Facebook : en 2011, le cinéma n’a pas créé le buzz

Posté par vincy, le 11 décembre 2011

Le cinéma n'a pas fait le poids face à la mort de Ben Laden, les frasques de Charlie Sheen, le décès de Steve Jobs, le mariage royal britannique ou la guerre en Libye. Facebook n'est pas un miroir si déformant de notre époque. Il reflète ce qui choque, marque, crée les conversations au coin de la machine à café. Mais le cinéma semble encore bien faiblard face aux événements de l'actualité, du fait divers à la guerre, en passant par la séquence émotion des "morts". A voir le classement, on se dit même que le marketing et le public adolescent dominent le plus grand réseau social du mode.

Les Schtroumpfs ont réussi à s'imposer dans le Top 10 des sujets les plus évoqués dans les statuts en France, derrière l'horrible "Secret Story". Aux USA, c'est Insidious qui créé la surprise, surclassant le trépas d'Amy Winehouse. Au Canada, il se classe même 6e, devant la guerre en Libye. En Inde, le film Rockstar semble bien seul dans un Top 10 nécrologique et politique.

Mais dans tous les autres grands pays, aucune star, aucun film ne rivalise avec l'actualité générale.

Côté popularité, Megan Fox, Vin Diesel et Adam Sandler forment le podium des comédiens et comédiennes les plus aimés. Will Smith, Taylor Lautner et Jackie Chan ne sont pas très loin.

Harry Potter domine les films présents sur Facebook, en nombre d'amis, devant Twilight, Toy Story, Avatar, Jackass, Shrek, Saw, Pirates des Caraïbes, Fast & Furious et Titanic. Le film de James Cameron ressort en 3D en avril prochain pour le centenaire du naufrage du paquebot.

Hollywood Top 40 : les acteurs les mieux payés en 2009

Posté par vincy, le 24 février 2010

Vanity Fair a révélé les 40 plus grosses fortunes d’Hollywood pour l’année 2009. Après les réalisateurs voici le classement des comédiens "mâles". Harry Potter en tête devant les comédiens/producteurs. Du coup le box office n'a pas grand rapport avec les fortunes. Force est aussi de constater que les acteurs se font plus de fric que les actrices, mais que leurs cachets ont subit un coup de mou avec la crise. Aucun ne dépasse les 20 millions de $ par films, un chiffre bien deça de ce que pouvait attendre une star il y a quelques années.

6 - Daniel Radcliffe - 41 millons de $

7 - Ben Stiller - 40 millions de $

12 - Adam Sandler - 31,5 millions de $

13 - Denzel Washington - 31 millions de $

15 - Rupert Grint - 30 millions de $

16 - Owen Wilson - 29 millions de $

17 - Nicolas Cage - 28 millions de $

18 - Russell Crowe - 28 millions de $

21 - Johnny Depp - 25 millions de $

22 - Steve Carell - 25 millions de $

23 - Robert De Niro - 24,5 millions de $

28 - Robert Downey Jr. - 23 millions de $

29 - Georges Clooney - 22 millions de $

30 - Matt Damon - 22 millions de $

35 - Robert Pattinson - 18 millions de $

38 - Mark Wahlberg - 16 millions de $

39 - Shia LaBeouf - 15 millions de $

40 - Brad Pitt - 13,5 millions de $

Mariah Carey et Lenny Kravitz dans un film multiprimé

Posté par vincy, le 18 octobre 2009

preciousLe festival de Toronto ne remet aucun prix de jury, préférant les choix du public, qui sont généralement un très bon indicateur pour les oeuvres art et essai étrangères ou américaines qui peuvent concourir aux Oscars ou avoir le droit d'être distribués dans de larges combinaisons de salles. Ainsi les français avaient pu faire cocorico avec le film de Bruno Dumont, Hadewijch, prix FIPRESCI de la critique, et celui de Jean-Pierre Jeunet, Micmac à tire-larigot, 3e film du public derri!re l'australien Mao's Last Dancer de Bruce Buresford.

Mais le premier prix du public a été décerné à Precious (d'après le roman Push, de Sapphire), réalisé par Lee Daniels. Ce film américain avait déjà reçu le Grand prix du jury, le prix du public et le prix d'interprétation féminine au Festival de Sundance. Cela lui avait facilité sa sélection à Un certain regard au Festival de Cannes. Puis il a été sélectionné à Toronto, Deauville, où il reçoit un prix du jury, San Sebastian, avant de faire le tour des festivals : Londres, New York, Vancouver, la semaine dernière, et ce week-end Chicago et Gand. Il sera présenté à Tokyo lundi.

Le film ne bénéficiera pas seulement du prestige de ses prix. En effet, Precious donne au chanteur Lenny Kravitz son premier rôle au cinéma. Mais surtout il permet à Mariah Carey, qui sort son dernier album ces jours-ci, de renouer avec dignité avec le cinéma. Glitter avait été un cruel échec. Et ses autres prestations (Tennessee, 20 000 $ de box office ; State Property 2, 1,7 millions de $ de box office ; WiseGirls, sorti en vidéo) sont passées inaperçues. On pourra être plus indulgent si l'on compte Rien que pour vos cheveux, comédie burlesque avec Adam Sandler, où elle joue une longue séquence, son propre rôle.

