Le réalisateur de « True Detective » aux commandes du 25e James Bond

Posté par vincy, le 20 septembre 2018

Il est sorti du chapeau des producteurs de la franchise James Bond. Alors que de nombreux noms circulaient depuis le retrait de Danny Boyle du projet, pour "divergences artistiques", Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont choisi un cinéaste sans doute un peu plus docile.

Cary Joji Fukunaga réalisera donc le 25e épisode de la franchise, avec toujours (et sans doute pour la dernière fois) Daniel Craig dans le rôle de 007.

La conséquence de ce choix tardif est le report du tournage, qui devait commencer au début de l'hiver. La production ne débutera finalement que début mars 2019. Aussi, la sortie, programmée pour l'automne 2019 est décalée au 14 février 2020.

Cary Fukunaga, 41 ans, a été révélé en filmant les 8 épisodes de la première saison de True Detective, pour laquelle il a reçu un Emmy Award de la meilleure réalisation. Il vient d'achever la réalisation ds 10 épisodes d'une autre série, Maniac, pour Netflix. Côté long métrage, il a réalisé plusieurs films notables: Sin nombre en 2009, prix du meilleur réalisateur à Sundance et prix spécial du jury à Deauville, Jane Eyre en 2011, avec Mia Wasikowska et Michael Fassbender, Beasts of No Nation en 2015, avec Idris Elba, en compétition à Venise. Il prévoyait de réaliser prochainement The American, biopic sur Leonard Bernstein avec Jake Gyllenhaal.

Angelina Jolie, sage-femme et veuve vengeresse

Posté par vincy, le 18 septembre 2018

Alors qu'elle vient de terminer Maléfique 2, d'enchaîner avec Come Away, prequel et crossover à la fois de Peter Pan et Alice au pays des merveilles (avec Michael Caine, Gugu Mbatha-Raw et Gugu Mbatha-Raw), Angelina Jolie semble avoir repris le goût des plateaux (rappelons qu'elle n'a pas eu un film en prises de vues réelles à l'affiche depuis 2015).

La presse professionnelle américaine a annoncé cette nuit que la star s'était engagée sur un nouveau film, l'adaptation du premier roman The Kept de James Scott (2014). En France, le polar a été publié un an après sous le titre de Retour à Watersbridge.

Alice Birch (scénariste de The Young Lady) en assure l'écriture. L'action se déroule en 1897. C'est l'histoire d'une sage-femme qui retourne en plein hiver dans sa ferme dans le nord de l'Etat de New York. Son mari et quatre de ses enfants sont morts. Seul Caleb, 12 ans, qui s'était réfugié et a assisté au drame, a survécu. La mère et le fils traquent alors les trois tueurs, reconnaissables à leurs foulards rouges.

Jolie sera aussi productrice. Le tournage ne devrait pas débuter avant cet hiver.

Amy Adams va espionner Julianne Moore et Gary Oldman

Posté par vincy, le 16 septembre 2018

Joe Wright semble avoir trouvé son trio de comédiens pour l'adaptation du best-seller d'A.J.Finn, La femme à la fenêtre (The Woman in the Window) (un million d'exemplaires aux Etats-Unis). Le réalisateur des Heures sombres (Oscar du meilleur acteur pour Gary Oldman cette année) a choisi Amy Adams pour incarner Anna, docteur de profession, qui vit recluse dans sa maison de Harlem depuis le départ de son mari et de sa fille, sombrant dans l'alcool, l'ordinateur, les médicaments et la lecture, mais surtout l'espionnage de ses voisins.

Les voisins, justement. Les Russell, qui viennent tout juste d'emménager, seront incarnés par Gary Oldman et Julianne Moore. Le générique affiche aussi Wyatt Russell (qui n'a rien à voir avec la famille fictive dont on vient de parler), Brian Tyree Henry, Fred Hechinger et Jeanine Serralles. Anthony Mackie (le Faucon dans Captain America et les Avengers) est entré en négociations récemment pour compléter le casting. Une fois terminé le remake américain de A bout portant pour Netflix, il devrait rejoindre le tournage du film, prévu cet automne.

