The Disaster Artist de James Franco triomphe à San Sebastian

Posté par vincy, le 2 octobre 2017

James Franco a été consacré par le jury du Festival de San Sebastian pour son long métrage The Disaster Artist, en lui décernant le Coquillage d'Or (Concha de Oro) du meilleur film.

Le film marque ainsi un point pour les Oscars après sa présentation (en version inachevée) au South by Southwest Film Festival au printemps puis en version complète à Toronto (où il a été l'un des films les plus appréciés). James Franco sort de ses films intellos ou expérimentaux avec cette comédie qui retrace le tournage du film culte The Room de Tommy Wiseau, considéré comme un des pires de l'histoire du cinéma par la critique et pourtant prix du public au New York International Independent Film & Video Festival. Echec au box office, le film est devenu culte grâce à ses défauts. Franco a été séduit par la folie et le rêve de Tommy Wiseau, rejeté par Hollywood, et déterminé à faire son film.

The Disaster Artist, qui doit sortir en décembre aux Etats-Unis, réunit une myriade de vedettes aux côtés de James Franco: Alison Brie, Kristen Bell, Zac Efron, Dave Franco, Adam Scott, Bryan Cranston, Josh Hutcherson, Seth Rogen et Sharon Stone.

Marcela Said récompensée à San Sebastian et à Biarritz

Le jury de cette 65e édition, présidé par John Malkovich, entouré de Dolores Fonzi, Jorge Guerricaechevarria, William Oldroyd, Emma Suárez, André Szankowski et Paula Vaccaro, a aussi distingué l'Argentine Anahi Berneri, pour son film Alanis, qui devient la première femme à recevoir le prix de la mise en scène, film également récompensé par le prix d'interprétation féminine pour Sofia Gala Castiglione, le Roumain Bogdan Dumitrache comme meilleur acteur pour son rôle dans Pororoca de Constantin Popescu, le film espagnol Handia (prix spécial du jury), le film argentin Una especie de familia (prix du scénario, et par ailleurs prix d'interprétation masculine au Festival de Biarritz ce week-end) et le film allemand Der Hauptmann (The Captain) (meilleure image). Le jury a attribué une mention spéciale à l'actrice belge Anne Gruwez (Ni juge, ni soumise).

Par ailleurs, dans la section Horizontes Latinos, le jury d'Angela Molina a décerné son prix du meilleur film latino-américain à Mariana (Los Perros) de la réalisatrice chilienne Marcela Said, film sur la dictature d'Augusto Pinochet, également récompensé à Biarritz avec le prix du jury.

Deux films primés à Venise plébiscités par le public

Le prix Nouveaux Talents a récompensé la française Marine Francen pour Le semeur. Le prix du public a plébiscité Three Billboards outside Ebbing, Missouri de Martin McDonagh (qui avait reçu le prix du scénario à Venise et le prix du public à Toronto). Le public a aussi voté pour Jusqu'à la garde de Xavier Legrand à titre de meilleur film européen (après le prix de la mise en scène et le prix du meilleur premier film à Venise). Les deux films devancent Borg/McEnroe et La villa de Robert Guédiguian. Les spectateurs de San Sebastien ont moins aimé Call me by your name, 120 battements par minute, Happy End, Le musée des merveilles, Beautiful Day, The Florida Project, Faute d'amour ou The Big Sick, pourtant très appréciés et même primés à Sundance, Berlin ou Cannes. Mais le film qui a suscité le plus de rejet est Mother! de Darren Aronofsky.

Enfin, le prix FIPRESCI de la critique internationale a préféré le film espagnol Life and Nothing More de Antonio Méndez Esparza

San Sebastian a aussi honoré trois artistes avec un prix Donostia : Ricardo Darin, Monica Bellucci et Agnès Varda.

