Finalement Disney donne son feu vert à Lone Ranger

Posté par vincy, le 22 octobre 2011

Suspendu en août (voir notre actualité du 31 août 2011), The Lone Ranger renaît de ses cendres. Walt Disney Studios et Jerry Bruckheimer sont parvenus à un accord sur le devis de production, fortement réduit.  Le film de Gore Verbinski est désormais dans le "line-up" de Disney. La sortie est prévue pour le 31 mai 2013 aux USA, un mois après Iron Man 3.

Le budget initial de 250 millions de $ ne sera plus que de 215 millions de $. Cette coupe financière a impacté sur l'écriture. Les scénaristes (Justin Haythe, Ted Elliott et Terry Rossio) ont du retravailler sur les séquences les plus dispendieuses afin de réduire le coût des effets spéciaux. Le coup de rabot concerne aussi les pourcentages sur les profits, diminués de 20%, que doivent toucher le producteur, le réalisateur, et les deux vedettes, Johnny Depp et Armie Hammer

Le tournage, notamment au Nouveau-Mexique et qui devait commencer dans les prochaines semaines est décalé à février 2012.

The Lone Ranger est un personnage créé pour la radio en 1933 avant de devenir une série télévisée très populaire dans les années 50.

Un accord entre la holding de Luc Besson et EuropaCorp rejeté

Posté par vincy, le 4 octobre 2011

Les actionnaires d'EuropaCorp, fondée par Luc Besson, ont refusé d'approuver les accords régissant les relations entre la société de production et de distribution et Front line, la holding personnelle du réalisateur (par ailleurs Président du conseil d'administration). Pour cette résolution, les actions de Luc Besson, Front Line et de Christophe Lambert, Directeur général) n’ont pas été prises en compte dans le calcul du quorum et ils n’ont pas participé au vote. "Seuls 11,6% des actionnaires de la société ont voté contre cette résolution" précise-t-on au groupe. Mais le résultat est cinglant : l'accord a été rejeté à 84,42%.

Front line, qui avec les parts de Luc Besson, détient 62% du capital d'Europacorp, ne pourrait donc plus facturer des services (qui pouvaient atteindre 1,5 million d'euros par an). EuropaCorp verse à Front Line 71% des revenus de la holding, pour rémunérer des prestations classiques, techniques et administratives.

Un communiqué daté du 4 octobre précise cependant que "la convention régissant les relations entre EuropaCorp et Front Line, la holding de Luc Besson, rejetée par l’Assemblée générale des actionnaires le 28 septembre dernier, continue de produire ses effets".

Lors de l'assemblée générale des actionnaires du 28 septembre, le projet d'augmentation du capital, soumis au vote de l’Assemblée qu’en vertu d’une obligation légale, a aussi été rejeté à 92,68% (incluant le vote de Luc Besson).

La crise que traverse le groupe (son chiffre d'affaires au premier trimestre a chuté de 16,5% après une année 2010 décevante) a changé en profondeur les ambitions du groupe depuis quelques mois (voir actualité du 4 mai dernier).

Un multiplexe, Taken 2 et la série The Transporter

Cela ne l'empêche pas de viser de nouveaux projets puisque EuropaCorp a annoncé lors de la même Assemblée générale qu'il allait ouvrir un multiplexe près de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en 2013.Le complexe cinématographique sera intégré dans le futur centre de commerces et de services Aéroville et devrait compter 12 salles.

Luc Besson posera la première pierre sera posée le 7 octobre, après-demain.

Europacorp doit malgré tout retrouver la croissance. Au premier trimestre l'exploitation en salles n'a rapporté que 2,1 millions d'euros (principalement grâce aux 800 000 entrées de The Tree of Life), soit une chute de 62,5% par rapport à la période équivalente en 2010. Le chiffre d'affaires en salles n'a représenté que 11,1% du résultat global du groupe, soit moins que les ventes vidéos et l'activité Télévision, dopée par la diffusion pour Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Le groupe compte sur ses tournages : Taken 2, A l'aveugle, ou encore la série The Transporter.

