Le centenaire de Danielle Darrieux

Posté par redaction, le 28 avril 2017

Il y a un mois Dominique Besnehard se plaignait sur France Inter que personne n'avait voulu le suivre pour produire et réaliser un documentaire sur la comédienne Danielle Darrieux.

Pourtant l'occasion aurait été belle puisque le 1er mai prochain, Danielle Darrieux aura 100 ans. Cela en fait l'une des doyennes du cinéma. Aux Etats-Unis, Olivia de Havilland et Kirk Douglas ont célébré leur centenaire l'an dernier. En France, seule Gisèle Casadesus, 102 ans, est plus âgée, etSuzy Delair aura 100 ans à la fin de l'année. Le club est très restreint.

Danielle Darrieux a commencé sa carrière au début des années 1930 pour ne s'arrêter qu'en 2010, tournant pour Billy Wilder, Maurice Tourneur, André Cayatte, Joseph Mankiewicz, Sacha Guitry, Marc Allégret, Henri Verneuil , Claude Chabrol, Jacques Demy, André Téchiné, etc... Le Grand Action à Paris lui rend hommage tout ce week-end, en partenariat avec le Festival International de Films de Femmes de Créteil.

Avec au programme samedi soir à 20h Huit femmes de François Ozon (2001). Dimanche s'enchaîneront Marie-Octobre de Julien Duvivier (1959) à 14h, une conférence sur la carrière de la comédienne à 15h30, Premier Rendez-vous d'Henri Decoin (1941) à 17h, et le mythique Madame de... de Max Ophuls (1953) à 19h30. Lundi, jour férié, on passera de Occupe-toi d'Amélie de Claude Autant-Lara (1949) à 14h, à En haut des marches de Paul Vecchiali (1983) à 16h30, au Jour des Rois de Marie-Claude Treilhou (1991) à 19h.

Toutes les séances commenceront par la projection du court métrage inédit Tournons ensemble, Mademoiselle Darrieux, réalisé par Emmanuel Vernières (2016). Ce dernier ajoute que l'actrice "se porte bien et continue à boire son petit whisky tous les soirs."

Et aussi...

Par ailleurs, Hors Collection a sorti cette semaine Danielle Darrieux, une femme moderne, biographie signée de Clara Laurent. Bonus: la 4e de couverture est un témoignage concis de Catherine Deneuve: "Je lui ai toujours trouvé une grâce infinie, une légèreté inquiète et cette voix de pleins et de déliés si particulière (...) Ne jamais peser, laisser souvent une interrogation, un dote dans son phrasé, le charme absolu."
En juillet paraîtra Madame de..., réflexions sur le film de Max Ophuls et sur l'évolution de la critique du personnage de Danielle Darrieux, de sa sortie jusqu'à aujourd'hui, par Dominique Delouche.

Enfin, un colloque est organisé à l’université Bordeaux Montaigne du 3 au 5 mai et la cinémathèque de Toulouse lui rendra hommage en novembre.

Le Canada a 150 ans: beaucoup de cinéma, un peu d’Europe et Justin Trudeau

Posté par vincy, le 19 avril 2017

Le 19 avril, à l'occasion des 150 ans du Canada, 1700 événements sont organisés dans le pays, mais aussi en France, au Royaume Uni, aux USA, en Scandinavie. 150 films canadiens, en français, en anglais ou en inuktitut, formeront ainsi le plus grand festival du monde, dans les cinémas, bibliothèques, à la télévision, dans les avions, et sur le web, le tout à l'initiative de REEL Canada.

Il s'agit "d’une collection de films qui reflètent l’étendue de nos histoires, et ce, dans tous les genres possibles" et "d’une liste rassemblant des œuvres cinématographiques venues de toutes les provinces du Canada. Nos films ne sont pas uniquement réalisés à Vancouver, Toronto ou Montréal" comme l'indique le dossier de presse. De Angry Inuk (2016) à Why Shoot the Teacher? (1977) en passant par Crash, Dead Ringers et Videodrome, De beaux lendemains, Starbuck, La grande séduction la version québécoise et son remake anglophone), Le violon rouge, Room, Mommy et Laurence Anyways, Jésus de Montréal, Le déclin de l'empire américain, et Les invasions barbares, Le démantèlement, CRAZY, etc.

