Un nouveau film de Damien Chazelle à noël 2021

Posté par vincy, le 12 novembre 2019

Babylon, le nouveau film de Damien Chazelle (Whiplash, La La Land, First Man), sera distribué par Paramount le 25 décembre 2021 dans quelques salles nord-américaines avant une sortie plus globale en janvier 2022.

Brad Pitt et Emma Stone, qui a remporté un Oscar de la meilleure actrice grâce à La La Land, sont en négociations pour les rôles principaux.

Babylon prendrait place dans le Hollywood de la fin des années 1920, entre cinéma muet et cinéma parlant, en mélangeant personnages réels et fictifs, selon Variety. Le casting pourrait être cinq étoiles.

On retrouvera malgré tout Chazelle avant ce lointain noël 2021, mais sur les écrans de Netflix (encore?!) avec sa série The Eddy. Au générique, on y trouvera Leïla Bekhti, André Holland, Randy Kerber, Joanna Kulig, Liah O'Prey, Tahar Rahim et Amandla Stenberg. Prévue pour l'année prochaine, la série raconte l'histoire d'un propriétaire d'un club de jazz parisien.

Venise 2019 : des films sur le désespoir du monde, portés par des personnages désenchantés

Posté par kristofy, le 8 septembre 2019

Cette 76e édition du Festival de Venise a été brillante du côté de son tapis rouge : Kore-eda Hirokazu, Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Pedro Almodovar, James Gray, Brad Pitt, Liv Tyler, Noah Baumbach, Scarlett Johansson, Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel, Kristen Stewart, Todd Philipps, Joaquin Phoenix, Costa-Gavras, Pablo Larrain, Vincent Lacoste, Meryl Streep, Gary Oldman, Olivier Assayas, Penelope Cruz, Gael Garcia Bernal, Jude Law, John Malkovich, Spike Lee, Nate Parker, David Michôd, Timothée Chalamet, Lily-Rose Deep, Julie Andrews, Luca Marinelli, Roy Anderson, Atom Egoyan, Tsai Ming-liang, Terry Gilliam, Lou Ye, Gong Li, Chiarra Ferragni, Robert Guédiguian, Andrea Riseborough, Dane Dehaan, Johnny Deep, Mark Rylance, Roger Waters... Venise a été glam-rock cette année.

C'est un panel assez éclectique et pailleté du cinéma actuel qui a fait le voyage. Même Brad Pitt a pris le temps de faire des dizaines de selfies avec ses fans. Deux gros films américains étaient très attendus Ad Astra de James Gray avec Brad Pitt et Joker de Todd Philipps avec Joaquin Phoenix, qui s'est imposé parmi les films en compétition jusqu'à recevoir le Lion d'or, succédant à Roma et La forme de l'eau, tous deux oscarisés quelques mois plus tard.

Le palmarès de la 76e Mostra de Venise

Les 21 films de la compétition internationale ont rythmé le Festival. The Perfect Candidate de Haifaa Al-Mansour (le plus féministe), Marriage Story de Noah Baumbach, Ad Astra de James Gray, Waiting For The Barbarians de Ciro Guerra (le plus politique), The Painted Bird de Vaclav Marhoul ont été appréciés et débattus, mais ignorés au palmarès. Avec le triomphe du Joker de Todd Phillips et de J'accuse de Roman Polanski qui faisaient figure de grands favoris de la presse, le jury présidé par Lucrecia Martel a privilégié des films politiques, l'un réalisé par un réalisateur jusque là connu pour ses comédies, l'autre, vétéran archi-primé depuis 50 ans, au cœur d'une bataille médiatique et polémique.

