Jeannette, le nouveau film de Bruno Dumont en avant-première sur Arte

Posté par MpM, le 27 août 2017

C'est un beau cadeau que nous fait Arte à quelques jours de la rentrée scolaire, en diffusant en avant-première le mercredi 30 août Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc de Bruno Dumont qui sortira en salles le 6 septembre prochain. Cette déconcertante comédie musicale sur l'enfance de Jeanne d'Arc, adaptée de Jeanne d’Arc et Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy, est co-produite par la chaîne de télévision, et avait été sélectionnée à la Quinzaine des Réalisateurs lors du dernier festival de Cannes. Si le réalisateur de L'Humanité, Camille Claudel et Ptit Quinquin nous a habitués à la fois à une certaine radicalité et aux ruptures de ton les plus insolites, son nouveau film est probablement le film le plus audacieux et le plus totalement décalé de sa filmographie.

On y suit en effet une petite fille, Jeannette, qui garde ses moutons et s'interroge (souvent en chantant) sur le monde dans lequel elle vit : où est donc le Seigneur dont tout le monde attend le retour ? Pourquoi Dieu n'exauce-t-il pas les prières ? Comment lutter contre le mal universel dont sont même complices les hommes de bien ? Comment sauver tous les êtres à la fois, quand la guerre et la misère font rage ? Des questions d'ordre religieux mais aussi humaniste et même politique dont la profondeur abyssale tranche avec la jeunesse et la naïveté de celle qui les pose dans un langage bien trop précis et recherché pour son âge.

Toute la dialectique de Péguy (car tout le texte est de lui) est ainsi incarnée par un dialogue aussi charmant qu'intense entre la petite Jeanne et son amie Hauviette, la première étant dans une grande douleur qui la conduit à la rébellion, tandis que la seconde, sage et raisonnable, affirme sa totale soumission à Dieu.

On peut être un peu gêné par la démarche sans concession de Dumont (qui ajoute à ce mélange déjà hétéroclite la musique électro-baroco-heavy metal d'Igorrr et les chorégraphies endiablées de Philippe Decouflé), mais en réalité, si l'on s'abandonne à cette oeuvre sidérante par sa puissance d'évocation et sa beauté quasi mystique, c'est une réussite totale. Une oeuvre en état de grâce, telle que l'on n'en avait peut-être jamais vu, et dont la singularité envoûtante rime avec la plus grande simplicité stylistique. Décor naturel, son direct, comédiennes à la fragilité bouleversante, mise en scène dépouillée... tout ramène au texte et à la force des idées qu'il véhicule.

Un pari forcément gonflé à l'époque d'un cinéma de la surenchère et du spectaculaire à tout prix, bien que le film ne s'interdise ni les effets (les fameuses "voix"), ni l'humour plutôt tendre et le décalage permanent entre la solennité des propos et le contexte dans lequel ils s'inscrivent. L'oncle de Jeannette s'improvise ainsi rappeur tandis que la religieuse à qui elle demande conseil est incarnée par des sœurs jumelles qui tombent la cornette pour révéler une chevelure flamboyante qu'elles agitent en cadence sur fond de hard rock. Déconcertant, osé, iconoclaste... et complètement épatant. De par l'intelligence du propos d'une part, et par la fulgurance artistique du geste formel d'autre part. Comme si le cinéaste avait réussi à combiner l'exigence intellectuelle forte d'une poésie habitée avec la simplicité désarmante d'une âme d'enfant et la fantaisie d'une interprétation musicale et chorégraphique débridée et joyeuse.

Bruno Dumont lui-même parle d'un "opéra cinématographique" (qui lui seul serait capable de rendre justice aux mots de Péguy), et c'est vrai qu'il y a quelque chose de cet ordre, monumental et écrasant, dans cette Jeannette réjouissante, et quoi qu'il en soit unique en son genre. Il ne faut donc la louper sous aucun prétexte, que ce soit le 30 août sur petit écran, ou dès le 6 septembre sur le grand. Voire les deux.

