L’instant Glam’ – Jour 3: traînes, tétons et strass

Posté par cynthia, le 15 mai 2015

emma stone pierre lescure woody allenTroisième jour sur la Croisette et les stars continuent d'arpenter le tapis rouge. Vous avez cru avoir été au bout de vos sens hier avec l'équipe de Mad Max? Vous vous êtes trompés.

Par tous les seins!

Ah la poitrine! Cette partie du corps enchanteresse qui fait tourner les têtes est exploitée à la perfection par nos célébrités. Nous commençons avec Frédérique Bel qui exhibe aux photographes de la croisette un décolleté en V plongeant. "FREDERIIIIIIIIQUE FREDERIIIIIIIQUE": c'est qu'ils ont du coffre ces messieurs (il y a très peu de femmes parmi les photographes) lorsqu'il s'agit de photographier des seins.... euh des stars. Et ce n'est pas Adèle Exachopoulos qui va les calmer. La révélation de La vie d'Adèle a choisi une robe fendue jusqu'aux fesses, offrant ainsi un spectacle alléchant à la galerie. Espérons pour elle qui ne lui arrive pas la même mésaventure que Sophie Marceau hier. Attendez vous ne le savez pas? C'est qu'il ne faut jamais avoir les yeux dans sa poche à Cannes et toujours avoir ses sens en éveil pour ne rien rater. Donc si vous êtes un pro du voyeurisme (et du Net), vous avez sans doute vu sa culotte. Oui, sa culotte! Sa robe étant extrêmement ouverte, sa culotte a donc fait son apparition au moment où la belle a monté les marches. Ah la loi du mouvement des jambes! Bien évidemment cela a fait la une de nombreux quotidiens (le Festival pour la plupart ne se résume qu'à ça) et cela a même scandalisé de nombreux festivaliers. Voir une culotte serait-ce si choquant? Si c'était le cas, ça ferait belle lurette qu'on empêcherait Miley Cyrus de se produire en concert. Reconnaissons à Marceau, qui avait déjà dévoilé un sein sur les marches il y a quelques années, qu'elle su assortir la culotte à la robe. Grande classe.

Sachez que lorsque l'on aperçoit le bas, le haut n'est pas très loin et c'est l'actrice Aggeliki Papoulia qui nous le démontre. Venue présenter The Lobster de Yorgos Lanthimos, la jeune femme portait une robe plutôt jolie et sans décolleté. Elle était tout sourire jusqu'à ce que les températures cannoises aient raison d'elle. Le froid de la plage après 22h à fait jaillir ses tétons hors de leur cachette offrant ainsi un spectacle digne de Kristen Dunst dans le premier volet de Spiderman. Tu tires ou tu pointes... et bien elle a décidé de pointer.

Emma Stone ou la huitième merveille du monde

Nous étions obligés de consacrer une partie uniquement à la belle rousse aux yeux revolver, aka Emma Stone, aka la remplaçante de Dunst dans Spider-Man. Apparue tel un être céleste (n'ayons pas peur de l'emphase) aux côtés de Woody Allen pour présenter L'homme irrationnel, Emma avait choisi une robe sirène ornée d'une traîne à faire pâlir la styliste de la robe de mariée de Kate Middleton. D'un naturel déconcertant, elle a montré beaucoup de difficulté à monter les marches, venant même à demander de l'aide à une attachée de presse. Cette dernière, franchement mal élevée, lui a indiqué qu'il fallait qu'elle monte et puis c'est tout. Pauvre Emma! Si ça avait été nous, nous serions venus te porter puis te déposer délicatement dans la salle Lumière, telle une princesse. Malgré ce manque de sympathie, tu as gardé le sourire, gravi les marches affichant un somptueux sourire quelque peu gêné par ta traîne qui semblait en vouloir à tout le monde. Marcher derrière toi se révélait aussi difficile que de lire Cinquante Nuances de Grey jusqu'au bout. Timide à souhait, tu as même été abasourdie par le standing ovation que les cannois ont offert à Woody Allen "What's that?" as-tu dit à ta partenaire Parker Posey. Expressive, radieuse et souriante à chaque seconde, Woody Allen ne va pas comprendre le choc lorsqu'il va débuter le tournage de son prochain film aux côtés de Kristen Stewart (l'actrice à la mono expression).

