Wallace et Gromit sont de retour avec « Coeurs à modeler »

Posté par MpM, le 8 novembre 2017

On ne se lasse pas des aventures de Wallace et Gromit, l'inventeur fanatique de fromage et son chien fidèle spécialiste en physique quantique, tout droit issus de l'imagination du réalisateur Nick Park et des formidables studios d'animation Aardman. L'an passé, Folimage avait ressorti deux courts métrages mettant en scène le duo :  Une grande excursion (1989) et Un mauvais pantalon (1993) réunis dans Wallace et Gromit : les inventuriers. Ils y allaient notamment sur la lune dans une fusée de leur fabrication.

Cette fois, le programme Cœurs à modeler réunit Rasé de près (1995) et Un sacré pétrin (2008), qui est inédit au cinéma, deux courts métrages qui ont en commun des intrigues sentimentales sur lesquelles plane un parfum de mystère. Par deux fois, Wallace tombe en effet amoureux (on ne vous en dit pas plus) et doit faire face à de grands dangers. Heureusement, Gromit est là pour mener l'enquête et tirer son maître des situations les plus périlleuses et surtout les plus rocambolesques...

Comme toujours, les ingénieuses (et complexes) inventions de Wallace s’enrayent (Ah, le canon à pudding !), et sa vie amoureuse mouvementée (même si Un sacré pétrin le montre en amant triomphant, et même coquin) achève de saboter son existence d'ordinaire bien réglée. On est évidemment bluffé par la virtuosité des scènes d'action (dans lesquelles l'effort technique ne se sent pourtant jamais) et émerveillé par l'humour des situations et des dialogues, entre sous-entendus et jeux de mots, comique burlesque et parodies de blockbusters.

Hyper référencées (James Bond, Ghost...), hilarantes et complètement débridées, ces deux aventures atteignent ainsi des sommets en termes d'animation comme de scénario, ce qui en fait le programme parfait à voir ou revoir, seul·e ou en famille, en attendant de découvrir le prochain long métrage de Nick Park, Cro man (7 février 2018) qui se passe dans la préhistoire et met en scène deux hommes des cavernes aux prises avec un ennemi puissant. De lointains ancêtres de Wallace, sans doute ?

Les indétrônables Wallace et Gromit au cinéma, en attendant la suite de Shaun le mouton

Posté par cynthia, le 23 novembre 2016

"Il n'y a plus de fromage, Gromit !"

En ce mercredi 23 novembre et parmi toutes les sorties, notre attention s'est arrêtée sur la (re)sortie de nos héros en pâte à modeler préférés: Wallace et Gromit en version remastérisée dans un programme réunissant les trois courts métrages Morph: Selfie, Une grande excusion, Une grand excursion et Un mauvais pantalon. Sortie de la tête de Nick Park et des studios Aardman, la série Wallace et Gromit est apparue en 1989 avec l'épisode Une grande excursion, avant de devenir culte en 1993 avec Un Mauvais pantalon.


Fromage lunaire

Le premier épisode de Wallace & Gromit (et d'une durée de 23 minutes) introduit les personnages principaux dans une aventure loufoque sur la lune. Wallace, inventeur fou de fromage, décide de partir sur la lune avec son assistant Gromit (un chien plus intelligent que lui) car selon la légende la lune est en fromage...lequel? Ils vont le découvrir. Littéralement une dédicace à l'épisode de Tintin sur la lune (la fusée est d'ailleurs un clin d’œil à l’œuvre d'Hergé), cet épisode moins connu du grand public mais adoré des fans, a été remastérisé pour le plaisir des grands et des tous petits.

Nommé à l'Oscar, Une grande excursion aurait pu être bien différent. En effet, Nick Park voulait faire de Gromit un chien doué de parole, mais en voyant que ce joli toutou dit plus de choses en gardant le silence, il abandonne le projet.

