Samuel Theis en solo s’offre le duo Reinartz – Higelin

Posté par vincy, le 18 septembre 2019

Après Claire Burger avec C'est ça l'amour, sorti au printemps dernier, c'est Samuel Theis qui se lance dans la réalisation en solitaire. L'un des trois réalisateurs de Party Girl, Caméra d'or à Cannes en 2014, tourne actuellement à Forbach Petite nature, son premier long métrage, produit par Avenue B Productions.

Le Film Français indique le drame met en scène Aliocha Reinert, Antoine Reinartz, actuellement à l'affiche de Roubaix, une lumière, Izia Higelin et Mélissa Olexa.

L'histoire est celle de Johnny, dix ans. Il ne s’intéresse qu’aux histoires des adultes. Dans sa cité HLM en Lorraine, il observe avec curiosité la vie sentimentale agitée de sa jeune mère. Comme elle, il se met en quête de l’amour. Cette année, il se retrouve dans la classe de Monsieur Adamski, un nouveau titulaire. Il va aussi  faire la découverte de l’amour... Et avec lui, les brusques réveils de l’esprit.

Le film sera distribué par Ad Vitam.

Cannes 2019: Qui est Antoine Reinartz ?

Posté par vincy, le 19 mai 2019

Il y a deux ans, les festivaliers cannois découvraient sa tête dans 120 battements par minute. Antoine Reinartz sera sacré quelques mois plus tard par un César du meilleur second-rôle masculin. A 34 ans, l’acteur lorrain est finalement révélé tardivement. Si le théâtre l’a très vite habité – il en avait fait une option au lycée – il s’engage par la suite dans un parcours très différent, voyageant de New York au Japon, et décrochant un diplôme en management de la solidarité. Il s’occupe alors de personnes en réinsertion. C’est en voyant Les chansons d’amour de Christophe Honoré en 2007 qu’il a le déclic : « Je me suis dit, pourquoi je ne joue pas dans ce film ? Parce que c’était ça, que je voulais faire ! ». Il attend 2009 pour reprendre sa formation de comédien, jusqu’à obtenir son diplôme au Conservatoire de Paris il y a cinq ans.

Aussi, sa carrière ne commence qu’à cette époque. Il a déjà presque 30 ans. Mais là aussi, plus vadrouilleur que sédentaire, il brûle les planches un peu partout, à Milan et Malmö, à Nancy et à Lyon. Pas de quoi forcément le repérer dans le milieu très parisien, même s’il incarne Louis XVIII dans les Trois Mousquetaires mis en scène par Clara Hedouin et Jade Herbulot.

Il a du attendre neuf mois pour savoir s’il était du casting de 120 battements par minute, qui n’est alors que son troisième long métrage. Mais c’est évidemment un bâton de dynamite tant le succès critique et public est au rendez-vous. Il y incarne Thibault, un président d'Act Up déterminé à mobiliser l’opinion sur le virus HIV, « avatar de Didier Lestrade ». Son passé associatif l’aide, sa nature de citoyen engagé a fait le reste. Il perd du poids, se muscle, avoue que le tournage a été très dur. Mais ça valait le coût : depuis, il n’arrête plus de tourner. On le croise cet hiver dans Doubles vies d’Olivier Assayas, petit-tôle de libraire arlésien, et en adjoint au maire insupportable dans la comédie sociale Les Invisibles de Louis-Julien Petit.

A Cannes, il est doublement présent cette année : en compétition avec Arnaud Desplechin dans Roubaix, une lumière, et à la Quinzaine avec Nicolas Pariser dans Alice et le maire. Et ce n’est pas terminé puisqu’il est attendu cette année dans La vie scolaire, le nouveau film de Mehdi Idir et Grands Corps Malade et dans l’adaptation du Goncourt Chanson douce par Lucie Borleteau, où il incarne le mari de Leïla Bekhti. Une sacrée année pour ce rouquin nancéen sincèrement engagé.

Un nouveau conte de Noël à Roubaix pour Arnaud Desplechin

Posté par vincy, le 6 juillet 2018

Un an après Les fantômes d'Ismaël, Arnaud Desplechin prépare son prochain film, et revient dans sa bonne ville de Roubaix.

Roubaix, une lumière, dont il cosigne le scénario en collaboration avec Léa Mysius (réalisatrice d'AvA) s'offre un casting inédit pour le cinéaste: Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier et Antoine Reinartz (120 battements par minute).

