La grande traversée pour Albert Uderzo (1927-2020)

Posté par vincy, le 24 mars 2020

Le dessinateur Albert Uderzo est mort ce matin à l'âge de 92 ans. Créateur avec René Goscinny d'Astérix le gaulois, il est l'un des plus grands maîtres de la bande dessinée, assurément celui qui a connu le plus important succès éditorial dans le monde avec des albums francophones (380 millions d'exemplaires, dans plus de 110 langues). Il était entré au Hall of Fame Will Eisner, panthéon mondial des auteurs du 9e art.

Uderzo était influencé par le western spaghetti, les comédies burlesques du cinéma muet, Laurel et Hardy, et surtout les cartoons américains, à commencer par les dessins animés de Walt Disney. Tout cela - des gros plans au mouvement, des gags à la fluidité du récit - se retrouve dans Astérix, comme les héros du 7e art qu'il a croqués dans ses cases: Brigitte Bardot, Bernard Blier, Coluche, Sean Connery, Tony Curtis, Kirk Douglas, Jean Gabin, Charles Laughton, Stan Laurel et Oliver Hardy, Jack Lemmon, jean Marais, Aldo Maccione, Yves Montand, Raimu, Arnold Schwarzenegger, Pierre Tchernia, Peter Ustinov, Lion Ventura...

Patron de studio

Après avoir été déçu par la première adaptation d'Astérix en film d'animation par Belvision (Astérix le Gaulois), il avait, avec son compère scénariste, créé les studios Idéfix, qui assume aussi bien les films autour d'Astérix que ceux avec Lucky Luke. Il a réalisé Astérix et Cléopâtre en 1968 (1 951 615 entrées) et Les douze travaux d'Astérix en 1976 (2 202 481 spectateurs), qui était une histoire écrite pour le cinéma et non pas issue d'un album.  Ce premier studio d’animation européen, « contre toute rationalité budgétaire », s'arrête brutalement la mort de Goscinny en 1977.

Uderzo gardera un oeil sur toutes les autres adaptations, en animation comme en prises de vues réelles. Son attendues la série animée autour d'Idéfix et un Astérix en Chine par Guillaume Canet, Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu, avec Marion Cotillard et Gilles Lellouche.

Du cinéma à la télévision en passant par le jeu vidéo, Uderzo apparaît dans 35 génériques en tant qu'auteur. Astérix reste le héros de BD le plus populaire jusque sur les écrans. Le dernier film, Le secret de la potion magique, a attiré 4 millions de spectateurs en France et 3,5 millions à l'étranger.

Le musée Art Ludique renaîtra à la gare Saint-Lazare

Posté par vincy, le 26 novembre 2019

Moins de deux ans après sa fermeture rive gauche, dans la Cité de la mode et du design, faute de loyers impayables, le musée Art Ludique va renaître rive droite, en pleine gare Saint-Lazare à Paris. Il s'étendra sur 1300 m2 à partir de 2021, dans un lieu qui voit passer 100 millions de voyageurs par an. C'est une première en France pour un musée de s'installer de façon permanente dans un lieu de transport.

Le musée proposera une collection permanente, des ateliers d’initiations, et des expositions temporaires consacrées aux artistes et aux studios internationaux de l’Art Ludique, soit les industries créatives (jeu vidéo, film d’animation, bande dessinée, manga et design de cinéma). Encadré par l’association à but non lucratif Art Ludique, fondée par Jean- Jacques et Diane Launier, créateurs en 2003 de la première galerie au monde consacrée à l’art de l’animation, du jeu vidéo, du design de cinéma, de la BD et des manga, le musée Art Ludique avait ouvert en 2013 avec succès avant de connaître des difficultés financières liées à la gestion coûteuse du site, malgré une bonne fréquentation de ses expositions..

Le musée a présenté les expositions Pixar, 25 ans d’animation, L’Art des Super- Héros Marvel, Dessins du studio Ghibli : les secrets du layout pour comprendre l’animation de Takahata et Miyazaki, Aardman, l’Art qui prend forme, L’Art dans le jeu vidéo, L’Art de Blue Sky, L’Art des Studios d’Animation Walt Disney, le mouvement par nature et L’Art de DC, L’Aube des Super Héros.

