Deux séries cultes se préparent pour le grand écran

Posté par vincy, le 8 novembre 2018

Deux séries d'AMC vont être transposées sur grand écran. Breaking Bad aura sa version cinéma, selon Bryan Cranston qui y incarnait le personnage principal Walter White.

La série a duré 5 saisons (62 épisodes), de 2008 à 2013 sur la chaîne AMC. En France, elle a été diffusée sur Orange Cinémax, puis sur Arte. Elle est toujours accessible sur Netflix en intégralité. Elle a reçu 16 Emmy Awards, deux Golden Globes, 8 Satellite Awards, 3 Screen Actors Guild Awards, deux Directors Guild of America Awards, etc....

"Honnêtement, je n'ai pas lu le script", a expliqué Bryan Cranston lors d'un passage dans l'émission de radio The Dan Patrick Show. "Donc la question se pose de savoir si Walter White sera ou non dans ce film," a-t-il ajouté, tout en précisant qu'il serait partant pour reprendre le rôle du professeur devenu fabricant de drogue.

Le long métrage serait une prolongation de la série. A priori, selon plusieurs informations croisées, le film se tournerait dès cet hiver au Nouveau-Mexique. Mais, pour l'instant, ni Cranston, ni Anna Gunn, ni Aaron Paul, qui forment le trio principal, ne sont annoncés dans un projet ayant l'un lien de près ou de loin avec la série.

AMC avait également confirmé en début de semaine la transposition de sa série phare The Walking Dead en film. Là encore, c'est un de ses comédiens phares, Andrew Lincoln, qui a dévoilé le pot aux roses dans le New York Times. L'interprète de Rick Grimes en sera le personnage principal, en tout cas celui du premier film. Ce sera une trilogie cinématographique dont les tournages commenceront l'année prochaine. Le scénario est en cours d'écriture.

Carton en BD, la série est née en 2010. Elle en est à sa neuvième saison, même si son audience décline depuis l'an dernier. Lauréate de 30 prix, cette histoire de zombies est devenu un phénomène de société.

Avec ces deux projets, AMC confirme l'intérêt de multiplier les écrans - du jeu vidéo au cinéma - pour des univers "globaux" et "brandés".

La websérie « Le visiteur du futur » se prépare pour le cinéma

Posté par vincy, le 13 octobre 2018

Dans une discussion sur Twitter hier, l'auteur François Descraques a annoncé la préparation du long métrage adapté de sa websérie, Le visiteur du futur.

"C’est un projet actuellement en cours de financement produit par Pyramide et c’est avec notre équipe" explique-t-il. Un projet qui se travaille depuis 4 ans. Cette longue gestation se justifie ainsi: "Parce que faire 4 saisons, 45 Millions de vues, des BD, un roman, un jeu de plateau sur le Visiteur du Futur, c’est fort sympathique (instant frime) mais faire un « FILM », c’est une autre histoire qui demande une réflexion globale."

"L’ambition du projet est double : produire un film accessible au grand public ET aussi à destination des nombreux fans de la série. Et il m’a fallu du temps pour réussir à pondre un scénar qui remplit ces deux impératifs. (...) L’intrigue se passe après la série (et donc après le roman La Meute et la trilogie en manga de La Brigade Temporelle). Donc si vous avez tout vu, vous comprendrez toutes les références et vous pourrez frimer auprès de vos amis (ce que j’encourage)" précise-t-il (tout en faisant habilement la promo des autres déclinaisons), ajoutant que le casting de la websérie sera au complet et qu'il y aura de nouveaux personnages.

Le pitch est ainsi dévoilé: "Il vient du futur pour nous rendre visite, c’est le Visiteur du Futur ! Et cette fois, il doit empêcher une catastrophe nucléaire. Et il a un plan ! Mais la Brigade Temporelle est à ses trousses, et elle va tout faire pour l’empêcher de changer le cours du temps."

Le Visiteur du futur, série produite par Ankama depuis 2009, cumule 45 millions de visionnages en 4 saisons. Les deux dernières saisons ont été diffusées sur France 4.

Le tournage devrait se dérouler l'année prochaine.

