Posté par vincy, le 29 mars 2012
Le réalisateur Abdellatif Kechiche adapte le roman graphique de Julie Maroh, Le bleu est une couleur chaude, paru chez Glénat il y a deux ans.
L'héroïne sera interprétée par Léa Seydoux, qui, par conséquent, abandonne sa participation au film de Michel Gondry, L'écume des jours dont le tournage commence dans deux semaines. Seydoux sera remplacée par la québécoise Charlotte Le Bon, ex-Miss Météo loufoque de Canal + (Le grand journal). Face à Seydoux, c'est Adèle Exarchopoulos qui donnera la réplique.
Le bleu est une couleur chaude est l'histoire de Clémentine dont la vie bascule lorsqu'elle rencontre Emma, jeune fille aux cheveux bleus qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Grâce à Emma, Clémentine va pouvoir, enfin, affronter le regard des autres.
Ce roman graphique autour de l'homosexualité féminine, sensible et touchant, a reçu plusieurs prix : celui du public au Festival d'Angoulême l'an dernier, le prix Jeune Auteur au Salon de la BD et des Arts Graphiques de Roubaix en 2010, le Prix Conseil Régional au festival de Blois en 2010 et le prix BD des lycéens de la Guadeloupe.
Il s'est pour l'instant vendu à près de 20 000 exemplaires.
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Posté par vincy, le 10 mars 2012
Figure emblématique de la bande dessinée, Jean Giraud, alias Moebius, est mort des suites d'une longue maladie dans la matinée du samedi 10 mars. Il avait 73 ans.
Côté 9e art, on lui doit deux séries mythiques - le Lieutenant Blueberry et John Difool/L'Incal - et des albums qui ont marqué l'histoire de l'art illustré comme Arzach ou Major Fatal / Le Monde du garage Hermétique. En 50 ans, le cofondateur de Métal hurlant aura inventé des univers parallèles, des mondes fantasmagoriques, des histoires poétiques et métaphysiques qui marqueront l'imaginaire de nombreux créateurs, y compris cinématographiques. Honoré partout (il est l'un des rares français à être entré au Hall des célébrités des prix Will Eisner, les Oscars de la BD aux USA), sollicité par tous (Stan Lee lui commanda un épisode du Surfeur d'Argent, Van Hamme lui offrit la réalisation du 18e tome de XIII), réalisant pochettes de disques, couvertures de romans et même des jaquettes de DVD, Moebius était devenu une marque autant qu'une petite entreprise à lui tout seul. Il voulait bousculer cette France mal remise de la seconde guerre mondiale, de la décolonisation. La science-fiction lui permettait d'ouvrir les yeux sur un futur utopique comme le Western dépeignait une réalité peu sympathique.
Ambitieux à ses débuts, panthéonisé sur la fin, Moebius se sentait à l'étroit en France. Il tenta ainsi l'aventure américaine en s'installant à Los Angeles dans les années 80 et en collaborant avec Hollywood dès les années 70. Cela commence avec une expérience avortée : le Dune d'Alejandro Jodorowsky en 1975. En 1979, il entre par la grande porte en participant à la conception artistique d'Alien, le huitième passager de Ridley Scott, qui avouera la grande influence de Moebius pour les décors de Blade Runner. Il effectue le même travail pour l'univers électronique de la première version de Tron en 1982 puis en 1987 pour Les Maîtres de l'Univers. On lui doit aussi la création du monde imaginaire de Willow, de Ron Howard, en 1988. Il collaborera avec James Cameron en 1989 pour Abyss. En 1996, Warner Bros fait appel à son talent pour développer l'aspect visuel et celui des personnages de Space Jam. Une consécration exceptionnelle pour un français en Amérique qui trouve son écho dans un cinéma français plus frileux en la matière. Luc Besson l'enrôle pour la direction artistique du Cinquième élément en 1997.
Ses BD ont aussi été adaptées au cinéma : Mathieu Kassovitz réalise un court métrage à partir de Cauchemar blanc en 1991. Jan Kounen échoue artistiquement à rendre vie à Blueberry dans Blueberry, L'expérience secrète, avec Vincent Cassel dans le rôle titre, en 2004.