Guillaume Canet s’attaque à Astérix

Posté par redaction, le 28 octobre 2019

13 ans après avoir adapté Harlan Coben (Ne le dis à personne), Guillaume Canet s'attaque à univers autrement plus mythique (et sensible): Astérix. Pour sa 7e réalisation, l'acteur-cinéaste retrouvera la comédie (Rock n'Roll) avec un scénario qui n'est pas adapté d'une des bandes dessinées du héros gaulois.

Le scénario original est écrit par deux anciens de Canal + et coscénaristes des Tuche, Philippe Mechelen et Julien Hervé, en collaboration avec Guillaume Canet. On savait depuis trois ans, par Anne Goscinny qu'il y avait peu de chances de retrouver Christian Clavier, Clovis Cornillac ou Edouard Baer dans le rôle d'Astérix. Même Gérard Depardieu n'était plus vraiment partant à l'idée de reprendre son personnage d'Obélix (il s'en moque d'ailleurs franchement dans Thalasso).

Sur son compte Instagram, Guillaume Canet a révélé qu'il incarnerait Astérix et que son compère Gilles Lellouche serait Obélix (on lui conseille de prendre un peu de poids).

Le tournage sera lancé au printemps 2020.

Astérix & Obélix - L'empire du milieu fera le voyage en Chine. C'était d'ailleurs la seule précision qu'on savait depuis le lancement du projet il y a deux ans. Entre temps, de nombreuses rumeurs sur le réalisateur avaient circulé. Il s'agira d'un film en prises de vues réelles, le premier depuis Astérix et Obélix: au service de sa majesté, en 2012. La franchise a attiré 34,14 millions de spectateurs en quatre films en France et récolté 400M$ de recettes dans le monde.

Canet aura la lourde responsabilité de faire rire (ce qui n'était pas forcément le cas de trois de quatre films précédents) et de renouer avec un succès large et international (le 4e opus n'a rapporté que 63M$ dans le monde (presque trois fois moins que les trois autres films).

Astérix et Obélix restent une valeur sûre. Le dernier film d'animation, a href="http://ecrannoir.fr/films/filmsa.php?f=6172">Astérix, le secret de la potion magique, sorti en décembre dernier, a séduit 3,9 millions de spectateurs en France (un record pour un Astérix animé). Le 38e album, La fille de Vercingétorix, vient de sortir en librairie, avec un tirage mondial de 5 millions d'exemplaires. Astérix fête ses 60 ans cette année.

Le Petit Nicolas va revenir au cinéma (et à la télévision)

Posté par redaction, le 28 avril 2019

Le vénérable Jean-Jacques Sempé - 86 ans - est hype. Le dessinateur, à qui l'on doit l'histoire de Raoul Taburin (sorti le 17 avril avec 80000 entrées en France pour sa première semaine), est plus connu pour avoir illustrer les histoires du Petit Nicolas.

Le garnement fête ses 60 ans cette année et deux adaptations sont programmées. Deux adaptations animées doit-on préciser, l'une pour le cinéma, l'autre pour la télévision. Tout devrait être prêt à l'horizon 2020-2021.

Onyx Films et Kaïbou Productions (Le petit prince) préparent un long-métrage d’animation, le premier pour notre héros, Le Petit Nicolas – Les copains d’abord. Il sera réalisé au studio Foliascope (Owen et la forêt des loups, Wardi). Le scénario est assuré par Michel Fessler (La marche de l’empereur, Terre des ours) et Anne Goscinny. La fille de René Goscinny a déjà collaboré aux deux précédents films adaptés du Petit Nicolas, réalisés par Laurent Tirard en prises de vues réelles, Le Petit Nicolas, sorti en 2009, et Les vacances du Petit Nicolas, sorti en 2014. Le diptyque a attiré 8 millions de spectateurs dans le monde.