Pour vanter cette journée, Justin Trudeau, premier ministre du pays, a joué les promoteurs sur les réseaux. "Célébrer le cinéma, c'est célébrer le Canada et notre identité" rappelle-t-il.

Depuis un mois, le cinéma canadien peut aussi s'enorgueillir d'être le premier pays à l’extérieur de l’Europe à se joindre à Eurimages, le fonds de soutien au cinéma européen. Ce qui signifie que les films coproduits par les Canadiens et leurs partenaires européens pourront s'appuyer sur les aides d'Eurimages, augmentant mécaniquement le nombre de coproductions audiovisuelles entre le Canada et les pays européens.

En 2015, selon Telefilm Canada, 55 coproductions ont été produites dont 20 avec la France (le Canada et la France sont déjà liés par un mini traité) et 15 avec le Royaume Uni.

662 Charlots pour célébrer Charlie Chaplin

Posté par vincy, le 17 avril 2017

A Corsier-sur-Vevey, en Suisse, une étrange procession de 662 personnes a eu lieu. On y fêtait l'anniversaire de la naissance de Charlie Chaplin, né le 16 avril 1889. Mais aussi le début de la célébration des quarante ans de sa mort, survenue le 25 décembre 1977.

Dimanche 16 avril, 662 personnes étaient donc toutes déguisées en Charlot au Chaplin's World, le musée dédié à l'artiste ouvert il y a un an et géré par Grévin. On peut estimer qu'il s'agit d'un record du monde puisque c'ets la première fois qu'un tel rassemblement est homologué et enregistré sous le contrôle d'un huissier.

662 personnes avec un complet noir, des chaussures noires, une chemise blanche, un chapeau melon, une moustache. Et bien sûr, une canne. "C'était un moment très émouvant de voir réunis des Charlots de tous les âges, de deux à 80 ans", a déclaré au Temps Annick Barbezat, directrice de la communication du Musée Chaplin's World.

La photo officielle montre ainsi tous les Charlots formant une étoile, en référence au fameux trottoir «Walk of Fame» de Hollywood. Puis ils ont participé à une chasse aux œufs, dotée de 600 lots (vols en montgolfière, nuits dans les hôtels de la région ou encore des entrées dans les musées...).

Le musée a déjà attiré 300000 visiteurs, soit largement plus qu'espéré avant son ouverture.

Le cinéma Le Brady a 60 ans

Posté par vincy, le 27 août 2016

On parle souvent de cinémas qui ferment, de quelques multiplexes en projets ou qui ouvrent. Et si, pour une fois, on célébrait l'anniversaire d'une salle emblématique, atypique et toujours debout?

Le Brady n'a pas d'allure vu de l'extérieur. Seul cinéma dans son quartier à Paris, coincé entre les théâtres et les coiffeurs ethniques, sur un boulevard (Sébastopol) où il n'y a aucune grande marque de fringues ni Starbucks, mais des vieux troquets, le Brady est un survivant sur une quatre voies urbaine où l'on ne s'arrête jamais.

Né le 25 juin 1956, Le Brady propose alors 300 places dans le populaire Xe arrondissements (et dans le seul quartier de cet arrondissement qui a encore ce côté populaire). A l'époque, ce sont les séries B, films d'aventures, comédies et westerns qui attirent un public familial.

Mocky avait besoin d'une salle pour diffuser ses films

Pour survivre à l'arrivée de la télévision et des grandes chaînes comme Gaumont, le Brady devient un cinéma spécialisé dans les films d'horreur dans les années 1960. Déjà underground. Les amateurs d'épouvante cohabitent avec les marginaux et les premiers recalés de la crise pétrolière.

"En travaillant au Brady comme projectionniste au tout début des années 2000, j'ai assisté à la fin d'un phénomène né dans les années 1970. J'ai eu envie de comprendre : comment des clochards en arrivent-ils à dormir dans une salle de cinéma ? ", raconte Jacques Thorens dans Le Brady. Cinéma des damnés (Verticales).