Le scénario a été écrit par l'acteur Tracy Letts (scénariste notamment d'Un été à Osage County). Pour Fox 2000, il s'agit que le film soit prêt dans un an. La sortie est déjà calée au 4 octobre 2019 aux Etats-Unis.

Joe Wright, avait enclenché un autre projet cet hiver, Stoner, avec Tommy Lee Jones et Casey Affleck, projet pour l'instant reporté.

Superman : Henry Cavill va-t-il quitter le DC Universe de Warner Bros. ?

Posté par wyzman, le 13 septembre 2018

Depuis que le Hollywood Reporter a annoncé que Henry Cavill raccrochait la cape rouge de Superman pour voler vers de nouveaux horizons, les fans des films DC Comics ne savent plus quoi penser.

Vrai ou faux ?

Telle est la question que tout le monde se pose après lecture de l'article "Henry Cavill Out as Superman Amid Warner Bros.' DC Universe Shake-Up?" Dans celui-ci, Tatiana Siegel et Borys Kit expliquent qu'en raison de problèmes d'emplois du temps, Henry Cavill pourrait être remercié par Warner Bros. Celui qui fait actuellement un carton dans Mission : Impossible - Fallout a prêté ses traits à Superman dans Man Of Steel, Batman v Superman puis Justice League.

Mais à l'heure où Warner Bros. ne souhaite pas voir Ben Affleck reprendre le rôle de Bruce Wayne dans The Batman de Matt Reeves afin de redynamiser cette franchise avec un acteur plus jeune, il se murmure que Henry Cavill pourrait également être remercié. En effet, nous vous annoncions récemment qu'un script autour d'une Supergirl adolescente était en écriture. Si ce projet aboutissait, cela effacerait Henry Cavill de l'équation plus que dans l'univers des deux personnages, Clark est plus jeune que Kara Danvers.

Mais si l'article du Hollywood Reporter a mis le feu aux poudres, Collider et Henry Cavill lui-même ont tenté de rassurer les fans. Le principal intéressé a ainsi posté sur Instagram une vidéo dans laquelle on le voit porter un t-shirt "KRYPTON LIFTING TEAM" tout en jouant avec une figurine Superman. La légende est simple : "Today was exciting #Superman" Bien que cela ne réponde pas précisément à la question "va-t-il continuer d'incarner Superman ?", cela a eu pour effet de calmer un peu les fans.

Des changements trop conséquents

Pour beaucoup, l'incapacité de Henry Cavill à apparaître dans le prochain film DC Comics, Shazam!, a été un élément déclencheur dans les négociations actuellement en cours entre l'équipe de l'acteur et Warner Bros. Mais ce n'est pas parce qu'aucun créneau de tournage n'a été trouvé pour l'acteur que cela signifie qu'il va claquer la porte. Loin de là ! Ben Affleck remercié et Mission : Impossible - Fallout ayant fait un carton, Henry Cavill demeure une valeur sûre pour l'entreprise qui tente encore et toujours de concurrencer Marvel. En se séparant de l'acteur de 35 ans, Warner Bros. pourrait perdre gros.

En effet, bien qu'il ne soit pas annoncé à leur casting, Henry Cavill est dans l'esprit des fans de DC Comicsle seul interprète d'un Superman qui fait partie intégrante de l'univers des prochains DC Comics qui doivent sortir : Aquaman en décembre, Shazam! au printemps 2019, Wonder Woman 1984 en novembre 2019 ou encore Cyborg au printemps 2020. Après avoir mis en scène sa résurrection dans Justice League, il devient évident que la firme américaine ne peut se débarrasser de l'acteur et du personnage juste après !

Un acteur toujours en pleine ascension

Et bien que Warner Bros. tire complètement les ficelles des films en question, Henry Cavill a acquis au fil des années énormément de poids. Alors que Ben Affleck a longtemps été raillé par les critiques et le public et que Wonder Woman a été accueilli avec quelques réticences, l'aura de Superman ainsi que celle de Henry Cavill sont restées intactes.