Par ailleurs, Anne Goscinny collaborera aussi à l’écriture de la série animée Le Petit Nicolas – Tous en vacances !. Le feuilleton comptera 52 épisodes de 12 minutes et racontera les aventures de Nicolas et ses amis en vacances à la plage. La série sera diffusée sur M6, qui avait déjà produit en 2009 une série télévisée en animation 3D autour du Petit Nicolas.

BIFFF 2019 : l’Espagne a son super-héros avec SuperLopez

Posté par kristofy, le 15 avril 2019

Le réalisateur Javier Ruiz Caldera est populaire en Espagne, mais aussi à Bruxelles en tant que fidèle du BIFFF. Du côté françai,s on est un peu à la traine côté distribution de ses films (comme pour de nombreux cinéastes espagnols d’ailleurs). En 2003 le Festival était surpris par sa comédie fantômatique Ghost Graduation :  il y rempote le Grand Prix (ce qui est plutôt rares pour une comédie) doublé du Prix du Public. Il y est revenu en 2006 avec Spy Time qui lui a valu encore une fois le Prix du Public. Cette année, il est l’un des favoris, une fois de plus, avec son SuperLopez.

Sur une planète lointaine où règne un dictateur, deux scientifiques ont conçu un bébé avec des super pouvoirs qui pourrait être une arme pour le contrer. Pour le cacher, ils l'envoient vers la Terre. Le dictateur réplique en envoyant sa propre fille qui doit capturer et neutraliser ce bébé. Cependant la capsule du bébé est accidentellement déviée vers l’Espagne où elle tombe dans un petit village. Les Lopez, un couple de garagistes, vont adopter cet enfant un peu particulier. Voila pour l’ouverture du film, 30 ans plus tard, il est devenu un employé de bureau. Il cache ses quelques pouvoirs de rapidité et de force et voit débarquer une nouvelle collègue, qui lui plaisait à l’université. Un problème de métro sans frein l’incite à intervenir pour la première fois comme super-héros, et il est désormais repéré par ceux qui le cherchaient depuis longtemps…

Les première minutes du film SuperLopez évoque un peu Superman, puis on bascule très vite dans l’univers habituel et rigolo de Javier Ruiz Caldera : c’est encore une fois un anti-héros qui devient un héros presque malgré lui, avec les complications que ça engendre vis-à-vis de ses proches. L’acteur Dani Rovira incarne ce héros qui doit gérer une vie secrète (comme dans Ghost Graduation et Spy Time), Alexandra Jimenez hérite du rôle de la fiancée avec du caractère, et c’est la géniale Maribel Verdu qui joue ici la méchante (elle est aussi l’héroïne de Crime Wave au BIFFF). L’histoire s’amuse autant avec des quiproquos romantiques (il y a un triangle amoureux) qu’avec la figure d’un super-héros espagnol que personne n’imagine croyable ("il va combattre quoi, la ponctualité ?"), tandis que la planète même serait menacée…

Pour Javier Ruiz Caldera,  "Le film s’inspire de la bande-dessinée SuperLopez mais ne se veut pas être en compétition avec elle, ce n’est pas une traduction de la BD mais beaucoup plus une adaptation très libre du personnage. Dans la BD on le découvre quand il a déjà 30 ans, pour le film on a décidé avec mes scénaristes de commencer par sa naissance et son origine, on a totalement inventé un passé à ce personnage. On a glissé dans le film notre humour à propos de certains clichés de l’Espagne, et puis des choses qui me sont plutôt personnelles. Par exemple pendant un tournage ma mère me demande si j’ai assez mangé, certaines choses de la mère dans le film viennent de ma maman. Je me suis aussi demandé qui avait fait le costume de super-héros et c’est donc la mère de SuperLopez qui le lui a fait."


