Posté par vincy, le 15 mars 2010
La 3D devient tendance, même en France. StudioCanal a signé à Berlin un accord avec le spécialiste du format en Imax et réalisateur de Fly me To The Moon 3D, le belge Ben Stassen. Ils sortiront Les aventures de Samy (Around the World in 50 Years 3D) dès cet été. Avant cela, Sylvain Chomet (Les triplettes de Belleville) avait présenté à la Berlinale L’illusionniste, son hommage à Jacques Tati. A l’origine prévu pour avril, il pourrait être décalé à juin.
Mais désormais, tout le monde s’y met. Patrice Leconte réalise actuellement Le Magasin des suicides, adaptation du roman de Jean Teulé, en version animée ET musicale. Attendu pour la fin de l’année, il co-réalisera ce premier film d’animation avec Arthur Qwak (Chasseurs de Dragons). Il en a écrit le scénario, et ancien dessinateur, a imaginé les personnages.
A Angoulême, en janvier, Ari Folman (Valse avec Bashir) a annoncé qu’il réalisera son prochain film en France, avec les studios de la capitale de la BD, le pôle Magelis, et avec Les Armateurs (Kirikou). The Congress (Le congrès) est l’adaptation du best-seller de science-fiction (1971) de Stanislas Lem (Solaris). Le film, un mélange de documentaire et d’animation, devrait être prêt en 2012.
La plus importante production sera sans doute Le Petit Prince. La mise sur orbite est plus lointaine - 2013 - mais les héritiers de Saint-Exupéry ont enfin accepté de céder les droits d’un des romans pour la jeunesse les plus vendus dans le monde. Le relief va d’ailleurs donner une dimension internationale au projet, tout comme le casting vocal plus hollywoodien que français (sans doute révélé à Cannes en mai). 45 millions d’euros de budget pour Onyx (Les enfants de Timpelbach, Renaissance), en plus d’une série TV animée, et un jeu développé avec MKO (filiale de MK2).
D’autres projets en 3D ont été présentés au récent Cartoon Movie de Lyon comme Approved for Adoption, Flying bazar, Hard Rock sur Harcouët. Les sujets sont de plus en plus variés et aborde des thèmes plus politiques ou sociologiques. de même les genres se diversifient avec d’avantage d’action et d’aventures. Cartoon Movie surfe d’ailleurs sur l’engouement pour l’animation avec, pour sa dernière édition qui s’est tenue du 3 au 5 mars, une fréquentation en hausse de 20%, 635 professionnels accrédités et 90 distributeurs présents.
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Posté par Morgane, le 17 février 2010
Au sein du festival Travelling à Rennes, une partie est dédiée aux plus petits, dès 18 mois. Éléphant d’or regroupe deux programmes de courts métrages et c’est un jury enfant qui a remis le Prix 2010 au film Guyane de Imanou Petit. Le Prix École au Cinéma a, quant à lui, été décerné au Petit Dragon de Bruno Collet, film d’animation très drôle sur une poupée Bruce Lee qui revient à la vie et part à la découverte du petit monde dans lequel il s’éveille.
Je ai pu voir que le programme de courts “Éléphant d’or 2″ (sept courts), mais celui-ci regorge déjà de jolies trouvailles. Catch Him! qui nous vient tout droit de Slovaquie est original de par son animation et son style graphique. La Carte, film en prises de vue réelle, nous attendrit et nous fait rire par le biais de deux personnages amoureux mais qui vivent dans deux cartes postales différentes. Et d’un point de vue personnel, mon coup de coeur va aux Escargots de Joseph réalisé par Sophie Roze. Film d’animation dont les personnages sont faits de pâte à modeler, Les Escargots de Joseph plonge dans l’univers d’un petit garçon très timide et introverti vivant dans son monde et où ses amis sont des escargots. Il se fait alors avaler par son nombril en forme de coquille d’escargot et découvre le monde terrifiant et triste des nombrilistes. Une fable poétique et très touchante sur la difficulté de communiquer avec les autres et la nécessité de s’ouvrir au monde extérieur qui nous entoure.
Les enfants ont également pu, durant le festival, découvrir ou redécouvrir des films comme Coraline, Panda petit panda, Mon voisin Totoro… et tout un cycle consacré au personnage d’Alice aux pays des merveilles. Il y en avait pour tous les goûts.