10 mois après son avant-première mondiale, le film va maintenant commencer sa vie en salles : le 6 novembre aux USA, en vue des Oscars, puis le 10 mars en France, en espérant des nominations aux Oscars pour améliorer sa visibilité. Le distributeur, ARP Selections, a sauté sur le film dès le palmarès de Sundance et mise de grands espoirs sur cette sortie.

Les 20 stars les plus « bankables » d’Hollywood

Posté par vincy, le 13 février 2009

will smithLe magazine Forbes calcule chaque année le poids économique des stars hollywoodienne, en fonction des recettes internationales de leurs films et de leur pouvoir d'attraction médiatique. Une côte assez objective où seulement trois femmes et deux afro-américains se glissent parmi la cohorte de mâles, dont DiCaprio est le plus jeune (et le seul trentenaire avec Damon). Huit acteurs ont été révélés par le petit écran, dans une série ou une émission d'humour. Il n'y en qu'un seul qui soit né en dehors des Etats-Unis et du Canada, c'est l'Australien Russell Crowe. Il est étonnant de voir que le classement ne coïncide pas forcément avec le montant des cachets : ici aucune Nicole Kidman ou Cameron Diaz, aucun Mel Gibson ou Eddie Murphy.

Contrairement à l'adage, la valeur attend le nombre des années. Sept comédiens et comédiennes ont ainsi commencé leur carrière avant 1990. Et quatre d'entre eux on été tête d'affiche avant 1980.

Voici ce classement, dominé, largement et logiquement, par Will Smith, seule star sur laquelle un studio peut miser les yeux fermés.

1. Will Smith

2. ex-aequo. Johnny Depp, Leonardo DiCaprio, Angelina Jolie, Brad Pitt.

6. Tom Hanks

7. George Clooney

8. Denzel Washington

9. Matt Damon

10. Jack Nicholson

11. Julia Roberts

12. Adam Sandler

13. Tom Cruise

14. Russell Crowe

15. Will Ferrell

16. Meryl Streep

17. Robert de Niro

18. Ben Stiller

19. Jim Carrey

20. Clint Eastwood

Histoires enchantées : le désenchantement

Posté par Morgane, le 21 décembre 2008

histoires enchanteesSynopsis : Skeeter Bronson travaille comme homme à tout faire dans un hôtel. Pour aider sa sœur, il accepte sans enthousiasme sur son neveu et sa nièce pendant une semaine. Avant qu’il ne s’endorme, il leur raconte des histoires inventées de toutes pièces, mélangeant sa propre vie et celle de son entourage. Mais lorsque mystérieusement elles deviennent vraies, Skeeter prend soudain conscience de l’importance des enfants de sa vie…

Ce que l’on en pense : Il est bien difficile de se laisser porter par l’univers "fantastique" dans lequel Adam Sandler et ses deux petits conteurs (en l’occurrence, son neveu et sa nièce) tentent de nous entrainer. Les mondes féeriques semblent en réalité très pauvres et collent bien souvent aux clichés du genre. Le héros finit inévitablement avec la belle jeune femme tandis que les gentils réussissent, in extremis, à prendre le dessus sur les méchants.

De plus, les contes ici présentés ont une morale parfois douteuse. L’argent y règne en maître ainsi que le leitmotiv "si on veut réussir on peut". Les hamburgers deviennent le repas des rois détrônant ainsi la détestable "malbouffe" à base de germe de blé, de soja et de riz. Puis peu à peu, le film se révèle être une véritable publicité géante à l’effigie de Disney (Buzz l’éclair par ci, Le Roi Lion par là…).

Mais ce qui rend Histoires Enchantées encore plus inaccessible réside dans l’univers froid de l’hôtellerie où se déroule l’action et l’aspect fade des parties imaginaires. Les mondes "rêvés" se situent dans l’Antiquité, au Moyen Age ou bien chez les cow-boys et les Indiens et manquent cruellement d’imagination. De plus, ces mondes, au lieu d’être un moyen magique de s’évader se révèlent avoir une utilité concrète dans le monde réel. En effet, Skeeter s’aperçoit bien vite de leurs répercussions dans sa vie et va les utiliser pour servir ses propres ambitions. Le rêve se trouve vite brisé et la magie s’envole loin, très loin du film.

Il n’y a guère qu’Adam Sandler et son jeu (même si on est bien loin de sa prestation dans Punch Drunk Love) ainsi que Globule, le cochon d’Inde des enfants, avec ses yeux exorbités et sa découverte des hamburgers et des chamallows, qui nous font sourire. La Monica (Courtney Cox), maniaque de la propreté dans Friends, fait également une impression cocasse et reprend ici du service en maman poule ne jurant que par la nourriture macrobiotique. Ces quelques aspects donnent un peu de pep’s au film mais il n’en reste pas moins que les histoires de l’Oncle Skeeter sont bien loin de nous enchanter.

