Boy George, Aretha Franklin, David Bowie, Judy Garland… Le biopic musical est hype

Posté par vincy, le 7 juin 2019

Le carton de Bohemian Rhapsody (900M$ dans le monde) et le succès critique en Amérique du nord de Rocketman (qui s'approche déjà des 100M$ dans le monde malgré un récit plus sombre et ouvertement gay) ouvre les appétits. Sans compter les films comme La La Land et A Star is Born qui ont rouvert un boulevard aux "musicals" (Spielberg va bientôt commencer le tournage de son West Side Story). Mettons à part Céline Dion (un hommage façon Valérie Lemercier, avec un confortable budget, intitulé Dis-moi Céline) et les Beatles (détournés par Danny Boyle dans Yesterday). Les studios ont un nombre de biopics de stars de la musiques assez impressionnant dans leurs cartons.

Ainsi Baz Luhrman prépare un film extravagant (forcément) sur Elvis Presley. Stardust, un film sur David Bowie, non approuvé par les héritiers, est en cours de développement. Judy Garland, incarnée par Renée Zellweger, arrive sur les écrans cet automne. a href="http://ecrannoir.fr/blog/blog/2018/08/28/aretha-franklin-un-biopic-en-preparation-un-docu-dans-le-maquis/">Aretha Franklin avait choisi Jennifer Hudson et validé un script avant son décès pour une version ciné de sa vie. Et on parle de projets autour de Carole King ou de Bruce Springsteen.

Le dernier en date est celui sur Boy George. La MGM - qui prépare le film sur Aretha - a confirmé le projet le jour de la sortie de Rocketman. Sacha Gervasi écrira et réalisera le film sur le chanteur de Culture Club.

Boy George, avec ses origines modestes, ses looks excentriques, sa musique pop parfois audacieuse, a vendu plus de 50 millions d'albums, avec son groupe ou en solo. Pour le chanteur, c'est l'assurance de faire découvrir son répertoire à une nouvelle génération. Le cinéma sauve la musique.

Pour l'acteur qui l'incarnera, c'est presque un visa vers les Oscars. Rappelez-vous Marion Cotillard en Edith Piaf, Jamie Foxx en Ray Charles, Joaquin Phoenix en Johnny Cash, Angela Bassett en Tina Turner ou Rami Malek en Freddie Mercury.

D'autres films ont marqué leur époque, car le phénomène n'est pas nouveau même s'il retrouve une véritable dynamique: The Doors, Nowhere boy (John Lennon), Get on up (James Brown), Control (Ian Curtis et Joy Division), Bird (Charlie Parker), 8 Mile (Eminem), La Bamba (Ritchie Valens), etc... Et le cinéma français n'est pas en reste avec Cloclo, Dalida et Gainsbourg.

Barry Jenkins filmera la vie du danseur Alvin Ailey

Posté par vincy, le 6 juin 2019

Barry Jenkins, le réalisateur de Moonlight, Oscar du meilleur film, et de Si Beale Street pouvait parler, s'attaque à une légende de la danse contemporaine, Alvin Ailey. Le biopic sera distribué par Fox Searchlight qui avait signé un accord avec la Alvin Ailey American Dance Theater et acquis les droits de la biographie de Jennifer Dunning, Alvin Ailey: A Life In Dance. (1996, inédite en France).

Le scénario sera écrit par Julian Breece, qui jusque là a surtout écrit des séries télévisées (dont Buppies).

Alvin Ailey (1931-1989) est considéré comme l'un des chorégraphes les plus importants du XXe siècle. Il a fondé sa compagnie à l'âge de 27 ans, créant jusqu'à sa mort 79 ballets mêlant jazz, danse moderne et danse contemporaine. Figure afro-américaine majeure de la culture américaine , il est mort du sida. Ses créations tournent toujours dans le monde entier, et régulièrement à Paris et Avignon. Il a également fondé une école de danse, en 1969. Personnalité secrète, il se révélait davantage dans la danse, et certains de ses ballets sont devenus cultes dans la culture queer, puisqu'il y survalorisait la beauté et la sensualités des corps (notamment les masculins).