« Three Billboards Outside Ebbing, Missouri » triomphe à Toronto

Posté par vincy, le 17 septembre 2017

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri a remporté le très convoité prix du public au festival de Toronto qui s'est achevé ce dimanche 17 septembre. Il succède ainsi à 12 Years A Slave, Le discours d'un roi, Slumdog Millionaire, American Beauty, tous oscarisés, ou La La Land, Room, The Imitation Game, Happiness Therapy, Precious et Tigre et Dragon, tous finalistes aux Oscars.

Une semaine après son Prix du scénario à Venise, le film de Martin McDonagh s'était aussi fait remarqué pour l'interprétation de Frances McDormand, qui semble être promise de nouveau à être nommée à un Oscar (dix ans après sa nomination pour L'affaire Josey Aimes et 20 ans après avoir gagné cette statuette pour Fargo). Woody Harrelson et Sam Rockwell sont aussi au générique de ce polar, programmé pour le 17 janvier 2018 en France. Il raconte l'histoire d'une femme qui déclare la guerre à la police raciste et corrompue de sa ville suite au meurtre de sa fille.

Les deux autres films plébiscités par le public torontois sont I, Tonya, biopic sur la patineuse Tonya Harding, incarnée par Margot Robbie, réalisé Craig Gillespie et Call Me By Your Name, de Luca Guadagnino, avec Armie Hammer et Timothée Chalamet. Cette romance entre un jeune homme de 17 ans et un ami de ses parents lors de vacances d'été sur la Riviera italienne avait été l'un des films les plus remarqués à Sundance en janvier et à Berlin en février.

Côté documentaires, le public torontois a choisi Visages, Villages d'Agnès Varda et JR, présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes.

Parmi les autres prix, Les affamés du québécois Robin Aubert, avec Marc-André Grondin, et Luk'Luk'I de Wayne Wapeemukwa ont remporté respectivement le prix du meilleur film canadien et du meilleur premier film canadien. Le prix FIPRESCI de la critique internationale dans la section découverte a été décerné à l'iranien Ava de Sadaf Foroughi, et dans la section Présentations spéciales à El autor (The Motive) de Manuel Martín Cuenca, d'après le roman de Javier Cercas. Le film est en compétition au prochain festival de San Sebastian.

L'Australien Sweet Country, autre film récompensé à Venise (Prix du jury), a été distingué du prix du jury de la sélection Platform.

Agnès Varda et Donald Sutherland vont recevoir un Oscar d’honneur

Posté par vincy, le 7 septembre 2017

agnès varda

Depuis 2009, les Oscars d'honneur sont distinct des Oscars et nommés les Governors Awards. Jean-Luc Godard et Jean-Claude Carrière sont les seuls artistes francophones a avoir été honorés jusqu'à présent. Et auparavant, la liste n'est pas vraiment plus fournie: Jeanne Moreau (1998), Jean Renoir (1974) et Charles Boyer (1942).

La liste s'allongera le 11 novembre avec un Oscar d'honneur pour Agnès Varda. Le comédien Donald Sutherland, le scénariste et réalisateur Charles Burnett et le directeur de la photographie Owen Roizman seront aussi honorés le même soir.

Agnès Varda, dont le dernier film Visages, Villages a séduit 215000 spectateurs en France et est bien parti pour recevoir le César du meilleur documentaire, "papesse" de la Nouvelle Vague, a reçu de multiples prix au cours de sa carrière: un césar d'honneur (en plus de deux autres César), un Lion d'or pour son film Sans toit ni loi, un léopard d'honneur à Locarno, une Palme d'honneur à Cannes et un Prix Jean-Vigo d'honneur. Elle a réalisé 12 longs métrages de fiction entre 1955 et 1995 et 16 documentaires entre 1958 et 2017.