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Posté par vincy, le 20 décembre 2009
Vous souvenez-vous du petit monde des Borrowers? Ce film de Peter Hewitt (1997) devrait être culte avec le temps : on y retrouve Dr House (Hugh Laurie) et Draco Malfoy (Tom Felton). Mais l’échec du film (à peine 50 millions de $ dans le monde) avait froidement douché les espoirs d’Hollywood. Grand classique de la littérature jeunesse écrit par Mary Norton et publié en 1952, cette histoire d’une famille de petite taille vivant dans un milieu humain normal, a toujours fasciné Hollywood, qui avait déjà produit une série TV quelques années auparavant. Norton a édité cinq histoires entre les années 50 et 80.
Désormais c’est l’animation japonaise qui s’y intéresse. Le Studio Ghibli, celui-là même d’Hayao Miyazaki, a annoncé que serait sa prochaine sortie. Intitulé en japonais Karigirashi no Arrietty, ce sera le premier long métrage réalisé par Hiromasa Yonebayashi (surnomé “Maro”), après des années dans des rôles clés comme directeur de l’animation des films du studio. Cette adaptation a été scénarisée et supervisée par Miyazaki.
Le film sortira en juillet au Japon, comme tous les films Ghibli depuis quelques années. Ponyo, le dernier dessin animé en date, avait rapporté 176 millions de $ au box office local. Et tout come Ponyo, Ghibli a diffusé six mois avant la sortie du film, juste avant les fêtes, la chanson du film (disponible sur iTunes), Arrietty ’s song, chanté par Cécile Corbel.
Ghibli produit aussi, actuellement, Taketori monogatari d’Isao Takahata.
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Blog officiel du film en japonais
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Posté par geoffroy, le 17 décembre 2009
Roy Disney, neveu de Walt Disney, est décédé mercredi 16 décembre des suites d’un cancer. Il avait 79 ans.
Personnage emblématique de l’Empire Disney depuis la disparition de son oncle Walt, Roy débuta sa carrière dans la firme aux grandes oreilles en 1954 et fut élu au directoire de la Walt Disney Compagny en 1967. En désaccord profond sur l’orientation de la firme vers la fin des années 70, Roy pesa de tout son poids pour faire évincer en 1984 le président directeur général de l’époque, Ronald William Miller.

Elu vice-président du directoire et nommé responsable du département animation la même année, Roy Disney revitalise un département en perte de vitesse sur le plan artistique et public. Pour lui, il s’agit de laisser plus de liberté artistique aux créatifs de la maison tout en respectant la tradition des grands classiques de la firme.
Cette double exigence redore sans aucun doute le blason du studio et lui offre, au cours des années 90, une nouvelle jeunesse. La Petite Sirène (1989), La Belle et la Bête (1991), Aladdin (1992), Le Roi Lion (1994), Le Bossu de Notre-Dame (1996) ou encore Tarzan (1999), sont les nouveaux porte étendards de l’animation mondiale.
Au même moment, il finalise un projet en gestation depuis neuf ans: Fantasia 2000, “suite” du chef d’oeuvre éponyme sortit en 1940. Sans égaler l’original, Fantasia 2000 résume à lui seul la vision d’un homme attaché à la qualité des projets à mener, faisant de l’animation un genre cinématographique à part entière.
Une mésentente persistante avec le PDG de l’époque, Michael Eisner, sur la volonté (entre autre) de ce dernier à fermer le département d’animation 2D au profit d’une exclusive 3D (chose qu’il fit malheureusement en 2003), poussa Roy Disney à démissionner. Or, il ne s’avoua pas vaincu pour autant. En 2004, au cours du congrès annuel des actionnaires de Disney, 43% d’entre eux s’opposèrent à la réélection d’Eisner. Un nouveau PDG fut nommé et Roy Disney prouva son influence au sein de la firme. Après l’acquisition de Pixar, par Disney en 2006, Roy fit en sorte que John Lasseter, directeur de création chez Pixar, devienne le nouveau directeur de création du département animation de Disney.
Conscient du potentiel créatif d’une animation classique et favorable à une séparation des compétences entre les deux studios, John Lasseter annonça que Pixar produirait un film en images de synthèse par an tandis que Disney reprendrait le flambeau de ses aînés en relançant l’animation classique. C’est chose faite avec La Princesse et la Grenouille, film en 2D sortit au USA le week-end du 25 novembre 2009 et attendu chez nous le 27 janvier 2010.
Avec La Princesse et la Grenouille, Razpunzel et La Sorcière des Glaces (films actuellement en préparation), John Lasseter et toute l’équipe créative de Disney continuent l’oeuvre de Roy Disney pour qui la firme Walt Disney fut toute sa vie.
