Cannes 70 : si les biopics musicaux de Cannes m’étaient contés

Posté par MpM, le 15 avril 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-33 Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .

Si le festival de Cannes a échappé à La Môme, Gainsbourg, Django, Dalida, Cloclo et autres biopics musicaux récents, certains ont pu s’y dévoiler, sous une forme plus inattendue que la biographie romancée d’un artiste. Considéré dans sa simple expression, un biopic peut se contenter d’être la chronologie de la vie d’un musicien, avec un acteur grimé pour le représenter (on se souvient du maquillage de Marion Cotillard en Piaf), mais souvent le réalisateur qui s’empare d’un tel projet fait tout pour s’affranchir du genre, y voyant tous les poncifs à éviter. Et Mathieu Amalric qui fait l’ouverture d’Un Certain Regard cette année avec Barbara annonce déjà qu’il ne s’agit pas vraiment d’un biopic sur la chanteuse. Nous voilà rassurés.

Puisqu’il ne s’agit pas ici de documentaires (ceux-ci ayant donné lieu à des belles réussites comme celui de Asif Kapadia, Amy, sur Amy Winehouse, présenté à Cannes en 2005, Gimme Danger de Jarmusch sur les Stooges l’année dernière sur la croisette...), il est toujours risqué pour un cinéaste de se confronter à une figure existante dans le cadre de la fiction. Il y a bien sûr la question de la véracité des faits (respect ou pas de la chronologie d’une vie), la question de l’incarnation physique (acteur ressemblant ou pas), et en ce qui concerne la musique, le choix est posé de convoquer ou pas les titres existants et de leur interprétation.

Pour Control (Quinzaine des réalisateurs 2007) sur la vie et le suicide de Ian Curtis, leader de Joy Division, le réalisateur Anton Corbijn s’est inspiré du livre écrit par Déborah, la veuve du chanteur, son film est vibrant comme un hommage, il est vécu par le spectateur de l’intérieur, dans toute sa dimension intime. De plus, avec cette adaptation, le réalisateur a eu le soutien de Deborah Curtis, ce qui est précieux puisque le biopic se confronte bien souvent à des freins juridiques puisqu’il faut l’autorisation (la “validation”) de l’artiste ou de ses ayant-droits.

Le mieux est même d’impliquer l’artiste lui-même de son vivant : Ray Charles choisit lui-même Jamie Foxx pour l’incarner dans Ray (2004). Johnny Cash approuve Joaquin Phoenix pour Walk the Line (2005) de James Mangold. Et pour la musique de ces biopics, se pose la question des droits que vont négocier les superviseurs musicaux, ces personnes missionnées par la production d’un film pour choisir avec le réalisateur les titres et en “clearer” les droits.


L’histoire de Sid & Nancy de Alex Cox (Quinzaine des réalisateurs 1986, et dont on attend en salles le 25 octobre 2017 la version restaurée) rappelle celle de Control, avec le récit d’un couple destructif constitué du chanteur (Sid Vicious, rebel punk des Sex Pistols) et d’une groupie. Il s’agit pour ces deux premiers exemples de la fin d’un mythe, d’une désagrégation, tandis que d’autres biopics sont plutôt des prequels en se focalisant sur la période qui précède le succès, sur l’enfance. C’est le cas de Nowhere Boy de Sam Taylor-Wood (2009) sur l’adolescence de John Lennon, ou de Notorious B.I.G de George Tillman Jr. (2009) sur l’enfance du rappeur. Ces approches permettent plus de liberté puisque ces épisodes sont moins connus.

Comme nous le remarquons, le biopic est un récit souvent relaté par un regard tiers, celui d’une groupie, d’un concurrent jaloux (Antonio Salieri dans Amadeus de Milos Forman qui fait office de biographe), ou bien d’un compagnon comme cela se présente dans Ma Vie avec Liberace/Behind The Candelabra de Steven Soderbergh (en compétition, Cannes 2013), portrait du pianiste américain de music-hall, Liberace (interprété par Michael Douglas) scruté par les yeux de son jeune amant Scott (Matt Damon). Ces points vue potentiellement déformants sont une autre manière pour les réalisateurs de faire jouer leur inventivité.

