Cabourg 2011 : rencontre avec Fiona Gordon et Dominique Abel pour La Fée

Posté par kristofy, le 26 juin 2011

La Fée est la nouvelle fantaisie de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy, une histoire d'amour contrariée entre une fée et un veilleur de nuit qui a fait l'ouverture de La Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en mai dernier. Le trio travaille ensemble à l’écriture du scénario ainsi qu'à la réalisation du film dans lequel ils sont aussi acteurs.

Ils étaient déjà venus au Festival de Cabourg pour Rumba, et ils étaient de retour cette année pour présenter La Fée. L’occasion de rencontrer le couple Fiona Gordon (la fée) et Dominique Abel (le veilleur de nuit) pour quelques questions :

Après L’Iceberg et Rumba, La Fée est une évolution vers un cinéma à la fois plus choral et plus social…

-Fiona Gordon : C’est naturel de chercher une autre facette qu’on n'a jamais montrée et de surprendre le public, mais on fait ça à chaque fois.

-Dominique Abel : On a de nouvelles envies en fonction des frustrations sur les films précédents mais aussi des idées du moment, c’est plus amusant de changer, on n’a pas envie de faire toujours la même chose.

-FG : En même temps, c’est toujours un peu la même chose parce qu’on garde la même direction : pour nous c’est un peu la beauté de l’inconformité, c’est la poésie qui existe dans la différence entre chacun.

Est-ce que tout le monde pourrait être une fée ?

-DA : La fée du film c’est quand même un personnage humaniste avant tout, évidemment il y a une complicité avec les spectateurs. Tout le monde sait bien que c’est une fée foireuse même si elle réalise quelques petits trucs un peu étonnants, ça fait partie de notre humour. Le personnage c’est une humaniste active, c’est quelqu’un qui enfreint un peu les interdits pour aller offrir à ceux qu’elle aime ce dont ils ont besoin. Et dans le monde actuel il y a pas mal de besoins…

-FG : Elle a un côté très casse-gueule cette fée, justement ce n’est pas une humaniste qui réussit tout, car ça foire des fois, ça faisait partie du plaisir. Elle veut faire du bien mais elle fait parfois plus de mal car elle met un caillou dans les rouages.

Cette fois le burlesque côtoie encore plus le social avec trois clandestins dans une voiture abandonnée qui espèrent traverser la mer…

-FG : Dans notre quotidien, on habite à Bruxelles, tous les jours on croise des clandestins qui cherchent quelque chose, ils cherchent aussi un endroit où habiter, c’est très commun comme problème, on connaît tous ça. Il y a beaucoup de gens qui en parlent, ça fait partie de notre existence. Mais on n’a pas une vocation de cinéma engagé, c’est un don de faire du cinéma engagé pour parler de ça sans taper sur la tête des spectateurs avec un marteau. Nous, on n’a pas spécialement ce don-là, mais souvent ça revient par petites touches dans nos histoires. Ces clandestins sont là comme ils sont dans la vie, un peu à la périphérie.

-DA : D’ailleurs, on les a traités comme tout les personnages de notre film, ce sont des gens qui sont un peu à  l’écart de la société ou au bord d’être marginal. La fée est internée en hôpital psychiatrique, le veilleur de nuit est un peu solitaire et malchanceux, le voyageur aussi solitaire perd son chien, le patron du bar myope s’est fait retirer son permis… On a choisi ces personnages parce qu’ils expriment bien la fragilité humaine. Il y a un côté clownesque de l’humain : c'est-à-dire qu’ils sont peut-être en marge mais ils veulent faire partie, c’est des gens qui tombent et qui se relèvent pour essayer d’y arriver. On partage sûrement ce côté-là avec les autres clowns du burlesque, c’est parler de ce côté comique et tragique de l’être humain. Dans un monde ou il faut être performant ou efficace les clowns sont là pour dire ‘moi je ne suis pas comme ça, ce n’est pas possible, je ne vais jamais y arriver’. Je pense que la grande majorité des êtres humains ressentent ça.

