La Palme d’or de « La Vie d’Adèle » à vendre

Posté par vincy, le 8 juin 2017

abdellatif kechiche adele exarchopoulos lea seydouxAbdellatif Kechiche va vendre aux enchères sa Palme d’or de La vie d’Adèle – chapitre 1 et 2. Il a révélé l'information à The Hollywood Reporter. Il mettra également en vente les toiles exposées dans le film et d'autres souvenirs liés au tournage. Le cinéaste doit en effet trouver un financement indépendant pour finir le montage de son prochain film, Mektoub is Mektoub devenu Mektoub, My Love.

Au début de printemps, il avait annoncé vouloir scinder son film en deux parties. Mais les contrats avec ses partenaires financiers (France Télévisions, Pathé, Canal +) ne prévoyaient pas deux films (lire aussi notre actualité du 7 avril). Il se disait aussi "privé de Cannes" à cause de cette histoire, créant, une fois de plus, une polémique dont il a le secret.

Alors qu'il était en post-production, "la banque (Cofiloisirs) a bloqué sa ligne de crédit" et ainsi laissé le projet "dans les limbes". La société de production Quat'Sous (celle de Kechiche) va donc financer la post-prod en cédant les bijoux de famille.

Librement adapté du roman de François Bégaudeau La blessure, la vraie, Mektoub, My Love, avec Lou Luttiau, Shain Boumedienne et Ophelie Bau, sera à l'écran une saga romanesque et familiale, dont les épisodes seront intitulés Les dés sont jetés et Pray for Jack.

[20 ans de festival] Cannes 2016 : 2013 – déferlement de cinéma sensuel et hypnotique

Posté par MpM, le 21 mai 2016

On s’en souvient bien, de cette édition 2013, parce qu’elle avait très mal commencé. Des films moyens, des sensations mitigées. "Mauvaise année" déclaraient déjà les festivaliers défaitistes. Il faut reconnaître que les films attendus comme c’est parfois le cas, faisaient pschiiiit les uns après les autres : Jeune et jolie de François Ozon, Le passé d'Asghar Farhadi, Jimmy P. d'Arnaud Desplechin, The immigrant de James Gray, Tel père, tel fils de Kore-Eda Hirokazu…

Mais au fond, peut-être était-ce pour mieux nous submerger d’œuvres fortes et puissantes car on est finalement reparti de Cannes cette année-là avec une impression de dynamisme exceptionnel, presque KO devant la diversité et la qualité des propositions. Des films qui non seulement allaient marquer l'année cinématographique, mais aussi leur époque. A commencer par La vie d'Adèle d'Abdellatif Kéchiche, très sensible histoire d'amour lesbienne qui fait chavirer le jury de Steven Spielberg. On y retrouve condensé, et dans une forme enfin captivante, tout le cinéma du réalisateur, de l'observation sociale à la mise en scène clinique, en passant par le portrait fulgurant d'une génération.

En parallèle, Alain Guiraudie présente en section Un certain regard un film qui restera pour toujours dans les esprits comme le pendant masculin de La vie d'Adèle, L'inconnu du lac, polar ironique et sombre sur fond de communauté homosexuelle naturiste. C'est le triomphe d'un cinéma sensuel, libéré et non normatif qui prend pour acquis les avancées de la société, et valide la loi sur le mariage pour tous qui vient d'être votée dans le plus grand chaos. On se souvient d'ailleurs que l'affiche de L'inconnu du lac sera censurée à Versailles et Saint-Cloud tandis que la tristement célèbre association promouvoir s'en prendra elle au visa de censure de La vie d'Adèle (interdit aux moins de 12 ans).

Il y a aussi une histoire d'amour hors normes et ô combien sensuelle dans le dernier opus de Jim Jarmusch, Only lovers left alive, qui met en scène deux vampires esthètes et centenaires traînant leur spleen dans notre monde obscurantiste. Une fable ultra chic et terriblement romantique qui illumine la compétition et repart injustement bredouille. Même chose pour La grande Bellezza de Paolo Sorrentino, autre hymne à la vie et à la beauté, qui ne séduit pas le jury, mais nous laisse hypnotisés et ravis, sous son charme brillant et ironique, magnifié par une mise en scène tourbillonnante.