Ce qu’il faut savoir sur « I am not Madame Bovary » de Feng Xiaogang

Posté par MpM, le 5 juillet 2017

Flaubert en Chine

Le titre international est un peu abusif car dans le roman original de Liu Zhenyun (Je ne suis pas une garce, 2015), il est fait référence à Pan Jinlian qui est un personnage mythologique ayant conspiré avec son amant pour assassiner son mari. Son nom est désormais utilisé en Chine pour désigner une femme indigne, infidèle ou débauchée. L’utilisation du nom d’Emma Bovary est plutôt abusif, dans la mesure où l’héroïne de Flaubert tient plus de la femme fantasque empêtrée dans une vie monotone que de la dévergondée assoiffée de sang.

Fresque ironique

Le film se passe sur plus d'une dizaine d'années et met en scène l'héroïne Li Xuelian qui multiplie les procès pour recouvrer son honneur perdu. A l'origine de l'histoire, il y a un divorce blanc contracté par l'héroïne et son mari dans le but d'obtenir un deuxième logement. Mais l'homme volage en profite pour se remarier avec une autre. Bafouée et meurtrie, Li Xuelian se porte alors en justice pour faire reconnaître qu'il s'agissait d'un faux divorce. Son idée est de se remarier avec son ex-mari puis de divorcer à nouveau, cette fois-ci sans ambiguïté. Son combat est évidemment dérisoire, destiné à plonger le spectateur dans l'étonnant labyrinthe judiciaire chinois.

Satire sociale

Le film accompagne Li Xuelian dans des tribulations judiciaires qui oscillent entre l’absurdité et la farce. La jeune femme remonte en effet la hiérarchie locale (du juge au préfet) pour faire entendre ses doléances, et multiplie les procès et les recours. Ces rouages un peu grippés dévoilent le portrait d'une Chine en pleine mutation judiciaire dans laquelle les responsables sont terrorisés par une simple femme en quête de justice. Le film balance ainsi entre un registre volontairement comique (le harcèlement insidieux de l’héroïne envers les officiels devient une sorte de running gag, et son indéfectible ténacité en est presque comique) et une touche nettement plus sombre quand son acharnement la conduit en prison, et gâche toute son existence.

Cadre rond

En plus d’une esthétique très soignée qui évoque la peinture traditionnelle chinoise, Feng Xiaogang recourt à un cadre circulaire pendant presque la totalité du film. Ce procédé empêche évidemment tout gros plan sur les personnages, et donne le sentiment au spectateur d’être un voyeur observant chaque scène à travers un télescope. Comme l’héroïne, il n'a pas une bonne vision d’ensemble, puisque tout ce qui est hors du cercle lui échappe. C’est uniquement lorsqu’elle parvient à Pékin que son horizon s’élargit (momentanément), et avec lui le cadre.

Fan BingBing

C’est Fan BingBing, aperçue auparavant dans des superproductions chinoises comme Bodyguards and assassins ou Shaolin ainsi que dans l’univers des XMen (Days of future past) qui incarne avec justesse et vitalité le cette Antigone des temps modernes. Le drame qu’elle traverse, et dont on connaîtra seulement à la fin toutes les facettes, atteint physiquement le personnage qui n'est plus que l'ombre d'elle-même à la fin du film.

Récompenses

I am not Madame Bovary a reçu le prix de la critique internationale au Festival de Toronto et le Coquillage d'or du meilleur film ainsi que le coquillage d'argent de la meilleure actrice à San Sebastian. Il a également été distingué par trois Asian Awards dont meilleur film et meilleure actrice et par le Golden horse de la meilleure actrice.

Cannes 2017 : « Les Proies », de Don Siegel à Sofia Coppola

Posté par kristofy, le 24 mai 2017

Avant d'être un film, puis un autre film, puis un troisième film par Sofia Coppola, Les proies c'est d'abord un roman de Thomas Cullinan, qui sera d'ailleurs réédité chez Rivages mi-août, une semaine avant la sortie du film aujourd'hui présenté en compétition.