Avec Bird de Clint Eastwood (en compétition officielle, Cannes 1988), il s’agissait à travers la figure du saxophoniste Charlie Parker (incarné par Forest Whitaker, Prix d'interprétation masculine au festival) de rendre hommage à un genre musical tout entier, le jazz, qu’affectionne particulièrement le cinéaste. Le film se situe au delà de l’artiste. Todd Haynes aussi a voulu avec Velvet Goldmine (Compétition 1998 et Prix de la meilleure contribution artistique) rendre hommage à un genre, le glam rock, à travers les figures de David Bowie, d’Iggy Pop et de Lou Reed, jamais nommés mais qui apparaissant derrière l'exubérance des personnages.

En privilégiant le pur acte artistique au dépend de la biographie, le cinéaste conçoit un biopic “fantasmé” comme il le refera avec I’m not there (2007) autour de l’idée d’une réincarnation avec un Bob Dylan interprété par six acteurs d’âges, de sexes et de couleurs différents (et une BO constituée de reprises de Dylan par d’autres artistes). Il s’agit plus ici d’une évocation que d’une représentation.

Last Days de Gus Van Sant (en compétition, Cannes 2005) de Gus Van Sant s'intéressait aux derniers jours de Kurt Cobain mais le personnage se prénomme Blake, le récit n’est pas véritablement narratif, et aucun titre du leader de Nirvana ne figure dans la BO (l’acteur Michael Pitt a inventé des chansons originales avec sa guitare). On est ici devant un cas très éloigné du biopic, où la personnalité évoquée n’est que suggérée. Il s’agit plus d’une allusion que d’une reconstitution.

Concernant la musique, l’emploi des titres en relation avec l’artiste représenté n’empêche pas à une musique originale de s’imposer. Par exemple, dans Bird, Lennie Niehaus prolonge la musique de Parker avec un quintet de jazz. Dans Velvet Goldmine, le fidèle du cinéaste Carter Burwell tisse sa propre toile musicale entre les instants glam. Pour Lady Sings The Blues de Sidney J. Furie (Hors-compétition, Cannes 1973) où Diana Ross interprète la diva du blues Billie Holiday, c’est Michel Legrand qui écrit le “love theme” mélancolique au piano tout en se chargeant de l’arrangement des chansons blues.

Alors, en ce qui concerne Barbara, dans quelle direction le réalisateur aura choisi d’aller ? Les amoureux de la chanteuse peuvent espérer entendre ses hits (le compositeur Grégoire Hetzel qui a officié pour Amalric sur La Chambre bleue a confirmé ne pas être impliqué) et imaginer voir Jeanne Balibar (elle-même également chanteuse) reprendre les gestes de la “dame en noir”, mais on peut compter sur Mathieu Amalric pour prendre ses distances avec le biopic attendu.

Benoit Basirico de Cinezik

Brie Larson, candidate présidentielle

Posté par vincy, le 3 avril 2017

Brie Larson va incarner une candidate à l'élection présidentielle des Etats-Unis. On avait déjà eu une vice-présidente (Glenn Close dans Air Force One), une Présidente d'un monde parallèle (Carmen Ejogo dans Les animaux fantastiques), une Présidente face à des aliens (Sela Ward dans Independence Day: Resurgence) et pas mal de présidentes dans des récentes séries (Veep, Homeland, Commander in Chief, Scandal...).

Mais, refroidi par l'élection de Donald Trump face à la favorite Hillary Clinton, Hollywood a décidé de rafraîchir les mémoires avec un biopic sur la première femme qui a brigué la Maison Blanche dans l'histoire américaine, Victoria Woodhull (1838-1927). Féministe, première agent de change de sexe féminin, militante de l'amour libre, réclamant le droit de vote des femmes et passionnée d'automobiles, elle s'était présentée à l'élection présidentielle de 1872 sous la bannière du Parti de l'égalité des droits.

Malheureusement, elle n'avait que 34 ans et l'âge légal pour pouvoir se présenter était alors de 35 ans. Les bulletins de votes manuscrits en sa faveur n'ont pas été comptés et son parti n'avait pas pu fournir de bulletins à son nom. Elle fut, en plus, empêchée de faire campagne. Victoria Woodhull a été arrêtée en novembre 1872 pour propos obscènes dans sa revue (où elle faisait le plaidoyer de l'infidélité).

[Finalement ce fut le républicain (et héros de la guerre de Sécession- Ulysses S. Grant qui fut largement réélu, même si ce second mandat fut un calvaire politique.]

