Helen Mirren, Luke Evans, Cillian Murphy au casting du prochain Luc Besson

Posté par wyzman, le 10 octobre 2017

Luc Besson repart au combat. Après l'échec mondial de Valerian (224M$ amassés pour un budget de production estimé à 177M$), le scénariste, réalisateur et producteur de Lucy vient de dévoiler quel serait son prochain projet. Et une chose est sûre, il compte bien se rabibocher avec les critiques américaines. Pour son prochain film d'action intitulé Anna, le fondateur d'EuropaCorp a décidé de faire appel à la crème de la crème, soit l'actrice oscarisée pour son rôle dans The Queen Helen Mirren, la star de La Belle et la Bête Luke Evans et le favori de Christopher Nolan Cillian Murphy. Ils seront épaulés par Sasha Luss, la mannequin russe déjà aperçue dans Valerian.

Comme le rapporte très justement Variety, le tournage d'Anna devrait débuter le mois prochain et EuropaCorp en assurera la production. Quant à la distribution, pour ce qui est des Etats-Unis, c'est Summit Entertainment qui s'en occupera. L'an dernier, la société s'est occupée d'Insaisissables 2 et de Divergente 3. Enthousiasmé par ce nouveau projet, Jason Constantine, le directeur des qacquisitions de Lionsgate, la maison-mère de Summit Entertainment a déjà déclaré : "Luc [Besson] est un réalisateur visionnaire avec qui nous sommes fiers de poursuivre notre collaboration de longue date."

Assassiné par la presse américaine au moment de la sortie de Valerian, Luc Besson a la pression. S'il veut qu'EuropaCorp se remette sur pied, Anna doit être un carton. En effet, malgré ses 3,9 millions d'entrées en France, l'échec de son dernier film a sensiblement fragilisé l'équilibre financier de sa société de production. Comme le rappelait Capital le mois dernier, le blockbuster est loin d'avoir atteint son point de rentabilité. Aucune date de sortie concernant Anna n'a été communiquée pour le moment.

Tallinn 2015 : rencontre avec Jacques Toulemonde et Bruno Clairefond pour « Anna »

Posté par redaction, le 19 novembre 2015

Le film Anna est présenté cette année en avant-première mondiale au Black Nights Film Festival de Tallinn en Estonie. À la veille de sa projection devant le public, le réalisateur Jacques Toulemonde (notamment coscénariste de L'étreinte du serpent de Ciro Guerra récompensé à la Quinzaine des réalisateurs 2015) et l'acteur Bruno Clairefond nous accordent un entretien au sujet de ce road movie trépidant qui sortira en salles en 2016. Voici un avant goût de ce qui vous attend en janvier !

Votre film ''Anna'' est une coproduction franco-colombienne entre Noodles Production à Paris et Janus Film à Bogotà. Pouvez vous présenter au public les thématiques développées par ce film ?

Jacques Toulemonde : Le scénario est basé sur l'histoire d'Anna, qui ne peut pas élever son enfant parce que son ex-mari essaie de les séparer. Elle n'a pas d'autre choix que d'essayer de convaincre son compagnon Bruno et de partir avec son enfant en Colombie. Le film raconte l'histoire de ce voyage où elle tente de construire sa famille et de prouver qu'elle peut être une mère idéale. Sauf que c'est une personne très fragile qui lutte contre ses démons et affirme son envie d'être avec son enfant. Ce film pose la question de la réaction à adopter avec des personnages comme Anna qui sont aussi géniaux qu'ils peuvent être difficiles, voire dangereux. Faut-il suivre leurs désirs et voir où cela peut nous mener, ou au contraire faut-il les séparer de leur enfant et les enfermer dans des hôpitaux ? J'ai aussi essayé de faire bouger un peu le point de vue tout au long du film. Le début est très axé sur Anna, sur ses réflexions et sa perception, puis on s'approche du point de vue de l'enfant et enfin de celui de Bruno. On découvre progressivement comment il la voit. C'est lui qui finalement arrive le mieux à comprendre ce qu'il faut faire avec elle. Son ex-mari rejette systématiquement ses idées, Bruno les accepte aveuglément, et on voit ensuite les conséquences de ces deux types de réponses.

En regardant le scénario on a l'impression que vous avez vraiment vécu cette histoire. Est-ce un scénario autobiographique ? Comment vous est venue l'idée du film Anna ?