Cannes 2019 : Il était une fois… Taron Egerton, Jamie Bell et Richard Madden

Posté par wyzman, le 17 mai 2019

Annoncé depuis 2012 par Elton John himself, le biopic Rocketman a longtemps fait rêver les bookmakers. Justin Timberlake puis Tom Hardy en Elton John, Lee Hall à l’écriture et Michael Gracey à la réalisation. Mais en 2017, au moment de racheter les droits de distribution – et dans l’ombre du biopic de Queen Bohemian Rhapsody –, Paramount Pictures s’offre quelques libertés. Plus coloré que jamais, le biopic devient une comédie musicale à la limite du fantastique et débarque dans la vie de trois acteurs britanniques prêts à toucher les étoiles.

Taron Egerton (29 ans) est une star depuis 2015. En incarnant le rebelle Eggsy dans Kingsman, il réconcilie le public avec les comédies d’espionnage so british et est bien décidé à ne pas s’arrêter là. Avant une suite un peu moins originale sortie en 2017, il fait la rencontre de l’acteur devenu réalisateur Dexter Fletcher sur le tournage d’Eddie the Eagle. Ce biopic tourné comme une comédie britannique rend hommage au skieur Michael « Eddie » Edwards et permet au jeune homme de prouver qu’il n’est pas qu’un acteur. C’est un interprète. Rocketman est son ticket pour les plus grandes cérémonies de remises de prix américaines.

Jamie Bell (33 ans) est une icône depuis qu’il a 14 ans. Grâce à Billy Elliot, qui avait été l'une des sensations sur la Croisette en étant sélectionné par la Quinzaine, il accède à une notoriété instantanée et durable. Pourtant la décennie 2000 ne lui est pas des plus favorables. Malgré des rôles conséquents dans King Kong de Peter Jackson, Mémoires de nos pères de Clint Eastwood et Jumper de Doug Liman, il ne brille pas autant . Il faudra attendre Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne pour que le monde prenne conscience de son potentiel. Depuis, on l’a vu chez Bong Joon-ho (Snowpiercer), Lars von Trier (Nymphomaniac) et le moins mémorable Josh Trank (Les 4 Fantastiques). Rocketman doit le remettre dans les petits papiers des organisateurs des BAFTA.

Richard Madden (32 ans) est depuis 2011 “le mec de Game Of Thrones”. Un titre peu flatteur et qui lui colle à la peau bien que son personnage ait disparu de la série en 2013. Outre des apparitions notables dans Cendrillon de Kenneth Branagh, Bastille Day de James Watkins et Ibiza d’Alex Richanbach, c’est la série de la BBC Bodyguard à l’automne dernier qui le place en tête de liste pour succéder à Daniel Craig dans le rôle de James Bond. Carton d’audience outre-Atlantique (11 millions de curieux pour le final), le thriller politique le transforme en héros national. Après ce succès et celui à venir de Rocketman, il espère ne plus avoir à se demander quand il retrouvera du travail.

Autant dire que les trois comédiens britanniques sont parmi les plus hots du moment et devraient créer quelques émeutes sur le tapis rouge. Au son de "I'm still Standing".

Jessica Chastain et Andrew Garfield ont la foi (cathodique)

Posté par vincy, le 10 mai 2019

Duo inédit pour The Eyes of Tammy Faye. Jessica Chastain et Andrew Garfield sont réunis par le réalisateur Michael Showater (The Big Thick, prix du public à Locarno et aux SXSW), pour le studio Fox Searchlight, dont l'avenir reste incertain depuis le rachat de la Fox par Disney.

A partir du documentaire du même nom réalisé par Fenton Bailey et Randy Barbato, qui date du 1999 et dont la voix off était assurée par RuPaul, Abe Sylvia a écrit le scénario sur l'ascension, la chute et la rédemption des télévangélistes Jim et Tammy Faye Bakker, qui seront incarnés par les deux acteurs.

Le récit se déroule dans les années 1970 et 1980. Les Faye-Bakker ont créé à partir de leur émission The PTL Club (Praise The Lord) le plus grand réseau télévisé dédié à la religion, mais aussi un parc d'attraction. Vénérés pour leur compassion et leur message d'amour, de bienveillance et de prospérité, ils ont été vite rattrapés par de sordides réalités: magouilles financières, fraudes, manipulations pour étouffer les concurrents, vie opulente, scandale sexuel autour d'un viol d'une femme par Jim Bakker. Tout cela a détruit leur mariage et leur empire.

