Cannes 2018: le jury des courts métrages et de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 24 avril 2018

bertrand bonello"Composé de 3 femmes et 2 hommes venus d’horizons professionnels et géographiques variés, le Jury des courts métrages et de la Cinéfondation" a été révélé par le Festival de Cannes ce mardi 20 avril. On savait que le jury était présidé par Bertrand Bonello, qui désignera la Palme d’or du court métrage parmi les 8 films sélectionnés en Compétition le samedi 19 mai.

Les 5 membres du Jury décerneront également trois prix parmi les 17 films d’étudiants d’écoles de cinéma présentés dans la Sélection Cinéfondation. Les Prix de la Cinéfondation seront annoncés le jeudi 17 mai, lors d’une cérémonie qui sera suivie de la projection des films primés.

Bertrand Bonello sera entouré de la réalisatrice, scénariste et productrice allemande Valeska Grisebach (Western), le cinéaste et artiste libanais Khalil Joreige, Prix Marcel Duchamp 2017, la réalisatrice et scénariste franco-lituanienne Alanté Kavaïté (Summer) et l'actrice française Ariane Labed (Attenberg, La chambre interdite, Assassin's creed).

Les courts métrages en compétition et la sélection Cinéfondation

Cannes 2018: les courts métrages en compétition et la sélection Cinéfondation

Posté par MpM, le 11 avril 2018

Cette année, le comité de sélection du Festival de Cannes a reçu 3943 courts métrages pour la course à la Palme d'or et 2426 pour la Cinéfondation (la compétition des films d'école), ce qui est en-dessous des chiffres de l'an passé (4943 et 2600), mais largement suffisant pour élaborer deux sélections que l'on pressent de grande qualité.

La Compétition des courts métrages 2018 est composée de huit films (un de moins qu'en 2017, probablement en raison de la durée des films qui sont tous au-dessus des 12 minutes) :  7 fictions et 1 animation venus de 8 pays différents, avec une forte connotation asiatique (Chine, Japon, Philippines) et deux absents de poids : les continents sud-américain et africain. On retrouve notamment parmi les réalisateurs sélectionnés la Polonaise Marta Pajek dont on avait beaucoup aimé l'opus précédent Impossible figures and other stories II présenté au Paris international animation Film Festival 2017. Tous seront en lice pour la Palme d’or du court métrage décernée par le président Bertrand Bonello et son jury.

De son côté, la Sélection Cinéfondation a choisi 17 films (14 fictions et 3 animations) venus de quatre continents. Cette fois, l'Amérique latine est bien présente : Mexique, Chili, Argentine, de même que l'Europe (France, Royaume Uni, Italie, Pologne, Roumanie...) mais toujours pas l'Afrique.  Le festival relève que sur les 22 réalisateurs, 12 sont des femmes. Les trois Prix de la Cinéfondation seront remis (toujours par le jury de Bertrand Bonello) lors d’une cérémonie précédant la projection des films primés le jeudi 17 mai.

Courts métrages

Gabriel de Oren GERNER (France)
Judgement de Raymund Ribay GUTIERREZ (Philippines)
Caroline de Celine HELD et Logan GEORGE (États-Unis)
Tariki de Saeed JAFARIAN (Iran)
III de Marta PAJEK (Pologne)
Duality de Masahiko SATO, Genki KAWAMURA, Yutaro SEKI, Masayuki TOYOTA, Kentaro HIRASE (Japon)
On the border de WEI Shujun (Chine)
Toutes ces créatures de Charles WILLIAM (Australie)