Poker Face

J'accuse rappelle que Roman Polanski est bien encore et toujours un cinéaste important aux yeux de la profession (il a aussi remporté le Prix Fripresci de la critique internationale). Il aurait même pu recevoir la plus haute récompense si il n'y avait pas eu ce noir et scorsesien Joker. La Warner peut s'ennogueillir d'avoir un film prestigieux de plus à son catalogue, tout en montrant qu'il y a une alternative aux productions Marvel du côté des super-héros. En valorisant un personnage de DC Comics, parmi les plus connus et les plus populaires de la BD américaine, à travers une vision plus dramatique que spectaculaire, le studio américain impose sa propre vision de l'exploitation des comics au cinéma. Venise a-t-il consacré avec facilité un film de super-héros, rois du box-office ? Non. Car justement Joker est presque l'antithèse de l'exubérance des super-héros du moment : c'est avant tout l'histoire d'un homme victime de lui-même... Ce Lion d'or attribué à Joker est une première étape qui valide l'objectif des Oscars. Venise a récompensé par le passé Le Secret de Brokeback Mountain de Ang Lee, La Forme de l'eau de Guillermo del Toro et Roma de Alfonso Cuarón. Ses palmarès ont aussi été annonciateurs de statuettes hollywoodiennes avec des films comme La Favorite de Yorgos Lanthimos, Three Billboards de Martin McDonagh, La La Land de Damien Chazelle...

Durant le Festival il était évident que Joaquin Phoenix, trois fois nommé aux Oscars et jamais gagnant, méritait le prix de meilleur acteur. Déjà primé à Venise en 2012 pour The Master de Paul Thomas Anderson, ainsi qu'à Cannes avec A Beautoful Day en 2017, la Coupe Volpi pouvait lui échapper à une seule condition : un Lion d'or pour le film, qui, règlementairement n'est pas compatible avec un autre prix. Samedi soir, c'est donc Todd Phillips accompagné de Joaquin Phoenix qui étaient ensemble sur scène pour recevoir le trophée.

Pour le Lion d'argent attribué à J'accuse, Roman Polanski a appris la nouvelle sur scène au Festival américain de Deauville. C'est sa compagne et actrice dans J'accuse Emmanuelle Seignier qui a reçu en son nom le Lion d'argent. Il est intéressant de constater que les deux films, puissants chacun dans leur style, reposent sur des "victimes" de la société, d'un système, et même sur un malentendu: le Joker est devenu un méchant par la faute d'une société impitoyable pour les faibles et Dreyfus a été emprisonné à cause d'une élite antisémite. La mise à l'écart des deux personnages, au ban de la société, et l'écrasante domination des décideurs, en font deux films sur l'injustice, sociale ou politique.

Surprises

La liste des prix de Venise intègre aussi les deux films de la compétition proposant un genre différent. Soit le documentaire sur la mafia qui reçoit donc un Prix Spécial du jury et  le film d'animation qui obtient le Prix du scénario. Venise a ainsi ouvert un peu plus le 7e art à ces formes narratives souvent oubliées au moment de la remise des prix. Par ailleurs, aucun des deux films de la plateforme Netflix (Marriage Story de Noah Baumbach et The Laundromat de Steven Soderbergh) n'est au palmarès. C'est regrettable pour le Baumbach, qui devrait malgré tout se retrouver aux Oscars.

Un film en particulier était à la fois espéré et redouté pour une récompense : The Painted bird de Vaclav Marhoul. En noir et blanc, cette œuvre est une succession de divers sévices subis ou vus par un enfant durant la seconde guerre mondiale. Trop long avec ses 169 minutes, jusqu'à faire sortir de la salle plusieurs spectateurs rebutés par ce qui se passaient à l'écran, le film est autant une épreuve à voir qu'un tour de force visuel. Vaclav Marhoul semblait désigné pour le Prix de meilleur réalisateur. A la surprise générale, le jury a préféré un contre-pied total en choisissant l'ex-Lion d'or Roy Andersson avec About Endlessness: une suite de courtes scènettes en plan-fixe, sans autre lien entre elles, que des personnages tristement dépressifs ou perdus. Rien de neuf dans l'univers légèrement misanthrope du cinéaste suédois.

Pour l'interprétation, le jury a choisi, côté masculin, Luca Marinelli que les amateurs de cinéma italiens connaissent déjà avec Riccordi? sorti cet été et qui a été révélé dans La solitude des nombres premiers et Chaque jour que Dieu fait, confirmé dans on l'appelle Jeeg robot et Mauvaise graine. En incarnant le héros de Jack London, Martin Eden, il séduit et démontre que le cinéma italien peut compter sur une nouvelle génération de grands comédiens. Le film italien de Pietro Marcello a reçu de nombreux prix parallèles.