Le mari a été condamné à 8 ans de prison puis a refait sa vie, toujours en prophète télévangéliste, pro-Donald Trump, légèrement suprémaciste et clairement anti-darwiniste. Tammy Faye a divorcé de son mari, une fois qu'il était en prison, pour se remarier à un promoteur immobilier. Paradoxalement, elle est devenue une icône gay, non seulement grâce à son look très eighties, mais surtout parce qu'elle a donné la parole à de nombreux homosexuels atteints du HIV en plein pic de l'épidémie. Sa vie a inspiré des documentaires et même deux "musicals" et une pièce de théâtre.

Tammy Faye est décédée en 2007. Jim Bakker a aujourd'hui 79 ans.

Jessica Chastain produira le film. On la verra cette année dans X-Men Dark Phoenix, Ça chapitre 2 et le film de Tate Taylor, Eve. Andrew Garfield, Tony Award du meilleur acteur dans une pièce de théâtre l'an dernier pour Angels in America, interprètera le pianiste James Marsh dans Instrumental et sera au générique du nouveau film de Gia Coppola, Mainstream.

Rocketman prépare son lancement

Posté par vincy, le 12 avril 2019

Cela fait plusieurs jours que la rumeur court. Certains avançaient même la date du 16 mai pour sa projection. Et selon RTL, l'événement est sûr d'avoir lieu ce jour-là. Rocketman, biopic de la star pop Elton John, de Dexter Fletcher devrait être présenter lors de la 72e édition du Festival de Cannes, qui n'a toujours rien confirmé. Sir Elton John serait sur le tapis rouge pour la montée des marches. Rappelons qu'il avait tourné à Cannes (et à Monaco) le clip d'un de ses tubes, "I'm still standing".

Le film est prévu dans les salles le 29 mai, distribué par Paramount, qui compte bien faire aussi bien que Bohemian Rhapsody (20th Century Fox) et ses 4,4 millions de spectateurs. Dexter Fletcher avait d'ailleurs repris la réalisation de Bohemian Rhapsody après le renvoi de Bryan Singer.

Rocketman retrace la vie de la star britannique depuis son enfance jusqu’à son avènement en tant que star de stade, de son statut de gamin introverti, grassouillet et fils unique à celui de diva excentrique, génie du piano. Si on en croit la bande annonce, le film retrace son enfance anglaise, ses premiers cours de piano, ses débuts au club Troubadour à Los Angeles en 1970 et ses deux concerts géants au Dodger Stadium de la métropole californienne cinq ans plus tard.

Taron Egerton incarne le chanteur (note: il croisa d'ailleurs Elton John dans Kingsman: Le Cercle d'or) et interprète lui-même les tubes musicaux. Jamie Bell interprète son parolier Bernie Taupin, Richard Madden son amant et manager John Reid et Bryce Dallas Howard sa mère.

Dans une récente présentation aux Etats-Unis, Dexter Fletcher explique que le film "n'est pas une biographie officielle" mais plutôt une relecture de la vie d'Elton John par l'artiste lui-même. "Nous ne sommes pas limités par les faits, nous avons une liberté d'imagination, ce qui est très important lorsqu'on fait un film". Ajoutant: "Avoir Elton comme narrateur a été très libérateur de ce point de vue".

Fierté LGBT plutôt que recettes en Russie et censure en Chine

Cinq Grammy Awards, 300 millions de disques vendus (dont le single le plus vendu du monde: "Candle in the wind" ), Elton John est aussi l'un des producteurs du film, aux côtés de son mari, le cinéaste David Furnish. Ce qui devrait éviter le "bug" de Bohemian Rhapsody sur la sexualité de Freddie Mercury, largement estompée par le montage. Rocketman n'évitera pas le sujet de l'homosexualité.

Dans un récent entretien à GQ UK, Taron Egerton va beaucoup plus loin en s'offrant une belle colère à l'égard des "Les trucs que nous avons tournés sont assez explicites. C’est la raison pour laquelle j’ai joué dans ce film. Ces scènes sont désespérément importantes", rappelant que "En tant qu’acteur hétérosexuel, ne pas pousser le jeu le plus loin possible pour en faire une célébration sans réserve du fait d’être gay serait une erreur."

"Je me fous de savoir si le film marchera en Russie" affirme-t-il en pointant un pays qui peut rejeter sa distribution pour "atteintes au valeurs traditionnelles". "Ça n’a pas d’importance, poursuit-il. Ça ne veut pas en avoir. Qu’est-ce que 25 millions de dollars en plus au box office ? Pourquoi faire cela ? Pour ne pas dormir la nuit parce que tu as tout édulcoré ?"

