Sébastien Lifshitz: des vies et des corps aux cinémas du Centre Pompidou

Posté par vincy, le 4 octobre 2019

Deux fois récompensé par un Teddy Awards et césarisé pour Les invisibles, Sébastien Lifshitz est passé de la fiction aux documentaires (depuis 2012, il ne focalise que sur ce genrre), approfondissant son sujet de prédilection: l'humain à corps, cul, cœur ouverts. Son œuvre sensible, engagée, contemporaine s'intéresse aux gens, en portant un regard bienveillant et défiant les préjugés que l'on peut porter sur eux, leur communauté, leur âge ou leur cadre social. Ceux qui ne sont pas forcément des héros de fiction. Des pudiques qui sont un peu à l'écart de barnum médiatique ou des récits romanesques. Il fait le lien.

Les cinémas du Centre Pompidou lui consacre une rétrospective qui démarre ce vendredi 4 octobre (jusqu'au 11 novembre), avec en bonus l'avant-première en ouverture de son prochain film Adolescentes, un court-métrage de commande, inédit, dans la collection "Où en êtes-vous?" et une exposition de photographies vernaculaires - "L'inventaire infini" - dont il est un grand collectionneur.

Par ailleurs, une masterclasse est prévu le 12 octobre (entrée libre). Parmi les invités, on retrouvera la cinéaste Claire Denis pour Claire Denis la vagabonde, l'artiste Valérie Mrejen pour Il faut que je l'aime,, Bambi (de son vrai nom Marie-Pierre Pruvot), l'artiste de cabaret qu'il a film dans son formidable moyen métrage documentaire Bambi, le philosophe Paul B. Preciado pour présenter le film Wild Side, ainsi qu'Isabelle Fonbonne, fille de Thérèse Clerc, et Paul Guilhaume, chef op des Vies de Thérèse.

Enfin, un catalogue coédité par les Éditions Xavier Barral et les Éditions du Centre Pompidou, rassemblent des textes inédits de Sébastien Lifshitz et Isabelle Bonnet.

Berlin 2013 : Teddy Awards évidents pour « In the Name of… » et Sébastien Lifshitz

Posté par vincy, le 16 février 2013

C'est un film de la compétition qui a été élu meilleur film par le jury des Teddy Awards (les prix LGBT de la Berlinale). Logiquement, In the Name of (W Imie) de la polonaise Malgoska Szumowska (avec ses deux comédiens principaux sur le photo) a été couronné par le prix le plus convoité par le cinéma LGBT. Il a aussi été récompensé par un prix du public. Nous avions déjà prédit sa victoire dans notre actualité du 8 février...

Logique car le sujet était en soi porteur : un prêtre catholique amoureux d'un de ses protégés, résistant aux tentations alors que son Jésus s'offre à lui. Il doit également géré des adolescents turbulents, mal à l'aise avec leur sexualité, certains ayant des penchants sodomites ou juste une orientation clairement homosexuelle. Mais le film valait bien ce prix tant sa mise en scène sobre et sensible, son image sublime, ses comédiens charismatiques et sensuels, et son scénario très bien construit en font aussi l'un des favoris pour un Ours du jury ce soir à Berlin.

Les Teddy Awards étaient remis hier. Sébastien Lifshitz (Les invisibles) a été sacré par le prix du meilleur documentaire pour Bambi, qui retrace le parcours d'un homme, né en 1935 en Algérie, devenu femme française de 77 ans.

Les autres prix ont été remis à Undress me du suédois Victor Lindgren (meilleur court métrage) et à Concussion de l'américaine Stacie Passon (prix spécial du jury).

AFI (2). Animation : le trust Disney

Posté par vincy, le 25 juin 2008

snowwhite.jpg9 sur 10. Le groupe Disney occupe neuf des dix places du classement « animation » de l’AFI. Seul Shrek (DreamWorks SKG, 2001) sauve l’honneur de la diversité. Avec seulement trois films en 3D (les deux autres étant signés Pixar : Toy Story et Finding Nemo), et en l’absence de Roger Rabbit, le genre fait la part belle aux « classiques » : Blanche Neige, Pinocchio et Bambi forment le trio de tête ; et avec Fantasia, cela fait quatre des cinq meilleurs films qui sont les premiers longs métrages d’animation (avant 1942!)… Hormis, Cendrillon, il faudra donc attendre La belle et la bête puis Le Roi Lion pour que Disney retrouve une forme de qualité « légendaire ». Deux films « conçus » par Jeffrey Katzenberg, le « k » de DreamWorks SKG. Clairement la popularité a parfois primé au détriment de l'originalité.

Notre avis : Spectaculaire et moderne, Blanche Neige est reine et n’a pas à craindre de coup d’état durant de nombreuses années …

Prochain épisode : le fantastique dominé par un magicien