Edito: Black is the new Gold

Posté par redaction, le 8 février 2018

Le nouveau Marvel va débarquer sur les écrans. Black Panther est déjà au panthéon des adaptations de comics du côté de la critique américaine. Les louanges qui auréolent le film de Ryan Coogler s'accompagnent d'une prévision flatteuse au box office: on prévoit un démarrage à 150M$ pour ce film dont toutes les têtes d'affiche, à l'exception d'Andy Serkis et Martin Freeman, sont noires, d'Isaach de Bakolé à Forest Whitaker, d'Angela Bassett à Danuel Kaluuya, de Lupita Nyong'o à Michael B. Jordan, sans oublier la star du film, Chadwick Boseman.

C'est en soi un événement. Dans l'univers Marvel et DC Comics, les acteurs afro-américains sont secondaires. Il a fallu attendre le 7e Star Wars pour qu'un acteur noir soit parmi les héros. Et si on regarde parmi les 20 plus grosses recettes historiques d'Hollywood, hors animation, on ne compte que ces deux derniers Star Wars avec un rôle principal tenu par un(e) afro-américain(e).

Mais à Hollywood, on sent que le public est prêt à aller voir un film où les blancs ne seraient plus les stars. Pendant plus d'un demi-siècle, les spectateurs non-blancs ont du s'identifier à des stars caucasiennes. Puis, Sidney Poitier, Harry Belafonte, Sammy Davis Jr. Richard Pryor, Eddie Murphy, Danny Glover, Denzel Washington, Will Smith, Morgan Freeman, Samuel L. Jackson et Forest Whitaker ont prouvé qu'on pouvait être noir, reconnu et populaire, au-delà d'une segmentation ethnique absurde (mais très marketing). Le chemin a été long mais l'avènement d'un blockbuster comme Black panther sera historique dans un système où seul le dollar compte.

Après l'Oscar du meilleur film pour Moonlight l'an dernier, le carton critique et public de Get Out au printemps, la boucle est bouclée. Pourquoi tout cela arrive en même temps? Les Etats-Unis sont fracturés socialement, économiquement et politiquement. Les tensions raciales, malgré l'élection et la réélection de Barack Obama, ont perduré. Les afro-américains se sentent toujours victimes, discriminés. Il suffit de se rappeler du mouvement Oscars So White il y a trois ans. Depuis, l'Académie s'ouvre aux minorités ethniques. Et des Emmy Awards aux Oscars, désormais, les noirs valent de l'or.

De la même manière s'ouvre un autre cycle depuis cet été: la place de la femme à Hollywood. Le carton de Wonder Woman a prouvé qu'une réalisatrice et une actrice pouvaient rapporter gros avec une histoire d'héroïne. Là encore, Kathryn Bigelow, Nora Ephron, Mimi Leder, Nancy Meyers, Phyllida Lloyd, Catherine Hardwicke avaient montré que c'était possible. Mais Patty Jenkins a explosé tous les records et, surtout, a réussi avec un film dont le héros était une femme, qui n'a pas besoin d'un homme à ses côtés pour terrasser les ennemis. Avec le phénomène #MeToo, le triomphe des femmes sur le petit écran (Top of the Lake, réalisé par Jane Campion, Big Little Lies, produit par Reese Witherspoon), les résultats phénoménaux de films comme La belle et la bête, Hunger Games, Rogue One où les actrices sont en première ligne, ainsi que l'affirmation d'une égalité des sexes, on peut prédire que l'ambition des femmes va être récompensée dans les prochaines années, que ce soit au box office ou aux Oscars.

Noire et femme, Ava DuVernay pourrait être le miracle "intersectionnel" attendu avec la sortie de son film Un raccourci dans le temps, blockbuster fantasy familial à 100M$ de budget, en salles le 14 mars.