"Le 6 mai 1864, la forêt de la Wilderness est le théâtre de l’une des plus effroyables batailles de la guerre de Sécession. Malgré ses blessures, un caporal nordiste réussit à s’échapper du brasier et trouve refuge dans un pensionnat pour jeunes filles confédéré. Mais l’intrusion soudaine d’un mâle vient perturber la vie de recluses, pétrie de valeurs puritaines et de pulsions refoulées, des huit femmes qu’abrite encore l’institution. Objet de tous les fantasmes, le soldat va s’employer à les incarner avec un art consommé de la manipulation, jusqu’à une nuit où tout bascule..."

Ce roman avait déjà été adapté une première fois au cinéma en 1971 par Don Siegel avec Clint Eastwood, puis il a été l'inspiration, bien plus tard en 2014, de Musarañas en Espagnen réalisé par Juanfer Andrés & Esteban Roel (avec Macarena Gómez, Nadia de Santiago, Hugo Silva...) et produit par Álex de la Iglesia. Voici donc la troisième version signée Sofia Coppola avec Colin Farrell face à Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning et Angourie Rice.

Dans le roman comme dans chacun de ces films, trois thèmes se mélangent : la guerre (et ses traumas), la religion (et la morale), le sexe (et la frustrations de fantasmes).

Les Proies réalisé par Don Siegel :
Clint Eastwood est à l'époque l'incarnation même de la virilité: c'est lui le soldat blessé nordiste ennemi qui sera secouru en étant amené dans un pensionnat de jeunes filles confédéré. Dès le début du film, il y a une scène un peu transgressive : le soldat demande son âge à la fille qui la trouvé, 12 ans bientôt 13 "alors je peux t'embrasser". Le soldat embrasse donc cette enfant mais c'est surtout un stratagème pour la rendre silencieuse quand passe un chariot d'hommes sudistes ; toutefois pour cette ado, c'est déjà un éveil de désir amoureux. Les femmes en général ont intégré qu'elles pouvaient être potentiellement victime de viol de la part de soldats, autant de la part des ennemis que de ceux de leur camp. La seule femme qui est prête à mourir plutôt que d'être violée est d'ailleurs une esclave noire du pensionnat. Après 15 minutes de film, il y a déjà 2 répliques qui exposent les thèmes de l'histoire : « Nous n’aurions pas du nous en occuper, ça aurait fait un ennemi de moins », et «  Si cette guerre doit durer encore longtemps, je finirais par oublier que j’ai été femme ». Le pensionnat compte 9 femmes en fait : six demoiselles d'âges différents entre 12 ans de l'enfance et 17 ans de la puberté, une enseignante vierge, une directrice (ayant expérimenté un amour incestueux avec son frère), une esclave, et donc un soldat ennemi blessé. Il va inspirer du désir chez la plupart et il va d'ailleurs jouer de ça pour aussi les manipuler, d'abord pour rester à l'abri chez elles puis pour pouvoir s'échapper d'elles. Il faut aussi remettre le film dans le contexte de l'époque: des années 60 qui ont libéré le sexe, des années 70 où le porno envahit les écrans. La forte charge sexuelle du film et l'aspect plus crû de la mise en scène contribuent à en faire un film daté.

Musarañas réalisé par Juanfer Andrés & Esteban Roel :
On est dans les années 50 en Espagne, une période marquée par l'après-guerre et le régime dictatorial de Franco mais aussi par la forte influence de la religion. Un homme est blessé à la jambe dans un escalier (lui aussi veut se cacher d'un 'ennemi' que l'on découvrira plus tard), il est secouru dans un appartement où vivent deux soeurs : la cadette commence à s'émanciper avec ses 18 ans et à sortir avec un ami, l'aînée vit recluse, malade de ne pouvoir supporter franchir le palier (mais les choses ne sont pas vraiment ce qu'elle paraissent) et hantée par le souvenir du père disparu. Le sexe est forcément un pêché. Les deux femmes vont s'affronter avec l'emprise de l'aînée dont la cadette doit s'affranchir. « Un homme ne me fera pas plus de mal que toi » lui balance-t-elle. Le film s'inspire des Proies tout en ré-inventant ce récit, transposant l'histoire dans une autre époque et optant pour d'autres références, celles de Qu'est-il arrivé à Baby Jane? et de de Misery. Ici la plupart des personnes de l'extérieur ne sont pas forcément une menace, certaines qui s'aventureront dans ce repaire féminin n'en ressortiront pas du tout. L'horreur est plus palpable, les meurtres plus fréquents! L'homme sera maintenu prisonnier un peu de la même manière. En pire.

