Le Tribunal de commerce de Nanterre valide la reprise de Duboi par Technicolor

Posté par vincy, le 3 février 2012

On approche de la fin du cauchemar autour de la faillite de Quinta Industries. Selon Le Film Français, Technicolor reprendra Duboi. Le tribunal de commerce de Nanterre a en effet validé l'offre de reprise de Duboi par Technicolor ce vendredi 3 février. 12 employés sont concernés. Technicolor avait déjà été accepté comme repreneur de Scanlab, de SIS et des Audis de Joinville (voir notre article plus complet sur les enjeux de ces rachats). Le stock de LTC, lui, avait été confié plus tôt dans le mois à Archive TV.

Prochaine épisode : la reprise de Duran?

Sundance 2012 : le nouveau Rodrigo Cortes (Buried) déçoit un peu

Posté par vincy, le 25 janvier 2012

Rodrigo Cortes avait écrit Red Lights avant de réaliser Buried, révélé à Sundance il y a deux ans avant de devenir un film culte (et succès surprise) de l'année 2010. "Beaucoup de financiers étaient intéressés par Red Lights, mais nous étions arrivés à ce point où tout le monde voulait participer, mais seulement une fois qu'un autre aurait fait le premier pas". Il a donc inversé ses projets, ayant l'intuition que Buried offrirait une belle carte de visite.

Red Lights n'a cependant rien à voir avec l'exercice de style de Buried (un homme enterré sous terre durant tout le film, ou presque).  Le film a une narration plus classique, même si l'intrigue semble plus complexe, et dispose de trois vedettes dans son casting : Cillian Murphy, Sigourney Weaver et Robert de Niro.

L'histoire suit un professeur de psychologie spécialisé dans l'explication rationnelle des phénomènes paranormaux (Weaver) et son assistant brillant et arriviste (Murphy) qui consacre sa vie à démasquer les charlatans et à éclairer les esprits crédules. Jusqu'au jour où un mentaliste aveugle et surdoué Simon Silver (De Niro) décide de la mettre au défi. Une vieille rancoeur les oppose mais son assistant rêve d'en faire son premier gros gibier. Le film s'adresse aussi bien aux agnostiques qu'aux croyants.

Présenté hors-compétition à Sundance vendredi soir, le thriller paranormal serait en passe d'être acquis par Millennium Entertainment pour être distribué en Amérique du nord. On aurait pu s'attendre à un autre distributeur, plus important que celui-ci, spécialisé dans les séries B avec grosses stars. Cela s'explique sans doute par les premiers retours qui nous reviennent de l'Utah. Les premières critiques font état d'un film solidement interprété, tendu à l'extrême jusqu'à un final parait-il grandiose. Mais nombreuses sont celles qui pointent une longueur injustifiée, un rythme inégal, un montage parfois bancal et un propos trop intellectuel.

Mais tous s'accordent à signaler que Cortes est un bon illusionniste, avec plus d'un tour de magie dans sa tête.

Le film sort le 2 mars en Espagne. Pour l'instant, il n'est prévu qu'au second semestre aux USA et en France.

Sundance 2012 : 6 millions de $ pour distribuer The Surrogate

Posté par vincy, le 24 janvier 2012

Selon Variety, Fox Searchlight a signé un gros chèque de 6 millions de $ pour acquérir les droits mondiaux de distribution du film The Surrogate, présenté en avant-première mondiale au Festival de Sundance. Ce drame, écrit et réalisé par Ben Lewin , qui n'avait rien tourné depuis Lucky Break en 1994, met en vedette John Hawkes (Winter's bone, Contagion, Martha Marcy May Marlene), la revenante Helen Hunt (oscarisée avec Pour le pire et pour le meilleur, et tête d'affiche de Twiter, Seul au monde, Ce que veulent les femmes) et William H. Macy (Fargo, Boogie Nights, Magnolia, La défense Lincoln). Hunt et Macy ont déjà joué ensemble dans Bobby, le film d'Emilio Estevez.

