Les 9 finalistes encore en course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Posté par vincy, le 18 décembre 2018

Les Oscars ont raccourci les listes dans 9 catégories.

La douleur, film qui représentait la France, n'y est plus, confirmant la "mauvaise" année internationale du cinéma français tous festivals et palmarès confondus. En revanche 6 des 9 films retenus sont passés par le Festival de Cannes, confirmant la force du plus grand festival du monde. 5 d'entre eux étaient en compétition (4 d'entre eux étaient même au palmarès, dont la Palme d'or) et un à la Quinzaine des réalisateurs. Venise impose son Lion d'or ainsi que le film allemand de Florian Henckel von Donnersmarck, déjà oscarisé pour La vie des autres. Le film restant, The Guilty, a été récompensé à Sundance.

Géographiquement, on note deux films latino-américains, trois films européens et quatre films asiatiques. La bataille devrait se jouer entre la Palme d'or, Une affaire de famille, et le Lion d'or, Roma, diffusé par Netflix. Une bataille politique pour les votants en plus d'un choix cinématographique radicalement différent, qui pourrait finalement faire un gagnant, Cold war, du, déjà oscarisé, Pawel Pawlikowski.

Les nominations finales seront dévoilées le 22 janvier.

Birds Of Passage (Colombie), de Cristina Gallego et Ciro Guerra
The Guilty (Danemark), de Gustav Moller
Never Look Away (Allemagne), de Florian Henckel von Donnersmarck
Une affaire de famille - Shoplifters (Japon), de Hirokazu Kore-eda
Ayka (Kazakhstan), de Sergei Dvortsevoy
Capharnaüm (Liban), de Nadine Labaki
Roma (Mexique), d'Alfonso Cuaron
Cold War (Pologne), de Pawel Pawlikowski
Burning (Corée du sud), de Lee Chang-dong

Cannes 2018: Kore-eda et Spike Lee sacrés par le jury de Cate Blanchett

Posté par vincy, le 19 mai 2018

Le 71e Festival de Cannes s'achève ce samedi avec son palmarès dont voici les lauréats. Il est forcément différent du notre (lire notre palmarès). Mais on y retrouve quelques films communs pour notre plus grand plaisir... Il y a des évidences (le prix d'interprétation féminine par exemple et dans une certaine mesure le prix du jury), des facilités un peu contestables (prix de la mise en scène, prix d'interprétation masculine), un drôle de partage (prix du scénario), une audace salutaire (une Palme d'or spéciale).

Mais on ne peut que se féliciter le jury pour le grand doublé Spike Lee (Grand prix du jury) / Kore-eda Hirokazu (Palme d'or), deux de nos films favoris à Cannes. C'est la cinquième Palme d'or japonaise (et la première depuis 1997).

Notons que la Caméra d'or a été décernée à Girl, déjà lauréat d'un prix d'interprétation par le jury Un certain regard, du prix Fipresci Un certain regard et de la Queer Palm. Un carré d'as.

Compétition

Palme d'or: Une affaire de famille de Kore-eda Hirokazu
Palme d'or spéciale: Jean-Luc Godard (Le livre d'image)
Grand prix du jury: BlacKkKlansman de Spike Lee
Mise en scène: Pawel Pawlikowski pour Cold War
Interprétation féminine: Samal Yeslyamova (Ayka)
Interprétation masculine: Marcello Fonte (Dogman)
Scénario: Alice Rohrwacher (Heureux comme Lazzaro) et Jafar Panahi & Nader Saeivar (Trois visages)
Prix du jury: Capharnaüm de Nadine Labacki

Court métrage
Palme d'or du court métrage: Toutes ces créatures de Charles William
Mention spéciale Court métrage: On the border de Wei Shujun

Caméra d'or (meilleur premier film toutes sélections confondues)
Girl de Lukas Dhont, "qui a su allier une immense délicatesse et une puissance."