Une série produite par Gael Garcia Bernal et Diego Luna pour Amazon

Posté par vincy, le 5 octobre 2019

Amazon a réuni les deux plus grandes stars mexicaines, frères de cinéma, Diego Luna (qui a la cote depuis qu'il est apparu dans la galaxie Star Wars) et Gael Garcia Bernal (le chouchou des grands festivals). Pour Bernal et Luna, c'est le premier projet majeur de leur nouvelle société de production, La Corriente del Golfo.

La série qui les réunira raconte l'histoire du conquérant espagnol Hernan Cortes et de l'empereur aztèque Moctezuma II. Bernal et Luna en seront les producteurs. Au casting, c'est Javier Bardem qui devrait incarner le marquis de l'empereur Charles Quint.

La mini-série de quatre épisodes sera réalisée par deux cinéastes en vogue: Ciro Guerra et Cristina Gallego, qui ont coréalisé Les oiseaux de passage. Côté artistique, le projet s'adjoindra le décorateur Eugenio Caballero, la costumière Anna Terrazas et le directeur de casting Luis Rosales, qui étaient tous dans l'équipe de Roma d'Alfonso Cuaron. Logique que le lien se fasse avec le cinéaste oscarisé puisque les deux acteurs mexicains ont été révélés en 2001 avec son film Y tu mamá también.

Steven Zaillian, scénariste de The Irishman de Martin Scorsese, est en charge de l'écriture pour adapter une histoire imaginée à l'origine par Dalton Trumbo.

Dinard 2019 : Rencontre avec Shane Meadows pour sa série « The Virtues »

Posté par kristofy, le 1 octobre 2019

Qui dit nouvelle œuvre de Shane Meadows dit venue à Dinard, son festival préféré. Twentyfour Seven était en compétition en 1998, Once Upon A Time In The Midlands en avant-première en 2002, Dead Man Shoes a gagné le Hitchcock d’Or en 2004, avant de recevoir un hommage en 2007 avec This Is England, Somers Town fut choisi pour la clôture en 2008. Puis vinrent Le Donk & Scor-Zay-Zee en 2009, le début de la saga télé This is England '86 en 2011 et The Stones Roses: made of stone en 2013.

Cette année Shane Meadows présente sa nouvelle série The Virtues, un drame composé de quatre épisodes (4 x 46 minutes, co-écriture avec Jack Thorne et musique par PJ Harvey) : alors que son ex-femme et son fils déménage vers un autre pays, Joseph replonge dans l'alcool puis décide de quitter l'Angleterre pour aller en Irlande, il veut y retrouver sa sœur qu'il n'a pas vu depuis une trentaine d'années. Le passé destructeur va resurgir...

Le premier épisode se déroule en trois actes (et une séquence de beuverie dantesque) avec une fuite en forme de nouveau départ ; le second épisode permet à Joseph de retrouver sa sœur Anna et l'histoire commence à aborder le cœur du drame ; le troisième épisode s'attache en particulier à mieux connaître les liens et les faiblesses de l'ensemble des personnages, et particulièrement ceux de Dinah et Craigy, et le drame s'intensifie ; enfin le quatrième épisode comporte des révélations et des envies de vengeance...

Le Festival Serie-Mania a déjà doublement primé The Virtues (meilleure série, meilleur acteur). Le jury a justifié ainsi cette double récompense au printemps dernier: "dès la première image, The Virtues vous bouleverse par sa profonde humanité. Magistralement réalisée, écrite et interprétée, cette série est un formidable exemple du pouvoir de la télévision à vous transporter et créer l'empathie. Stephen Graham : sa performance est tout simplement éblouissante. Son portrait brut d'un homme en proie avec son passé et ses propres démons est déchirant."

Ecran Noir: Vous alternez des films pour le cinéma et des séries, deux supports. Comment ou jusqu’où peut-on montrer des scènes avec un contenu de violence, de sexe, d’addiction à l’alcool comme dans The Virtues ? Est-ce quelque chose qui est pris en considération ou vous avez la liberté d’aller aussi loin que vous le souhaitez ?

