Un remake du film culte Dirty Dancing en piste

Posté par vincy, le 9 août 2011

Dirty Dancing, sorti en 1987, est devenu culte au fil des ans grâce à la musique, la chorégraphie, puis aux multiples clins d'oeil dans des films aussi divers que L'Arnacoeur ou High School Musical 3, sans oublier une saison de télévision pour la série en 88/89, un prequel, Dirty Dancing 2 : Havana Nights en 2004, et un remake bollywoodien (Holiday) en 2006. Dirty Dancing a aussi été décliné en comédie musicale, jouée à Londres de 2004 à 2011 et vue par plus d'un million de spectateurs.

Le premier Dirty Dancing avait emballé la planète avec 215 millions de $ de recettes mondiales (pour un budget très modeste de 5 millions de $), un Oscar de la meilleure chanson (I've had the time of my Life, voir extrait) et le cap du million d'exemplaires en vidéos (à l'époque c'était la première fois) ; au total, avec les DVD, les ventes de vidéos se sont élevées à dix millions d'exemplaires. Et que dire de la Bande Originale du Film qui  fut l'un des disques les plus vendus de la décennie et avait squatté 18 semaines la première place du Top des albums aux USA (l'album fut écoulé à 42 millions d'exemplaires dans le monde). Le deuxième film, en revanche, avait été un four, avec seulement 28 millions de $ au box office mondial.

Alors pourquoi un remake? Patrick Swayze est mort (voir actualité du 15 septembre 2009), Jennifer Grey a passé l'âge d'être portée à bout de bras...

L'objectif est de retrouver les fans et d'élargir le public à une nouvelle génération. Dirty Dancing a été cité comme le film le plus regardé par les femmes dans un récent sondage de British's Sky movies. Autant capitaliser sur l'affectif... La BOF devrait être composée de chansons du film de 1987, de classiques des années 60 et de nouvelles créations.

Lionsgate a engagé le réalisateur d'High School Musical, Kenny Ortega, par ailleurs le chorégraphe du film d'origine. Ortega a aussi réalisé This is It. Il devait aussi réaliser le remake de Footloose avant de l'abandonner (voir actualité du 10 novembre 2009).

Les Compositeurs de Musiques de Films s’interrogent sur leur médiatisation

Posté par vincy, le 25 juin 2011

Le jeudi 30 juin à  la Cinémathèque française, les Compositeurs de musiques de films se donnent rendez-vous entre 17h30 et 21h pour débattre de leur place dans les médias. "La Musique de films et les Médias" est un débat animé par Vincent Perrot, auteur il y a quelques années de B.O.F. : les musiques de l'écran, pour expliquer la position marginale de la musique de film dans notre culture.

Organisée par l'Union des Compositeurs de Musiques de Films, cette Rencontre réunira Catherine Ruelle (RFI), Frédéric Gimello-Mesplomb (ESJ tours/Université de Metz), Pierre Langlais (Le Mouv’, Télérama...), Thierry Jousse (Radio France), Olivier Desbrosses (UnderScores) et Benoît Basirico (Cinezik).

La musique de film souffre de notoriété voire de respect. Absente de la plupart des radios (hormis FIP, les radios de musique classique et de jazz), maltraitée par les producteurs qui trouve l'investissement superflu, pas forcément intégrée dans les dossiers de presse, rarement distribuée sous forme de disque : les maux ne manquent pas.

En quête de valorisation et de respectabilité, les compositeurs cherchent, à travers ce débat, des réponses à leurs questions :  Quelles relations entretiennent les journalistes avec les compositeurs et vice-versa ? Quel est l’intérêt des rédactions pour la profession et pour ses oeuvres ? La musique de film au sens le plus large est-elle reconnue comme une oeuvre artistique par la presse ? Comment le dossier de presse d’un film parle t-il de la musique de ce même film ?

