Cannes 2017: Netflix en compétition, ça ne plaît pas à tout le monde…

Posté par vincy, le 15 avril 2017

Ce n'est pas une surprise. Est-ce une polémique? Toujours est-il que la sélection en compétition du 70e Festival de Cannes de deux films qui seront diffusés sur Netflix provoquent des grincements de dents.

The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach a été acquis par Netflix en tant que simple diffuseur il y a une semaine, avant le dévoilement de la sélection. Okja de Bong Joon-ho est une production Netflix et prévu dès le départ un produit 5 étoiles (Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal au casting) pour la plateforme en SVOD.

Respect des règles

La Fédération nationale des cinémas français (FNCF) a envoyé un communiqué pour exprimer son inquiétude. "Si les salles de cinémas ne remettent pas en cause la liberté de programmation du premier festival de cinéma du monde, ni le fait que de nouveaux acteurs internationaux viennent légitimement, comme Amazon, contribuer au développement et au financement du cinéma, elles contestent ce choix qui a été fait sans concertation", déclare la FNCF. En fait, à travers cette remarque, la Fédération s'interroge sur la fameuse chronologie des médias: "Si des films du Festival de Cannes contrevenaient à la réglementation en vigueur sur la chronologie des médias, par exemple en étant diffusés sur Internet simultanément à une sortie en salle, ils seraient passibles de sanctions par le CNC ! Et qu’en sera-t-il demain, si des films du Festival de Cannes ne sortaient pas en salle, remettant ainsi en cause leur nature d’œuvre cinématographique ?".

La fédération enfonce le clou avec l'argument juridico-fiscal: "Netflix, qui vient de fermer ses bureaux en France, montre qu’il contourne depuis plusieurs années la réglementation française et les règles fiscales (TVA et TSA). Ces règles fondent le cycle vertueux et le financement d’un écosystème exemplaire pour le cinéma dans notre pays, qui permet aujourd’hui à la plupart des films français et étrangers de la sélection officielle d’exister".

Autrement dit, Netflix ne joue pas le jeu, et ne respecte aucune règle du système français, qu'il soit légal ou financier. Ce que réclame la FNCF est simple: la garantie que The Meyerowitz Stories et Okja sortent bien en salles en France, avant leur diffusion sur Netflix.

Chronologie des médias, saison 20

Cette interpellation est légitime, mais nous semble mal posée. Cette chronologie des médias, dont la directive célèbre ses 20 ans, pose problème depuis quelques années avec le surgissement de la SVOD, de la VàD et du piratage. Le modèle actuel semble déjà dépassé. D'ailleurs, le Festival de Cannes sélectionne chaque années des films qui n'ont pas l'assurance de sorties en salle (et n'ont même pas de distributeurs au moment de leur sélection voire de leur projection cannoise). Et certains de ces films connaissent des sorties en salle si réduites qu'on peut se demander si une diffusion simultanée en SVOD ou en prime-time sur Arte ne serait pas plus profitable (on ne dit pas que c'est mieux, car l'expérience d'une salle de cinéma reste irremplaçable pour voir un film). Enfin, il est arrivé par le passé que des films produits par la télévision soient en sélection officielle. Prenons trois exemples.

Elephant de Gus Van Sant, Palme d'or en 2003, était un film produit par HBO. Sans sa Palme, d'ailleurs, il ne serait jamais sorti en salles aux Etats-Unis, visant ainsi, en vain, les Oscars. Ma vie avec Liberace, de Steven Soderbergh, est aussi un téléfilm coproduit par HBO. Présenté en compétition, le téléfilm avait bien un distributeur en France (ARP) mais n'est jamais sorti sur les grands écrans américains : la chaîne payante HBO l'a même diffusé sur le petit écran américain quelques jours après sa projection cannoise. Enfin, Carlos, d'Olivier Assayas, qui avait déclenché une polémique similaire à celle d'aujourd'hui.

