Le réalisateur de « True Detective » aux commandes du 25e James Bond

Posté par vincy, le 20 septembre 2018

Il est sorti du chapeau des producteurs de la franchise James Bond. Alors que de nombreux noms circulaient depuis le retrait de Danny Boyle du projet, pour "divergences artistiques", Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont choisi un cinéaste sans doute un peu plus docile.

Cary Joji Fukunaga réalisera donc le 25e épisode de la franchise, avec toujours (et sans doute pour la dernière fois) Daniel Craig dans le rôle de 007. C'est la première fois que le réalisateur d'un James Bond sera américain.

La conséquence de ce choix tardif est le report du tournage, qui devait commencer au début de l'hiver. La production ne débutera finalement que début mars 2019. Aussi, la sortie, programmée pour l'automne 2019 est décalée au 14 février 2020.

Cary Fukunaga, 41 ans, a été révélé en filmant les 8 épisodes de la première saison de True Detective, pour laquelle il a reçu un Emmy Award de la meilleure réalisation. Il vient d'achever la réalisation ds 10 épisodes d'une autre série, Maniac, pour Netflix. Côté long métrage, il a réalisé plusieurs films notables: Sin nombre en 2009, prix du meilleur réalisateur à Sundance et prix spécial du jury à Deauville, Jane Eyre en 2011, avec Mia Wasikowska et Michael Fassbender, Beasts of No Nation en 2015, avec Idris Elba, en compétition à Venise. Il prévoyait de réaliser prochainement The American, biopic sur Leonard Bernstein avec Jake Gyllenhaal.

James Bond 25 : Danny Boyle ne réalisera finalement pas le prochain volet

Posté par wyzman, le 22 août 2018

Il y a quelques heures, les producteurs Michael G. Wilson, Barbara Broccoli et l'acteur Daniel Craig ont annoncé que Danny Boyle n'est plus impliqué dans la réalisation des nouvelles aventures de l'espion britannique le plus célèbre. L'information n'a pas manquée d'être relayée sur la page Twitter officielle de 007.

Désaccords artistiques

Sans donner les raisons précises qui ont amené à ce revirement de situation, le trio laisse entendre que celui-ci est lié à des "désaccords artistiques". Bien évidemment, si l'on a suivi de près l'arrivée de Danny Boyle au sein de la saga, c'était attendu.

Pour rappel, lorsque le réalisateur de Slumdog Millionaire et Steve Jobs est monté à bord du paquebot qu'est la saga James Bond, il n'a pu s'empêcher de faire quelques modifications. Avant de réaliser le 25e volet, il aurait exigé de ne réaliser qu'une seule histoire, celle écrite par John Hodge, son acolyte sur Trainspotting. Cela signifiait mettre de côté le scénario déjà écrit par Neal Purvis et Robert Wade, les hommes à qui l'on doit les scripts de Casino Royale, Quantum Of Solace, Skyfall et 007 Spectre.

Et après ?

Qu'il soit question de différents scénaristiques ou véritablement techniques - on se doute que dans un James Bond dirigé par Danny Boyle, les scènes d'action ont un sens et une utilité -, cela ne change pas pour l'instant la date de sortie de ce nouveau volet. Conscient de la nécessité de faire de cette sortie un événement, le distributeur américain MGM a déjà réservé la date du 8 novembre 2019. Au Royaume-Uni, Universal a daté la sortie du film au 25 octobre 2019.

En mai dernier, on apprenait via le compte Twitter de la franchise que le tournage du film devait débuter le 3 décembre. Pour le moment, rien indique que cette date sera repoussée, décalant également la sortie de James Bond 25. En attendant, Michael G. Wilson, Barbara Broccoli et Daniel Craig affirment que le départ de Danny Boyle vient de lui.

Bien que son remplaçant n'ait pas encore été annoncé, la shortlist des réalisateurs potentiels semble aujourd'hui encore plus courte qu'en février dernier. Le réalisateur de '71 Yann Demange vient tout juste de terminer le tournage de White Boy Rick avec Matthew McConaughey. Denis Villeneuve est complètement pris par son remake de Dune avec Timothée Chalamet. Quant à David McKenzie, le réalisateur Hell or High Water, il serait désormais libre. Son film Outlaw King avec Chris Pine est en effet entré en phase de postproduction.