Mais Moebius, fasciné par le cinéma, tenté par l'aventure d'un long métrage, aura aussi écrit, produit. Les maîtres du temps, de René Laloux, en 1982, est une adaptation d'une de ses BD dont il a lui-même écrit le scénario en plus de superviser la direction artistique. En 1989, il coécrit une histoire conceptualisée par Ray Bradbury puis scénarisée par Chris Columbus, Little Nemo, un film d'animation dont il assura aussi la conception artistique.
En 2003, il initie une série télévisée animée à partir de sa BD culte, et considérée par beaucoup comme révolutionnaire dans le genre, Arzak.
Enfin, en 2010, pour sa grande rétrospective à la Fondation Cartier de l'art contemporain, il écrit et réalise lui-même La Planète Encore, un court métrage animé, adapté de sa BD Le Monde d'Edena - Les Réparateurs. Il nous laisse ainsi frustré de ne jamais avoir vu un long métrage signé de lui, après nous avoir évadé dans des lieux irréels et pourtant si familiers.
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site officiel de l'artiste
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Posté par vincy, le 7 mars 2012

Dans le cadre du Cartoon Movie, à Lyon, Enki Bilal va présenter son projet d'adaptation d'Animal'Z, une BD qu'il a publié en 2009. Il veut faire son film avec un mélange d'animation et de prises de vues réelles. Demain, il présentera des esquisses de son projet aux professionnels présents au Forum, afin de trouver des financements.
Animal'Z raconte l'histoire d'un monde déréglé climatiquement où l'eau potable est devenu précieuse et où les individus sont obsédés par leur survie. L'écosystème est bouleversé : les tortues marines volent, le Pic du Midi jouxte l'Himalaya, le Mer Baltique est devenue un désert. Seuls quelques eldorados isolés ont réussi à préserver un semblant d'ordre social. Ils ne peuvent être rejoints que par la mer, unique et immense... Le détroit D17 est l'un de ces passages.
"L'idée de départ était de partir de l'album, de lui rester fidèle, mais en s'octroyant la liberté d'un glissement de l'écriture vers quelque chose de plus cinématographique, de lui donner un côté 'westernien'" explique l'auteur-réalisateur. Le scénario est coécrit avec Oliver Roth. Il n'y a pas encore de version définitive du script et le storyboard est tout juste en préparation.
Bilal réaliserait ainsi son 4e film. En 2004, il avait déjà adapté sa trilogie Nikopol avec Immortel (Ad Vitam), en mélangeant images de synthèse et acteurs réels. Il a toujours évoqué sa déception à l'égard des images en 3D, malgré le joli succès du film. Ce regret de ne pas pouvoir donner vie à ses dessins et ses univers le pousse à faire une pause cinématographique : il se concentre sur la peinture, la BD et même le théâtre.
Animal'Z semble le motiver à revenir derrière la caméra. Il ne manque pas d'idées. Un film monochrome où la couleur ne surgira que pour symboliser l'espérance des Hommes. Une oeuvre hybride car ce ne sera pas un dessin animé mais un mix de prises de vues réelles, d'animation en 2D et 3D.
Le film sera produit par Gazato Films. Le producteur et Bilal sont à Lyon pour chercher des moyens, pas seulement financiers mais aussi techniques, humains, technologiques. Ils ont déjà confié la préparation au Pôle Magelis, à Angoulême. Le casting devrait être international. Pour le producteur, "l'adaptation d'Animal'Z répond de cette philosophie et de l'intention de son auteur à poursuivre l'expérimentation hybride dans sa démarche artistique en associant le graphisme, la peinture et la prise de vue réelle. Une démarche de « ciné-peintre »."
Bilal a souvent refusé d'animer ses BD. "La principale de ces raisons étant la nature même de mon graphisme, avec sa part de réalisme nécessitant une animation sans faille". De plus, il avoue que "la texture peinte que je souhaitais conserver ne correspondait pas aux techniques traditionnelles d'animation 2D. Réduire mon dessin à un simple trait cerné m'excitait peu." De ces frustrations naît alors une ambition. "Il s'agit dans ce cas, de faire « bouger » de la manière la plus naturelle, le dessin au crayon noir et les textures pastel qui caractérisent le travail particulier de l'album Animal'Z. Le récit, volontairement linéaire (...) étant à mon sens un atout supplémentaire pour la cohérence de ce projet."