Initialement prévu pour la télévision, le film, sélectionné hors-compétition, était produite par Canal +, et a été présenté dans sa version intégrale, en trois parties, tout en étant diffusé simultanément sur la chaîne cryptée (fin mai/début juin). Le film sera vendu sous une version cinématographique dans les autres pays. Et finalement, cette version raccourcie à 2h45 est sortie le 7 juillet en France, dans une centaine de salles, distribué par MK2. Cette solution était d'autant plus baroque que le DVD était disponible juste après sa diffusion télé début juin. "Bizarre chronologie des médias" écrivait-on à l'époque.

Un débat sain

Par conséquent, la polémique Netflix du jour n'est qu'une nouvelle petite secousse sismique dont on a déjà ressenti les premiers effets au début des années 2000. Le Festival de Cannes a d'ailleurs une vertu sur ce registre: en anoblissant des films produits pour la télévision, il les conduit généralement dans les salles de cinéma.

La FNCF souhaite avoir les garanties que les deux films Netflix sortent en salle en France. Au nom de l'exception culturelle. Ce n'est qu'une stratégie défensive. Cela ne résoudra rien au problème de fond: dès lors que des plateformes comme Netflix entrent dans la production de films signés de grands cinéastes, il faudra sans doute revoir notre façon d'aborder la chronologie des médias et la définition même d'un film de cinéma.

Les deux films seront diffusés sur Netflix en 2017 pour les abonnés de la plate-forme dans les pays où le service est disponible. Cela touche 93 millions de personnes dans le monde. Si pour Okja, une sortie en salles n’est pas exclue, qu'en est-il de The Meyerowitz Stories? Et cela ne concernerait-il que la France, ou des pays comme la Corée du sud (pour Okja) et les Etats-Unis (pour que Meyerowitz vise les Oscars)? Ce genre de débats en tout cas n'a jamais lieu dans les autres festivals...

D'autant, Netflix ne cache pas vouloir proposer ses films simultanément en salles et en ligne. Là il s'agit d'instaurer un dialogue équitable entre la plateforme américaine qui veut faire plier un écosystème (gaulois) et un pays qui refuse le diktat d'une transnationale. Cette "uberisation" a un impact certain puisque ce ne sont pas seulement les films "Netflix" qui sont en jeu. En court-circuitant les salles qui pourraient diffuser les deux films sélectionnés à Cannes, ce ne sont pas les grands groupes de distribution qui sont menacés mais bien les exploitants indépendants, bien plus dépendant de ce genre de films, qui seraient ainsi un peu plus fragilisés.

Dans un échange de tweets passionnant entre Jean Labadie (Le Pacte) et Vincent Maraval (Wild Bunch, qui avait déjà expérimenté la projection cannoise en off d'un film qui sortait en VàD), on constate que le dialogue semble dans l'impasse. Pourtant c'est bien un autre débat qu'ils soulèvent, l'un en défendant l'exploitation et la distribution, l'autre en privilégiant la création (les deux n'étant pas incompatibles). Dans cette histoire, ce qui est en jeu c'est davantage la liberté d'accès au cinéma. La démocratisation, est-ce le fait que tous pourront voir les films dans une salle de cinéma près de chez soi ou que tous les films pourront être vus, chez soi ou en salle, par le plus grand nombre?

A la tête de Fidélité productions, Marc Missionnier préfère y voir une ouverture avec ces films et séries prévus pour le petit format. Une ouverture "en grand".

Crise de croissance pour Netflix

Posté par vincy, le 15 août 2016

Netflix voit son flux de nouveaux abonnés se tarir. Avec 83,18 millions d'utilisateurs le leader de la vidéo en ligne n'a gagné que 1,68 million d'utilisateurs en un trimestre après en avoir conquis 6,74 millions au premier trimestre. Pas sûr que l'objectif de 90 millions soit dépassé cette année.