Pour certains fans, Christophe McQuarrie (Mission : Impossible - Fallout) et Christopher Nolan (Dunkerque) devraient également être intégrés à cette shortlist. Affaire à suivre...

Spectre: les raisons de la déception

Posté par geoffroy, le 14 décembre 2015

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Mais pourquoi Spectre n’a pas réédité le succès de Skyfall aux USA ?

Le choix de faire du neuf avec du vieux n’est sans doute pas étranger à la petite déception du dernier Bond au box-office américain. Malgré les efforts consentis pour nous redessiner les contours du personnage créé par Ian Fleming, l’influence du personnage historique reste la plus forte pour emporter avec lui toute idée d’aggiornamento. Explications.

Spectre, en salles depuis le 06 novembre aux USA, n’aura donc pas réédité l’exploit de Skyfall au box-office américain (304M$). Néanmoins, ce quatrième opus « bondien » incarné par Daniel Craig ne déshonore pas la franchise puisqu’il peut espérer atteindre, voire dépasser, les 200 millions de dollars en fin de carrière. Ce qui placerait le film dans la moyenne des Bond depuis l’installation de Pierce Brosnan, inflation prise en compte (Goldeneye, 1995). Bref, pas de quoi s’inquiéter pour la suite – avec ou sans Craig d’ailleurs. Surtout que le long-métrage de Sam Mendès cartonne un peu partout dans le monde. En effet, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le film a engrangé 630M$ à l’international, scellant par là-même son indéniable succès. Si la chute de ses entrées s’avère rapide, les 800 millions de dollars sont d’ores et déjà atteints. En comparaison, la cinquième aventure d’Ethan Hunt au cinéma (Mission: Impossible - Rogue Nation) a terminé sa course mondiale aux alentours des 680M$. Dans le domaine du film d’action dit réaliste, et en dehors de Skyfall évidemment, seul le dernier épisode de la franchise Fast and Furious sortit cette même année a fait mieux (351M$ aux USA pour un total de 1,5 milliard de dollars dans le monde).

Avant d’explorer plus avant les causes de ce « succès » perçu comme décevant au vu des attentes, égrenons rapidement les quelques paramètres susceptibles d’en éclairer les raisons.

-       Concurrence avec Snoopy et les Peanuts sortit le même week-end

-       Proximité scénaristique avec M:I-Rogue Nation

-       Daniel Craig vieillissant

-       Ombre de Star Wars 7 qui semble brûler chaque sortie depuis début novembre

-       Difficulté de succéder à Skyfall

Ce dernier point est essentiel puisqu’il interroge directement l’aspect cinématographique des James Bond et de leur orientation future.

Spectre fait du Bond sans trop y croire

Le film est un succès. Ce constat, purement factuel, est inattaquable. Mais, au-delà de cet aspect chiffré, le film ne peut supporter la comparaison vis-à-vis d’un prédécesseur qui, fait unique dans la saga, clôturait l’idée, plutôt habile, d’une relecture complète d’un anti-héros mythique – donc intouchable – vieux de 50 ans. À la différence de Skyfall, Spectre ne conclut rien et relance même l’antienne du complot mondialisé auquel va se heurter notre agent secret préféré malgré son récent lifting. Ainsi Bond nous refait du Bond. Mais sans trop y croire de peur de perdre l’essence d’un dernier opus si peu « bondien » dans sa mise en forme.

007 traîne alors sa dégaine dans le grand bain des habitudes, dont les recettes scénaristiques connues restent toujours très courues malgré le temps qui passe. Si celles-ci se structurent parfois de façon intéressante, le nœud relationnel malhabile, psychologisant jusqu’à l’overdose les affres de Bond, place Spectre a contrario de Skyfall dans l’émancipation narrative recherchée. En ne lâchant pas la bride, Mendès époumone son héros déjà englué dans un trauma lourdingue qui, d’une façon ou d’une autre, nuit à la dynamique romanesque d’une icône cinématographique proche de la sacralisation. Une question demeure tout de même. En effet, ne manque-t-il pas à Spectre un ton différent, autre, plus affirmé, plus mature, plus puissant ou plus léger qui sait, que celui des bons mots et autres pics d’ironie afin de conjurer l’aspect parfois étrangement impavide, monolithique et téléguidé de tout film « bondien » qui se respecte ?

