5 films français visent l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Posté par vincy, le 17 septembre 2018

La France a pré-sélectionné cinq films en vue de choisir celui qui représentera le pays dans la course à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Avouons-le, on savait que la chose ne serait pas facile pour les responsables, qui a choisi cinq films réalisés par un homme malgré la prédominance des femmes dans la commission. D'une part, année après année, peu importe le genre, les prix, les critiques: la France n'est plus favorite. Le dernier Oscar dans cette catégorie remonte à 1993. On ne compte que deux films français nommés (trois avec Amour qui concourrait pour l'Autriche, qui au moins a gagné l'Oscar) et un en demi-finale depuis 2010.

A voir la liste, on se dit que ça ne va pas être plus facile face à des poids lourds comme Cold War, Une affaire de famille, Roma, Girl, Werk ohne autor, Burning... On tape dans le drame dur, la narration ou l'esthétique radicale, le sujet social. Ce qui ne retire rien à ces films, qui ont reçu de bonnes critiques y compris à Ecran Noir. Mais aucun n'a été un succès populaire, et, hormis Jusqu'à la garde, aucun n'a reçu de prix dans les grands festivals.

Climax de Gaspar Noé
La Douleur d’Emmanuel Finkiel
Jusqu’à la garde de Xavier Legrand
Mademoiselle de Joncquières d’Emmanuel Mouret
Les Quatre Sœurs de Claude Lanzmann

Le 21 septembre, la commission auditionnera le producteur et le vendeur international de chaque film présélectionné afin de désigner le candidat.

Teresa Cremisi, présidente de la commission d'Avance sur recettes, la cinéaste Claire Denis, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, Nicole Garcia, réalisatrice et comédienne, Isabelle Madelaine, productrice, Alain Terzian, président de l'Académie des César, et Serge Toubiana, président d'Unifrance, composent cette commission.

L’actrice japonaise Kirin Kiki (Les délices de Tokyo, Une affaire de famille) s’est éteinte

Posté par vincy, le 17 septembre 2018

La dernière fois qu'on l'a vue, elle était une grand-mère pétillante et taquine dans Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda, Palme d'or cette année à Cannes. L'actrice japonaise Kirin Kiki est morte à l'âge de 75 ans le 15 septembre, après plus de 50 ans de carrière.

Kore-eda l'avait régulièrement enrôlée ses dernières années, dans Still Walking, I wish, Tel père tel fils, Notre petite sœur et Après la tempête. En vieillissant, elle avait sur séduire d'autres générations de cinéastes, à commencer par Naomi Kawase (Hanezu l'esprit des montagnes et surtout Les délices de Tokyo) et Lee Sang-il (Akunin, Rage). Son plus grand succès reste Ritânâ (en 2002), un film SF d'action de Takashi Yamazaki.

Après des débuts au théâtre sous le nom de Yuuki Chiho, la comédienne a traversé les époques et les styles depuis Le lac des larmes de Tomotaka Tasaka en 1966. Les japonais n'ont jamais cessé de la voir que ce soit sur le grand écran ou le petit, dans des téléfilms comme dans des publicités, sans oublier tous ses témoignages intimes sur le cancer du sein qui la rongeait, ou la presse people (elle était l'épouse de la star locale Yuya Uchida, sans partager le même appartement, et la belle-mère de l'acteur vedette Masahiro Motoki).

Les Asian Film Awards lui ont décerné un prix pour l'ensemble de sa carrière en 2016. Les Oscars japonais l'ont nommé 11 fois entre 1986 et 2016. Elle gagna trois fois pour Tokyo tawa de Joji Matsuoka, pour Akunin et pour Waga haha no ki de Masato Haerada.

Pour l'anecdote, la vieille dame, avant que la maladie ne l'empêche de prendre le volant, conduisait une citroën dans les rues de son quartier de Shibuya à Tokyo.

La réalisatrice de « Rafiki » porte plainte contre les autorités kenyanes

Posté par vincy, le 12 septembre 2018

Wanuri Kahiu, réalisatrice de Rafiki, premier film kényan sélectionné au Festival de Cannes en mai dernier, a décidé de porter plainte contre le KFBC (organisme de régulation des diffusions mandaté par le gouvernement kényan), et le procureur général du pays, suite à l'interdiction de son film dans son pays.