Juliette Binoche sur Le quai de Ouistreham

Posté par vincy, le 9 octobre 2018

L'écrivain et cinéaste Emmanuel Carrère va adapter le best-seller de Florence Aubenas, Le quai de Ouistreham. Cet essai paru en 2010, et qui a reçu plusieurs prix littéraires, est un témoignage de la reporter qui s'est faite employer comme femme de ménage, cumulant les contrats précaires, tout en découvrant un univers où le travail et la solidarité sont rares. Le livre s'est vendu à 400000 exemplaires.

Juliette Binoche a confirmé qu'elle incarnerait la journaliste, lors de son passage au Festival de San Sebastian où elle présentait deux films, High Life de Claire Denis et Voyage à Yoshino de Naomi Kawase, qui sortiront tous deux en novembre en France, avant Celle que vous croyez de Safy Nebbou, adaptation du roman de Camille Laurens. Elle s'apprête à tourner La vérité, de Hirokazu Kore-eda, avec Catherine Deneuve. Elle doit également être face à Alain Delon dans le prochain film de Patrice Leconte.

Le tournage du Quai de Ouistreham devrait débuter cet hiver. Pour Emmanuel Carrère, c'est sa troisième fois derrière la caméra après le documentaire Retour à Kotelnitch (2004) et l'adaptation de son roman La moustache (2005). Il avait aussi signé le scénario de L'adversaire, d'après son propre roman éponyme, pour Nicole Garcia, et La classe de neige pour Claude Miller. L'écrivain a reçu au cours de sa carrière le Prix Femina et le prix Renaudot.

Oscars, quotas européens, expansion internationale: Netflix mise sur le « glocal »

Posté par vincy, le 2 octobre 2018

De global, Netflix devient "glocal". La compagnie californienne continue de s'étendre. Tout d'abord à Paris. La société a annoncé la semaine dernière la réouverture d'une antenne parisienne (deux ans après sa fermeture). Cela va commencer avec trois nouvelles séries françaises, quatre films "originaux" et un documentaire. Jusque là, Netflix a produit la série en deux saisons Marseille, et développe avec Capa Drama la série Osmosis, avec Hugo becker et Agathe Bonitzer, et la sitcom Plan cœur, réalisée par Noémie Saglio (Connasse, princesse des cœurs) et Renaud Bertrand, et interprétée par Zita Hanrot, Sabrina Ouazani et Joséphine Draï.

De nouveaux projets

Netflix, qui avait promis de développer son offre française il y a quelques mois, a confirmé ses projets: la sitcom Family Business de Igor Gotesman (Five), sur l'ouverture d'un premier coffee shop en France, la série horrifique Marianne, coécrite par Samuel Bodin et Quoc Dang Tran (Dix Pour Cent, Nox) et la série Vampires, d'après le livre de Thierry Jonquet.

A cela s'ajoute quatre films: Banlieusards de Kery James et Leila Sy, avec Bakary Diombera, Jammeh Diangana et Kery James ; La Grande Classe, de Rémy Four et Julien War avec Jérôme Niel ; la romance Paris et une fête d'Elisabeth Vogler, avec Noémie Schmidt, Grégoire Isvarine et Lou Castel ; le docu Solidarité, de Stéphane de Freitas (À voix haute).

Sans oublier, la nouvelle version d'Arsène Lupin, avec Omar Sy dans le rôle du gentleman cambrioleur dans une série qui vise un public mondial.

Un ancrage local

Déjà installée à Londres et Amsterdam, Netflix va donc revenir à Paris, pour mieux se rapprocher de ses 3,5 millions d'abonnés (la plateforme en comptabilise 130 millions dans le monde). Après l'annonce d'une base de production à Madrid il y a trois mois, portée par le carton mondial de La Casa del Papel et par l'ambition d'inonder l'Amérique latine de productions hispanophones, Netflix a également révélé le 1er octobre qu'un quatrième bureau en Europe serait ouvert dans la capitale espagnole. Là encore il s'agit de se rapprocher de ses abonnés en leur offrant un contenu local, et exportable. La Casa del Papel est la série non-anglophone la plus vue de l'histoire de la plateforme dans le monde, au point de commander une troisième saison, exclusivement pour Netflix.