Traîne, naturel et humour

Emma Stone n'est pas la seule à avoir opté pour une robe à traîne. Le tout Cannes en raffole, à croire qu'il y a un dress code précis à l'entrée du tapis ou que l'omelette de Rihanna a fait des jalouses. Léa Seydoux venue présenté The Lobster avait choisi une traîne tout comme Michelle Rodriguez, à qui on tire notre chapeau d'avoir piqué un sprint en talons sur le tapis rouge, sans une chute, mais aussi la sublime Rachel Weisz (venue sans Daniel 007 Craig) qui brillait de mille feux avec une robe couverte de strass.

Côté garçon, pas de traîne, ni même de queue de pie, mais nous avons apprécié la franchise de Woody Allen envers les journalistes "quel genre pour mon film?...c'est un chef-d'oeuvre du cinéma!" Nous avons particulièrement adoré le comportement total détente de Colin Farell, qui a perdu son énorme barrique de bière qui lui sert de ventre dans The Lobster. Clins d’œil, blagues à tout va ("si j'étais un animal je serai une mouette... toi aussi? On ira chier sur les gens comme ça!"), l'acteur était tout feu tout flamme, comme son partenaire le dandy Ben Whishaw, qui avait un peu forcé sur le rouge à lèvres. Regard de braise, voix suave, on envie son compagnon... que voulez-vous les meilleurs sont toujours pris! Par contre ce qui nous donne pas envie c'est la tenue de John C. Reilly. Vêtu d'une veste blanche et d'un nœud de papillon, nous avons cru que c'était le barman du Palace voisin.Parfois, il faut mieux être sobre. Même si c'est un concept difficile à Cannes.

The Danish Girl: de Nicole Kidman à Eddie Redmayne

Posté par vincy, le 1 mars 2015

eddie redmayne danish girl

C'est une longue histoire qui commence il y a 7 ans. The Danish Girl, adapté d'un roman de David Ebershoff, devait, à l'origine être réalisé par Anand Tucker, avant qu'il ne passe le relais à Lasse Hallstrom, puis à Tomas Alfredson. Le film sera finalement aux manettes de Tom Hooper (Le discours d'un roi, Les Misérables).

Le film s'inspire de l'histoire vraie des artistes danois Einar et Gerda Wegener. Einar, un homme, a subi en 1930 une opération chirurgicale pour devenir une femme, Lili, devenant ainsi le premier transexuel. L'histoire fascina Nicole Kidman, qui avait dit oui pour incarner Einar, et produire le film. Pour Gerda, Charlize Theron fut d'abord pressentie, avant que celle-ci ne laisse tomber. Gwyneth Paltrow fut alors engagée, avant d'abandonner le projet et de refiler le rôle à Rachel Weisz qui passa ensuite à Uma Thurman.

Finalement, en 2014, Nicole Kidman, productrice du projet, passionnée par cette histoire - elle envisagea même de réaliser le film - décide de lâcher prise.

Working Title reprend le projet, embauche Tom Hooper. Et le casting suit dès le printemps 2014: Eddie Redmayne, Oscar du meilleur acteur la semaine dernière, incarne Einar Wegener-Lili Elbe, Alicia Vikander, son épouse Gerda. Ben Whishaw, Amber Heard et Matthias Schoenaerts sont aussi du casting. Hooper avait dirigé Redmayne dans Les Misérables.

Le tournage a enfin commencé. Le film sera sur les écrans l'année prochaine. L'histoire, dramatique puisque Einar/Lili est morte quelques mois après sa dernière opération, est axée sur la relation des deux époux, dans les années 20 et au début des années 30.