Pendant ce temps en France, hormis Omar Sy, on reste blanc. Une seule comédienne (Eye Haidara, catégorie espoir féminin) est non blanche parmi tous les acteurs et toutes les actrices nommé(e)s. Trois comédiens (Lucien Jean-Baptiste, Aissa Maiga, Ahmed Sylla) ont été en têtes d'affiche de films ayant dépassé le million d'entrées l'année dernière. Régulièrement, pourtant, que ce soit pour le petit comme pour le grand écran, les études montrent que les œuvres ne reflètent pas la société française: pas assez de jeunes ou de vieux, pas assez de femmes, trop de CSP+, à peine 15% de comédiens "perçus" comme non-blancs. La mixité n'existe que dans le métro?

Rassurez-vous, le cinéma hollywoodien remédie au problème. Et Black Panther sera aussi un succès en France.

Le film que j’attends le plus en 2018: Black Panther de Ryan Coogler

Posté par wyzman, le 1 janvier 2018

Annoncée en grande pompe dans Captain America : Civil War, l'introduction de Black Panther a été légèrement éclipsée par l'arrivée du nouveau Spider-Man, Tom Holland. Pas de problème, février 2018 sera l'occasion de voir lequel de ces deux super-héros est le meilleur investissement.

Renouer avec un public délaissé

Premier film de super-héros doté d'un casting composé majoritairement d'acteurs noirs, l'adaptation cinématographique de Black Panther par Ryan Coogler marquera un tournant dans le MCEU. Tandis que Spider-Man Homecoming tentait d'intéresser un public toujours plus jeune, Black Panther a pour vocation de toucher une minorité très friande de cinéma mais lessivée par le whitewashing et les seconds rôles constamment laissés à des acteurs de couleur. Cette minorité représente 12% de la population américaine et 15% des cinéphiles réguliers. D'ailleurs, l'affiche officielle de Black Panther est révolutionnaire. Juste avant les sorties de Avengers : Infinity War et de Captain Marvel, Black Panther a donc tout d'un grand test.

Forcément, si j'attends impatiemment la sortie de Black Panther, c'est avant tout pour son casting. Outre la prédominance d'acteurs noirs (logique, le film se déroulera essentiellement au Wakanda, un pays fictif situé en Afrique), Black Panther s'est offert une distribution prestigieuse.

Déjà vu dans Gods of Egypt et The Express, Chadwick Boseman reprendra le rôle principal. Son ennemi, Killmonger, sera incarné par Michael B. Jordan, la star de Fruitvale Station et Creed. Ils seront entourés d'acteurs oscarisés, déjà nommés ou en route pour les Oscars (Lupita Nyong'o, Forest Whitaker, Angela Bassett, Daniel Kaluuya) et d'autres extrêmement populaires (Andy Serkis, Martin Freeman, Danai Gurira).

Un film indispensable

Les 89 millions de personnes qui ont vu le trailer officiel dans les premières 24 heures le savent, le film est essentiel pour la suite du MCEU. C'est en effet au Wakanda que Thanos, le grand méchant d'Avengers : Infinity War, devrait trouver un élément lui permettant de décupler ses forces et de détruire la Terre. Plus encore, le Wakanda sera au cœur du film des frères Russo puisqu'il devrait s'y passer un combat épique.

Notons maintenant que pour la première fois, un film de l'univers cinématographique de Marvel se déroulera dans un espace terrestre entièrement fictif. Le succès des Gardiens de la Galaxie, qui se déroulent dans des univers inconnus, pourrait bien être la cause de ce si grand intérêt pour le Wakanda. Et les premières images laissent à penser que l'endroit sera fidèle aux comics : bourré de nouvelles technologies et paradisiaque à la fois.

