Dome Karukoski: de Tom of Finland à Tolkien

Posté par vincy, le 25 juillet 2017

D'un biopic à l'autre. Alors que son Tom of Finland est actuellement en salles en France, le réalisateur finlandais Dome Karukoski va réaliser le biopic sur J.R.R. Tolkien, l'auteur du Hobbit et du Seigneur des anneaux.

Le film a été écrit par David Gleeson (réalisateur et scénariste de Cowboys & Angels) et Stephen Beresford (à qui l'on doit le scénario de Pride). L'histoire se concentrera sur les années de formation de l'auteur, orphelin, quand il découvre l'amitié, l'amour et l'inspiration artistique au sein d'un groupe de mauvais garçons à l'école, si l'on s'en réfère à Deadline, mais aussi la vie de l'écrivain pendant la Première guerre mondiale.

Nicholas Hoult devrait incarner Tolkien durant sa jeunesse.

Ce projet défendu par Fox Searchlight et Chernin Entertainment, qui y travaillent depuis 2013, devrait affronter un autre biopic, annoncé en novembre dernier: celui de James Strong, scénarisé par Augus Fletcher (qui y travaille depuis six ans), et serait centré sur sa relation avec Edith Bratt, sa future épouse.

Cannes 2017 – Télex du marché: Cities of Love 4 et 5, Idris Elba, Stacy Martin, Willem Dafoe et Viggo Mortensen

Posté par vincy, le 21 mai 2017

- La franchise Cities of Love s'étend à Rotterdam et Berlin, deux villes hôtes de grands festivals. Pour Rotterdam, I Love You, Mike Figgis, Claire Denis, Pablo Trapero and John Maybury, Martin Koolhoven, Paula van der Oest, Joost van Ginkel, Koen Mortier, Barry Atsma, Shariff Nasr et Atom Egoyan sont annoncés. Les 11 segments seront tournés à partir de juillet. Concernant Berlin, I Love You, Patrick Dempsey, Renee Zellweger , Massy Tadjedin, Ai Weiwei, Shekhar Kapur, Tom Van Avermaet, Fernando Eimbcke, Til Schweiger, Dennis Gansel et Dani Levy commenceront leurs tournages en juin. Trois films de la série ont déjà été tournés: Paris je t'aime en 2006, projeté à Cannes, New York I Love you en 2009 et Rio, I love you en 2014.

- Studiocanal a annoncé que l'acteur Idris Elba ferait ses premier pas de réalisateur avec Yardie, un thriller se déroulant dans les années 1980. Cette sombre histoire de cocaïne est une adaptation du roman de Victor Headley, où un jeune jamaïcain qui a grandit dans les rues de Londres et découvre par hasard le coupable de l'assassinat de son grand frère vénéré survenu en Jamaïque dix ans plus tard. Sa quête de justice va enclencher une guerre violente, mettant en péril ceux qu'il aime. Aml Ameen incarnera le personnage principal.

- Stacy Martin, à l'affiche du Redoutable, en compétition aujourd'hui, sera la star du premier film en anglais de la réalisatrice israélo-française Michale Boganim (La Terre outragée), Borough Park. L'actrice jouera une jeune femme, Rebecca, désavouée par son père, un estimable rabbin. Elle est contrainte de quitter le quartier ultra-orthodoxe juif de Borough Park où elle a vécu toute sa vie. En s'installant à Manhattan, elle fait la rencontre de de Anya, une immigrante russe émancipée. Le tournage doit débuter à la mi-septembre.

- Willem Dafoe sera le nouveau Vincent Van Gogh du cinéma dans le prochain film de Julian Schnabel, At Eternity’s Gate, écrit par le réalisateur et Jean-Claude Carriere. L'histoire se concentre sur l'époque où le peintre était à Arles et à Auvers sur Oise, où sera tourné le film. Van Gogh a notamment été incarné par Kirk Douglas et Jacques Dutronc. Scnabel avait déjà réalisé un film sur un peintre, Basquiat. Le film s'attachera à montrer l'intimité de l'artiste tout comment il s'est sacrifié pour son œuvre.

- Viggo Mortensen a confirmé qu'il serait la star d'Unabomb, thriller autour d'une chasse à l'homme ponctué par de nombreux twists. Mortensen interprétera un agent du FBI traquant le fugitif le plus recherché du moment. Son équipe non conventionnelle d'agents parcourt ainsi les USA pour mettre la main sur le terroriste anarchiste, Unabomber, qui continue ses attaques meurtrières. Le film sera réalisé par Robert Lorenz, producteur associé aux films de Clint Eastwood.