Pour Spectre, James Bond s’offre un casting de stars

Posté par vincy, le 4 décembre 2014

teaser spectre 007 james bondLe tournage de Spectre, titre du 24e James Bond "officiel", commencera lundi 8 décembre. Le casting inclut une flopée de stars: Daniel Craig (007), Christoph Waltz (Oberhauser), Rory Kinnear (Bill Tanner), Ben Whishaw (Q), Naomie Harris (Eve Moneypenny), Ralph Fiennes (M), Andrew Scott (Denbigh), Dave Bautista (Mr. Hinx), Monica Bellucci (Lucia Sciarra) et Lea Seydoux (Madeleine Swann), qui avait déjà été confirmée il y a près de deux mois.

On pourrait ajouter l'Aston Martin DB 10.

L'histoire a été résumée ainsi: Un message crypté envoie James Bond sur la trace d'une organisation secrète et sinistre, Spectre. Tandis que M se bat auprès des politiques, pour garder son service en vie, 007 avance dans son enuête pour découvrir la terrible vérité qui se cache derrière Spectre.

Le tournage se déroulera aux studios Pinewood à Londres, dans la capitale anglaise, à Rome (Italie), Tanger (au nord du Maroc), dans la région saharienne d'Erfoud (Maroc), Mexico City, les stations de ski de Sölden et d'Obertilliach et autour du Lac Altaussee (tous trois en Autriche). C'est la première fois que l'agent secret de sa majesté passera par Rome, Mexico et le désert marocain. Même si il n'y a rien de nouveau pour 007 qui connait déjà l'Italie, le Mexique et le Maroc. Il était d'ailleurs passé par Tanger dans Tuer n'est pas jouer et par l'Autriche dans L'espion qui m'aimait et Quantum of Solace.

Le scénario a été écrit par John Logan, Neal Purvis et Robert Wade. Le réalisateur Sam Mendes (confirmé en juillet 201) a choisi un nouveau directeur de la photo, Hoyte van Hoytema (La taupe, Her) et un nouveau monteur, Lee Smith (Elysium, la trilogie Batman de Nolan, Inception. Les deux ont collaboré sur Interstellar.

Le film sortira le 6 novembre 2015.

casting de Spectre James Bond 24

Ben Whishaw sera Freddie Mercury

Posté par vincy, le 11 décembre 2013

ben whishawLe biopic sur le leader du groupe rock Queen, Freddie Mercury, est relancé. Après l'abandon de Sacha Baron Cohen pour le rôle titre, les producteurs ont du chercher le comédien "idéal". Selon Deadline.com, ils l'ont trouvé en la personne de Ben Whishaw. Certes, la ressemblance n'est pas frappante (faisons confiance aux maquilleurs et prothésistes), certes Whishaw est peut-être un peu trop beau. Mais l'acteur est un perfectionniste. Et nul ne doute que son récent coming out aidera à la promotion d'un film dont le personnage central était ouvertement homosexuel.

A 33 ans, Whishaw a déjà une belle carrière à son actif. Il a débuté en 1999 dans La tranchée et Mauvaise passe (de Michel Blanc) avant d'être révélé dans Layer Cake et surtout Le parfum - histoire d'un meurtrier en 2006. On l'a aussi vu dans I'm not there, en poète dans le beau Bright Star, dans Cloud Atlas et surtout en (nouveau) Q de James Bond (un brin geek solitaire et cultivé) dans Skyfall. A l'affiche du prochain Terry Gilliam, The Zero Theorem, il tourne actuellement In the Heart of Sea, de Ron Howard, film historique sur la tragédie du baleinier Essex en 1820, où il incarne Herman Melville, l'auteur de Moby Dick.

Le biopic sur Freddie Mercury sera réalisé par Dexter Fletcher sur un scénario de Peter Morgan. Cela fait trois ans que le projet a été lancé.

Léa Seydoux s’aventure chez le réalisateur de Canine, Yorgos Lanthimos

Posté par vincy, le 25 octobre 2013

Loin de la polémique autour de La vie d'Adèle (qui sort ce week-end aux Etats-Unis dans 4 salles) et des menaces de procès du réalisateur Abdellatif Kechiche (lire sa tribune "fleuve" sur Rue 89), Léa Seydoux va rejoindre le casting de The Lobster, le nouveau film du cinéaste grec Yorgos Lanthimos. Sur le plateau de tournage, Seydoux côtoiera Ben Whishaw (Skyfall), Jason Clarke (Zero Dark Thirty), Olivia Coleman (Broadchurch) et Angeliki Papoulia, l'actrice fidèle du réalisateur.