Les quelques pistes esquissées, comme celle qui invite à remettre en cause la dimension humaine des services secrets, alors remplacés par des drones, ne sont que des « updates » inopérants incapables de modifier la structure narrative d’un Bond qui fonctionne à reculons par effet de contextualisation historique. Ce qui veut dire que Spectre ne capitalise pas assez son énergie sur une « tétralogie » ayant permis son renouveau. À croire que les efforts consentis pour relancer la franchise n’auront été qu’un feu de paille ou, faute de mieux, une courte parenthèse qualitative d’une saga divertissante mais peu innovante (nous pensons, par exemple, au choix judicieux de Craig, Bond blond aux yeux acier, sec comme coup de trique). Ce que Skyfall aura réussi à travers l’approche psychologique d’un homme torturé par son passé (enfance), Spectre échoue à trop vouloir tirer sur la corde, artificielle dans cet opus, d’une telle sensibilité.

Néanmoins l’essai de mise en conformité qui ne demande qu’à engloutir définitivement ce dinosaure issu de la guerre froide ne peut laisser complètement indifférent.

Un pas en avant, deux pas en arrière

Dès lors, nous avons la sensation, un peu désagréable il est vrai, d’assister à un retour aux sources sans génie d’un agent agissant au gré d’une nomenclature préétablie depuis des décennies. Le temps change, la figure du commandeur, non. Pas de surprise, donc, pour les puristes se réclamant d’un Bond « old school » nous recyclant les vieilles recettes jusqu’à l’utilisation de gadgets les plus éculés. La gravité de Skyfall, si nécessaire pour donner du volume à ce corps déterminé dans sa mécanique de réaction, n’est plus. Tout comme le mythe qui cédait sa place à l’homme. Et l’artificiel, lui, rompait enfin face à l’originel dans une idée de « réincarnation storyboardée » faisant de Bond un agent en proie aux doutes les plus légitimes. Mais que penser, alors, du trauma de plus en plus rocambolesque qu’on étire comme une longue agonie depuis quatre films ? Qu’il nous détourne sans détours de cette nouvelle réappropriation mort-née afin de nous servir un personnage re-codifié selon la norme « bondienne » mais sur lequel subsiste encore des points d’interrogation. Si le marqueur « bondien » se refuse à la simplicité, il embrigade celui-ci dans et en dehors d’un « temps-monde » globalisé.

L’aspect formel d’une telle orientation brouille la lecture d’une franchise intemporelle. Spectre en porte les stigmates puisque le film ne sait pas comment s’affranchir d’un passé cinématographique toujours aussi archétypal qui a fait sa renommée (les références nombreuses aux films de la franchise de Dr No à Permis de tuer ne font qu’accentuer la mise en représentation de l’agent secret à travers son smoking impeccable, le bad guy mégalo ou encore l’assouvissement de la gente féminine). La dichotomie entre ce que traverse Bond et l’image qu’il continue de véhiculer est flagrante. Elle crée un sentiment de vide, sorte de no man’s land identitaire niant l’idée d’accaparation par peur du lendemain. En somme, on refuse à Bond le principe de modernité pourtant esquissé en quelques occasions, et ce malgré la technologie invoquée dans une confrontation d’époques, de conception du monde, d’identités.

L’échec (très) relatif de Spectre par rapport à Skyfall questionne sur la capacité des futurs films à entretenir un développement périphérique capable d’aller au-delà de la simple représentation, fut-elle brillante, du modèle (je rappelle qu’en valeur absolue Spectre est un vrai succès). Dévitaliser à ce point James Bond après l’avoir redéfini n’est pas, à mon sens, un gage d’optimisme. Et changer d’acteur n’y suffira pas.

Daniel Craig devrait incarner James Bond une cinquième fois

Posté par vincy, le 12 novembre 2015

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A l'occasion de la sortie du 24e James Bond, Spectre, tous les médias se sont emballés. Après 4 films dans la peau du buveur de Martini, Daniel Craig était donné partant. Sondages, articles, opinions très subjectives: tout le monde spéculait sur son éventuel remplaçant (la liste est longue), trahissant au passage leurs fantasmes persos. C'est oublier la logique du Chiffre. Rien qu'en France, profitant d'un mercredi férié, Spectre a attiré 850 000 spectateurs dans les salles, un record dans l'histoire du cinéma français depuis que ce thermomètre du premier jour existe. Le film a déjà rapporté 350M$ dans le monde.