La bonne nouvelle c'est que la compagnie va reverser une part de ses revenus au système de production français et espagnol (2% en France), comme tous les diffuseurs.

Une grosse vague de concurrents

Cette stratégie anticipe sans doute le déferlement de concurrents (Salto pour les Français France Télévisions-TF1-M6, Disney et Hulu, Nordic 12 par les TV publiques scandinaves, etc...). D'autant que France Télévisions a récemment déclaré qu'elle ne cèderait plus les droits de ses programmes à Netflix (actuellement on peut y voir Dix pour Cent par exemple). Les fournisseurs de contenus de Netflix deviennent ses concurrents. Autant produire soi-même ses contenus dans ce cas. Car, en plus de cela, la législation européenne veut imposer un quota de 30% de programmes européens pour les plates-formes de streaming (et en cas de Brexit dur, est-ce que ça comprendra les productions britanniques?).

Mais Netflix est confronté à un autre problème. La guerre avec le Festival de Cannes, qui ne veut plus mettre en compétition des films qui ne seront pas projetés en salles, et la polémique avec le Festival de Venise, où Roma d'Alfonso Cuaron a remporté le Lion d'or alors qu'il ne sera peut-être pas diffusé au cinéma, montrent les crispations du secteur contre la plateforme. Avec ou sans chronologie des médias, les exploitants de plusieurs pays voient en Netflix un ennemi. La plateforme l'a bien compris, tout comme elle a saisi que les Oscars ne changeraient pas leur règlement, obligeant un film qui veut concourir à être projeté à New York et Los Angeles avant le 31 décembre.

Des films Netflix en salles (sauf en France)

Netflix met donc de l'eau dans son vin. Déjà avec Okja, la Corée du sud avait réussi à imposer une sortie en salles. Ce sera aussi le cas de Wolf Brigade. Le film 22 July, de Paul Greengrass, en compétition à Venise et prévu pour le 10 octobre sur Netflix, sera finalement lancé dans une centaine de salles dans le monde, notamment dans les grandes villes américaines, malgré le refus des réseaux AMC et Regal. Il sortira aussi dans les pays scandinaves le 4 octobre pour une semaine d'exploitation, mais également à Toronto, au Royaume Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Benelux et en Pologne.

Même procédé avec le nouveau film de Tamara Jenkins, Private Life, qui sera distribué dans une vingtaines de salles (New York, Los Angeles, Londres, Toronto...). Le nouveau film des frères Coen, The Ballad of Buster Scruggs, le film achevé d'Orson Welles, The Other Side of the Wind, et le film de David Mackenzie, Outlaw king, pourraient bénéficier de la même stratégie. Tout comme Roma afin qu'il puisse être nominable aux Oscars.

Cela ne changera rien pour la France. Hormis les festivals qui peuvent diffuser les films Netflix - ce sera le cas de Lumière à Lyon qui proposera le Orson Welles comme le Alfonso Cuaron -, la chronologie des médias, y compris celle qui est actuellement en discussion, empêche des sorties simultanées en salles et SVàD. Avec une victime: le cinéphile.

3 bonnes raisons d’aller voir L’Ombre d’Emily de Paul Feig

Posté par wyzman, le 26 septembre 2018

Après Spy et SOS Fantômes, le réalisateur américain Paul Feig semble avoir retrouvé toute sa superbe. La preuve avec L'Ombre d'Emily !

1. L'histoire vaut son pesant d'or. Adapté du roman Disparue de Darcey Bell, L'Ombre d'Emily raconte comment Stephanie Smothers (Anna Kendrick), mère de famille accro à son vlog, enquête sur la disparition soudaine de sa nouvelle meilleure amie, la mystérieuse Emily Nelson (Blake Lively). Veuve, Stephanie gère seule son fils tandis qu'Emily, également mère, s'occupe comme elle peut entre son travail de directrice des relations presses d'une grande marque de mode et son mari, le très séduisant Sean Townsend (Henry Golding). Thriller bourré d'humour et dopé à la sauce Desperate Housewives, L'Ombre d'Emily peut être perçu comme le pendant fun de Gone Girl.