The Lobster avait reçu le prix ARTE International en février dernier, qui distingue un projet (lire notre actualité). Le film, le premier en langue anglaise pour le cinéaste, prend place dans une dystopie (contre-utopie) où les hommes et les femmes sont obligés de vivre en couple et subissent un terrible châtiment s’ils désobéissent.

Le tournage débutera en mars prochain.

Lanthimos s'est fait remarqué avec ses deux derniers films, Canine (Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes, une nomination à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère) et Alpes (grand prix du festival de Sydney et prix du scénario au Festival de Venise).

Léa Seydoux sera au générique de trois films en 2014 : Saint Laurent de Bertrand Bonello, qui pourrait ouvrir le Festival de Cannes, The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, qui sortira en mars, et La belle & la bête de Christophe Gans, prévu en février.

Ellen DeGeneres dit oui aux Oscars, Ben Whishaw sort du placard

Posté par vincy, le 7 août 2013

ellen de generesLe 7e Art s'est teinté d'arc-en-ciel ces jours-ci. Tout a commencé du côté des Oscars qui ont choisi Ellen DeGeneres pour présenter la cérémonie de février 2014. Exercice déjà effectué par l’humoriste en 2007. Après Whoopi Goldberg, ce fut la seule fois où une femme a présenté en solo les Oscars. Mais elle s’était enorgueillie d’être la première femme lesbienne.

Mariée à Portia de Rossi depuis 2008, elle fut l’une des premières célébrités à passer l’alliance à une personne du même sexe. On pourra juste regretter que cette immense comique au franc-parler n’est pas su faire sa place au cinéma. On la reconnaît vocalement dans Le Monde de Nemo (Dory l’amnésique), après l’avoir aperçu dans En direct sur Ed TV, Goodbye Lover, If These Walls Could Talk 2.

Et puis on apprend hier que le mignon Ben Whishaw, meurtrier dans Le Parfum, poète romantique dans Bright Star, Rimbaud dans I’m not there et surtout le nouveau Q, très geek et décalé, dans Skyfall, a signé a signé un partenariat civil avec son compagnon, le compositeur Mark Brashaw, qu’il a rencontré sur le tournage de Bright Star.

ben whishawComing Out rare dans le milieu. « Ben n'a jamais caché sa sexualité, mais comme beaucoup d'acteurs, il préfère ne pas parler de sa vie privée. En raison des rumeurs, je peux confirmer que Ben et Mark se sont bien unis civilement en août 2012. Ils sont très fiers de l'avoir fait et sont très heureux » affirme sa porte-parole.

Whishaw sera bientôt à l'affiche, dans The Zero Theorem, de Terry Gilliam, en compétition au prochain Festival de Venise.

Le mariage entre personnes du même sexe sera autorisé au Royaume Uni l’an prochain mais il ne l’est toujours pas en Australie. Il est fort probable, maintenant que 15 pays dans le monde l’autorise, que les comédiens, dont certaines stars « bankable », sortent du placard, à l’instar de Jodie Foster (bientôt en vedette dans Elysium) lors de la dernière soirée des Golden Globes.

Robopocalypse en panne

Posté par vincy, le 15 janvier 2013

La production a été lancée en septembre dernier par la Fox et Dreamworks : Steven Spielberg devait réaliser Robopocalypse, dont il avait annoncé le développement il deux ans et demi. Finalement le projet est reporté sine die. L'adaptation du roman de Daniel H. Wilson, scénarisée par Drew Goddard (Cloverfield), n'a pas convaincu le cinéaste. Un scénario pas prêt mais aussi un budget beaucoup trop élevé pour le réalisateur qui aime contrôler ses devis. Spielberg pourrait aussi, tout simplement, ne plus vouloir réaliser Robopocalypse tant "les films d'action ne l'intéressent plus", comme il l'a confié à l'émission 60 minutes en octobre.