Métamorphose

Le Brady décline alors lentement. La consommation de cinéma évolue. les multiplexes naissent, les salles se rénovent. Le Brady reste dans son jus. Authentique. Le réalisateur Jean-Pierre Mocky en devient propriétaire il y a 22 ans pile-poil. Il ajoute une deuxième salle, toute petite (39 fauteuils), pour offrir des programmations plus audacieuses. Durant seize ans, Mocky dirigera ce cinéma culte.

Il cède cependant le cinéma en 2010 au programmateur de la salle, Fabien Houi, qui engage un lourd chantier de rénovation. Le Brady n'est plus la vieille salle un peu miteuse d'autrefois. Ici, on peut y voir des films "officiellement" sortis de l'affiche, mais qui en fait continue leur carrière à raison d'une ou quelques séances par semaines. La grande salle (qui ne compte que 100 places désormais) peut désormais servir de salle de spectacle. Du blockbuster au film restauré, en passant par des films pour la jeunesse et des cycles (comme Bollywood) ou des festivals (comme celui du cinéma turc, en plein quartier turc, c'est assez logique), le Brady s'est diversifié et résiste au formatage.

Évènements et célébrations

Pour son anniversaire, le cinéma s'est offert une exposition à la nouvelle Médiathèque Françoise Sagan (elle aurait aimé), toute proche, "Le Brady, 60 ans de projection", qui a lieu jusqu'au 18 septembre. A partir du 16 septembre, les vendredis et samedis soir, pour accompagner la sortir de Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, film adapté d'une pièce de Jean-Luc Lagarce, sera jouée une pièce de l'auteur, Derniers remords avant l'oubli.

Le Studio Ghibli fête ses 30 ans avec une grande expo à Tokyo

Posté par vincy, le 22 août 2016

Tout l'été, à Tokyo, le Studio Ghibli fête son 30ème anniversaire avec une immense exposition rétrospective. Affiches, objets, dessins, produits dérivés d’époque, installations monumentales : cela n'a rien à voir avec ce qui est proposé au Musée Ghibli, à une demi-heure de train, partiellement fermé pour cause de travaux.

Créé en juin 1985 par Hayao Miyazaki et Isao Takahata, créent la compagnie Tokuma Shoten qui muera en studio Ghibli (du nom utilisé par les italiens pour désigner un avion de reconnaissance pendant la Seconde Guerre Mondiale). Depuis Ghibli est devenu une référence dans l'animation, avec un Ours d'or, un Lion d'or et un Oscar. A Roppongi Hill, le Tokyo City View, un observatoire à 250 mètres haut dessus du niveau de la mer offrant une vue panoramique à 360 degrés sur la ville, accueillent donc l'hommage spectaculaire à cette gloire (inter)nationale.

Derrière un bar, un Totoro grandeur nature, un chat-bus qui peut recevoir plusieurs adultes, une immense maquette qui vole, de haut en bas, etc... tout est fait pour revivre les grands moments des dessins animés issus des studios, de Nausicaa à La tortue rouge.

Un Festival Ferris Bueller pour ses 30 ans

Posté par vincy, le 26 mars 2016


La folle journée de Ferris Bueller est incontestablement un film culte. Qui n'a pas eu envie de faire l'école buissonnière après avoir vu Matthew Broderick (à l'époque sexy, et nommé pour un Golden Globe grâce à ce rôle) déambuler à l'institut d'art moderne de Chicago, danser sur un char en chantant "Twist and Shout" des Beatles ou foncer avec une voiture de sport loin de sa banlieue ennuyante?

Et bien Ferris Bueller's Day Off a 30 ans cette année. Ça ne nous rajeunit pas. Du 20 au 22 mai, Chicago va célébrer la comédie de feu John Hughes, entrée au patrimoine national en 2014, avec un festival dédié au film qui comprendra plusieurs événements reliés au film, et notamment des parcours "touristiques" où les participants suivront les traces de l'adolescent insolent et insouciant. La fameuse parade où il chante et danse sera reconstituée. Les organisateurs promettent quelques surprises...

Une projection du film, avec l'intervention de certains acteurs pour un Q&A animé par le critique de cinéma Richard Roeper, sera organisée le 21 mai. Et sinon, les fans pourront aller découvrir le lycée de Ferris ou la maison de son meilleur ami (incarné par Alain Ruck). Clou du spectacle, les artistes Sarah Keenlyside et Joe Clement ont reproduit la chambre de Ferris Bueller à l'identitique.

