Cannes 2017 – Télex du marché: Cities of Love 4 et 5, Idris Elba, Stacy Martin, Willem Dafoe et Viggo Mortensen

Posté par vincy, le 21 mai 2017

- La franchise Cities of Love s'étend à Rotterdam et Berlin, deux villes hôtes de grands festivals. Pour Rotterdam, I Love You, Mike Figgis, Claire Denis, Pablo Trapero and John Maybury, Martin Koolhoven, Paula van der Oest, Joost van Ginkel, Koen Mortier, Barry Atsma, Shariff Nasr et Atom Egoyan sont annoncés. Les 11 segments seront tournés à partir de juillet. Concernant Berlin, I Love You, Patrick Dempsey, Renee Zellweger , Massy Tadjedin, Ai Weiwei, Shekhar Kapur, Tom Van Avermaet, Fernando Eimbcke, Til Schweiger, Dennis Gansel et Dani Levy commenceront leurs tournages en juin. Trois films de la série ont déjà été tournés: Paris je t'aime en 2006, projeté à Cannes, New York I Love you en 2009 et Rio, I love you en 2014.

- Studiocanal a annoncé que l'acteur Idris Elba ferait ses premier pas de réalisateur avec Yardie, un thriller se déroulant dans les années 1980. Cette sombre histoire de cocaïne est une adaptation du roman de Victor Headley, où un jeune jamaïcain qui a grandit dans les rues de Londres et découvre par hasard le coupable de l'assassinat de son grand frère vénéré survenu en Jamaïque dix ans plus tard. Sa quête de justice va enclencher une guerre violente, mettant en péril ceux qu'il aime. Aml Ameen incarnera le personnage principal.

- Stacy Martin, à l'affiche du Redoutable, en compétition aujourd'hui, sera la star du premier film en anglais de la réalisatrice israélo-française Michale Boganim (La Terre outragée), Borough Park. L'actrice jouera une jeune femme, Rebecca, désavouée par son père, un estimable rabbin. Elle est contrainte de quitter le quartier ultra-orthodoxe juif de Borough Park où elle a vécu toute sa vie. En s'installant à Manhattan, elle fait la rencontre de de Anya, une immigrante russe émancipée. Le tournage doit débuter à la mi-septembre.

- Willem Dafoe sera le nouveau Vincent Van Gogh du cinéma dans le prochain film de Julian Schnabel, At Eternity’s Gate, écrit par le réalisateur et Jean-Claude Carriere. L'histoire se concentre sur l'époque où le peintre était à Arles et à Auvers sur Oise, où sera tourné le film. Van Gogh a notamment été incarné par Kirk Douglas et Jacques Dutronc. Scnabel avait déjà réalisé un film sur un peintre, Basquiat. Le film s'attachera à montrer l'intimité de l'artiste tout comment il s'est sacrifié pour son œuvre.

- Viggo Mortensen a confirmé qu'il serait la star d'Unabomb, thriller autour d'une chasse à l'homme ponctué par de nombreux twists. Mortensen interprétera un agent du FBI traquant le fugitif le plus recherché du moment. Son équipe non conventionnelle d'agents parcourt ainsi les USA pour mettre la main sur le terroriste anarchiste, Unabomber, qui continue ses attaques meurtrières. Le film sera réalisé par Robert Lorenz, producteur associé aux films de Clint Eastwood.

Cannes 2017 – Télex du marché: Catherine Deneuve, Mamoru Hosoda, Mia Hansen-Love, Michael Moore et Jaoui-Bacri

Posté par vincy, le 19 mai 2017

- Auteure des récents documentaires La cour de Babel et Dernières nouvelles du cosmos, Julie Bertuccelli vient de commencer le tournage de son troisième film de fiction, produit par Les Films du Poisson et qui sera distribué par Pyramide. Le dernier vide-grenier de Claire Darling réunit une nouvelle fois Catherine Deneuve et sa fille Chiara Mastroianni, auxquelles s'ajoutent Alice Taglionu, Samir Guesmi, Laure Calamy, Olivier Rabourdin et Johan Leysen. Le scénario coécrit avec Sophie Fillières est l'adaptation du roman Le dernier vide-grenier de Faith Bass Darling (Actes sud) de Lynda Rutledge. L'histoire est celle d'une femme persuadée que c'est son dernier jour à vivre. Elle décide de vendre toutes ses antiquités dans son jardin, lui rappelant un à un toute sa vie passée.

