Noami Watts en Lady Di

Posté par vincy, le 10 février 2012

Après Helen Mirren dans le rôle de la Reine d'Angleterre (The Queen, de Stephen Frears) surmontant la crise de la mort brutale de Lady Di, voici le biopic version grand écran sur la Princesse Diana. 

Naomi Watts (actuellement à l'affiche dans J. Edgar) incarnera l'icône élevée au rang de martyr médiatique. Le film, bizarrement intitulé Caught in Flight (Attrapée en plein vol), relatera les deux dernières années de sa vie, stoppée nette dans le tunnel du Pont de l'Alma à paris alors que sa voiture tentait d'échapper aux paparazzis. Le film s'attachera à montrer comment elle a trouvé le bonheur, notamment à travers ses actions caritatives et dans sa vie personnelle. Le film sera réalisé par Oliver Hirschbiegel (La chute), qui vient d'achever la série TV "Les Borgias".

Ce ne sera pas la première Lady Di au cinéma, dans des rôles souvent anecdotiques. Dans The Queen, Laurence Burg interprétait la Princesse. Une quinzaine de téléfilm ont abordé de près ou de loin sa vie.

Après Edith Piaf, Olivier Dahan s’intéresse à Grace Kelly

Posté par vincy, le 11 janvier 2012

Olivier Dahan a pris goût aux icônes. Il devrait mettre en scène un biopic sur l'actrice Grace Kelly devenue la princesse Grace de Monaco.
Selon la presse américaine, le réalisateur de La môme (La vie en rose) adaptera le scénario d'Arash Amel. Pierre-Ange Le Pogam (ex associé de Luc Besson chez Europacorp ) produira le film pour 12 millions d'euros.

Depuis le parcours oscarisé de La môme, Dahan a réalisé un film américain passé inaperçu, My Own Love Song, mis en scène l'opéra-rock Mozart et réalisé Les seigneurs, dont la sortie est décalée à l'automne 2012 suite aux problèmes judiciaires et financiers de Quinta Industries. La comédie sportive réunit Omar Sy, Gad Elmaleh, JoeyStarr et Ramzy Bedia.

Grave Kelly n'a été star que durant quelques années avant d'abandonner son métier d'actrice. De 1950 à 1956, la comédienne a été vite l'une des vedettes internationales les plus prisées, avant d'être sacrée princesse de Monaco. 1954 fut même l'année où Grace Kelly aligna les succès et devint incontournable. Parmi les films les plus marquants, on peut noter Le train sifflera trois fois de Fred Zinnemann, Mogambo de John Ford, trois films d'Alfred Hitchcock (Le crime était presque parfait, Fenêtre sur cour, La main au collet) et Une fille de province, de George Seaton, qui lui valu l'Oscar de la meilleure actrice. Elle avait failli revenir au cinéma pour jouer avec Sean Connery dans Pas de printemps pour Marnie en 1964. Mais les monégasques refusèrent ce retour et elle rejeta l'avance d'Hitchcock.  Née en 1929 dans la haute bourgeoisie philadephienne, elle devint celle qui restaura l'image de Monte-Carlo, initia de nombreuses oeuvres caritatives et festivals artistiques sur le Rocher, avant de mourir tragiquement dans un accident de voiture en 1982.

Grace Kelly a eu le droit à de nombreux hommages divers, à commencer par le récent hit de Mika qui porte son nom. Mais seule Cheryl Ladd (la série Drôles de dames) a incarner de façon convaincante l'actrice/princesse dans un biopic pour la télévision en 1983.

Après James Franco, Allen Ginsberg incarné par Daniel Radcliffe ?

Posté par vincy, le 5 décembre 2011

Allan Ginsberg continue de séduire Hollywood. Mais deux films en moins de deux ans, n'est-ce pas trop? Daniel Radcliffe est pressenti pour incarner le héros de la "beat generation" dans Kill You Darlings. Le film sera réalisé par John Krokidas, qui travaille parallèlement à la version longue de son court Slo-Mo. Le rôle devait échoué à Jesse Eisenberg. Harry Potter aurait eu le dernier mot. Krodikas, ancien étudiant de la New York University, a déjà réalisé quelques courts métrages sélectionnés dans les festivals du monde entier. Pour entourer l'acteur britannique, Chris Evans et Ben Whishaw étaient pressentis pour interpréter Jack Kerouac et Lucien Carr. Le film sera produit par Christine Vachon.