Cannes 2017 – Télex du marché: Jesse Eisenberg, Jessica Chastain, Fabrice Luchini, Mamma Mia, et Tom Hardy chez Marvel

Posté par vincy, le 20 mai 2017

- Jesse Eisenberg incarnera le mime français Marcel Marceau dans le biopic Résistance. Le film se focalisera sur l'entrée en résistance du célèbre artiste mondialement connu, qui a aidé à sauver des enfants juifs durant la seconde Guerre Mondiale. Réalisé et écrit par Jonathan Jakubowitz (Hands of Stone), le tournage est prévu pour l'année prochaine.

- Jessica Chastain, membre du jury de la compétition cannoise, a confirmé qu'elle incarnerait de son côté la légende du cinéma Ingrid Bergman dans Seducing Ingrid Bergman. Le film n'a pas encore de réalisateur. L'actrice sera aussi coproductrice. Le scénario de Arash Amel (Grace de Monaco) racontera la romance entre l'actrice de Casablanca et le photographe de guerre Robert Capa, de l'après-guerre à l'ère McCarthy.

- Hervé Mimran commencera le 23 mai le tournage de son premier film en solo, Un homme pressé. Ce film, prévu dans les salles en 2018, réunit Fabrice Luchini et Leïla Bekhti, qu'il avait dirigé dans Tout ce qui brille, coréalisé avec Géraldine Nakache. Il s'agit de l'histoire d'un homme d'affaires qui court après le temps, sans laisser de place à sa vie privée ou ses loisirs. Un AVC lui fait perdre le sens des mots. Une jeune orthophoniste va lui réapprendre à parler.

- Universal a donné son feu vert pour une suite à Mamma Mia, gros succès de l'année 2008 avec Meryl Streep, et adapté du "musical" éponyme. La suite est directement écrite pour le cinéma par le scénariste Ol Parker (Indian Palace Hotel), qui réalisera aussi ce Mamma Mia: Here We Go Again!. Sortie prévue en juillet 2018. On ne sait rien du scénario, mais certaines sources rapportées par la presse professionnelle américaine évoque un prequel. Des chansons d'Abba non utilisées pour le premier film serviraient pour ce deuxième opus, tout comme quelques hits incontournables.

- Tom Hardy a été engagé pour Venom, spin-off de Spider-Man, qui sera réalisé par Ruben Fleischer (Zombieland). L'acteur ayant abandonné Triple Frontier de J.C. Chandor, il s'est rendu disponible pour ce film de super-héros. Sony, pour des questiosn de droits, a décidé de multiplier les films autour du seul personnage de Marvel dont le studio dispose, Spider-Man (le reboot sort en juillet). Après Bane dans Batman, Hardy trouve ici son deuxième film de super-héros. Il devrait être sur les écrans en octobre 2018. A savoir: Venom a déjà été incarné sur grand écran dans Spider-Man 3, avec Topher Grace dans la peau du personnage.

Cannes 70 : si les biopics musicaux de Cannes m’étaient contés

Posté par MpM, le 15 avril 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-33 Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .

Si le festival de Cannes a échappé à La Môme, Gainsbourg, Django, Dalida, Cloclo et autres biopics musicaux récents, certains ont pu s’y dévoiler, sous une forme plus inattendue que la biographie romancée d’un artiste. Considéré dans sa simple expression, un biopic peut se contenter d’être la chronologie de la vie d’un musicien, avec un acteur grimé pour le représenter (on se souvient du maquillage de Marion Cotillard en Piaf), mais souvent le réalisateur qui s’empare d’un tel projet fait tout pour s’affranchir du genre, y voyant tous les poncifs à éviter. Et Mathieu Amalric qui fait l’ouverture d’Un Certain Regard cette année avec Barbara annonce déjà qu’il ne s’agit pas vraiment d’un biopic sur la chanteuse. Nous voilà rassurés.