Rafiki raconte l'histoire de deux jeunes femmes, à Nairobi, qui tombent amoureuses l'une de l'autre, essayant de ne pas se faire surprendre en restant à l'écart des commères, machos et autres dévots.

Lors de l'annonce de sa sélection à Cannes, tout le monde s'était réjoui de cet "honneur" dans le plus grand des festivals, à commencer par la Commission du Film du Kenya (l'équivalent du CNC) et le ministère des Sports et du Patrimoine, qui comprend la Culture dans ses attributions. Mais rapidement, le film a été censuré, avant même sa projection sur la Croisette. Le KFCB y a vu une "claire intention de promouvoir le lesbianisme au Kenya ce qui est contraire à la loi", ajoutant que ce film "heurte la culture et les valeurs morales du peuple Kényan".

Dans un communiqué, Wanuri Kahiu estime que l'empêchement de la diffusion du film viole plusieurs articles de la constitution qui protège la liberté d'expression et de création: "Quand quelqu’un commence à porter atteinte à votre droit d'être créative et d’exercer votre travail cela devient un problème".

Le film sort le 26 septembre en France. Il y a peu de chance qu'il représente le Kenya aux Oscars.

Venise 2018 : Roma d’Alfonso Cuaron, Lion d’or réservé au petit écran?

Posté par kristofy, le 10 septembre 2018

Roma de par sa forme anti-commerciale semblait trop fragile pour remplir des salles de cinéma. Ce n'est pas ce qu'a pensé le jury de Guillermo del Toro. Le film, en compétition au 75e Festival de Venise, a raflé le Lion d'or. C'est donc la plateforme de streaming Netflix diffusera le film. Le même cas de figure s'est présenté pour Annihilation de Alex Garland, Anon d'Andrew Niccol, Wolf Brigade de Kim Jee-won ou Mowgli de Andy Serkis: les prédictions d'exploitation en salles étant synonyme de perte d'argent, les droits ont été achetés directement ou revendus à Netflix... Ce que craignait les professionnels à Cannes (une Palme d'or pas visible en salle de cinéma) vient donc de se produire à Venise : un grand film réservé à des abonnés de Netflix.

Depuis le refus de Cannes de prendre en compétition des films Netflix (dont Roma), la position de la plateforme de ne réserver 'ses' films qu'à ses abonnés a justement évolué vers une stratégie hybride, notamment en Corée du sud. Le producteur David Linde (Participant Media) assure que le contrat mixte une sortie en salles pour viser les Oscars et satisfaire le public art-et-essai et une diffusion mondiale sur Netflix.

Les Oscars dans le viseur

Car les cinéastes prestigieux, comme Alfonso Cuarón, veulent pouvoir concourir aux Oscar, ce qui exige que le film ait une sortie limitée dans certaines salles de New York et Los Angeles. De son côté, Netflix veut aussi être aux Oscars pour valoriser son catalogue. Dorénavant, certains films Netflix pourront bien être visibles dans certaines salles de cinéma, en dehors des festivals. Le jour où Roma sera disponible sur Netflix il y aura en même temps (dans certains pays en tout cas) une sortie "day and date", "in selected theaters". Par conséquent, Alfonso Cuarón sera en lice pour les prochains palmarès de fin d'année, ce qui arrange bien le Festival de Venise.

Cuaron est un habitué de la Mostra. Tout comme Cannes qui entretient ses cinéastes 'abonnés' ou chacun de leurs films y est sélectionné, Venise accueille régulièrement les oeuvres de certains fidèles, même si, de plus en plus, le festival ignore de nombreuses cinématographies, parie sur des valeurs sûres (en compétition) et choisit une stratégie hollywoodienne face à Toronto. Le cinéaste mexicain est presque chez lui à Venise depuis que Y tu mamá también avait été en compétition en 2001 en y remportant le prix du meilleur scénario, il y est de retour en 2006 pour présenter Les fils de l'Homme puis en 2010 où il fait l'ouverture de la Mostra avec Gravity. Enfin, en 2015, Alfonso Cuarón est le président du jury de Venise.

C'est justement après Gravity, cette aventure hollywoodienne spatiale avec George Clooney et Sandra Bullock, qui a emmené Alfonso Cuarón au plus haut avec 7 Oscars. Cette année, il est revenu sur le Lido en compétition pour présenter Roma.