- Mamoru Hosoda (Le garçon et la bête, Les Enfants loups Ame et Yuki, Summer Wars) a annoncé son nouveau projet au sein du Studio Chizu. Mirai (titre de travail) a été officialisé au marché du film de Cannes. Le film d'animation suivra un garçon âgé de quatre ans dont la vie va changer avec l'arrivée d'une petite sœur. Ce sera le début d'une aventure magique. Le jardin de sa maison se révèle en effet une passerelle permettant à Mirai de voyager vers le passé, où il rencontre ainsi sa mère, à l’époque où elle était petite fille, et son grand-père qui était alors un jeune adulte. Mais aussi sa sœurs quand elle aura grandit. Mirai, qui a peur que ses parents ne l'aiment plus, va alors comprendre son rôle de grand frère. Le réalisateur a écrit le scénario.

- Mia Hansen-Løve se lance dans un film entièrement en langue anglaise. Bergman Island rassemblera Greta Gerwig, John Turturro et Mia Wasikowska. La réalisatrice de L'avenir filmera ainsi un couple de cinéastes américains débarquant sur l’île de Farö, en Suède, où résidait le réalisateur Ingmar Bergman. Ils cherchent l'inspiration pour écrire, chacun de leur côté, leur nouveau film. Le film est produit par Charles Gillibert (CG Cinéma). Avant de le tourner dans un an, la réalisatrice filmera Maya, avec Roman Kolinka, Aarshi Banerjee et Cédric Kahn.

- Michael Moore revient au documentaire politique américain. Lui qui avait prévu la victoire de Donald Trump, a décidé de s'attaquer au nouveau Président des Etats-Unis, ou plutôt à sa nouvelle bête noire. Après Farhenheit 9/11 autour du 11 septembre, il a décidé de tourner Fahrenheit 11/9 (le 9 novembre étant la date où ont été proclamés les résultats de l'élection présidentielle). "Peu importe les révélations, il reste droit dans ses bottes. Les faits, la réalité, les méninges, rien ne l'atteint. Même quand il se fait mal lui-même, il se lève le lendemain et continue à tweeter. Tout ça termine dans ce film", a affirmé dans la presse américaine Michael Moore, au sujet de Trump. Les Weinstein reviennent dans la production, treize ans après la Palme d'or pour Farhenheit 9/11.

- Agnès Jaoui, membre du jury cannois, a dévoilé son prochain film, qu'elle a coécrit avec son complice Jean-Pierre Bacri une fois de plus. Place Publique, produit par SBS (Elle) et distribué par Le Pacte, se tournera cet été. Bacri incarnera un présentateur télé célèbre, qui retrouve ses vieux amis, dont son ex-femme, dans une soirée parisienne. Au cours de cette soirée, chacun constatera que le succès l'a changé. Alors que son ex-femme a conservé ses opinions politiques idéalistes, lui est devenu plus réaliste, voire cynique. Le film renoue avec l'esprit des deux pièces de théâtre adaptées au cinéma, Cuisine et dépendances et Un air de famille.

Rosamund Pike sera la Marie Curie de Marjane Satrapi

Posté par cynthia, le 16 mai 2017

L'actrice Rosamund Pike sera finalement la Marie Curie du prochain film de Marjane Satrapi. Radioactive, film financé par StudioCanal et coproduit par Working Title, racontera l'impact du travail de la célèbre scientifique dans un biopic "enrichi".

Il s'agit de l'adaptation de l'œuvre britannique de Jack Thorne intitulée "Radioactive: Marie & Pierre Curie: A Tale of Love and Fallout"leur qui met en parallèle l'histoire d'amour et de découvertes des Curie les conséquences de leur travail scientifique dans le monde moderne.