The Surrogate raconte l'histoire d'un poète handicapé ayant survécu à la polio et possédant un poumon en acier qui engage une thérapeute sexuelle pour perdre sa virginité. Il s'agit de l'histoire vraie de Mark O'Brien. Le film a été reçu avec enthousiasme à Sundance. Les critiques saluant une oeuvre généreuse, tendre et drôle, très bien interprétée.

Technicolor reprend une partie de Quinta Industries

Posté par vincy, le 23 janvier 2012

Un mois après la faillite de Quinta Industries (voir notre actualité du 22 décembre 2011) et les turbulences qui ont causé quelques frayeurs au cinéma français (tant patrimonial qu'en cours de production), une première solution est survenue vendredi en provenance du groupe Technicolor.

La société, qui affirme renforcer ainsi sa présence européenne dans la postproduction et la distribution, va reprendre plusieurs activités du groupe Quinta Industries, tout en annonçant l'ouverture d'un studio de doublage en France.

Suite à la décision du Tribunal de Commerce de Nanterre le 20 janvier 2012, Technicolor a décidé d'acquérir l'essentiel des activités des Auditoriums de Joinville, la Société Industrielle de Sonorisation et ScanLab, qui appartenaient toutes à Quinta Industries. ADJ (Les Auditoriums de Joinville) et SIS (Société Industrielle de Sonorisation), sont spécialisées dans les activités son tandis que Scanlab rassemble les activités de conversion numérique - encodage, VOD et mastering DCP - permettant ainsi à Technicolor d'entrer sur le marché de la distribution pour le cinéma numérique en France.

Le Directeur Général de Technicolor Frédéric Rose déclaré dans un communiqué que  « ces opérations sont parfaitement en ligne avec notre stratégie dans le domaine du Media & Entertainment et vont nous permettre de renforcer encore nos positions de leader mondial ». Technicolor a davantage surpris en annonçant l'ouverture d'un studio de doublage pour le cinéma et la télévision. Le studio est installé à Saint-Cloud, à quelques kilomètres de Paris, sur le site de de Technicolor.

Technicolor est leader mondial dans les services de postproduction, d'effets visuels, d'animation, de distribution de cinéma numérique, d'encodage et de formatage des contenus en vue de leur diffusion. Selon leur communiqué, "ces activités comptent environ 5 000 personnes dans le monde et sont réparties en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) ; en Asie (Thaïlande, Inde, Chine) ainsi qu'en Europe (Royaume-Uni, Espagne, Italie) - et désormais en France où Technicolor va jouer un rôle-clé auprès de l'industrie du cinéma."

Avec ces différentes reprises, 34 salariés seront repris, soit 70% des employés concernés. Pour l'instant, aucune décision juridique n'a été actée pour les autres filiales du groupe Quinta Industries - Duboi, Duran et LTC.

Reste qu'on peut s'interroger sur la chronologie du processus. Quinta Industries était détenue à 83% par l'homme d'affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar et par Technicolor, à hauteur de 17%. Pourquoi Technicolor n'a pas aidé le groupe dont il était actionnaire avant qu'il ne dépose son bilan? La réponse est peut-être dans la fragilité même de Technicolor. Son résultat opérationnel 2011 a été révisé à la baisse et le groupe a annoncé un programme de réduction de coûts (qui comprend 600 suppressions d'emplois sur les 17 000 salariés de la multinationale).

Technicolor, qui cherchait depuis un an et demi à s'installer en France, a trouvé là un relais de croissance dans le plus important marché cinématographique européen. Espérons que leur stratégie s'avère fructueuse pour ce secteur de la post-production, vitale pour notre économie.

Sundance 2012 : premier gros deal avec un documentaire suédois

Posté par vincy, le 21 janvier 2012

seaching for sugar manLe premier gros contrat de Sundance a été signé par Sony Pictures Classics, qui a acquis les droits de distribution nord-américains du premier film de Malik Bendjelloul, réalisateur suédois du documentaire Searching for Sugar Man.

Dès le premier jour, Sony s'est emballé pour ce documentaire, véritable exploration archéologique d'une musique oubliée, sélectionné en compétition internationale. Le film retrace l'histoire de Rodriguez, chanteur de Detroit de la fin des années 60 qui n'a pas réussi à percer commercialement et qui a mystérieusement disparu avant qu'on ne le retrouve en Afrique du sud où il est devenu un phénomène musical. Sixto Diaz Rodriguez, alias The Sugar Man, qui aura 70 ans cette années, était comparé à Bob Dylan.