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La Fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy
Sortie le 14 septembre 2011

Cabourg 2011 : le palmarès récompense Valérie Donzelli, Patrice Leconte, Sylvie Vartan…

Posté par kristofy, le 19 juin 2011

La cérémonie des Swann d’Or du 25ème Festival du Film de Cabourg a consacré le film Voir la mer avec deux prix (meilleur réalisateur pour Patrice Leconte et révélation féminine pour Pauline Lefèvre) et aussi La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli (grand prix du jury), un prix coup de coeur a aussi été attribué à Sylvie Vartan (qui y a présenté le film L'ange Noir avec le réalisateur Jean-Claude Brisseau).

Le jury était présidé par Radu Mihaileanu avec Sylvie Vartan, entourés de Astrid Bergès Frisbey, Audrey Dana, Tomer Sisley, Emmanuel Mouret, Saïd Taghmaoui, Virginie Despentes et du producteur Frédéric Niedermayer pour les films en compétition. Pour le jury jeunesse il y avait six lycéens encadrés par Lola Naymark, Ivan Calberac et Frédéric de Nixon.

Voici le palmarès des Swann d'Or du Festival du Film de Cabourg 2011 :

- Grand Prix du Festival de Cabourg 2011: La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli

- Mention spéciale du jury: Happy, Happy de Anne Sewitsky

- Prix de la Jeunesse: Le Monde de Barney de Richard J. Lewis

- Prix du public: Et maintenant on va où? de Nadine Labaki

- Coup de foudre: Si tu meurs je te tue de Hiner Saleem

- Swann d’Or de la meilleure actrice: Isabelle Carré, dans Les Émotifs anonymes de Jean-Pierre Améris (photo ci-contre)

- Swann d’Or du meilleur acteur: Jean Dujardin (ci-dessous avec Alexandra Lamy), dans Un Balcon sur la mer de Nicole Garcia

- Swann d’Or du meilleur réalisateur: Patrice Leconte pour Voir la mer

- Swann d’Or du film romantique: Les yeux de sa mère de Thierry Klifa

- Swann d’Or de la Révélation féminine : Pauline Lefèvre, dans Voir la mer de Patrice Leconte

- Swann d’Or de la Révélation masculine : Raphaël Personnaz, dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier (ci-dessous avec Mélanie Thierry)

- Coup de cœur: Sylvie Vartan, pour ses 50 ans de carrière romantique

Le jury des courts-métrages était présidé par Gustave Kervern, il était accompagné de Déborah François, Vénus Khoury-Ghata, Heremoana Maamaatuaiahutapu et de représentants de différents partenaires (comme l'adami). Leur palmarès pour les films courts est :

-Meilleur film: J’aurais pu être une pute de Baya Kasmi

-Mention spéciale: Prochainement sur vos écrans de Fabrice Maruca

-Meilleure Actrice: Vimala Pons pour J’aurais pu être une pute de Baya Kasmi

-Meilleur Acteur : Franc Bruneau pour Cheveu de Julien Hallard

Par ailleurs les Prix Premiers Rendez-Vous qui récompense les débuts à l’écran d’une actrice et d’un acteur ont été donné à Ana Girardot (pour Simon Werner a disparu de Fabrice Gobert) et à Jérémie Duvall (pour Le Fils à Jo de Philippe Guillard et Mon père est femme de ménage de Safia Azzedine).

La cérémonie des Swann d’Or s'est poursuivie en musique avec le groupe de Nicolas Ullmann qui invitait les convives à chanter en karaoké. Alexandra Lamy a entamé un 'happy birthday' repris en choeur à destination de Jean Dujardin dont c'était l'anniversaire.

Les voix et les déhanchés de Pauline Lefèvre, Tomer Sisley, Ana Girardot, Nicole Garcia ont précédé le duo Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm qui ont ensuite entrainé Sylvie Vartan (ci-contre) dans un mini concert improvisé, durant lequel elle a interprété une poignée de ses plus grands tubes, pour le plus grand plaisir de tous.

Le Festival de Cabourg fête son 25e anniversaire

Posté par kristofy, le 17 juin 2011

L’histoire du Festival de Cabourg est liée à ce sentiment de coïncidence parfaite entre fiction et réalité qui surgit dès que l’on se promène à Cabourg : magie d’un lieu, d’un rivage, d’une architecture, d’un décor… Voila pour l’écho des quelques mots de bienvenue des organisateurs des Journées Romantiques dont c’est le 25e anniversaire. Du 15 au 19 juin, le Festival du film de Cabourg propose en effet de nombreux films français et internationaux en avant-première, une belle sélection de courts-métrages, quelques films jeunesse et d’autres venant du Pacifique.