La 3D ne séduit pas les spectateurs français

Posté par vincy, le 4 octobre 2011

Voilà un échantillon bien plus représentatif que certains sondages politiques. Pour connaître l'avis du public sur le cinéma en relief, UP3D et Le Film Français ont interrogé 11 867 personnes, âgées de 15 à 64 ans, en pleine fête du cinéma.

Le résultat est conforme à ce que l'on pressentait : le 3D, c'est beaucoup de bruit, quelques euros de plus, et pour pas grand chose.

73% des spectateurs n'ont pas eu le choix entre un film 2D et un film 3D. une offre imposée qui laisse perplexe d'autant que 80% aurait préféré le voir en 2D. La 3D est plus chère, les lunettes sont sources d'inconfort, les images trop sombres, cela peut donner la migraine. Les raisons ne manquent pas et montrent qu'elles atteignent un élément essentiel : le plaisir de voir un film.

Les lunettes sont réellement un handicap. Seulement 14% des spectateurs oublient qu'ils en portent. La conséquence logique est qu'à peine 20 % du public est satisfait de la projection 3D, et un tiers ne l'est pas du tout! Majoritairement, les spectateurs n'apprécient pas la qualité de la 3D.

Aussi, on comprend que 46% des spectateurs ne trouvent aucun intérêt à la 3D, 27% y voient peu d'intérêts, soit les 3/4 du public qui ne sont pas séduits par le procédés.

Cela va inciter les producteurs à réfléchir : manque de relief, manque de luminosité, pas assez d'effets jaillissants. Et en plus on nous fait payer plus cher. 83% des spectateurs trouvent le surcoût lié à l'usage de lunettes 3D injustifié. Même avec une place à moins de 5 euros, seulement un quart des spectateurs trouveraient justifier le surcoût. Au de là de 11 euros (le tarif plein autrement dit) ils sont 8% à accepter de payer sans rechigner

Tout cela incitera sans doute à convertir moins de films en 3D, à changer le modèle économique des lunettes, à stimuler la créativité des cinéatses. La 2D a encore de beaux jours devant elle, d'autant que les films 3D n'ont pas si bien marché ces derniers mois. En dehors de quelques gros blockbusters, l'impact a même été contre-productif : les spectateurs allaient voir le film dans des salles 2D, pourtant moins nombreuses. La demande n'a pas rejoint l'offre.

C'est au film d'apporter une véritable valeur ajoutée, et il reste indispensable que la 3D reste un bonus exceptionnel, et justifié artistiquement (comme pour Avatar).

Des salles de plus en plus numériques

Posté par vincy, le 26 septembre 2011

Le CNC a publié son dernier baromètre trimestriel sur l'extension du parc de salles numériques en France. A la fin juin 2011, c'est près de la moitié des écrans qui sont ainsi équipés. La progression continue d'être impressionnante : de 963 fin 2009, ils sont passés à 2 686 en juin 2011. En trois mois, 533 nouveaux écrans sont devenus numériques.

688 établissements (117 de plus qu'en mars, 381 de plus qu'en décembre 2009) ont ainsi fait leur bond en avant. 451 d'entre-eux sont même équipés à 100%. Grâce au coup de pouce du CNC, cela bénéficie surtout aux salles disposant de moins de 3 écrans (355 établissements soit plus de la moitié des exploitants équipés en numérique).

Les régions les plus numérisées sont à l'Ouest de la France : Bretagne (64,8 % des écrans), Aquitaine (64,5 %) , Pays de la Loire (61,8 %). La Corse, la Picardie et la Bourgogne sont, à l'inverse, à la traîne avec moins d'un tiers des écrans numérisés. En Île-de-France 108 établissements proposent 568 écrans numériques.

Le CNC dispose d'une aide à la numérisation des salles de cinéma  : elle s'adresse prioritairement aux établissements, de un à trois écrans, n'appartenant pas à un circuit ou groupement exploitant plus de 50 écrans. La dernière commission, en juillet dernier, a accordé des aides à une soixante de salles, pour un montant compris entre 8 594 euros (Le Magnoac à Cizos dans les Hautes-Pyrénées) et 198 021 euros, juste en dessous du montant de 200 000 euros maximum (La Pleiade à Cachan dans le Val de Marne).