2. Le casting est un heureux mix. Célèbre pour ses participations aux sagas Twilight et Pitch Perfect, Anna Kendrick semble ici avoir trouvé un rôle à la hauteur de son talent. Le personnage qu'elle incarne, l'adorable Stephanie est à la fois douce et revêche, docile et imprévisible. Un mélange qui détone surtout lorsqu'on la met face à une Blake Lively (Gossip Girl)  absolument parfaite en femme du monde blasée par sa propre superficialité. Ajoutons à cela Henry Golding, l'acteur le plus cool du moment depuis son passage dans Crazy Rich Asians et cela donne un trio de choc aussi glamour qu'improbable.

3. La bande originale est à tomber par terre. On ne le dira jamais assez : le succès d'un film peut tenir à sa promotion. Et force est de reconnaître que de ce côté-là, Lionsgate et Metropolitan ont bien fait les choses. Trop absorbés par les looks audacieux et absolument parfaits de Blake Lively, nous aurions presque pu passer à côté des pépites dont regorge la bande originale. Cœur de Pirate, Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Serge Gainsbourg, Zaz, Jacques Dutronc... Ils sont tous de la partie !

Kingsman remplace James Bond

Posté par vincy, le 24 septembre 2018

A peine James Bond a-t-il été décalé du 8 novembre 2019 au 14 février 2020, qu'un autre espion britannique a pris sa place dans le calendrier. Kingsman sera de retour pour une troisième aventure le 8 novembre 2019 dans les salles de cinéma.

La nature a horreur du vide. La Fox profite ainsi du créneau laissé libre pour l'occuper. Ce Kingsman, aura en concurrence un film d'animation (Sonic) et un film d'action et d'aventure (Midway, de Roland Emmerich), une semaine après la sortie de Wonder Woman 1984. Le mois de novembre 2019 annonce aussi quelques poids lourds: un nouveau Terminator, un film Marvel pour la Fox (qui détient les droits des X-Men et des 4 fantastiques) et la suite de la Reine des neiges.

Matthew Vaughn réalisera une nouvelle fois ce nouvel épisode d'une franchise qui s'avère lucrative. Chacun des Kingsman a rapporté 400M$ dans le monde, le premier en 2015, le deuxième en 2017.

En revanche, si le tournage doit débuter prochainement pour qu'il soit prêt dans un an, aucun acteur n'a été confirmé, même si on voit mal la série continuer sans Taron Egerton. mais quid de Colin Firth, Channing Tatum ou Halle Berry. A priori tout le monde est disponible pour un tournage cet hiver.

Une réalisatrice de films « art et essai » pour un Marvel

Posté par vincy, le 23 septembre 2018

Deadline révèle que Chloe Zhao réalisera un film Marvel, The Eternals.

C'est un grand écart pour la réalisatrice. Deux fois sélectionnée à la Quinzaine des réalisateurs pour The Rider (2017) et Les chansons que mes frères m'ont apprises (2015), la cinéaste nous a plutôt habitués à des grandes épopées naturalistes et existentialistes.

The Eternals (Les Eternels) a été créé par le légendaire Jack Kirby. Avec Stan Lee, il avait imaginé de nombreux super-héros de Marvel Comics tels Les Quatre Fantastiques, L’Incroyable Hulk, Thor, les Avengers et les X-Men.

Les Éternels sont un groupe d'êtres surhumains qui apparaît en 1976. Ces personnages aux pouvoirs fantastiques vivent sur Terre mais les humains ignorent leur existence. C'est l'une des trois races sur la planète, avec les humains et les monstrueux Déviants créés par des extra-terrestres, les Célestes. L'affrontement entre les Éternels et les Déviants sert de fil narrateur d'une série assez courte qui s'achève en 1978.

Féminisation et auteurisation

Hollywood continue donc son grand virage: l'embauche de femmes derrière la caméra pour des blockbusters d'une part et le choix de réalisateurs "art et essai" pour des productions de grande ampleur sur fond vert. Rappelons que Anna Boden coréalise Captain Marvel avec Ryan Fleck (en salles en mars prochain). Que Cathy Yan va réaliser Birds of Prey, le spin-off sur Harley Quinn (Warner / DC Comics) prévu en salles en février 2020. Que James Bond s'offre un cinéaste américain dont les films n'ont jamais dépassé les 12 millions de $ de recettes. Que Patty Jenkins a désormais la confiance totale de la Warner pour la franchise Wonder Woman. Or, avant le mastodonte de DC Comics, elle n'avait rien tourné depuis 2003 (Monster), soit un film de 8 millions de $ de budget (et 60M$ de recettes mondiales).