Dangerous Pingouin

1993, Wallace et Gromit sont de retour avec un nouvel épisode, Un mauvais pantalon. Drôle, captivant et rangé dans la catégorie chef-d’œuvre de l'animation, Un mauvais pantalon met en scène Wallace, Gromit et un nouveau colocataire, un pingouin lunatique et braqueur de banques (il en a traumatisé plus d'un). Remportant plus de quarante prix internationaux dont un Oscar, cet épisode de 29 minutes est toujours considéré comme le meilleur court-métrage de l'animation britannique. L'épisode se passant pendant l'anniversaire de Gromit, Nick Park le sort le 12 février 1993 date de l'anniversaire de notre toutou favori (désolé Milou). Le journal Daily Telegraph a d'ailleurs rendu célèbre cette date en souhaitant publiquement dans leur journal un bon anniversaire à Gromit, propulsant ces deux héros plus loin que ce que Aardman pouvait imaginer.

Aujourd'hui ces deux chefs-d’œuvre de l'animation regagnent les salles obscures en version remastérisé, de quoi nous émerveiller encore et de patienter avant la suite de Shaun, le mouton, prévue pour très bientôt selon le producteur Peter Lord: "Le public a répondu si favorablement que nous préparons actuellement la suite de Shaun qui sera aussi délirante."

Wallace et Gromit n'attendent plus que vous, alors courez-y et n'oubliez pas vos crackers, votre fromage et votre tasse de thé!

Annie Awards: Vice-Versa, Le voyage d’Arlo, Snoopy et les Peanuts, Anomalisa et Shaun le mouton nommés pour le meilleur film

Posté par vincy, le 1 décembre 2015

Les 43e Annie Awards, les Oscars de l'animation, ont révélé aujourd'hui leurs nominations en vue de la cérémonie du 6 février prochain.

Vice-Versa, grand favori, sera confronté dans la catégorie meilleur film d'animation à un autre film Pixar, Le voyage d'Arlo, mais aussi Snoopy et les Peanuts, Anomalisa (Grand prix du jury à Venise) et Shaun le mouton, une co-production française. Les Minions, Hôtel Transylvanie 2, Bob l'Eponge ou En route! ont été complètement évincées de cette liste de finalistes, même s'ils sont nominés dans d'autres catégories (7 fois pour les Minions). Mais là aussi, dans les nominations plus techniques, Pixar domine largement.

Pour la réalisation, les Annie Awards ont opté pour Charlie Kaufman et Duke Johnson (Anomalisa), Raul Garcia (Extraordinary Tales), Roger Allers (Le Prophète), Pete Docter (Vice-Versa), Mark Burton et Richard Starzak (Shaun le mouton), Steve Martino (Snoopy), et Hiromasa Yonebayashi (Souvenirs de Marnie).

A cela s'ajoute une nouvelle catégorie, celle du meilleur film d'animation indépendant où sont en lice Le garçon et le monde (Grand prix à Annecy en 2014, également nominé pour la meilleure musique et les décors), Le Prophète (également nominé dans la catégorie montage), qui sort demain en salles, Le garçon et la bête, le nouveau film de Mamoru Hosoda, et Souvenirs de Marnie, dernier long métrage des studios Ghibli (également nominé dans la catégorie scénario face à Vice-Versa et Shaun le mouton).

Les performances vocales ne sont pas oubliées: Jennifer Jason Leigh (Anomalisa), Amy Poehler et Philly Smith (Vice-Versa), le français Pierre Coffin et Jon Hamm (Les Minions), Alex Garfin et Bette Midler (Snoopy), Tom Kenny (Bob l'Eponge).

Pixar est aussi nominé dans la catégorie meilleur court métrage animé avec Sanjay's Super Team. Au total, le studio cumule 25 citations.

Côté effets visuels ou animés dans les productions hollywoodiennes, les votants ont choisi ceux de Jurassic World, Avengers: l'Ere d'Ultron, Le Labyrinthe 2 et le dernier Hobbit.

Enfin, parmi les 36 catégories, les Annie Awards, ont aussi retenu une pub pour les pneus français Michelin.