Donald Sutherland, sept fois nommé aux Golden Globes et aucune fois aux Oscars (on comprend la volonté de se rattraper), fête cette année ses 53 ans de cinéma. On l'a notamment vu dans M*A*S*H, Palme d'or et énorme succès en salles, La grande attaque du train d'or, Klute, Johnny s'en va-t-en-guerre, L'invasion des profanateurs, Des gens comme les autres, Une saison blanche et sèche, Space Cowboys, et récemment la franchise Hunger Games et les séries Dirty Sexy Money et Crossing Lines.

Charles Burnett, auteur de documentaires, courts et longs métrages et de films pour la télévision, est l'un des premier cinéastes afro-américains a avoir été reconnu à Hollywood. Il avait reçu le prix de la critique à Berlin pour Killer of Sheep (en 1981), et deux Independent Spirit Awards pour To sleep with Anger (1990).

Enfin Owen Roizman a été le chef op de films comme French Connection, L'Exorciste, Les trois jours du Condor, Network, Tootsie, Wyatt Earp et La famille Addams. Il a été nommé cinq fois, sans aucune victoire, aux Oscars.

Cannes 2017: Agnès Varda et JR remportent L’Œil d’or

Posté par vincy, le 27 mai 2017

Le 3e Prix de L’Œil d’or récompensent le meilleur documentaire du Festival de Cannes toutes sélections confondues. Cette année, le jury composé de Sandrine Bonnaire, Lucy Walker, Dror Moreh, Thom Powers et Lorenzo Codelli, a distingué Agnès Varda et JR pour leur film Visages, Villages, présenté hors compétition en sélection officielle.

"Le jury a été profondément ému par le choix d’Agnès et JR d’aller à la rencontre des soi-disant petites gens, touché au cœur par ce film qui conte la considération de l’Autre à travers l’art. Deux regards conjugués, tendres et généreux..." a expliqué Sandrine Bonnaire.

Le Pacte sortira le film en salles le 28 juin.

Dans ce documentaire Agnès Varda et JR font le tour de la France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. Ils ont écoutés, photographiés et parfois affichés les gens qu'ils croisaient. Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

Nicole Courcel (1931-2016), une femme française disparaît

Posté par vincy, le 27 juin 2016

La comédienne française Nicole Courcel, née le 21 octobre 1931, est morte le 25 juin à l'âge de 85 ans. Incarnant la jeunesse française à la Libération, elle a commencé sa carrière après la guerre enchaînant les films d'Henri Decoin (Les amoureux sont seuls au monde), Jean Delannoy (Aux yeux du souvenir), Jacques Becker (Rendez-vous de juillet, après lui avoir fait faire des essais pour Antoine et Antoinette) et Marcel Carné (La Marie du port, une adaptation de Simenon avec Jean Gabin). Dès les années 1950, elle s'impose dans plusieurs succès, devenant une vedette de l'époque. On la voit ainsi dans Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry, plusieurs films de Jean-Paul Le Chanois et surtout dans Le Testament d'Orphée de Jacques Cocteau.

Sans jamais avoir été une star, elle a, malgré tout, réussit à séduire des cinéastes de tous horizons. Dans les années 1960, Nicole Courcel tourne avec Paul Vecchiali (Les petits drames, Les ruses du diable), Yves Allégret (Kong Yo), Claude Autant-Lara (Vive Henri IV... vive l'amour), André Cayatte (Le passage du Rhin), Agnès Varda (Les créatures). Au cinéma, elle achèvera sa carrière dans les années 1970 avec Claude Lelouch (L'aventure c'est l'aventure), Claude Pinoteau (La gifle) et en 1979 Jean-Pierre Blanc (L'esprit de famille). Elle est de tous les festivals, de l'URSS à l'Amérique du sud, ambassadrice affranchie du cinéma national.

Sa carrière s'oriente alors cers la télévision. Après avoir incarné Emma Bovary en 1974, on la voit dans des téléfilms comme Credo, de Jacques Deray ou Milady, de Josée Dayan. Elle participe à des séries telles La vallée des peupliers ou Les Thibault.