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Posté par vincy, le 8 février 2012
C'est un choix assez logique. Après Incendies, une tragédie dans un pays du Proche-Orient imaginaire (mais fortement inspiré du Liban de Wajdi Mouawad, auteur de la pièce de théâtre à l'origine du film), Denis Villeneuve va réaliser un film (d'animation) autour d'un fait historique survenu dans la bande Gaza en 1956.
Il s'agit de l'adaptation, là encore, de la bande dessinée de Joe Sacco, Gaza 1956, en marge de l'Histoire, parue chez Futuropolis en janvier 2010. L'écriture et le dessin de cet album - prix France Info de la BD d'actualité et de reportage 2011, prix du Magazine Lire de la meilleure BD 2010, prix BD des lecteurs de Libération et prix Regards sur le Monde au festival d'Angoulême 2011 - lui a pris plus de six ans : témoignages, documentation, ... Il s'était déjà intéressé à la Palestine dans sa première oeuvre, Palestine, une nation occupée, BD de reportage publiée en France en 2001.
Gaza 1956 lui est venu à l’occasion d’un reportage dans la bande de Gaza en 2001. Joe Sacco "se remémore une note de bas de page lu dans un rapport des Nations Unis durant la crise de Suez en 1956" rappelle son éditeur. Il s'agissait d’un massacre de près de 275 villageois par l’armée israélienne. De là, il a remonté le fil de l’histoire pour illustrer et raconter un compte-rendu cruel et documenté.
Les droits d'adaptation ont été acquis par la société Tu Vas Voir, qui a confirmé la mise en production d'un version animée lors du dernier Festival de la bande dessinée d'Angoulême. Villeneuve n'est pas le premier cinéaste à se lancer dans l'animation : Spielberg (Tintin), Rémi Bezançon (Zarafa) et Patrice Leconte (Le magasin des suicides) s'y sont essayés récemment.
Incendies a reçu 30 prix de par le monde : nommé l'an dernier à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, il est en lice pour le British Awards et le César du meilleur film étranger. Au Canada, il a récolté 8 prix Génie, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Au Québec, il a gagné 9 prix Jutra, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur.
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Posté par vincy, le 3 décembre 2011
Le deuxième tome de l'excellente bande dessinée Quai d'Orsay vient de paraître (Dargaud). Abel Lanzac (pseudonyme d'une ancien membre du Ministère) écrit le scénario tandis que Christophe Blain dessine. Après le succès du premier volume, l'éditeur a décidé de miser gros : 200 000 exemplaires quand le premier s'était vendu, à la surprise générale, à 120 000 exemplaires.
Bertrand Tavernier a pris une option pour adapter Quai d'Orsay au cinéma. Le scénario sera signé par les auteurs de la BD. Il reste à trouver le financement, selon Dargaud. Une version de L'Exercice de l'Etat version cocaïnée.
Car Quai d'Orsay est une chronique à peine fictionnelle au sein du cabinet d'un ministre des Affaires étrangères (Taillard de Vorms alias Dominique De Villepin pour ne pas le nommer). Le deuxième album retrace les événements autour des prémices de la seconde guerre du Golfe, quand le Ministre tente de résister à l'invincible armada de la propagande américaine. Toute l'histoire est vue à travers un jeune conseiller chargé des discours et qui essaie d'avoir une vie privée en pleine tornade politique.
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Posté par vincy, le 7 août 2011

Dans sa prochaine BD, Blutch, Grand prix à Angoulême en 2009, entraperçu dans Mammuth (il était l'agent de la caisse de retraite), s'attaque au cinéma? C'est finalement assez logique pour le créateur d'une série qui s'appelle Mitchum, un album intitulé Péplum ou un autre baptisé Rancho Bravo. Sans parler de La tour infernale et Le Pacha... Les références n'ont jamais manqué dans son oeuvre, à la fois satirique, onirique et poétique.
Pour en finir avec le cinéma (le 8 septembre en librairie), publié chez Dargaud, évoque réellement le 7e art, "filet à papillons pour attraper les petites filles" ou "supercherie suprême d'une bourgeoisie industrielle qui avance masquée"? Ou "art illustratif et déclamatoire et, pire que tout, sentimental"? Ou tout cela à la fois.