Plus encore, Henry Cavill vient d'être annoncé au casting de la prochaine série de Netflix, The Witcher. Dans cette adaptation du jeu vidéo lui-même adapté d'une saga littéraire, Henry Cavill incarnera Geralt de Riv, un membre d'une société de chasseurs de monstres qui ont subi des mutations afin d'être plus performants. S'il est évident que la cote de popularité de Henry Cavill ne va faire qu'exploser avec le rôle (Netflix est désormais une usine à stars planétaires), Warner Bros. devra tôt outard se rendre à l'évidence : la firme a besoin de lui plus que lui n'a besoin d'elle.

Ken Loach en tournage

Posté par vincy, le 12 septembre 2018

Le magazine Screen a annoncé que Ken Loach a débuté le tournage de son 26e long métrage de fiction. Le cinéaste doublement palmé à Cannes (Le vent se lève en 2006 et Moi, Daniel Blake en 2016) a repris le chemin des plateaux le 11 septembre pour tourner Sorry We Missed you.

Coproduit par le réalisateur à travers sa société Sixteen Film, et par Why Not, Les Films du fleuve, le BFI et la BBC, le film se tourne dans la région de Newcastle. Le casting comprend Kris Hitchen, acteur rare et scénariste, et trois nouveaux visages, Debbie Honeywood, Rhys Stone et Katie Proctor.

L'histoire, écrite par son fidèle collaborateur Paul Laverty, renoue avec le drame social contemporain britannique: Une famille est confrontée une énorme dette suite à la crise financière de 2008, et va tenter de trouver un équilibre entre le quotidien sans argent et la vie de famille.

Avec une sortie prévue en 2019, on imagine que le film fera partie des prétendants du prochain Festival de Cannes.

Halle Berry passe à la réalisation

Posté par vincy, le 11 septembre 2018

L'actrice Halle Berry se lance dans la réalisation. Elle filmera Bruised, un drame avec arts martiaux menu. Elle sera également en tête du générique de ce film écrit par la primo-scénariste Michelle Rosenfarb.

Jackie, surnommée Justice, est une pro en disgrâce des Arts martiaux mixtes, alors que c'était la seule chose qu'elle faisait bien jusque là. Quand son fils de six ans, Manny, revient chez elle alors qu'elle l'avait abandonné il y a des années, elle doit dominer ses propres démons, devenir la mère que son fils mérite, en plus de devoir affronter l'une des vedettes montantes de son sport.

Halle Berry tourne actuellement John Wick 3: Parabellum avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Anjelica Huston et Ian McShane. C'est d'ailleurs le producteur de la franchise et les équipes de chorégraphies de combats de John Wick qui l'assisteront dans son projet. Le tournage est prévu pour mars.

L'actrice oscarisée doit également jouer dans le remake de Jagged Edge (A double tranchant) pour Sony. On l'a vue récemment dans Kings et Kingsman: Le cercle d'or, son plus gros hit hors X-Men depuis le James Bond en 2002

Plusieurs musicals de Broadway dans les starting-blocks

Posté par vincy, le 9 septembre 2018

Broadway a toujours fourni une bonne matière à films pour Hollywood, même si cela a donné autant d'échecs que de succès. Chicago, Mamma Mia, Les Misérables, Into the Woods, Hairspray compensent des fiascos comme Le Fantôme de l'opéra, Rock of Ages, Rent, The Producers, ou encore Nine.

Mais le carton de La La Land et de films comme The Greatest Showman ou La Belle et la bête ont poussé les studios à investir dans le genre, en puisant notamment dans les énormes hits de Broadway. Ainsi Cats, drame musical félin d'Andrew Lloyd Weber créé il y a près de 40 ans, arrivera sur les écrans pour Noël 2019. Adapté des poèmes de T.S. Eliot, ce moment burlesque et surréaliste (dont la chanson "Memory" a fait le tour du monde), ce spectacle a rapporté 350M$ à Broadway, joué 8949 fois à Londres et 7485 fois à New York. Ce film Universal, réalisé par Tom Hooper (Les Misérables, Le discours du Roi), réunit Ian McKellen, Jennifer Hudson, James Corden et Taylor Swift.