"Ce n'est pas simplement un biopic, mais une histoire d'amour dans un monde en plein changement. Il s'agit de montrer une femme spectaculaire, brillante et charmante et qui fût la seule être accepter dans un monde scientifique établi par des hommes." explique Didier Lupfer de StudioCanal (lire notre actualité du 17 février dernier).

Marjane Strapi ajoute que "Marie Curie était douée d'une force naturelle qui affectait tout son entourage". La réalisatrice de Persepolis et de The Voices ajoute que "seule une actrice avec beaucoup de sensibilité et d'intelligence telle que Rosamund Pike pouvait l'incarner". Les acteurs chargés d'incarner Pierre Curie et de Paul Langevin (le jeune amour de Marie Curie) n'ont pas encore été choisis.

Rosamund Pike, 38 ans, révélée dans Meurs un autre jour, dernier James Bond avec Pierce Brosnan, et nommé à l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle de femme dérangée et manipulatrice de Gone Girl, sera bientôt à l'affiche de HHhH, adaptation du roman de Laurent Binet. Elle a également tourné récemment Hostiles, western aventureux de Scott Cooper avec Christian Bale, High Wire Act, thriller de Brad Anderson, et Entebbe, film à suspens inspiré d'un fait réel de José Padilha.

Christoph Waltz passe derrière la caméra

Posté par redaction, le 9 mai 2017

C'est au tour de Christoph Waltz, acteur deux fois oscarisé et primé à Cannes de passer derrière la caméra avec Georgetown. Le tournage aura lieu cet été à Montréal, avec Vanessa Redgrave au générique (l'actrice présente par ailleurs un documentaire qu'elle a réalisé en sélection officielle à Cannes). L'actrice a été nommée six fois aux Oscars et a emporté celui du meilleur second-rôle féminin en 1978.

Waltz sera son époux dans le film. L'histoire est inspiré d'un fait réel: celle d'Albrecht Muth. Dans le film il est renommé Ulrich Mott, inculpé du meurtre de sa femme, Elsa Brecht, il y a six ans à Washington. Il s'agit d'un coupe iconoclaste: elle a trente de plus que lui. Riche veuve, elle s'est mariée avec cet homme excentrique et a organisé avec lui des soirées mémorables dans leur résidence de la capitale américaine. Retrouvée morte quelques heures après une de ces soirées et il est rapidement accusé du meurtre, soupçonné par l'entourage d'Elsa d'être un escroc.

Adapté d'un article du New York Times Magazine signé Franklin Foer ("The Worst Marriage in Georgetown"), le scénario a été écrit par David Auburn (Entre deux rives, Proof).

Christoph Waltz est attendu dans les salles avec Tulip Fever (cet automne), Downsizing (cet hiver) et Alita: Battle Angel (été 2018).

Benjamin Millepied s’enflamme pour Carmen

Posté par redaction, le 5 mai 2017

On l'aperçoit dans le documentaire, toujours à l'affiche avec plus de 100000 spectateurs, L'Opéra. Le danseur et chorégraphe Benjamin Millepied passe à la réalisation avec un drame musical inspiré du "Carmen" de George Bizet.

Le tournage est prévu pour début 2018 à Los Angeles. La musique sera écrite par Nicholas Britell (qui vient de signer celle de Moonlight et du prochain Ocean's Eight). La photo sera assurée par Darius Khondji (Evita, Se7en, The Lost City of Z).

Ce premier film raconte le voyage d’une femme avide de liberté, des déserts du Mexique à Los Angeles. Le producteur Dimitri Rassam (Chapter 2) a indiqué à l’AFP: "C'est un projet auquel Benjamin réfléchit depuis longtemps et qui m'enthousiasme particulièrement, tant par la pertinence de son adaptation que par le talent de Benjamin et l'équipe qu'il a réunie". Le film est également produit par Helen Estabrook à qui l'on doit Whiplash de Damien Chazelle.