Hollywood, entre foi et pessimisme pour la fin de l’année

Posté par vincy, le 3 décembre 2008

curiouscase.jpgLa crise a atteint le moral des cadres de l’industrie cinématographique. Certains se rassurent avec les bons signes conjoncturels. Noël et le Jour de l’an tombent un jeudi, prolongeant ainsi le jour férié en grand week end de quatre jours. Le box office, pour le moment, et ce malgré un premier trimestre catastrophique et un début d’automne médiocre, atteint peu ou prou les mêmes niveaux que l’an dernier. Et Noël reste la période la plus prisée pour aller en salles. L’an dernier, le seul jour de Noël avait enregistré 63 millions de $ de recettes dans les caisses des cinémas. En 2006, le chiffre d’affaires avait été de 58,5 millions de $. La tendance est à la hausse.

Inflation de sorties
L’offre aussi d’ailleurs. De sept sorties majeures (nationales) en 2005, les distributeurs ont dû composer avec dix sorties majeures en 2007 et onze cette année. Auxquelles il faut ajouter des films art et essai.
Si bien que la saison débute désormais mi-décembre. A l’instar de l’été, qui commence dorénavant début mai, la multiplication des sorties a imposé aux studios un calendrier de plus en plus précoce. Les films ont à peine deux semaines pour faire 80/90 % de leurs recettes totales. En janvier, les films oscarisables prennent le dessus.
Cette année, Hollywood mise sur des stars (Will Smith, Jim Carrey, Meryl Streep, Adam Sandler, Keanu Reeves, Tom Cruise, Clint Eastwood, Leonardo di Caprio, Jennifer Aniston…), des films en tous genres (thrillers, comédies, science fiction, cartoon, drames, …) et paradoxalement aucune suite , contrairement à l'invasion de "sequels" en été.

Au total seize films ont une chance de tout gagner ou tout perdre. Parmi les plus exposés, des films ambitieux à très gros budgets comme Valkyrie (Brian Synger - Tom Cruise) et The Curious Case of Benjamin Button (David Fincher - Brad Pitt, photo). On regardera aussi de près ce que valent les cotes de Adam Sandler, Jim Carrey, Vince Vaughn et Jennifer Aniston dans le registre de la comédie, après, pour chacun, de gros passages à vide. Certains se neutraliseront peut-être. Il est certain que les films les plus ciblés auront plus de chance dans un contexte aussi concurrentiel que des films trop généralistes.
L’autre donnée qui concentrera tous les regards sera bien entendu la réception critique et publique de films comme Gran Torino, Doubt, Defiance, Revolution Road ou Australia, qui peuvent envisager des nominations aux Oscars et, par conséquent, une durée de vie plus longue en salles…

Récession économique
Hélas, il y a aussi le problème du contexte structurel qui rend tout le monde pessimiste : l’économie, avec sa récession, une chute brutale du pouvoir d’achat, une volonté instinctive d’épargner ses dollars… D’autant que les budgets de production ont augmenté. Mais surtout, avec autant de compétition dans les salles, les studios vont devoir surenchérir dans les dépenses marketing ; de quoi mettre en péril une rentabilité immédiate des films.
Cependant, le cinéma devrait être moins touché que les spectacles de Broadway - quatre (dont "Hairspray" de John Waters, "Kamelot" des Monthy Python et "Frankenstein Jr" de Mel Brooks) ont déjà annoncé qu’ils s’arrêtaient après les Fêtes, alors que "Shrek" vient de se lancer dans l’aventure de la comédie musicale cette semaine. Les ventes de DVD et de Blu-ray pourraient plonger au profit des jeux vidéos et des consoles. Des promos incroyables sont mises en place pour vendre des blockbusters comme Batman The Dark Knight et Kung Fu Panda. La musique et les livres connaissent aussi un fort déclin.
Si Noël soulagera les producteurs de cinéma et de comédies musicales, tout le monde s’accorde à dire que l’hiver devrait être atroce…

2009, des suites à profusion

Posté par vincy, le 15 août 2008

iceage3.jpgL'été 2008 aura donné plus ou moins de bonheur aux suites. Deux d'entre elles triomphent au box office mondial (Batman et Indiana Jones) quand beaucoup sont en deça des scores attendus (Hulk, Hellboy, La Momie, X-Files...).

Hollywood ayant beaucoup de suite(s) dans les idées , l'été 2009 ressemblera d'assez près à cette saison.

Nous allons retrouver Wolverine (X-Men Origins), Star Trek (combien déjà?), Tom Hanks dans le rôle de Langdon (Anges et démons), Ben Stiller dans son musée (Battle of the Smithonian), Christian Bale en Terminator (Terminator Salvation).

Mais nous aurons aussi le droit à un quatrième épisode de Fast and Furious, un deuxième des Transformers, un troisième de L'âge de glace, un quatrième de Final Destination.

Et côté comédie, on reprend les mêmes et on recommence : Eddie Murphy, Adam Sandler, Jake Black, Will Ferrell, Sacha Baron Cohen...

Il faudra compter sur Pixar pour l'originalité avec Up. Ou encore Michael Mann avec son très attendu Public Enemies.