On relève notamment la présence de plusieurs films cannois (La guerre est déclarée de Valérie Donzelli, Et maintenant on va où de Nadine Labaki, La fée de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy...), l'un des coups de cœur de Berlin (The future de Miranda July) et pas mal de sorties de l'été (Mes meilleures amies, L'art de séduire, La prima cosa bella...)

Une nouvelle fois la ville chère au cœur de Proust propose donc de jolies rencontres de cinéma dans une ambiance très conviviale. Cette année, le jury des longs-métrages a deux co-présidents qui sont Radu Mihaileanu et Sylvie Vartan, et les jurés comme Tomer Sisley et Audrey Dana (notre photo) se prêtent volontiers aux dédicaces. Ici, les rencontres avec le public font partie du jeu, et les festivaliers attendent d’ailleurs les venues de plusieurs personnalités parmi lesquelles Isabelle Carré et Jean Dujardin, tout auréolé de son prix d'interprétation à Cannes. So romantic.

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25e festival du film de Cabourg
Jusqu'au 19 juin
Informations et programme sur le site de la manifestation

Retour sur Cabourg : les films de l’été s’invitent avec un peu d’avance

Posté par kristofy, le 18 juin 2010

Sara ForestierAprès la frénésie de Cannes, les quelques jours de Cabourg représentent pour certains professionnels l’occasion idéale de se retrouver une dernière fois avant les vacances d’été. La convivialité de ce festival romantique est propice aux rencontres et à la détente. Ainsi, Frédérique Bel en plus d’être une jurée vraiment cinéphile (elle a défendue le film Air Doll de Kore-Eda Hirokazu) n’hésite pas à danser la samba ou à pousser la chansonnette, tandis qu'au piano-bar de l’hôtel Julie Ferrier se souvient qu’elle a été danseuse pour improviser une chorégraphie autour de Virginie Elfira qui chante mieux qu’une nouvelle star.

Les acteurs débattent également en toute décontraction avec le public ravi de les rencontrer à l'occasion de ces avant-premières prestigieuses pour certaines tout droit venues de Cannes :  Lio était là pour soutenir Un poison violent (4 août), Sara Forestier Le nom des gens (notre photo), Ludivine Sagnier Pieds nus sur les limaces. Mais aussi Vahina Giocante avec le réalisateur Manuel Pradal pour la première projection publique de La blonde aux seins nus (21 juillet) ou encore le film italien Encore un baiser de Gabriele Muccino (la suite du succès Juste un baiser avec Stefano Accorsi), d'ailleurs l'un des préférés des festivaliers.

Le public de Cabourg représente alors une sorte de baromètre de l’accueil que recevra un film au moment de sa sortie. Par exemple le réalisateur Gabriel Le Bomin est venu équipeavec l’acteur Marc-André Grondin pour Insoupçonnable (4 août), un film de suspense ambitieux avec au générique également Laura Smet, Charles Berling et Grégori Derangère. Or la salle n’est pas vraiment conquise : "ça fait comme un mauvais Chabrol", entend-on. Au contraire, la comédie pour ado Je vous aime très beaucoup avec Firmine Richard (notre photo) a été vraiment appréciée pour sa bonne humeur communicative. Peut-être un succès potentiel à partir du 7 juillet ?

Mais le vrai coup de cœur a été pour D’amour et d’eau fraîche de la réalisatrice Isabelle Czajka venue avec Anaïs Demoustier (qu’elle retrouve après L’année suivante) et Pio Marmaï. Après la projection, le trio est resté un long moment pour les réactions du public, qu’il s’agisse de détails ou des questions soulevées par l’histoire.

Isabelle Czajka : "la jeune fille prend le temps de tomber amoureuse et de faire un écart de jeunesse. Ces moments en dehors de la loi c’est peut-être ça la vraie jeunesse, quel que soit l’âge qu’on a d’ailleurs".

Pio Marmaï : "je suis pour ce côté hors la loi, ce qui m’a intéressé dans le scénario c’est des jeunes qui prennent le contre-pied d’une sorte de chemin tracé obligé. Cette tentative d’un autre type de vie c’est peut-être un peu désespéré, mais on peut en parler dans le cinéma".