A la recherche de nouvelles solutions pour relancer le film, Spielberg a donc remis le projet à plus tard. Sans date précise. Cela libère du coup les acteurs prévus dans le casting : Chris Hemsworth, Anne Hathaway et Ben Whishaw.

Spielberg a 4 films en production actuellement. Mais en tant que réalisateur, il n'a plus aucun film en projet.

Skyfall : l’abécédaire de Skyfall ou 26 facettes du nouveau James Bond

Posté par vincy, le 16 octobre 2012

A comme Aston Martin : vedette du dernier acte de Skyfall, rutilante et désuète, élégante et parfait gadget pour le final explosif.

B comme Bardem : Raoul Silva, un méchant pas comme les autres. Un brin psychopathe, un zest homo (il faut le voir caresser les cuisses de James Bond) et oedipien à souhait. Javier Bardem, faux blond, fait son show, flirtant avec son personnage de No Country for Old Men.

C comme Casino : grand classique de la franchise. Ce coup-ci pas besoin de jouer à Macao. Juste l'occasion de toucher les jackpots. C'est la première fois que 007 vient en Chine en s'offrant deux étapes : outre le casino de Macao, l'espion fait escale à Shanghai.

D comme Disque dur : l'enjeu initial de tout la série de dévastation, destruction et autres poursuites du film. D comme Dommage que ce fil conducteur se perde en route. Plus personne n'en parle et ne cherche à le récupérer au bout d'une heure.

E comme Eve : le prénom de la très jolie agent du MI6 dont le patronyme ne sera révélé qu'à la fin du film. Clairement, elle n'est pas à l'aise sur le terrain... Une planque dans un bureau lui conviendra mieux.

F comme Fiennes : nouvel arrivant dans la bureaucratie britannique. Ralph Fiennes est l'intermédiaire ambivalent et un peu raide entre le Ministre de la défense et M. Il perd ses cheveux, prend du ventre, mais il a un certain flegme aussi pour annoncer une mise à la retraite que pour prendre un flingue.

G comme Girls : il n'y en a qu'une dans cet épisode. Sorte de Geisha des temps modernes qui s'offrira une douche torride avec 007. S'il n'y avait pas M (en même temps, l'adage se confirme, toutes des p... sauf ma mère), ce serait sans aucun doute le Bond le plus misogyne de la série.

H comme Hashima : île japonaise abandonnée et désolée qui sert de QG au méchant. Ce décor impressionnant a déjà servi de cadre à Battle Royale II. Autrefois l'endroit le plus dense de la planète, cela fait près de 40 ans que les immeubles et bâtiments sont laissés au vent et à l'air marin.

I comme Istanbul : cadre du long prologue de Skyfall, avec poursuites en auto, moto et train, entre Grand Bazar et rues animées. Le prologue est radicalement différent (tout comme l'épilogue) puisqu'il nous fait croire à une fin plutôt qu'à un début. C'est la troisième fois que Bond visite la ville turque après Bons baisers de Russie et Le monde ne suffit pas.

J comme James : il prononce son nom au casino de Macao. Bond est un héros fatigué, presque hors-service, une épave pour certains. Mais sa volonté et sa loyauté lui feront surmonter tous ses handicaps. Daniel Craig avouait avant le tournage, qu'à 43 ans, lui-même ne se sentait plus capable de fournir les exigences physiques qu'imposent le personnage.

K comme Kleinman (Daniel) : Il a déjà réalisé six génériques pour la série (dont GoldenEye et Casino Royale). Il revient pour le générique de cet épisode, chanté par Adèle, avec des couteaux qui deviennent des tombes de cimetière, des dragons chinois, des jeux de miroirs et autres tests de Rorschach... Graphique, comme au bon vieux temps...

L comme comme Londres : la capitale britannique est la victime principale du méchant : explosion du MI6, attentat dans le métro, attaque dans un tribunal...