Outre son superbe casting et son incroyable budget (on parle de 150 millions de dollars), le film est d'ores et déjà annoncé comme l'un des plus gros cartons de 2018. Aux Etats-Unis, il devrait amasser plus de 90 millions de dollars dès sa sortie, réalisant au passage le second meilleur démarrage d'un premier film solo estampillé Marvel. Dévoilé en plein Black History Month, Black Panther est sans surprise le film dont on parlera le plus en février prochain, loin devant Cinquante nuances plus claires ou encore Pacific Rim 2.

Sur Twitter, le hashtag #BlackPantherSoLit revient régulièrement. A chaque nouveau poster, image ou vidéo mis en ligne pour être précis ! Et pour marquer le coup, la production a fait appel à Kendrick Lamar, le rappeur le plus woke de sa génération, pour interpréter le titre phare de la bande originale.

9 visages à ne pas manquer en 2018: Daniel Kaluuya

Posté par wyzman, le 22 décembre 2017

Fils d'immigrés ougandais, Daniel Kaluuya est ce que l'on pourrait appeler un pur produit anglais. Qu'il s'agisse de son accent, de son style ou des choix de carrière, l'acteur de 28 ans a toujours été classe et et cohérent. A 28 ans et malgré les yeux doux que lui font Hollywood (surtout ces temps-ci), il réside aujourd'hui encore à Londres, avec celle qui partage sa vie.

Et ça, le public britannique aime beaucoup, lui qui l'a vu grandir au fil de ses apparitions télévisées. Les plus jeunes l'ont ainsi découvert dans le teen show trash mais incontournable Skins avant de le retrouver dans Doctor Who, FM, Psychoville, Harry and Paul et enfin The Fades. La plupart des programmes dans lesquels il a joué ont eu du mal à traverser la Manche mais l'amour que lui portent les Anglais en a rapidement fait un acteur à suivre. En 2011, son passage dans la série d'anthologie Black Mirror lui a ouvert de nombreuses portes. Après avoir cartonné sur les planches avec Sucker Punch, il a fait un malheur dans Johnny English Reborn et décroché de petits rôles dans Kick-Ass 2 et Sicario. Mais c'est bien évidemment le phénomène Get Out qui lui permet cette année de rêver d'un Oscar du meilleur acteur.

Dès le 3 janvier 2018, il recevra le Creative Impact Award du Palm Springs Film Festival pour son rôle dans Get Out. Nommé aux Golden Globes, SAG Awards, Critics' Choice Awards, Independent Spirit Awards et NAACP Image Awards, l'acteur devra composer avec son concurrent direct, la révélation de Call Me By Your Name, Timothée Chalamet, et son compatriote Gary Oldman (Les heures sombres). Et s'il ne remporte pas tous ces prix, il pourra se satisfaire d'un énorme carton au box-office mondial. Le 14 février, il sera ainsi à l'affiche de Black Panther, l'un des Marvel les plus ambitieux et attendus.

Le carton de Wonder Woman pourrait ouvrir la voie aux super-héroïnes

Posté par vincy, le 4 juin 2017

Il était temps qu'Hollywood mette une super-héroïne en tête d'affiche. Après des années de beaux mâles, muscles saillants et collants moule-burnes (aplaties le plus souvent), Wonder Woman et son lasso s'emparent du box office. Plus de 100 millions de $ de recettes aux Etats-Unis ce week-end selon les premières estimations, 125 millions de $ dans le reste du monde (dont un gros carton en Asie de l'est). Preuve qu'une femme, même si le nom de l'actrice (Gal Gadot) n'apparaît pas sur l'affiche, peut porter un blockbuster. Mieux un film avec une femme comme héroïne et réalisé par une femme (c'est seulement la 4e fois qu'un film réalisé par une femme dépasse les 100M$ au B.O. nord américain). Le sexisme habituel du 7e art en prend un coup: le succès n'est pas réservé aux mecs.