La discussion a été un vrai partage : l’équipe s’est rendu compte que le film a bien été compris et a fait forte impression auprès de ses premiers spectateurs. Cette fois, l’actrice Anaïs Demoustier devient plus qu’une révélation (et Pio Marmaï a été sollicité par toutes les dames pour une photo). Rendez-vous en salles pour vérifier la tendance le 18 août.

Crédit photo : Christophe Maulavé

Futurs talents romantiques à Cabourg

Posté par kristofy, le 22 juin 2009

C’est court mais c'est bon, et même parfois très bon. Le Festival de Cabourg fait une place importante aux courts-métrages avec plusieurs séances et une sélection de courts de haute volée en compétition. Robin Renucci présidait le jury, entouré de Cécile Cassel, François Vincentelli, Nick Rollinger, Bouraouïa Marzouk, Jeanne Cherhal (la chanteuse était ici l’année dernière en faisant l'actrice dans La copie de Coralie) et de cinéphiles.

Phone Story de Binevsa Berivan raconte une envie d’histoire d’amour d’un immigré kurde dans un Bruxelles en noir et blanc.

Clément Michel qui découvre la paternité dans Bébé (avec Marie Denarnaud) est certainement le plus drôle de tous.

C’est gratuit pour les filles déjà découvert à Cannes dans lequel on voit les dégâts que provoque une vidéo compromettante mise sur internet est une bouffée de fraîcheur. Vingt minutes après, on voudrait voir le long métrage...

Le réalisateur Nicolas Miard avait déjà eu son premier court remarqué à Cabourg avec le prix d’interprétation pour Adrien De Van, l’acteur est encore le personnage principal de son nouveau court Le chant des sirènes (avec aussi Pauline Acquart). C’est d’ailleurs un peu le point de départ d’une histoire que Nicolas Miard compte bien réaliser en long-métrage.

Nous aurions bien élu meilleur acteur le belge Thomas Roland pour La balançoire où il joue un père divorcé qui voudrait rester le plus longtemps possibles avec son fils avant que sa femme ne le récupère. La meilleure actrice aurait été Camille Claris pour En douce où elle est une adolescente qui fantasme sur son voisin.

Et j'aurai décerné le prix du meilleur court pour Les moineaux de Runar Runarsson où deux jeunes à peine ados vont basculer de manière dramatique dans le monde des adultes.

Autant de courts-métrages où l’originalité est une bonne surprise. Le Festival de Cabourg veut soutenir les jeunes talents du cinéma avec le Prix du Premier Rendez-vous qui récompense la première apparition à l’écran d’un acteur et d’une actrice.  Ce prix a été remis à Firat Ayverdi. Il a crevé l’écran en jeune clandestin dans Welcome de Philippe Lioret. C’est d'ailleurs son partenaire Vincent Lindon qui lui a donné son trophée : "ce prix est un encouragement à continuer mais pas n’importe comment."

Sandrine Bonnaire a même insisté : "pour continuer ce métier ce qui est important c’est aussi avec qui on commence." Elle a transmios le prix féminin à l’actrice Astrid Berges-Frisbey découverte dans Un barrage contre le Pacifique de Rithy Pan.

Djamel Bensalah se moque de Neuilly

Posté par kristofy, le 17 juin 2009

neuillysamere1.jpgDjamel Bensalah continue de s’intéresser aux jeunes lui aussi. Après son western en culottes courtes, Big City, un lourd échec, il revient avec Neuilly Sa Mère, présenté au festival du film romantique de Cabourg, qui va remettre au goût du jour l’idée d’un garçon de 14 ans de banlieue qui se retrouve dans une famille bourgeoise. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. 

Evidemment certains clichés ne manqueront pas d’être égratignés… Sami vivait dans une cité de Chalons-Sur-Saône dans le 7-1 là où "dans mon quartier les blondes c’est aussi rares que le pétrole", et il doit habiter chez la famille de sa tante à Neuilly-Sur-Seine dans le 9-2 où dans sa nouvelle école huppée il "ressemble à l’autre baltringue des choristes".
Une rencontre a eu lieu à l’issue d’une projection avec les producteurs Isaac Shary et Djamel Bensalah, le réalisateur Gabriel Julien-Laferrière, les actrices Rachida Brakni et la jeune Joséphine Japy et avec le jeune héros Samy Seghir (Michou d’Auber c’était déjà lui).