Le film a bouleversé le public tout en lui faisant taper des pieds lors des séquences musicales. Il apparait déjà comme un bon compétiteur pour le prix du public dans sa catégorie.

Malik Bendjelloul avait déjà réalisé de nombreux documentaires en formats courts sur des artistes tels que Björk, Kraftwerk, Sting, Elton John, Rod Stewart et Madonna.

Lionsgate (SAW) rachète Summit Entertainment (Twilight)

Posté par vincy, le 14 janvier 2012

Surprise de début d'année. Pour une valeur de 412,5 millions de $, deux mini-studios, Lionsgate et Summit Entertainment, ont décidé de fusionner pour former une 7e"major". De plus grande envergure, les deux studios réunis représentent une moyenne de 7% de part de marché sur les cinq dernières années.

Cela peut paraître étranger que Lionsgate, le moins "gros" des deux, rachète son rival plus important (pour la distribution en salles), Summit Entertainment. Mais les deux studios sont plus concurrents que complémentaires. Lionsgate voyait sa part de marché faiblir ses dernières années...Il devenait urgent pour la "mini-major" de changer de stratégie pour créer une marque plus solide. Summit Entertainement comme Lionsgate produisent des films assez variés, mais leurs gros succès ciblent un public de moins de trente ans. Rassemblés, ils sortent en moyenne une vingtaine de films par an.

Les deux studios continueront d'exploiter chacun leur marque comme producteurs et comme distributeurs. Mais Lionsgate espère "doper" son département des ventes internationales grâce à ce rachat. La nouvelle structure sera ainsi présente dès février prochain au marché du film de Berlin. Lionsgate, dont le siège est à Vancouver, a des bureaux à Santa Monica (près de Los Angeles), à deux pas du siège de Summit. L'ensemble salarie 650 employés (dont 500 de chez Lionsgate). Lionsgate a été construite à travers différentes acquisitions : Trimark, Artisan, Debmar-Mercury, Mandate, TV Guide Network, Roadside Attractions. Ils avaient aussi essayé de racheter la MGM. Au total la société a un catalogue de 13 000 titres.

Lionsgate dispose d'une franchise ultra-rentable, SAW. Ils ont aussi à leur actif une Palme d'or, Fahrenheit 9/11, le documentaire de Michael Moore, un blockbuster, The Expandables, une série cinématographique comique (les Tyler Perry), et un film oscarisé, Crash. En 2011, leur plus gros succès a été La défense Lincoln, et le mini-studio a enregistré de gros fiascos comme Identité secrète, Warrior et Conan le barbare.

Summit Entertainment est devenu richissime avec la saga Twilight, de loin ses quatre plus gros succès. Le studio a connu d'autres jolis succès avec RED, Prédictions et Source Code. Son catalogue a aussi des films reconnus comme Démineurs, oscar du meilleur film, et The Ghost-Writer, Ours d'argent à Berlin. Quelques fiascos comme Fair Game, Astro Boy ou Le complexe du Castor ont fragilisé ses investissements.

Summit a onze films en préparation, dont le dernier épisode de Twilight, la suite de RED, Dos au mur, avec Sam Worthington, Sans issue, avec Henry Cavill et Bruce Willis, Now You See Me, le nouveau film de Louis Leterrier avec Jesse Eisenberg.

Lionsgate a dix-sept films en prévision dans le calendrier : trois nouveaux Tyler Perry, le remake de Dirty Dancing, une version 3D de Massacre à la tronçonneuse, la suite de The Expandables, The Cabin in the woods, une comédie horrifique avec Chris Hemsworth, un énième film d'action avec Jason Statham, What to expect When you're expecting, comédie romantique avec Cameron Diaz et Jennifer Lopez, et une comédie à gros casting, The Big Wedding, réunissant De Niro, Sarandon, Keaton, ...