Puisqu’il ne s’agit pas ici de documentaires (ceux-ci ayant donné lieu à des belles réussites comme celui de Asif Kapadia, Amy, sur Amy Winehouse, présenté à Cannes en 2005, Gimme Danger de Jarmusch sur les Stooges l’année dernière sur la croisette...), il est toujours risqué pour un cinéaste de se confronter à une figure existante dans le cadre de la fiction. Il y a bien sûr la question de la véracité des faits (respect ou pas de la chronologie d’une vie), la question de l’incarnation physique (acteur ressemblant ou pas), et en ce qui concerne la musique, le choix est posé de convoquer ou pas les titres existants et de leur interprétation.

Pour Control (Quinzaine des réalisateurs 2007) sur la vie et le suicide de Ian Curtis, leader de Joy Division, le réalisateur Anton Corbijn s’est inspiré du livre écrit par Déborah, la veuve du chanteur, son film est vibrant comme un hommage, il est vécu par le spectateur de l’intérieur, dans toute sa dimension intime. De plus, avec cette adaptation, le réalisateur a eu le soutien de Deborah Curtis, ce qui est précieux puisque le biopic se confronte bien souvent à des freins juridiques puisqu’il faut l’autorisation (la “validation”) de l’artiste ou de ses ayant-droits.

Le mieux est même d’impliquer l’artiste lui-même de son vivant : Ray Charles choisit lui-même Jamie Foxx pour l’incarner dans Ray (2004). Johnny Cash approuve Joaquin Phoenix pour Walk the Line (2005) de James Mangold. Et pour la musique de ces biopics, se pose la question des droits que vont négocier les superviseurs musicaux, ces personnes missionnées par la production d’un film pour choisir avec le réalisateur les titres et en “clearer” les droits.


L’histoire de Sid & Nancy de Alex Cox (Quinzaine des réalisateurs 1986, et dont on attend en salles le 25 octobre 2017 la version restaurée) rappelle celle de Control, avec le récit d’un couple destructif constitué du chanteur (Sid Vicious, rebel punk des Sex Pistols) et d’une groupie. Il s’agit pour ces deux premiers exemples de la fin d’un mythe, d’une désagrégation, tandis que d’autres biopics sont plutôt des prequels en se focalisant sur la période qui précède le succès, sur l’enfance. C’est le cas de Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood (2009) sur l’adolescence de John Lennon, ou de Notorious B.I.G de George Tillman Jr. (2009) sur l’enfance du rappeur. Ces approches permettent plus de liberté puisque ces épisodes sont moins connus.

Comme nous le remarquons, le biopic est un récit souvent relaté par un regard tiers, celui d’une groupie, d’un concurrent jaloux (Antonio Salieri dans Amadeus de Milos Forman qui fait office de biographe), ou bien d’un compagnon comme cela se présente dans Ma Vie avec Liberace/Behind The Candelabra de Steven Soderbergh (en compétition, Cannes 2013), portrait du pianiste américain de music-hall, Liberace (interprété par Michael Douglas) scruté par les yeux de son jeune amant Scott (Matt Damon). Ces points vue potentiellement déformants sont une autre manière pour les réalisateurs de faire jouer leur inventivité.

Avec Bird de Clint Eastwood (en compétition officielle, Cannes 1988), il s’agissait à travers la figure du saxophoniste Charlie Parker (incarné par Forest Whitaker, Prix d'interprétation masculine au festival) de rendre hommage à un genre musical tout entier, le jazz, qu’affectionne particulièrement le cinéaste. Le film se situe au delà de l’artiste. Todd Haynes aussi a voulu avec Velvet Goldmine (Compétition 1998 et Prix de la meilleure contribution artistique) rendre hommage à un genre, le glam rock, à travers les figures de David Bowie, d’Iggy Pop et de Lou Reed, jamais nommés mais qui apparaissant derrière l'exubérance des personnages.

En privilégiant le pur acte artistique au dépend de la biographie, le cinéaste conçoit un biopic “fantasmé” comme il le refera avec I’m not there (2007) autour de l’idée d’une réincarnation avec un Bob Dylan interprété par six acteurs d’âges, de sexes et de couleurs différents (et une BO constituée de reprises de Dylan par d’autres artistes). Il s’agit plus ici d’une évocation que d’une représentation.

Last Days de Gus Van Sant (en compétition, Cannes 2005) de Gus Van Sant s'intéressait aux derniers jours de Kurt Cobain mais le personnage se prénomme Blake, le récit n’est pas véritablement narratif, et aucun titre du leader de Nirvana ne figure dans la BO (l’acteur Michael Pitt a inventé des chansons originales avec sa guitare). On est ici devant un cas très éloigné du biopic, où la personnalité évoquée n’est que suggérée. Il s’agit plus d’une allusion que d’une reconstitution.

