Pierre Niney, Benoît Magimel et Stacy Martin chez Nicole Garcia

Posté par vincy, le 24 janvier 2019

Nicole Garcia avait annoncé son nouveau projet au Festival de Dinard quand elle était présidente du jury en 2017. Le 28 janvier, elle débutera le tournage de son neuvième long métrage, co-scénarisé avec Jacques Fieschi.

Lisa Redler est une histoire d'amour contemporaine, romanesque et sombre. Après une soirée qui tourne mal, Simon quitte soudainement la France. Lisa, sa compagne, l'attend, mais il ne revient pas... Leurs destins se croiseront à nouveau, quelques années plus tard, dans l'océan Indien. Lisa est désormais une femme qui hésite entre deux hommes. On retrouvera l'atmosphère de Place Vendôme, avec un meurtre qui plane sur ce trio.

Pierre Niney et Stacy Martin tourneront pour la première fois devant la caméra de Nicole Garcia. Benoît Magimel complète le casting. Il retrouve la réalisatrice 13 ans après la sortie de Selon Charlie.

Le film, produit par Les Films Pelléas vient d'obtenir une aide de 330000€ Fonds de soutien au cinéma et à l'audiovisuel. Le film se déroulera entre Genève, la région parisienne et l'île Maurice. Mars films distribuera le film.

Les Films Pelléas sont quatre fois nommé aux César cette année avec Nos batailles (deux nominations), Plaire, aimer et courir vite et le court métrage Les indes galantes.

Les César 2016 sacrent Fatima, Mustang, Catherine Frot et Vincent Lindon

Posté par redaction, le 26 février 2016

Toute la cérémonie sur notre compte twitter. Et le rappel de toutes les nominations.

Fatima, déjà couronné par le Prix Louis-Delluc, est reparti avec trois César dont celui du meilleur film. En nombre de récompenses, il est devancé par Mustang, quatre fois distingué, dont le prix du meilleur prix film. Deux histoires de femmes entre occident et orient, deux films issus de métissage franco-méditerranéen.

On s'étonnera toujours de certains choix, à commencer par Birdman et Le Petit Prince. On sera peut-être déçu que Trois souvenirs de ma jeunesse n'ait pas eu autre chose que le César du meilleur réalisateur pour Arnaud Desplechin, qui était pour la quatrième fois nominé. Ce fut la bonne. Idem pour Vincent Lindon, qui après cinq nominations infructueuses, empoche un César amplement mérité depuis des années, et fait le doublé royal avec son prix d'interprétation à Cannes. Si Michel Fau a étonnament perdu dans la catégorie second-rôle masculin, Catherine Frot a sauvé l'honneur de Marguerite, quatre fois césarisé tout de même, en décrochant son premier César de la meilleure actrice, vingt ans après celui du meilleur second-rôle, trente ans après sa première nomination.

Enfin, avec de nombreux lauréats nés hors de France, le cinéma Français, à l'occasion d'une soirée pleine d'autodérision, emmenée par une Florence Foresti plutôt inspirée, a montré qu'il était ouvert au monde. Michael Douglas, César d'honneur, a très bien su trouver les mots pour rappeler à quel point la culture française était importante. Le tout dans un discours entièrement en français.

Meilleur film : Fatima de Philippe Faucon
Meilleur réalisateur: Arnaud Desplechin (Trois souvenirs de ma jeunesse)

Meilleur film d'animation: Le Petit Prince de Mark Osborne
Meilleur premier film: Mustang de Deniz Gamze Egüven
Meilleur documentaire: Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent
Meilleur film étranger: Birdman d'Alejandro G. Inarritu (USA-Mexique)
Meilleur court métrage: La contre-allée de Cécile Ducrocq
Meilleur film d'animation (court métrage): Le repas dominical de Céline Devaux

Meilleure actrice: Catherine Frot (Marguerite)
Meilleur acteur: Vincent Lindon (La loi du marché)
Meilleur second rôle féminin: Sidse Babett Knudsen (L'Hermine)
Meilleur second rôle masculin: Benoît Magimel (La tête haute)
Meilleur espoir féminin: Zita Hanrot (Fatima)
Meilleur espoir masculin: Rod Paradot (La tête haute)

