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Annecy 2018 : quelle place pour l’animation en France ?

Posté par MpM, le 11 juin 2018

Alors que le Festival international du film d’animation d’Annecy ouvre ses portes, le Centre national du cinéma et de l’image animée vient de publier la dixième édition de son étude sur le marché de l’animation.

A cette occasion, la ministre de la Culture Françoise Nyssen et Présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) Frédérique Bredin saluent l'excellence de la filière française, reconnue dans le monde entier pour sa créativité, et le dynamisme dont elle fait preuve.

Le rapport du CNC relève ainsi que l’animation française est le premier genre audiovisuel à l’export, et représente plus de 130 millions d'euros. Dans les salles, 29 films d'animation ont réalisé en 2017 un total de 15,1 millions d’entrées à l'international. C’est Ballerina, coproduction franco-canadienne, qui cumulait le plus d’entrées à l’étranger (14 millions d’entrées à fin 2017).

Pour poursuivre dans cette direction, cinq films d’animation, tous d’initiative française, ont été produits en 2017 : Minuscule - les mandibules du bout du monde, Pachamama, Les Hirondelles de Kaboul, La Traversée et La Jeune fille sans mains. Deux d’entre eux sont des premiers films et deux sont des productions entièrement françaises.

A noter que l'offre élevée de films d'animation en salles (36 en 2017) rencontre son public. En 2017, cinq films ont cumulé deux millions d’entrées ou plus et trois des dix plus grands succès de l’année étaient des films d’animation, dont Moi, moche et méchant 3 qui, avec 5,7 millions d’entrées, figure à la première place du classement tous genres confondus.

A Annecy, un seul long métrage représentera la France en compétition, Funan de Denis Do. On peut toutefois souligner la présence du spécial télé Un homme est mort d'Olivier Cossu hors compétition et bien sûr de Dilili à Paris de Michel Ocelot en ouverture.

Et le court dans tout ça ?


Sur le marché du court métrage d'animation, la France est là encore particulièrement dynamique, même s'il est difficile de mesurer son "succès" sur le territoire national comme à l'étranger. On peut toutefois souligner qu'à Annecy, une vingtaine de courts métrages français seront présents, parmi lesquels La Mort, père et fils de Denis Walgenwitz et Vincent Paronnaud dit Winshluss, Étreintes de Justine Vuylsteker, La Chute de Boris Labbé, Fool Time Job de Gilles Cuvelier ou encore Guaxuma de Nara Normande.

Pendant le festival, le projet « France in shorts » (lancé en 2016 et coordonné par l'AFCA, Association française du cinéma d'animation) mettra d'ailleurs en valeur le court métrage d’animation français et ses acteurs dans le cadre du Marché international du Film d’animation (MIFA).

Le but est notamment d'accompagner les sociétés dans leur développement et de favoriser les échanges entre les professionnels ainsi que la valorisation de leur catalogue. Des rencontres sont également prévues avec des distributeurs français de courts métrages comme Miyu distribution et Autour de minuit.

Reprise parisienne du Palmarès du Festival du film d’animation

Posté par Claire Fayau, le 9 janvier 2011

Vous n'avez pu aller  à Bruz en 2010 ? Alors ne manquez pas la reprise du Palmarès du Festival national du film d'animation 2010 (voir notre actualité du 9 décembre), lors de l'Animathèque du mardi 11 janvier à 19h30, au cinéma Le Denfert (Paris, 14e).

Voici la sélection, alléchante et variée.

Le Grand Prix du court-métrage professionnel : Mei Ling de François Leroy et Stéphanie Lansaque (Je suis bien content), « une magnifique réalisation technique, graphique et sonore. » (In Communiqué de presse du  19/12/2010). L' histoire d'une jeune Chinoise, de son amoureux et d'un poulpe. Un mélange de 2D, 3D et prises de vues réelles. Les deux auteurs avaient déjà été récompensés lors de la dernière édition du Festival, en 2007, pour leur film Bonsoir Monsieur Chu.

Le Grand Prix du Court métrage étudiant : Je en Jeu de Guillaume Bourrachot (La Poudrière), « décerné à l’unanimité pour sa mise en scène simple et efficace, et la justesse de ses dialogues ».

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Deux mentions spéciales ont été attribuées à des films professionnels :
Au bal des pendus de Johan Pollefoort (Les Films du Nord)
Fard de Luis Briceno et David Alapont (Métronomic) qui a aussi obtenu le Prix de la Jeunesse.

La presse a aussi décerné ses prix. Je criais contre la vie. Ou pour elle de Vergine Keaton (25 films), qui a également reçu le Prix Emile  Reynaud « parce qu'il met tous nos sens en éveil, pour son adéquation parfaite entre son et image, pour son pouvoir hypnotique. »

Deux mentions spéciales ont été attribuées par le jury de la presse :
- Pour un court métrage professionnel : Hubert l’homme aux bonbons de Marie Paccou
- Pour un court métrage étudiant : Mémoires de chiffons de Marie-Pierre Hauwelle (La Poudrière).

Stretching (Drosofilms) a reçu le Prix SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique).

Il y a aussi deux Prix ex-aequo  de la SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques):
Ru de Florentine Grelier (Université Paris VIII)
Parade de Pierre Emmanuel Lyet (EnsAD).

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