Concernant la musique, l’emploi des titres en relation avec l’artiste représenté n’empêche pas à une musique originale de s’imposer. Par exemple, dans Bird, Lennie Niehaus prolonge la musique de Parker avec un quintet de jazz. Dans Velvet Goldmine, le fidèle du cinéaste Carter Burwell tisse sa propre toile musicale entre les instants glam. Pour Lady Sings The Blues de Sidney J. Furie (Hors-compétition, Cannes 1973) où Diana Ross interprète la diva du blues Billie Holiday, c’est Michel Legrand qui écrit le “love theme” mélancolique au piano tout en se chargeant de l’arrangement des chansons blues.

Alors, en ce qui concerne Barbara, dans quelle direction le réalisateur aura choisi d’aller ? Les amoureux de la chanteuse peuvent espérer entendre ses hits (le compositeur Grégoire Hetzel qui a officié pour Amalric sur La Chambre bleue a confirmé ne pas être impliqué) et imaginer voir Jeanne Balibar (elle-même également chanteuse) reprendre les gestes de la “dame en noir”, mais on peut compter sur Mathieu Amalric pour prendre ses distances avec le biopic attendu.

Benoit Basirico de Cinezik

Brie Larson, candidate présidentielle

Posté par vincy, le 3 avril 2017

Brie Larson va incarner une candidate à l'élection présidentielle des Etats-Unis. On avait déjà eu une vice-présidente (Glenn Close dans Air Force One), une Présidente d'un monde parallèle (Carmen Ejogo dans Les animaux fantastiques), une Présidente face à des aliens (Sela Ward dans Independence Day: Resurgence) et pas mal de présidentes dans des récentes séries (Veep, Homeland, Commander in Chief, Scandal...).

Mais, refroidi par l'élection de Donald Trump face à la favorite Hillary Clinton, Hollywood a décidé de rafraîchir les mémoires avec un biopic sur la première femme qui a brigué la Maison Blanche dans l'histoire américaine, Victoria Woodhull (1838-1927). Féministe, première agent de change de sexe féminin, militante de l'amour libre, réclamant le droit de vote des femmes et passionnée d'automobiles, elle s'était présentée à l'élection présidentielle de 1872 sous la bannière du Parti de l'égalité des droits.

Malheureusement, elle n'avait que 34 ans et l'âge légal pour pouvoir se présenter était alors de 35 ans. Les bulletins de votes manuscrits en sa faveur n'ont pas été comptés et son parti n'avait pas pu fournir de bulletins à son nom. Elle fut, en plus, empêchée de faire campagne. Victoria Woodhull a été arrêtée en novembre 1872 pour propos obscènes dans sa revue (où elle faisait le plaidoyer de l'infidélité).

[Finalement ce fut le républicain (et héros de la guerre de Sécession- Ulysses S. Grant qui fut largement réélu, même si ce second mandat fut un calvaire politique.]

Brie Larson interprétera Victoria Woodhull, et produira ce films déjà acquis par Amazon Studios. Le scénario a été rédigé par Ben Kopit.

L'actrice oscarisée en 2016 et actuellement à l'affiche de Kong: Skull Island, sera à l'affiche prochainement de The Glass Castle (de Destin Cretton), Unicorn Store (qu'elle réalise), Basmati Blues (de Dan Baron). Ayant obtenu le rôle de Carol Danvers, elle sera aussi au générique de Avengers: Infinity War et tête d'affiche de Captain Marvel.

Adèle Exarchopoulos dans le biopic sur Noureev

Posté par vincy, le 17 février 2017

Annoncé à l'automne 2015, Ralph Fiennes va finalement tourner son biopic sur le danseur Rudolf Noureev, The White Crow, cet été entre Saint-Pétersbourg et Paris.

Ce troisième film de Fiennes en tant que réalisateur rassemblera la russe Chulpan Khamatova (Luna Papa, Good Bye Lenin!, Under Electric Clouds), le jeune danseur Sergei Polunin (vu dans le clip signé David LaChapelle, "Take Me to Church" de Hozier) et la française Adèle Exarchopoulos. Elle interprétera Clara Saint, ex-fiancée du fils d'André Malraux, chorégraphe et amie du danseur qui l’aida à fuir la Russie et s'installer en France (elle révéla son rôle dans cette évasion il y a deux ans). Entre le danseur russe prodigieux et cette fille d'un peintre chilien réfugié à Paris, il n'y a rien eu d'autre qu'une histoire d'amitié, a-t-elle toujours affirmé.