L'étonnante surprise du palmarès était du côté féminin. Nous voilà ravis de voir Ariane Ascaride distinguée par un grand prix international Gloria Mundi de Robert Guédiguian. C'est la douzième actrice française à recevoir la Coupe Volpi vénitienne, la première depuis 2008. Césarisée en 1998 (et trois fois nommée depuis), prix de la meilleure actrice à Rome en 2006, la muse-épouse du réalisateur marseillais réussit à décrocher le prix (sans doute pour récompenser indirectement le film et son réalisateur) avec une œuvre chorale de sept personnages. Mariana Di Girolamo, qui porte presque tout le film Ema de Pablo Larrain, a finalement été boudée. La récompense de la révélation semblait promise à un des membres du casting de Babyteeth de Shannon Murphy: ça a été le cas: plutôt que de primer l'actrice Eliza Scanlen, c'est l'acteur Toby Wallace (dix ans de carrière quand même) qui est reparti avec un trophée.

Des histoires vraies remaniées par la fiction

A côté de la compétition officielle, d'autres films hors-compétition ont été marquants comme Seberg de Benedict Andrews avec Kristen Stewart et Adults in the room de Costa-Gavras, tout comme Irreversible - Inversion Intégrale de Gaspar Noé. Les autres sections de Venise ont elles aussi vibré avec quelques titres forts comme American Skin de Nate ParkerNevia de Nunzia De Stefano, Moffie de Oliver Hermanus, Balloon de Pema Tseden, Madre de Rodrigo Sorogoyen.

Le cinéma français s'en sort très bien cette année. Outre le Grand prix pour Polanski, le prix de la meilleure actrice pour Ascaride, le comédien Sami Bouajila (dans Bik Eneich (Un Fils) de Mehdi M. Barsaoui) a été choisi comme meilleur acteur dans la sélection Orizzonti et, dans la même sélection, le trio Jessica Palud, Philippe Lioret, Diastème repart avec le prix du scénario pour Revenir, d'après le roman de Serge Joncour.

Toutes sections confondues, on observe une importance grandissante de films qui s'inspirent d'une histoire vraie  comme autant de variations de biopics : l'actrice Jean Seberg et ses liens avec Hakim Abdullah Jamal des Black Panthers (Seberg avec Kristen Stewart), le colonel Picquart qui veut innocenter Dreyfus (J'accuse de Roman Polanski), le premier ministre Yánis Varoufákis contre les instances européennes à propos de la dette grecque (Adults in the room de Costa-Gavras), des espions cubains aux États-Unis (Wasp Network de Olivier Assayas), le roi Henry V en guerre contre le royaume de France (The King avec Timothée Chalamet), Corinne Sombrun qui découvre les transes chamaniques en Mongolie (Un monde plus grand avec Cécile De France). On pourra s'amuser de cet accroissement de films avec des personnes existantes ou ayant réellement existé, qui nourrissent des œuvres de fiction. Comme si l'histoire authentique avait son importance pour créer un film dramatique. Le nombre de reconstitutions historiques ou de films zoomant sur un morceau d'Histoire est, à ce titre, imposant dans la compétition. En revanche, la diversité des propositions en matière de narration ou d'audaces formelles, a été plutôt rares.

Ce qui explique sans doute pourquoi le Lion d'or a été remis au Joker : de la pure fiction enrobée dans un style qui rend hommage à un cinéma des seventies presque oublié aujourd'hui. Ironiquement, ce factice Joker de BD est devenu, grâce à Todd Phillips, un individu du nom d'Arthur Fleck, presque réhabilité par le cinéma. Il symbolisait finalement tout ce que le jury a aimé dans cette compétition: une vision désespérée du monde, avec des personnages victimes, névrosés, démissionnaires, désenchantés, que ce soit aujourd'hui ou hier. Venise pouvait afficher de grands et beaux sourires sur son tapis rouge: le cinéma ramenait le spectateur à une réalité en lui tendant un miroir qui révèlait l'horreur de la condition humaine.