Elle était aussi présente sur les planches durant plusieurs décennies, passant d'Arthur Miller (Les Sorcières de Salem, avec Signoret et Montand) à Racine, de la comédie de boulevard à Françoise Sagan, de Jean Poiret à Jean-Claude Carrière, travaillant avec des metteurs en scènes aussi différents que Pierre Dux, Félicien Marceau, Pierre Mondy, François Périer, Claude Régy...

Cela faisait douze ans qu'elle avait arrêté le métier. De son vrai nom Nicole Andrieu, elle était à la ville la mère de la journaliste, animatrice de télévision et chroniqueuse culinaire Julie Andrieu. Mère à 42 ans, elle mit alors sa carrière entre parenthèses pour s'occuper de sa fille, qu'elle éleva seule. En 1980, elle lui avait consacré un livre de souvenirs émouvant Julie tempête paru chez Robert Laffont. Elle souffrait d'une maladie cérébrale depuis plusieurs années.

Agnès Varda va signer un documentaire avec l’artiste JR

Posté par vincy, le 3 mars 2016

agnès varda

Arte a annoncé aujourd'hui qu'elle coproduirait avec la maison de production d'Agnès Varda, Ciné Tamaris, et Social Animals, le documentaire Visages Visages que la réalisatrice cosignera avec l'artiste et photographe JR.

Le tournage débutera fin mars.

Le projet est annoncé tel que: "Il a 33 ans, elle en a presque 88. ensemble, ils s’apprêtent à partir sur les routes de France, en voiture et dans le camion spécial de Jr, loin des grandes villes où il a travaillé. Hasard des rencontres ou projets préparés, ils vont combiner leurs deux façons d’aller vers les autres et leur demander de participer à leurs projets : Agnès Varda en s’approchant d’eux, Jr en agrandissant leurs portraits en énormes fresques. Agnès Varda voudrait capter encore des images de visages avant que sa mémoire ne les oublie. Voyager un peu, s’arrêter comme des forains, rencontrer des villageois, des bergers, des ouvriers, les mettre en valeur en affichant - avec leur accord – leurs portraits sur les murs."

8 ans après Les Plages d'Agnès, la cinéaste et documentariste revient donc derrière la caméra, même si elle a, entre temps, réalisé des courts ou des séries documentaires pour la télévision. Reconnue mondialement, elle avait reçu une Palme d'or d'honneur l'an dernier au Festival de Cannes. JR, l'un des artistes français les plus exposés dans le monde, n'a fait l'objet de queqlues films documentaires sur son travail, dont Faces de Gérard Maximin.

Varda/Cuba/Cinéma : vous avez (dix) rendez-vous avec Agnès Varda

Posté par MpM, le 11 décembre 2015

Varda / Cuba

Dans le cadre de l'exposition de photographies Varda / Cuba qui se tient au Centre Georges Pompidou jusqu'au 1er février 2016, les Cinémas du musée proposent 10 rendez-vous autour de la cinéaste Agnès Varda. L'occasion d'évoquer son rapport à la photographie à travers sa filmographie et des films qu'elle présentera elle-même jusqu'au 20 décembre.

Les spectateurs pourront ainsi (re)découvrir les documentaires Ulysse, Ydessa, les ours et etc., Agnès de ci de là Varda de la réalisatrice, ainsi que des films choisis par ses soins comme De Cierta Manera de la cinéaste cubaine Sara Gómez (inédit à ce jour), Fraise et chocolat de Tomas Gutierrez Alea et El Otro Cristobal d'Armand Gatti.

Par ailleurs, la série "Une minute pour une image", imaginée par Agnès Varda au début des années 80, sera diffusée pour la première fois en intégralité (un "album imaginaire" réunissant plusieurs "minutes" avant chaque projection).

Le cycle commence ce vendredi 11 décembre à 20h avec Salut les Cubains, un documentaire réalisé par Agnès Varda, et projeté en sa présence.