Cinéfondation

Dolfin megumi de Ori AHARON (Steve Tisch School of Film & Television, Tel Aviv University, Israël)
End of Season de Zhannat ALSHANOVA (The London Film School, Royaume-Uni)
Sailor's delight de Louise AUBERTIN, Éloïse GIRARD, Marine MENEYROL, Jonas RITTER, Loucas RONGEART, Amandine THOMOUX (ESMA, France)
Inanimate de Lucia BULGHERONI (NFTS, Royaume-Uni)
El verano del leon electrico de Diego CÉSPEDES (Universidad de Chile - ICEI, Chili)
Palm trees and power lines de Jamie DACK (NYU Tisch School of the Arts, États-Unis)
Dong wu xiong meng de DI Shen (Shanghai Theater Academy, Chine)
Fragment de drame de Laura GARCIA (La Fémis, France)
Cinco minutos afuera de Constanza GATTI (Universidad del Cine (FUC), Argentine)
Los tiempos de Hector de Ariel GUTIÉRREZ (CCC, Mexique)
Dots de Eryk LENARTOWICZ (AFTRS, Australie)
Inny de Marta MAGNUSKA (PWSFTviT, Pologne)
Albastru si rosu, in proportii egale de Georgiana MOLDOVEANU (UNATC I.L. CARAGIALE, Roumanie)
Cosi in terra de Pier Lorenzo PISANO (Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie)
Kalendar de Igor POPLAUHIN (Moscow School of New Cinema, Russie)
Mesle bache adam de Arian VAZIRDAFTARI (Tehran University of Dramatic Arts, Iran)
I am my own mother de Andrew ZOX (San Francisco State University, États-Unis)

Cannes 2018: Bertrand Bonello sera le Président du jury de la Cinéfondation et des courts métrages

Posté par vincy, le 9 mars 2018

"À l’occasion de la 71e édition du Festival de Cannes (8-19 mai), Bertrand Bonello présidera le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages. Le cinéaste français succède ainsi au Roumain Cristian Mungiu" annonce le Festival dans un communiqué ce matin.

Bonello est un habitué de la croisette puisqu'il y a présenté en Compétition trois de ses longs métrages: Tiresia (2003), L’Apollonide – Souvenirs de la maison close (2011) et Saint Laurent (2014). A la Quinzaine il a également été invité pour De la guerre (2008) et Le pornographe avait été l'une des sensations de la Semaine de la critique en 2001 (il y a reçu le Grand prix de la semaine de la critique et le Prix FIPRESCI pour les sections parallèles).

"Musicien de formation classique, cet autodidacte travaille la musique et le cinéma, le son et les images, signe le scénario et compose la musique de tous ses films. Acclamés par la critique, ils témoignent d’une maîtrise prononcée de l’audace et de l’esthétisme. Préférant la perception à la narration classique, les plans longs qui soulignent la sensorialité de l’image, ses univers sont autant d’expériences visuelles et sonores inédites qui s’affranchissent des limites. Admirateur de Bresson, Pasolini et Jarmusch, fan du Parrain et d’eXistenZ, Bertrand Bonello semble avancer à l’instinct autour d’obsessions récurrentes" précise le communiqué.

Fier

Le réalisateur a déclaré suite à cette annonce : "Qu’attendons-nous de la jeunesse, des cinéastes inconnus, des premiers films ? Qu’ils nous bousculent, qu’ils nous fassent regarder ce que nous ne sommes pas capables de voir, qu’ils aient la liberté, le tranchant, l’insouciance et l’audace que parfois nous n’avons plus. La Cinéfondation s’attache depuis 20 ans à faire entendre ces voix et je suis extrêmement fier cette année de pouvoir les accompagner."

Président de la Cinéfondation, Gilles Jacob a expliqué que Bonello "est un des plus grands réalisateurs français contemporains", "un artiste iconoclaste et singulier. Il ajoute à son art des qualités humaines qu'on trouve donc encore aujourd’hui."

Les Arcs 2016: le cinéma européen au sommet

Posté par vincy, le 9 décembre 2016

Du 10 au 17 décembre, le Festival de cinéma européen des Arcs célèbrera sa 8e et ambitieuse édition sous le signe des femmes. Cette année le festival a décidé de célébrer la jeune génération de femmes réalisatrices européennes à travers un programme "Nouvelles Femmes de cinéma". Outre la sélection de 10 réalisatrices qui viendront présenter leur film, la manifestation publiera une étude sur le thème, organisera deux tables rondes et une masterclass de la compositrice Béatrice Thiriet en plus d'ateliers "boîte à idées" et de la venue de Valéria Golino, invitée d'honneur du Festival. De plus la moitié des films en compétition sont l'œuvre d'une cinéaste.