"On voulait surtout développer le personnage qui dévoile ses pouvoirs avec ses rapports à sa famille et à ses amis, sans porter l’accent sur une accumulation de scènes d’action. Evidemment, on n’avait pas le budget pour en faire des dizaines mais on a pu faire plusieurs grosses séquences d’action qui sont très spectaculaires et un peu drôles aussi. Il y a quelques plans qui sont un hommage direct au film Superman. Superman dans la vie c’est un peu un loser mais quand il met son costume et sa cape c’est un vrai super-héros, SuperLopez même avec le costume il reste un peu un loser. En Espagne SuperLopez a eu du succès et on a même gagné un Goya pour les effets spéciaux, ça m’a fait plaisir que ce film reçoive un Goya. » En remportant ce Goya, Lluís Rivera & Laura Pedro, c'est aussi la première fois qu'une femme superviseur des effets visuels est récompensée dans cette catégorie technique, à 28 ans.

A la dernière cérémonie des Goya (les César espagnols) SuperLopez avait reçu deux autres nominations (meilleur scénario adapté, meilleure direction artistique). Pour découvrir le film en France il faudra se tourner vers Netflix

Steven Spielberg et Peter Jackson relancent Tintin

Posté par vincy, le 10 janvier 2019

Tintin célèbre ses 90 ans (et il est toujours jeune, roux et imberbe). Peter Jackson et Steven Spielberg prépareraient un deuxième film autour de ses aventures selon Benoît Mouchart, directeur éditorial chez Casterman, interrogé ce matin sur Franceinfo. Une option a été signée pour donner (enfin) une suite au film d'animation produit par les deux cinéastes et réalisée par Spielberg, Le secret de la licorne (2011). Le film avait rapporté 375M$ dans le monde.

Comme prévu, cette fois, ce serait Peter Jackson qui réaliserait le 2e opus. "Il y a plusieurs pistes. Ça pourrait être un mélange du Sceptre d’Ottokar et de l’Affaire Tournesol" selon l'éditeur, qui indique aussi qu'un troisième film est envisageable: "Quand il y a une trilogie à Hollywood, le deuxième est un peu plus sombre, donc l’hypothèse d’un épisode syldave est vraisemblable".

Récemment, Peter Jackson confirmait qu'il travaillait sur un scénario, après une tentative d'adaptation du Temple du soleil.

Les super-héros sont tristes: Stan Lee est mort (1922-2018)

Posté par vincy, le 12 novembre 2018

Stan Lee, créateur de personnages légendaires de l'univers Marvel, est décédé lundi 12 novembre à l'âge de 95 ans, selon la presse américaine. Il a révolutionné la bande dessinée de super-héros en leur donnant une psychologie et une humanité. Tous lui doivent leurs histoires et leurs personnalités. Malgré leurs pouvoirs, malgré leurs différences, ce sont des êtres normaux, qui tentent de survivre à un quotidien pas toujours facile.

Né le 28 décembre 1922, Stanley Martin Lieber a été précoce: à 19 ans, il écrit un texte dans Captain America, à 20 ans, il devient rédacteur en chef de Timely. Cette expérience, avec celle accumulé sous les drapeaux, en font à la fois un conteur et un publiciste. Il maîtrise la propagande, le discours choc mais aussi la dramatisation. Malgré cette précocité dans un "art mineur", il faut attendre 1961 pour qu'il créé Les Quatre Fantastiques avec Jack Kirby. Suivront, avec les dessinateurs Kirby ou Steve Ditko, une ribambelle de personnages de super-héros: Spider-Man, Hulk, Docteur Strange, Daredevil, Iron Man, Ant-Man, Thor, les mutants de X-Men, Black Panther... Ils font aussi revivre Captain America et Captain Marvel.

Très vite Stan Lee s'intéresse davantage aux dialogues qu'aux histoires puis se focalise sur la marque Marvel plutôt que sur ses co-créations. Il migre à Los Angeles et supervise les déclinaisons télévisuelles de ses personnages. Conscient de sa notoriété, généreux avec ses fans, Stan Lee devient lui-même une marque. Au début des années 2000, il cofonde la société Pow ! Entertainement, spécialisée dans la production de contenus dérivés de Marvel pour la télévision ou le cinéma, avec Disney.