Les Proies réalisé par Sofia Coppola :
On aurait voulu espérer une nouvelle adaptation du roman original de Thomas Cullinan, malheureusement c'est bien plutôt un remake (trop) fidèle au film de Don Siegel, et surtout bien plus lisse. Les aspérités les plus rugueuses du roman et du film de 1971 ont été pour la plupart supprimées du scénario : par exemple, il n'y a plus du tout la présence d'une esclave noire (une mention indique qu'elle est partie), les soldats ne viennent plus à la porte avec une idée de viol mais de protection, et le rôle de la tortue devient anecdotique (alors que sa destinée était un élément déclencheur de la fin). Le changement le plus dommageable au scénario est du côté du caractère du groupe de jeunes filles: elle sont presque toujours obéissantes et du même avis, sans vraiment prendre d'initiatives personnelles pour leur donner une identité propre. Ainsi la plus jeune ne semble plus s'imaginer avec innocence un amoureux ; la plus grande n'est plus ouvertement provocante pour une relation sexuelle ; ce n'est pas de la jalousie qui pousse l'une d'entre elles accrocher un foulard bleu à la grille pour dénoncer le soldat ; on ne sait pas que l'institutrice n'a rien connu d'autre que le pensionnat puisqu'elle a grandit là (ce qui dans le livre exacerbe son envie de partir ailleurs avec n'importe quel homme qui la trouverait jolie) ; si une relation sexuelle est montrée c'est surtout avec l'institutrice (au lieux de la lolita mineure). Coppola a préféré accentuer l'autorité de la directrice (Nicole Kidman), donner plus d'importance de la religion (il faut faire une prière à plusieurs moments) et obéit aux convenances (elle désapprouve le décolleté d'une robe de Kirsten Dunst, qui devra couvrir ses épaules). les années 2000 sont décidément prudes: la directrice n'est plus une femme perturbée par le sexe (ici tout au plus elle hésite à donner un baiser, sans le faire, et elle a une poussée de désir en nettoyant le corps nu du soldat évanoui).
Que le film de Sofia Coppola soit un peu moins féministe que celui du macho Don Siegel c'est une surprise...

Reese Whitherspoon et Nicole Kidman en duo pour l’adaptation d’un roman de Liane Moriarty

Posté par cynthia, le 22 août 2016

Après avoir partagé l'affiche de la série Big Little Lies produite par HBO et adaptée du roman éponyme de Liane Moriarty, Nicole Kidman et Reese Whitherspoon viennent d’acquérir les droits du nouveau roman de l'auteure, Truly Madly Guilty, seulement sorti en juillet dernier aux Etats-Unis.

L'histoire est dans la même ligne littéraire que Big little lies et traite des relations humaines, à savoir le mariage, l'amitié et la parentalité, entre six adultes et trois enfants. On ignore si les deux actrices joueront dans le film ou se contenteront de le produire. Par ailleurs, il n'y a pas encore de date pour ce projet.

Big Little Lies, dont le tournage s'est achevé il y a peu, met en scène aux côtés des deux blondes talentueuses Shailene Woodley, Laura Dern, Zoe Kravitz et le sexy Alexander Skarsgard et participe de la politique très "glamour" de HBO qui aime attirer les stars du grand écran dans ses productions.

Emily Blunt et Rebecca Ferguson prennent le train

Posté par MpM, le 22 août 2015

rebecca fergusonC'est l'un des best-sellers de l'été : La fille du train de Paula Hawkins, écoulé à plus de deux millions d'exemplaires dans le monde, va être adapté pour le grand écran.

Il s'agit d'un polar racontant comment Rachel, en prenant le train tous les jours, observe sur sa route une maison à proximité des voies. Elle va alors commencer à s’imaginer la vie du couple qui y réside. Jusqu’au jour où l’homme qui apparaît à la fenêtre n’est pas le même que d’habitude, puis qu'elle découvre à la une des journaux que la femme est portée disparue.