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Posté par vincy, le 13 décembre 2009
China Moses, Liane Foly, Anthony Kavanagh prêtent leur voix au nouveaufilm d’animation de Disney, La Princesse et la Grenouille. Le film vient de sortir aux Etats-Unis, où, avec 27 millions de $ de recettes, il domine le box office du week-end.
Il sortira en france le 27 janvier 2010, pour les vacances d’hiver, période faste pour la fréquentation des salles. On imagine que Disney n’a pas voulu affronter la concurrence d’Arthur et la Vengance de Maltazard, ni même, dans une moindre mesure de Max et les Maximonstres. L’an dernier, Volt, star malgré lui, avait séduit près de 3 millions de petits et grands.
Ici, le marketing insistera sur la dimension “traditionnelle” du dessin animé : on revient aux “classiques” de Disney, avec chanson, princesses et un scénario qui s’amusera avec les contes de princesse. Et surtout une animation dessinée à la main, en 2D : une première depuis La ferme se rebelle en 2004.
Pour la France, c’est donc China Moses, animatrice sur MTV et chanteuse depuis 12 ans, qui sera la voix de la princesse. Mama Odie sera incarnée par la chanteuse, imitatrice et comédienne Liane Foly. Enfin Ray aura la voix de l’acteur et humoriste Anthony Kavanagh, vu récemment dans Agathe Cléry.
Dans la version originale, respectivement, ce sont Anika Noni Rose (Dreamgirls), Jenifer Lewis (déjà entendue dans Cars et Gang de requins) et Jim Cummings (un grand habitué des voix de films d’animation et de jeux vidéos) qui font ces personnages. On y retrouve aussi Oprah Winfrey, John Goodman, Terrence Howard et Bruno Campos.
Le film est réalisé par Ron Clements et Jon Muskers, tous deux co-réalisateurs de La petite sirène, Aladdin, Hercule et La planète au trésor. Ils ont imaginé une histoire dans l’air du temps. Un conte qui se veut moderne. “Une magnifique jeune fille qui s’appelle Tiana (une princesse qui n’a jamais voulu l’être et rêve d’ouvrir son restaurant), un prince grenouille qui rêve de redevenir humain, et un baiser magique qui les entraine tous les deux dans des aventures hilarantes a travers les marais de Louisiane où ils vont faire la connaissance de personnages hauts en couleurs comme Mama Odie et la luciole Ray.” C’est ce qu’indique le studio pour vendre cette histoire de princesse black au milieu des bayous.
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Posté par kristofy, le 8 décembre 2009

“- J’ai essayé de trouver ma place dans le monde.”
L’histoire : Un petit garçon comme les autres va devenir différent : il découvre qu’il peut voler et qu’il possède d’autres pouvoirs, qu’il est un robot créé par un scientifique qui voulait se consoler de son fils disparu. Le monde d’Astro Boy est celui de Metro City : un îlot futuriste en hauteur par rapport au reste du monde, une gigantesque ville moderne et robotisée. Les humains se font aider d’une multitude de robots dans la vie quotidienne. Mais Astro Boy n’est pas un robot comme les autres : il fonctionne avec le seul et très précieux échantillon de pure énergie bleueque convoite un politicien prêt à tout pour s’en emparer à des fins militaires. Astro Boy va alors trouver un refuge dans le monde de la surface d’en dessous. Il fait la connaissance d’autres robots au rebut qui eux veulent s’affranchir de l’esclavage des humains et devient, simultanément, ami avec une bande de gamins qui le prennent pour un petit garçon normal. Son dilemme ne fait que commencer…
Notre avis : Astro Boy est un film d’animation du studio Imagi qui se voudrait dans la lignée des dessins-animés livrés par les studios Pixar ou Dreamworks. Pour la version internationale c’est un casting prestigieux qui a été réunit pour faire le doublage des voix, on y entend le jeune Freddie Highmore (déjà Arthur chez les Minimoys de Luc Besson) entouré de Nicolas Cage, Charlize Theron, Bill Nighty, Kristen Bell et Eugene Levy. On y trouve son lot de bons sentiments (se découvrir des amis, avouer un secret, sauver le monde), une petite dose d’humour (à chaque fois apportée par des robots d’ailleurs, pas par les humains) et de nombreuses scènes spectaculaires (poursuites dans les airs, combats de robots). Alors qu’est ce qui distingue Astro Boy d’un autre film d’animation ? Et bien c’est le personnage d’Astro Boy, particulièrement bien réussi avec sa bouille irrésistible et son conflit intérieur qui le rend si attachant.