Universal a donc comblé le créneau prévu pour Wicked, créée en 2003, par Cats. Mais le studio n'abandonne pas le projet de ce musical sur grand écran, dont l'influence est plutôt du côté du Magicien d'Oz. Le show a déjà récolté 1,2 milliard de dollars à New York (soit la 2e plus grosse recette hors inflation de Broadway après Le Roi Lion). On parle d'une adaptation ciné depuis 2004. Cela fait six ans que Stephen Daldry (Billy Elliot) travaille dessus. Il devait sortir en 2019. Dorénavant, le studio prévoit une sortie plutôt aux alentours de 2021, sans avoir encore lancé la production.

D'autres musicals sont en projet: Bare: a Pop Opéra (créé en 2000), Beautiful: the Carole King Musical (créé avec succès en 2014), produit par Tom Hanks, In the Heights, créé en 2008, possiblement réalisé par Jon M. Chu (Crazy Rich Asians) et prévu pour juin 2020, Le Roi Lion, avec Beyonce dans le rôle de Nala et Jon Favreau à la réalisation, attendu pour l'été 2019, La petite boutique des horreurs, qui devrait être réalisé par Greg Berlanti, Olivier, classique de 1962, et West Side Story que Steven Spielberg aimerait réaliser avant le prochain Indiana Jones.

Penelope Cruz, Edgar Ramirez et Gael Garcia Bernal chez Olivier Assayas

Posté par vincy, le 7 septembre 2018

Edgar Ramirez, Penelope Cruz, Wagner Moura et Gael Garcia Bernal seront à l'affiche du film d'espionnage Wasp Network.

Olivier Assayas réalisera ce film, qu'il a écrit à partir du livre de l'écrivain brésilien Fernando Morais, Os Últimos Soldados da guerra fria (inédit en France).

Le réseau Wasp a été constitué par le gouvernement cubain dans les années 1980 et 1990 pour infiltrer les organisations opposées à Fidel Castro aux Etats-Unis. Le livre, paru en 2011, raconte notamment l'histoire de 14 espions cubains, et la traque des autorités américaines pour les mettre à jour. Cinq d'entre eux ont été jugées et emprisonnées pour espionnage et meurtre.

Olivier Assayas vient de présenter Doubles vies à Venise, en compétition, avec Juliette Binoche, Guillaume Canet, Pascal Greggory, Nora Hamzawi, Vncent Macaigne et Christa Théret. Le film sortira le 16 janvier 2019 en France.

Le casting hispanophone est sans aucun doute l'un des plus hype du moment. Penelope Cruz, récemment à l'affiche de Everybody Knows de Asghar Farhadi et du Crime de l'Orient-express de Kenneth Branagh, vient de tourner Dolor y Gloria de Pedro Almodovar.

Edgar Ramirez est attendu dans La quietud de Pablo Trapero et Love Child de Todd Solondz. Il a déjà eu Penelope Cruz comme partenaire dans le téléfilm Versace, diffusé au printemps.

De son côté, Wagner Moura, qui incarnait Pablo Escobar dans les deux premières saisons de Narcos, a été vu dans Troupe d'élite, Avril brisé, Elysium, Favelas et Carandiru. Il vient de réaliser son premier

Enfin, Gael Garcia Bernal était à l'affiche en janvier de Si tu voyais son coeur et a fait sensation à Berlin avec Museum. Il vient de finir de tourner la dernière saison de la série Mozart in the Jungle. Il tourne actuellement Ema, le nouveau film de Pablo Larrain.

Burt Reynolds, populaire et séducteur, nous quitte (1936-2018)

Posté par vincy, le 6 septembre 2018

C’est un des acteurs les plus populaires du cinéma américain qui vient de s’éteindre. Burt Reynolds est décédé à Jupiter (ça ne s’invente pas) en Floride ce 6 septembre à l’âge de 82 ans. Il était né le 11 février 1936.