Quelques planches ponctuent le journal Libération durant cet été, en avant-première. Ainsi, Blutch à travers des gueules du cinéma, revisite à sa manière les carrières des plus grands, de ces seconds-rôles remarquables ou de ces maîtres de l'ombre cultes mais pas forcément populaires... Ava Gardner squatte la couverture. Et à l'intérieur, Tourneur, Aldrich, Sturges, Huston, Frankenheimer, Cassavetes, Visconti, Pollack, Bertolucci, Altman, Malle, Borgnine, Peckinpah, Lancaster (en image dans Le Guépard), Godard, Piccoli, Welles... il se fait son cinéma, en bon cinéphile, nostalgique et justicier : il veut remettre en lumière ceux qui ont été oubliés,. "Robert Ryan, qui pense à Robert Ryan?"
On revoit les films, on parcours leurs vies...
Une exposition accompagnera le lancement de l'album, du 16 septembre au 29 octobre, à la Galerie Martel (Paris 10e).
Enfin, le 6 septembre, au cinéma MK2 Quai de Loire, Blutch sera présent pour une rencontre, suivie de la projection du film Le Flic se rebiffe de Burt Lancaster.
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Posté par vincy, le 27 juillet 2011
On le disait dans notre critique de La Locataire, qui sort aujourd'hui sur les écrans : malgré ses deux Oscars, Hilary Swank, 37 ans, semble sombrer dans les navets, qu'ils soient des thrillers ou des mélos. Depuis 2004 et Million Dollar Baby, l'actrice n'a aucun film marquant dans sa filmographie. Elle a peut-être mis fin à sa spirale en acceptant de jouer dans la comédie "chorale" de Garry Marshall, New Year's Eve, spin-off de Valentine's Day, où elle côtoiera Robert De Niro, Ashton Kutcher, Michelle Pfeiffer, Zac Efron, Katherine Heigl, Sarah Jessica Parker, Jessica Biel...
Mais surtout elle vient d'accepter de jouer (et coproduire) dans l'adaptation de la BD Shrapnel. A ne pas confondre avec 1) le personnage homonyme de Transformers 2) le méchant homonyme de la BD Doom Patrol 3) le personnage homonyme du roman de Leonara Miano dans Tels des astres éteints 4) le titre homonyme du film de John McTiernan.
Ce Shrapnel est une série de trois volumes créés par Nick Sagan et Mark Long, édités par Radical Comics en 2009 (pas traduits en France). La BD se situe en 2250, sur Vénus. Vijaya Narayan, ancienne officier militaire, se rend compte qu'elle a fait une grave erreur. Après avoir détruit des colonies et des civilisations sur toutes les planètes au nom de l'Alliance Solaire, elle réalise que ce carnage a été fait pour de mauvaises raisons. Elle organisera donc une révolte contre ceux qui ont combattu à ses côtés, en prenant la tête des colonisés, qu'elle voudra mener à la liberté.
Radical Comics et Radical Pictures sont producteurs. Toby Wagstaff a été engagé pour écrire le scénario, qui devrait ressembler à un Western de Science-fiction. Reste à trouver le réalisateur : Joseph Kosinski (Tron : l'héritage, le futur Oblivion avec Tom Cruise) est pressenti
Swank aurait accepté de s'impliquer dans ce projet pour montrer ses capacités à porter un film d'action, en clair changer l'orientation de sa carrière et aller vers des films plus grand public. Sans calendrier précis, le film ne devrait pas sortir avant 2013.
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Posté par vincy, le 26 juillet 2011
Jean Van Hamme, auteur des BD de Largo Winch, a décidé de reprendre les choses en main. Largo Winch II ne l'a pas satisfait, et les producteurs trouvent les résultats du film décevants. Avec 1 334 000 entrées (430 000 de moins que le premier épisode) mais un budget un peu moins important, Largo Winch II n'a pas réussi à mieux fonctionner à l'étranger alors qu'il était calibré pour ça (Sharon Stone, cascades...). Dans le magazine Casemate, le jugement du créateur du héros milliardaire est dur : "Je trouve cela normal pour un film composé de 85% de poursuites en bagnole, de barres, de coups de poing, d'explosions et de 15% de scénario."
Pourtant, Largo Winch aura une suite, et même deux. Le même magazine révèle que Van Hamme, qui souhaite plus de contenus humains, émouvants et moins de concurrence frontale avec les blockbusters américains, s'est laissé convaincre par la productrice Nathalie Gastaldo (Pan Européenne) pour devenir le scénariste de la suite. En réalisant deux films simultanément, les coûts de production baissent, question de synergie. Les deux prochains films coûteront 30 millions d'euros, ensemble, quand le premier en a coûté 24 et le deuxième 20.