Question : Djamel Bensalah, pourquoi n’avoir pas réaliser ce film vous-même ?

DB : " Je suis très fier de "Big City" mais il n’a pas assez rencontrer son public et comme c’était un gros budget c’est un peu un échec. Durant le tournage j’avais commencé à écrire une histoire avec deux des enfants, qui sont donc les deux héros de "Neuilly Sa Mère". Je venais déjà de réaliser un film avec des enfants alors j’ai demandé à mon talentueux assistant (avant il a même été assistant de Léos Carax) de le réaliser lui-même. Je suis devenu producteur sur "Neuilly Sa Mère", c’est travailler plus pour gagner plus… ou perdre beaucoup plus."

Question : La ville de Neuilly-Sur-Seine vous a aidé ?

DB :  "Au début la ville ne voulait pas vraiment qu’on tourne chez eux, mais on a filmé quand même. On leur a présenté le projet avec comme titre ‘Les Petits Princes’ en fait."

Question : Il y a beaucoup d’acteurs connus qui ont un petits rôles (Valérie Lemercier, Josiane Balasko, Ramzy, Olivier Baroux, François Xavier-Demaison, Elie Semoun…, ndlr) en plus de Rachida Brakni et Denis Podalydès, comment vous les avez tous réunis ?

DB : "En fait que j’allais les voir je disais que j’avais l’accord de untel et de untel même si c’était pas encore vrai. Et puis le fait d’avoir Denis Podalydès et Rachida Brakni ça fait sérieux vu qu’ils viennent de la Comédie française, évidement  certains sont venus par amitié. On voulait aussi avoir Will Smith, mais bon on a Zinedine Zidane en photo aussi."

Week-end Romantique à Cabourg

Posté par kristofy, le 15 juin 2009

cabourg_affiche.jpgAprès l’effervescence méditerranéenne de Cannes, c’est presque la fête du cinéma français sur la côte fleurie de Normandie.

Du 10 au 14 juin le tapis rouge de la 23ème édition du Festival du film de Cabourg a été déroulé pour ses Journées Romantiques et ses Journées Européennes. Il s'agit d'une large sélection de films, proposée en plus d’une compétition de longs-métrages (Sam Karmann est président de ce jury) et une autre de courts (Robin Renucci préside cet autre jury), auxquelles s'ajoutent des projections et des concerts sur la plage.

"Ici, peu de paillettes mais beaucoup de sourires, en toute simplicité. Notre Festival est le seul de cette importance où le public peut rencontrer d’aussi près les actrices et les acteurs d’aujourd’hui et de demain. Cette 23ème édition sera également le théâtre de bien des nouveautés : une journée en plus et le vote des spectateurs pour un Prix du Public", selon l'écho de quelques mots des officiels, lors de l'ouverture de la manifestataion. 

Durant cinq jours Cabourg et sa promenade romantique si chère à Marcel Proust s’animent au rythme du passage des personnalités qui sont nombreuses à venir. Le Festival de Cabourg est aussi le premier rendez-vous entre le public et les films français qui vont sortir cet été, en commençant par Les Beaux Gosses et Je Vais Te Manquer, sortis cette semaine. En avant-première il y a eu notamment Fais moi plaisir de Emmanuel Mouret avec Frédérique Bel et Judith Godrèche. Didier Bourdon  est venu avec sa chienne Bambou et avec Anne Consigny. Les actrices étaient à la fête : Je ne dis pas non avec Sylvie Testud, Tricheuse avec Hélène De Fougerolles, Une Semaine Sur Deux avec Mathilde Seigner, Jusqu’à Toi avec Mélanie LaurentJoueuse avec Sandrine Bonnaire ou encore Neuilly Sa Mère avec Rachida Brakni.  

Par ailleurs, les nouveaux romantiques viennent recevoir leur prix : 

Swan d’Or 2009:

- Révélation masculine : Jérémy Kapone pour LOL (remis par Mathilde Seigner et Bernard Campan).

- Révélation féminine : Anaïs Démoustier pour Les Grandes Personnes (remis par Didier Bourdon et Anne Consigny).