Finalement Disney donne son feu vert à Lone Ranger

Posté par vincy, le 22 octobre 2011

Suspendu en août (voir notre actualité du 31 août 2011), The Lone Ranger renaît de ses cendres. Walt Disney Studios et Jerry Bruckheimer sont parvenus à un accord sur le devis de production, fortement réduit.  Le film de Gore Verbinski est désormais dans le "line-up" de Disney. La sortie est prévue pour le 31 mai 2013 aux USA, un mois après Iron Man 3.

Le budget initial de 250 millions de $ ne sera plus que de 215 millions de $. Cette coupe financière a impacté sur l'écriture. Les scénaristes (Justin Haythe, Ted Elliott et Terry Rossio) ont du retravailler sur les séquences les plus dispendieuses afin de réduire le coût des effets spéciaux. Le coup de rabot concerne aussi les pourcentages sur les profits, diminués de 20%, que doivent toucher le producteur, le réalisateur, et les deux vedettes, Johnny Depp et Armie Hammer

Le tournage, notamment au Nouveau-Mexique et qui devait commencer dans les prochaines semaines est décalé à février 2012.

The Lone Ranger est un personnage créé pour la radio en 1933 avant de devenir une série télévisée très populaire dans les années 50.

Un accord entre la holding de Luc Besson et EuropaCorp rejeté

Posté par vincy, le 4 octobre 2011

Les actionnaires d'EuropaCorp, fondée par Luc Besson, ont refusé d'approuver les accords régissant les relations entre la société de production et de distribution et Front line, la holding personnelle du réalisateur (par ailleurs Président du conseil d'administration). Pour cette résolution, les actions de Luc Besson, Front Line et de Christophe Lambert, Directeur général) n’ont pas été prises en compte dans le calcul du quorum et ils n’ont pas participé au vote. "Seuls 11,6% des actionnaires de la société ont voté contre cette résolution" précise-t-on au groupe. Mais le résultat est cinglant : l'accord a été rejeté à 84,42%.

Front line, qui avec les parts de Luc Besson, détient 62% du capital d'Europacorp, ne pourrait donc plus facturer des services (qui pouvaient atteindre 1,5 million d'euros par an). EuropaCorp verse à Front Line 71% des revenus de la holding, pour rémunérer des prestations classiques, techniques et administratives.

Un communiqué daté du 4 octobre précise cependant que "la convention régissant les relations entre EuropaCorp et Front Line, la holding de Luc Besson, rejetée par l’Assemblée générale des actionnaires le 28 septembre dernier, continue de produire ses effets".

Lors de l'assemblée générale des actionnaires du 28 septembre, le projet d'augmentation du capital, soumis au vote de l’Assemblée qu’en vertu d’une obligation légale, a aussi été rejeté à 92,68% (incluant le vote de Luc Besson).

La crise que traverse le groupe (son chiffre d'affaires au premier trimestre a chuté de 16,5% après une année 2010 décevante) a changé en profondeur les ambitions du groupe depuis quelques mois (voir actualité du 4 mai dernier).

Un multiplexe, Taken 2 et la série The Transporter

Cela ne l'empêche pas de viser de nouveaux projets puisque EuropaCorp a annoncé lors de la même Assemblée générale qu'il allait ouvrir un multiplexe près de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en 2013.Le complexe cinématographique sera intégré dans le futur centre de commerces et de services Aéroville et devrait compter 12 salles.

Luc Besson posera la première pierre sera posée le 7 octobre, après-demain.

Europacorp doit malgré tout retrouver la croissance. Au premier trimestre l'exploitation en salles n'a rapporté que 2,1 millions d'euros (principalement grâce aux 800 000 entrées de The Tree of Life), soit une chute de 62,5% par rapport à la période équivalente en 2010. Le chiffre d'affaires en salles n'a représenté que 11,1% du résultat global du groupe, soit moins que les ventes vidéos et l'activité Télévision, dopée par la diffusion pour Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Le groupe compte sur ses tournages : Taken 2, A l'aveugle, ou encore la série The Transporter.