Il y a sans doute plusieurs raisons: la concurrence (Amazon, Apple, Hulu, bientôt Disney), les tarifs, les J.O., etc... Mais n'enterrons pas Netflix trop vite. Ce n'est peut-être qu'une petite crise de croissance. Le groupe continue de s'étendre à l'international et à investir dans les contenus. Cela reste la chaîne de House of Cards, Sense8, Stranger Things et Orange is the New Black. Bon, on vous l'accorde, c'est aussi la chaîne qui a produit et diffusé la série Marseille, avec Gérard Depardieu, qui était pire qu'un Navarro.

couverture netflix

En rouge, les pays couverts par Netflix

Un Empire trop américain

Cependant, Netflix a conscience qu'elle a deux problèmes structurels : le premier est la concurrence des autres plateformes qui va inciter les "consommateurs" à choisir le bon abonnement plutôt que de les cumuler. Surtout, même si Netflix est désormais présent quasiment partout dans le monde, il n'offre essentiellement que des programmes en anglais et produits aux Etats-Unis dans un secteur où le local reste une valeur sûre et différenciante. C'est d'ailleurs la stratégie de Canal +, M6, TF1 et même Arte. Or, d'une part, Netflix a confirmé qu'il n'ajouterait que progressivement et parcimonieusement des programmes locaux avec sous-titres ou doublés. Sans doublage ou sous-titre, difficile de conquérir des publics allemands, français, italiens ou japonais. D'autre part, Netflix a peu de projets de séries locales.

Une proie idéale

D'autant qu'Amazon a annoncé le lancement de sa plateforme SVàD  en France, Italie et Espagne d'ici la fin de l'année. Amazon Prime Instant Video, avec des séries comme Mozart in the Jungle et Transparent, mais aussi des longs-métrages (cinq d'entre eux étaient au Festival de Cannes) est un rival sérieux...

De quoi affaiblir à moyen terme Netflix et en faire une proie (d'environ 37 milliards de dollars) pour des groupes comme Apple ou Amazon, qui peuvent l'absorber sans s'endetter.

Même avec l'éventualité d'un rachat boursier, Netflix a quand même besoin de rester "le plus beau" sur le marché. 4 nominations aux Oscars, 4 Emmy Awards (et 49 nominations, dont 20 cette année), 2 Golden Globes (et 19 nominations) permettent déjà de placer le diffuseur parmi les grands du secteur.

Annonces événementielles

Alors les projets sont annoncés à la pelle depuis quelques semaines. Parmi eux, un partenariat avec 20th Century Fox Télévision Distribution pour la diffusion en exclusivité en SVOD de la série à succès signée FX , American Crime Story dont la première saison The People v. O.J Simpson sera diffusée en 2017 sur Netflix dans le monde entier: John Travolta, Cuba Gooding Jr., Sarah Paulson, David Schwimmer, Nathan Lane et Bruce Greenwood sont dans cette saga  qui retrace le procès d'O.J. Simpson. La deuxième saison d'American Crime Story sera axée sur l'ouragan Katrina.

Netflix s’apprête aussi à diffuser dans 188 pays un nouveau volet de la série culte produite par CBS, Star Trek. Chaque épisode sera uniquement accessible aux membres de Netflix dans tous les pays titulaires d’une licence, dans les 24 heures suivant sa première diffusion aux États-Unis sur CBS.

Les 727 épisodes de la série - dont Star Trek: The Original Series, Star Trek: The Next Generation, Star Trek: Deep Space Nine, Star Trek: Voyager et Star Trek: Enterprise - seront aussi disponibles sur Netflix, dans le monde entier d’ici la fin 2016. Le tournage de la toute nouvelle série débutera en septembre pour une diffusion prévue en janvier 2017.