M comme M : M (parfaite Judi Dench, qui reprend son rôle pour la 7e fois) comme Mise à la retraite mais pas avant d'avoir accompli sa Mission. M comme Mistake (dès le prologue, la panique lui fait commettre une grosse bourde), comme Ministre (qui veut sa peau), comme Menace (de l'intérieure), comme Moteur du film (c'est la cible), comme Match (contre l'ennemi, qu'il soit bureaucratique, terroriste, ou simplement l'âge), comme Méfiance (qui pourrait faire confiance à quelqu'un capable de mettre les intérêts de l'Etat au dessus de ceux des individus), comme Menteuse (pour le bien de tous), comme Maman (voir R comme réplique), comme Mort (il y en a pas mal mais une seule nous surprendra).

N comme note : 3,5 sur 5. Assurément le meilleur de la trilogie avec Craig et l'un des meilleurs Bond grâce à sa mise en scène à la fois spectaculaire et léchée, une image magnifique de Roger Deakins, de beaux effets visuels, un rythme soigné, entre moments d'émotion et scènes d'action. Regrettable que le scénario oublie le disque dur au passage (après nous avoir bien fait monter la pression avec la révélation d'agents infiltrés) et se concentre sur une simple histoire de vengeance.

O comme Olympiques : le véritable buzz autour de Skyfall a débuté lors de la cérémonie d'ouverture des J.O. de Londres, où Daniel Craig fut le premier des agents fictifs à rencontre la vraie Reine d'Angleterre. Côté olympiades, James Bond n'aurait pas été champion de tir cette année...

P comme placement produits : 29 millions de livres sterling en différentes publicités introduites dans le film, de Virgin Atlantic à Audi en passant par Omega, Literary Review, Range Rover et même Heineken.

Q comme Q : il a rajeunit. Désormais interprété par l'assez sexy Ben Whishaw (Le parfum, Bright star), il est aussi geek (champion des hackers) que traditionaliste (il aime boire du thé en pyjama). Finit le temps des stylos qui explosent, la radio émettrice est le top du top. Son premier rendez-vous avec Bond se déroule dans un musée, à contempler un tableau. Mélancolique et classe.

R comme réplique : si le film en est rempli, avec sous entendus grivois ou constats du déclin de l'empire de l'espionnage, poèmes cités au tribunal ou mot cinglant résumant bien la situation, sns compter les réflexions sur l'âge de 007, la meilleure reste celle que Bardem murmure en parlant de M : "Maman a été très vilaine". Tout le film est là. En une phrase.

S comme Skyfall : le titre du film provient du nom du manoir écossais familial de James Bond. C'est le lieu choisi par Mendes pour le final pétaradant de l'épisode. Un peu délabré, paumé, pas franchement accueillant (mais gardé par Albert Finney tout de même), c'est aussi là que sont enterrés les parents de 007 ("les orphelins sont les meilleures recrues" rappelle M), dont la mère a un nom furieusement français (Monique Delacroix).

T comme traumatismes : véritable séance freudienne, Skyfall déroule les traumas de chacun. Bond et la mort de ses parents, Silva et sa haine/amour vis-à-vis de M et du MI6, M et ses angoisses liées aux responsabilités, erreurs, choix qu'elle a du faire. Tout le monde est vulnérable, dépendant ou méfiant. Et tous auraient besoin d'une bonne séance de divan.

U comme un autre? : comme dans l'ancien temps, le carton final célèbre le 50e anniversaire de la franchise et affirme que James Bond reviendra. Mais avec qui?

V comme véhicules : une moto, une jeep, un train, une audi noire, un 4x4, un ascenseur, un yacht, des hélicoptères, un métro, une aston martin, une camionnette de police... il y a de quoi être transporté.

W comme Walther PPK : l'un des rares gadgets du film. Mais attention, celui-ci a une reconnaissance palmaire. Un petit émetteur radio pour se géolocaliser et pour le reste Bond devra faire appel à ses connaissances en bricolage façon MacGyver/Agence tous risques.

X comme XXIII : 23e James Bond sous la bannière d'Eon productions. Peu d'inquiétudes sur les recettes au box office, le film cartonnera. D'un point de vue "chronologique", il se situe avant Dr. No. La trilogie avec Daniel Craig aurait ainsi pu s'intituler James Bond : les origines. Maintenant que la boucle est bouclée, que faire?