Cependant, on peut comprendre qu'après quatre James Bond, Daniel Craig veuille ranger son artillerie. Il approche de la cinquantaine alors que le rôle exige d'être physiquement au top. On le voyait avec Roger Moore, sur la fin, James Bond ne peut pas inspirer de la pitié. Et puis tourner un 007 c'est s'engager sur un tournage de 8 mois autour de la planète en plus d'un mois de promotion derrière. Loin de sa famille, obligeant à refuser des rôles au cinéma ou au théâtre, le comédien qui accepte le rôle prend des risques pour sa vie privée comme pour sa carrière. Bref, pas étonnant que Craig est balancé début octobre à Time Out: "Je préférerais casser ce verre et me trancher les veines avec plutôt que de tourner un autre James Bond là maintenant" en évoquant un prochain film avec l'espion de sa majesté. Il ajoutait avec un brin de provocation: "Si je faisais un autre film de James Bond, ce serait seulement pour l’argent."

Et de l'argent, il y en aurait s'il rempilait. Il est déjà le 007 le mieux payé de la franchise. Il est aussi celui qui a rapporté le plus d'argent aux producteurs depuis Sean Connery. On comprend la productrice qui a décidé de s'adapter à l'acteur, refusant de choisir un autre Bond tant que Daniel Craig ne "démissionnera" pas officiellement. Après tout, le comédien a une belle filmographie hors-007, et continue de se risquer au théâtre, avec un Othello prévu dans un an. Sur la BBC, Daniel Craig a d'ailleurs expliqué: "Je savais en acceptant le rôle qu’il bouleverserait ma vie et c’est arrivé."

En s'étant déjà engagé pour ce Shakespeare, l'acteur montre qu'il maîtrise son propre agenda. Un prochain Bond, le 25e, forcément symbolique, ne pourrait se tourner avant 2017, et ne sortira en salles, au mieux, qu'en 2018. Il y a de quoi laisser venir.

D'autant que Daniel Craig n'a jamais vraiment fermé la porte. Il ne sent juste pas capable d'enchaîner avec un autre James Bond, ayant sans doute envie d'autres aventures cinématographiques. Il veut juste débrancher, prendre des vacances. Il a affirmé qu'il continuera de jouer le personnage "aussi longtemps qu’il en sera physiquement capable". Et dans cette même interview, il confirme qu'il est en négociations pour un film supplémentaire (il ne resterait que le contrat a signé) et qu'il apprécie toujours de jouer l'espion parce que, notamment, on l'impliquait dans chacune des étapes de la production. Production qui fera tout pour le faire revenir dans la peau de 007.

En gros, Daniel est toujours James. Pour encore un film si on a bien tout compris. Mais pas maintenant.

Quels sommets pour Skyfall?

Posté par geoffroy, le 26 octobre 2012

Pour Skyfall, l'enjeu, de taille pour une production estimée à 200 millions de dollars, ne semble pourtant pas inquiéter grand monde. En effet, depuis l'ère Brosnan (1995-2002), la franchise est repartie sur les rails du succès, succès qui fut confirmé avec l’arrivée de Daniel Craig dans le rôle du célèbre agent secret. Casino Royale (2006) et Quantum of Solace (2008)  ont respectivement rapporté 594 millions de $ et 586 millions de $ dans le monde. En 2012, chiffres réactualisés par l’inflation, Casino Royale se porterait à 722 millions de $ et Quantum of Solace à 649 millions de $. À titre de comparaison, le dernier Mission Impossible IV, très gros succès de fin d’année 2011 a totalisé 695 millions de $.

Pour fêter comme il se doit le 50ème anniversaire de 007 au cinéma, rien n’a été laissé au hasard. Et surtout pas la qualité d’un long-métrage attendu depuis maintenant quatre ans. Sur ce point, disons que les critiques sont excellentes (des deux côtés de l’atlantique). Les voyants sont donc au vert et la fusée marketing, programmée à la perfection, à opérer avec brio le pré-lancement du film.

Mais alors, jusqu’où peut-il s’envoler et doit-on s’attendre à un véritable ras de marée Made in England sur la planète ?