Venise 2019 : Ad Astra, de James Gray, avec Brad Pitt

Posté par kristofy, le 29 août 2019

Un nouveau film de James Gray, c' est forcément très attendu, et d' ailleurs le Festival de Cannes l' attendait aussi. James Gray est l' un des cinéastes 'abonné' de Cannes : quatre de ses films ont été sélectionnés en compétition (The Yards en 2000, We Own the Night en 2007, Two Lovers en 2008 et The Immigrant en 2013) mais sans jamais y recevoir de prix. Sur la Croisette, il avait aussi été membre du jury en 2009.

Ad Astra, à cause de ses effets spéciaux spectaculaires promis, et de leur post-production  plus longue que prévue, n' avait pu être achevé à temps pour mai. Par ailleurs, la Fox, tout juste rachetée par Disney, voyait son planning de sortie mis en stand-by.

C' est donc le Festival de Venise qui intègre le film en compétition, avec ce qui semblait être un gros blockbuster SF, avec Brad Pitt. Pour l'anecdote, Venise aime la SF depuis quelques années : Gravity et First Man: le premier homme sur la Lune ont tous deux été en compétition, avec ce thème commun d'une odyssée spatiale pour comprendre ce qui est le plus important en soi et sur Terre. Ad Astra, en latin vers les étoiles, se révèle être autant une exploration a travers l'espace qu'une exploration du lien intime entre un fils et son père...

Le pitch: L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

James Gray situe son histoire dans le futur certes mais un futur proche qui ressemble en tout point a notre époque: il n y aura aucun robot ni gadget de science-fiction, seulement l'espace, déjà conquis. On découvre qu' il y a divers bâtiments installés sur la Lune, la planète Mars a été explorée, et c'est plus loin, vers Neptune que l' on envoie des fusées. La recherche d'une éventuelle autre forme de vie ou de conscience est un projet porté par la génération d' avant, comme le héros Clifford McBride (Tommy Lee Jones), officiellement disparu. Désormais on construit des colonies sur la Lune et diverses stations en orbites. C'est là que travaille l' astronaute Roy McBride (Brad Pitt). Mais un étrange phénomène provoque de graves perturbations électriques entraînant une possible réaction en chaine. Roy McBride est choisi pour comprendre le problème, avec une motivation personnelle qui le guide dans cette mission...

Ad Astra débute avec un incident très spectaculaire: une chute vertigineuse depuis une structure spatiale, vers la Terre. Après cette séquence d'ouverture épatante, la base de l'histoire est assez rapidement posée.

James Gray suit le chemin de ces films où notre planète est menacée, et où l'espace est la tranchée de résistance: Armageddon de Michael Bay en 1998 (avec Liv Tyler, que 'l on retrouve dans Ad Astra), Space Cowboys de Clint Eastwood en 2000 (avec Tommy Lee Jones et Donald Sutherland, eux aussi dans Ad Astra !), Sunshine de Danny Boyle en 2007 (chef d'oeuvre à revoir)... soit autant de films où s' envoler dans les étoiles est un acte héroïque, voire un sacrifice de soi.

Une histoire de liens invisibles

Mais Ad Astra se démarque nettement de ce genre démonstratif. S'il y a bien une enquête qui créé le suspens, l'histoire est surtout celle d' une quête intime. Une introspection de ce qui peut relier un homme à sa famille, tout autant qu'une définition de la masculinité. Ce sont ses liens avec son père, son mentor, perdu dans la galaxie, et sa femme, restée sur Terre, qui importent au cinéaste.

Brad Pitt en conférence de presse: "Nous avons tous les deux [James Gray et lui] grandi à une époque où on nous demandait, en tant qu'hommes, d'être forts… et cela a une valeur, mais c'est aussi une barrière, car vous cachez certaines de ces choses dont vous avez honte. Nous cachons et portons tous la douleur et les blessures individuelles."