Une mission spécifique commandée par le CNC

Parallèlement, le Centre national de la cinématographie et de l'image animée (CNC) a renouvelé la composition du comité d'aide à la musique de films de longs métrages pour une durée de deux ans. Cinq nouveaux membres ont été nommés : Marc-Olivier Dupin - à qui a été confié une mission de réflexion sur la place de la musique originale dans le processus de création cinématographique et audiovisuel au sens le plus large et sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer cette place - a rejoint le comité d'aide à la musique où siègent Bertrand Bonello, compositeur et réalisateur, Mishka Assayas, journaliste, Cyril Holtz, ingénieur du son et de Bertrand Burgalat, compositeur et producteur.

Ce comité étudiera et sélectionnera les projets musicaux pour distribuer des subventions (4 000 à 20 000 €). En 2011, l'enveloppe globale de la dotation s'élève à 400 000€.

Palmarès 2009 : Desplat aux Grammy Awards

Posté par vincy, le 14 décembre 2009

Les Grammy Awards  (Oscars de la musique) ont retenu les musiques d'Alexandre Desplat (L'étrange histoire de Benjamin Button), Nicholas Hooper (Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé), Danny Elfman (Harvey Milk), Michael Giacchino (Star Trek et Là-haut).

Pour les chansons, la variété est de mise : FM ado ("The Climb" - Hannah Montana: The Movie), rock alternatif ("Decode" -  Twilight), world music ("Jai Ho" - Slumdog Millionaire), oldies ("Once in a Lifetime"- Cadillac Records) and  rock classique avec Bruce Springsteen ("The Wrestler").

Notons parmi les meilleures musiques pour une comédie musicale la présence de "Hair", "9 to 5", "Shrek" et "West Side Story", tous déjà transposés sur grand écran ou provenant du cinéma .

Enfin, les Grammys ont choisi les BOF de Cadillac Records, Inglourious Basterds, Slumdog Millionaire, True Blood et Twilight dans la catégorie meilleure compilation liée à un film ou un show télévisé.

Réponses le 31 janvier 2010. Avec, pour seul grand suspens : sacre ou pas sacre pour Beyoncé (10 nominations)?

Silence éternel pour Maurice Jarre

Posté par vincy, le 29 mars 2009

Le compositeur de musiques de films Maurice Jarre est décédé à 84 ans dans la nuit du 28 mars.

Il avait reçu neuf nominations aux Oscars pour ses trames sonores : six nominations pour Les dimanches de Ville-d'Avray (1964), The Life and Times of Judge Roy Bean (1973), The Message (1978), Witness (1986), Gorilles dans la brume (1989) et Ghost (1991), et trois statuettes pour ses collaborations avec David Lean - Lawrence d'Arabie (1963), Docteur Jivago (1966) et La route des Indes (1985).

On lui doit aussi de trèes belles compositions pour Le cercle des poètes disparus, Liaison fatale, Mad Max 3, L'année de tous les dangers, Firefox, Le tambour (Palme d'or), Soleil rouge, Paris brûle-t-il? ou encore Le jour le plus long.

Au total 150 bandes originales de film, de 1952 à 2000, pour des cinéastes comme Alfred Hitchcock, Peter Weir, John Frankenheimer, John Huston, Volker Schlöndorff, Elia Kazan, Henri Verneuil et même Visconti (Les damnés).

Monsieur Bashung rêve au ciel

Posté par vincy, le 14 mars 2009

alain bashungIl fut l'un des plus brillants compositeurs de ces trente dernières années dans la chanson française. Ses textes poétiques, allégoriques, entre jeux de mots à tiroir et métaphores en miroir, lui ont donné des chansons anthologiques, comme "Vertige de l'amour", "Gaby", "SOS Amor", "Osez Joséphine", "Madame rêve". Alain Bashung, voisin montmartrois d'Ecran Noir,  est l'artiste français qui a reçu le plus grand nombre de Victoires de la musique, dont trois à titre de meilleur interprète masculin de l'année, celle de l'album des 20 dernières années ("Fantaisie Militaire"). Le cinéma n'est pas absent puisqu'il a obtenu la Victoire de l'album de musique originale de cinéma ("Ma petite entreprise") et deux du Vidéo-clip de l'année, dont l'un a été réalisé par le cinéaste Jacques Audiard ("La nuit je mens").