Car c'est bien Mickey Mouse qui va assurer sa notoriété, au cinéma qui plus est. En 2000 sort le premier X-Men chez la Fox, premier carton au box office pour un film Marvel. Deux ans plus tard, Sony fait encore mieux avec le Spider-Man de Sam Raimi. Les quatre fantastiques, Hulk montrent aussi le regain d'intérêt pour les comics. Ces "vieux" super-héros attisent à la fois la nostalgie d'une génération post sixties et se modernisent pour les ados du nouveau millénaire grâce à des effets numériques permettant de déringardiser les adaptations jusque là peu convaincantes. La Paramount, Universal, la Fox et Sony se partagent l'univers Marvel jusqu'en 2012. Entre temps, en 2008-2009, Marvel a été absorbé par Disney, qui lance le MCU.

Au total, une cinquantaine d'adaptations durant 20 ans au cinéma ont totalisé 12,3 milliards de dollars de recettes en Amérique du nord et 30,7 milliards de dollars dans le monde. On comprend que Stan Lee ait son étoile à Hollywood. De nombreuses stars actuelles lui doivent avec ses personnages leur célébrité et leur carrière. Stan Lee rêvait d'être acteur. Au point de faire un passage dans tous les films issus de l'univers Marvel. Vendeur de hot dog ou lecteur de journal, facteur ou journaliste, bibliothécaire ou livreur, barman ou gardien de musée, coiffeur ou astronaute: ces caméos étaient aussi attendus que ceux d'Hitchcock.

Quand il a créé Tony ou Peter, ou même La chose, son personnage préféré, il avait donné un coup de jeune aux comics. Les productions cinématographiques les ont remises au goût du jour. Ainsi l'œuvre de Stan Lee infuse dans toute l'industrie du divertissement, à l'instar de Star Wars, Disney ou Spielberg. Elle s'est diffusée mondialement, de la salle de cinéma au jeu vidéo en passant par les figurines. C'était une sous-culture, c'est devenu une hyper-culture. Tout comme il créait en "collaboration", comme une fabrique créative et collective, il a construit une œuvre labyrinthique, multi-supports, trans-générationnelle, et qui semble indéfiniment déclinable...

Jamie Foxx incarnera Spawn

Posté par vincy, le 2 juin 2018

Depuis 6 ans, la carrière de Jamie Foxx est assez inégale. En second-rôle il s'en sort bien en méchant (Amazing Spider-Man 2) ou en salaud (Baby Driver). En solo, c'est une autre histoire, il enchaîne les semi-échecs. L'acteur oscarisé espère retrouver de sa popularité avec Spawn, adaptation du célèbre comics.

Une première adaptation avait déjà été réalisée en 1997 par Mark Dippé avec Michael Jai White, John Leguizamo et Martin Sheen. Le film avait rapporté 90M$ de recettes dans le monde.

Là, le projet semble plus ambitieux. D'une part c'est le créateur de la bande dessinée, le canadien Todd McFarlane, illustrateur et auteur pour Marvel (notamment Amazing Spider-Man), qui fera ses premiers pas de réalisateur. D'autre part, le budget est modeste (aux alentours de 10-12 millions de $ selon Deadline), ce qui limitera le risque financier.

Spawn est un des personnages les plus mutiques et les plus trash dans l'univers des comics. Membre d'une unité spéciale de la CIA, trahi par son mentor, il est assassiné lors d'une mission et se retrouve aux enfers. Il pactise alors avec le Diable pour revenir sur terre.

L'idée, selon le créateur de Spawn est d'en faire un film horrifique, très noir. Todd McFarlane veut réaliser une trilogie super-surnaturelle avec son homme-fantôme, sans forcément raconter les origines du héros.

3 raisons d’aller voir Les Aventures de Spirou et Fantasio

Posté par wyzman, le 22 février 2018

En salles depuis hier, Les Aventures de Spirou et Fantasio est loin, très loin de faire l'unanimité. Pourtant, et malgré ce que l'on pourrait penser, le 4e film d'Alexandre Coffre derrière la caméra pourrait bien valoir le détour.