Brie Larson interprétera Victoria Woodhull, et produira ce films déjà acquis par Amazon Studios. Le scénario a été rédigé par Ben Kopit.

L'actrice oscarisée en 2016 et actuellement à l'affiche de Kong: Skull Island, sera à l'affiche prochainement de The Glass Castle (de Destin Cretton), Unicorn Store (qu'elle réalise), Basmati Blues (de Dan Baron). Ayant obtenu le rôle de Carol Danvers, elle sera aussi au générique de Avengers: Infinity War et tête d'affiche de Captain Marvel.

Adèle Exarchopoulos dans le biopic sur Noureev

Posté par vincy, le 17 février 2017

Annoncé à l'automne 2015, Ralph Fiennes va finalement tourner son biopic sur le danseur Rudolf Noureev, The White Crow, cet été entre Saint-Pétersbourg et Paris.

Ce troisième film de Fiennes en tant que réalisateur rassemblera la russe Chulpan Khamatova (Luna Papa, Good Bye Lenin!, Under Electric Clouds), le jeune danseur Sergei Polunin (vu dans le clip signé David LaChapelle, "Take Me to Church" de Hozier) et la française Adèle Exarchopoulos. Elle interprétera Clara Saint, ex-fiancée du fils d'André Malraux, chorégraphe et amie du danseur qui l’aida à fuir la Russie et s'installer en France (elle révéla son rôle dans cette évasion il y a deux ans). Entre le danseur russe prodigieux et cette fille d'un peintre chilien réfugié à Paris, il n'y a rien eu d'autre qu'une histoire d'amitié, a-t-elle toujours affirmé.

Oleg Ivenko (ou Iwenko) incarnera Noureev. Ce jeune danseur russe de 20 ans, déjà primé plusieurs fois, est membre du Ballet de l'Opéra National de Kazan, l'une des trois grandes compagnies russes, où se tient d'ailleurs le Festival international de ballet Nureyev.

The White Crow est l'adaptation de la biographie de Julie Kavanagh, Rudolf Nureyev: The Life, inédite en France. Le scénario de David Hare (The Hours, The Reader) se focalisera surtout sur le moment où Noureev passera à l'Ouest en 1961.

Marjane Satrapi troque le Fakir d’Ikea contre Pierre et Marie Curie

Posté par vincy, le 17 février 2017

Marjane Satrapi n'est plus sur le projet d'adaptation de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, comme cela a été confirmé en début de semaine à l'occasion du marché du film de Berlin, mais la réalisatrice a déjà annoncé un nouveau film en vue.

Selon Deadline, elle a été choisie pour réaliser Radioactive, adaptation du roman graphique inédit en France de Lauren Redniss, Radioactive: Marie & Pierre Curie: A Tale of Love and Fallout. Le scénario est écrit par Jack Thorne (Harry Potter et l'enfant maudit).

Pour l'instant, pas de casting: il faut trouver trois rôles principaux, ceux de Pierre et Marie Curie et celui de Paul Langevin, ancien étudiant de Pierre devenu l'amant de Marie.

Le tournage de cette coproduction Working Title-StudioCanal débuterait cet automne.

On connaît un peu l'histoire: une polonaise, Marie Skodowska, arrive en France en 1891 et épouse un français, Pierre Curie. Ils travaillent ensemble pour découvrir la théorie de la radioactivité, qui va faire émerger l'ère nucléaire. Prix Nobel de physique de 1903 et Prix Nobel de chimie en 1911, Marie Curie est considérée aujourd'hui comme l'un des plus grandes scientifiques du XXe siècle. Mais cette collaboration a aussi eu des incidences sur leur vie de couple, en plus de conséquences sur sa santé, trop exposée au radium.

Pour la réalisatrice, la vie de Curie - amour, passion, science et mort - est une histoire singulière. "Elle est elle-même un personnage épique. Ce film ne sera pas juste un biopic sur une femme exceptionnelle, il racontera l'histoire de la radioactivité depuis sa découverte jusqu'à nos jours, l'approche humaniste du couple face à leur découverte et le cynisme de ceux qui vont l'utiliser." Elle y voit une femme moderne, qui a toujours autant d'impact aujourd'hui, et dont l'esprit et la connaissance scientifique ont permis d'être innovant. Satrapi promet un film non conventionnel, avec des combinaisons d'époques.