Chloe Zhao reste un choix surprise, non pas parce que ses films font de modestes résultats au box office ou parce qu'ils sont surtout primés dans les festivals de films d'auteur, mais bien parce que la bande dessinée Les Eternels semble à mille lieux de ses thématiques cinématographiques.

Le film ne devrait pas sortir avant 2020 où trois Marvels sont prévus, sans qu'on sache encore qui occupera ces créneaux.

Todd Haynes s’attaque à une histoire vraie

Posté par vincy, le 22 septembre 2018

On l'attendait sur le biopic de la chanteuse Peggy Lee, c'est finalement avec une autre histoire vraie que Todd Haynes a décidé de revenir à la réalisation, un an après la sortie du Musée des merveilles.

Le réalisateur de Carol filmera Dry Run, une coproduction Mark Ruffalo / Participant Media (oscarisé pour Spotlight), dont l'histoire est adaptée d'un article de Nathaniel Rich du New York Times Magazine, The Lawyer Who Became DuPont’s Worst Nightmare, paru en 2016. Il s'agit d'une enquête sur l'avocat d'affaires Robert Bilott qui s'est attaqué au géant de la chimie DuPont, 2e pollueur privé de la planète, en endossant une cause environnementale. La bataille judiciaire a duré 19 ans, engagé des dizaine d'experts, produit une étude scientifique considérée comme fondamentale désormais, le tout au nom de 70000 clients contaminés en buvant de l'eau et en prouvant que les produits chimiques de l'entreprise avaient un sérieux impact sur la santé de ces citoyens.

Mark Ruffalo pourrait incarner l'avocat.

C'est le premier film ouvertement engagé et politique du cinéaste, qui plus est un projet de commande et non pas un film dont il a eu l'initiative. Le point commun entre tous ses films est sans aucun doute de faire le portrait d'un résistant aux dominants, comme l'était Carol Aird, Bob Dylan, Cathy Whitaker ou Curt Wild.

A noter enfin que la famille DuPont a déjà fait l'objet d'un film récemment, Foxcatcher (en compétition à Cannes), réalisé par Bennett Miller, avec Steve Carell et Vanessa Redgrave dans les rôles de John et Jean DuPont, mais aussi Channing Tatum et... Mark Ruffalo.

Cartoon Forum 2018 : nos projets de séries animées préférés

Posté par MpM, le 18 septembre 2018

Parmi les nombreux projets découverts pendant les trois jours du Cartoon Forum 2018, certains ont plus particulièrement retenus notre attention, en toute subjectivité. Il n'y a plus qu'à espérer, maintenant, qu'ils verront le jour ! Petit tour d'horizon des séries animées que l'on attend avec impatience.

*** GloboZone (Umanimation) ***


Format : 52 épisodes de 2 minutes

Pour qui ? : public adulte ou jeune adulte

De quoi ça parle ? : GloboZone se passe dans un bâtiment connecté et entièrement automatisé dont les employés ne sortent jamais. Il est un personnage à part entière, lieu aseptisé mais parfait qui pourvoie aux besoins de chacun. Les deux principaux protagonistes sont le chef de la sécurité et un chef de service qui créent de la dissidence par la musique.

Pourquoi on aime : L'épisode pilote montre les deux héros aux prises avec la machine à café qui tombe en panne. Leurs stratagèmes pour la séduire sont particulièrement drôles, et donnent le ton de la série qui se veut une satire de notre société ultra-connectée. L'absence de dialogue, la fantaisie absolue permise par l'automatisation à outrance, l'importance accordée à la musique et le format très court laissent à penser que la série peut devenir un rendez-vous décalé entre deux programmes.