En France, le film est sorti aujourd'hui. Un vendredi. La veille des vacances scolaires. Le week-end s’annonce « bondissime » malgré une concurrence vivace – mais non frontale – avec les films Le Jour des Corneilles, Stars 80 ou encore Amour. Les vacances faisant, Astérix et Obélix : Au service de sa majesté risque, quant à lui, de faire de la résistance. Mais le film de Laurent Tirard n’est pas un triomphe (seulement 1,1 million d’entrées pour sa première semaine d’exploitation) et le public cible bien différent (enfants, familles). Dès la première séance du matin, vendredi, les files étaient longues devant les cinémas parisiens.

Si Skyfall doit viser au minimum les 3 millions d’entrées (score atteint par les deux derniers opus et par 15 Bond sur 22), il pourrait, en cas de plébiscite, aller taquiner les 4 millions de spectateurs. Les 5 millions nous semblent assez incertains surtout que Twilight : révélation partie 2 sort le 14 novembre. Mais sait-on jamais ? Il serait alors le 4ème Bond à franchir un tel palier depuis Opération tonnerre (1965).

Les paris : 1ère semaine (sur 5 jours) : 1,6 million d’entrées. Final : 4,5 millions d’entrées

Aux Etats-Unis, le film sort le 9 novembre prochain. Il aura été vu un peu partout dans le monde excepté en Australie et au Japon. De quoi aiguiser encore un peu plus la curiosité des spectateurs américains…

Un échec est, a priori, inenvisageable. Mieux, un triomphe se profile et avec lui l'espoir de voir enfin un Bond franchir la barre mythique des 200 millions de dollars sur le sol américain (ce qu'aucun Bond n'a réalisé dans le cadre d'une exploitation en cours). Récemment, Mission Impossible : le protocole fantôme (209 millions de $) et Fast and Furious 5 (209 millions de $) ont dépassé ce cap. L’échec relatif de Jason Bourne : l’héritage n’inquiète pas les observateurs puisque le film de Tony Gilroy se réappropriait l’univers d’une trilogie, avec Matt Damon dans le rôle-titre, close en 2007. Mise à part, peut-être, la conclusion de Twilight, aucun film n’est en mesure de jouer les trouble-fête jusqu’au Jack Reacher de Tom Cruise prévu en fin d’année vers le 21 décembre prochain.

Les paris : Ier week-end : 75 millions de dollars. Final : 225 millions de dollars

À l’international, le film à toutes les chances de battre le score des deux précédents opus. L’inflation des prix des places ainsi que la montée en puissance des pays comme la Chine, où un James Bond vient y tuer pour la première fois, devraient permettre à Skyfall d’aller chercher le demi-milliard de dollars hors Etats-Unis. Le dernier Mission Impossible a fini sa course à 483 millions de dollars. Si Daniel Craig n’est pas Tom Cruise à l’international, Bond demeure certainement l’une des icônes du septième art les plus connues au monde. Le marché européen, qui représente entre 40 à 45% des recettes internationales des derniers Bond, aura son mot à dire. Un plébiscite sur le vieux continent et Skyfall peut rêver des 500-550 millions de dollars.

Les paris : Final : 580 millions de dollars

L’instant Court : James Bond…au service de la publicité

Posté par kristofy, le 19 octobre 2012

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le clip Charmer de la chanteuse Aimée Mann, voici l’instant Court n° 88.

La semaine prochaine arrive le tant attendu nouveau James Bond : c’est le 23e film (50 ans après la sortie du premier), c’est le 3e joué par Daniel Craig qui est le 6e acteur de ce personnage… James Bond est un évènement entouré de chiffres, à commencer par son matricule d’agent secret 007. Mais James Bond c’est aussi d’autres chiffres avec plein de zéros : les millions des publicités.

Dans la franchise James Bond, le placement-produit est intégré au maximum dans les films et les plus grandes marques s’intéressent au personnage pour faire leur publicité. Par exemple le champagne Bollinger est partenaire depuis 1973 dans Vivre ou laisser mourir avec Roger Moore, mais la voiture de 007 n’est pas toujours une Aston Martin. BMW fut la voiture de James Bond dans trois films entre 1995 et 1999 ; l’image BMW apparaît17 minutes dans Demain ne meurt jamais, soit 15% de la durée du film !