Meilleur scénario original: Deniz Gamze Ergüven, Alice Winocour (Mustang)
Meilleur scénario adapté: Philippe Faucon, d'après Prière à la lune de Fatima Elayoubi (Fatima)
Meilleure image: Christophe Offenstein (Valley of Love)
Meilleur montage: Mathilde Van de Moortel (Mustang)
Meilleur son: François Musy, Gabriel Hafner (Marguerite)
Meilleurs décors: Martin Kurel (Marguerite)
Meilleurs costumes: Pierre-Jean Larroque (Marguerite)
Meilleure musique originale: Warren Ellis (Mustang)

L’éveil d’Edoardo charme les jurys du Festival de Cabourg

Posté par kristofy, le 15 juin 2015

La cérémonie de clôture du 29ème Festival du Film de Cabourg a offert une chaleureuse standing-ovation à Michel Legrand pour lui remettre un Swann d’Or Coup de cœur, en hommage à sa carrière.

Le Swann d’Or qui récompense le romantisme de ces derniers mois au cinéma a été l’occasion de réunir à Cabourg les équipes des films A trois on y va avec la présence de Anaïs Demoustier, Sophie Verbeeck, Félix Moati, Jérôme Bonnell ; Caprice avec, encore, Anaïs Demoustier, Emmanuel Mouret et Virginie Elfira ; Un peu beaucoup Aveuglément avec Clovis Cornillac et Lilou Fogli ; Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin avec son duo Lou Roy-Lecollinet et Quentin Dolmaire…

Pour les 7 films en compétition, cette année il y a eu un rassemblement des voix en faveur de L’éveil d’Edoardo de Duccio Chiarini (dont la sortie est d’ailleurs prévue ce mercredi 17 juin) avec à la fois le prix du jury de la jeunesse et aussi le grand prix du jury présidé par Juliette Binoche.

La légèreté, parfois empreinte de gravité, était donc au rendez-vous avec ces différentes histoires de famille décomposée ou recomposée. Le couple à l’épreuve du temps ou l’évolution du sentiment amoureux ont souvent été mieux traités par les cinéastes étrangers: Cabourg a fait découvrir que nos voisins cinéastes proposent des films qui peuvent faire vibrer, sourire et pleurer comme rarement. Il faudra voir les très réussis films Pause du suisse Mathieu Urfer avec Julia Faure qui était présente (elle avait été citée le César du meilleur espoir féminin pour Camille redouble) même s'il n'y a toujours pas de date de sortie française prévue malgré des sélections aux festivals de Locarno, Namur, Arras... ; et 45 years du britannique Andrew Haigh avec Charlotte Rampling et Tom Courtenay (Ours d'argent d’interprétation pour les deux comédiens au dernier festival de Berlin) en salle le 25 novembre.

juliette binoche cabourg 2015

Voici le palmarès des Swann d'Or du Festival du Film de Cabourg 2015 :

- Swann d’Or Coup de cœur : Michel Legrand

- Grand Prix du Festival de Cabourg : L’éveil d’Edoardo, de Duccio Chiarini
- Prix Spécial : Zurich, de Sacha Polak
- Prix de la Jeunesse: L’éveil d’Edoardo, de Duccio Chiarini
- Prix du public: Lessons in love, de Fred Schepisi

- Swann d’Or du meilleur film: Caprice, de Emmanuel Mouret
- Swann d’Or du meilleur premier film: Un peu beaucoup aveuglément, de Clovis Cornillac
- Swann d’Or du meilleur réalisateur: Arnaud Desplechin pour Trois souvenirs de ma jeunesse
- Swann d’Or de la meilleure actrice: Anaïs Demoustier dans A trois on y va
- Swann d’Or du meilleur acteur: Benoît Magimel dans La tête haute
- Swann d’Or de la Révélation féminine : Joséphine Japy dans Respire
- Swann d’Or de la Révélation masculine : Kévin Azaïs dans Les combattants

-Meilleur court-métrage : Copain, de Jan et Raf Roosens
-Meilleure actrice court-métrage ex-aequo : Louisiane Gouverneur et Ilys Barillot, dans A qui la faute de Anne-Claire Jaulin
-Meilleur acteur court-métrage : Benoît Hamon, dans Jeunesse des loups-garous de Yann Delattre (court qui avait été découvert à La Semaine de la Critique à Cannes)

Par ailleurs les Prix Premiers Rendez-Vous qui récompensent les débuts à l’écran d’une actrice et d’un acteur dans un  premier grand rôle ont été donné à Sophie Verbeeck dans A trois on y va de Jérôme Bonnell et à Rod Paradot dans La tête haute de Emmanuelle Bercot.

