas de savoir s'il sera à Cannes. Mais comment il sera projeté à Cannes. Le nouveau film de Paolo Sorrentino (La Grande bellezza), toujours avec son acteur fétiche Toni Servillo, qui plus est dans le rôle de Silvio Berlusconi, sortira en effet en Italie en deux parties les 24 avril et 10 mai. On ne voit pas un montage spécial en un seul film. On miserait plutôt sur une double séance comme pour Che de Steven Soderbergh. De quoi rester quatre heures dans un fauteuil.


LA QUIETUD
Pablo Trapero (Argentine)

Le retour de Bérénice Bejo, prix d'interprétation avec Le Passé, dans son pays natal sous l'œil d'un des réalisateurs les plus sélectionnés à Cannes, Pablo Trapero. A cela on ajoute le retour de Martina Gusman (l'épouse de Trapero) et la présence d'Edgar Ramirez, et l'histoire familiale où deux sœurs se retrouvent et sont confrontées à leur blessures du passé. Une fois de plus le réalisateur change de genre, ce qui est d'autant plus passionnant.


BEAUTIFUL BOY
Felix Van Groeningen (Belgique)
Le réalisateur d'Alabama Monroe a toutes les cartes en mains: un acteur aimé sur la Croisette (Steve Carell) et la coqueluche du moment (Timothée Chalamet, Call me By Your Name) au casting, une relation mélodramatique entre un père et un fils, un réalisateur doué pour parler de la noirceur humaine, Plan B à la production et Amazon studios à la distribution... Autrement dit un film oscarisable sur le papier, mais qui a besoin de Cannes pour faire monter le buzz.


THE HOUSE THAT JACK BUILT
Lars Von Trier (Danemark)
Banni en 2011, Lars von Trier a-t-il été pardonné? On le saura jeudi. En pleine affaire DSK, le cinéaste palmé danois a dérapé, puis a été éjecté de la Croisette. Depuis, il a préféré Berlin et Venise. Mais avec un Jack l'éventreur à sa sauce, son histoire de tueur à gages multi-stars (Matt Dillon, Uma Thurman, Bruno Ganz) pourrait être le symbole de la réhabilitation, voire de la résurrection. Von Trier peut toujours prétexter le mal du pays pour ne pas venir.

Cannes 2018: un pass spécial pour les 18-28 ans

Posté par wyzman, le 10 avril 2018

Trois semaines avant le lancement de la 71e édition, les organisateurs du Festival de Cannes viennent d'annoncer la mise en place d'un pass spécial à l'intention des cinéphiles de 18 à 28 ans. Intitulé "Trois jours à Cannes", le passe donne accès aux plus jeunes à toute la sélection officielle. Du 17 au 19 mai, ils pourront donc voir tous les films de la Compétition, Hors-Compétition, des Séances Spéciales, d'Un Certain Regard, de Cannes Classics et du Cinéma de la Plage.

Longtemps jugé trop élitistes, les organisateurs du festival rappellent dans leur communiqué : "Le Festival de Cannes accueille depuis plus de 70 ans les professionnels du cinéma, stars internationales, presse du monde entier et cinéphiles. Le Festival de Cannes c’est avant tout des films, une sélection mais c’est aussi le rendez-vous des amoureux du 7e art."

Les badges peuvent être retirés à partir du mercredi 16 mai au Palais des Festivals. Pour recevoir le Graal, les intéressés doivent simplement fournir une pièce d'identité, une photo d'identité et soumettre une lettre de motivation décrivant leur cinéphilie à cet endroit.

Pour la 3e fois, Star Wars débarque à Cannes

Posté par vincy, le 6 avril 2018

16 ans après la projection de Star Wars : L’Attaque des clones et 13 ans après celle de Star Wars : La Revanche des Sith, le Festival de Cannes accueille de nouveau la saga de la Guerre des étoiles avec l'arrivée hors compétition et en Sélection officielle de Solo, A Star Wars Story.

Réalisé par Ron Howard (son Da Vinci Code était déjà passé sur la Croisette), qui a remplacé Phil Lord et Chris Miller au pied levé, le film se consacre aux jeunes années de Han Solo, accompagné de son fidèle Chewbacca, de l’escroc Lando Calrissian, du Faucon Millenium et de quelques droïdes…

Ce deuxième spin-off de la saga, après Rogue One en 2016, sera dévoilé dans le Grand Théâtre Lumière.

Alden Ehrenreich incarne Han Solo. Il est entouré de Woody Harrelson, Emilia Clarke, Donald Glover, Thandie Newton, Phoebe Waller-Bridge, Joonas Suotamo et Paul Bettany.

Le film sortira en France le 23 mai, deux jours avant sa sortie aux États-Unis.

Everybody Knows d’Asghar Farhadi en ouverture de Cannes

Posté par vincy, le 4 avril 2018



[Mise à jour le 5 avril]
Le film "espagnol" d'Asghar Farhadi, Everybody Knows, fera l'ouverture du Festival de Cannes le 8 mai prochain selon le magazine professionnel Variety dans un article daté du 4 avril. Le Festival a confirmé l'information le 5 avril dans la matinée. Le film, qui sera en Compétition, sortira le 9 mai, lendemain de l'ouverture donc, dans les salles françaises.

Produit et distribué par Memento Films, qui devrait monter les marches avec le prochain film de Nuri Bilge Ceylan (The Wild pear Tree), le nouveau Farhadi met en scène le trio hispanophone le plus hot des années 2000: Penelope Cruz, Javier Bardem et Ricardo Darin. C'est la deuxième fois, 14 ans après La mauvaise éducation de Pedro Almodovar, qu'un film en langue espagnol ouvrirait le Festival. Et c'est aussi la première fois qu'un film ni en anglais ni en français ouvre Cannes depuis 2004.