Les 10 "Nouvelles Femmes de cinéma":
Houda Benyamina (Divines) ; Rebecca Daly (Mamal) ; Laura Bispuri (Vierge sous serment) ; Veronika Franz (Goodnight Mommy) ; Jessica Hausner (Lourdes) ; Agnes Kocsis (Fresh Air) ; Alanté Kavaïté (The Summer of Sangaile) ; Rachel Lang (Baden Baden) ; Nanouk Leopold (Brownian Movement) ; et Pia Marais (Layla Fourie)

EVENEMENTS

Ouverture: Patients, de Grand Corps Malade et concert du groupe La Femme.
Clôture: La communauté de Thomas Vinterberg et concert de The Pirouettes
Masterclass: Bertrand Bonello, invité d'honneur, qui accompagnera trois films dans le cadre sa carte blanche - Scum d'Alan Clarke, Deep End de Jerzy Skolimowski et Le braqueur de Benjamin Heisenberg

BUSINESS

Les Arcs c'est aussi un rendez-vous B2B avec le village des coproductions Arc 1950 du 10 au 13 décembre avec 20 projets en développement et notamment trois projets québécois en plus d'une conférence "Coproduire avec le Québec" ; Work in Progress avec 15 projets de films européens en post-production en quête de financements complémentaires et/ou de distributeurs ; Le sommet des Arcs, du 13 au 17 décembre, rencontre s professionnelles pour les distributeurs et les exploitants avec en parallèle le Laboratoire des initiatives, L'atelier des sorties et Les ateliers di Sommet (dont l'un consacré à l'utilisation des réseaux sociaux)

FUN

Le festival a d'autres atouts:
- Du futurisme avec Drive Test 360° ; Everest VR ; Drone l'Expérience ; Le Village VR
- Du son avec un quiz cinéma-musique le dimanche, des concerts, des DJ sets
- De la glisse avec l'Igloo Party (non non non ce n'est pas ce que vous pensez)
- Des cocktails.

JURYS

- longs métrages: Radu Mihaileanu (Président), Mélanie Doutey, Mélanie Bernier, Ólafur Darri Ólafsson, Sebastian Schipper, Catherine Corsini et Bruno Coulais.
- courts métrages: Antonin Peretjatko (Président), Alice de Lencquesaing, Lola Bessis, Audrey Estrougo,  Finnegan Oldfield, Grégory Audermatte et François Theurel.

FILMS

La compétition:
- Clair obscur de Yesim Ustaoglu (Turquie)
- Home de Fien Troch (Belgique)
- Glory de Kristina Grozeva et Petar Valchanov (Bulgarie)
- Layla M de Mijke De Jong (Pays-Bas) accompagné d'un ciné-débat avec le jeune publuc
- L'indomptée de Caroline Deruas (France)
- Miséricorde de Fulvio Bernasconi (Suisse)
- Lady Macbeth de William Oldroyd (Royaume Uni)
- Pyromaniac de Erik Skjoldbaerg (Norvège)
- The Fixer de Adrian Sitaru (Roumanie)
- Zoology d'Ivan Tverdovskiy (Russie)

Sélection Playtime:
- Indivisibili d'Edoardo de Angelis (Italie)
- King of Belgians de Jessica Woodworth et Peter Brosens (Belgique)
- Jamais contente d'Emilie Deleuze (France)
- Paris pieds nus de Fiona Gordon et Dominique Abel (Belgique)
- Primaire d'Hélène Angel (France)
- Une vie ailleurs d'Olivier Peyon (France)
- The Oath de Baltasar Kormakur (Islande)

Sélection Hauteur:
- Belle dormant d'Ado Arrietta (France)
- L'ami (François d'Assise et ses frères) de Renaud Fely et Arnaud Louvet (France)
- It's not the time of my life de Szabolcs Hajdu (Hongrie)
- Orpheline d'Arnaud Des Pallières (France)
- Quit staring at my plate de Hana Jusi (Croatie)
- The Last Family de Jan Matuszynski (Pologne)

Sessions frayeurs:
- Grave de Julia Ducounrau (France)
- Cave de Henrik Martin Dahlsbakken (Norvège)
- Dans la forêt de Gilles Marchand (France)
- Goodnight Mommy de Veronika Franz et Severin Fiala (Autriche)

Le Prix Institut français de la critique en ligne récompense un court de Bertrand Bonello

Posté par vincy, le 19 juillet 2016

Décerné dans le cadre du 27e Festival International de Cinéma de Marseille, le Prix Institut français de la critique en ligne a récompensé Sarah Winchester, Opéra fantôme de Bertrand Bonello. Une mention spéciale a été remise à Atlal de Djamel Kerkar.