Espérons que les scènes ne seront donc pas coupées pour viser un public le plus large possible. Autrement, le bad buzz des fans et des influenceurs LGBTQI+ pourrait être fatal. Mais il reste à savoir comme Rocketman sera projeté dans certains pays qui ne tolèrent pas l'homosexualité. Bohemian Rhapsody a été censuré en Malaysie, en Egypte, et en Chine (au point que les spectateurs ne comprenaient plus rien à l'histoire et au personnage).

Du rififi autour du film sur Bowie

Posté par vincy, le 7 février 2019

Stardust, film sur David Bowie, a trouvé son acteur avec Johnny Flynn. Le film devrait se concentrer sur le premier passage de la star aux USA en 1971, avant l'envol de "Ziggy Stardust". Cette traversée de l'Atlantique bouleversera sa vie personnelle, mais aussi sa carrière. Jena Malone incarnera sa première femme, Angie Barnett, qui a fortement contribué à l'image de "Ziggy". Le couple a eu un fils, le scénariste et réalisateur Duncan Jones.

Le scénario écrit par Christopher Bell sera réalisé par Gabriel Range (I Am Slave, Death of A President) et le tournage est prévu pour cet été.

Avec le succès de films récents comme Bohemian Rhapsody, Straight Outta Compton et I Can Only Imagine, le biopic musical redevient tendance.

Pourtant ça ne va pas être simple pour celui-ci. Duncan Jones explique sur twitter: "Je ne dis pas que le film ne se fera pas. Honnêtement, je n’en sais rien. En l’état des choses, je dis juste que le film n’aura aucune des chansons de mon père et je ne pense pas que cela changera. Si vous voulez voir un biopic sans sa musique ou l’aval de sa famille, c’est votre choix".

Pour les producteurs, il ne s'agit pas d'un biopic. Le film se focalise sur le moment où la vie de David Bowie a basculé dans la célébrité mondiale, et ça n'aurait rien à voir avec sa musique. Ils prennent en référence Nowhere Boy de Sam Taylor-Johnson (2009), chronique sur les premières années de John Lennon, ou Control d'Anton Corbijn (2007), portrait de Ian Curtis du groupe Joy Division. Ils assurent qu'ils ne reprendront pas les chansons originales de Bowie, optant plutôt sur les reprises qu'il a enregistré au fil des ans de chansons de cette époque. Il faut dire que si le film se déroule en 1971, il n'y aurait que deux tubes à placer (Space Oddity et The Laughing Gnome).

Johnny Flynn est sur scène actuellement à Londres face à Kit Harrington dans la pièce de Sam Shepherd, True West et a été vu dans la série de la BBC, Les Misérables dans le rôle de Felix Tholomyes. Il a aussi joué dans les séries Vanity Fair, Genius et Lovesick. L'acteur de 36 ans est également apparu deux fois chez Olivier Assayas (Sils Maria, Après mai). On le verra en avril dans Beast, de Michael Pearce. Il a également enregistré plusieurs disques depuis 10 ans.

Elsa Zylberstein incarnera Simone Veil pour Olivier Dahan

Posté par vincy, le 31 janvier 2019

Un projet sur Simone Veil, entrée au Panthéon l'été dernier et décédée en 2017, est mis en route. Elsa Zylberstein interprètera la femme politique. Cette femme rescapée de la Shoah a marqué la vie politique française, notamment pour avoir fait adopter la loi dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse et pour avoir été la première présidente du Parlement européen.

Selon l'AFP, Olivier Dahan s'attaquera à cette figure emblématique de la deuxième moitié du XXe siècle. Il a déjà filmé Marion Cotillard en Edith Piaf dans La Môme et Nicole Kidman en Grace Kelly dans Grace de Monaco, son dernier film en date (2014). Ces dernières années, il s'est lancé dans plusieurs projets - Un sac de billes, Charlotte, d'après la biographie de David Foenkinos - avant de les abandonner.

Cette fois-ci le film semble mieux parti. Il sera coscénarisé par la journaliste et écrivaine Vanessa Schneider.

Simone Veil a fait l'objet de nombreux documentaire, dont le récent Auschwitz Projekt d'Emil Weiss. Elle a aussi été incarnée par Emmanuelle Devos dans le téléfilm La Loi, réalisé en 2014 par Christian Faure, et par Marina Foïs dans le court métrage Les Hommes s'en souviendront réalisé par Valérie Müller en 2006.