*** Les qui quoi (Silex Films et Doncvoilà Productions) ***


Format : 52 épisodes de 7 minutes

Pour qui ? : les 4-5 ans

De quoi ça parle ? : Il s'agit de l'adaptation d'une série de livres pour enfants signés Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec chez Actes sud junior. Six amis (qui mêlent indifféremment animaux et enfants) se propulsent dans leur imaginaire grâce au crayon magique de l'un d'eux.

Pourquoi on aime : L'adaptation proposée par Joris Clerté (réalisateur de La nuit américaine d'Angélique) et Pierre-Emmanuel Lyet (Pierre et le loup) reprend l'esthétique épurée des livres pour se concentrer sur l'histoire et les personnages. Son ambition est d'aborder l'animation jeunesse autrement, en suivant les petits héros dans leur univers fantaisistes. Chaque épisode abordera ainsi une problématique bien concrète (un déménagement, le désir d'avoir un animal de compagnie...), explorée à travers un jeu d'aventures.

*** Notfunny (Nichtlustig) ***


Format : 25 épisodes de 15 minutes

Pour qui ? : public adulte ou jeune adulte

De quoi ça parle ? : En 2000, Joscha Sauer a publié un dessin humoristique par jour sur son site internet. Des livres, du merchandising et un court métrage ont suivi. Il souhaite désormais adapter son univers corrosif et satirique dans un format pour la télévision, dans lequel cinq personnages principaux se croiseraient à chaque épisode, réunis par un élément de l'intrigue.

Pourquoi on aime : Joscha Sauer définit lui-même son projet comme un mélange de Pulp fiction et des Monty Python, ce qui est immédiatement prometteur, d'autant que ses comic strip ironiques et parfois cruels, bourrés d'humour plus ou moins noir, correspondent on ne peut mieux à la description. Parmi les personnages que met en scène la série (dont deux épisodes sont déjà produits), on retrouve notamment une famille de lemmings qui veut tout le temps se suicider, une fratrie de yétis, ou encore la Mort, qui est en couple gay avec un mouton rose. Irrésistible.

*** Rabbit from a tin hat (Origin Tales) ***


Format : 12 épisodes de 11 minutes

Pour qui ? : public adulte ou jeune adulte

De quoi ça parle ? : Il s'agit d'un documentaire animé sur les moments forts de l'Histoire, guerre ou crises internationales, durant lesquels l’ésotérisme et la parapsychologie ont été utilisés.

Pourquoi on aime : Ce projet serbe est probablement l'un des plus singuliers présentés lors de cette édition du Forum. Loin d'être un mockumentary, il se veut une plongée documentée dans les tentatives "institutionnelles" de recourir au paranormal. Les différents épisodes, qui suivront chacun un personnage et un fait en particulier, aborderont par exemple le projet "Stargate", la recherche de mines avec des bâtons de sourcier au Vietnam, ou encore les "travaux" de l'astrologue officiel du IIIe Reich. Visuellement, la série se démarque avec le choix du noir et blanc et d'un mélange de techniques de photo-collage et de peinture.

*** Woolly Woolly (Normaal et Groupe PVP) ***


Format : 78 épisodes de 7 minutes

Pour qui ? : les 4-5 ans

De quoi ça parle ? : Connaissez-vous MochiMochi Land ? Sur ce site acidulé, l'Américaine Anna Hrachovec partage ses créations réalisées en tricot : animaux, décors... et des petits personnages qui ressemblent à des gnomes. Ce sont eux qui, sur une idée un peu folle de la société de production Normaal, seront les héros de la série.

Pourquoi on aime : Une série entièrement animée en laine, ce n'est pas courant ! L'univers joyeux et coloré d'Anna Hrachovec se prête particulièrement bien au ton loufoque et bourré de fantaisie de Woolly Woolly. Ainsi, les personnages sont tous identiques (hommes et femmes portent une barbe) à l'exception de leurs bonnets, qui leur permettent justement de changer de genre à volonté. Leurs aventures, forcément mignonnes et décalées, se dérouleront sur une journée unique, et les amèneront à relever le défi lancé (en voix-off) par des enfants-narrateurs. Une comédie visuelle poétique et légère parfaitement adaptée aux plus petits, mais qui pourrait aussi séduire leurs parents, charmés par tant de mignonnerie.