On aime aussi l'univers romanesque et tragique de Michael Kohlhaas d'Arnaud des Pallières, perpétuelle recherche de vérité où tout est affaire de justice et de pardon ; le très explosif Touch of sin de Jia Zhang-ke qui livre des relations sociales en Chine une vision au vitriol ; l'épopée loufoque et touchante de Nebraska d'Alexander Payne ; le film noir inondé de rouge, à la beauté vénéneuse, d'Only God forgives de Nicolas Winding Refn... ou encore Inside Llewyn Davis, nouvelle comédie farfelue, absurde et facétieuse des frères Coen.

Peut-être la plus belle édition de notre (courte) histoire de festivaliers, qui rappelle à la fois pourquoi on aime inconditionnellement le cinéma, et pourquoi Cannes restera toujours notre festival de cœur.

[69, année érotique] Cannes 2016: La vie d’Adèle et L’inconnu du lac en 2013

Posté par cynthia, le 13 mai 2016

Gros, dur, mou, large, ouvert ou mouillé, le sexe se révèle sans pudeur depuis quelques temps et l'anatomie humaine devient un sujet abordable et traité de manière poétique, romantique, ou plus trash selon les films. En 2013, le semi-soft porno a déboulé sur la Croisette. La vie d'Adèle (en compétition, Palme d'or) et L'inconnu du lac (Un certain regard, primé plusieurs fois) en avaient choqué plus d'un(e) - certains journalistes (des gens ouverts d'esprits normalement surtout quand on se vante d'être critique de cinéma) avaient claqué leurs sièges (et d'autres bandaient secrètement sans doute). Ces deux films majeurs du cinéma Français de ces dernières années ont en effet un point commun: le sexe cru et homosexuel.

Une femme avec une femme. Terminée la blondasse de service qui se fait tringler par un homme poilu et musclé sur du Barry White, ici elle se fait lécher et elle a les cheveux bleus. La vie d'Adèle est une histoire d'amour entre deux femmes (Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos). Entre les gros plans sur la bouche d'Adèle qui mange des spaghettis avec une sensualité apparente et son touche pipi en solitaire, le spectateur est souvent ébullition. Mais c'est la fameuse scène de sexe entre les deux femmes qui surprend: longue, intense quoique un peu banale), les corps fusionnent, les sexes se frottent, le plaisir fait monter la sève. Impossible de ne pas imaginer la tête du gentil papa Steven Spielberg (président du jury de l'époque) devant ces images, lui qui n'a jamais osé ne serait-ce qu'un bout de fesses dans ses films.

Donc voilà 7 minutes et des poussières devant une partie de jambes en l'air sulfureuse avec pour seul fond sonore les claquements de peau, les fessées et les gémissements de nos deux interprètes. Il n'est donc pas étonnant de lire certains témoignages de spectateurs qui en avaient gros dans le pantalon durant cette scène. Cru et beau, est-ce possible? Lorsqu'on se retrouve face au film de Kéchiche, ce la semble évident. Il signe ici un film magistral. Ce qui débute telle une histoire d'amour pure et tendre se transforme, avec une scène de baise intense, presque une transe chorégraphiée, en une histoire d'amour passionnelle. Car Abdellatif Kechiche n'a-t-il pas voulu montrer avec cette scène la passion destructrice qu'offre l'amour?

Le film n'a pas tant choqué, hormis quelques intégristes et homophobes. Les spectateurs sont plus à l'aise avec l'homosexualité féminine que masculine (merci au porno bad gamme disponible gratuitement sur le net et dédié aux geeks célibataires de plus de 25 ans). Alors que l'image de l'homosexuel à l'écran reste stéréotypée dans les comédies populaires - un mec efféminé, fan de Lady Gaga ou de Mylène Farmer et aux mimiques hyperboliques -, des cinéastes comme Ozon, Ducastel et Martineau, Téchiné ont ouvert la voie à une représentation plus fine et moins caricaturales, y compris en filmant des rapports sexuels un peu crus. Mais c'est Alain Guiraudie à qui l'on devra un changement de paradigme complet sur le sujet avec L'inconnu du lac.

Un homme et des hommes. D'emblée l'affiche du film a été censuré...ça commence bien! On y voit l'image (lointaine mais vraiment lointaine) d'un homme en plein bisou bisou au niveau du phallus. Il n'en a pas fallu plus pour que tout le monde pète un plomb! Ont-ils cru que le sexe d'un homme n'existait que pour faire pipi? Certes, l'affiche est explicite... peut-être qu'ils auraient pu se la jouer façon La vie d'Adèle avec une photo de deux mecs qui ouvrent grand la bouche annonçant ainsi un jeu buccal coquin.