Une nouvelle taxe pour les films étrangers en Argentine

Posté par vincy, le 25 septembre 2011

cinéma buenos aires copyright vincy thomasL'INCAA, l'équivalent du CNC en Argentine, veut appliquer une nouvelle taxe pour les films étrangers. Cette taxe est basée sur le nombre d'écrans, ce qui limitera les sorties "envahissantes" des blockbusters hollywoodiens.

Autrement dit, plus un film monopolise les salles, plus il paye de taxes. Par exemple à Buenos Aires, si le film est distribué sur 40 copies, la taxe équivaut à 300 billets vendus ; si on atteint les 80 copies, il faudra payer l'équivalent de 1 200 billets. Et si le film squatte 160 écrans, alors la taxe s'élève au prix de 12 000 tickets!

Pour le reste du pays, la taxe est moins élevée. Avec 13 millions d'habitants, la métropole de Buenos Aires concentre un tiers de la population du pays ; la deuxième métropole est neuf fois moins importante...

Le Ministère a calculé qu'avec un tarif moyen de 30 pesos (7$15), cette nouvelle taxe pouvait rapporter entre 2 100 $ et 86 000 $ par sortie de films! Hollywood est la principale cible de cette nouvelle mesure. Le cinéma américain représente plus de 80% du marché argentin et ses plus gros blockbusters  peuvent sortir sur plus de 120  écrans (le pays en compte 800). Cette semaine quatre films (tous hollywoodiens) sont distribués sur plus de 60 copies.

Cette taxe (protectionniste) vertueuse a un double effet : garantir la diversité des films proposés et augmenter le pactole de l'INCAA (à condition de le réinvestir dans des aides au cinéma local). Plus de 100 films argentins sont produits chaque année mais la plupart ne dépasse pas les 10 000 entrées (voire ne sort pas en salles). Même les succès locaux souffrent de la diminution parfois brutale du nombre de copies après deux ou trois semaines d'exploitation. Les films argentins ont une part de marché de 10 % (comme le Québec par exemple). Et les films venus d'ailleurs (ni américains ni argentins) se partagent les 10 autres % du marché.

En 2011, un seul film non américain se classe dans le Top 20 (en 10e position). Et six films ont dépassé le million de $ de recettes. C'est pour l'instant, un peu mieux qu'en 2010.

L'Argentine est un pays où le cinéma est en plein boom, notamment grâce à une politique d'ouverture de multiplexes, mais aussi grâce à quelques succès locaux (qui s'exportent plutôt bien). Cette année, les recettes en salles devraient grimper de 32% et atteindre 215 millions de $ selon Variety.

DreamWorks Animation prépare son divorce avec Paramount Pictures

Posté par vincy, le 2 août 2011

C'était attendu, c'est apparemment certifié, si l'on en croit The Hollywood Reporter qui a annoncé lundi 1er août le divorce entre DreamWorks Animation et son distributeur Paramount Pictures. Le conseil d'administration de DreamWorks Animation a rejeté l'extension du contrat de distribution, qui arrive à terme en 2012. Même pour un an.

DreamWorks ne veut plus reverser 8% de ses recettes pour distribuer ses films. Paramount avait anticipé le problème en annonçant il y a quelques semaines la création d'une branche dédiée à l'animation (voir actualité du 7 juillet).

Pour DreamWorks Animation, il ne reste plus qu'à trouver son nouveau partenaire, à ses conditions pour 2013 et au delà. Soit le studio choisit des distributeurs par territoire, soit il signe avec un distributeur unique pour le monde entier. Warner Bros semblerait alors un choix logique puisqu'il ne dispose pas d'une filiale d'animation mais a une solide expérience dans le domaine.