Ray Harryhausen (1920-2013) : Jason, les Titans, Sinbad et Joe sont orphelins

Posté par vincy, le 8 mai 2013

Ray Harryhausen

Né le 29 juin 1920 à Los Angeles, Ray Harryhausen est mort mardi 7 mai à Londres, où il résidait depuis 53 ans. A 92 ans, ce magicien du cinéma, de cette époque où les ordinateurs ne faisaient pas revivre les dinosaures et autres créatures mythologiques, laisse une trace indélébile dans l'histoire du 7e art. A 29 ans, son travail vaut à son employeur un Oscar des meilleurs effets spéciaux (Monsieur Joe, d'Ernest B. Schoedsack). On lui doit des créations visuelles époustouflantes comme la bataille des squelettes de Jason et les Argonautes.

Des singes aux dinosaures et autres créatures fantastiques

C'est en voyant King Kong en 1933, qu'Harryhausen comprend sa destinée. Le singe animé comme une marionnette par Willis O'Brien le fascine. Le même O'Brien l'encouragera à faire de la sculpture. Et dès les années 40, il se lancera dans l'animation image par image, au côtés de George Pal. C'est évidemment grâce à un singe qu'il va connaître la gloire et son premier Oscar (partagé). Le producteur de Monsieur Joe, Merian C. Cooper fait appel à O'Brien qui confie le travail sur le gorille à Harryhausen. Il se lance alors dans d'autres genres : les dinosaures. Sans lui peu des films de séries B des années 50 auraient pu exister (Le Monstre vient de la mer, Les Soucoupes volantes attaquent, À des millions de kilomètres de la Terre,...). A l'époque, les Américains sont friands d'histoires sensationnelles, d'effets visuels jamais vus, d'expériences fantastiques. Avec leurs budgets modestes, les films sont vite rentables et Harryhausen se perfectionne, jusqu'à inventer sa propre technologie, la "Dynamation" : des éléments animés sont insérés dans des prises de vues réelles en filmant les figurines tout en masquant une partie du cadre ; on ajoute ensuite un premier plan.

Ray Harryhausen le choc des titansAprès le fiasco du Septième Voyage de Sindbad, il s'exile en Grande-Bretagne : il contribue au monde imaginaire des Voyages de Gulliver et surtout recréé l'Antiquité dans Jason et les Argonautes (qu'il considère comme son meilleur film) et la préhistoire (revisitée) dans Un million d'années avant J.-C.. Deux films cultes qui traverseront les décennies. Après quelques autres aventures de Sinbad, alors que les spectateurs préfèrent désormais les films catastrophes, il développe un vieux rêve : il devra attendre cependant 1981 pour produire l'oeuvre de sa vie, Le Choc des Titans (de Desmond Davis), avec Laurence Olivier, Maggie Smith, Ursula Andress... De la méduse au monstre Kraken, le film imprime des séquences uniques dans la rétine des (nombreux) spectateurs (qui en ont toujours la nostalgie). Le remake, avec ses effets numériques ne parviendra pas à sa cheville, artistiquement. Pourtant Harryhausen regrettera de ne pas pouvoir travailler seul sur ce titanesque projet, devant partager les efforts avec d'autres "animateurs". Il a 61 ans et ce sera son dernier film, ne réussissant jamais à monter le financement de la suite du film.

Les ordinateurs vont accélérer sa mise à la retraite. Consultant honorifique sur Jurassic Park, il comprend que le monde informatique va mettre fin à ses merveilleuses inventions.

Aardman, Burton, Cameron, Pixar, Lucas, Jackson...

Cependant, des studios Aardman à Tim Burton, en passant par la pub et les clips vidéos, nombreux sont ceux qui utilisent encore son concept d'animation image par image. Burton, immense admirateur d'Harryhausen, produira L'Étrange Noël de Monsieur Jack avec cette technique. Dans Les Noces funèbres, le cinéaste invente une marque de piano : Harryhausen. De Pixar (le nom du restaurant dans Monstres & Cie où Bob invite Celia s'appelle aussi Harryhausen) à James Cameron, tous ont un jour ou l'autre rendu hommage à cet artisan génial. Une référence. Harryhausen ne cachait pourtant pas sa méfiance à l'égard d'un numérique qu'il trouvait sans âme. George Lucas n'a pas manqué de réagir à ce décès : "Ray nous a tous grandement inspirés dans l'industrie. L'art de ses premiers films, avec lesquels la plupart d'entre nous ont grandi, nous a tellement inspirés. Sans Ray Harryhausen, il n'y aurait probablement pas eu de Star Wars". Peter Jackson a confessé que sa saga du Seigneur des anneaux était son "film Ray Harryhausen", car "il n'aurait jamais été fait, pas par moi en tout cas" sans son apport.