Ce seront deux histoires complètes, indépendantes. Le troisième épisode reprendra l'album OPA et le quatrième celui du Prix de l'argent, même si Van Hamme n'est pas "tout à fait décidé".
Jean Van Hamme revient au scénario, ce serait presque ça la vraie nouvelle. Ce romancier a écrit deux scénarios pour le cinéma, dans les années 80 : Diva, de Jean-Jacques Beineix et Meurtres à domicile, de Marc Lobet. Il avait collaboré au scénario de Largo Winch II, même si l'essentiel du script des deux premiers films adaptés de ses BD ont été écrits par le réalisateur Jérôme Salle et Julien Rappeneau.
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Posté par vincy, le 4 juillet 2011
Il y a cinq ans, Darren Aronofsky nous avait offert une version graphique de son film The Fountain. A l'époque, il s'était résigné à coucher son histoire sur papier parce qu'il ne parvenait pas à financer cette super-production de science-fiction. Après avoir transposé son scénario en bande dessinée, il avait écrit une seconde version qui allait donner le film sorti la même année.
Le réalisateur, aujourd'hui adulé et très courtisé, de Black Swan revient aux cases et aux bulles. Noé s'annonce comme une série en quatre tomes, dont le premier, Pour la cruauté des hommes, paraîtra en octobre prochain aux éditions du Lombard. Avec le co-scénariste Ari Handel et me dessinateur Niko Henrichon, ils réinterprètent la Genèse dans un univers fantastique et crépusculaire.
Le héros, Noé, homme viril et combattif, bon et tourmenté par des visions de déluge, cherche la paix et veut protéger sa famille. Dans une terre sans pluie, sans récolte, dominé par des barbares et des chefs belliqueux, il cherche une Voie. Un miracle.
Le dessin a des allures de contes de science-fiction, l'ambiance paraît sauvage, le sang est omniprésent, le danger est partout. La tour de Bab-Ilim, des crânes humains, des bêtes meurtries, une terre asséchée (tout juste contrastée par les visions aquatiques et bleutés du héros), des monstres et le Créateur ponctuent ce voyage onirique et mystique où les grands mythes de la Bible se mélangent pour devenir une histoire certes singulière mais un peu classique.
Il faut croire que la Genèse inspire les auteurs de BD puisque deux ans après Crumb, Aronofsky s'attaque au même sujet avec ce temple du récit universel.
Le réalisateur envisage d'adapter au cinéma cette histoire diluvienne. Ce pourrait même être son prochain projet.
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Posté par vincy, le 20 mai 2011
Après avoir quitté sn poste de Gouverneur de Californie, et en attendant d'autres ambitions politiques, Hollywood courtisait la star des années 80 et 90 Arnold Schwarzenegger, annoncé dans au moins trois projets.
Variety annonce aujourd'hui que l'acteur a formellement mis en suspens tous ses contrats en négociation et interrompt, de facto, sa carrière pour une durée indéterminée. Schwarzy subit l'effet d'un scandale sur sa vie privée qui entache sa réputation. Les médias ont révélé une relation adultérine avec sa femme de ménage, avec qui il a eu un enfant illégitime et caché. Cela se conjugue avec une demande de divorce de la part de l'épouse de l'ancien gouverneur, Maria Shriver.
On attendait le retour d'Arnold Schwarzenegger dans Cry macho, la franchise The Terminator et un produit multi-support, The Governator.
Cry Macho, film indépendant très loin de ce qui avait fait son succès, devait se tourner cet été. Il devait interpréter un entraîneur de chevaux alcoolique pris au piège d'un complot international.
The Terminator devait renaître avec un nouvel épisode réalisé par Justin Line (Fast & Furious 5).
Enfin, The Governator, qui alliait une série de bande dessinée et un feuilleton télévisé animé, s'inspirait de sa propre vie tout en le transformant en superhéros. Le projet, bien avancé par les équipes de Stan Lee, est suspendu.
8 ans après son dernier grand rôle, à l'âge de 63 ans, il se pourrait que cela signe le crépuscule de sa filmographie. Même si les stars sont souvent pardonnées pour leurs frasques, les professionnels américains considèrent que dans l'immédiat il lui serait impossible de séduire un grand nombre de spectatrices, à l'instar de Mel Gibson.
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