L'histoire suit Laura, qui habite à Buenos Aires et revient dans son village natal en Espagne, avec ses enfants, à l’occasion d’une fête de famille. UUn événement inattendu va bouleverser le cours de leur existence. La famille, ses secrets, ses liens, ses traditions et les choix moraux qu’ils imposent sont au cœur de l’intrigue. Le film a été tourné l'an dernier au nord de Madrid.

Asghar Farhadi, Ours d'or à Berlin (Une séparation) et oscarisé deux fois dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, est un habitué de la Croisette puisque Le Passé et Le Client, présentés en compétition ont glané plusieurs prix: prix d'interprétation féminine pour Bérénice Bejo pour le premier en 2013, prix d'interprétation masculine pour Shahab Hosseini et prix du meilleur scénario pour Farhadi pour le second. Pour ce nouveau film, le cinéaste s’est entouré de José Luis Alcaine à l’image (collaborateur régulier de Pedro Almodóvar, Carlos Saura ou Bigas Luna), la costumière Sonia Grande (Midnight in Paris de Woody Allen, The Others d’Alejandro Amenábar) et la monteuse iranienne Hayedeh Safiyari qui poursuit sa collaboration avec le réalisateur puisqu’elle a œuvré pour quatre de ses longs métrages, dont les deux films gagnants d’un Oscar.

Cannes 2018: Benicio del Toro président du jury Un Certain Regard

Posté par vincy, le 4 avril 2018

L'acteur américano originaire de Porto Rico Benicio del Toro présidera le jury Un Certain Regard au prochain Festival de Cannes. Il avait déjà été membre du jury de la Compétition, celui de Tim Burton, en 2010. Il avait reçu un prix d’interprétation cannois pour son incarnation de Che Guevara dans le diptyque Che de Steven Soderbergh, un rôle qu’il a porté pendant 7 ans.

"Artiste sans frontière, amoureux fou de Jean Vigo et Charlie Chaplin, qui aurait rêvé de rencontrer Bela Lugosi, Lon Chaney, Toshiro Mifune ou Humphrey Bogart", comme le définit le communiqué du Festival, il est un ardent cinéphile. "A 20 ans, il découvre Les 400 Coups puis les univers infinis de Fellini, Eisenstein, Bergman, Eustache, Kurosawa... L’Île nue de Kaneto Shindô devient son film de chevet."

Comédien caméléon, remarqué pour ses performances charismatiques, pouvant être doux comme brutal, il a souvent fait sensation dans des films très éclectiques, tournant avec Brian Synger (Usual Suspects, 1995, en séance spéciale à Cannes), Abel Ferrara (Nos funérailles, 1996), Julian Schnabel (Basquiat, 1997), Terry Gilliam (Las Vegas Parano, 1998, en compétition à Cannes), Guy Ritchie (Snatch, 2000), Steven Soderbergh (Traffic, 2001, Ours d'argent du meilleur acteur à Berlin et Oscar du meilleur second rôle), Sean Penn (The Pledge, 2001, en compétition), Alejandro Gonzalez Inarritu (21 Grammes, 2003), William Friedkin (Traqué, 2003), Robert Rodriguez, Frank Miller et Quentin Tarantino (Sin City, 2005, en compétition), Sofia Coppola (Somewhere, 2010), Oliver Stone (Savages, 2012), Arnaud Desplechin (Jimmy P., 2013, en compétition à Cannes), Paul Thomas Anderson (Inherent Vice, 2014), et Denis Villeneuve (Sicario, 2015, en compétition). A Cannes, on l'a aussi entendu comme voix du Serpent dans Le Petit Prince de Mark Osborne.

Benicio del Toro est aussi un personnage récurrent de l'univers Marvel en incarnant Taneleer Tivan / le Collectionneur dans Les Gardiens de la Galaxie et le prochain Avengers: Infinity War, en plus d'un caméo dans Thor : Le Monde des ténèbres. Le grand public l'a vu récemment en DJ dans Star Wars : Épisode VIII, Les Derniers Jedi de Rian Johnson. Et il est attendu dans la suite de Sicario, réalisée par Stefano Sollima.

Il a également accompagné sa première réalisation, El Yuma, l’un des segments de 7 Jours à la Havane, œuvre collective sélectionnée au Certain Regard, en 2012.

Le Carrosse d’or 2018 pour Martin Scorsese

Posté par MpM, le 30 mars 2018

C'est le cinéaste américain Martin Scorsese qui recevra le Carrosse d'or 2018 décerné par la Société des réalisateurs de Films. Il sera remis lors de l'ouverture la 50e édition de la Quinzaine des Réalisateurs, le 9 mai prochain.

C'est même une journée exceptionnelle qui sera proposée aux festivaliers avec notamment la projection de Mean Street (révélé à la Quinzaine en 1974) et une conversation avec Martin Scorsese, avant la remise du fameux prix qui récompense "un réalisateur choisi pour les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son intransigeance dans la mise en scène et la production".

Depuis son premier séjour sur la Croisette en 1974, Martin Scorsese a tissé des liens particuliers avec le Festival de cannes. Il revient dès 1975 avec Alice n'est plus ici, puis reçoit la Palme d'or en 1976 pour Taxi driver. Il est à nouveau récompensé en 1986 pour After hours (Prix de mise en scène). Depuis, il est surtout venu hors compétition (New York stories en 1989, Mon voyage en Italie en 2001) et à Cannes Classics en tant qu'interprète dans différents documentaires (Brando en 2007, Kurosawa la voie en 2011, This is Orson Welles en 2015...), mais plus en compétition.

Il a également été président du jury de la compétition officielle en 1998 et de la Cinéfondation et des courts métrages en 2002.