S'il s'agit de ses premiers pas en tant que réalisateur, l'époux de Natalie Portman n'en est pas à son premier pas de deux avec le 7e art. Il a notamment joué et chorégraphié des scènes de danse de Black Swan de Darren Aronofsky. Il est par ailleurs le directeur artistique du L.A. Dance Project.

"Carmen" est un opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet (1875), inspiré de la nouvelle éponyme de Prosper Mérimée publiée trente ans plus tôt. Le cinéma s'est emparée de cette "usine à tubes" très rapidement, au début des années 1900. Parmi les innombrables versions et dérivés, notons celles de Cecil B. DeMille en 1915, Charlie Chaplin la même année, Ernst Lubitsch en 1918, Christian-Jaque en 1945, Otto Preminger en 1954, Carlos Saura en 1983, Godard la même année, Francesco Rosi (avec Julia Migenes et Placido Domingo) en 1984 et Franco Zeffirelli en 2003.

Cannes 70: la littérature, the Festival’s Best Kept Secret

Posté par cannes70, le 1 mai 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-17. Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .

On ne le sait pas forcément, mais la littérature a toujours été liée au cinéma. On croit que l'adaptation est un phénomène récent. Que nenni. Gulliver, La belle et la bête, Robinson Crusoé, La case de l'Oncle Tom, Alice au pays des merveilles ou encore Don Quichotte ont connu des vies cinématographiques durant les premiers pas du cinéma, avant 1905.

Le Festival de Cannes n'a jamais dédaigné sélectionner et même primer des adaptations de livres ou de pièces de théâtre. On peut en piocher quelques unes dans le palmarès. Othello d'Orson Welles d'après Shakespeare, Le salaire de la peur d'Henri Verneuil d'après Georges Arnaud, Orfeu Negro de Marcel Camus d'après Vinicius de Moraes, Le Guépard de Luchino Visconti d'après Giuseppe Tomasi du Lampedusa, Sailor et Lula de David Lynch d'après Barry Gilford, Entre les murs de Laurent Cantet d'après François Bégaudeau, qui joue le premier rôle dans le film... tous des Grands prix ou Palmes d'or. Rien que l'an dernier, rappelons que deux chéris des festivaliers en étaient : Elle (compétition) et Ma vie de Courgette (Quinzaine), avec la présence des deux écrivains sur la Croisette.

Le saviez-vous?

Saviez-vous que Blow up était adapté d'une nouvelle de Julio Cortazar ? Que M.A.S.H. tirait son sujet d'un roman de Richard Hooker ? Que l'écrivain Leslie Poles Hartley a été deux fois palmé, indirectement bien sûr, grâce aux films de Joseph Losey (Le messager, 1971) et de Alan Bridges (La méprise, 1973) ? Que la seule bande dessinée adaptée et palmée est française : La vie d'Adèle d'après Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh ? Il y eut aussi des coups doubles. Comme en 1951 avec le double Grand prix pour Miracle à Milan de Vittorio De Sica, adapté d'un roman de Cesare Zavattini et Mademoiselle Julie d'Alf Sjöberg d’après la pièce d’August Strindberg. Mais, le plus beau coup fut sans doute en 1979 : une Palme ex-aequo entre Apocalypse Now d’après une nouvelle de Joseph Conrad et Le tambour d’après un roman de Günter Grass, le tout avec un jury présidé par l'écrivaine Françoise Sagan.

De grandes plumes

Car le Festival de Cannes a toujours fait une grande place aux écrivains. Moins ces derniers temps, il est est vrai. Mais depuis 1946, plus de 90 auteurs ont été membres du jury. Et parfois Présidents de jury ! Et on compte quand même quelques Prix Nobel de littérature comme Miguel Ángel Asturias, président en 1970, Gabriel Garcia Marquez, membre en 1982, Patrick Modiano, membre en 2000, Toni Morrison, membre en 2005 (photo), Orhan Pamuk, membre en 2007.