Netflix a également recruté le cinéaste sud-coréen Bong Joon-Ho (Snowpiercer, le transperceneige) pour un film qui sera diffusé l'an prochain sur la plateforme. Okja, qui suite une jeune fille prête à tout pour empêcher l'enlèvement de son meilleur ami, un animal rare et mastodonte nommé Okja, par une multinationale hyperpuissante, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal, Paul Dano, Giancarlo Esposito, Lily Collins sont au générique.

Et n'oublions pas que Netflix a aussi en prévision un revival de Gilmore Girls, des nouvelles séries Marvel (Luke Cage, Iron Fist, The Defenders), une vingtaine de programmes jeunesse en développement ou production (dont Inspecteur Gagdet et Spy Kids), etc.

Enfin, depuis le 12 août, Netflix diffuse The Get Down, drame musical réalisé par Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Gatsby le magnifique), sur fond de hip-hop naissant et de disco à bout de souffle , avec Jimmy Smits (NYPD Blue) et Giancarlo Esposito (Breaking Bad).

Berlin 2015: Audrey Tautou, Daniel Brühl et Bong Joon-ho autour de Darren Aronofsky

Posté par vincy, le 27 janvier 2015

Le jury de la compétition du 65e Festival de Berlin est au complet. Sous la présidence de Darren Aronofsky (lire notre actualité), on retrouvera le comédien allemand Daniel Brühl (Good Bye Lenin!, Un homme très recherché, Inglorious Basteds, Rush), le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho (Memories of Murder, Mother, Snowpiercer), la productrice américaine Martha de Laurentiis, la réalisatrice péruvienne et Ours d'or Claudia Llosa (Fausta, Aloft), l'actrice française Audrey Tautou (Amélie Poulain, Da Vinci Code, L'écume des jours) et le producteur et créateur de la série Mad Men Matthew Weiner.

Au Forum des Images, la contamination fait son cinéma

Posté par kristofy, le 15 décembre 2014

Le Forum des Images à Paris organise depuis mercredi et jusqu'au 25 janvier une synthèse des films autour du thème de la Contamination : « De la peste au péril atomique, en passant par le fantasme des zombies ou des extra-terrestres, la peur de la mort collective rebat les cartes du jeu social. Exclusion, mise en quarantaine, paranoïa, chasse au coupable, fuite et instinct de survie constituent un matériau cinématographique des plus riches pour des cinéastes de tous genres et de toutes époques. »

C’est une large sélection de plus de 80 films à (re)découvrir en décembre et janvier, mais aussi des invités pour des conférences avec le public. C’est donc l’occasion de rattraper quelques classiques sur grand-écran: Nosferatu de Murnau (1922), Vaudou de Jacques Tourneur (1943), La nuit des morts-vivants (1968) de Romero, Rage de David Cronenberg (1977), Alien (1979) de Ridley Scott, Le loup-garou de Londres de John Landis (1981), The Thing de John Carpenter (1982), Epidemic de Lars Von Trier (1987), Kids de Larry Clark (1995), Trouble every day de Claire Denis (2001), Jellyfish de Kiyoshi Kurosawa (2003), Shaun of the dead de Edgar Wright (2004), Isolation de Billy O’Brian (2006), The Host de Bong Joon-ho (2006), Bug de William Friedkin (2006), Les témoins de André Téchiné (2007), Morse de Tomas Alfredson (2008), Phénomènes de Shyamalan, Thirst de Park Chan-wook (2009), District 9 de Neil Blomkamp (2009), Monsters de Gareth Edwards (2010), Contagion de Soderbergh (2011), Antiviral (2012), Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée (2013), Grand Central de Rebecca Zlotowski (2013), Under the skin de Jonathan Glazer (2013), Pandémie de Kim Seong-su (2013)…

Plusieurs films rares seront à ne pas rater dans la salle de cinéma comme L’ile des morts de Mark Robson (1945), L’homme qui rétrécit de Jack Arnold (1957), Le sang du Vampire de Henry Cass (1958), Le masque de la mort rouge de Roger Corman (1964), Mensonge avec Nathalie Baye (1993), et quelques documentaires aussi La terre de la folie de Luc Moullet (2009), La part du feu de Emmanuel Roy (2013), Et maintenant? rappelle-moi de Joaquim Pinto (2013).