Une fresque intime et vécue

Ce nouveau projet revient sur terre et, dans la forme, semble presque l'exact opposé : aucune star, retour au parlé mexicain (plus précisément la langue mixtèque), en noir et blanc, d'une durée de 2h15, avec une histoire de famille inspirée de son enfance. Il fallait sans doute cette apparente austérité pour prendre le temps de regarder vivre cette famille, dont l'ampleur est soulignée par des longs plans séquences et des mouvements de travelling en ligne droite. Durant les années 1970 à Mexico et dans la région d'Oaxaca (sud du pays), on découvre d'abord la jeune Cleo dans son quotidien d'employée domestique d'une riche famille (nettoyer le sol, laver le linge, faire la cuisine...) puis au fur et à mesure l'ensemble de cette famille pour qui elle est servante : les enfants, leur mère et son mari. Celui-ci étant partant pour un long voyage, Cleo s'occupe beaucoup des enfants. Elle a des proches, qui comme elles travaillent au service de maisons. Durant son temps libre avec sa meilleure amie elle sort parfois avec des garçons pour aller au cinéma (voir Louis de Funès!). Elle va devoir annoncer qu'elle est enceinte à sa patronne, mais que le garçon ne veut plus la revoir...

La caméra à peine mobile de Alfonso Cuarón qui capte divers moments de vie est en surface une mise-en-scène simpliste. Mais dans le cadre de l'image, au second plan ou hors-champs, tout s'enrichit de gestes et de mouvements. Cette sobriété glisse toutefois vers plusieurs longs plans-séquences pleins de bravoure où des évènements-clés dramatiques se déroulent devant nos yeux : un accouchement éprouvant, un groupe armé qui envahit un magasin, une enfant qui risque de se noyer. A chaque film, le cinéaste aime défier le cinéma, entre audaces formelles et narration à tiroirs. Alfonso Cuarón présente Roma comme étant son film le plus personnel, l'histoire découlant de ses souvenirs. C'est, pour lui, une sorte d'hommage aux diverses femmes de son entourage d'enfance (Cleo est inspirée de sa babysitter) et ce à quoi elles ont dû faire face, comme justement faire un bébé toute seule pour l'une ou mentir à ses enfants en leur disant que leur père reviendra pour l'autre, durant une époque remplie de turbulences politiques (des nouvelles élections, des manifestations dans la rue).

Un récit intime pour lui, un film qu'il espère faire découvrir à un plus large public possible... sauf en France?

La Gaule réfractaire

Il y a de grandes chances que Roma ne soit pas diffusé dans l'Hexagone, soi-disant temple de la cinéphilie. Le blocage n'est plus du côté de Netflix (à condition qu'il trouve un distributeur), mais du côté de la Fédération Nationale des Cinémas Français (la FNCF, qui avait d'ailleurs fait annuler des séances d'avant-première gratuites de Okja, film Netflix en compétition à Cannes, à Paris en 2017) en lutte contre ce concurrent et perturbateur de la chronologie des médias. En France, la chronologie des média, actuellement en cours de renégociation, veut qu'un film sorti en salle ne soit disponible en SVOD que 3 ans après son exploitation (impensable pour Netflix, Amazon ou autres quand ils investissent des dizaines de millions d'euros dans les films des Coen, de Scorsese, Cuaron, Mackenzie, Greengrass ou Michod. La nouvelle réforme passerait le délais de 15 à 36 mois, ce qui n'a pas plus acceptable pour les plateformes de SvàD.

Tout le monde est finalement perdant dans cette histoire: les cinéphiles qui ne pourront pas voir le film sur grand écran, les salles de cinéma qui se privent à la fois d'un grand film qui peut séduire de fidèles spectateurs et qui poussent ces spectateurs à s'abonner à Netflix (donc à se détourner d'une sortie au cinéma), le cinéma qui va devoir s'adapter à un écran de 1m50, ...

Ironiquement, on notera que le film de Cuaron sera projeté au prochain Festival Lumière, à Lyon, dirigé par Thierry Frémaux, patron cannois entravé dans sa liberté de programmer. Le film a déjà été présenté à Telluride. Il est déjà l'un des événements des festivals de Toronto, New York et Londres Il sera sur Netflix (et dans quelques cinémas américains et mexicains) le 14 décembre.

Le scénario de la Palme d’or bientôt en librairie

Posté par vincy, le 4 septembre 2018

Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda, Palme d'or au dernier festival de Cannes, fera l'objet d'une sortie en librairie. En effet, le scénario du film, traduit en français, sera disponible le 21 novembre chez l'éditeur JC Lattès. Le Pacte sortira le film le 12 décembre.