Alors qu’il a été le champion du box office américain dans les années 1970, il n’a été nommé qu’une seule fois aux Oscars, en 1998, pour son rôle secondaire de réalisateur et producteur de film X dans Boogie Nights de Paul Thomas Anderson. Les Golden Globes l’avait sacré en second rôle pour ce même film, après l’avoir nommé deux autres fois pour The Longest Yard en 1974 et pour Starting Over en 1979 (à chaque fois en meilleur acteur de comédie).

Merci Brando

C’est peu dire qu’il fut respecté pour les recettes qu’il accumulait et beaucoup moins pour son talent. Le public ne s’en souciait pas. Il fut cinq fois récompensé par les People’s Choice Award comme acteur favori de l’année. Il a aligné d’énormes cartons en salles : Delivrance, The Longest Yard, Silent Movie, Hooper, The Cannonball run, The Best Little Whorehouse in Texas, avant de voir le public se désintéresser de lui dès 1983.

Une décennie flamboyante pour ce sportif qui rêvait de devenir footballeur professionnel, destin contrarié par une blessure. Il s’oriente vers la police quand, à l’Université, Watson B.Duncan III, professeur de théâtre, croit en son talent et lui offre un rôle dans une pièce.

Parallèlement à une riche décennie en séries télévisées, notamment en incarnant un amérindien dans Gunsmoke, ses premières armes au cinéma sont des films modestes, westerns spaghettis et autres séries B. C’est John Boorman qui l’expose en pleine lumière et fait de lui une star en lui offrant l’un des rôles principaux de Delivrance, aux côtés de Jon Voight. Boorman avait proposé le personnage de Reynolds à Marlon Brando, qui se trouvait trop vieux pour le rôle. Le film étant assez fauché, les comédiens durent faire leurs propres cascades. Et Reynolds y prendra goût pour ses films suivants. Film culte, la brutalité et la sauvagerie de ce « survival » en ont fait l’in des grands classiques du cinéma américain.

L'acteur le plus populaire des seventies

On est en 1972. Sa belle gueule, son corps athlétique (dont il savait s'amuser) font vite des étincelles. Par contraste. Les cinéastes émergents – Scorsese, Coppola, Spielberg… - ont peu d’affinités avec les bourreaux des cœurs. Redford et Newman choisissent essentiellement des grands drames populaires de qualité. Burt Reynolds a cet avantage d’occuper un créneau assez disponible : la comédie et l’aventure. Il tourne pourtant des films très variés, avec quelques grands noms du cinéma. The Longest Yard de Robert Aldrich n’est pas loin d’un film avec Pierre Richard. Aldrich le redirige dans La cité des dangers (Hustle), film noir et sensuel avec Catherine Deneuve. On le voit ensuite chez Peter Bogdanovich (At Long Last Love), Stanley Donen (Lucky Lady), Mel Brooks (Silent Movie), ou encore Alan J. Pakula (Starting Over). De la pure comédie ou de la comédie de mœurs, tout lui va. Il réalise même deux films (Gator, 1976, et la comédie noire The End, 1978).

Son plus gros hit reste Smokey and the Bandit (Cours après moi shérif !) qui eut le droit à deux suites médiocres, sorte d’équipée sauvage et burlesque, un peu crétine, où les « contrebandiers » sont les héros et les shérifs de sombres abrutis. Le film fut la 2e plus grosse recette aux Etats-Unis en 1977, derrière La Guerre des étoiles. Il recruta une fois de plus sa compagne de l’époque, l’actrice oscarisée Sally Field (avec qui il tourna trois autres films).