Bien entendu comme tout film de voyage spatial, Ad Astra contient quelques éléments communs, comme autant de clichés obligés : conflits entre membres d'équipage ou accident imprévisible et fatal. Cependant, il ne faut pas espérer de grosses scènes d'action explosives (ce n'est d'ailleurs pas le style de James Gray).

La narration compte d'ailleurs beaucoup sur la voix off de Roy McBride qui (se) raconte ses observations. Il doit régulièrement auto-évaluer son état psychologique, et il parle toujours avec un minimum d'émotion, à l'instar de ses rapports dictés à la base. Cette voix de Brad Pitt, souvent en analyse, participe beaucoup a rendre le film plus introspectif que démonstratif. Ce qui ne l'empêche pas d'être épique, et de flirter avec 2001 de Kubrick, dès qu'il s'agit de questions existentielles dans une dimension extraordinaire.

L'envie d'aventures

A l'instar de son précédent film The Lost City Of Z (présenté à Berlin), James Gray (produit par Brad Pitt) avait raconté une autre forme d' exploration "avec sa part de mystère et de mystique" comme nous l'écrivions à l'époque, "où l'homme est seul face à lui-même, préférant risquer sa vie à avoir vu l'invisible plutôt que de se laisser vivre dans le confort du vécu", Ad Astra est une sorte de variation des ces mêmes thèmes mais dans une jungle toute aussi inconnue, celle du système solaire. Le réalisateur signe finalement une belle œuvre sur la solitude des êtres, cette solitude qui traverse tous ses films et envahit tous ses personnages principaux depuis 25 ans (Little Odessa).

Les réponses que nous cherchons n'ont jamais été aussi proches... et il faudra les découvrir dans les salles de cinéma françaises le 18 septembre.

Dernière course d’obstacles pour Ad Astra

Posté par vincy, le 19 mars 2019

Brad Pitt deux fois à Cannes? L'acteur devrait monter les marches avec Once Upon A Time in Hollywood de Quentin Tarantino. Cet habitué du Festival de Cannes est déjà venu en compétition avec Babel d'Alejandro G. Inarritu, président du jury cette année, Inglorious Basterds, de Tarantino, The Tree of Life de Terrence Malick, Palme d'or, et Killing Them Softly (Cogan, la mort en douce) d'Andrew Dominik. Hors-compétition, la star a présenté Troy et Ocean's Thirteen.

Plutôt rare sur les écrans depuis Alliés en 2016 - il a été au générique de War Machine, sur Netflix, et s'est offert un caméo dans Deadpool 2 l'an dernier -, il a privilégié ses activités de producteur avec Plan B (Moonlight, Oscar du meilleur film, The Lost City of Z, Okja, My Beautiful Boy, Si Beale Street pouvait parler, Vice...).

Aussi mai 2018 devrait être son grand retour sur les écrans avec le si longtemps attendu Ad Astra de James Gray. Le film est pour l'instant prévu pour une sortie mondiale entre le 22 et le 24 mai, en plein Festival de Cannes. Le réalisateur et l'acteur vont enfin concrétiser leur rencontre puisque Pitt devait, à l'origine, être le héros de The Lost City of Z, sorti en 2017, lui aussi après une longue gestation, et d'un projet inabouti, The Gray Man.

Ad Astra (Vers les étoiles traduit du latin) est l'histoire d'un homme (Brad Pitt) qui traverse le système solaire pour retrouver son père (Tommy Lee Jones). Le cinéaste espère avoir un peu bousculé le genre avec cette histoire père-fils, thème transversal de son œuvre.

James Gray fait partie de ces cinéastes chouchous de la Croisette, avec quatre films en compétition (The Yards en 2000, We Own the Night en 2007, Two Lovers en 2008 et The Immigrant en 2013) sans avoir obtenu un seul prix du jury (ni avoir été nommé une seul fois aux Oscars, ce qui est pire).