Quant au film, il se déroule dans un lieu nudiste réservé aux homosexuels (clairement on n'y joue pas au Scrabble). On y fait la connaissance de Franck, jeune, beau et frivole (Pierre Deladonchamps) qui s'envoie en l'air comme un fumeur fume clopes sur clopes, mais bon lui c'est plutôt la taille d'un cigare qui l'intéresse. Du jour au lendemain, il tombe sur le charme de Michel, moustachu, musclé, macho et un brin soupçonné de meurtre. Entre parties de jambes en l'air sur la plage ou entre les arbres, on pénètre avec fougue (toutes mes excuses pour cette expression) dans l'intimité de ce couple mystérieux. Comme pour Kéchiche, Alain Guiraudie ne cache rien de l'intimité de ses protagonistes en filmant en gros plans érections, fellations, éjaculations. Ni même de l'intimité des voyeurs, branleurs, enculeurs, qui rodent aux alentours. Les phallus sont exhibés, mous ou raides, les chairs ne sont pas forcément fermes, les regards dévient toujours vers l'entrejambe.

Vous aviez toujours rêvé de voir un kiki en gros plan en dehors d'un porno? Enfin!!! L'inconnu du lac ce n'est pas Game of Thrones qui nous montre des vagins à tous les épisodes et pas de kiki...même pas un rikiki!

Mais qu'est-ce qui pousse un réalisateur à tourner un film comme cela? Envie de se faire remarquer par Rocco Siffredi? Envie de recevoir un tweet admiratif de Miley Cyrus? Envie de créer la polémique? Non, non et non! Si l'homosexualité est montrée de manière crue ce n'est que pour montrer la réalisation à l'écran du désir sexuel et de son assouvissement, de nos fantasmes et de nos abandons, là où toute classe sociale est à égalité dans la nudité, là où l'appel de la nature se mélange à la nature de l'homme. Evidemment, La vie d'Adèle est avant tout une histoire d'amour qui finit mal, et L'inconnu du lac un thriller psychologique qui se termine mystérieusement.

Mais, avec leur audace, ces films ont pu montrer le sexe sans tabou et même sublimé.

Prix Louis-Delluc 2015: les films de Cannes en force, mais la Palme d’or est snobée

Posté par vincy, le 27 novembre 2015

L'image manquante de rithy panh

Le Festival de Cannes reste le réservoir principal des palmarès de fin d'année. Le Prix Louis-Delluc 2015 n'a pas fait exception, comme d'habitude. Sur les huit films en nomination, cinq ont été présentés sur la Croisette. La Loi du marché, en compétition, était reparti avec le prix d'interprétation masculine pour Vincent Lindon. Trois étaient à la Quinzaine des réalisateurs. Et L'image manquante avait reçu le Grand Prix Un certain regard en ... 2013! Car c'est la particularité de cette liste, deux films datent d'il y a plus d'un an. Outre L'image manquante, Le dos rouge avait été présenté au Centre Pompidou en 2014 dans le cadre du Festival d'Automne. Mais les deux films ne sont sortis que cette année. Résultat: il n'y a aucun favori pour succéder à Sils Maria d'Olivier Assayas.
Philippe Garrel et Arnaud Desplechin sont les seuls à l'avoir déjà obtenu.

Si le Louis-Delluc est considéré comme le Goncourt du cinéma, il n'a aucune valeur indicative pour les Césars. Le dernier à avoir réussi le doublé c'est Jacques Audiard avec Un prophète en 2009/2010. Et justement Audiard est le grand absent de cette liste puisque Dheepan, déjà recalé pour représenter la France aux Oscars, Palme d'or à Cannes, n'a pas été retenu.

Concernant la sélection du meilleur premier film, c'est presque un autre niveau. Pour succéder aux Combattants, le jury a choisi cinq très bons films, très divers. Mustang, qui était aussi à Cannes, fait là figure de grand favori, évidemment.

Le lauréat 2015 sera annoncé le 16 décembre.