Shane Meadows : De manière générale la télévision britannique, comme Channel 4, est assez ouverte à l’originalité dans les fictions,. C’est moi qui décide du montage et personne ne me dit de changer quelque chose. Au cinéma on s’imagine une sorte de plus grande liberté, mais le problème  est que les gens y vont en payant un ticket pour le film, et souvent il faut chercher à plaire au plus grand nombre, dont certains qui viennent manger du popcorn. A la télévision les spectateurs ne payent pas pour un film en particulier et n’ont pas forcément cette attente d’être expressément divertis. Peut-être que la télévision convient mieux à mon travail actuel, en particulier pour The Virtues. Je ne me suis jamais senti limité en terme de contenu en travaillant pour la télévision. En fait j’ai même plutôt ressenti une libération car les histoires sur lesquelles je travaille ne peuvent pas être racontée au format film d’1h30.

EN: Avez-vous envisagé à un moment que The Virtues puisse devenir votre nouveau film de cinéma plutôt qu'une série ?

Shane Meadows : Je travaille sur plusieurs idées, et certaines sont pour le cinéma et d’autres pour la télévision. Pour ce projet The Virtues, c’était une histoire qui nécessitait justement 3 ou 4 heures. En fait j’aime ce format de la série de télévision en plusieurs épisodes. On a plus de temps pour approfondir des personnages et les faire respirer, on a plus de temps pour que l’histoire se développe. C’est peut-être paradoxal mais j’aime aussi que les spectateurs attendent 7 jours pour voir la suite avec l'épisode suivant, même si maintenant des diffuseurs comme Netflix ou la BBC diffusent en streaming 10 épisodes d’un coup en même temps. On perd cette attente du prochain épisode et l'imagination de ce qui pourrait suivre, ce qui va avec une série.

EN: On retrouve dans The Virtues deux visages en particulier de votre autre série This is England - Stephen Graham, et Helen Behan que vous avez révélés - dans des rôles très différents...

Shane Meadows : Stephen Graham reçoit beaucoup de propositions ces dernières années. Par exemple il a été demandé par Martin Scorsese dans son dernier film The Irishman. En fait avec Stephen, ça s’est fait naturellement. On se connaît bien et on se fait confiance, et il adore les rôles que je lui propose. Stephen sait tout donner en une prise, il n’aime pas quand il faut refaire une cinquantaine de fois cette prise. Il sait que ça n’arrive pas sur mes tournages. Je sais combien c’est difficile d’être un acteur et mes attentes c’est obtenir quelque chose d’unique, presque instinctif, chose qu’on n’obtient pas avec des répétitions. La nature particulière de ce rôle où il s’agit de retenir ou de se laisser aller à des chamboulements  émotionnels demandait une grande performance. Je savais que Stephen Graham était probablement l’une des rares personnes qui puisse jouer ça avec cette vraie sincérité qui bouleverse les spectateurs. Je ne savais pas que le duo Stephen et Helen Benham pouvait fonctionner, avant de les réunir dans une même pièce. Helen est une actrice qui a un don spécial pour jouer. Je lui avais donné un petit rôle un peu angélique dans This is England mais ce que j’ai vu hors caméra en la connaissant mieux en tant que personne m'a convaincu. D’ailleurs elle est quasiment le contraire du personnage que je lui ai confié dans The Virtues. Helen peut jurer énormément et elle est très drôle. C’est une belle performance de sa part de jouer ici un personnage à l’opposé de sa nature. Dans la série, une des premières scènes ensemble entre Helen et Stephen, dans la chambre, a été comme une masterclass d’interprétation extraordinaire. Cette combinaison Stephen + Helen demandait peut-être un peu de foi de ma part mais c’est devenue un alchimie idéale.