Ce nouveau film Skyfall contient donc des pubs pour les voitures Aston Martin et les avions Virgin Atlantic, le champagne Bollinger, le soda Coca Cola zero, la bière Heineken, les costumes Tom Ford, les bijoux Swarovski… Le film est distribué par Sony Pictures Releasing et les diverses filiales de Sony y sont beaucoup représentées avec les ordinateurs Sony Electronics, les téléphones Sony Mobile, et aussi le générique chanté par Adèle dont les disques sont distribués par Sony Music Entertainment. Ces sponsors apparaissent dans le film contre un chèque d’environ 10 millions de dollars. Ces différents placements de produits ont apporté environ 150 millions de dollars pour Meurs un autre jour

La grande nouveauté de Skyfall qui va faire hurler les puristes de James Bond est sa boisson, c’en est fini de sa célèbre "vodka-martini au shaker, pas à la cuillère" (et du cocktail "vesper" dans Casino Royale car désormais il préfère boire une bière Heineken ! On pourra considérer James Bond comme un porte-manteau vendu au marketing, mais ce n’est pas nouveau. En réalité la marque Heineken est partenaire de 007 depuis GoldenEye en 1995, mais sa présence s’est fait de plus en plus imposante. Dans les spots publicitaires de la bière, on voyait jouer les personnages annexes comme John Cleese (Q) lors de la sortie de Meurs un autre jour (alors qu'il faisait la promotion de Schweppes pour Permis de tuer), ou les Bond girls Eva Green pour la sortie de Casino Royale et Olga Kurylenko pour celle de Quantum of Solace. L’image du héros James Bond était en quelque sorte protégée, mais ce n’est plus le cas. Cette année le montant du chèque a été augmenté pour que désormais 007 Daniel Craig joue dans une publicité Heineken et que aussi en plus il boive une bière dans le film Skyfall…

Voici donc une publicité pour Coca Cola, un exemple de film publicitaire qui joue avec les codes de James Bond et notamment la narration qui reprend les clichés d’une poursuite typique de 007 :

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Coke 007.

Peut-on être une star bankable quand on a été James Bond?

Posté par vincy, le 9 octobre 2012

Y a-t-il une vie après James Bond? Pour les cinq acteurs ayant incarné l'agent au service de sa majesté - on a mis Lazenby à part puisqu'il n'a tourné qu'un seul Bond - la réponse varie.

Pas si simple de se débarrasser du Martini et de l'image misogyne que l'agent secret impose. Beaucoup d'acteurs ont rêvé de l'interpréter, alors que 007 est plutôt un cadeau empoisonné. Certes, cela augmente la notoriété, mais de là à se rendre "bankable" et s'assurer une carrière, il y a du chemin.

Souvent les James Bond sont devenus les plus grands succès de chacun des acteurs, incapables de faire mieux dans d'autres films, à une exception.

Sean Connery

Dr No avait rapporté 16M$. Puis Bons baisers de Russie installa la série avec 25M$ de recettes en Amérique du nord. Goldfinger explosa le chiffre avec 51M$. Opération Tonnerre fit encore mieux avec 64M$. Les deux suivants firent moins bien : On ne vit que deux fois (43M$) et Les diamants sont éternels (44M$). Il faudra quand même attendre L'espion qui m'aimait pour retrouver ces niveaux. L'autre James Bond, non officiel, toujours avec Connery, Jamais plus jamais rapportera 55M$, soit un chiffre dans les eaux de ceux de Roger Moore à la même époque. Notons aussi qu'Opération Tonerre reste le plus gros succès de la franchise, toutes époques confondues (il rapporterait aujourd'hui l'équivalent de 600 M$). Goldfinger et On ne vit que deux fois sont également classés dans les 200 plus importantes recettes ajustées au prix de l'inflation (voir tableau en fin d'article).

Sean Connery a pourtant survécu à Bond. Après son départ, en 1971, il a aligné des grands films et des hits au B.O. comme Un pont trop loin (51M$), Les Incorruptibles (76M$), Indiana Jones et la dernière Croisade (197M$), A la poursuite d'Octobre rouge (122M$), The Rock (134M$). 40 ans de carrière au top pour le premier James Bond avant sa retraite en 2003.

