Posté par MpM, le 4 octobre 2008
Qu’ont en commun Blue velvet de David Lynch, La société du spectacle de Guy Debord et Les enchaînés d’Alfred Hitchcock ? Tous trois figurent au catalogue de Carlotta Films et célèbrent les 10 ans de la fameuse maison lors d’une rétrospective fastueuse au Champollion, en plein cœur du Quartier latin.
En plus du polar vénéneux de Lynch et du plus long baiser interrompu du monde, on pourra revoir jusqu’au 28 octobre une trentaine d’autres titres distribués par Carlotta, parmi lesquels un nombre incalculable de chefs d’œuvre signés Ozu, Fassbinder, Wilder, Fellini, Peckinpah ou Pasolini.
En complément, Fenêtre sur Cour, autre film signé Sir Alfred, bénéficiera d’une ressortie en salles et en copies neuves (le 22 octobre, Ecran Noir y reviendra), tandis que différentes offres DVD devraient se succéder, du coffret de luxe et en série limitée à quelques titres Blue-ray, en passant par des éditions collector à bas-prix.
De quoi séduire aussi bien les cinéphiles de salles obscures que ceux d'appartement, parisiens ou non... et de présager pour le mieux des dix prochaines années !
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A consulter : le programme sur le site du Champollion
Pour en savoir plus sur les offres DVD tout au long du mois d'octobre : le site de Carlotta
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Posté par MpM, le 25 août 2008
Pour sa réouverture le 27 août, la Cinémathèque française propose un hommage au réalisateur américain Mitchell Leisen qui fit les beaux jours d’Hollywood dans les années 30 et 40, et que l’on a aujourd’hui malheureusement presque complètement oublié. Parce qu’il fut costumier pour Cecil B. De Mille et Ernst Lubitsch, et qu’il mit en scène plusieurs scénarios de Preston Surges ou Billy Wilder, il n’est devenu guère plus qu’une note de bas de pages dans la biographie de ces auteurs réputés. Lesquels ne l’appréciaient pas tellement de leur vivant, comme le veut la légende qui prétend que Wilder et Sturges passèrent eux-mêmes derrière la caméra pour éviter que leurs scénarios continuent d’être massacrés par des gens comme lui…
On doit pourtant à Leisen quantité de films (principalement des comédies romantiques et des mélodrames) qui passent pour être de petits bijoux, tels que Jeux de mains, La baronne de minuit ou encore L’aventure vient de la mer. On loue notamment sa subtilité, son sens esthétique et sa direction d’acteurs. Il travailla en effet avec toutes les grandes stars de l’époque, de Charles Boyer à Claudette Colbert en passant par Gene Tierney ou Barbara Stanwyick, à qui il offrit souvent des rôles éminemment plus étoffés que ce qu’on leur proposait ailleurs.
Prototype du cinéaste de studio (en l’occurrence la Paramount), il profita pendant deux décennies de cet accès privilégié aux meilleurs techniciens et comédiens du moment, puis, comme beaucoup d’autres, connut le déclin en même temps qu’Hollywood à la fin des années 40. Heureusement, la télévision était là pour prendre le relais, et jusqu’à sa mort en 1972, c’est pour le petit écran qu’il tourna la majorité de ses œuvres.
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Programme complet sur le site de la Cinémathèque.
A noter : le Festival de Deauville propose lui aussi une rétrospective Mitchell Leisen en 5 films du 5 au 14 septembre prochains.
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Posté par vincy, le 7 juillet 2008
Le tribunal de justice méritait bien son genre tant de films s’y passent. De Preminger (Autopsie d'un meurtre, 7e) à Wilder (Témoin à charge, 6e), tous les grands cinéastes s’y sont collés. Notamment Sidney Lumet qui place Douze hommes en colère (2e) et 25 ans plus tard The Verdict (4e). Idem pour les écrivains : amis dans la vie, Harper Lee et Truman Capote se croisent aussi dans ce top 10, avec, respectivement, Du silence et des ombres (1e) et De sang froid (8e). Et même les plus grandes actrices y trouvent quelques-uns de leurs plus grands films. Meryl Streep (Kramer vs Kramer, A Cry in the Dark) et Marlene Dietrich (Témoin à charge, Jugement à Nuremberg) classent deux films chacune dans cette liste. C’est un Top 10 très stars avec Gregory Peck, Henry Fonda, Dustin Hoffman, Paul Newman, Tom Cruise, Jack Nicholson, James Stewart, Spencer Tracy, Burt Lancaster… De la peine capitale aux crimes nazis, du divorce à une accusation d’infanticide, du sadisme militaire aux préjugés raciaux, ce classement est bizarrement le plus politique, le plus ancré dans les problèmes de la société.
Notre avis : Difficile de départager les deux premiers tant ils ont installés les bases de ce genre, et ouvert la voie à un cinéma socialement progressiste et politiquement avant-gardiste.
Dernier épisode : les épopées, du péplum à la seconde guerre mondiale
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