Nominations
Comme un avion - Bruno Podalydès
Le Dos rouge – Antoine Barraud
Fatima – Philippe Faucon
L'Image manquante – Rithy Panh
La Loi du marché – Stéphane Brizé
Marguerite – Xavier Giannoli
L'Ombre des femmes – Philippe Garrel
Trois souvenirs de ma jeunesse – Arnaud Desplechin

Nominations pour le prix Louis-Delluc premier film
Bébé tigre – Cyprien Vial
Le Grand Jeu – Nicolas Pariser
Mustang – Deniz Gamze Erguven
Ni le ciel ni la terre – Clément Cogitore
Vincent n'a pas d'écailles – Thomas Salvador

Deux ans après Heli, Amat Escalante tourne son nouveau film

Posté par vincy, le 31 octobre 2015

amat escalanteDeux ans après Heli, prix de la mise en scène au Festival de Cannes, le cinéaste mexicain Amat Escalante revient au cinéma avec La région sauvage (La region salvaje en espagnol, The Untamed pour les ventes internationales), co-produit par Le Pacte et qui vient d'obtenir une aide à la production du CNC dans le cadre des aides au cinéma du monde. Cette co-production internationale a commencé son tournage ce week-end avec comme directeur de la photographie et comme superviseur des effets spéciaux deux collaborateurs de Lars von Trier, soit, respectivement, Manuel Alberto Claro et Peter Hjorth.

Il s'agirait d'un film de science-fiction, écrit par le réalisateur et Gibran Portela (La jaula del oro). La région sauvage devrait être prêt pour Cannes 2016.

Situé dans la partie supérieure des Mines de Santa Rosa, dans la région de Guanajuato, où des elfes y roderaient pour protéger la forêt et des sorcières se cacheraient, le film devrait profiter de la beauté naturelle et mystique du lieu, plus connue des randonneurs que des cinéastes.

Cependant, selon Variety, Escalante a imaginé un film ancré dans la réalité sociale en abordant le machisme, l'homophobie, la répression des femmes. Le récit commencerait avec le crash d'une météorite sur une montagne, tandis qu'un jeune couple essaie de se réconcilier alors que le mari a trompé son épouse.

Birdman et Boyhood en tête des nominations des Independent Spirit Awards

Posté par vincy, le 26 novembre 2014

michael keaton birdman

Birdman d'Alejandro Inarritu domine les nominations des Independent Spirit Awards, première sélection majeure de la saison des palmarès aux Etats Unis. Le film, qui avait fait l'ouverture du dernier Festival de Venise (mais qui a été snobé par le jury) est en lice pour six nominations. Les autres sérieux concurrents sont Boyhood (5 nominations), Love is Strange, Whiplash et A Most Violent year.

Notons la nomination de Marion Cotillard pour The Immigrant dans la catégorie meilleure actrice. Aucun film français n'a été retenu pour le prix du meilleur film étranger. Mais Mommy de Xavier Dolan représentera la francophonie.

Meilleur film : Birdman (or The Unexpected Virtue of Ignorance) ; Boyhood ; Love Is Strange ; Selma ; Whiplash

Meilleur réalisateur: Damien Chazelle (Whiplash) ; Ava DuVernay (Selma) ; Alejandro G. Iñárritu (Birdman (or The Unexpected Virtue of Ignorance) ; Richard Linklater (Boyhood) ; David Zellner (Kumiko, the Treasure Hunter)

Meilleur scénario : Big Eyes ; A Most Violent Year ; Nightcrawler (Nightcall) ; Only Lovers Left Alive ; Love Is Strange

Meilleur premier film: A Girl Walks Home Alone at Night ; Dear White People ; Nightcrawler (Nightcall) ; Obvious Child ; She’s Lost Control

Meilleur premier scénario: Appropriate Behavior ; Little Accidents ; The One I Love ; She’s Lost Control ; Dear White People

Prix John Cassavetes (film budgété à moins de 500000$) : Blue Ruin ; It Felt Like Love ; Land Ho! ; Man From Reno ; Test

Meilleure actrice: Marion Cotillard (The Immigrant) ; Rinko Kikuchi (Kumiko, the Treasure Hunter) ; Julianne Moore (Still Alice) ; Jenny Slate (Obvious Child) ; Tilda Swinton (Only Lovers Left Alive)

Meilleur acteur : André Benjamin (Jimi: All Is by My Side) ; Jake Gyllenhaal (Nightcrawler) ; Michael Keaton (Birdman) ; John Lithgow (Love Is Strange) ; David Oyelowo (Selma)

Meilleur second rôle féminin : Patricia Arquette (Boyhood) ; Jessica Chastain (A Most Violent Year) ; Carmen Ejogo (Selma) ; Andrea Suarez Paz (Stand Clear of the Closing Doors) ; Emma Stone (Birdman)