Ne soyons pas mondialistes: il y a eu aussi quelques prix Goncourt parmi les jurés : Maurice Genevoix (président en 1952 et membre en 1957), Romain Gary (membre en 1962) et Modiano donc. On ne peut-être complet si on n'indique pas, parmi cette pléiade d'écrivains, ceux qui ont présidé des jurys : Georges Huisman en 1947 et 1949, André Maurois en 1951, Jean Cocteau en 1953 et 1954 (et président d'honneur en 1957 et 1959), Marcel Pagnol en 1955, Marcel Achard en 1958 et 1959, Georges Simenon en 1960 (premier étranger à présider le jury cannois), Jean Giono en 1961, Tetsuro Furukaki en 1962 (et premier président issu d'un pays non francophone), André Maurois en 1965, André Chamson en 1968 (année maléfique) et William Styron en 1983. Et sinon : Tennessee Williams, Mario Vargas Llosa, Jorge Semprun, Paul Auster, Raymond Queneau...

Franc-parler

Longtemps les écrivains étaient les autres stars du Festival, chargés de donner une aura artistique à l'événement. Cela ne veut pas dire que ça se passe toujours très bien. Les liaisons ont même été périlleuses. Un auteur est soucieux de son indépendance. Un écrivain peut mal prendre la critique. Ainsi Sagan et Simenon n'ont jamais encaissé l'idée qu'on leur impose un autre choix pour la Palme que celui qu'ils voulaient (les deux ont obtenu victoire). Duras a vu un de ses scénarios traité de "merde" par un président du jury pourtant académicien français. La même Duras qui se demandait en 1967 lors d'une chronique comment des films aussi mauvais étaient sélectionnés, à partir de quels critères, sans attendre la deuxième semaine pourtant riche en grands films.

Cocteau, lui, s'amusait du jeu cannois tout en désespérant des luttes politiques autour des films et en déplorant les compromis à faire avec les autres jurés. "Voir de très mauvais films rend malade. On en sort diminué, honteux" écrivait-il à l'époque, tout en s'enthousiasmant pour Le salaire de la peur de son copain Clouzot et Peter Pan. Il s'emportait contre le public pas assez respectueux (Duras a carrément déclaré que les festivaliers étaient incultes).

"Il me plairait que les festivals ne distribuassent pas de prix et ne fussent qu'un lieu de rencontres et d'échanges" écrivait-il, rêvant, lyrique, à un Cannes ne jugeant pas le cinéma mais l'admirant. C'est sûr que l'imparfait du subjonctif, ça envoie tout de suite plus de classe que les discours actuels.

Clint Eastwood prend le train pour Paris

Posté par vincy, le 21 avril 2017

Clint Eastwood embarque dans le Thalys. Une autre histoire vraie, dramatique, qui fait écho à ces derniers films autour de la figure du héros, l'homme lambda qui accomplit un geste extraordinaire.

The 15:17 to Paris raconte comment des passagers ont arrêté un terroriste en passe de faire un carnage dans le Thalys de Bruxelles vers Paris, le 21 août 2015. L'attaque d'Ayoub El Khazzani, ressortissant marocain ayant grandi à Molenbeek, a été déjouée par plusieurs voyageurs, un employé de banque français, un professeur et artiste américain, deux militaires américains en vacances, un britannique, et un étudiant américain.
Rappelons également que l'acteur français Jean-Hugues Anglade avait été témoin de l'affaire.

Le scénario de Dorothy Blyskal, son premier pour un long métrage, sera adapté d'un livre co-écrit par Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone et Jeffrey E. Stern (inédit en français).

Le tournage devrait commencer d'ici la fin de l'année.

Sacré quatuor hollywoodien pour le prochain film de Jacques Audiard

Posté par vincy, le 19 avril 2017

Pour The Sisters Brothers, le premier film en langue anglaise de Jacques Audiard, c'est un carré d'as que s'offre le cinéaste français. Joaquin Phoenix, que l'on verra à Cannes dans le film de Lynne Ramsey, Jake Gyllenhaal, à l'affiche aujourd'hui avec Life, John C. Reilly, par ailleurs producteur du film, et Riz Ahmed (la série "The Night Of", "The OA", Rogue One, Jason Bourne) seront les héros de cette coproduction franco-américaine (Why Not, Page 114).