Cannes 2015: La tête haute d’Emmanuelle Bercot en ouverture du Festival

Posté par redaction, le 13 avril 2015

Pour la première fois depuis 1987, le Festival de Cannes mettra à l'honneur une réalisatrice pour son Ouverture. Emmanuelle Bercot (Elle s'en va) présentera en avant-première mondiale La Tête haute le 13 mai prochain. Le film sortira le même jour en France.

Tourné dans le Nord Pas de Calais, en Rhône-Alpes et en Ile de France, le film réunit Catherine Deneuve, Benoît Magimel, Sara Forestier, et le jeune Rod Paradot qui interprète le personnage principal.

La Tête haute raconte le parcours éducatif de Malony, jeune délinquant, de l’enfance à l’âge adulte, qu’une juge des enfants (Deneuve) et un éducateur (Magimel) tentent de sauver.

"Le choix de ce film pourra paraître surprenant au regard des codes généralement appliqués à l’Ouverture du Festival de Cannes . C’est évidemment le reflet de notre volonté de voir le Festival commencer avec une œuvre différente, forte et émouvante. Le film d’Emmanuelle Bercot dit des choses importantes sur la société d’aujourd’hui, dans la tradition d’un cinéma moderne, pleinement engagé sur les questions sociales et dont le caractère universel en fait une œuvre idéale pour le public mondial qui sera au rendez-vous à Cannes" a déclaré Thierry Frémaux, Délégué général du Festival.

© lux roux

A Cannes, Emmanuelle Bercot a reçu le Prix du jury pour son court métrage Les Vacances en 1997 puis un Deuxième Prix de la Cinéfondation pour La Puce, en 1999. En 2001, son premier long métrage, Clément, dans lequel elle tient le rôle principal, est sélectionné à Un Certain Regard. Elle est revenue à Cannes en tant que co-scénariste de Polisse de Maïwenn, Prix du jury en 2011.
En tant que réalisatrice, elle signe Backstage (2004), un segment de Les Infidèles et Elle s'en va, en compétition à Berlin en 2013. On l'a aussi vue comme comédienne dans des films tels que La Classe de neige de Claude Miller (Prix du jury à Cannes), Ça commence aujourd'hui de Bertrand Tavernier, À tout de suite de Benoît Jacquot, Carlos d'Olivier Assayas (hors -compétition à Cannes) et elle sera à l'affiche de Mon Roi, le prochain film de Maiwenn.

Cannes 2014 – Les télex du Marché : Adèle Exarchopoulos, Tilda Swinton, Catherine Deneuve, Vincent Cassel …

Posté par redaction, le 14 mai 2014

marché du film - cannes- StudioCanal vient d'acheter les droits de deux films internationaux.
Le premier projet est celui de James Watkins (La dame en noir) intitulé Bastille Day. Il s'agit d'un thriller d'action qui mettra en scène Adèle Exarchopoulos et Idris Elba (Mandela). Le tournage est prévu cet été à Paris.
Le second projet quant à lui réunira Ralph Fiennes et Tilda Swinton, tous deux vu récemment ensemble dans The Grand Budapest Hotel, ainsi que l'australienne Margot Robbie (Le Loup de Wall Street) et le belge Matthias Schoenaerts (De rouille et d'os). Il s'agit d'un thriller sur fond de séduction. Le tournage est également prévu cet été mais cette fois en Italie.

- Catherine Deneuve retrouve Emmanuelle Bercot. Après Elle s'en va (en compétition au Festival de Berlin l'an dernier), la réalisatrice et la comédienne tourneront La tête haute (Standing Tall pour le marché du film). Produit par la société Elle Driver, le film mettra en scène Deneuve dans le rôle d'une juge pour enfant qui s'occupe d'un jeune délinquant. Benoît Magimel et Sara Forestier feront partis du casting.