Depuis sa récompense suprême à Cannes, le mélodrame familial connaît un parcours glorieux. Pour la deuxième fois, Hirokazu Kore-eda représentera son pays aux Oscars, après Nobody Knows (2004). Le film a en effet été choisi pour représenter le Japon pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, malgré l'accueil plutôt froid du gouvernement de Shinzo Abe, régulièrement critiqué par le réalisateur. Le Premier ministre japonais voit plutôt d'un mauvais œil que le film nippon de l'année montre un Japon méconnu, celui des exclus et des marginaux.

Côté box office, le cinéaste est aux anges: le film a récolté 38M$ au box office japonais, ce qui en fait le 7e succès de l'année à date, surclassant les Avengers et à égalité avec Les Indestructibles 2 et Mission:Impossible - Fallout. En Chine, le film a rapporté 14M$ en un mois, soit un record pour un film japonais non animé.

Le film tourne désormais dans les festivals. Après Telluride cette semaine, il sera présenté à Toronto puis au Festival de New York. Il a aussi remporté le prix du meilleur film international au festival de Munich fin juin. Le réalisateur sera par ailleurs honoré au prochain Festival de San Sebastian.

Prolifique, Kore-eda va tourner cette automne son prochain film, La vérité sur Catherine (The Truth), avec Catherine Deneuve, Juliete Binoche, Ludivine Sagnier et Ethan Hawke.

Shéhérazade envoûte le Festival d’Angoulême

Posté par vincy, le 26 août 2018

La 11e édition du festival du film francophone d'Angoulême s'est achevée ce soir avec le palmarès des jurys, dont celui de Karin Viard pour la compétition.,

Le grand vainqueur de la soirée est incontestablement Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin: Prix Valois de diamant, Valois Magelis des étudiants francophones, Valois Sacem de la musique de film (Mouss et Hakim). Le film, qui sort le 5 septembre, raconte l'histoire de Zachary, 17 ans, tout juste sorti de prison et rejeté par sa mère, qui traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C'est là qu'il rencontre Shéhérazade... Ce premier-film avait été présenté en séances spéciales à la Semaine de la Critique à Cannes.

Autre grand gagnant, L’amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebbot, récompensé par le convoité Valois Canal+ du public. Cette auto-fiction sera en salles le 10 octobre.

Le Valois du jury a été décerné à Tout ce qu’il me reste de la révolution de Judith Davis, film où l'on retrouve la réalisatrice, Malik Zidi et Mireille Perrier. Sur les écrans le 2 janvier 2019.

Pour le reste le palmarès a distingué Milya Corbeil-Gauvreau dans Les rois mongols de Luc Picard (meilleure actrice), Félix Maritaud dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet (meilleur acteur), Sofia de Meryem Benm’Barek (meilleur scénario), Hybrids de Florian Brauch, Kim Tailhades, Matthieu Pujol, Yohan Thireau, Romain Thirion et Travelogue Tel Aviv de Patthey Samuel (meilleur court d'animation ex-aequo) et Stéphanie Bermann et Alexis Dulguerian (Domino Films, producteur de Petit paysan, Valois de Diamant l'an dernier).

Phantom Thread, meilleur film de l’année pour la critique internationale

Posté par vincy, le 24 août 2018

Le lauréat du grand Prix Fipresci de la critique internationale 2018 est décerné à Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson, a annoncé le Festival du film de San Sebastian. C'est la troisième fois que le cinéaste américain remporte ce trophée (un record), après There Will be Blood et Magnolia.

Il a triomphé de 3 Billboards, les panneaux de la vengeance de Martin McDonagh, deux fois oscarisé et primé à Venise l'an dernier, Cold War de Pawel Pawlikowski, primé à Cannes cette année, et Zama de Lucrecia Martel, prix Fipesci du meilleur film à La Havane.

Phantom Thread, avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps et Lesley Manville, raconte l'histoire d'un génie névrotique de la Haute-couture dans le Londres des années 1950, qui tombe sous le charme d'une jeune fille venue de l'Est et en fait sa muse. Le film a remporté un Oscar (costumes) pour 7 nominations (dont film, acteur, réalisation et second rôle féminin). Il n'a été présenté dans aucun grand festival. Le film a séduit 375 000 spectateurs en France et a récolté 46M$ dans le monde.