Pour Paramount, c'est d'abord un sacré manque à gagner. Kung-Fu Panda 2 a rapporté 609 millions de $ dans le monde depuis la fin du mois de mai. le distributeur a diffusé dix films d'animation de DreamWorks Animation, dont Shrek The Third, Shrek Forever After, Dragons, Kung Fu Panda, Monstres Vs. Aliens et Madagascar 2. Ils ont rapporté, chacun, entre 430 millions et 800 millions de $ dans le monde. Sans Kung Fu Panda 2, Paramount n'aurait pas la première place des distributeurs américains cette année. L'an dernier, il aurait été 5e et non pas 2e.  Idem en 2009.

D'ici 2013, il lui reste à distribuer Puss in Boots (Le Chat Potté), Madagascar 3 et Rise of the Guardians. DreamWorks a déjà prévu cinq autres films entre 2013 et 2014, dont la suite de Dragons et Moi et mon ombre (voir actualité du 30 décembre).

Quand la vidéo à la demande gonfle, le marché vidéo débande

Posté par vincy, le 30 juillet 2011

Le marché DVD/Blu Ray n'est plus ce qu'il était. Selon les chiffres publiés par le CNC, durant le premier semestre 2011, le chiffre d'affaire de la vidéo physique atteint 564,32 millions d'€ en pour 58,98 millions d'unités vendues, soit 9,1% de baisse en valeur et  5,4% de baisse en volume par rapport au premier semestre 2010. Non seulement moins de DVD/Blu Ray se sont vendus, mais en plus ils rapportent moins.

S'il n'y avait pas le Blu-Ray, la dépression serait encore plus accentuée. Le marché du DVD continue de perdre de la valeur (481,83 millions d'€ , -11,8% par rapport à 2010) et des clients (53,89 millions d'unités vendues, -7,8%).

Le nombre de Blu-ray vendus, de son côté, augmente moins que le chiffre d'affaires  : 5,09 millions d'unités  (+29,4%) pour un CA de 82,49 millions d'€ (+10,6% ). Reste que le Blu-Ray ne représente que 8,6% du marché global en nombre d'unités vendues (et 14,6% des ventes).

Au moins, le cinéma reste l'achat dominant, avec 60,8% du chiffre d'affaires. Le volume de films vendus sur ces supports est hélas en baisse avec 29,74 millions d'unités (-7,2%). Le cinéma français représente près d'un quart des revenus provenant de l'ensemble des films vendus en DVD/Blu-Ray. C'est largement moins que la part de marché des films français en salles (32%).

La croissance de la vidéo à la demande semble impacter sur le marché de la vidéo. La VàD a vu son chiffre d'affaire progresser de 22,8% au premier trimestre de l'année (soit 42,91 millions d'euros). Les films de cinéma représentent 64% des revenus issus des actes payants (les programmes adultes - X quoi - 27,7%). Le cinéma français intéresse davantage les "loueurs" puisque 31,8% des volumes de transaction ont concerné un film hexagonal.

Harry Potter et les reliques la mort – 2e partie bat cinq records en trois jours

Posté par geoffroy, le 19 juillet 2011

A bien y regarder, HP7 et les reliques de la mort – 2e partie déborde du cadre classique du film « épilogue ». En effet, l'émotion médiatico-cinématographique entourant cet ultime épisode fut réelle, mondiale, spontanée. Une telle attente aurait sans doute pu souffrir d’une qualité médiocre. Heureusement il n’en est rien, et ce Potter là est un bon cru, apothéose idéale d’une saga à succès (à défaut d’être toujours réussie).

Un peu comme il y a 10 ans avec le tout premier épisode, Harry Potter et les reliques de la mort - 2e partie a fait se déplacer en masse les spectateurs du monde entier. Il a battu cinq records majeurs à lui tout seul : autant dire qu'il a relevé tous les défis (voir Harry Potter : le box office de tous les enjeux).