Pourtant, dans le genre action/aventures/super pouvoirs, on savait qu'un personnage féminin pouvait cartonner. Il suffit de voir la filmographie de Angelina Jolie, les récents gros succès de Star Wars (Le Réveil de la Force, Rogue One), Hunger Games, Divergente ou Lucy. Une femme, avec des "guns", peut faire plier n'importe quel méchant, en plus de rapporter beaucoup d'argent.

Finalement, Marvel comme DC Comics ont mis du temps à le comprendre. Même si dans les Avengers ou les Batman, avec respectivement Black Widow et Catwoman, il y a un personnage féminin qui vole presque la vedette aux héros du film, c'est bien la première fois avec Wonder Woman qu'une super-héroïne a le droit de s'affranchir et de sortir de l'ombre des super-héros.

Une bonne dizaine de super-héroïnes en stock

Pourtant, il y a du potentiel dans les comics: Miss Hulk, Sorcière rouge (actuellement incarnée par Elisabeth Olsen dans les Avengers), Raven / Mystique (jouée par Rebecca Romjin puis Jennifer Lawrence dans les X-Men), Phantom Lady, Natasha Irons, Poison Ivy bien entendu (autrefois interprétée par Uma Thurman), Thor Girl, Super Girl, Catwoman (pour oublier Halle Berry) et Elektra (pour zapper Jennifer Garner), Malice (qui sera incarnée par Lupita Nyong'o dans Black Panther), Elsa Bloodstone, Power Girl, ou encore Harley Quinn (Margot Robbie dans Suicide Squad).

Avec une douzaine de films de super-héros dans les tuyaux, Disney/Marvel et Warner Bros/DC Comics pourraient être tenté de donner une chance à l'une de ces héroïnes. Depuis décembre, un projet avec Poison Ivy, Harley Quinn et Catwoman est dans les cartons. Pour l'instant, seul Captain Marvel (avec Brie Larson) est confirmé et programmé pour mars 2019.

Et il est probable que Warner annonce une suite à Wonder Woman dès cette semaine.

Comic-Con 2016: 10 événements qu’il ne fallait pas rater

Posté par cynthia, le 30 juillet 2016

La Comic-con de San Diego s'est achevée dimanche dernier et, encore une fois, nous avons étions comblés, même à distance, et encore une fois les exclusivités étaient au rendez-vous. Si ce weekend vous étiez en pleine forêt à vivre avec des loups et que vous n'avez pas touché à vos smartphones et autres ordinateurs, vous avez raté beaucoup de choses... Mais comme nous sommes gentils à Ecran Noir, voici le récapitulatif de ce qui ne fallait pas rater lors de cet événement!

1) Captain Marvel a son actrice

Après des mois de torture mentale, l'actrice oscarisée pour Room a été annoncé comme étant la future interprète du célèbre personnage de Marvel. Brie Larson rejoint donc le casting des Avengers pour notre plus grand plaisir.