Cette nouvelle version animée, modeste et sans esbrouffe, parvient à faire vivre sur grand écran le célèbre personnage du manga sans trop le trahir. Il faut rappeler qu’Astro Boy est d’abord un héros japonais dessiné par Osamu Tezuka, qui a donné ses lettres de noblesse au manga comme art littéraire. Astro Boy le petit robot est publié au début des années 50 et dès 1963 il est déjà adapté en série animé pour la télévision avant de faire ses premiers pas (discrets) au cinéma. Ce nouveau film respecte plutôt bien la genèse d’Astro (un robot à l’image d’un fils mort accidentellement, qui sera ensuite rejeté par son père) mais il met de côté son mentor et ses amis pour développer une aventure un peu différente.
Ce Pinocchio des temps modernes est destiné aux publics les plus jeunes, mêlant sans trop de maladresse le distrayant et l’intelligent.
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Posté par Morgane, le 30 novembre 2009
Les Films du Préau présente deux programmes de films d’animation des Studios d’Art de Shangai (fondés en 1957), soit six films projetés pour la joie des plus petits mais aussi des grands qui sauront apprécier l’aspect artisanal et poétique de ces courts récits. L’écureuil coiffeur, Le hérisson et la pastèque, La boutique des pandas, Attendons demain, Les singes vont à la pêche et Le petit singe turbulent : six films, six animateurs et de multiples facettes de l’art traditionnel chinois…
Ces petits films d’animation, qui mobilisent humour et émotion, font en effet la part belle à la technique des découpages articulés, à l’exception de L’écureuil coiffeur qui relève du dessin animé. La technique des découpages articulés est issue de l’art populaire chinois qui consistait à coller des papiers découpés sur les carreaux des fenêtres pour le Nouvel An et auquel se mêle celle des ombres chinoises. Ce qui en résulte est à des années-lumière de ce que l’on peut voir aujourd’hui dans le monde de l’animation car tout est fait de manière très artisanale. On est en effet bien loin des effets 3D que l’on peut observer dans Le drôle de Noël de Scrooge (sorti dans les salles le 25 novembre dernier). Les gestes des personnages sont très visibles à l’écran et souvent saccadés, le mouvement des bouches n’est pas synchronisé avec les paroles, etc. Mais le tout conjugué donne à ces six films un côté désuet qui en surprendra plus d’un et que beaucoup apprécieront pour leur simplicité, leur beauté et leur poésie.
Des films ancrés dans le contexte politique de l’époque
De plus, ces films ne sont pas tout jeunes, mais il aura fallu attendre 2009 pour qu’ils puissent
sortir dans les salles françaises (il faut préciser que certains avaient tout de même pu être projetés dans quelques festivals auparavant). Ils datent tous des années 1980 à l’exception de Attendons demain qui lui a été réalisé en 1962. Ce dernier est par ailleurs une véritable petite merveille aux couleurs chaudes et envoutantes, qui nous entraîne dans un univers quasi-fantastique aux décors époustouflants (mon petit coup de cœur personnel).
Bien sur, on notera que les différentes morales de ces contes sont empreintes d’une époque et d’un contexte bien particulier, aussi bien géographique que politique. On est en effet au cœur de la Chine communiste, et on le ressent, les films pour les enfants étant une priorité pour le gouvernement de l’époque. L’importance de ces Studios dans les années 1960 était équivalente ou presque à celle des studios Disney.
Voici donc une belle manière pour quiconque de découvrir un cinéma d’animation très différent et de faire plus ample connaissance avec l’univers graphique d’un autre continent.
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Posté par vincy, le 7 novembre 2009
L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma, organisatrice des César, la renoncé à créer un nouveau prix pour distinguer un film ayant réalisé “un grand nombre d’entrées en salles” (voir actualité du 7 octobre dernier).
Il n’y aura donc que vingt trophées. On regrette, encore et toujours, que le secteur de l’animation soit oublié alors qu’il représente, autant en matière de financements que de recettes et d’emplois, une importante part du 7e art national. De même, en ces temps numériques où les professions techniques souffrent, il est érange de ne pas récompenser les effets visuels et speciaux dans un cinéma qui en consomment de plus en plus.