Oleg Ivenko (ou Iwenko) incarnera Noureev. Ce jeune danseur russe de 20 ans, déjà primé plusieurs fois, est membre du Ballet de l'Opéra National de Kazan, l'une des trois grandes compagnies russes, où se tient d'ailleurs le Festival international de ballet Nureyev.

The White Crow est l'adaptation de la biographie de Julie Kavanagh, Rudolf Nureyev: The Life, inédite en France. Le scénario de David Hare (The Hours, The Reader) se focalisera surtout sur le moment où Noureev passera à l'Ouest en 1961.

Marjane Satrapi troque le Fakir d’Ikea contre Pierre et Marie Curie

Posté par vincy, le 17 février 2017

Marjane Satrapi n'est plus sur le projet d'adaptation de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, comme cela a été confirmé en début de semaine à l'occasion du marché du film de Berlin, mais la réalisatrice a déjà annoncé un nouveau film en vue.

Selon Deadline, elle a été choisie pour réaliser Radioactive, adaptation du roman graphique inédit en France de Lauren Redniss, Radioactive: Marie & Pierre Curie: A Tale of Love and Fallout. Le scénario est écrit par Jack Thorne (Harry Potter et l'enfant maudit).

Pour l'instant, pas de casting: il faut trouver trois rôles principaux, ceux de Pierre et Marie Curie et celui de Paul Langevin, ancien étudiant de Pierre devenu l'amant de Marie.

Le tournage de cette coproduction Working Title-StudioCanal débuterait cet automne.

On connaît un peu l'histoire: une polonaise, Marie Skodowska, arrive en France en 1891 et épouse un français, Pierre Curie. Ils travaillent ensemble pour découvrir la théorie de la radioactivité, qui va faire émerger l'ère nucléaire. Prix Nobel de physique de 1903 et Prix Nobel de chimie en 1911, Marie Curie est considérée aujourd'hui comme l'un des plus grandes scientifiques du XXe siècle. Mais cette collaboration a aussi eu des incidences sur leur vie de couple, en plus de conséquences sur sa santé, trop exposée au radium.

Pour la réalisatrice, la vie de Curie - amour, passion, science et mort - est une histoire singulière. "Elle est elle-même un personnage épique. Ce film ne sera pas juste un biopic sur une femme exceptionnelle, il racontera l'histoire de la radioactivité depuis sa découverte jusqu'à nos jours, l'approche humaniste du couple face à leur découverte et le cynisme de ceux qui vont l'utiliser." Elle y voit une femme moderne, qui a toujours autant d'impact aujourd'hui, et dont l'esprit et la connaissance scientifique ont permis d'être innovant. Satrapi promet un film non conventionnel, avec des combinaisons d'époques.

Enfin, notons que plusieurs comédiennes ont déjà incarné sur un écran la femme panthéonisée: Greer Garson, Nicole Stephane, Marie Dubois, Jane Lapotaire, Marie-Christine Barrault, Isabelle Huppert, Dominique Reymond ou encore Heather Jordan.

Un premier film français ouvre le Festival de Berlin 2017

Posté par vincy, le 4 janvier 2017

Le 67e Festival de Berlin s'ouvrira le 9 février avec le premier film du français Etienne Comar, Django. Le film sera également en compétition. Django raconte comment le célèbre guitariste et compositeur de jazz Django Reinhardt a réussi à fuir Paris sous l'Occupation en 1943, alors que lui et sa famille étaient harcelés et pourchassés par les Nazis.

Ce "biopic" qualifié de "poignant" par le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick est aussi une histoire de survie et de persévérance: le musicien n'a jamais cessé de jouer. Reda Kateb incarne le jazzman, aux côtés de Cécile de France (qui interprète une admiratrice), Alex Brendemühl (vu récemment dans Mal de pierres), Antoine Laurent, Aloïse Sauvage et Ulrich Brandhoff.

L'histoire a été écrite par le réalisateur (scénariste de Des hommes et des dieux, Timbuktu et Mon Roi) et le romancier Alexis Salatko, qui avait sortie en 2013 une biographie sur le musicien, Folles de Django.