Ce n'est pas donné en revanche: 300$ pour les trois jours. La soirée d'ouverture ne coûte que 25$.

http://www.ferrisfest.com/

Cannes 2015 : La légende de la Palme d’Or, 60 ans, un docu et des témoignages prestigieux

Posté par kristofy, le 17 mai 2015

Cette année c’est le 68e Festival de Cannes, mais ce n'est que le 60e anniversaire de la Palme d’Or. Le plus prestigieux des trophées du cinéma est à la fois un objet de fantasme et symbolise un film considéré comme un chef-d’œuvre. La Palme d’Or et son histoire (surtout récente) est l’objet d’un documentaire qui vient donc d’être découvert dans son berceau, le Festival de Cannes, en séance spéciale. L’objet a changé de design et de présentation. Depuis quelques années, il est en or 18 carats élaboré par le joaillier Chopard, à la fois partenaire du festival et mécène de ce documentaire. On y voit quelques séquences à propos de la fabrication (jusqu'à l’extraction de l’or en Colombie).

La légende de la Palme d’Or réalisé par Alexis Veller est d’ailleurs en lice cette année à la fois pour le prix de la Caméra d’Or (c’est un premier film) et pour le prix l’œil d’Or du documentaire. A la projection, il y avait donc le jury emmenés par Sabine Azéma (avec aussi Delphine Gleize, Yann Gonzelez…) et celui de Rithy Panh (avec aussi Nicolas Philibert, Irène Jacob…). Dans la salle étaient aussi présents d’autres invités comme le producteur Harvey Weinstein et le chanteur Robbie Williams.

Ce documentaire invite une poignée de réalisateurs à faire part de leurs souvenirs à propos de leur Palme d’Or à eux. Témoignages, en vrac.

Wim Wenders, Palme d’Or 1984 pour Paris-Texas, évoque un fardeau qui l'aurait empêché de tourner durant 3 ans. En 1989 quand il était à son tour président du jury, il a remis ce trophée à un tout jeune cinéaste inconnu de 26 ans : Steven Soderbergh pour Sexe, Mensonge et Vidéo.
Steven Soderbergh révèle l'anecdote savoureuse à propos du destin : cette année là Wenders était président à la place de Francis Ford Coppola initialement prévu, et son film était d’abord à Un Certain Regard avant d’être placé en compétition officielle à la place d’un film de Dennis Hopper...
Emir Kusturica est lui l’un des rares cinéastes à avoir gagné deux Palme d’Or (en 1985 avec Papa est en voyage d’affaire, puis en 1995 pour Underground). Absent lors de la clôture pour sa première Palme, le prix avait été pris sur scène par son producteur que beaucoup ont confondu avec lui. C’est Kusturica devenu à son tour président qui fera des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne les récipiendaires d’une deuxième Palme d’Or (en 2005 pour L’enfant, après celle en 1999 pour Rosetta).
Ils nous apprennent que c’est la direction du Festival de Cannes qui, le dernier jour après les délibérations du jury, les prévient par téléphone que leur présence est souhaitée pour la cérémonie de clôture, sans préciser pour quel prix.
Nanni Moretti confie qu’il aurait bien aimé avoir un autre prix après sa Palme d’Or en 2001 pour La chambre du fils, mais en 2006 pour Le Caiman il a attendu vainement un coup de téléphone qui n’est jamais arrivé. Le cinéaste italien avait d’ailleurs pris soin de garder sa palme avec lui dans l’avion. Mais en arrivant chez lui, il s’est aperçu qu’il avait en fait oublié le sac dans l’aéroport (qu'il a vite retrouvé).
En général la plupart des cinéastes interrogés confie avoir rangé ce trophée à l’abri, dans un placard de leur bureau. Sauf Apitchatpong Weerasethakul qui lui en fait don à la cinémathèque de Thaïlande. Ainsi en 1994 Quentin Tarantino avait été prévenu de ne pas repartir de Cannes. Une rumeur évoquait Trois couleurs : Rouge de Kieslowski, alors il pensait avoir un prix du scénario ou celui de la mise en scène ou alors un prix d’interprétation pour John Travolta ou un prix spécial au fur et à mesure de l’énonciation des différents prix. Puis est venue l’annonce de la Palme d’Or : le jury de Clint Eastwood et Catherine Deneuve avait choisi Pulp Fiction ! Il entrait ainsi dans le panthéon des meilleurs cinéastes du monde.
Seule femme à avoir gagné ce prix, Jane Campion (en 1993 pour La leçon de piano) évoque un souvenir plus douloureux : à l’époque du festival elle était enceinte, mais son bébé est décédé quelques jours après sa naissance. Elle a mis du temps à reconsidérer cette récompense.
Martin Scorsese se rappelle de sa Palme d’Or (en 1976 pour Taxi Driver) et considère sa récompense comme la plus précieuse, celle qui symbolise un encouragement à devenir plus audacieux dans ses films suivants.