Djimon Hounsou incarnera le Dr Mukwege au cinéma

Posté par vincy, le 23 octobre 2018

A peine proclamé, l'un des deux prix Nobel de la paix de l'année (avec Nadia Murad) va faire l'objet d'un film biographique. L'histoire du docteur Denis Mukwege a déjà été le sujet de deux documentaires (lire aussi notre article du 8 octobre). Le récit du gynécologue congolais, spécialisé en chirurgie réparatrice et surnommé "l'homme qui répare les femmes", va être au centre de Panzi, du nom de la région où il opère.

Marie-Hélène Roux, française née au Gabon, réalisera ce biopic. Après un court, Une vie déportée et un moyen métrage, À court d’enfants, elle vient de terminer son premier long métrage, Links of Life. Elle s'offre un acteur deux fois nommé aux Oscars: Djimon Hounsou (Blood Diamond, Amistad, Tarzan, Aquaman et le prochain Charlie's Angels, où il incarnera Bosley, prévu en novembre 2019).

Denis Mukwege a expliqué à cette occasion qu’un film a le moyen d’initier le changement : "Si par son cœur on peut amener les gens à comprendre la souffrance des autres et à agir alors je crois que c’est la plus grande chose qu’on puisse faire et Djimon en a la capacité !"

L'histoire débuterait avec sa rencontre en 2011 en Belgique avec le Dr Guy-Bernard Cadière, avec qui Mukwege a écrit Panzi : au Congo, deux médecins soignent des femmes violées et luttent à leurs côtés contre la barbarie.

L'acteur Djimon Hounsou souligne que c'est "un immense honneur que d’interpréter le Dr Denis Mukwege. J’espère lui donner vie avec justesse … Ce film va au-delà de faire un film c’est un instrument d’éducation, d’éveil des consciences de ce problème qui se déroule, ici, au cœur de l’Afrique."

Le tournage de ce film en langue anglaise est prévu à l’été 2019 en Afrique centrale pour une sortie courant 2020.

Aretha Franklin: un biopic en préparation, un docu dans le maquis

Posté par vincy, le 28 août 2018

Tandis que les fans lui rendent un dernier hommage à Detroit depuis aujourd'hui, en attendant ses funérailles le 31 août, Aretha Franklin, décédée le 16 août dernier, pourrait enfin devenir une star de cinéma post-mortem. Si la Queen of Soul n'a joué que dans deux films (Les Blues Brothers et sa suite), elle avait accepté de son vivant l'idée d'un biopic.

Cela fait des années que le film sur sa vie est en développement. En 2000, Halle Berry était même pressentie pour le rôle, avant qu'on ne parle de la chanteuse et comédienne Audra McDonald (6 Tony Awards). La MGM a désormais les droits et Jennifer Hudson (Dreamgirls) a été choisie pour incarner la chanteuse dans sa jeunesse. Aretha Franklin aurait elle-même valider ce choix, voulant garder le contrôle total sur ce projet. Selon elle, le scénario racontait assez fidèlement sa vie, de manière chronologique, incluant des faits peu connus du public. La semaine précédent son décès, elle travaillait encore sur ce film, notamment avec les producteurs et l'actrice. Depuis 20 ans, Aretha Franklin évoquait ce projet, collaborant avec Taylor Hackford (Ray), cherchant un ton positif à son histoire. Elle rêvait d'un film populaire comme les biopics de Tina Turner, Ray Charles ou Johnny Cash. Mais il reste de nombreux obstacles. Il n'y a ni script, ni réalisateur et de nombreux droits, y compris musicaux, restent à négocier.

D'ici là, il y a un autre film sur Aretha qui pourrait ressurgir sur les écrans. Le documentaire Amazing Grace. Ce docu-concert date de 1972. Il a été sauvé et achevé en 2010. Mais la chanteuse a traîné le film en justice pour de sombres histoires de droits, l'empêchant ainsi d'être diffusé. Désormais, Amazing Grace est entre les mains des avocats, agents, managers, juges et autres intermédiaires. A l'origine, Sydney Pollack filme durant deux nuits dans une église de Watts (Los Angeles) une performance de la chanteuse. Cet enregistrement sonore et cinématographique aboutit à un disque (le plus gros succès historique dans la catégorie Gospel) et à un docu dont les rushs cumulent 20 heures de durée. Mais le montage s'avère impossible techniquement et la Warner décide d'abandonner le projet. Pollack revient alors à la fiction, et ne retournera plus aucun documentaire. Il n'abandonne pas pour autant: il se remet en contact avec Aretha dans les années 1990. C'est le producteur Alan Elliott qui décide au milieu des années 2000 de finir le travail en achetant les droits à la Warner et en recevant l'accord de Pollack, qui est en phase terminale (il meurt en 2008).