Avec ce space-opéra de Science-fiction, qu'il promet spectaculaire, il vise pour la première fois la conquête du grand public avec une sortie calée pour le Memorial Day dans plus de 2500 salles aux Etats-Unis (dans sa carrière, seul We Own the Night a eu le droit à une sortie nationale, dans 2300 salles). Les spectateurs américains auront le choix entre ce Brad Pitt, la version en prises de vues réelles d'Aladdin, une comédie hype d'Olivia Wilde et un film d'horreur d'Elizabeth Banks.

En attendant, James Gray espère toujours présenter son film à Cannes. La Fox, désormais dans le giron de Disney, frapperait un grand coup marketing face à la concurrence. Mais, le studio peut aussi décider de décaler Ad Astra, face à Aladdin, priorité de Disney, et changer le calendrier du film en vue des Oscars. A Hollywood, l'hypothèse est estimée sérieuse tant on ignore comment Disney va digérer le catalogue de la Fox dans son planning des sorties.

Une autre inconnue s'invite dans l'agenda. Les effets spéciaux sont toujours en cours de fabrication et les sociétés qui en ont la charge ont jusqu'à fin avril/début mai pour rendre leur travail. Soit moins de trois semaines pour que James Gray finalise ensuire une copie acceptable à Cannes et aux multiplexes. James Gray révèle quand même dans une récente interview qu'il doit être prêt pour le Festival le 18 mai. Cependant, le réalisateur souligne qu'il souhaite que les effets visuels soient parfaits et que sa présence à Cannes est secondaire par rapport au résultat final du film. Les dernières rumeurs renforcent l'idée que le film ne sera pas prêt à temps. Il faudra peut-être attendre Venise.

Après Ad Astra, James Gray mettra en scène un opéra à Los Angeles, Le mariage de Figaro de Mozart, programmé pour juin 2020. Une toute autre aventure.

Tarantino: en attendant Cannes, l’affiche et la date de sortie de Once Upon A Time in Hollywood

Posté par vincy, le 18 mars 2019

once upon a time in hollywood posterVoilà un film qui n'est pas concerné par la polémique Netflix et qui est logiquement calé pour une avant-première mondiale à Cannes. Le nouveau et neuvième long métrage de Quentin Tarantino, Once upon a time in Hollywood, a dévoilé son poster photoshopé aujourd'hui. La création graphique réutilise des clichés déjà vus dans la presse.

Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino revisite le Los Angeles de 1969, quand tout est en train de changer. La star de télévision Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) et le cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt), sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. Le neuvième film de l’auteur-réalisateur, à travers ses multiples intrigues, rend hommage aux derniers moments de l’âge d’or d’Hollywood selon le synopsis de Sony.

Le film sortira le 14 août en France (et le 26 juillet aux Etats-Unis). Outre DiCaprio et Pitt, on retrouvera Al Pacino, dans le rôle de l'agent de DiCaprio, Margot Robbie, Damian Lewis, Emile Hirsch, James Marsden, Dakota Fanning et Luke Perry dans son dernier rôle. Burt Reynolds, qui devait aussi être de l'aventure, est décédé avant de tourner ses scènes. Bruce Dern l'a remplacé.

Il ne reste plus qu'à faire monter l'attente avec un teaser, puis une bande annonce et une belle montée des marches sur la Croisette...

[Màj] Le teaser est tombé deux jours plus tard ;)

James Marsden rejoint le casting de Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino

Posté par wyzman, le 10 juin 2018

Dans un article publié il y a peu, Variety révèle que James Marsden rejoint la distribution de Once Upon a Time in Hollywood, le prochain film de Quentin Tarantino. Bien que les sources du média américain ne sachent pas quel rôle celui que l'on a vu dans la saga X-Men aura, ils nous apprennent que la star de la série American Housewife Julia Butters sera également de la partie.

Produit, écrit et réalisé par Quentin Tarantino, Once Upon a Time in Hollywood raconte les péripéties de deux acteurs dans le Los Angeles de 1969. Leonardo DiCaprio y incarne Rick Dalton, une ancienne vedette de western télé tandis que Brad Pitt est Cliff Booth, sa doublure de longue date. Tous deux tentent de percer à Hollywood, un environnement qu'ils ne semblent plus reconnaître. La particularité du personnage de Rick Dalton est qu'il dispose d'une voisine très célèbre, puisqu'il s'agit de Sharon Tate, l'épouse de Roman Polanski assassinée par des membres du culte de Charles Manson alors qu'elle était enceinte de huit mois.