C’est Emir Kusturica qui aura la phrase qui résume le pouvoir de la Palme d’Or : « ce n’est pas comme les Oscars, la Palme d’Or c’est un jugement esthétique ».

Et enfin, une devinette : quel acteur américain est au générique de trois films qui ont gagnés la Palme d’Or ?

La Géode: 30 films pour célébrer ses 30 ans

Posté par redaction, le 5 avril 2015

A l’occasion de son 30e anniversaire, La Géode organise, du 7 avril au 5 juillet 2015, un festival dédié aux productions inédites internationales grand format et aux films qui ont marqué l’histoire de cette salle unique en France, royaume des films IMAX et 3D relief. Mais l'anniversaire a commencé dès hier avec la visite de George Lucas, en personne. Un joli cadeau, en attendant de voir un jour Star Wars sur cet écran unique en France.

Pendant 3 mois, le public est invité à découvrir ou redécouvrir les films en relief qui ont fait le succès de la Géode depuis 30 ans et aussi 9 films inédits: Pandas 3D, Géants des profondeurs 3D, Requins blancs 3D, Titans de l'âge de glace, D-Day Normandie 1944, Le dernier récif, L'océan secret de Jean-Michel CousteauLa légende de l'Etalon noir, Océanosaures 3D, Samsara, Muse, U2 3D...
Ce sera aussi l'occasion de découvrir des films Imax comme Arctique; Baleines, Dinosaures... Vivants, Les mystères de l'invisibles, Rolling Stones at The Max, Under the Sea, Grand Canyon, Le grand voyage d'Ibn Battuta, de Tanger à La Mecque, Bestioles ou encore Madagascar, L'île des Lémuriens, Stomp, Odyssée des rythmes du monde, Moi Van Gogh et L'Odyssée des papillons. Sans oublier Everest, le plus grand succès mondial du genre.

Au total, la programmation compte 30 films. Le public sera invité à voter pour son film préféré. Le lauréat recevra le Prix du public, que la Géode diffusera dès octobre.

3 week-ends thématiques - “spécial Dinosaures” (18/19 avril), “spécial Bestioles” (30/31 mai), “spécial Océans” (6/7 juin) - sont également planifiés.

Le festival de la Géode est une manifestation unique au monde. Initié en 1994 et interrompu depuis 2009, il s'agit du seul festival international de cinéma grand format à être ouvert au grand public et à faire voter ses spectateurs. Il accueille plus de 30 000 visiteurs à chaque édition.

20 millions de spectateurs en 30 ans

Inaugurée en mai 1985 dans la Cité des sciences et de l'industrie, la salle de la Géode comprend 400 places et dispose d'un écran hémisphérique géant de 26 mètres de diamètre et de 1 000 m2 de superficie. La Géode a ravi 20 millions de spectateurs au cours de ces trente années.

En s'orientant uniquement sur une ligne éditoriale ludo-éducative, la Géode, contrairement à ses homologues internationaux qui projettent des blockbusters adaptés en format Imax, a toujours été fragile financièrement. Depuis le milieu des années 2000, de moins en moins de films créés pour la Géode, c'est-à-dire avec des caméras Imax, sont produits. Pourtant, grâce aux concerts - classiques ou rocks - et de nouvelles thématiques (histoire, voyage, religion), la salle offre de nouvelles possibilités de divertissement et une programmation bien plus variée.