1. C'est un divertissement familial. Si vous êtes un.e fan de l'oeuvre de Rob-Velet et André Franquin, passez votre chemin. Destiné au public le plus large possible (donc familial), Fabien Suarez et Juliette Sales ont pris des libertés au moment d'adapter cette bande dessinée. Si les personnages et le ton vous sont familiers, cela s'arrête là. Car ici, il est question d'offrir au spectateur un aperçu de ce qu'une trilogie pourrait donner. Pas étonnant alors que cette comédie de 89 minutes parte dans tous les sens et privilégie les course-poursuites folles et les pseudo scènes d'action. Avec Les Aventures de Spirou et Fantasio, ceux à qui l'on doit la trilogie Belle et Sébastien ont décidé de faire rire et sourire. Quand les plus jeunes seront ravis, les moins jeunes risquent de trouver cela un peu long.

2. L'histoire est génialement absurde. Groom dans un palace du sud de la France, Spirou a la fâcheuse habitude de dérober des biens aux clients. Un jour, il s'attaque à Fantasio, journaliste obsédé par Seccotine, une reporter qui lui aurait piqué un scoop. Contraints de travailler ensemble, les deux hommes vont jusqu'en Afrique pour contrecarrer les plans du méchant Zorglub, un tyran qui a enlevé le scientifique Pacôme de Champignac. Complètement farfelu et incohérent, le scénario donne pourtant naissance à quelques répliques intéressantes et à des séquences qui feront rire vos enfants - à défaut de vous faire rire personnellement.

3. Le duo Thomas Solivéres x Alex Lutz fonctionne. En voyant les premières images extraites du film, nous avons également eu du mal à cacher notre déception. Mais contre toute attente, l'acteur de 27 ans (!!!) vu dans IntouchablesLes Gamins et A toute épreuve s'en sort haut la main en gamin rouquin et malin. Bien qu'Alex Lutz soit la véritable plus-value du film, il ne lui vole (presque) jamais voler la vedette. Autre bon point : les scénaristes n'ont pas oublié de mettre en scène la tenson érotique que l'on attendait. S'l n'est pas montré à l'écran, les deux personnages principaux échangent ainsi un baiser avant que leurs mains ne se caressent - cette fois à l'écran !

« La mort de Staline » à Angoulême mais pas en Russie

Posté par vincy, le 25 janvier 2018

Ce soir à 20h au festival international de la bande dessinée d'Angoulême, La mort de Staline, déjà présenté Dinard fin septembre, sera projeté en présence de l'auteur de la bande dessinée éponyme, Fabien Nury. Le film, coproduction française qui sera distribué par Gaumont fin mars en dans l'Hexagone, est réalisé par Armando Ianucci (In the Loop), avec un casting quatre étoiles anglo-saxon.

Pendant ce temps-là, on ne badine pas avec un mythe en Russie. Le ministère russe de la Culture a en effet annulé mardi la sortie prévue cette fin de semaine, de la comédie franco-britannique: "La licence de distribution du film La Mort de Staline a été retirée", a indiqué à l'AFP une porte-parole du département du cinéma du ministère.

Ce qui est surprenant c'est que ce sont aussi des cinéastes, en plus de députés et hommes politiques russes, qui avaient appelé le ministre de la Culture Vladimir Medinski à interdire sa distribution. Ils considèrent que la comédie porte atteinte "à des symboles nationaux russes". Une susceptibilité mal placée ou un humour incompris...?

On ne badine pas avec Staline

A une semaine des commémorations du 75e anniversaire de la victoire soviétique dans la bataille de Stalingrad contre l'Allemagne nazie, la date était provocatrice, peut-être. Dans ce film, où la succession de Staline est vue comme une farce burlesque et les grands hommes d'Etat de l'époque comme des pantins assoiffés de pouvoir, lâches, complotistes et se menaçant les uns et les autres, le régime soviétique d'il y a 65 ans n'est pas forcément vu sous son plus beau jour.

Mais la mémoire nationale russe n'est pas un sujet de plaisanterie. Et on en a envoyé au goulag pour moins que ça.

La mort de Staline a reçu deux nominations aux Bafta (scénario et musique), les Oscars britanniques, 13 nominations aux British Independent Film Awards (et en a gagné 4: casting, second-role masculin, maquillage, décors), et le Prix de la critique internationale au Festival de Turin.