Soulignons que la musique de Django Reinhardt a été réenregistrée par le groupe de jazz néerlandais Rosenberg Trio. Cette coproduction Fidélité, Arches Films et Pathé, est prévue dans les salles françaises le 26 avril prochain.

Damien Chazelle et Ryan Gosling en orbite pour le biopic de Neil Armstrong

Posté par cynthia, le 30 décembre 2016

Damien Chazelle et Ryan Gosling pourrait faire de nouveau équipe. Après La La Land, ils vont collaborer sur un projet radicalement différent : un biopic sur l'astronaute Neil Armstrong intitulé First Man.

Damien Chazelle a été choisi pour réaliser ce film à partir du scénario de Josh Singer, oscarisé pour le scénario de Spotlight. Selon le magazine Variety, Ryan Gosling devrait être la star de ce biopic dont le tournage devrait débuter en 2017.

Le film est basé sur le roman de James R. Hansen, First Man: A Life Of Neil A. Armstrong (non traduit en France) paru il y a onze ans. C'est évidemment l'histoire de sa mission sur la lune orchestrée par la NASA, tout en décrivant, parallèlement, la vie d'Armstrong de 1961 à 1969. Le film explore les sacrifices du premier homme à avoir marché sur la lune afin de réussir l'une des plus dangereuses missions spatiales de l'histoire. Neil Armstrong est mort il y a quatre ans. Il était astronaute américain, pilote d'essai, aviateur de l'United States Navy et professeur.

Le réalisateur de Whiplash a été rencardé sur le projet en 2015 alors que Clint Eastwood, prévu initialement, venait de l'abandonner. De la Warner Bros qui avait les droits du livre, le projet est passé chez Universal.

Avec La La Land, Chazelle et Gosling sont actuellement dans le Top 10 du box-office américain. Le film est l'un des favoris des prochains Golden Globes et des Oscars. Si Chazelle obtenait l'Oscar du meilleur réalisateur, il serait le plus jeune cinéaste oscarisé.

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix ont peut-être trouvé le film qui les réunira de nouveau

Posté par vincy, le 1 décembre 2016

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix s'apprêtent à se retrouver pour un nouveau film, Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot. Ce biopic est dans les cartons depuis longtemps: il s'agit de l'histoire du dessinateur et illustrateur John Callahan, quadraplégique de Portland, Oregon, la ville de Gus Van Sant.

Le scénario est l'adaptation de l'autobiographie de Callahan, non traduite en France, écrite en 1989. Cela fait 25 ans qu'Hollywood tente de transposer cette histoire. Robin Williams rêvait d'incarner le dessinateur.

John Callahan a été paralysé après un accident de voiture à l'âge de 21 ans. Le dessin est alors devenu comme une thérapie à son malheur. La particularité de son art était d'aborder des sujets tabous (la mort, le handicap) avec un humour plutôt noir et politiquement incorrect. Cela a conduit l'hebdo de sa ville à être souvent boycotté ou à recevoir des plaintes.

Une vie tragique

Né en 1951 et décédé en 2010, cet enfant adopté, battu par une maîtresse d'école, ayant sombré dans l'alcoolisme dès l'adolescence, n'a pas eu une vie vraiment joyeuse. Ses dessins, commencés à l'âge de 27 ans, ont été publiés par The New Yorker, Penthouse et Playboy. La reconnaissance fut assez immédiate. Plusieurs livres ont compilé ses créations. Deux séries animées, Pelswick (Nickolodeon) et Quads ont été adaptées à partir de son œuvre.

En 2007, la cinéaste néerlandaise Simone de Vries lui a consacré un documentaire, Raak me waar ik voelen kan (Touch me someplace I can feel). Le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film néerlandais d'Utrecht.

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix ont déjà travaillé ensemble dans Prête à tout, en 1995. Depuis 20 ans, ils cherchent une nouvelle opportunité de collaboration. L'acteur a failli être à l'affiche du dernier film de Gus Van Sant, Nos souvenirs (Sea of Trees). Le rôle a finalement été obtenu par Matthew McConaughey. Le cinéaste travaille actuellement sur une série télévisée, When We Rise. Joaquin Phoenix tourne actuellement Mary Magdalene, où il incarne Jésus, réalisé par Garth Davis, aux côtés de Rooney Mara et Chiwetel Ejiofor.