- Vincent Cassel va aussi célébrer des retrouvailles avec un cinéaste qu'il connaît bien puisqu'il s'est engagé sur le tournage du prochain Jean-François Richet, le réalisateur du diptyque Mesrine. Cassel jouera aux côtés de François Cluzet dans Un moment d'égarement, remake de la comédie de Claude Berri sortie en 1977. Dans ce film originel, deux amis, la fille de Victor Lanoux, 16 ans, tombait amoureuse de Jean-Pierre Marielle. Cassel reprendra le rôle de Marielle tandis que Cluzet héritera de celui de Lanoux.

Testud et Magimel en tête d’un casting de vedettes pour le nouveau film de Diane Kurys

Posté par vincy, le 19 juillet 2012

Depuis lundi, Diane Kurys a entamé le tournage de son douzième film, Pour une femme, après une absence des plateaux de 5 ans (Sagan, version ciné et télé).

La réalisatrice de Diabolo Menthe, Coup de foudre et La Baule-les-Pins a enrôlé Sylvie Testud (la fille romancière), Benoît Magimel (le père), Mélanie Thierry, Nicolas Duvauchelle, Denis Podalydès, Julie Ferrier, Clotilde Hesme et Clément Sibony, rien que ça. Le film ne coûtera pourtant que 8 millions d'euros, pour un tournage de 7 semaines environ.

Pour une femme raconte l'histoire d'Anne, la trentaine, romancière, qui ne sait rien de son passé : ni son père, ni sa soeur ne veulent lui dire la vérité, par toujours bonne à dire. A la mort de sa mère, en retrouvant des lettres et des photos, elle décide d'explorer la relation de ses parents, qui vivaient à Lyon en 1947. Elle souhaite en faire son prochain roman. Elle découvre alors l'existence d'un oncle mystérieux, dont personne ne veut parler autrement qu'en fantôme. Le secret, détenu par le père, risque cependant de disparaître avec la mort prochaine de celui-ci, malade.

Le film se déroule pendant l'après guerre et les années 80. EuropaCorp prévoit de le sortir fin 2013 dans les cinémas.

Magimel, Tautou et Carré chez Jalil Lespert

Posté par vincy, le 8 octobre 2010

Jalil Lespert est surtout connu comme comédien : Le petit Lieutenant, Le promeneur du Champ de Mars, Ressources humaines... Il a joué sous la direction de Cantet, Maillot, Jacquot, Giusti, Benguigui, Resnais, Guédiguian, Beauvois, Canet... Jolie parcours. Il a aussi réalisé un premier film en 2007 : 24 mesures, avec Bouajila, Azabal, et Benoît Magimel. Il retrouvera ce dernier dans sa deuxième réalisation, Des vents contraires. Il a aussi convaincu Isabelle Carré et Audrey Tautou de se lancer dans l'aventure. Le casting comprend aussi Jean-Paul Rouve, Bouli Lanners et Ramzy Bedia (de Eric et Ramzy).

Co-scénarisé avec Marion Laine (Un coeur simple), il s'agit de l'adaptation du roman éponyme d'Olivier Adam, paru en 2009, et Grand prix RTL-Lire. L'auteur a souvent été adapté au cinéma ou à la télévision : Je vais bien ne t'en fais pas, Poids léger, A l'abri de rien.

Le tournage débutera en janvier en Bretagne et devrait sortir à la fin de l'année 2011. Tout indique qu'il sera sélectionnable pour Berlin en 2012.

Guillaume Canet va diriger sa compagne Marion Cotillard

Posté par vincy, le 18 mai 2009

Non contents d'avoir passé quelques semaines ensemble sur le tournage du Dernier vol, de Karim Didri, Guillaume Canet et Marion Cotillard continueront à travailler ensemble dans le nouveau film de l'acteur-réalisateur et... scénariste.