Enfin, notons que plusieurs comédiennes ont déjà incarné sur un écran la femme panthéonisée: Greer Garson, Nicole Stephane, Marie Dubois, Jane Lapotaire, Marie-Christine Barrault, Isabelle Huppert, Dominique Reymond ou encore Heather Jordan.

Un premier film français ouvre le Festival de Berlin 2017

Posté par vincy, le 4 janvier 2017

Le 67e Festival de Berlin s'ouvrira le 9 février avec le premier film du français Etienne Comar, Django. Le film sera également en compétition. Django raconte comment le célèbre guitariste et compositeur de jazz Django Reinhardt a réussi à fuir Paris sous l'Occupation en 1943, alors que lui et sa famille étaient harcelés et pourchassés par les Nazis.

Ce "biopic" qualifié de "poignant" par le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick est aussi une histoire de survie et de persévérance: le musicien n'a jamais cessé de jouer. Reda Kateb incarne le jazzman, aux côtés de Cécile de France (qui interprète une admiratrice), Alex Brendemühl (vu récemment dans Mal de pierres), Antoine Laurent, Aloïse Sauvage et Ulrich Brandhoff.

L'histoire a été écrite par le réalisateur (scénariste de Des hommes et des dieux, Timbuktu et Mon Roi) et le romancier Alexis Salatko, qui avait sortie en 2013 une biographie sur le musicien, Folles de Django.

Soulignons que la musique de Django Reinhardt a été réenregistrée par le groupe de jazz néerlandais Rosenberg Trio. Cette coproduction Fidélité, Arches Films et Pathé, est prévue dans les salles françaises le 26 avril prochain.

Damien Chazelle et Ryan Gosling en orbite pour le biopic de Neil Armstrong

Posté par cynthia, le 30 décembre 2016

Damien Chazelle et Ryan Gosling pourrait faire de nouveau équipe. Après La La Land, ils vont collaborer sur un projet radicalement différent : un biopic sur l'astronaute Neil Armstrong intitulé First Man.

Damien Chazelle a été choisi pour réaliser ce film à partir du scénario de Josh Singer, oscarisé pour le scénario de Spotlight. Selon le magazine Variety, Ryan Gosling devrait être la star de ce biopic dont le tournage devrait débuter en 2017.

Le film est basé sur le roman de James R. Hansen, First Man: A Life Of Neil A. Armstrong (non traduit en France) paru il y a onze ans. C'est évidemment l'histoire de sa mission sur la lune orchestrée par la NASA, tout en décrivant, parallèlement, la vie d'Armstrong de 1961 à 1969. Le film explore les sacrifices du premier homme à avoir marché sur la lune afin de réussir l'une des plus dangereuses missions spatiales de l'histoire. Neil Armstrong est mort il y a quatre ans. Il était astronaute américain, pilote d'essai, aviateur de l'United States Navy et professeur.

Le réalisateur de Whiplash a été rencardé sur le projet en 2015 alors que Clint Eastwood, prévu initialement, venait de l'abandonner. De la Warner Bros qui avait les droits du livre, le projet est passé chez Universal.

Avec La La Land, Chazelle et Gosling sont actuellement dans le Top 10 du box-office américain. Le film est l'un des favoris des prochains Golden Globes et des Oscars. Si Chazelle obtenait l'Oscar du meilleur réalisateur, il serait le plus jeune cinéaste oscarisé.

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix ont peut-être trouvé le film qui les réunira de nouveau

Posté par vincy, le 1 décembre 2016

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix s'apprêtent à se retrouver pour un nouveau film, Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot. Ce biopic est dans les cartons depuis longtemps: il s'agit de l'histoire du dessinateur et illustrateur John Callahan, quadraplégique de Portland, Oregon, la ville de Gus Van Sant.

Le scénario est l'adaptation de l'autobiographie de Callahan, non traduite en France, écrite en 1989. Cela fait 25 ans qu'Hollywood tente de transposer cette histoire. Robin Williams rêvait d'incarner le dessinateur.

John Callahan a été paralysé après un accident de voiture à l'âge de 21 ans. Le dessin est alors devenu comme une thérapie à son malheur. La particularité de son art était d'aborder des sujets tabous (la mort, le handicap) avec un humour plutôt noir et politiquement incorrect. Cela a conduit l'hebdo de sa ville à être souvent boycotté ou à recevoir des plaintes.