Meilleur second rôle masculin : Riz Ahmed (Nightcrawler) ; Ethan Hawke (Boyhood) ; Alfred Molina (Love Is Strange) ; Edward Norton (Birdman) ; J.K. Simmons (Whiplash)

Meilleure photo : The Immigrant ; Birdman ; It Felt Like Love ; A Girl Walks Home Alone at Night ; Selma

Meilleur montage : Boyhood ; Whiplash ; Nigthcrawler (Nightcall) ; A Most Violent year ; The Guest

Meilleur documentaire : 20000 Days on Earth ; CitizenFour ; Stray Dog ; The Salt of the Earth ; Virunga

Meilleur film étranger : Snow Therapy (Force mejeure) ; Ida ; Leviathan ; Mommy ; Norte, the End of History ; Under the Skin

Prix Robert Altman (réalisateur, casting et directeur de casting) : Inherent Vice

Prix spécial : Foxcatcher

Prix Piaget du meilleur producteur : Chad Burris : Elisabeth Holm ; Chris Ohlson

Prix Kiehl du nouveau talent : A Girl Walks Home Alone at Night ; H. ; The Retrieval

Ici commence la carrière d’écrivain d’Alain Guiraudie

Posté par vincy, le 6 juin 2014

alain guiraudieUn an après la sortie de L'inconnu du lac, prix Un certain regard de la mise en scène et Queer Palm au Festival de Cannes 2013, le réalisateur Alain Guiraudie s'apprête à publier son premier roman.

Ici commence la nuit sortira en librairies le 9 octobre, aux éditions P.O.L.

Selon les premières informations, le livre racontera l'histoire d'un jeune homme, Gilles, qui tombe amoureux pour Pépé, vieillard de 98 ans. Le chef des gendarmes du coin s'inquiète de cette étrange relation. D'autant qu'il est lui aussi attiré par Gilles. Il va (ab)user de son autorité pour aller jusqu'au bout de sa passion.

Alain Guiraudie, 50 ans en juillet, né dans un famille d'agriculteur du sud de la France, a réalisé son premier court métrage en 1980, Les héros sont immortels. Il a réalisé 4 longs métrages entre 2003 et 2013.

Cannes 2014 : Visions Sociales fait une Olá au cinéma espagnol

Posté par vincy, le 11 avril 2014

affiche visions sociales 2014En marge du 67e Festival de Cannes, la 12e édition du Festival Visions Sociales (17 - 25 mai), qui se déroulera au Château des Mineurs à Mandelieu-la-Napoule, mettra le cinéma espagnol à l'honneur. Victoria Abril en sera la marraine et présentera Louves de Teona Strugar Mitevska et le documentaire Enfants des nuages, la dernière colonie (elle prête sa voix pour la version française). Ce dernier, un documentaire sur l'occupation du Sahara espagnol, sort en salles le 30 avril.

Le film Eka & Natia, chronique d'une jeunesse géorgienne de Nana Ekvtimishvili et Simon Groß fera l'ouverture.

On pourra également voir Gloria de Sebastián Lelio (prix d'interprétation féminine à Berlin en 2013 et actuellement en salles en France), Jasmine, film d'animation d'Alain Ughetto, qui fera également l'objet d'une rencontre le dimanche 18 mai le matin, Cinco metros cuadrados de Max Lemcke, Rêves d'or de Diego Quemada-Diez (Un Certain Regard 2013), L'arbitro de Paolo Zucca, A Touch of Sin de Jia Zhang-ke (prix du scénario l'an dernier à Cannes), Con la pata quebrada de Diego Galán, Au bord du monde de Claus Drexel, le documentaire Assistance mortelle de Raoul Peck, Of Horses and Men de Benedikt Erlingsson, Les chemins de la mémoire de José-Luis Peñafuerte, Carmina o revienta de Paco León, Ida de Pawel Pawlikowski (toujours en salles en France), Ya Oulidi! Le prix de la douleur de Joseph El Aouadi-Marando, le documentaire L'esprit de 45 de Ken Loach et Leçons d'Harmonie de Emir Baigazin.

La plupart des séances est suivie d'une rencontre-débat avec le réalisateur. Des débats plus politiques sont aussi prévus tout au long du Festival.

Un ciné-concert avec Le grand Cinémot de Minvielle et Cazo clôturera la manifestation le 24 mai.