Radcliffe devra affronter les comparaisons avec James Franco, qui a interprété le même personnage dans Howl, sélectionné à Sundance et Berlin en 2010. Le film sort dans les salles françaises le 1er février 2012.

Allen Ginsberg (1926-1997) est un poète américain, homosexuel, membre fondateur de la Beat Generation. Howl, un long poème en prose, fut en son temps un scandale littéraire et fut ainsi très rapidement condamné et retiré de la vente pour obscénité. Ginsberg a même été considéré par le FBI comme une menace pour la sécurité intérieure. Il était de tous les combats : avec les pacifistes contre la guerre du Viêtnam, luttant contre les discriminations sexuelles, aux côtés des communistes, vantant une spiritualité bouddhiste et hindouiste stimulée par les drogues. Son oeuvre a fortement influencé l'émergence des idées hippies (on lui attribue d'ailleurs le slogan Flower Power).

Autant dire qu'il s'agit d'un rôle sulfureux, bien loin du magicien de Poudlard, qui attend Radcliffe.

Sherry Hormann filmera le calvaire de Natascha Kampusch

Posté par vincy, le 10 juillet 2011

Après son show télévisé, son livre (3 096 jours, chez J.C. Lattès), voici le film. Il était assez logique que l'histoire de Natascha Kampusch inspire le cinéma. Le cinéma autrichien aime ces histoires d'enfants kidnappés, de rapports pervers entre adultes et ados...

Sherry Hormann, à qui l'on doit Fleur du désert (inspiré de l'histoire vraie de Waris Dirie), réalisera ce long métrage sur le kidnapping de Natascha Kampusch (10 ans à l'époque). Une séquestration longue de 8 ans. Enlevée en 1998 par Wolfgang Priklopil, elle s'en échappera en 2006. Lui ne s'en remettra pas et se tuera en se jetant sous un train.

Le projet était la priorité de Bernd Eichinger, puissant patron de Constantin Film (La chute, Le parfum), qui avait déjà écrit en partie le scénario. Mais son décès brutal en janvier dernier a laissé en suspens la production de ce film de 8 millions d'euros.

Le tournage devrait débuter l'année prochaine, après qu'Hormann ait terminé sa comédie romantique, Faites vous-même votre malheur, d'après le livre de Paul Watzlawick (Le Seuil, 1983).

Paramount et Scorsese s’embrasent pour la passion entre Richard Burton et Elizabeth Taylor

Posté par vincy, le 5 juin 2011

Richard Burton / Elizabeth Taylor. Une passion hollywoodienne avec de la vaisselle cassée, des engueulades publiques, de la passion (adultère) exhibée, et deux mariages. Des scandales à profusion, des paparazzis à l'affût, des diamants brillants et des regards noirs. Le premier entre 64 et 74, le second entre 75 et 76. Un film en soi. Ils se sont rencontrés, alors qu'ils étaient mariés, sur le tournage de Cléopâtre en 1961. La Vamp et le Playboy avaient décidé de se conquérir. Les deux égos se sont fracassés.

Histoire fascinante qui ne pouvait qu'inspirer un film (quelques téléfilms ont déjà retracé cette épopée amoureuse). Paramount prépare un long métrage qui a été confié à Martin Scorsese. ce dernier a déjà filmé les coulisses d'Hollywood, notamment dans The Aviator. C'est aussi un grand amoureux du cinéma italien des années 40 aux années 60. Le réalisateur Mike Nichols avait un temps été pressentit.

Il s'agira de l'adaptation du livre Furious Love, de Sam Kashner et Nancy Schoenberg, inédit en France.

Le casting sera sans aucun doute l'un des plus convoités du moment.

Scorsese sortira à la fin de l'année L'invention d'Hugo Cabret, son premier film familial et en 3D. Il a quatre projets en cours, dont un film sur Sinatra et un autre qui signerait ses retrouvailles avec De Niro.

Isabelle Adjani passe derrière la caméra

Posté par vincy, le 11 mai 2011

Isabelle Adjani co-réalisera son premier long métrage avec l'adaptation de Berthe Morisot, le secret de la femme en noir, roman biographique de Dominique Bona édité par Grasset en 2000.