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Varda/Cuba/cinéma
Cinémas du Centre Pompidou
Du 11 au 20 décembre
Informations et horaires

Danièle Delorme (1926-2015) rejoint Yves Robert au Paradis

Posté par vincy, le 19 octobre 2015

Danièle Delorme est morte samedi 16 octobre à Paris à l'âge de 89 ans, a annoncé lundi la directrice de la galerie d'art "An Girard" que la comédienne avait créée. pour présenter les oeuvres de son père André Girard. Malade depuis plusieurs années, l'actrice, née le 9 octobre 1926, n'avait plus tourné depuis près de 15 ans.

Elle avait débuté sa carrière en 1942 en tournant La Belle aventure de Marc Allégret et Félicie Nanteuil du même réalisateur (le film est sorti en 1945). Après cela on l'a vue chez Robert Vernay (Le Capitan), Jean Delannoy (Les jeux sont faits), Maurice Tourneur (Impasse des Deux-Anges), Henri-Georges Clouzot (Miquette et sa mère). Mais en 1949 c'est en incarnant Gigi, pour Jacqueline Audry qu'elle devint populaire.

Très éclectique, on l'a vue devant la caméra de Daniel Gélin, son premier mari, (Les dents longues), Yves Allégret (La jeune folle), Sacha Guitry (Si Versailles m'était conté...), André Cayatte (Le dossier noir), Julien Duvivier (Voici le temps des assassins), Agnès Varda (Cléo de 5 à 7 et en voix narrative du court métrage Ô Saisons, ô châteaux), en Fantine pour Les Misérables de Jean-Paul Le Channois...

A partir des années 60, malgré l'ombre de Moreau, Darrieux, Girardot, Deneuve et Bardot, elle trouve sa place aussi bien chez son second époux Yves Robert (Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis) que chez Georges Lautner (Le septième juré), Claude Lelouch (Le voyou), Elie Chouraqui (Qu'est-ce-qui fait courir David?)... Mais il lui aura manqué toujours le grand rôle qu'elle méritait, aussi bien dans la comédie où elle excellait que dans la drame où sa beauté atemporelle se confondait avec une émotion fragile et palpable. Mais une chose est certaine, elle est l'une des rares à avoir navigué entre le cinéma populaire et la Nouvelle vague, le cinéma d'auteur et les réalisateurs classiques de l'après guerre. Elle avait quelque chose d'indémodable.

Présidente du jury de la Caméra d'or à Cannes en 1988, Danièle Delorme a compensé ses manques de rôles avec la casquette de productrice aux côtés de Yves Robert. La Guéville a produit La guerre des boutons, Alexandre le bienheureux mais aussi des films d'Alain cavalier, Jacques Doillon, Elisabeth Rappeneau... Avec sa propore maison, Zazi Films, elle a connu deux jolis succès récemment: La cage dorée et Comme des frères, tous deux nommés au César du meilleur premier film.

Elle fut aussi une vedette du petit écran, tournant pour Jacques Demy (La naissance d'un jour), Bernard Stora (La grande dune) et surtout la série Madame le Proviseur dans les années 90. Sur les planches, durant quarante ans elle jouera Henrik Ibsen, Jean Anouilh, Luigi Pirandello, Paul Claudel, Paul Valéry, George Bernard Shaw, Albert Camus, Eugène Ionesco, Jean Cocteau...

Elle avait également publié ses Mémoires dans Demain tout commence!, paru en 2008.

Venice Days 2015: 18 avant-premières mondiales et Laurent Cantet en président du jury

Posté par vincy, le 25 juillet 2015

La 12e édition de la section indépendante Venice Days a un programme chargé avec 18 avant-premières mondiales. Un film français est en compétition dans une compétition très italienne malgré la présence de 15 pays (essentiellement européens) pour 20 films dans le programme complet. 8 sont des premiers films.