Paradoxalement, après Ma petite entreprise (de Jolivet), il n'a plus jamais composé pour le cinéma. Il avait écrit les B.O.F. de plusieurs films : Le quatrième pouvoir, Le beauf, Le jeune Werther (de Doillon) et surtout Pigalle (de Didri).

Mais Alain Bashung fut aussi comédien. "Le cinéma, ça défatigue un peu, on peut sortir de ses propres rêveries. Faire l'acteur me permet de ne pas faire du cinéma sur scène. Mes chansons ne supportent pas l'exhibitionnisme."
Il a débuté en 1981, alors que son succès n'était pas encore affirmé du côté de la musique, dans Nestor Burma, détective de choc, aux côtés de Michel Serrault et Jane Birkin. On le voit un an après dans Le cimetière des voitures, de Fernando Arrabal, en Jésus rock n' roll crucifié sur une moto. Il devient alors une vedette de la chanson française, alignant les tubes, et disparaît du grand écran. Il revient en 1991 avec Rien que des mensonges, partageant l'affiche avec Fanny Ardant, puis enchaîne des seconds rôles de films un peu décalés et très auteuristes tels que L'ombre du doute, de Aline Isserman, Ma soeur chinoise ou encore Retour à la vie, avec Emmanuelle Laborit. On l'aperçoit aussi dans des comédies comme celles de Charlotte de Turkheim (Mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, ..., avec Victoria Abril) et Patrick Braoudé (Je veux tout, avec Elsa Zylberstein).

En 2000, ses performances en marginal lui donnent ses plus beaux rôles : prisonnier libéré dans La confusion des genres, de Ilan Duran Cohen, avec Julie Gayet, Vincent Martinez et Pascal Greggory ; gérant de manège dans Félix et Lola, de Patrice Leconte, avec Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton.

On le voit après dans L'origine du monde, La bande du drugstore, Le p'tit curieux ... en inspecteur de police. Puis il sera la voix de M le maudit, dans Arthur et les Minimoys de Luc Besson. Logique pour celui qui chanta "La malédiction". Il fit une dernière, et mythique, apparition dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster, de Samuel Benchetrit, où il faisait un face à face avec Arno.

Désormais, passé le Rio Styx, la mort qui le flingue, la fusée qui l'épingle, l'envoie au ciel et Bashung rêve dans les grands espaces.

La-la-là–oh! Schifrin: le son de l’excitation à La Villette

Posté par Claire Fayau, le 14 septembre 2008

Le samedi 13 septembre, Lalo Schifrin et l'Orchestre National d'Ile-de-France ont fait salle comble à la Grande Halle de la Villette. Les fans de jazz, de cinéma, nostalgiques ou curieux ont été au comble de l'excitation... Pour les 100 ans de la musique de film, ce concert à grand spectacle à livrer une ambiance de folie! « Je voulais créer le son de l’excitation » explique le compositeur né en Argentine, en écrivant la musique de Mission : Impossible. Lui qui apprécie l'harmonie dans la musique de compositeurs comme Ravel ou Debussy aurait sans doute rêvé de la Cité de la musique ou de la Salle Pleyel.  Sa formation classique et son amour du jazz ont permis un moment d'anthologie dans ce concert   : un medley entre la musique des Charlie  "Bird"  Parker et " L'oiseau de feu" de Igor Stravinsky. D'autant qu'à l'origine, il était pianiste de jazz, tournant même avec Dizzy Gillepsie, avant de devenir le compositeur des films de la MGM. On lui doit ainsi les bandes originales de nombreuses séries B voire Z. Mais on retiendra surtout des films cultes comme de Le Kid de Cincinnati, Luke la main froide, Bullitt, THX 1138, L'inspecteur Harry, ... On peut aussi l'entendre en regardant Les trois mousquetaires, Airport 80 Concorde, Rush Hour, et surtout Mission : Impossible. Car il fut aussi le créateur des thèmes télévisés de séries comme The Mannix, Strasky et Hutch...