Aux Etats-Unis il s’agit même d’un raz-de-marée. Le record du premier jour, détenu jusque là par Twilight 2 avec 72M$ (2009), a été balayé comme un fétu de paille. Le chiffre avancé est hallucinant: 92,1M$. Soit 45% de mieux que les Reliques 1. Déjà la séance de minuit avait battu tous les records précédents avec une recette de 43,5M$. Et le week-end est du même ordre. Avec 169M$ HP7 partie 2 détrône Batman - The Dark Knight et ses 158M$ réalisés en 2008. En 3 jours le film se place déjà au sixième rang US de l’année. En fréquentation, dans un marché en pleine déprime, HP7  partie 2 réussit l'exploit d'être le sixième film le plus vu lors d'un week-end de démarrage, derrière Dark Knight, Spider-Man 3, Twilight 2, Pirates des Caraibes 3 et Spider-Man. Harry Potter a aussi battu le record d'Alice au pays des merveilles dans les salles IMAX avec 15,5M$ en un week-end (contre 12,2M$).

Au total, Harry Potter va devenir la franchise la plus riche de l'histoire, devant Star Wars, mais pas la plus vue (Star Wars mène la danse de loin grâce à ses trois premiers épisodes). La constance des box offices de HP (il y a moins de 20% d'écart entre le moins bon BO et le meilleur BO de la série) a permit de dépasser les 2,2 milliards de $ de recettes en Amérique du Nord.

Le film cartonne également à l’international où il vient d’établir un nouveau record. Avec 312M$, HP7 partie 2 fait mieux que Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence et ses 260M$. Au global, avec 475,6M$, il fait même mieux que le record détenu par Transformers 3 et ses 400,5M$. HP7 partie 2 est déjà assuré de battre des records de première semaine au Royaume Uni et en Australie. Il frôle les records en Allemagne, Russie, Mexique, Italie, Corée du Sud, Brésil et Espagne. En France, il a séduit 2 532 629 spectateurs en 5 jours, soit le meilleur démarrage de l'année et le 8e depuis 1945. Les chiffres devraient impressionner encore plus au fil des jours...

Le milliard de dollars de recettes globales sera (enfin) atteint comme un symbole de la fascination qu’aura exercé le magicien à lunettes pendant une décennie complète.

Les démarrages US au dessus des 100M$ :

1. Harry Potter and the Deathly Hallows Part 2 : 169,189M$ (2011)

2. The Dark Knight : 158,411M$ (2008)

3. Spider-Man 3 : 151,116M$ (2007)

4. The Twilight Saga: New Moon :  142,839M$ (2009)

5.  Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest : 135,634M$ (2006 )

6. Iron Man 2 : 128,122M$ (2010)

7. Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1 : 125,017M$ (2010)

8. Shrek the Third : 121,629M$ (2007)

9. Alice in Wonderland: 116,101M$ (2010)

10 Spider-Man : 114,844M$ (2002)

11. Pirates of the Caribbean: At World's End : 114,732M$ (2007)

12. Toy Story 3 : 110,307M$ (2010)

13. Transformers: Revenge of the Fallen : 108,966M$ (2009)

14. Star Wars: Episode III - Revenge of the Sith : 108,435M$ (2005)

15. Shrek 2 : 108,037M$ (2004)

16. X-Men: The Last Stand : 102,750M$ (2006)

17. Harry Potter and the Goblet of Fire : 102,685M$ (2005)

18. Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull : 100,137M$ (2008)

Harry Potter : le box office de tous les enjeux

Posté par vincy, le 12 juillet 2011

Harry Potter et les Reliques de la mort, 2e partie a deux objectifs non avoués. Être le premier de la série à franchir le cap mythique du milliard de $ de recettes dans le monde. Le prix du billet dopé par la 3D pourrait y contribuer... Il faudra aussi qu'il enraye son déclin de fréquentation en France, idéalement en dépassant les 7 millions d'entrées, barre symbolique jamais atteinte depuis Harry Potter et la Coupe de feu en 2005. Côté US, où la série Harry Potter a cumulé 2 milliards de $ de recettes, ce sera le démarrage qui sera observé. Pour l'instant Harry Potter et les reliques de la mort, 1ere partie tient le record avec 125 millions de $ lors de sa sortie.