Ce qui n'était pas possible dans les années 1970 le devient avec le numérique: la synchronisation du son et de l'image est enfin possible à partir des rushs. Quand une bande annonce sort en 2010, la chanteuse lance une procédure pour empêcher la sortie du film, considérant qu'elle ne l'a pas validé. Acharnée, elle poursuit les festivals, comme Telluride, qui veulent le diffuser. Il est quand même présenté à Toronto en 2015. Lionsgate accepte de le distribuer. A ce moment là, Aretha Franklin est prête à signer le contrat (1 million de dollars). Mais elle ne le signe pas. Concord remplace Lionsgate, propose la même somme. Elle ne signe toujours rien.

De l'avis de tous, c'est un documentaire oscarisable. Qui attend toujours d'être montré. Ses ayant-droits auront peut-être moins de mal à empocher la somme.

Scarlett Johansson renonce à incarner un personnage transgenre

Posté par vincy, le 16 juillet 2018

Scarlett Johansson ne tournera pas Rub & Tug, le film de Rupert Sanders (Ghost in the Shell). L'actrice devait y incarner un transsexuel, ce qui a causé une polémique à un moment où le "washing" est de plus en plus mal perçu. Scarlett Johansson avait déjà attiré les foudres des associations de défense des minorités quand elle avait été enrôlée pour être le Major Motoko Kusanagi dans Ghost in the Shell, parce qu'elle n'était pas asiatique, contrairement au personnage du manga.

L'actrice a expliqué vendredi dans le magazine Out (LGBTQI-friendly): "Compte tenu des récentes questions éthiques soulevées après que j'ai été choisie pour incarner Dante Tex Gill, j'ai décidé de me retirer respectueusement du projet."

Le film retrace en effet la vie (et la transformation) de Dante "Tex" Gill, un propriétaire d'un salon de massage et proxénète à Pittsburgh, devenu l'une des grandes figures de la criminalité américaine dans les années 1970 et 1980. Il était né Lois Jean Gill, mais s’identifiait en tant qu'homme. Le scénario est signé Gary Spinelli (Barry Seal).

"Notre compréhension culturelle des personnes transgenres continue à avancer et j'ai beaucoup appris sur cette communauté depuis l'annonce de mon casting et réalisé que c'était indélicat", précise la star.

Or les actrices transgenres Trace Lysette ("Transparent") et Jamie Clayton ("Sense8") avaient fait pression sur la production du film pour ne pas avoir donné ce rôle à un représentant de la communauté trans. Ce qui était acceptable à une époque ne l'est plus. Si des acteurs aussi différents que Kathleen Turner (dans la série Friends), Billy Crystal, Jeffrey Tambor, Jared Leto et Felicity Huffman (Transamerica) ont tous joué des rôles de personnes transgenres, récoltant au passage prix et nominations, il paraît de plus en plus improbable que cela perdure. De la même manière qu'on n'utilise plus des "blancs" pour jouer des Amérindiens.

"Bien que j'aurais adoré avoir la chance de porter à l'écran l'histoire de Dante, je comprends pourquoi beaucoup pensent qu'il devrait être incarné par une personne transgenre", a affirmé l'actrice, qui ajoute: "Et je suis heureuse que la polémique provoquée par mon casting ait ouvert un débat plus large sur la diversité et la représentation au cinéma". Le film venait d'être lancé en pré-production. Le projet est désormais suspendu.

Des membres de la communauté trans l'ont remerciée sur les réseaux sociaux, tout en rappelant que beaucoup de travail reste à faire. Selon la plus récente étude de la GLAAD, association représentant les minorités dans l'industrie, les personnages LGBTQI+ ont baissé de 40% en une année à l'écran dans les productions américaines. Aucun film de studios n'avait un personnage transgenre en 2017.

Daniela Vega avait été en février la première comédienne transsgenre à venir présenter un Oscar. Le film dans lequel elle jouait, Une femme fantastique, avait reçu l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.