Disponible le 9 août 2019 aux Etats-Unis et le 14 août en France, Once Upon a Time in Hollywood marquera le 50e anniversaire des meurtres de Leno et Rosemary LaBianca par des membres de de la "Manson Family". Au casting d'Once Upon a Time in Hollywood, nous retrouverons également Margot Robbie, Burt Reynolds, Al Pacino et Timothy Olyphant. Pour rappel, James Marsden est actuellement à l'affiche de la saison 2 de Westworld, la série événement de HBO - en attendant la dernière saison de Game of Thrones.

Brad Pitt produira le film sur l’enquête qui a fait tomber Harvey Weinstein

Posté par vincy, le 29 avril 2018

C'est la logique des choses. Hollywood se nourrit d'Hollywood. L'enquête du New York Times qui a conduit au mouvement #MeToo sera transposée au cinéma. Le travail de deux journalistes du quotidien, Jodi Kantor et Megan Twohey (photo), et de leur rédactrice en chef Rebecca Corbett, qui a révélé les agressions et les harcèlements commis par Harvey Weinstein sur des centaines d'actrices va devenir un film, alors que les plaintes se multiplient en vue d'un procès contre le magnat du cinéma.

L'équipe du New York Times a été distinguée il y a une semaine du Prix Pulitzer pour son travail. Un livre est également en cours de rédaction.

Plan B, la société de Brad Pitt (deux fois oscarisée avec 12 Years a Slave et Moonlight), et Annapurna Pictures (L'ile aux chiens, Zero Dark Thiry) ont acquis les droits de l'enquête afin d'en faire un film dans la lignée de Spotlight et Pentagon Papers.

Le film se concentrera sur le travail journalistique qui a permis au scandale d'éclater et non sur Harvey Weinstein.

De son côté Ronan Farrow, qui a révélé l'affaire pour The New Yorker et qui a aussi reçu le Pulitzer pour son enquête, a préféré signé un contrat de trois ans avec HBO pour réaliser une série de documentaires qui poursuivront son travail et accompagneront le mouvement #MeToo.

Après un film SF, James Gray se lance dans le thriller d’espionnage

Posté par vincy, le 22 avril 2018

Deadline a révélé que la MGM havait engagé le réalisateur James Gray pour réaliser I Am Pilgrim. Je suis Pilgrim en français est l'adaptation du best-seller de Terry Hayes, romans d'espionnage dont le premier tome est paru en France il y a quatre ans. Terry Hayes est aussi connu pour avoir été le scénariste de Mad Max 2, Mad Max 3, Calme blanc, Payback et Vertical Limit. Son deuxième roman, The Year of the Locust, est prévu en octobre 2019 en librairie.

Je suis Pilgrim, une histoire à la James Bond, est l'histoire d'un homme qui prend sa retraite des renseignements américains et écrit un livre de criminologie dans l'anonymat le plus total. Or, dans le même temps, une jeune femme est assassinée à New York, un père est décapité en Arabie saoudite et un homme vit dans un laboratoire secret syrien. Cette succession d'événements forme en fait un terrible complot menaçant l'humanité. Pilgrim est un nom de code pour un homme qui n'existe pas. Le retraité va devoir enquêter pour conjurer l'apocalypse qui menace l'Amérique.

L'acteur Matthew Vaughn, qui était initialement attaché à Pilgrim, n'a pas été confirmé.

James Gray a décidé d'en faire son nouveau projet après Ad Astra, un film SF avec Brad Pitt développé pour la Fox. Ad Astra, en post-production, est calé pour une sortie fin 2018, début 2019. Le dernier film du cinéaste est The Lost City of Z, présenté à Berlin l'an dernier, et produit par Brad Pitt.