Le scénario est adapté du roman de Patrick deWitt, dont Reilly avait acquis les droits. Annoncé il y a deux ans, avec Reilly comme seul acteur à l'époque et après qu'Audiard ait reçu sa Palme d'or pour Dheepan, le projet s'est étoffé ces dernières semaines en vue d'un tournage dans les prochains mois en vue d'une sortie calée pour 2018. On imagine le beau tapis rouge à Cannes avec les quatre comédiens.

Le récit se déroule principalement en Oregon, en 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d’égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, en Californie, dans le but de mettre fin, sur ordre du “Commodore”, leur employeur, aux jours d’un chercheur d’or du nom de Hermann Kermit Warm. Tandis que Charlie galope sans états d’âme – mais non sans eau-de-vie – vers le crime, Eli ne cesse de s’interroger sur les inconvénients de la fraternité et sur la pertinence de la funeste activité à laquelle lui et Charlie s’adonnent au fil de rencontres aussi insolites que belliqueuses avec toutes sortes d’individus patibulaires et de visionnaires qui hantent l’Amérique de la Ruée vers l’or. Deux frères moins liés par le sang et la violence que par l’indéfectible amour qu’en silence ils se portent.

Tobey Maguire se lance à son tour dans la réalisation

Posté par vincy, le 6 avril 2017

Jo Nesbo devient-il le romancier à la mode à Hollywood? Alors que The Snowman (Le bonhomme de neige), de Tomas Alfredson, avec Michael Fassbender, Rebecca Ferguson et Val Kilmer est pressenti pour faire son avant-première à Cannes, Tobey Maguire a confirmé qu'il réaliserait l'adaptation d'un polar de l'écrivain norvégien.

Blood on Snow (Du sang sur la glace) sera son premier long métrage. Il en sera aussi producteur. Ironiquement, c'est son meilleur ami, Leonardo DiCaprio, qui avait acquis les droits du roman initialement, en 2013.

Jo Nesbo écrira le scénario. C'est la première fois que l'auteur adapte lui-même un de ses romans pour le cinéma. Le roman, premier opus de la série Olav Johansen, suit un tueur à gages travaillant pour le compte d'un gangster qui s'enrichit avec la prostitution et le trafic de drogue à Oslo. Mais Olav a un dilemme. Il tombe amoureux de la femme de ses rêves, accessoirement la jeune épouse infidèle de son boss et la cible qu'il doit abattre pour son boss.

Jo Nesbo a le vent en poupe à Hollywood. Outre le film d'Alfredson (à l'origine prévu pour Martin Scorsese), un autre roman a été optionné : Le fils pour Denis Villeneuve et Jake Gyllenhaal (lire notre actualité du 27 mai 2016).

Tom Hardy chez Pablo Larrain

Posté par vincy, le 5 avril 2017

Pablo Larrain continue son aventure anglo-saxonne. Après Jackie, le cinéaste chilien réaliserait The True American, avec Tom Hardy en tête d'affiche.

Il s'agit de l'adaptation d'un essai d'Anand Giridharadas, qui se situe au Texas juste après les événements du 11 septembre 2001. Il s'agit de l'histoire vraie de Rais Bhuiyan, immigré musulman et vétéran des forces aériennes de Bangladesh, employé à Dallas et victime d'un citoyen islamophobe qui a tiré sur lui.

The True American: Murder and Mercy in Texas a été publié en 2014. Kathryn Bigelow devait réaliser le film. Elle reste sur le projet en tant que productrice selon Deadline.

Tom Hardy reviendra dans les salles avec Dunkerque de Christopher Nolan, cet été. Pablo Larrain a produit récemment Una mujer Fantastica, de Sebastián Lelio, trois fois récompensé à la dernière Berlinale. Le film sort le 5 juillet en France.