Presque chaque semaine une conférence prendra presque la forme d’un cours de cinéma : ‘William Friedkin, le mal par le mal’ (vendredi 19 décembre, 18h30), ‘de l’invisible à l’invasion: le cinéma de Kiyoshi Kurosawa’ (vendredi 23 janvier, 18h). A noter que William Friedkin vient de publier ses Mémoires en France. Friedkin Connection, Mémoire d'un cinéaste de légende (La Martinière) revient sur sa vie, son oeuvre et surtout sur sa vision d'Hollywood, pas tendre.

___________

Cycle Contamination au Forum des Images
Du 10 décembre au 25 janvier.
Renseignements sur le site de la manifestation

Jeu concours : des places pour Snowpiercer de Bong Joon-ho en salles le 30 octobre

Posté par MpM, le 16 octobre 2013

snowpiercerSnowpiercer, le nouveau film de Bong Joon-ho (Mother, The host), produit par Park Chan-wook, est né sous les meilleurs auspices.

Ce thriller futuriste de toute beauté est en effet adapté de la bande dessinée culte de Jacques Lob, Benjamin Legrand et Jean-Marc Rochette, Le Transperceneige, qui raconte comment, en 2031, la terre subit une nouvelle ère glaciaire terrible. Le dernier refuge de l'Humanité est alors un train qui tourne indéfiniment autour de la planète.

A l'occasion de la sortie nationale du film le 30 octobre prochain, Ecran Noir vous fait gagner trois places pour deux personnes. Pour participer au tirage au sort, il suffit de répondre à la question suivante :

Quel acteur, habitué aux rôles de supers héros, interprète Curtis, le personnage principal de Snowpiercer ?

Pour vous aider, découvrez la bande-annonce du film sur son site officiel.

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 28 octobre 2013. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

Deauville 2013 : les stars arrivent sur les planches!

Posté par kristofy, le 29 août 2013

Le 39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville s'ouvre ce soir, pour célébrer encore une fois le cinéma made in USA dans sa diversité, avec à la fois les gros films de studios mais aussi les petits films indépendants. Surtout les célébrités les plus prestigieuses viendront arpenter les planches de la cité balnéaire chic et mythique.

Deauville va accueillir en grande pompe Nicolas Cage, pourtant déclinant (et qui présentera ses deux derniers films Joe et Suspect), John Travolta (Killing Season), la radieuse Cate Blanchett (Blue Jasmine, le nouveau Woody Allen qui a séduit les Américain cet été), le sulfureux réalisateur Larry Clark (avec l’intégrale de ses films, dont Marfa Girl primé à Rome l'an dernier), la productrice Gale Ann Hurd (Terminator, Armageddon, Abyss, la série "The Walking Dead"… et le nouveau Very Good Girls).

En ouverture du festival reviendront une nouvelle fois sur les planches Deauvillaises Michael Douglas et le réalisateur Steven Soderbergh, qui donnera aussi une masterclass qui reviendra sur sa carrière. Ils accompagneront Ma vie avec Liberace, en compétition au dernier festival de Cannes. L’équipe de White House Down, gros flop aux US, viendra en force avec Roland Emmerich, Jamie Foxx et Channing Tatum ; le réalisateur Lee Daniels présentera le succès du Box office US du moment, Le Majordome, biopic à Oscars, et l’actrice Jena Malone sera là pour The Wait

Snowpiercer Le transperceneigeCertains des autres films présentés en avant-première ou en compétition ont été également remarqués à Cannes (All is lost, Fruitvale Station, Les amants du Texas, We are what we are), à Berlin (Lovelace, Upstream Color), à Locarno (Wrong Cops de Quentin Dupieux), ou projetés en parallèle de leur sélection à Venise (comme Night Moves de Kelly Reichardt).