Du 2 au 12 septembre, la section d'offre quand même Carlos Saura, Agnès Varda, Alice Rohrwacher, un docu sur Ingrid Bergman et un autre sur le Nobel de littérature Orhan Pamuk. Et quelques vedettes défileront: Luis Tosar, Miranda Otto, Sam Neill, Paul Ducet, Suzanne Clément, Riccardo Scamarcio, Alba Rohrwacher... A cela s'ajoute les trois finalistes du Prix Lux 2015 (lire notre actualité d'hier).

Laurent Cantet, qui avait remporté le prix l'an dernier avec Retour à Ithaque, présidera le jury cette année

La competition:
El desconocido (Retribution) de Dani de la Torre (Espagne) - film d'ouverture
La memoria del agua (The Memory of Water) de Matias Bize (Chili)
A peine j’ouvre les yeux (As I Open My Eyes) de Leyla Bouzid (France, Tunisie)
Viva la sposa (Long Live The Bride) d’Ascanio Celestini (Italie)
Arianna de Carlo Lavagna (Italie)
La prima luce (First Light) de Vincenzo Marra (Italie)
Underground Fragrance de Pengfei (Chine)
Klezmer de Piotr Chrzan (Pologne)
Island City de Ruchika Oberoi (Inde)
Early Winter de Michael Rowe (Australie)

Film de clôture :
The Daughter de Simon Stone (Australie)

Women’s Tales Project en collaboration avec le label Miu Miu de Prada (lire notre actualité du 22 juillet)
De Djess d’Alice Rohrwacher (Italie)
Les Trois Boutons d’Agnès Warda (France)

Projections spéciales:
Milano 2015 d’Elio et Roberto Bolle, Silvio Soldini, Walter Veltroni, Cristiana Capotondi et Giorgio Diritti (Italie)
Bangland de Lorenzo Berghella (Italie)
Harry’s Bar de Carlotta Cerquetti (Italie)
Innocence of Memories – Orhan Pamuk’s Museum and Istanbul de Grant Gee (Royaume-Uni)
Il Paese Dove Glia Alberi Volano, Eugenio Barda e i Giorno Dell’Odin de Davide Barletti et Jacopo Quadri (Italie)
Viva Ingrid! d’Alessandro Rossellini (Italie)
Ma de Celia-Rowlson Hall (Etats-Unis)
Argentina de Carlos Saura (Argentine, Espagne)

Venise 2015: Demme, Costanzo, Rohrwacher et Varda sur la lagune

Posté par redaction, le 22 juillet 2015

Deux rois et deux reines. La 72e Mostra de Venise abat ses premières cartes pour sa prochaine édition qui commencera le 2 septembre.

Jonathan Demme, réalisateur oscarisé pour Le Silence des agneaux, à qui l'on doit aussi Philadelphia, présidera le jury de la sélection Orizzonti, qui décerne trois prix (film, réalisateur, jury). Le cinéaste américain revient au cinéma le 20 septembre avec Ricki and the Flash où Meryl Streep est en tête d'affiche.

Le cinéaste italien Saverio Costanzo, qui a récolté les deux prix d'interprétation à Venise l'an dernier avec Hungry Hearts, sera en charge du jury du prix Luigi di Laurentiis, ou Lion of the Future Award qui récompense le meilleur premier film, toutes compétitions confondues. L'équivalent de la Caméra d'or du Festival de Cannes.

Par ailleurs, les Venice Days diffuseront le 3 septembre deux courts métrages réalisés par deux réalisatrices européennes dans le cadre des "Women’s Tales", en partenariat avec la marque Miu Miu.

Pour cette 5e édition, c'est Alice Rohrwacher, Grand prix du jury à Cannes l'an dernier avec Les merveilles qui propose De Djess avec Yanet Mojica et Alba Rohrwacher, et Agnès Varda, Lion d'or à Venise en 1985 (Sans toit ni loi) et Palme d'or d'honneur cette année à Cannes, qui présentera Les 3 boutons.