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Posté par MpM, le 1 novembre 2009
Il n’y a pas que Park Chan-wook et Lee Chang-Dong dans la vie ! Sans renier le talent de ces grands réalisateurs à la carrière internationale, l’association 1886 a eu envie d’élargir notre horizon cinématographique en organisant chaque année depuis 2006 un festival de cinéma coréen à Paris. Pour sa 4e édition, la manifestation propose un programme riche en nouveautés et inédits qui devrait offrir aux festivaliers un vrai tour d’horizon du cinéma coréen contemporain.
Section-clef du festival, la sélection 2009 propose ainsi une vingtaine de films récents (dix courts et dix long) mêlant documentaires, fiction, animation et cinéma expérimental. On découvrira notamment Rough cut, premier film de Jang Hoon, collaborateur de Kim Ki-Duk, écrit et produit par le cinéaste lui-même, ainsi que Dust kid de Jung Yumi, présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2009. Par ailleurs, la section “regards croisés” (justifiant l’appellation de festival “franco-coréen”) invite les spectateurs à réfléchir sur un thème de société (cette année, l’homosexualité) au travers de dix courts métrages coréens et français.
Le patrimoine cinématographique n’est pour autant pas oublié puisqu’il sera à l’honneur au travers de deux sections. D’une part une mini-rétrospective consacrée au réalisateur Lee Myung-se (Dualist) que l’on découvrira ici sous un jour romantique et d’autre part un choix de quatre films de caractère propagandiste réalisés entre 1965 et 1975 et présentant un véritable témoignage sur le contexte socio-politique de l’époque. Parmi eux, deux œuvres d’Im Kwon-Taek (Parade of wives et Testimony) qui ont obtenu l’autorisation exceptionnelle d’être diffusées dans un pays étranger.
Si la diversité est le maître mot de cette grande fête du cinéma coréen, les spectateurs les plus assidus verront peut-être deux thèmes se dégager : le ressenti douloureux face à toute forme de violence (particulièrement perceptible dans Breathless, le film d’ouverture signé Yang Ik-June) et le cours sinueux des relations amoureuses (homosexuelles dans les “Regards croisés”, transsexuelles dans 3xFTM de Kim Il-Rhan, “scandaleuses” dans Viva ! Love de Oh Jeoum-Kyun, etc.). L’occasion rêvée pour s’extraire d’une partie de nos clichés concernant cette cinématographie qui ne se résume ni aux thrillers violents à la Park Chan-wook, ni aux films d’auteur ultra-référencés d’un Hong Sang-soo.
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4e édition du Festival franco-coréen du Film
Du 4 au 17 novembre 2009
Action Christine, Forum des Images, Cinéma le Bijou
Plus de renseignements sur www.ffcf-cinema.com/
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Posté par Claire, le 13 octobre 2009
«- Tous les enfants aiment les cochons d’Inde »
L’histoire : Le gouvernement a mis au point un programme classé secret défense qui forme des animaux à devenir de parfaits espions. Armés des tous derniers gadgets de haute technologie, des cochons d’Inde hyper entraînés découvrent que le destin du monde est entre leurs pattes. La Mission-G est constituée de Darwin, le chef d’équipe, déterminé à remplir sa mission coûte que coûte, Blaster, expert en armement et amateur de tout ce qui est extrême, et Juarez, une pro des arts martiaux sexy. L’équipe compte aussi une mouche experte en reconnaissance, Mooch, et une taupe, Speckles, spécialiste en informatique.
Notre avis : Mission G , un titre qui fait penser à un film érotique. Point de sexe pour cette « G-Force ». Donc, Mission G, c’est l’histoire de petites bébêtes pas si bêtes, super-entrainées qui veulent sauver le monde. Soit dit en passant, l’armée US aurait déjà tenté de former des animaux( dauphins, cafards, etc .) dans un but d’espionnage … De plus, Gerboise bleue était le nom de la première arme nucléaire française … Le réalisme s’arrête là.
Admettons donc que des animaux puissent parler, réfléchir et sauver le monde. Comme le dit le leader de la bande à propos de sa mission, « Mon optimisme est inversement proportionnel à ma taille. » Et la bêtise et le ridicule de ce film inversement proportionnels aux effets spéciaux de ce film ?
C’est du Disney moderne, pas trop gnangnan, même si on subit le couplet sur l’Amitié et « comment-trouver-sa –famille- de -cœur -quand –on- est- orphelin » . Un film sympathique pour les moins de 10 ans. Il manque un scénario pluri-dimensionnel pour que le point G soit plus transGenérationnel.
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