Roger Moore

Roger Moore a bien profité de la franchise 007 : Vivre et laisser mourir (35M$), L'espion qui m'aimait (47M$), Moonraker (70M$, record qui ne sera pas battu avant Pierce Bosnan), Rien que pour vos yeux (55M$), Octopussy (68M$) et Dangeureusement votre (50M$) ont tous été des hits. Seule exception, L'homme au pistolet d'or (21M$). Hors Bond, Moore, tourna peu. Mais sa notoriété fut mise au service du film L'équipée du Cannonaball, en 81, qui fit un joli succès (57M$). Sinon, ses rares choix furent assez malheureux. Après une brillante carrière télévisuelle et un James Bond régulier, il fut rarement à l'écran.

Timothy Dalton

Outre sa participation vocale à Toy Story 3, l'acteur n'aura pas sauvé l'espion de son déclin et l'espion n'aura pas propulsé l'acteur dans les étoiles. The Living daylights a rapporté 51M$ et License to Kill 35M$. Il ne sera à l'affiche que de deux succès après 1989, The Rocketeer (47M$), jugé comme un fiasco à l'époque, et The Tourist (68M$), four relatif avec Depp et Jolie où il n'avait qu'un second rôle. Autant dire que James Bond l'a "tuer".

Pierce Brosnan

GoldenEye (106M$) avait permit de relancer la franchise ; depuis, grâce à Brosnan, les scores de James Bond sont au plus haut : Demain ne meurt jamais (125 M$), Le Monde ne suffit pas (127M$) et surtout Meurs un autre jour (161M$).  Mais, débarrassé de son arsenal d'espion invincible, Brosnan a alterné des bons films au succès d'estime (Le Tailleur de Panama, The Ghost Writer), des flops (Grey Owl, Remember Me, The Matador), des succès relatifs (Le pic de Dante, L'affaire Thomas Crown) et seulement deux hits, Percy Jackson et surtout Mamma Mia!, plus gros box office pour une comédie en 2008 (144M$ en Amérique du nord).

Daniel Craig

Casino Royale et Quantum of Solace restent ses deux plus gros succès en Amérique du nord, avec respectivement 167 M$ et 168M$. Reste que l'acteur a réussit l'exploit d'être à l'affiche de blockbusters depuis qu'il a enfilé le costard de 007, comme Millénium (102M$) et Cowboys & Envahisseurs (100M$). Mais il aussi encaissé quelques gros fours... Son ambition est sans doute ailleurs : être le premier agent 007 à dépasser la barre symbolique des 200 millions de $ au box office US.

Le box office US (ajusté avec l'inflation du prix des billets) de James Bond

1. Thunderball (1965, Connery) 600M$
2. Goldfinger (1964, Connery) 531M$
3. You Only Live Twice (1967, Connery) 288M$
4. Moonraker (1979, Moore) 225M$
5. Die Another Day (2002, Brosnan) 221M$

6. Tomorrow Never Dies (1997, Brosnan) 216M$
7. From Russia, with Love (1964, Connery) 214M$
8. Diamonds Are Forever (1971, Connery) 213M$
9. Casino Royale (2006, Craig) 204M$
10. The World Is Not Enough (1999, Brosnan) 199M$
11. GoldenEye (1995, Brosnan) 196M$
12. Quantum of Solace (2008, Craig) 188M$
13. Octopussy (1983, Moore) 173M$
14. The Spy Who Loved Me (1977, Moore) 168M$
15. Live and Let Die (1973, Moore) 160M$
16. For Your Eyes Only (1981, Moore) 158M$
17. Dr. No (1963, Connery) 152M$
18. Jamais plus jamais (1983, Connery) 141M$)
19. On Her Majesty's Secret Service (1969, Lazenby) 129M$
20. A View to a Kill (1985, Moore) 113M$
21. The Living Daylights (1987, Dalton) 105M$
22. The Man with the Golden Gun (1974, Moore) 90M$
23. License to Kill (1989, Dalton) 70M$

Deux méchants catégorie A pour le prochain James Bond

Posté par vincy, le 18 octobre 2011

Il ne reste que deux inconnues : les James Bond Girl. Pour le reste, le 23e James Bond officiel a son casting au complet. Daniel Craig reprend du service après Casino Royale, épatant dans le genre, et Quantum of Solace, trop brouillon pour ne pas être déçu. Dans le rôle de Miss Moneypenny,  la belle métisse Naomi Harris (Pirates des Caraïbes 2 et 3) jouera les secrétaires secrètement amoureuses. Judi Dench devrait endosser de nouveau son costume de M. Et pour ce qui est des méchants, la production a décidé de doubler la mise : de quoi doubler l'intensité d'une formule archi-rabâchée. Ralph Fiennes et Javier Bardem vont donc tout faire pour rendre le Martini encore plus amer.