Le film de clôture sera une avant-première de Snowpiercer en présence du réalisateur Bong Joon-ho. Il s'agit de la plus importante production de Corée du Sud (qui est en train de battre en ce moment des records d’entrées au box office local). Tourné en langue anglaise, avec un casting international (Chris Evans, Tilda Swinton, Jamie Bell, Octavia Spencer, John Hurt, Ed Harris...) qui entoure le populaire Song Kang-ho, il s'agit de l’adaptation de la bande-dessinée française le Transperceneige.

_______________

39ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Du 30 août au 8 septembre 2013
Programme et renseignements sur le site de la manifestation

L’Ecume des jours et Le Transperceneige caviardés à l’étranger

Posté par vincy, le 25 août 2013

Snowpiercer Le transperceneigeLes films voyagent parfois assez mal. Non pas en termes de box office, mais en arrivant dans un pays avec des versions tronquées. Le phénomène n'est pas nouveau. Étrangement, cela a touché deux films ces derniers mois.

L'Ecume des jours, de Michel Gondry, a ainsi été amputée de 36 minutes dans sa version internationale. Le film fonctionne médiocrement dans les territoires où il est sorti (hormis la Russie). L'écume des jours (Mood Indigo en anglais) est déjà sorti en Belgique, aux Pays-bas, en Turquie, en Hongrie, au Brésil, en Israël, en Pologne, à Hong Kong et dans les pays Baltes. Pour l'instant il cumule à peine 200 000 spectateurs. Il lui reste cependant quelques pays majeurs à conquérir (Australie, Italie, Espagne en septembre, Allemagne, Japon en octobre). Dark Horizons explique que c'est le distributeur australien Vendetta qui s'en est aperçu. Or, il semble que ce soit cette version "coupée" qui sera montrée à l'étranger. L'écume des jours "light" a été monté par Tariq Anwar (Le discours d'un roi).

Harvey aux ciseaux d'argent

Pour l'instant, personne ne sait qui a ordonné ce saccage cinématographique. En revanche, pour Snowpiercer, le Transperceneige, le nouveau Bong Joo-ho qui fera la clôture du Festival de Deauville, on connait le responsable du remontage pour une des versions internationales du film. Harvey Weinstein, qui distribuera le films aux Etats-Unis, au Royaume Uni, en Australie/Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud, n'a pas hésité à demander qu'on coupe 20 minutes du films et qu'on y ajoute une voix-off explicative (tout ce qu'on aime) en prologue et en épilogue. Le film dure ainsi 1h46 au lieu de 2h06.
Explication selon Tony Rayns, programmateur dans des Festivals, rapportée par Inside Films : "The Weinstein Company veut être sûr que le film sera compréhensible par un public dans l'Iowa et l'Oklahoma." Il est plus bête qu'ailleurs? Apparemment, le réalisateur a coupé des scènes d'ordre psychologique pour en faire un pur thriller d'action. L'acteur principal, Chris Evans, n'a pas manqué lors d'un entretien à Collider, de juger la "folie" de Weisntein comme "délicate".

Car Weinstein n'en est pas à sa première fois, ayant coupé Shaolin Soccer, Hero et même Princesse Mononoke pour leur sortie US.

En France, le film sortira dans sa version intégrale le 30 octobre.

Box office : Miyazaki Empereur du Japon et Bong Joon-ho Roi en Corée du Sud

Posté par vincy, le 13 août 2013

Le dernier film d'Hayao Miyazaki continue de dominer le box office japonais. Kaze tachinu (The Wind Rises) a déjà récolté 45 millions de $ de recettes en 3 semaines. Il est en passe de devenir le film le plus vu de l'année. Miyazaki confirme ainsi son statut de roi du box office local (4 des 10 plus grosses recettes historiques sont signées du Maître). Ses récents films (Ponyo, Le château ambulant, ...) ont tous été les champions de  leur année respective. Le Voyage de Chihiro conserve même le record historique, toutes nationalités confondues, au BO japonais.