Le long déclin

Sa réputation de tombeur est accentuée par le choix de ses partenaires féminines, parmi les actrices les plus courtisées d’Hollywood, de Jill Clayburgh à Julie Andrews. Mais il manque tous les grands cinéastes et passe à côté de la mutation d’Hollywood et l’arrivée de l’ère des blockbusters. Le comédien n’a pas encore dit son dernier mot avec les années Reagan. Don Siegel s’essaie à la comédie policière (Rough Cut). En tête d’un casting quatre étoiles, de Roger Moore à Jackie Chan en passant par Farrah Fawcett, il devient pilote de course dans la distrayante Équipée du Cannonball (et sa suite, moins intéressante). Avec Dolly Parton, en mère maquerelle, il joue les shérifs au grand cœur dans La Cage aux poules (The Best Little Whorehouse…), où la chanteuse country inaugure I Will Always Love You. Blake Edwards en fait son Homme à femmes. Et puis de polars en comédies mal écrites (sauf peut-être Scoop, un peu au dessus du lot), sa carrière décline jusqu’à toucher le fond en 1996, avec Demi Moore, dans Striptease qui leurs valent une razzia de Razzie Awards. Il valait un million de dollars par film dans les 70s et 20 ans plus tard on pouvait l’avoir pour 100000$.

L'homme qui a refusé Star Wars et James Bond

Malgré Boogie Nights, qui prouva s’il le fallait, qu’il était un bon comédien, avec une certaine audace, il ne retrouva aucun rôle majeur par la suite, même s’il n’a cessé de travailler (avec Renny Harlin et Mike Figgis, en apparaissant dans des caméos, ou pour le petit écran). On ne voyait en lui qu’une espèce disparue d’un cinéma un peu honteux. On le cantonnait inconsciemment dans le registre des vedettes has-been, avec ou sans moustache (et sur le tard avec barbe). Il a aussi refusé des rôles qui auraient pu donner un tout autre visage à sa carrière comme Tendres passions, qui valu finalement un Oscar à Jack Nicholson. Mais il a aussi refusé Han Solo et James Bond.

Tarantino, épilogue manqué

Burt Reynolds vieillissait pourtant bien. Il avait ouvert un théâtre dans sa ville de Jupiter. Certes, il jouait dans des films qui passent rapidement en salles comme Shadow Fighter, dans le milieu de la boxe, sorti en mars aux USA. Il continuait de tourner. Il a terminé la comédie de Stephen Wallis, Defining Moment, prévue pour Noël. Mais ironiquement, il avait enfin trouvé un grand cinéaste avec Quentin Tarantino qui devait lui offrir un rôle dans Once Upon a Time in Hollywood, aux côtés de DiCaprio et Pitt. Malheureusement, les scènes n'avaient pas été tournées.

Le dernier film où il était à l’affiche était celui d’Adam Rifkin (en salles le 30 mars derniers aux USA). Il incarnait une ancienne star de cinéma qui devait faire face à sa réalité : une gloire déclinante et le temps qui passe. Presque autobiographique ? Ironiquement, ce film s’intitule The Last Movie Star. Personne ne l’a vu. Mais on sent que Burt Reynolds n’a pas fait les choses au hasard pour clore sa longue filmographie. Hormis cet acte manqué avec Tarantino qui aurait couronné une longue carrière à Hollywood.

Matthias Schoenaerts et Margot Robbie dans le thriller de Justin Kurzel

Posté par vincy, le 6 septembre 2018

Margot Robbie et Matthias Schoenaerts devraient être du générique de Ruin, thriller se déroulant juste après la Seconde guerre mondiale réalisé par Justin Kurzel (Assassin's Creed). Gal Gadot avait été initialement choisie pour le rôle féminin principal.

Le scénario a été écrit par Ryan et Matthew Firpo, qui font leurs premiers pas dans le long métrage de fiction.

Le récit suit un ex-capitaine Nazi (Schoenaerts) qui souhaite effacer ses crimes en traquant et tuant les survivants de son équipe de SS. Une survivante de la Shoah, incarnée par Robbie, fait alliance avec lui, avec le même objectif, par vengeance.

Le tournage débutera au printemps 2019 à Prague.

Margot Robbie tourne actuellement Once Upon A Time in Hollywood de Quentin Tarantino. Elle sera aussi à l'affiche de Mary Queen of Scots, dans le rôle de la Reine Elizabeth I. Matthias Schoenaerts est attendu dans Frères ennemis, en compétition à Venise, dans Kursk, dont la bande annonce vient d'être dévoilée, et dans Mustang, prévu pour l'an prochain.