Le prix décerné hier par un jury international de trois critiques de cinéma en ligne - Michael Pattison (Royaume Uni), Mohamed Ismail Louati, (Tunisie) et Francisco Ferreira (Portugal) - veut favoriser le développement des réseaux et des nouvelles écritures numériques, du repérage et de la promotion de jeunes talents et plus largement de la promotion culturelle du cinéma français à l’étranger. E

Sarah Winchester, Opéra fantôme est la réponse de Bertrand Bonello à une proposition de l’Opéra de Paris. Le réalisateur L’Apollonide, Saint Laurent et de Nocturama, qui sort en septembre, revient au court métrage, en reprenant les codes d’une riche et longue tradition cinématographique, celle, initiée par le roman éponyme de Gaston Leroux, Le fantôme de l'opéra. Ici, en 24 minutes, il explore les coulisses, le plateau, ces lieux magiques de l'Opéra, hantés par l’histoire de Sarah W., héritière richissime sous l'emprise de la folie ayant vécue de 1839 à 1922. Dans cette coproduction entre Bonello et l'Opéra de Paris, on croise quand même Reda Kateb.

Atlal, premier film de Djamel Kerkar se déroule dans la bourgade de Ouled Allal. Un paysage où prennent corps, un à un, des visages et des récits d’hommes, de la décennie noire qui a meurtri l’Algérie des années 90 à aujourd’hui.

Cannes 2016: les absents de la Croisette

Posté par vincy, le 8 mai 2016

Cannes ne les a pas retenus. Désormais ces films, quasiment prêts ou bien finalisés, sont dans la course pour Venise, Toronto, Telluride ou New York. Par choix stratégique pour les distributeurs ou parce qu'ils n'ont pas plu aux sélectionneurs. Mais il y a aussi ceux qui ne sont pas prêts du tout.

Ainsi le dernier film d'Emir Kusturica est le cas le plus symptomatique. On The Milky Road a vécu un mauvais buzz. Une méchante rumeur s'est répandue sur le film: Cannes ne l'aurait pas sélectionné pour les proximités politiques de Kusturica avec Poutine. Le cinéaste serbe, double Palme d'or, passe son temps à rectifier, démentir cette affirmation. Le film n'est tout simplement pas prêt. Il reste du montage, des effets spéciaux à finaliser, raccourcir la durée. Dans Screen Daily, le réalisateur explique même que le Festival a tout fait pour l'avoir.

On peut aussi regretter que Silence de Martin Scorsese (pas fini et visant plutôt les Oscars), Sully de Clint Eastwood (qui se réserve pour Venise/Toronto a priori), The Voyage of Time de Terrence Malick, Oppengeimer Strategies de Joseph Cedar, The Beautiful Days of Aranjuez de Wim Wenders n'y soient pas. Et ce ne sont pas les seuls. Jim Sheridan (The Secret Scripture), Oliver Stone (Snowden, date de sortie décalée) et surtout Tom Ford (Nocturnal Animals, prévu finalement à Venise) et Damien Chazelle (La La Land, qui cible lui aussi les Oscars et donc plutôt un calendrier d'automne) ont finalement échoué à venir sur la "french riviera".

Plus surprenant, Lucretia Martel, chouchou cannoise, avec Zama ou Derek Cianfrance, révélé à Cannes, avec The Light Between Oceans, sont désormais en passe de rejoindre le festival de Venise, tout comme les films de Tran Anh Hung (Eternité était pourtant proche de la Sélection officielle quelques jours avant la révélation de celle-ci) et Amat Escalante (pas prêt, parait-il), déjà calé pour un voyage vers l'Italie selon son distributeur. Quant à Wiener-Dog de Todd Solondz, présenté à Sundance et acquis par Amazon, il a été jusqu'au dernier moment pressenti pour la Quinzaine des réalisateurs, ce qui semblait assez évident. Finalement, il n'est nulle part et devrait faire son avant-première française à Deauville.

Venise devrait pouvoir aussi compter sur les derniers film de Ben Wheatley, James Pondoldt et Adam Leon, ainsi que sur de nombreux cinéastes asiatiques qui manquent à l'appel cannois.