JT : Ce film a une part autobiographique. J'ai été en relation avec des femmes comme Anna, même si les personnages sont romancés. Je voulais aussi traiter de cette question du voyage entre la Colombie et la France à travers la nature du personnage d'Anna, qui contient sa part d'obscurité et de lumière. Dans ces deux pays, j'ai l'impression d'avoir la même relation que le personnage d'Anna. La France, qui est un pays merveilleux où les conditions sociales sont déjà bien développées, et qui est en même temps en dépression profonde depuis 20 ans, et la Colombie, où la vie et la fête sont omniprésentes, alors que c'est un pays qui marche moins bien socialement. C'est aussi ce qui se passe avec le personnage. Elle a une appartenance à ces deux pays qui la rend ambivalente.

Bruno, incarnez-vous votre propre personnage dans le film "Anna" ?

Bruno Clairefond : Non, les acteurs incarnent toujours un personnage, nous ne sommes jamais à l'écran ce que nous sommes dans la vie réelle. Avec Jacques nous avons cherché une justesse de jeu, on peut donc dire qu'un aspect du personnage est proche de moi, mais il y a aussi toujours une part de composition.

JT : Oui, il y a une part de composition, mais elle est aussi nourrie par notre propre expérience et notre sensibilité. D'un autre coté, il y a certains éléments de la personnalité de Bruno dont je me suis inspiré pour écrire le rôle de son personnage, pour construire sa fragilité dans le film. J'ai aussi probablement été influencé par l'image que je me suis fait de lui.

BC : Il me connaît aussi très bien. Nous avions déjà réalisé un projet indépendant ensemble en 2006, et je savais où il voulait aller. Il me faisait lire le scénario, nous avons relu tous les dialogues à Bogotà et je lui donnais mon point de vue, mais c'est vraiment Jacques qui a tout écrit. C'est lui le scénariste du film. Lire le reste de cet article »

Et si l’on passait un week-end avec Anna Karina ?

Posté par MpM, le 6 mars 2009

Une femme est une femmePendant trois jours, du 6 au 8 mars, différentes salles arts et essai du Var et des Bouches du Rhône vont rendre un vibrant hommage à l’une des figures les plus marquantes de la Nouvelle vague, l’actrice et réalisatrice Anna Karina. Durant ce "Week-end avec Anna" auront lieu plusieurs projections et rencontres en présence de la comédienne. L’occasion de rencontrer une Anna Karina rayonnante dans un restaurant de Saint Germain des Prés et de revenir avec elle sur les réjouissances du week-end.

Comment avez-vous réagi en apprenant l’existence de ce festival "Un week-end avec Anna" qui vous est entièrement consacré ?
J’ai trouvé ça super sympa et adorable. Je suis touchée. En plus, c’est comme si je revenais sur les pas de Pierrot le fou que nous avions tourné à Toulon et dans l’île de Porquerolles. Comme ce sont de très bons souvenirs, je suis vraiment émue. Et puis ils présentent des films que j’aime [Pierrot le fou, La religieuse, Une femme est une femme…], ainsi que la comédie musicale Anna de Pierre Koralnik, écrite par Serge Gainsbourg.

Justement, comment s’est faite la rencontre sur cette comédie musicale ? Anna Karina
Je ne sais pas pourquoi ils sont venus me chercher, moi. On ne me l’a jamais dit ! Je ne connaissais pas Serge Gainsbourg, à l’époque. Je savais qui il était bien sûr, mais on ne s’était jamais vu ! Peut-être m’ont-ils choisie parce que je chantais dans d’autres films ? J’avais fait des émissions de variétés à la télé aussi. En tout cas, j’étais ravie et enchantée qu’ils me proposent de participer à ce projet. Serge m’a écrit de superbes chansons. Il était très perfectionniste, donc on a beaucoup répété. J’ai même pris des leçons de chant. C’est ainsi qu’est née l’amitié entre Serge et moi. Je l’ai connu avec qu’il ne devienne Gainsbarre, c’était quelqu’un de charmant et gai, toujours très élégant.

Ce qui est terrible, c’est que vous avez eu une carrière très riche, et pourtant on vous parle presque toujours des mêmes films… si vous aviez envie de parler d’un film que personne ne cite jamais, ce serait lequel ?
J’en ai tellement tourné, des films… C’est vrai qu’il y en a plein d’autres que j’aime beaucoup ! Sur tous mes films, il doit bien y en avoir 20 ou 25 qui sont très beaux. Comme L’histoire d’une mère de Claus Week, tourné au Danemark, d’après un conte d’Andersen. Il ne dure que 50 minutes, donc c’est un moyen métrage. On ne peut pas vraiment le voir facilement mais il a été montré dans toutes les écoles de cinéma au Danemark. Il y en a un autre dont les gens me parlent parfois, c’est Shéhérazade de Pierre Gaspard-Huit, qui était plutôt un film pour enfants. Il est très kitsch, très beau. Jean-Luc [Godard] y fait de la figuration : il joue un mendiant qui marche sur les mains ! Bien sûr, on ne peut pas le reconnaître… Lire le reste de cet article »