De l'autre côté de la mer du Japon, c'est un autre Maître du cinéma local qui règne. Snowpiercer, le transperceneige premier film en anglais de Bong Joon-ho, sorti le 1er août en Corée du Sud a déjà récolté 41 millions de $ (environ 6,5 millions d'entrées!) en dix jours. Déjà rentabilisé. Il a ainsi capté 44% des billets vendus lors de son premier week-end. Le film ne devrait avoir aucun mal à battre Iron Man 3 (64 M$) et Miracle in Cell N°7 (82M$), les champions actuels du BO sud-coréens. Rappelons que les précédents films de BJH ont cartonné en salles : Mother a terminé 10e de l'année 2009 (16M$) et The Host a été le film le plus populaire de l'année 2006 (65,6M$). Ce dernier film est d'ailleurs toujours le détenteur du record historique pour un film sud-coréen, en Corée du sud, avec 13 millions d'entrées.

Cannes 2011 : deux jurys au complet, un film qui rejoint la compétition

Posté par vincy, le 4 mai 2011

Petites évolutions pour le festival de Cannes qui commence la semaine prochaine...

Le film de Michel Hazanavicius, The Artist, avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo sera finalement en compétition (au total 20 longs métrages).

Elena, d’Andrey Zvyagintsev, sera projeté le samedi 21 mai en clôture d'Un Certain Regard. Le jury de cette sélection est désormais connu. Autour de son Président, Emir Kusturica, il y aura l'actrice française Elodie Bouchez, le critique britannique Peter Bradshaw, le directeur artistique de Tribeca, Geoffrey Gilmore et la directrice du festival de Morelia au Mexique, Daniela Michel.

Le jury de la caméra d'or est lui aussi bouclé. Bong Joon-ho présidera la critique française Danièle Heymann, la directrice de Magyar Filmunio Eva Vezer, le chef opérateur français Robert Alazraki, le directeur de laboratoire Daniel Colland, le cinéaste Jacques Maillot et le critique Alex Masson. ils devront départager le meilleur premier film toutes sélections confondues.

Cannes 2011 : Bong Joon-ho et Lee Chang-dong, deux Coréens président de jury

Posté par vincy, le 8 avril 2011

Deux cinéastes coréens présideront un jury cette année à Cannes. Une consécration pour ce cinéma désormais incontournable dans les festivals et dans les salles.

Bong Joon-ho présidera le jury de la Caméra d'or, chargé d'élire le meilleur premier film toutes sélections confondues. Le réalisateur de Memories of Murder, The Host (Quinzaine des réalisateurs) et Mother (Un certain regard) succède à Gael Garcia Bernal.

Lee Chang-dong va inaugurer une fonction : président du jury pour le Grand prix Nespresso de la Semaine de la critique. La sélection parallèle, qui fête ses 50 ans cette année, se dote cette année d'un jury, une première, de quatre critiques, en plus du réalisateur. Habituellement, les journalistes accrédités votent pour le meilleur film.

Lee Chang-dong est un habitué du festival. Ses deux récents films, en compétition, ont été distingués : Secret Sunshine par un Prix d'interprétation féminine en 2007, et Poetry par le Prix du scénario en 2010.

Le jury court-métrage de la Semaine de la critique sera quant à lui présidé par  le réalisateur Jerzy Skolimowski qui décernera le prix découverte Kodak du court métrage. le cinéaste polonais est actuellement à l'affiche avec Essential Killing, présenté à Venise l'an dernier. Il a remporté le prix du scénario au Festival de Cannes en 1982 avec Travail au noir et le Grand prix du jury en 1978 avec Le cri du sorcier.