Côté français, on remarque que François Ozon, Rebecca Zlotowski et Stéphane Brizé ont manqué le coche. Même si la stupéfaction fut plus grande concernant Nocturama de Bertrand Bonello. Dès le jour de l'annonce de la sélection cannoise, le distributeur français a balancé l'affiche du film et annoncé qu'il serait en compétition au festival de San Sebastian.

Paris est une fête sera le 7e film de Bertrand Bonello

Posté par vincy, le 6 février 2015

bertrand bonelloEn tête des nominations aux César cette année avec son film Saint Laurent (en compétition au dernier Festival de Cannes), Bertrand Bonello s'est déjà attelé à son nouveau film, Paris est une fête.

Ce septième long-métrage du réalisateur "va s’interroger par l’action sur la violence et la folie de notre monde", qui "ouvre des perspectives nouvelles dans l’œuvre de Bertrand Bonello", selon le communiqué d'Arte, qui cofinance le film produit par Rectangle productions.

Le casting sera composé par des acteurs non professionnels qui incarneront une bande de jeunes terroristes.

Dans un entretien aux Inrocks, Bonello a expliqué que son film "suivra des jeunes qui posent des bombes à Paris, de nos jours. Il sera traité beaucoup plus comme un film d’action que comme un film sur le temps." Il ajoute que "Ces jeunes seront uniquement dans l’action. Le film sera vraiment centré sur ces jeunes âgés de 18 à 21 ans (...). Ces personnages seront issus de milieux sociaux divers, car je veux éviter toute stigmatisation du type “c’est la banlieue” ou “c’est l’islam”."

Le scénario est finalisé, le financement presque bouclé. Le tournage devrait avoir lieu cet été.

Oscars 2015 : la France prend Saint Laurent comme ambassadeur

Posté par vincy, le 22 septembre 2014

La France a choisit son candidat en vue des nominations à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. La commission de sélection s'est réunie pour la deuxième fois ce matin et a sélectionné Saint Laurent de Bertrand Bonello. Le film, qui était en compétition au dernier Festival de Cannes, sort sur les écrans français mercredi, distribué par EuropaCorp. Aux Etats-Unis, c'est Sony Pictures Classics qui distribuera le film. Pour l'instant aucune date de sortie n'est confirmée, mais le studio a déjà plusieurs prétendants en course pour les Oscars : Whiplash, Foxcatcher, Mr. Turner. Saint-Laurent va faire son avant-première américaine au prochain Festival de New York, qui début vendredi.

Avant son départ du ministère de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti avait renouvelé la Commission chargée de désigner le candidat français pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Alain Terzian, président de l'Académie des César, Jean-Paul Salomé, président d'Unifrance, Régis Wargnier (qui a gagné cet Oscar en 1993), Agnès Jaoui, et Mia Hansen-Løve ont décidé du film aux côtés de Serge Toubiana, président de la commission d'avances sur recettes, et Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, tous deux membres de droit.

Pour être choisi, il faut que le film soit sorti en salles entre le 1er octobre 2013 et le 30 septembre 2014. Le choix est audacieux, pour ne pas dire risqué, tant la narration du film de Bonello est à des années lumières des goûts assez conservateurs des votants. Le biopic Yves Saint Laurent de Jalil Lespert aurait sans doute été plus consensuel, tout comme Gemma Bovery. Avouons que ce choix gonflé misant avant tout sur une esthétique et une autre manière de voir le film biographique fait de Saint Laurent un ambassadeur du cinéma chic français par excellence.

Déjà 8 films cannois en concurrence dans cette catégorie

On note surtout que le Festival de Cannes a toute les chances d'être représenté dans le club des cinq finalistes. Après Amour et La Grande Bellezza, un troisième Oscar d'affilée à un film cannois assurerait un peu plus la prééminence du Festival dans la catégorie cinéma art et essai.

Ainsi Mommy (Canada), Winter Sleep (Turquie), Deux jours une nuit (Belgique), Timbuktu (Mauritanie), tous quatre en compétition, seront en concurrence avec Saint Laurent. Israël a préféré Le Procès de Vivian Amsalem de Ronit et Shlomi Elkabetz, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. La Hongrie a opté pour White God et la Suède pour Force Majeure, tous deux primés à Un Certain Regard.