- Meilleur réalisateur : Stephen Frears pour Chéri (remis par Cécile Cassel et Malik Zidi).

- Meilleur acteur : Benoît Poelvoorde pour Coco avant Chanel (remis par Sandrine Bonnaire et Caroline Bottaro).

- Meilleure actrice : Emilie Dequenne pour La fille du RER (remis par Emmanuel Mouret et Judith Godrèche). 

Swan d’Or des courts-métrages :

- Meilleur réalisateur : Runar Runarsson pour Les Moineaux.

- Meilleure actrice : Camille Claris pour En douce

- Meilleur acteur : Nazmi Kirik pour Phone Story.

Swan d’Or des longs-métrages en compétition :

- Prix du Public : Tengri, le bleu du ciel réalisé par Marie Jaoul de Poncheville

- Prix de la Jeunesse : Somers Town réalisé par Shane Meadows

- Grand Prix : Somers Town réalisé par Shane Meadows ex-aequo avec Sometime in august réalisé par Sebastian Schipper. Le réalisateur Shane Meadows était déjà le chouchou du Festival Britannique de Dinard, le voici également multi-primé à Cabourg pour Somers Town. Après son succès le plus important This Is England, il avait accepté comme une récréation une proposition d’un film de commande pour une compagnie ferroviaire. Mais Shane Meadows a alors filmé beaucoup plus que prévu et ce projet s’est transformé en un tout autre film qui est devenu ce long-métrage. Deux jeunes garçons de deux quartiers différents se rencontrent et deviennent ami pour égayer leur vie qui manquait de couleurs…

Cabourg : il n’y a pas d’âge pour être romantique

Posté par kristofy, le 14 juin 2009

Les adolescents ont le vent en poupe cette année, ils sont le sujet de certaines des meilleures comédies de l’année. Les 15-25 ans sont aussi le public à courtiser : autrefois clientèle principale des exploitants, il esta ujourd'hui en déclin, sollicité par d'autres écrans (jeux, vidéos, internet...).

Le Festival de Cabourg a été un reflet de l’importance des ados à l’écran. Les  C’est la jolie surprise qu’a connue Liza Azuelos avec trois millions de spectateurs qui ont vu LOL avec Sophie Marceau en maman de Christa Theret. Le film est projeté sur la plage, et le jeune acteur Jérémy Krapone vient ici avec son groupe de rock Kaponz&Spinoza pour jouer un concert avant le film (avec aussi le groupe Jolijo de l’acteur Adrien Jolivet, Kaziel et Maëlis). 

Riad Sattouf vient lui aussi de réussir à faire l’unanimité avec Les Beaux Gosses, leader du box office hebdomadaire en France. Le cinéaste a su dessiner les embarras de l’adolescence tout en réalisant une comédie détonante. Les Beaux Gosses avec ses gamins de 14 ans parvient même à être bien meilleur que certains teen-movies américains pourtant expert dans la recette.  

Encore plus jeunes et tout aussi étonnant, Une Semaine sur deux confirme l'envol d'Ivan Calbérac ; cela devrait être une des surprises de l’été. "Je m’appelle Léa, j’ai 12 ans, je ne suis pas née dans la bonne famille…"  Mathilde Seigner et Bernard Campan ont du mal à digérer leur rupture, il vont essayer de vivre une nouvelle histoire d’amour avec quelqu’un d’autre tout en essayant de préserver leurs deux enfants. Ce décalage entre les parents qui tentent de nouvelles relations et elle qui se découvre amoureuse d’un garçon plus âgé du collège en fait un film familial idéal.  

Djamel Bensalah continue de s’intéresser aux jeunes lui aussi. Après son western en culottes courtes, Big City, un lourd échec, il revient avec Neuilly Sa Mère qui va remettre au goût du jour l’idée d’un garçon de 14 ans de banlieue qui se retrouve dans une famille bourgeoise. La vie n'est pas un long fleuve tranquille. 

Les jeunes ont eux aussi toute leur place au Festival de Cabourg : six élèves de la région en classe de seconde en section audiovisuelle forment le Jury du Prix de la Jeunesse. Ils étaient accompagnés par le réalisateur Fred Cavayé, l’écrivain Martin Page et les actrices Bérangère Allaux et Sophie Quinton.