Grande admiratrice de la peintre impressionniste (1841-1891), elle replonge ainsi dans le milieu artistique de la deuxième moitié du XIXè siècle, 13 ans après avoir incarné Camille Claudel. Berthe Morisot était une femme libre, mais aussi la maîtresse et modèle de Manet, avant de devenir peintre à son tour. Degas, Renoir, Monet ne tarissaient pas d'éloges sur son oeuvre. Elle était aussi l'amie de Fantin-Latour, Henri de Régnier et Mallarmé..

Le scénario est en fin de parcours, et le tournage débutera au deuxième semestre 2011. La production est assurée par la société d'Adjani, Isia Films, co-dirigée avec Louisa Maurin. Isia Films prépare aussi Papier glacé, de Laurent Tuel, avec Adjani dans le rôle principal.

Euzhan Palcy : d’Aimé Césaire à Cannes en passant par le MOMA de New York

Posté par vincy, le 6 avril 2011

Année des Outre-mer en France, 2011 sera l'occasion de faire honneur à la réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy.

Aujourd'hui 6 avril, à l'occasion de l'hommage de la Nation rendu à Aimé Césaire, poète et politicien martiniquais, Euzhan Palcy présentera son film de sept minutes consacré à la vie du grand homme, sacré au Panthéon.

Il s'agit d'un extrait de la trilogie Aimé Césaire, une parole pour le XXIe siècle (1994), qui sortira en DVD le 16 mai, tout comme le coffret de la trilogie Parcours de dissidents (2005, avec la voix de Gérard Depardieu).

Le 14 mai, lors du 64e Festival de Cannes, dans le cadre de la sélection Cannes Classics, elle viendra sur la Croisette pour la projection de son plus grand succès, Rue Cases-Nègres (1983), en présence de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. Ce film a reçu lors de sa sortie le César du meilleur premier film, le Prix Louis Delluc et plus de 17 prix internationaux, dont le Lion d’Argent et le Prix d’Interprétation Féminine à la Mostra de Venise.

Le 18 mai, à New York, le Musée d'Art moderne de la ville (le MOMA) lancera la première grande rétrospective dédiée à sa carrière. The Euzhan Palcy Retrospective comprendra évidemment Une saison blanche et sèche, avec Marlon Brando.

Un mois plus tard, le 18 juin, aux Invalides (à Paris) et dans les Préfectures du territoire français, l'exposition "Parcours de dissidents" sera lancée. Cette exposition nationale sur la dissidence est basée sur le film du même nom.

Le 20 juin, elle commencera le tournage à Los Angeles de son prochain film, Mahalia Jackson. Il s'agit du biopic autour de la chanteuse de Gospel et de la militante des droits civiques. On fête cette année le centenaire de sa naissance et en 2012 le 40e anniversaire de sa mort. Le rôle est interprété par Fantasia Barrino.

Nadia Farès sera Dalida pour Lisa Azuelos

Posté par vincy, le 17 février 2011

Un biopic de plus. Après Jérémie Renier en Claude François (si évident), voici Nadia Farès, actrice trop rare, en Dalida. Pathé distribuera le film, qui dans l'ombre est une coproduction de Betshabée Mucho (ça ne s'invente pas), Orlando (le frère et gardien du temple), Pathé et Les productions Martal.

Le film partira des origines égyptiennes (elle fut Miss Egypte) de la star jusqu'à son suicide en passant par son triomphe discographique international et sa filmographie (méconnue, et pourtant son plus beau rôle elle le doit à Youssef Chahine dans Le sixième jour).

La coscénariste Liza Azuelos, qui termine le remake américain de son succès LOL et qui doit réaliser St Tropez cet automne, n'est pas confirmée derrière la caméra. Le cinéaste qui sera choisi entamera le tournage en 2012. La sortie est prévue pour 2013. Le budget est solide (12 à 15 millions d'euros) et permettra de filmer le destin de la chanteuse en France, en Italie et en Egypte.

Tarak Ben Ammar cherche-t-il à se racheter avec un film sur Mohamed Bouazizi?

Posté par vincy, le 10 février 2011

Le producteur de cinéma tunisien Tarak Ben Ammar a annoncé qu'il préparait un film sur le jeune Tunisien Mohamed Bouazizi, dont l'immolation par le feu a déclenché les révoltes conduisant à la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali. Alors qu'il produit actuellement La soif noire, dont le tournage vient de s'achever en Tunisie, Ben Ammar est suspecté d'avoir fricoté d'un peu trop près avec l'ancien régime du dictateur (voir actualité du 19 janvier).