Devant la caméra de Tate Taylor (La couleur des sentiments), Emily Blunt (Edge of tomorrow) et Rebecca Ferguson (Mission impossible : rogue nation, notre photo) seront respectivement Rachel, la fameuse passagère du train, et Anna, la nouvelle épouse de l'ex de Rachel. D'après des rumeurs rapportées par le Film français, Kate Mara (Les 4 fantastiques) pourrait rejoindre le casting dans le rôle de Megan, la femme portée disparue.

Produit par DreamWorks, le film a été écrit par la scénariste Erin Cressida Wilson.

Leonardo Dicaprio et Martin Scorsese, les retrouvailles

Posté par cynthia, le 13 août 2015

marty leoEntre Leonardo Dicaprio et Martin Scorsese, c'est un peu comme dans la chanson "c'est un beau roman... c'est une belle histoire" ! Depuis qu'il l'a mis en scène dans Gangs of New York et ainsi fait oublier le passage Titanic et Leomania, Martin Scorsese ne quitte plus sa muse au visage d'ange.

Les infiltrés, Aviator, Shutter Island ou dernièrement Le loup de Wall Street furent des succès, salués par la critique mais boudés par les Oscars en ce qui concerne le pauvre Leonardo, qui semble maudit avec la statuette. Qu'à cela ne tienne, le duo de génies sera bientôt réuni pour notre plus grand plaisir avec l'adaptation cinématographique du roman Le diable dans la ville blanche d'Erik Larson. Un projet qui a fait monter les enchères puisque, selon le site américain Deadline, les studios de la Paramount n'ont obtenu les droits qu'après une longue bataille contre quatre autres studios (dont Universal et Fox).

Inspiré de faits réels, le récit raconte l'histoire d'un des plus célèbres sérial killers ayant sévi aux Etats-Unis : Henry Howard Hugues. Cet individu, qui sera bien évidemment interprété par Leonardo Dicaprio, aurait tué environ 200 personnes durant l'exposition universelle de 1893 à Chicago. Il aurait même été jusqu'à créer un "hôtel du meurtre" surnommé le Murder Castle afin d'assouvir ses poussées meurtrières. Dans cet hôtel, on pouvait  trouver : une chambre à gaz, un four crématoire ou encore une table de dissection... un lieu agréable pour la quinzaine d'août qui arrive, vous ne trouvez pas?

Le scénario du film a été confié à Billy Ray (Hunger Games, Flightplan). Quant à Dicaprio, ce film sera une nouvelle chance d'emporter la célèbre statuette dorée qui lui revient depuis plus de 20 ans... A moins qu'il ne la rafle cette année avec The Revenant d'Alejandro González Iñárritu dont le trailer nous a laissés à bout de souffle ?

Les frères Coen s’attaquent à Black money de Ross MacDonald

Posté par MpM, le 10 août 2015

frères coenJoel et Ethan Coen devraient écrire à quatre mains l'adaptation du polar Black Money de Ross MacDonald qui met en scène le détective privé Lew Archer (héros récurrent de l'oeuvre de MacDonald) découvrant une mystérieuse conspiration liée au milieu sordide des jeux d'argent.

Même si rien n'a été confirmé, il est probable qu'ils tourneront eux-même cette adaptation du best-seller publié en 1966.

Les deux frères auront eu une très belle année puis qu'ils ont été les premiers frères à présider le jury du festival de Cannes en mai dernier. Ils ont également co-écrit avec Matt Charman Le pont des espions, le nouveau film de Steven Spielberg qui sort le 2 décembre, et réalisé Hail, Caesar !, prévu pour le 17 février 2016.

Cette comédie sur le monde des studios hollywoodiens dans les années 50 réunit plusieurs acteurs habitués de leur filmographie comme leur acteur fétiche George Clooney (O'Brother), Tilda Swinton (Burn After Reading), Josh Brolin (No Country for Old Men) et Scarlett Johansson (The Barber, l'homme qui n'était pas là) mais également Channing Tatum, nouveau venu dans leur univers.