*** Selfish (Kazak Productions) ***


Format : 30 épisodes de 2 minutes 30

Pour qui ? : public adulte ou jeune adulte

De quoi ça parle ? : Selfish suit le quotidien de quatre poissons hyper connectés vivant à Clamville, accros à des applications comme Tuba ou SaShiMe.

Pourquoi on aime : Forcément satirique, la série est pensée comme une succession de courtes capsules qui dressent un portrait au vitriol de ces drôles de créatures étranges, esclaves de leurs smartphones et autres applications, que nous sommes en train de devenir. L'univers marin est parfaitement exploité, de la murène qui fait la police aux innombrables jeux de mots qui émaillent le récit (shellphone, squidora, crabot...), et les premières images donnent envie de devenir rapidement accro à la série.

*** Dans ta face (Doncvoilà Productions et Bridges) ***


Format : 30 épisodes de 1 minute

Pour qui ? : public adulte ou jeune adulte

De quoi ça parle ? : Chaque épisode présente un contexte d'agression ou de harcèlement, et la répartie verbale qui permet à l'agressé de retourner la situation.

Pourquoi on aime : En partant du principe que l'on est toujours le "trop" de quelqu'un, Virginie Giachino a imaginé une série intelligente et drôle qui parle du harcèlement en général, qu'il touche l'apparence, la couleur de peau, l’orientation sexuelle, l'âge ou les tenues vestimentaires. En fonction des épisodes, les lieux et les motifs d'agression varient, mais le principe reste le même : ridiculiser l'agresseur et permettre à l'agressé de partir la tête haute, mais aussi combattre les préjugés et mettre en exergue leur bêtise, le tout avec une grosse dose d'humour. Un projet qui devrait être reconnu d'utilité publique.

*** Zouk, la petite sorcière avec une grande personnalité (Bayard jeunesse animation et Normaal) ***


Format : 52 épisodes de 11 minute

Pour qui ? : les 4-5 ans

De quoi ça parle ? : Cette adaptation d'une série d'albums de Serge Bloch et Nicolas Hubrecht pour Bayard jeunesse met en scène la petite sorcière Zouk, son copain Nono, un chat de gouttière et une citrouille qui parle, qui vivent ensemble de grandes aventures magiques.

Pourquoi on aime : Dans un univers ludique et joyeux, la petite sorcière et ses copains sèment la pagaille et doivent trouver des solutions plus ou moins orthodoxes pour tout réparer. Avec ses personnages hauts en couleurs (un ogre, des lutins, un drachon, mélange de dragon et de cochon...), son vieux manoir biscornu au milieu des gratte-ciels ultra modernes de la "très grande ville" où se déroule l'histoire, et ses thématiques quotidiennes et ludiques, Zouk a tout pour plonger les enfants dans un imaginaire plein de fantaisie et d'imagination.

Angelina Jolie, sage-femme et veuve vengeresse

Posté par vincy, le 18 septembre 2018

Alors qu'elle vient de terminer Maléfique 2, d'enchaîner avec Come Away, prequel et crossover à la fois de Peter Pan et Alice au pays des merveilles (avec Michael Caine, Gugu Mbatha-Raw et Gugu Mbatha-Raw), Angelina Jolie semble avoir repris le goût des plateaux (rappelons qu'elle n'a pas eu un film en prises de vues réelles à l'affiche depuis 2015).

La presse professionnelle américaine a annoncé cette nuit que la star s'était engagée sur un nouveau film, l'adaptation du premier roman The Kept de James Scott (2014). En France, le polar a été publié un an après sous le titre de Retour à Watersbridge.

Alice Birch (scénariste de The Young Lady) en assure l'écriture. L'action se déroule en 1897. C'est l'histoire d'une sage-femme qui retourne en plein hiver dans sa ferme dans le nord de l'Etat de New York. Son mari et quatre de ses enfants sont morts. Seul Caleb, 12 ans, qui s'était réfugié et a assisté au drame, a survécu. La mère et le fils traquent alors les trois tueurs, reconnaissables à leurs foulards rouges.

Jolie sera aussi productrice. Le tournage ne devrait pas débuter avant cet hiver.