2) Des trailers à gogo

  • Les animaux Fantastiques: Prequel de la saga Harry potter, le trailer des Animaux Fantastiques nous a coupé le souffle. La larme à l’œil, nous nous sommes remémoré la saga Harry Potter qui avait fait notre jeunesse. Eddie Redmayne et ses cheveux roux se retrouvent face à toutes ces créatures magiques à capturer dont un gros dragon blanc (Khalessi vient chercher ton bébé). Face à lui un Colin Farrell terriblement sexy et surtout les quelques notes de musique qui rappellent HP. Rendez-vous en Novembre.
  • Kong Skull Island: Il n'y a pas que dans l'univers Marvel que Brie Larson va montrer ses gros poings. Venue aux côtés de Tom Hiddleston (sans Taylor Swift) et de toute la team de Kong Skull Island, la belle a montré ses talents dans la bande-annonce du prequel de King Kong. Oui King Kong avant King Kong. Rendez-vous en mars 2017 avec ce mix entre le mastodonte des primates et une sorte de guerre du Vietnam version Apocalypse Now.
  • Doctor Strange: Comme tous les ans, Marvel Studios fait fort en ramenant des bandes-annonces explosives (prend garde à toi DC Comics). Doctor Strange n'échappe pas à la règle en se dévoilant dans une bande annonce psychédélique digne d'Inception de Christopher Nolan. Benedict Cumberbatch tout en muscle fait face à un Mads Mikkelsen flippant et une Rachel McAdams touchante. Mais c'est aussi l'occasion de voir Tilda Switnon, crane rasé, en Maître de l'illusion. Rendez-vous cet automne.
  • Wonder Woman: Wait wait...nous avons dit plus haut "prend garde à toi DC"? Autant pour nous... La super production a ramené dans son sac la bande-annonce (ouffissime) de Wonder Woman! Alors que Marvel Studios nous promet un film consacré à Black Widow (Scarlett Johansson) depuis deux ans, DC, quant à eux, ont enfin sorti un film de super héros avec une femme qui se débrouille toute seule sans pote phallique (GODE bless America). La belle brune arbore son célèbre lasso mais aussi une épée et un bouclier... En fait imaginez un peu le scénario: Captain America rentre dans un bar et rencontre Xena. Pris d'une pulsion, les deux compères font l'amour sauvagement dans les WC tout en oubliant d'utiliser un préservatif (à ne surtout pas faire cet été sur la plage!!!!), neuf mois plus tard ET PAF, ça ne fait pas des chocapic; mais Wonder (amazing amazone) Woman (ancêtre de Lara Croft).
  • Son costume va faire exploser le pantalon de pas mal de geeks, on en est certains!

    "- Euh, ça consiste en quoi une secrétaire?

    - Et bien je fais tout ce qu'il me demande.

    - Chez moi cela s'appelle de l'esclavage!" Ok, on l'adore déjà (Fangirling)! Rendez-vous en été 2017!

  • Justice League: DC sont des blagueurs en plus de ça. Alors que les studios avaient annoncé qu'ils n'avaient pas prévu de dévoiler des images de Justice League, voilà qu'ils ont débarqué par surprise avec un trailer à faire trembler les Avengers (ou pas)! Batman, Aquaman, notre chérie Wonder Woman et Flash vont devoir faire équipe malgré leurs différents contre "un mal commun". Rendez-vous en novembre 2017  afin de voir si Marvel Studios peut commencer à avoir peur! En tout cas le costume de Flash rappelle étonnamment un certain Iron Man...la guerre est déclarée!
  • King Arthur: Guy Ritchie a dévoilé la bande-annonce de son adaptation du Roi Arthur avec le sexy Charlie Hunnam (trose nu) et l'indétrônable Jude Law (en méchant). Entre coup d'épée et frottement d'abdos, on en a l'eau à la bouche! Ça n'a plus rien à voir avec la légende, mais le remix médiéval avec le style Ritchie peut faire des étincelles.

3) L'équipe de Black Panther venue se présenter aux fans.

C'est officiel, après son apparition (plus que remarquée) dans le dernier Captain America, Black Panther aura son propre film. Chadwick Boseman revient dans la tenue noire et sexy de la panthère et il est rejoint par la sublime Lupita Nyong'o et Michael B. Jordan, ex torche humaine pour la blague de la Fox Les quatre Fantastiques.

4) Le traditionnel selfie de l'industrie Marvel

Comme tous les ans, Marvel Studios offre du grand spectacle à la Comic-Con. Mais que serait-ce la Comic-Con sans un selfie de la part de la grande famille Marvel? Rien bien évidemment. C'est ainsi que tous le casting des Gardiens de la Galaxie, venu sans bande annonce, ni image (imaginez notre déception), le casting de Black Panther, celui de Doctor Strange et Captain Brie Larson ont posé pour James Gunn (réalisateur des Gardiens de la galaxie). On a adoré!