William Friedkin passera l’hiver avec Frankie Machine

Posté par cynthia, le 10 août 2015

william friedkin

Trois ans après Killer Joe, le réalisateur William Friedkin (L'exorciste, Sorcerer) revient avec un nouveau projet cinématographique : l'adaptation de L'hiver de Frankie Machine. Ce polar écrit par Don Winslow, et sorti en 2007, voit décidément défiler les plus grands réalisateurs.

En effet, Martin Scorsese puis Michael Mann furent tour à tour attachés (en vain) au projet. C'est finalement le réalisateur oscarisé pour son légendaire French Connection qui le reprend, cette fois-ci pour de bon on l'espère !

L'écrivain lui-même se chargera d'écrire le scénario aux côtés de Wiliam Friedkin. Nous découvrirons l'histoire de Frank Machianno, un ancien tueur à gages devenu gérant d'une boutique spécialisée dans la pêche et dont la vie va basculer lorsqu'il accepte d’intervenir dans un conflit entre mafieux, se retrouvant pris au piège d'une machination afin de provoquer sa propre mort.

Si Robert De Niro a longtemps été pressenti pour le rôle titre, sa participation au projet n'est plus qu'une histoire ancienne. Aucun acteur n'est confirmé pour le moment même si le célèbre réalisateur a deux noms qui lui trottent dans la tête : Walton Goggins (Justified et prochainement Hateful Eight de Quentin Tarantino) et Matthew McConaughey qu'il avait dirigé dans Killer Joe.

De la patience est donc requise avant de découvrir le résultat sur grand écran...

Jeu concours : gagnez des places et un livre pour La peur de Damien Odoul

Posté par MpM, le 30 juillet 2015

la peur de damien odoul

La peur de Damien Odoul, lauréat du prix Jean Vigo 2015, sort sur les écrans le 12 août prochain. Il est une libre adaptation du roman éponyme de Gabriel Chevallier avec le jeune Nino Rocher dans le rôle principal.

Gabriel, jeune conscrit rejoint le front en 1914. Il va vivre l’enfer des tranchées, et connaitre la peur qui ravage tous les soldats. Sorti vivant de cette terrible expérience, pleine de fureur et de sang, il va découvrir sa propre humanité.

Le pacte vous fait gagner 5X2 places pour le film, ainsi qu'un exemplaire du livre de Gabriel Chevallier. Il suffit de répondre par courriel à la question suivante (en mentionnant votre nom et vos coordonnées postales) :  pour La peur, Damien Odoul voulait des acteurs qui n'aient encore jamais joué au cinéma. Au contraire, en 2003, il avait fait appel à Pierre Richard et Anna Mouglalis pour un long métrage sélectionné à Cannes dans la section "Quinzaine des réalisateurs". Comment s'appelait le film ?

Attention, aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

Bale et Boyle croquent la pomme de Steve Jobs

Posté par vincy, le 24 octobre 2014

Danny Boyle réalisera un nouveau biopic sur Steve Jobs, créateur d'Apple et investisseur d'origine de Pixar. C'est Christian Bale qui incarnera le défunt patron de la firme à la pomme. Le scénario de Jobs est l'adaptation d'eune biographie rédigée par Walter Isaacson en 2011 et sera écrit par Aaron Sorkin (The Social Network).

"Le rôle est extrêmement difficile, il a plus de texte à dire dans ce film que la plupart des gens dans trois films réunis", a indiqué Aaron Sorkin. "Il n'y a pas une scène où il ne soit pas présent à l'écran, c'est un rôle très difficile et il va être formidable", a-t-il ajouté.

Le scénariste avait déjà annoncé que le film à venir ne serait pas une film biographique linéaire.

Deux comédiens ont déjà incarné Steve Jobs au cinéma : Ashton Kutcher dans jOBS de Joshua Michael Stern (2013) et Justin Long dans iSteve de Ryan Perez (2013).

Danny Boyle (Slumdog Millionaire) n'a jamais réalisé de véritable biopic jusqu'ici. Son dernier film, Trance, est sorti l'a dernier. Il avait par ailleurs annoncé vouloir réaliser Porno, la suite littéraire de Trainspotting écrite par Irvine Welsh (lire notre actualité du 12 mars 2013).