Il a reçu un Oscar d'honneur amplement mérité en 1992. "Je suis si heureux que tous ces jeunes fans me disent que mes films ont changé leurs vies" avouait-il, toujours amer d'avoir été snobé de son "vivant" par Hollywood malgré la reconnaissance des plus grands cinéastes. "C'est un grand compliment. Cela signifie que j'ai fais davantage que des films divertissants. J'ai toucher la vie des gens, et j'espère qu'elle a changé positivement."

Grand ami de Ray Bradbury, marié depuis 50 ans à la petite-fille du Docteur Livingston, il a fait donation de ses maquettes et travaux au Bradford Museum of Media.

Arthur Christmas arrive dans un an

Posté par vincy, le 29 décembre 2010

Vous ne connaissez pas Arthur Christmas? C'est le nouveau personnage inventé par les créateurs de Wallace et Gromit (et de Chicken Run), les studios Aardman Animation. Sony sortira le film (3D) en novembre 2011 au Royaume Uni et aux Etats-Unis et en décembre dans le reste de l'Europe.

Actuellement en post-production, le film de Sarah Smith et Barry Cook s'est offert un casting vocal de premier choix : James McAvoy (Arthur), Bill Nighy (Grand Père Noël), Hugh Laurie (Steve), Jim Broadbent (Père Noël), Imelda Staunton (Mme Père Noël).

Pour Aardman, cependant, il y a une dose de risques. Après trois films chez DreamWorks (le dernier, Souris City en 2006, a été un fiasco financier) et un Oscar du meilleur film d'animation, les fous de pâte à modeler ont été contraints de changer de partenaire hollywoodien.

DreamWorks ne cherchait plus de films forcément qualitatifs mais des blockbusters visant les 200 millions de $ aux USA. Aardman a du aller chercher un studio plus en phase avec son modèle créatif. Sony Pictures Animation a l'habitude des budgets massifs (100 millions de $ pour Les Rois de la glisse et Tempête de boulettes géantes) et des box office honorables (une moyenne de 200 millions de $ dans le monde avec trois films au compteur).

Remettant à plus tard Le lièvre et la Tortue, ils ont préféré investir sur cette histoire : "comment le Père Noël distribue tous ses cadeaux en une seule nuit? Grâce à un système ingénieux..." C'est ce que va découvrir un garçon qui doute de l'existence du Père Noël. Et cela a séduit Sony, qui voulait régénérer son département animation et cibler le marché européen, où Sony est plus faible.

Avec en poche un contrat de trois ans pour développer leurs projets, ils se sont lancés dans l'aventure d'Arthur Christmas, et commence celle de Pirates !, adaptée des livres de Gideon Defoe, et qui vient de recevoir le feu vert pour sa production. Aardman travaille d'abord à Bristol, en Angleterre, avant de migrer à Culver City en Californie. 18 mois à la maison et 18 mois à "Aardman West".

On nous promet une esthétique différente, pour ne pas dire surprenante, avec toujours ce mélange de charme, d'absurde et de références.

Aardman se lance dans la réalisation de deux films

Posté par vincy, le 1 mai 2009

On attendait une suite à Wallace & Gromit ou encore, avec un peu d'espoir, leur version du Lièvre et de la tortue si longuement préparée. Mais les studios Aardman ont pris leur temps pour nous surprendre.

Ils ont lancé simultanément la production de Arthur Christmas et Pirates!. Sony distribuera les deux, puisque le studio a signé un accord de trois ans en 2007, après la fin de celui qui liait les artisans anglais à DreamWorks.