L’an dernier, L’autre coté de l’espoir d’Aki Kaurismaki, prix de la mise en scène à Berlin, avait été désigné comme meilleur film par la critique internationale.

Venise 2018: Assayas, Audiard, les Coen, Cuaron, Greengrass, Lanthimos, Leigh, Nemes et Reygadas en compétition

Posté par vincy, le 25 juillet 2018

C'est un sacré programme que s'offre Venise pour sa 75e édition. De films produits par Netflix en grands noms oscarisables, c'est une fois de plus l'Amérique du nord qui envahit le Lido cette année. Guillermo del Toro, président du jury, aura d'ailleurs deux films mexicains à départager. La compétition est vénitienne est ainsi très occidentale et très peu représentative des cinéphiles mondiales: un seul film asiatique se retrouve isolé dans cette compétition. En revanche, côté stars, Venise tire le gros lot. Et court-circuite Toronto côté films attendus, en s'offrant plusieurs avant-premières mondiales.

Avec trois Palmes d'or cannoises, le Festival de Venise pioche aussi des habitués ou des découvertes de la Croisette. Un glissement de plaques pas si anodin alors que Cannes a cherché cette année à défendre un cinéma pas forcément mainstream et des talents pas forcément connus. Mais son plus beau coup c'est évidemment la présence d'Alfonso Cuaron, de la mini-série des Coen et du film inédit d'Orson Welles, impossible à projeter à Cannes en vertu d'un arrête "anti-Netflix" qui s'avère finalement pervers pour le festival français.

Compétition

  • First Man, Damien Chazelle (USA) - ouverture
  • The Mountain, Rick Alverson (USA)
  • Doubles Vies, Olivier Assayas (France)
  • The Sisters Brothers, Jacques Audiard (France)
  • The Ballad of Buster Scruggs, Ethan and Joel Coen (USA)
  • Vox Lux, Brady Corbet (USA)
  • Roma, Alfonso Cuaron (Mexique)
  • 22 July, Paul Greengrass (Norvège)
  • Suspiria, Luca Guadagnino (Italie)
  • Work Ohne Autor, Florian Henkel Von Donnersmark (Allemagne)
  • The Nightingale, Jennifer Kent (Australie)
  • The Favorite, Yorgos Lanthimos (USA, Grèce)
  • Peterloo, Mike Leigh (Royaume Uni, USA)
  • Capri-Revolution, Mario Martone (Italie, France)
  • What You Gonna Do When The World’s On Fire?, Roberto Minervini (Italie, USA, France)
  • Sunset, Laszlo Nemes (Hongrie, France)
  • Freres Ennemis, David Oelhoffen (France, Belgique)
  • Neustro Tiempo, Carlos Reygadas (Mexique, France, Allemagne, Danemark, Suède)
  • At Eternity’s Gate, Julian Schnabel (USA, France)
  • Killing, Shinya Tsukamoto (Japon)

Hors-compétition

Evénement spécial:

  • The Other Side Of The Wind, Orson Welles (U.SA)
  • They’ll Love Me When I’m Dead, Morgan Neville (USA)

Séances spéciales:

  • My Brilliant Friend, Saverio Costanzo (Italie, Belgique)
  • Il Diario Di Angela – Noi Due Cineasti, Yervant Gianikian (Italie)

Fictions:

  • Una Storia Senza Nome, Roberto Andò (Italie)
  • Les Estivants, Valeria Bruni Tedeschi (France, Italie)
  • A Star is Born, Bradley Cooper (USA)
  • Mi Obra Maestra, Gaston Duprat (Argentine, Espagne)
  • A Tramway in Jerusalem, Amos Gitai (Israel)
  • Un Peuple et Son Roi, Pierre Schoeller (France, Belgique)
  • La Quietud, Pablo Trapero (Argentine)
  • Dragged Across Concrete, S. Craig Zahler (USA)
  • Shadow, Zhang Yimou (Chine)

Documentaires:

  • A Letter To A Friend In Gaza, Amos Gitai (Israel)
  • Aquarela, Victor Kossakovsky (Royaume Uni, Allemagne)
  • El Pepe, Una Vida Suprema, Emir Kusturica (Argentine, Uruguay, Serbie)
  • Process, Sergei Loznitsa (Pays-Bas)
  • Carmine Street Guitars, Ron Mann (Canada)
  • Isis, Tomorrow. The Lost Souls Of Mosul, Francesca Mannocchi, Alessio Romenzi (Italie, Allemagne)
  • American Dharma, Errol Morris (USA, Royaume Uni)
  • Introduzione All’Oscuro, Gaston Solnicki (Argentine, Autriche)
  • 1938 Diversi, Giorgio Treves (Italie)
  • Your Face, Tsai Ming-Liang (Taiwan)
  • Monrovia, Indiana, Frederick Wieseman (USA)

Orizzonti

  • Sulla mia pelle d'Alessio Cremonini - ouverture
  • Kraben Rahu (Manta Ray) de Phuttiphong Aroonpheng
  • Sony d'Ivan Ayr
  • Ozen (the River) d'Emir Baigazin
  • La noche de 12 anos d'Alvaro Brechner
  • Deslembro de Flavia Castro
  • Anons (The Announcement) de Mahmut Fazil Coskun
  • Un giorno all'improvviso de Ciro D'Emilio
  • Charlie says de Mary Harron
  • Amanda de Mikhaël Hers
  • Yom Adaatou Zouli (The day I lost my Shadow) de Soudade Kaadan
  • L'Enkas de Sarah Marx
  • The man who surprised everyone de Natasha Merkulova et Aleksey Chupov
  • Kucumbu Tubuh Indahku (Memories of my Body) de Garin Nugroho
  • Hamchenan ke mimordan (As I Lay Dying) de Mostafa Sayyari
  • La profezia dell'armadillo d'Emanuele Scaringi
  • Erom (Stripped) de Yaron Shani
  • Jinpa de Pema Tseden
  • Tel Aviv on Fire de Sameh Zoabi

Pas de film français dans la première sélection du Prix LUX 2018

Posté par vincy, le 2 juillet 2018

10 films ont été sélectionnés pour le Prix LUX (Parlement européen). Les trois finalistes seront connus fin juillet et le lauréat sera connu le 14 novembre, à Strasbourg.

On note l'absence de films français (même si trois coproductions françaises se glissent dans la liste). La moitié des sélectionnés étaie au Festival de Cannes. Globalement les films d'Europe du nord et d'Europe de l'Est dominent la sélection. En 2017, Sámi Blood, (coprod scandinave), premier film d'Amanda Kernell avait reçu ce prix désigné par les membres du Parlement européen.

  • Border d'Ali Abbasi (Suède)
  • Donbass de Sergei Loznitsa  (Ukraine)
  • Girl de Lukas Dhont (Belgique, Pays-Bas)
  • Heureux comme Lazzaro d'Alice Rohrwacher (Italie, France, Suisse, Allemagne)
  • Mug de Ma?gorzata Szumowska (Pologne)
  • Styx de Wolfgang Fischer (Allemagne)
  • The Other Side of Everything de Mila Turajli? (Serbie, France, Qatar)
  • The Silence of Others d’Almudena Carracedo et Robert Bahar (États-Unis, Espagne)
  • Utoya, 22 juillet d’Erik Poppe (Norvège)
  • Woman at War de Benedikt Erlingsson (Islande, France, Ukraine)

Hirokazu Kore-eda sera honoré à San Sebastien

Posté par vincy, le 2 juillet 2018

Le Prix Donostia du 66e Festival international du Film de San Sebastian sera décerné au réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda, récemment sacré par une Palme d'or à Cannes pour Une affaire de famille (Shoplifters). La plus haute distinction du festival, honorifique, lui sera remise lors de la projection de ce film. Le film sortira le 12 décembre en France.

San Sebastian a accueilli 9 autres fois les films du cinéaste japonais: Wandafuru raifuAfter Life (1998), Hana yori mo nahoHana (2006), Aruitemo auritemoStill Walking (2008) et KisekiI Wish (2011), prix du meilleur scénario, en sélection officielle, ainsi que Nochi-no-hiThe Days After (2011), Soshite chichi ni naru / Like Father, Like Son (2013), Umimachi DiaryOur Little Sister (2015), Umi yori mo mada fukatuAfter the Storm (2016) er Sandome no satsujinThe Third Murder (2017) en séances spéciales.

Like Father, Like Son et Our Little Sister ont tous deux reçu le prix du public au Festival.

Hirokazu Kore-eda succède à Agnès Varda pour ce prix.