Une vie tragique

Né en 1951 et décédé en 2010, cet enfant adopté, battu par une maîtresse d'école, ayant sombré dans l'alcoolisme dès l'adolescence, n'a pas eu une vie vraiment joyeuse. Ses dessins, commencés à l'âge de 27 ans, ont été publiés par The New Yorker, Penthouse et Playboy. La reconnaissance fut assez immédiate. Plusieurs livres ont compilé ses créations. Deux séries animées, Pelswick (Nickolodeon) et Quads ont été adaptées à partir de son œuvre.

En 2007, la cinéaste néerlandaise Simone de Vries lui a consacré un documentaire, Raak me waar ik voelen kan (Touch me someplace I can feel). Le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film néerlandais d'Utrecht.

Gus Van Sant et Joaquin Phoenix ont déjà travaillé ensemble dans Prête à tout, en 1995. Depuis 20 ans, ils cherchent une nouvelle opportunité de collaboration. L'acteur a failli être à l'affiche du dernier film de Gus Van Sant, Nos souvenirs (Sea of Trees). Le rôle a finalement été obtenu par Matthew McConaughey. Le cinéaste travaille actuellement sur une série télévisée, When We Rise. Joaquin Phoenix tourne actuellement Mary Magdalene, où il incarne Jésus, réalisé par Garth Davis, aux côtés de Rooney Mara et Chiwetel Ejiofor.

Edito: D’après une histoire vraie

Posté par vincy, le 24 novembre 2016

Delphine de Vigan dans son dernier roman, le si bien nommé D'après une histoire vraie (Lattès), mettait en exergue cette fascination pour les œuvres artistiques dont l'origine était le réel.

"[Les gens] ont leur dose de fables et de personnages, ils sont gavés de péripéties, de rebondissements. Les gens en ont assez des intrigues bien huilées, de leurs accroches habiles et de leurs dénouements. Les gens en ont assez des marchands de sable ou de soupe, qui multiplient les histoires comme des petits pains pour leur vendre des livres, des voitures ou des yaourts. Des histoires produites en nombre et déclinables à l'infini (...). Ils attendent du Vrai, de l'authentique, ils veulent qu'on leur raconte la vie."

Est-ce pour cela que le cinéma, après avoir adapté deslivres, des opéras, des comédies musicales, des séries télévisées et des jeux vidéos, s'empare avec gourmandise de films tirés d'une "histoire vraie", inspirés "de faits réels" ou "très autobiographiques" comme l'énumère De Vigan.

"Une forme de curiosité"

Dans son roman, l'écrivaine explique dans un exercice dialectique que "Cette simple étiquette suffit à susciter de ta part une attention différente, une forme de curiosité que nous avons tous (...) pour le fait divers? (...) Le réel, si tant est qu'il existe, qu'il soit possible de le restituer, le réel (...) a besoin d'être incarné, d'être transformé, d'être interprété. Sans regard, sans point de vue, au mieux, c'est chiant à mourir, au pire, c'est totalement anxiogène. Et ce travail-là, quel que soit le matériau de départ, est toujours une forme de fiction."

La fille de Brest est typique de ce qu'évoque De Vigan: un matériau d'origine chiant (une enquête médicale sur un médicament) mais très utile transformé en enquête / thriller où David/une pneumologue affronte Goliath/les Laboratoires Servier. Seul dans Berlin prend racine dans un roman sur le quotidien de Berlinois pendant la guerre, lui-même inspiré par la véritable histoire d'un couple de résistants pacifique. Même le très factice d'Alliés est inspiré d'une histoire vraie (que le scénariste a très fortement romancé).

Le temps raccourci

Le cinéma ne cherche même plus à attendre: Snowden, Argo, Les saveurs du Palais, Erin Brockovitch, Intouchables, The Social Network... les protagonistes sont encore en vie. Des biopics aux histoires extraordinaires. Aux Oscars cette année, Spotlight, The Revenant, The Big Short et The Room étaient tous issus du "réel". Même le cinéma français s'y met, d'Ilan Halimi aux moines de Tibhirine, l'actualité récente n'est plus tabou.

Le box office donne raison à De Vigan. Ces films séduisent et une dizaine d'entre eux se classe régulièrement chaque année parmi les films ayant attiré plus de 500000 spectateurs.