Pirates! , que réalisera Peter Lord, l'un des cofondateurs d'Aardman, est inspiré de la série de livres de Gideon Defoe (Les pirates ! dans une aventure...), qui raconte les aventures comiques d'un groupe de pirates, aux Galapagos avec Charles Darwin, à Londres avec Elephant Man... au XIXe siècle. L'un d'eux veut conquérir le trophée de Pirate de l'année.

Arthur Christmas sera un projet en animation numérique (en collaboration avec Sony Pictures Imageworks), révélant les secrets high-tech du Père Noël. Le film sera réalisé par Sarah Smith, dont ce sera la première fois derrière la caméra.

Aardman a produit trois long métrages jusqu'à présent : Chicken Run en 2000 (225 millions de $ au box office mondial) Wallace & Gromit : le mystère du lapin-garou en 2005 (192 millions de $ au box office mondial) et Souris City en 2006 (177 millions de $ au box office mondial).

Kung-Fu Panda par K.O.

Posté par vincy, le 11 février 2009

kung fu pandaParmi la multitude de prix remis en janvier et février aux Etats-Unis, les Annie Awards, les oscars de l'animation, commencent à prendre de l'envergure. Sans doute parce que cette 36e édition correspond à deux réalités : Disney n'a plus le monopole du genre, au contraire. DreamWorks bat le studio au Box Office et les productions de la Fox, Sony, Warner ainsi que de nombreux films étrangers sont devenus des références dans le domaine. Autre facteur : le box office, justement. Les films d'animation ne sont plus seulement réservés aux enfants et deviennent des blockbusters comme les autres. Quatre dessins animés se sont classés dans le Top 15 mondial en 2008. Dont Kung-Fu Panda, sur le podium, en médaille de bronze avec 631 millions de $.
Et c'est d'ailleurs ce dessin animé présenté au Festival de Cannes hors compétition l'an dernier, qui a été le gagnant des Annie Awards. Surprise réelle. Objectivement parce que Wall-E est cité parmi les meilleurs films de l'année, tous genres confondus, jusqu'à obtenir plusieurs nominations aux Oscars, y compris dans la catégorie scénario original. Une amère ironie puisque Wall-E a été nommé dans la plupart des catégories des Annie Awards, sauf celle du scénario!

Subjectivement parce que Kung-Fu Panda, bluffant visuellement, est assez faible scénaristiquement.

Pourtant ce Panda a quasiment tout raflé, et tant pis pour Volt, Wall-E, Horton ou encore Madagascar 2 : meilleur film animé, meilleure réalisation, meilleur jeu vidéo adapté d'un dessin animé, meilleurs effets animés, meilleure animation des personnages (la séquence du rêve), meilleur dessin de personnage (le français Nicolas Marlet), meilleure musique, meilleure direction artistique, meilleur scénario, meilleur storyboard

Dustin Hoffman, incarnant Shifu, a reçu l'immense honneur d'être récompensé pour sa performance vocale. dustin hoffman kung fu panda

Notons aussi le prix pour le français, venant de l'Ecole des Gobelins, Pierre Perifel, qui a récolté le prix de la meilleure animation pour un format court ou une production télévisée. Secrets of the Furious Five est un court qui accompagne Kung-Fu Panda. Perfiel, d'ailleurs, a travaillé sur le long métrage, et les deux suivants de DreamWorks. Nicolas Marlet a aussi reçu le prix du meilleur dessin de personnage dans cette catégorie.

Cela veut dire 11 prix (une razzia sans concession) pour le long métrage et 4 pour le court métrage qui lui est attaché.

Par ailleurs, Wallace & Gromit : A Matter of Loaf and Death signe son grand retour, battant au passage, dans sa catégorie court métrage animé, un film issu de Walt Disney, un autre de Pixar et un de Bill Plympton. Une bérézina...

Ceci dit John Lasseter (Pixar), Nick Park (Aardman) et Mike Judge ont reçu des prix honorifiques.