L’histoire se déroule à Roubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l’a vu grandir. il constate des voitures brûlées, des altercations… Face à la misère, aux mensonges, aux désarrois, Daoud toujours sait. Tableau d’un monde en crise, le film se charge alors d’une mission : rendre leur humanité aux coupables. "Ainsi, à travers la vie de ce commissariat roubaisien, c’"tait un portrait forcément lacunaire de la condition féminine aujourd’hui", a expliqué Arnaud Desplechin dans sa présentation officielle.

Why Not productions et Arte France Cinéma se sont engagés sur ce onzième long métrage de cinéma du réalisateur. Le film a reçu également l'avance sur recette.

Les dates de tournage n'ont pas encore été confirmées.

Les César 2018 vivent à 120 battements par minute

Posté par vincy, le 2 mars 2018

120 battements par minute (6, dont meilleur film et meilleur scénario), Au revoir là-haut (5, dont la réalisation et l'adaptation) et Petit Paysan (3), dont le premier film et le meilleur acteur) dominent le palmarès. Le sens de la fête repart bredouille. Tout comme Grave. Barbara repart avec deux prix dont celui de la meilleure actrice. Un saupoudrage inégal qui, malgré tout, fait apparaître le Festival de Cannes comme le grand vainqueur de la cérémonie avec 12 prix cumulés (120 battements par minute, Barbara, Faute d'amour et Petit paysan) parmi les lauréats.

On reconnaîtra un grand renouveau dans les choix et quelques prix inattendus. Même la vétéran Jeanne Balibar était nommée pour la première fois. Swann Arlaud était le plus jeune des nommés parmi les meilleurs acteurs. Sara Giraudeau et Antoine Reinartz n'étaient clairement pas les plus connus (mais leur prix est amplement mérité). Les multi-casquettes Campillo et Dupontel sont multi-récompensés: c'est aussi la preuve d'un respect pour des cinémas au ton singulier, très personnel, malgré l'aspect opératique de leurs films.

Finalement c'est Jeanne Balibar qui a eu la phrase juste: "Faire un film de barges, et non pas suivre un cahier des charges, c'est-à-dire faire du cinéma!" C'est assez bien résumer la soirée côté primés. Côté cérémonie, on regrettera qu'hormis quelques jolis moments d'humour décalé, ça n'ait pas été assez "barge".

Hommages: Jeanne Moreau (par Vanessa Paradis) ; Jean Rochefort (par Guillaume Canet) ; Johnny Hallyday (par Line Renaud et Dany Boon) ; Danielle Darrieux
César d'honneur (remis par Marion Cotillard): Penélope Cruz
Meilleur film: 120 battements par minute
Meilleure réalisation: Albert Dupontel (Au revoir là-haut)
Meilleure actrice: Jeanne Balibar (Barbara)
Meilleur acteur: Swann Arlaud (Petit paysan)
Meilleur second-rôle féminin: Sara Giraudeau (Petit paysan)
Meilleur second-rôle masculin: Antoine Reinartz (120 battements par minute)
Meilleur espoir féminin: Camélia Jordana (Le brio)
Meilleur espoir masculin: Nahuel Pérez Biscayart (120 battements par minute)
Meilleur film étranger: Faute d'amour (Loveless) d'Andreï Zviaguintsev
Meilleur premier film: Petit paysan de Hubert Charuel
Meilleur documentaire: I am not your Negro de Raoul Peck
Meilleur film d'animation (long métrage): Le grand méchant renard et autres contes de Benjamin Renner et Patrick Imbert
Meilleur film d'animation (court métrage): Pépé le morse de Lucrèce Andreae
Meilleur court-métrage: Les bigorneaux d'Alice Vial
César du public: Raid Dingue de Dany Boon
Meilleur scénario original: Robin Campillo (120 battements par minute)
Meilleure adaptation: Albert Dupontel, Pierre Lemaitre (Au revoir là-haut)
Meilleure musique: Arnaud Rebotini (120 battements par minute)
Meilleure photo: Vincent Mathias (Au revoir là-haut)
Meilleur montage: Robin Campillo (120 battements par minute)
Meilleur son: Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébaut (Barbara)
Meilleurs décors: Pierre Quefféléan (Au revoir là-haut)
Meilleurs costumes: Mimi Lempicka (Au revoir là-haut)