Et d'ailleurs, saviez-vous que La Géode a servi pour être le “capitole” dans la franchise hollywoodienne à succès Hunger Games? Cette boule type dôme géodésique, proche d'une sphère, reste un bâtiment emblématique pour une salle de cinéma indépendante dont tous les films sont régulièrement classés dans le Top 40 du box office parisien. Certains "hits" dépassent largement les 100 000 entrées. Pas mal pour une petite salle...

Costa-Gavras, président du jury du 40e Festival du Cinéma Américain de Deauville

Posté par vincy, le 19 mai 2014

Le Festival du Cinéma Américain de Deauville fêtera ses 40 ans d'existence du 5 au 14 septembre. Le Festival vient d'annoncer que Costa-Gavras serait le président du jury.

Le jury sera composé cette année exclusivement d'anciens présidents qui depuis 20 ans ont honoré le Festival. Costa-Gavras est également président de la Cinémathèque française qui organisera sa programmation de rentrée autour du Festival.

Par ailleurs, un livre témoignera de l'histoire du Festival, en plus d'un documentaire réalisé par France Télévisions.

20 ans de DreamWorks Animation en 7 films incontournables

Posté par redaction, le 16 mai 2014

Né en 1994 avec la création de DreamWorks SKG, studio fondé par Steven Spielberg, Jeffrey Katzenberg et David Geffen, DreamWorks Animation s'est séparé en 2004 de sa maison-mère pour devenir un studio exclusivement consacré à l'animation. Le 67e Festival de Cannes célèbre les 20 ans d'existence de la société qui a permis de mettre fin au monopole de Disney.

En 20 ans, le studio a produit 28 longs métrages, amassé 11,6 milliards de dollars au box-office mondial. et remporté en 2002, le premier Oscar du long métrage d'animation de l'histoire avec Shrek. Shrek 2 reste son plus gros succès avec 565 565 400$ de recettes mondiales.

Et si on ne devait en retenir que 7 de ses 28 films (un sur quatre en résumé)? Les 7 meilleurs selon nos critiques? Voici le résultat.

1) Wallace et Gromit : Le mystère du Lapin-Garou. Ironiquement le chef d'oeuvre produit par les studios est ... britannique. En signant avec les studios Aardman, DreamWorks a pourtant essuyé l'un de ses plus gros échecs tout en empochant son deuxième oscar.

2) Chicken Run. Autre produit Aardman, et de loin l'autre pièce maîtresse du catalogue. Avec cette histoire de poules qui s'évadent en avion, le délire va loin. Et nous a rendu exigeant. D'autant que l'animation des studios Aardman se singularise : de la pâte à modeler plutôt que des images de synthèses.

3) Shrek 2. Certes, il s'agit du plus gros succès du studio et de loin. Mais surtout des quatre épisodes de la franchise, c'est de loin le plus maîtrisé et le plus jouissif. Bien sûr, il n'a pas la fraîcheur du premier épisode, mais il est devenu la bible de toutes les fantaisies du studio - de Kung-fu Panda à Madagascar - qui jusque là n'a pas été surpassée.

4 et 5) Chasseurs de Dragons et Dragons 2. C'est sans aucun doute la première fois que DreamWorks réussit deux épisode à la suite à qualité égale. C'est aussi la première franchise plus aventureuse que comique qui sort de ses histoires d'animaux héroïques. Un conte et légende à la Disney qui manie aussi bien le drame que l'humour.

6) Le Prince d'Egypte. Les premiers DreamWorks avaient de furieux airs de Disney, quitte à souvent se ressembler côté pitch. Pour ce film, le studio s'est au moins risqué à un sujet loin des contes de fée. La qualité graphique, le casting de stars, les chansons : c'est avec ce dessin animé que le studio a imposé ses premiers fondements. A l'époque, il surclassait de loin les autres films d'animation américain.

7) Bee Movie. Peut-être le plus oublié et pourtant l'un des plus délirants. Ce divertissement écologique reprend les codes de la comédie américaine et du des films catastrophe. Ça part en vrille mais la fable touche juste. Là encore, DreamWorks prouve que c'est dans l'originalité qu'on puise l'inspiration.