Adèle Exarchopoulos et Pierre Niney logiquement récompensés

Posté par vincy, le 8 avril 2014

pierre niney et adèle exarchopoulos prix patrick dewaere prix romy schneiderIl n'y avait pas vraiment de suspens.Les prix Romy Schneider et Patrick Dewaere ont logiquement récompensé les deux jeunes comédiens les plus remarqués de ces derniers mois, respectivement Adèle Exarchopoulos et Pierre Niney. Exarchopoulos avait face à elle sa propre partenaire dans La vie d'Adèle, Léa Seydoux, et Marine Vacth. Niney a triomphé sur Guillaume Gallienne et Reda Kateb.

Grâce à La vie d'Adèle, Adèle Exarchopoulos, qui succède à Céline Sallette, a reçu cette année le César du meilleur espoir féminin, le Globe de cristal de la meilleure actrice, deux Etoiles d'or (meilleure actrice, meilleure révélation), le Prix Lumières du meilleur espoir, et ce rien qu'en France. Elle avait partagé la Palme d'or de La Vie d'Adèle avec le réalisateur Abdellatif Kechiche et sa partenaire Léa Seydoux. Depuis Cannes 2013, la jeune actrice s'est engagée dans plusieurs films, dont M de Sara Forestier.

Succédant à Raphaël Personnaz, Pierre Niney a reçu son prix pour Yves Saint Laurent. Il était déjà nommé en 2012 pour Comme des frères et en 2013 pour 20 ans d'écart. La troisième fut la bonne.  C'est son premier grand prix en tant qu'interprète. Il a été deux fois nommés au César du meilleur espoir masculin. Sociétaire de la Comédie française, réalisateur, il est principalement occupé par la tournée promotionnelle internationale du film de Jalil Lespert. Mais un projet devrait être bientôt annoncé.

Cannes : « Les nouveaux horizons du Cinéma » dans les salles de cinéma

Posté par MpM, le 3 avril 2014

Pour fêter sa 10e édition, l'Atelier de la Cinéfondation du festival de Cannes lance "Les nouveaux horizons du Cinéma", un cycle de projections qui se dérouleront dans une cinquantaine de salles en France entre le 18 et le 29 avril prochain. "Cette initiative, parrainée par la réalisatrice Claire Denis, a pour ambition de faire découvrir une nouvelle génération de cinéastes internationaux découverts et soutenus par la Résidence ou l’Atelier de la Cinéfondation" explique le communiqué. L'opération est amenée à se renouveler chaque année.

La sélection, entièrement composée de films tournés par des réalisateurs qui sont passés par la Résidence et l’Atelier de la Cinéfondation, se compose de neuf films dont Despues de Lucia de Michel Franco (Prix Un Certain Regard à Cannes en 2012), Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (sélectionné à Un Certain regard en 2012), Fifi hurle de joie de Mitra Farahani (sélectionné à Berlin en 2013), ou encore Rêves d'or de Diego Quemada-Díez (Prix d'interprétation à Un Certain Regard en 2013).

Trois inédits figurent également dans la programmation, dont The Weight of Elephants de Daniel Borgman, et Frontier Blues de Babak Jalali.

"L'enjeu réel, au-delà du cycle, est d'offrir une nouvelle visibilité à un cinéma naissant - plus que jamais sacrifié par le rythme des sorties - et, à quelques semaines du Festival de Cannes, de mettre en lumière le rôle de la Cinéfondation tout au long de l'année, focalisée sur l'accompagnement et le développement de premiers films", explique la Cinéfondation.

Les internautes ont la possibilité de réserver la séance de leur choix dans les salles participantes sur le site iLikeCinema.com.

- Rêves d’or de Diego Quemada Diez (Mexique) - Prix d’interprétation Un Certain Regard Cannes 2013
- Les chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (Maroc) - Un Certain Regard Cannes 2013
- Despues de Lucia de Michel Franco (Mexique) - Prix Un Certain Regard Cannes 2012
- Fifi hurle de joie de Mitra Farahan (Iran) - Panorama Berlinale 2013 - Cinéma du réel 2013
- Chroniques d’une cour de récré de Brahim Fritah (Maroc) - Cinémed 2013
- La sociedad del semaforo de Ruben Mendoza (Colombie) - Festival d’Amiens 2013
- Carne de Perro de Fernando Guzzoni (Chili) - Cinélatina Toulouse 2013, Festival de la Rochelle 2013
- The Weight of Elephants de Daniel Borgman (Nouvelle-Zélande) - Forum Génération Berlinale 2013
- Frontiers Blues de Babak Jalali (Iran) - Locarno 2009