Comme en littérature, le documentaire et la fiction se mélangent. La fiction reste le genre majeur. Mais la base documentaire semble de plus en plus prégnante. Parfois pour réhabiliter un individu, pour rétablir des faits, pour propager un message disons politique, pour expliquer un scandale ou même réparer une erreur de jugement.

A l'image de Sully, où Eastwood n'hésite pas à reconstituer un crash sous toutes ses coutures techniques, ou de La fille de Brest où Bercot fait un exercice peu évident de pédagogie sanitaire. Mais dans les deux cas, ce qui est intéressant c'est bien l'aspect romanesque, la dimension psychologique du pilote de l'avion ou de la pneumologue qui en font un film de cinéma et une œuvre parfaitement intégrée dans la filmographie des deux cinéastes.

Un biopic sur Tolkien en préparation

Posté par cynthia, le 13 novembre 2016

Après la trilogie du Seigneur des anneaux et celle de Bilbo Le Hobbit, l'univers de Tolkien est devenu une mine d'or pour Hollywood. Mais si certaines de ces œuvres ne sont plus un secret pour nous, ce qui lui a inspiré ces géantslittéraires reste un mystère pour le commun des mortels.

Le réalisateur britannique James Strong (la série Broadchurch) vient de signer afin de réaliser Middle Earth, un épique biopic sur J.R.R. Tolkien et les événements tumultueux qui lui ont inspiré ses célèbres romans. Le film mettra en scène le passé du célèbre écrivain et de son épouse Edith Bratt mais aussi son service lors de la guerre de 1914 (il y a servi pendant 4 ans), une expérience traumatisante qui lui a inspiré ses histoires de La Terre du Milieu.

Après plus de six années de documentation et de recherches sur Tolkien, le film dont le script sera écrit par Augus Fletcher, sera produit par Rachael Horovitz, Bob Shave et Michael Lynne qui avaient déjà participé à la production de la trilogie du Seigneur des anneaux.

Jennifer Lawrence dans la peau de Zelda Fitzgerald

Posté par cynthia, le 6 novembre 2016

Jennifer Lawrence, qui a récemment ébloui la cérémonie des Brittania Awards en remettant un prix à Jodie Foster, est actuellement sur tous les fronts.

Le réalisateur oscarisé Ron Howard (Inferno) vient de l'enrôler pour être Zelda Fitzgerald, l'épouse du célèbre écrivain américain à qui l'on doit le roman Gatsby le magnifique. Intitulé Zelda et dont le scénario sera écrit par Emma Frost (scénariste de la mini-série britannique The White Queen), le film évoquera la relation houleuse de cette dernière avec F.Scott Fitzgerald. Incarnant les années folles et le glamour, le couple cachait une multitude de problèmes dont l'alcoolisme de l'écrivain, l'adultère de madame ou encore la jalousie qu'elle portait envers les talents de son mari. Plongée dans une folie  aussi destructrice que créative, la bipolaire Zelda est morte tragiquement à l'âge de 47 ans et connaîtra une gloire posthume en tant que romancière.

Ce biopic est adapté de la biographie de Nancy Milford, inédite en France, Zelda, parue en 1970.

On notera que le personnage de Zelda a été incarné par plusieurs actrices récemment, dont Vanessa Kirby dans Genius et Alison Pill dans Minuit à Paris. Mais avant tout, cela remet en question l'autre biopic sur le couple Fitzgerald, The Beautiful and the Damned, où Zelda devait être interprétée par Scarlett Johansson, et qui a été repoussé sine die.

Jennifer Lawrence continue d'être très courtisée. Darren Aronofsky l'a engagée, aux côtés de Javier Bardem, Ed Harris, Michelle Pfeiffer et Domhnall Gleeson, pour son prochain film (sans titre) qui évoquera l'histoire d'un couple dont la vie est bouleversée par l'arrivée d'invités non désirés. Il semblerait, en bonus, que Aronofsky et Lawrence soient en couple, suite à ce tournage... (Instant people). Elle sera à l'affiche de Passengers fin décembre, thriller de Morten Tyldum avec Chris Pratt, et s'apprête à tourner Red Sparrow, film d'espionnage de Francis Lawrence , avec Joel Edgerton, prévu dans les salles en novembre 2017.