5) Le cosplay d'Adam Savage

Ce qu'il y a de génial à la Comic - Con, c'est que l'on peut venir vêtu du costume de notre héros préféré. C'est ainsi qu'il y a eu de nombreuses Harley Quinn dans les couloirs, des Squirrel Girls, des Spiderman, des Dark Vador, des Wonder Woman...bref, rien d'original. Et puis il y a eu Adam Savage, le célèbre animateur américain de Discovery Channel, qui est arrivé déguisé en ours avec le corps de Leonardo Dicaprio accroché à son ventre. Fous rires garantis! L'année prochaine on viendra en Wonder Woman histoire de draguer un Captain!

Avengers 3, Captain America 3, … Marvel affiche son jeu face à ses concurrents

Posté par vincy, le 29 octobre 2014

robert downey jr crhis evans captain america 3Depuis cet été, une guerre d'annonces se met en place entre les studios hollywoodiens. Il n'a pas fallu deux semaines pour que Walt Disney/Marvel Studios réplique aux projets de Warner Bros/DC Entertainment en précisant sa programmation des prochaines années et en confirmant l'arrivée de Robert Downey Jr/Iron Man dans Captain America 3 (lire notre actualité du 22 octobre).

Au total, d'ici la fin de la décennie, près ne quarante films de super-héros débarqueront sur les écrans. Une invasion de gros biceps, de collants moule-burnes, de bouclier, marteau et toile résistante, de capes qui volent au vent, etc... Dans Libération, Philippe Guedj, coréalisateur du documentaire Marvel Renaissance, explique : «Les grands studios ne font plus confiance qu’à des univers préexistants, ils vont piocher dans les catalogues des comics et refusent désormais de créer de nouveaux mythes comme à l’époque où surgissaient Rocky, Mad Max, Star Wars… On est dans une gigantesque matrice à consolider de la marque, de la licence afin d’inonder le marché de lucratifs produits dérivés (figurines, jouets, jeux vidéo…). Il faut bien comprendre que la raison d’être des films est avant tout d’entretenir le capital de notoriété des héros qui sont pensés comme des marques infiniment déclinables. On est parti de la bande dessinée, phénomène contre-culturel dans les années 60, pour aboutir aujourd’hui à une exploitation froide, tayloriste, industrialisée qui, même pour un fan du genre comme moi, devient franchement effrayante.»

Peu importe si quelques films seront proches d'un accident industriel (remember Catwoman, Jonah Hex, Green Lantern, Daredevil), pour l'instant la manne est rentable. Depuis le début des années 2000, The Dark Knight et The Avengers ont chacun été le leader mondial du box office l'année de leur sortie. Cette année, quatre des six plus grosses recettes mondiales ont des superhéros en stars (Gardiens de la galaxie, X-Men, Spider-Man, Captain America), rapportant près de 3 milliards de dollars.

Marvel a donc affiché son jeu. D'une part, pour rassurer les investisseurs et actionnaires. D'autre part, pour bloquer les bonnes dates dans l'agenda déjà très chargé des prochaines années.
Outre Iron Man chez Captain America, Marvel a également révélé le titre du prochain opus de Thor et surtout la scission en deux parties du troisième épisode d'Avengers. On sait également que Chadwick Boseman (42, Get on Up) incarnera Black Panther, personnage qui apparaîtra d'abord dans Captain America 3, avant d'avoir son propre film.

The Avengers: Age of Ultron — 1er mai 2015

Ant-Man —  17 juillet 2015

marvel avengers captain america black pantherCaptain America 3: Civil War – 6 mai 2016

Doctor Strange – 6 novembre 2016

Guardians of the Galaxy 2 – 5 mai 2017

Thor: Ragnarok – 20 juillet 2018

Black Panther – 3 novembre 2017

The Avengers 3 – Infinity War: Part 1 – 4 mai 2018

Captain Marvel – 6 juillet 2018

Inhumans – 2 novembre 2018

The Avengers 3 – Infinity War: Part 2 – 2019