En lançant un projet 100% tunisien autour du héros de la "révolution de jasmin", Ben Ammar cherche-t-il à se racheter ou n'est-ce-qu'une opportunité pour remettre le cinéma tunisien sur la carte de la planète du 7e art? Le film sera réalisé par le cinéaste tunisien Mohamed Zran (Le casseur de pierres, sélectionné à Un certain regard à Cannes en 1990). Selon lui, cela ne peut-être qu'un film fait par des tunisiens. Comme on doute de la sincérité des intentions du producteur, on serait tenté de croire qu'opportunisme rime avec nationalisme.

L'événement a beau dater de décembre, l'écriture du scénario, une adaptation libre, donc très romancée, serait déjà en cours. Profiter de l'émotion devient un leitmotiv pour le cinéma. Des mineurs chiliens à l'affaire Bettencourt, le 7e art ne se laisse même plus le temps de prendre un peu de distance avec l'Histoire.

Le tournage devrait commencer en mai sur les lieux même du suicide de Mohammed Bouazizi. C'est à Sidi Bouzid, au centre du pays, que le 17 décembre un jeune vendeur de fruits et légumes, Mohammed Bouazizi, s'est immolé par le feu après une énième humiliation policière, marquant le déclenchement de la révolution tunisienne qui a culminé avec la fuite de Ben Ali le 14 janvier.

Ben Ammar, sans doute pour anticiper ses futurs rapports avec les autorités tunisiennes, cherche à séduire le peuple. Il déclare à l'AFP que "les recettes du film iront à sa famille et ses descendants à vie. Ce film est une manière de rendre son nom universel, d'en faire un symbole".

"Je veux produire ce film afin que nos enfants n'oublient pas la révolution et son symbole qui n'est ni un homme d'affaires, ni un intellectuel, mais un simple citoyen", ajoute le producteur.

À coup sûr, le film sortira le 17 décembre 2011, en guise d'anniversaire. Rien de mieux pour le marketing.

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La vie de Mohamed Bouazizi (wikipédia)

Pedro Almodovar retrouvera Marisa Paredes, en chanteuse italienne

Posté par vincy, le 27 janvier 2011

Elle s'appelle Mina Anna Mazzini. Cette chanteuse populaire italienne a briller sur les différentes scènes du pays durant 20 ans et continue, à 70 ans, d'enregistrer des disques. "Mina" a été l'une des figures de proue du pop-rock italien dans les années 60, avant de devenir animatrice de la chaîne de télévision publique. Mina a aussi joué dans quelques films, et s'est offert le luxe de refuser une proposition de Fellini. Son contrat sera interrompu brutalement quand elle avoue attendre un enfant de l'acteur (marié) Corrado Pani (Rocco et ses frères). Elle est exclue des programmes télévisés et radiophoniques durant deux ans. Elle créera sa propre maison de disques en 1967. Et quittera la scène en 1978, au sommet de sa gloire, devenant une sorte de Garbo mystérieuse pourchassée par les paparazzi. Cette "diva" est aussi une icône gay en Italie. Son album Mina Cenletano s'est vendu à 1,6 millions d'exemplaires. Elle a été reprise par Catherine Ringer, Françoise Hardy, Shirley Bassey, Dionne Warwick, Dalida, Sarah Vaughan et même Céline Dion (en duo avec Pavarotti). Une trentaine de livres lui sont consacrés.

Et justement, tout ça pour vous informer que Pedro Almodovar, qui vient d'adapter le polar français Mygale (La piel que habito devrait être à Cannes cette année) a choisi de transposer le livre sur Mina rédigé par Paolo Limiti (inédit en France), parolier, animateur et producteur de TV. Le film ne se concentrerait que sur les années 60, les plus tumultueuses de la chanteuse. Intitulé Mina, il aura pour vedette, dans le rôle de l'artiste, Marisa Paredes. Celle-ci, chez Almodovar, avait déjà incarné une chanteuse dans Talons Aiguilles, une comédienne de théâtre dans Tout sur ma mère. Ils ont tourné cinq films ensemble.

Plus étrange : Paredes est née en 1946 (Mina en 1940). Comment jouer une chanteuse de 20 ans quand on en a 65? Une adaptation librement inspirée, façon Pedro? En tout cas son premier biopic.

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Site officiel de la chanteuse Mina