Y comme Yin et Yang : le film fonctionne par duos. Craig/Harris, Dench/Fiennes, Craig/Dench (par deux fois), Craig/Whishaw, Craig/Marlohe, Craig/Bardem, Dench/Bardem (par deux fois), Bardem/Craig, Craig/Finney, Dench/Finney, Craig/Fiennes. Les deux font la paire. Construction plus mécanique que quantique.

Z comme Zéro Zéro Sept : 50 ans après on ne s'en lasse pas.

Spielberg prépare Robopocalypse : les robots prendront le pouvoir en avril 2014

Posté par vincy, le 27 septembre 2012

DreamWorks et 20th Century Fox ont lancé la production de Robopocalypse. Le film devait sortir à l'origine le 3 juillet 2013. Il a été retardé d'un an et sortira simultanément dans tous les principaux marchés mondiaux le 25 avril 2014.

Steven Spielberg doit réaliser le film. Initialement, ce devait être son projet post-Cheval de guerre/Tintin. Entre temps, il a préféré réalisé Lincoln, qui sort à la fin de l'année aux USA. Ce sera le premier film de science-fiction du cinéaste depuis La guerre des mondes en 2005.

Robopocalypse est l'adaptation du roman de Daniel H. Wilson, scénarisée par Drew Goddard ("Lost", "Alias", Cloverfield). Les droits ont été acquis par DreamWorks en 2009 avant même la parution du livre, qui n'a été édité qu'en 2011. Wilson, ingénieur en robotique et diplômé en sciences informatiques, a imaginé pour son premier roman (mais 4e livre), un monde où l'humanité est menacée par une intelligence artificielle qui va soulever une armée de robots contre l'espèce humaine. Ou ce qu'il en reste.

Pour l'instant, c'est le jeune acteur britannique Ben Whishaw (Le Parfum, Bright Star), qui est au sommet de la liste pour incarner le rôle du pirate informatique Lurker. Le comédien, que l'on pourra voir bientôt dans James Bond (Skyfall) et dans Cloud Atlas, où il reprend le rôle de Q, pourrait être entouré de Chris Hemsworth et Anne Hathaway, tous deux en négociations.

Le blockbuster sera distribué aux USA par Disney (via sa filiale Touchstone) et à l'international par la Fox.

Après James Franco, Allen Ginsberg incarné par Daniel Radcliffe ?

Posté par vincy, le 5 décembre 2011

Allan Ginsberg continue de séduire Hollywood. Mais deux films en moins de deux ans, n'est-ce pas trop? Daniel Radcliffe est pressenti pour incarner le héros de la "beat generation" dans Kill You Darlings. Le film sera réalisé par John Krokidas, qui travaille parallèlement à la version longue de son court Slo-Mo. Le rôle devait échoué à Jesse Eisenberg. Harry Potter aurait eu le dernier mot. Krodikas, ancien étudiant de la New York University, a déjà réalisé quelques courts métrages sélectionnés dans les festivals du monde entier. Pour entourer l'acteur britannique, Chris Evans et Ben Whishaw étaient pressentis pour interpréter Jack Kerouac et Lucien Carr. Le film sera produit par Christine Vachon.

Radcliffe devra affronter les comparaisons avec James Franco, qui a interprété le même personnage dans Howl, sélectionné à Sundance et Berlin en 2010. Le film sort dans les salles françaises le 1er février 2012.

Allen Ginsberg (1926-1997) est un poète américain, homosexuel, membre fondateur de la Beat Generation. Howl, un long poème en prose, fut en son temps un scandale littéraire et fut ainsi très rapidement condamné et retiré de la vente pour obscénité. Ginsberg a même été considéré par le FBI comme une menace pour la sécurité intérieure. Il était de tous les combats : avec les pacifistes contre la guerre du Viêtnam, luttant contre les discriminations sexuelles, aux côtés des communistes, vantant une spiritualité bouddhiste et hindouiste stimulée par les drogues. Son oeuvre a fortement influencé l'émergence des idées hippies (on lui attribue d'ailleurs le slogan Flower Power).

Autant dire qu'il s'agit d'un rôle sulfureux, bien loin du magicien de Poudlard, qui attend Radcliffe.