Parmi les autres candidats déjà connus, notons deux films berlinois LGBT, Au premier regard (Brésil) et The Circle (Suisse). Ida représentera la Pologne, La Lune rouge le Maroc, Sea Fog la Corée du Sud, The Light Shines Only There le Japon, Golden Era, d'Ann Hui, Hong Kong, Today l'Iran, Little England la Grèce, Beloved Sisters l'Allemagne, 1001 Grams (de Bent Hamer) la Norvège. La surprise vient de l'Ukraine qui a préféré The Guide, film d'époque, à The Tribe, qui a fait sensation à chaque passage dans les Festivals.

Enfin, Panama a proposé un film pour la première fois de son histoire, Invasion. Le Nigéria devrait aussi faire son entrée dans ces olympiades du cinéma.

Reste quelques gros pays dont on ne connait pas encore le choix : Italie, Espagne, Argentine, Danemark, Russie, Chine, Inde et Mexique, entre autres.

Lucy, avec Scarlett Johansson, sera le plus gros budget de l’histoire d’Europacorp

Posté par vincy, le 29 juin 2013

Alors que Liam Neeson négocie actuellement un cachet à hauteur de 20 millions de $ pour reprendre du service avec Taken 3 (au budget faramineux de 65-70 millions de $), EuropaCorp a annoncé hier la mise en route du film le plus cher de l'histoire du studio français : Lucy, le prochain film réalisé par Luc Besson. Le film, dont le tournage débutera en septembre, met en vedette deux stars hollywoodiennes (autrement dit très très chèrement rémunérées), Scarlett Johansson et Morgan Freeman. Pas plus de précisions sur le montant du devis, mais on l'imagine assez près des 100 millions de $.

Lors de la présentation des (bons) résultats de la société, son directeur général Christophe Lambert, a précisé que le film serait un thriller d'anticipation "à très grand spectacle" avec un record d'effets spéciaux pour un film de Besson.

Europacorp se dirige ainsi de plus en plus vers une stratégie "hollywoodienne". Malavita, avec de Niro et Pfeiffer, est attendu cet automne. The Homesman, avec Tommy Lee Jones et Meryl Streep, espère être au Festival de Cannes l'an prochain. La société a également confirmé le tournage du Yves Saint Laurent de Bertrand Bonello, un temps menacé, malgré le refus de Pierre Bergé d'endosser ce projet (il a préféré celui de Jalil Lespert, plus consensuel et moins critique).

Cannes 2013 : Miguel Gomes présidera le jury long métrage de la Semaine de la Critique

Posté par MpM, le 25 mars 2013

miguel gomesC'est le réalisateur portugais Miguel Gomes qui présidera le jury long métrage de la 52e édition de la Semaine de la Critique, succédant à Bertrand Bonello et Lee Chang-dong. Le réalisateur acclamé pour Tabou sera entouré de quatre journalistes internationaux pour désigner le meilleur film de la sélection. En 2011, c'est Take Shelter de Jeff Nichols qui avait remporté le premier Grand Prix Nespresso de la Semaine tandis que Aquí y allá de Antonio Méndez Esparza avait reçu le deuxième en 2012.

"Je suis très fier de pouvoir aider un film en le primant", a déclaré le cinéaste. "Bien que je sois en train de terminer un court métrage et la préparation d’un prochain long métrage, c’est une expérience à laquelle je n’ai pas su résister. En tant que metteur en scène, Président d’un jury de critiques internationaux, j’ai l’intention d’être très démocratique et ouvert. Tous les films proposent un pacte avec le spectateur, il doit pouvoir y projeter son propre univers, sa propre sensibilité. Je vais essayer de trouver ce chemin dans ces premières œuvres."

Lui-même auteur de trois longs métrages (La Gueule que tu méritesCe cher mois d’août ; Tabou) et représentatif d'une nouvelle génération de cinéastes internationaux, Miguel Gomes semble en parfaite adéquation avec la mission que revendique la Semaine de la Critique : "découvrir de nouveaux auteurs à travers une première ou seconde œuvre et les révéler sur la scène internationale."

On connaîtra dans la seconde quinzaine d'avril la liste des films sélectionnés pour cette 52e Semaine de la Critique.