En effet, Les petits mouchoirs sera le premier script écrit de la main de Canet, sans passer par la case adaptation. Le tournage débutera le 3 août, avec le producteur habituel du cinéaste, Les productions du Trésor, qui a réunit 18 millions d'euros pour la comédie. Son dernier film, Ne le dis à personne vient par ailleurs d'être vendu aux Etats-Unis pour un remake, après son beau score au box office nord américain (6,2 millions de $).

Il s'agit de l'histoire d'une bande de copains parisiens qui part chaque année au Cap Ferret, en Gironde. Le producteur évoque les films Peter's friends et Les copains d'abord comme références.

C'est le casting qui retient l'intention. On y retrouvera François Cluzet, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche, Anne Marivin, Louise Monnot, Jean Dujardin, Benoît Magimel, Pascale Arbillot et l'humoriste décapant Laurent Lafitte.

La sortie est prévue pour 2010.

Venise : Arriaga et Schroeder déçoivent

Posté par MpM, le 31 août 2008

Benoit Magimel et Lika MinamotoCe qui fait avant tout la force d’un festival, c’est son pouvoir d’attraction sur medias et spectateurs qui se bousculeront aux portes des salles et propageront le buzz bien au-delà des frontières de ce petit monde relativement fermé. Et pour cela rien de tel que de provoquer des attentes fortes sur certains films présentés, par opposition avec ceux dont personne ne connaissait l’existence avant de les voir au programme. On pouvait découvrir aujourd’hui deux de ces longs métrages extrêmement attendus sur le Lido : The burning plain de Guillermo Arriaga, séduisant sur la papier en raison de son casting prestigieux (Charlize Theron, Kim Basinger) et de la personnalité de son metteur en scène (scénariste d’Amours chiennes, Babel, Trois enterrements…), et Inju, la bête dans l’ombre de Barbet Schroeder, précédé par un parfum de souffre et une bande-annonce pour le moins tapageuse. Dommage, comme cela arrive trop souvent, l’attente qui entourait ces deux films a été pareillement déçue, quoique pour des causes différentes.

Arriaga nous fait une fois de trop le coup de l’intrigue morcelée qui met en scène des protagonistes apparemment sans lien les uns avec les autres mais qui finiront bien par être connectés d’une manière ou d’une autre. Ce qui faisait le charme et la force de ses précédents scénaris est devenu rien de plus qu’une recette qu’il semble vouloir décliner à l’infini. Malheureusement pour lui, maintenant, le spectateur connait le truc et devine la moitié des corrélations un quart d’heure avant que le film ne les lui révèle en grande pompe. L’effet de surprise et de suspense étant complètement raté, il ne reste même pas de quoi se raccrocher à l’histoire, terriblement conventionnelle. Il y en a d’ailleurs un peu marre de ces héroïnes torturées par la culpabilité et qui finissent systématiquement par trouver le rédemption dans l’amour. Marre aussi de cet excès de puritanisme qui force à expliquer par des traumatismes psychologiques le moindre des comportements “immoraux” des personnages (la femme qui trompe son mari le fait parce qu’il ne la désire plus, celle qui couche avec tout ce qui bouge fuit de vieux démons, etc.). 

Dans un autre genre, le prétendu polar érotique de Barbet Schroder est un véritable fiasco scénaristique. Le moment le plus réussi en terme de suspense et de noirceur est la séquence d’introduction singeant avec brio certains films de sabre asiatiques un peu cheap mais savoureux, où le sang gicle et les têtes tombent. Mais rien de tel dans Inju où l’action se veut avant tout cérébrale et les scènes de sexe imaginaires (ou grotesques). L’intrigue policière se résume alors à une succession d’invraisemblances et de fausses pistes rapidement mises au jour. Schroeder essaye bien de jouer au chat et à la souris avec son spectateur, comme son héros maléfique le fait avec le malheureux Alex Fayard (incarné par un Benoit Magimel encore plus falot qu’à l’ordinaire), mais il a affaire à une partie particulièrement plus coriace qui anticipe les retournements et devine les ficelles. Là encore, ce qui aurait dû être un véritable jeu de piste tourne à la révélation progressive de choses que l’on savait déjà. Et l’attente artificiellement suscitée se retourne contre le film, probablement jugé deux fois plus sévèrement que s’il ne nous avait pas été préalablement survendu...

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