Box office monde

1. Harry Potter 1 : 975 millions de $ (9e)
2. Harry Potter 7 : 954 millions de $ (11e)
3. Harry Potter 5 : 938 millions de $ (12e)
4. Harry Potter 6 : 934 millions de $ (13e)
5. Harry Potter 4 : 896 millions de $ (18e)
6. Harry Potter 2 : 879 millions de $ (21e)
7. Harry Potter 3 : 796 millions de $ (30e)

Box office USA

1. Harry Potter 1 : 318 millions de $ (26e)
2. Harry Potter 6 : 302 millions de $ (35e)
3. Harry Potter 7 : 295 millions de $ (38e)
4. Harry Potter 5 : 292 millions de $ (42e)
5. Harry Potter 4 : 290 millions de $ (45e)
6. Harry Potter 2 : 262 millions de $ (51e)
7. Harry Potter 3 : 250 millions de $ (65e)

Box office France

1. Harry Potter 1 : 9,47 millions d'entrées (32e)
2. Harry Potter 2 : 9,14 millions d'entrées (37e)
3. Harry Potter 4 : 7,70 millions d'entrées (60e)
4. Harry Potter 3 : 7,14 millions d'entrées (77e)
5. Harry Potter 5 : 6,22 millions d'entrées
6. Harry Potter 6 : 6,05 millions d'entrées
7. Harry Potter 7 : 5,91 millions d'entrées

Après le succès de Rango, Paramount va créer une filiale dédiée à l’animation

Posté par vincy, le 7 juillet 2011

Le contrat de distribution des films d'animation de DreamWorks s'arrête en 2012 pour Paramount. Le studio américain a décidé de lancer sa propre structure dédiée aux films animés. Logique d'y croire quand Rango a rapporté 243 millions de $ dans le monde, se classant ainsi dans les 10 films du premier semestre ayant récolté le plus de recettes. Rango a surtout bénéficié de meilleures critiques que Kung Fu Panda 2 et Rio, qui ont réalisé un meilleur box office.

Jusque là Paramount dépendant des productions DreamWorks : Shrek the Third, Shrek Forever After, DragonsKung Fu Panda et Monstres contre Aliens sont tous dans le Top 20 des films d'animation en images de synthèse. Rango n'est que 41e dans cette catégorie, mais il a surclassé les deux tentatives en solo précédentes de Paramount (Jimmy Neutron, La ferme en folie). Paramount a, cependant, connu quelques succès avec des films d'animation "traditionnels" comme Les Razmoket, Bob L'éponge, Beavis & Butt-Head... Mais Rango reste là aussi le leader absolu.

Paramount Animation débutera ses activités en 2014. Le premier film n'a pas encore été décidé mais de nombreux projets sont en développements. Outre ILM, un partenaire historique du studio, la branche animation fera aussi appel à de sociétés comme Nickelodeon, une des filiales du groupe Viacom qui possède Paramount.

Reste l'inconnue Dreamworks. Jusqu'à la fin 2012, Paramount distribue ses films en échange de 8% des recettes. Le contrat peut-être étendu jusqu'en 2013.

Mais l'arrivée d'un nouveau concurrent démontre que le marché de l'animation est dorénavant indispensable pour tous les studios. Disney a acheté Pixar, Sony, la Fox et Universal ont leur propre filiale. Etrangement, seul Warner Bros n'a pas créé de département spécifique malgré son patrimoine incroyable (Bugs Bunny et autres Looney Tunes...). Certains murmurent que DreamWorks Animation pourrait se rapprocher de Warner...

Une guerre se prépare. Et chacun croit en ses chances. Disney, avec Pixar, domine clairement le marché. DreamWorks continue d'être le rival le plus important. Mais Universal (Moi, moche et méchant), Warner Bros (Happy Feet), 20th Century Fox (L'âge de glace) et Sony (Tempête de boulettes géantes) ont tous placé leurs pions avec des films à succès et, pour certains, des franchises rentables.