Reste les James Bond Girls : les deux actrices qui tiendraient la corde sont désormais Helen McCrory (alias Narcissa Malfoy dans Harry Potter, et Chérie Blair dans The Queen) et la française Bérénice Marlohe (L'art de séduire, et bientôt Un bonheur n'arrive jamais seul). Sam Mendès, qui réalisera le film, semble avoir eu le coup de foudre pour la jeune comédienne.

Le 23e James Bond pourrait s'appeler Carte Blanche, du nom du dernier roman paru avec l'espion de sa majesté comme héros. Les rumeurs évoquent comme décors Londres, l'Ecosse, Istanbul, New York, l'Inde et de façon moins sûre l'Afrique du Sud et la Chine. L'histoire devrait se concentrer une fois de plus sur l'organisation Quantum. Il sera en salles fin octobre 2012 au Royaume Uni, soit quatre ans après Quantum of Solace. C'est la première fois qu'un James Bond succède avec autant d'années d'écart au précédent. Les problèmes financiers de la MGM ont décalé d'un an le tournage (voir nos actualités du 21 avril 2010 et du 28 décembre 2010. Le 23e épisode de 007 se tournera finalement de novembre prochain à juin 2012.

45% d’Américains sont pour le retour de James Bond

Posté par vincy, le 13 novembre 2008

Déjà 2,9 millions de Français n'ont pas pu résister aux charmes de Daniel Craig dans Quantum of Solace.  Aux Etats-Unis, où le film n'est pas encore sorti, un sondage de Rasmussen confirme l'intérêt perpétuel pour 007 puisque 45% des Américains interrogés sont ravis de son retour sur les écrans. Seulement 32% pensent que le héros est fatigué, et 22% ne se prononcent pas.

Les femmes semblent cependant plus réservées et considèrent même la franchise comme dépassée : James Bond reste une saga pour mâles. 57% des hommes interrogés avouent avoir vu la plupart des James Bond. Une série qui passionne principalement les 30-60 ans.

Et justement, dans la hiérarchie des acteurs, Sean Connery demeure le favori avec 49% des sondés qui le jugent comme le meilleur des espions britanniques, loin devant Roger Moore (17%), Pierce Brosnan (11%) et Craig (4%).

22 v’la James Bond

Posté par vincy, le 20 octobre 2008

quantum.jpgAvant-première ce matin pour la presse (y compris régionale) et quelques VIP (Claire Chazal, Marc Lévy...) du 22e James Bond. Quantum of Solace sortira en France le 31 octobre. Avec comme sponsors Aston Martin, le gin Gordon, Ford (version monospace hydrogène), Alfa Romeo... L'intrigue repose sur deux axes : la menace climatologique qui pèse sur la planète (et le besoin de ressources naturelles qui en découle) et l'arrivée, récente, de gouvernements socialistes et communistes en Amérique du sud.

Surtout, ce James Bond s'avère être une suite du précédent. Une première qui prouve bien qu'un nouveau cycle a commencé avec Daniel Craig. Plus noir, plus violent et relativement tourmenté, cet espion baise peu mais tue à la folie. L'histoire commence quelques heures après la fin de Casino Royale, avec le personnage de Vesper au coeur de l'intrigue. Si le méchant est un peu fade et la belle un peu transparente, les nuances sont amenées par le héros et sa "mère", M.

Un film d'action efficace, et même jouissif dans ses moments de bravoure, même si, de nouveau, la franchise flirte avec la surenchère irréaliste. Cascades à pieds, à moto, en auto, à bateau, en avion... Et pourtant on retiendra UNE scène. Marc Forster a réalisé une des séquences les plus marquantes de la série des 007 : un opéra de Puccini où décryptage, espionnage et flinguage font mauvais ménage. Une référence à L'homme qui en savait trop de Hitchcock, mais sans les cymballes. Cela compensera avec l'affreuse musique du générique.