Once Upon a Time in Hollywood: Brad Pitt dans le prochain Tarantino

Posté par vincy, le 1 mars 2018

On savait que Leonardo DiCaprio en serait. Quentin Tarantino a confirmé que Brad Pitt (qu'il a déjà dirigé dans Inglourious Basterds) lui donnerait la réplique. C'est la première fois que les deux stars partageront l'affiche. Le 9e long métrage de Quentin Tarantino a aussi trouvé son titre, Once Upon a Time in Hollywood (Il était une fois à Hollywood).

Le tournage de ce film inspiré du massacre de masse de Charles Manson, dont l'actrice Sharon Tate fut l'une des victimes, aura lieu cet été.

DiCaprio incarnera Rick Dalton, ancienne vedette de séries westerns pour la TV, tandis que Pitt interprétera sa doublure cascade, Cliff Booth. Le réalisateur précise que les deux personnages voient leur carrière décliner dans un Hollywood qui ne veut plus d'eux. Dalton a la particularité d'être le voisin de Sharon Tate.

Le cinéaste promet qu'il s'agit d'une histoire dédiée à Los Angeles et à Hollywood.

Le film est déjà calé par Sony pour une sortie le 9 août 2019. On imagine qu'avec une telle affiche, le Festival de Cannes voudra en faire l'un de ses événements l'année prochaine.

On ignore toujours qui sera Sharon Tate.

Les reprises de l’été: Fight Club de David Fincher

Posté par wyzman, le 26 juillet 2017

Ce qu'il faut savoir

Dix-huit ans après sa sortie, Fight Club est toujours considéré comme le meilleur film de David Fincher. Violent et subversif par moments, cette adaptation du roman de Chuck Palahniuk raconte les péripéties d'un expert en assurances (Edward Norton) qui souffre d'insomnies et se décide à participer à une thérapie de groupe. Au contact de Tyler (Brad Pitt), un jeune vendeur de savon anticonformiste, notre narrateur fonde le fameux fight club, lieu de combats extrêmement violents. Sous l'emprise de Tyler, le narrateur ne réalise pas encore la gravité des actions engagées par le premier. Paradoxalement, alors qu'il est devenu culte et que la critique avait été plutôt positive, son succès a été relativement modeste (100M$ dans le monde, pour un budget de 63M$). Et il n'a hérité que d'une nomination aux Oscars.

Pourquoi faut-il le voir ?

Si le public américain n'était pas au rendez-vous lors de la sortie en salle, c'est sans doute parce que Fight Club n'a pas autant plu aux critiques que l'on pourrait penser. Sans ce twist final et ses scènes de bagarre, le film aurait d'ailleurs pu être oublié. Mais un bouche à oreille plus que conséquent et de multiples controverses lui ont donné ses lettres de noblesse. Plus encore, le quatrième long métrage de David Fincher a permis de faire exploser des acteurs dont on ne saurait se passer aujourd'hui : Edward Norton et Brad Pitt certes mais aussi Meat Loaf, Helena Bonham Carter, Jared Leto et Zach Grenier ! Pour la petite anecdote, on ne sait pas comment s'appelle le personnage d'Edward Norton mais on sait que l'acteur, ainsi que Brad Pitt ont pris des cours de lutte, taekwondo, boxe et de... fabrication de savon.

Pourquoi c'est culte ?

Faussement simpliste, bourré de références à la pop culture, viril et homoérotique, nihiliste et stylé, doté d'une sacrée critique de la société de consommation, Fight Club possédait déjà à sa sortie tout ce qu'il faut pour devenir culte. Constamment présent sur les listes de grands médias des meilleurs films de tous les temps et grâce à un retournement de situation qui avait tout du "jamais vu", Fight Club est parvenu à influencer bon nombre d'autres œuvres. Parmi les plus notables, la série Mr. Robot qui suit les péripéties d'un jeune informaticien anxieux, dépressif et paranoïaque et qui va rejoindre un groupe de hackers anarchistes.

Dans le film, la fin est différente de celle du livre: le narrateur est placé dans une institution psychiatrique. Pour David Fincher, cette fin laisse Tyler Durden (Brad Pitt) vainqueur. Il voulait que les spectateurs aiment ce personnage mais qu'ils soient aussi d'accord avec sa disparition.