La 3D ne séduit pas les spectateurs français

Posté par vincy, le 4 octobre 2011

Voilà un échantillon bien plus représentatif que certains sondages politiques. Pour connaître l'avis du public sur le cinéma en relief, UP3D et Le Film Français ont interrogé 11 867 personnes, âgées de 15 à 64 ans, en pleine fête du cinéma.

Le résultat est conforme à ce que l'on pressentait : le 3D, c'est beaucoup de bruit, quelques euros de plus, et pour pas grand chose.

73% des spectateurs n'ont pas eu le choix entre un film 2D et un film 3D. une offre imposée qui laisse perplexe d'autant que 80% aurait préféré le voir en 2D. La 3D est plus chère, les lunettes sont sources d'inconfort, les images trop sombres, cela peut donner la migraine. Les raisons ne manquent pas et montrent qu'elles atteignent un élément essentiel : le plaisir de voir un film.

Les lunettes sont réellement un handicap. Seulement 14% des spectateurs oublient qu'ils en portent. La conséquence logique est qu'à peine 20 % du public est satisfait de la projection 3D, et un tiers ne l'est pas du tout! Majoritairement, les spectateurs n'apprécient pas la qualité de la 3D.

Aussi, on comprend que 46% des spectateurs ne trouvent aucun intérêt à la 3D, 27% y voient peu d'intérêts, soit les 3/4 du public qui ne sont pas séduits par le procédés.

Cela va inciter les producteurs à réfléchir : manque de relief, manque de luminosité, pas assez d'effets jaillissants. Et en plus on nous fait payer plus cher. 83% des spectateurs trouvent le surcoût lié à l'usage de lunettes 3D injustifié. Même avec une place à moins de 5 euros, seulement un quart des spectateurs trouveraient justifier le surcoût. Au de là de 11 euros (le tarif plein autrement dit) ils sont 8% à accepter de payer sans rechigner

Tout cela incitera sans doute à convertir moins de films en 3D, à changer le modèle économique des lunettes, à stimuler la créativité des cinéatses. La 2D a encore de beaux jours devant elle, d'autant que les films 3D n'ont pas si bien marché ces derniers mois. En dehors de quelques gros blockbusters, l'impact a même été contre-productif : les spectateurs allaient voir le film dans des salles 2D, pourtant moins nombreuses. La demande n'a pas rejoint l'offre.

C'est au film d'apporter une véritable valeur ajoutée, et il reste indispensable que la 3D reste un bonus exceptionnel, et justifié artistiquement (comme pour Avatar).

Des salles de plus en plus numériques

Posté par vincy, le 26 septembre 2011

Le CNC a publié son dernier baromètre trimestriel sur l'extension du parc de salles numériques en France. A la fin juin 2011, c'est près de la moitié des écrans qui sont ainsi équipés. La progression continue d'être impressionnante : de 963 fin 2009, ils sont passés à 2 686 en juin 2011. En trois mois, 533 nouveaux écrans sont devenus numériques.

688 établissements (117 de plus qu'en mars, 381 de plus qu'en décembre 2009) ont ainsi fait leur bond en avant. 451 d'entre-eux sont même équipés à 100%. Grâce au coup de pouce du CNC, cela bénéficie surtout aux salles disposant de moins de 3 écrans (355 établissements soit plus de la moitié des exploitants équipés en numérique).

Les régions les plus numérisées sont à l'Ouest de la France : Bretagne (64,8 % des écrans), Aquitaine (64,5 %) , Pays de la Loire (61,8 %). La Corse, la Picardie et la Bourgogne sont, à l'inverse, à la traîne avec moins d'un tiers des écrans numérisés. En Île-de-France 108 établissements proposent 568 écrans numériques.

Le CNC dispose d'une aide à la numérisation des salles de cinéma  : elle s'adresse prioritairement aux établissements, de un à trois écrans, n'appartenant pas à un circuit ou groupement exploitant plus de 50 écrans. La dernière commission, en juillet dernier, a accordé des aides à une soixante de salles, pour un montant compris entre 8 594 euros (Le Magnoac à Cizos dans les Hautes-Pyrénées) et 198 021 euros, juste en dessous du montant de 200 000 euros maximum (La Pleiade à Cachan dans le Val de Marne).