EN: The Virtues est projetée pour la première fois en intégrale à Dinard. Avant deux épisodes avaient été découverts en France lors du Festival Série Mania de Lille où vous y aviez gagné le grand prix du jury et un prix d'interprétation pour Stephen Graham. Que pensez-vous de ce type de festival centré sur des séries de télévision ?

Shane Meadows : C’était génial de recevoir ces prix: ça a donné une exposition à The Virtues à travers des articles de presse, des gens qui n’avaient jamais entendu parler de The Virtues s’y sont intéressé. Je crois qu'il y a des discussions en cours pour que la série soit visible dans plusieurs pays. Lille, qui est une plus grosse ville que Dinard, a un peu le même esprit: c’est organisé par une équipe avec un esprit de famille. Je pense qu’à l’avenir plusieurs festivals auront des sélections hybrides entre des films de cinéma et de télévision et des séries parce que plusieurs cinéastes font des œuvres diffusées par des plateformes de streaming. C'est super que The Virtues soit à Dinard et vu en intégralité dans une salle de cinéma sur grand écran.

EN: C’est le 30ème anniversaire de Dinard, que vous connaissez particulièrement pour y avoir montré tous vos films après y avoir gagné le Hitchcock d'or pour Dead Man's shoes. Cette année en plus d'accompagner The Virtues vous avez aussi la mission de présider le jury des courts-métrages. Dans cette sélection d’une dizaine de courts, y avez-vous vu un prochain Shane Meadows ?

Shane Meadows : C’est une sélection très riche et très intéressante de courts-métrages qu'on a vu. J’ai été vraiment très impressionné par tous. En général dans ce genre de programmes, on y remarque certains courts très brillants et d’autres moins, et on doit discuter avec les autres jurés autour de 3 titres pour choisir le gagnant. Mais là ils étaient tous unique à leur façon. Le débat a été passionnant. Personnellement je ne cherche pas à voir un court qui se rapproche de mon univers ou de mon travail sur des thèmes de société. Je suis plus intéressé par découvrir des talents avec une voix originale. La délibération a été une vraie discussion ouverte, et ces courts étaient d’un haut niveau (ndr : la récompense a été pour un court en animation).

EN : Après This is England 86, This is England 88, This is England 90, est-ce c’est vraiment terminé où peut-on espérer une nouvelle saison sur le devenir de vos personnages ?

Shane Meadows : J’ai dans ma tête une autre saison pour continuer cette série. La suite serait à propos de ces personnages environ 10 ans après, donc au début des années 2000. Ces personnages auraient des enfants mais ils sortiraient encore en rave-party. Cette suite tournera surtout autour de Gadget (Andrew Ellis), de Combo (Stephen Graham) et de Milky (Andrew Shim), et des autres. Je réfléchis à cette nouvelle histoire depuis un moment déjà, on verra quand ça se fera.

EN: Une dernière chose. Après votre documentaire The Stone Roses: Made of Stone vous avez réalisé ensuite un clip pour Liam Gallagher (ex Oasis), c’est quelque chose que vous referiez ?

Shane Meadows : Je suis un grand fan des Stones Roses, et en fait Liam Gallagher est aussi est fan de ce groupe, je l’ai déjà vu aller à leurs concerts. La connexion s'est faite. Réaliser ensuite un clip pour une chanson de Liam a été une super expérience. Liam Gallagher vient juste de sortir un nouveau disque, je referais une vidéo avec lui avec plaisir si j’ai de nouveau cette opportunité (sourire)

Emmy Awards 2019 : Game of Thrones et Fleabag gagnent gros

Posté par wyzman, le 23 septembre 2019

Hier soir, Game Of Thrones nous a offert un dernier tour de force lors des Emmy Awards. En tête des nominations cette année, la série créée par David Benioff et D. B. Weiss est repartie par la très grande porte en remportant le prix de la meilleure série dramatique pour la quatrième année. Peter Dinklage, l'interprète de Tyrion, est quant à lui reparti avec sa quatrième statuette de meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique. L'occasion pour HBO, qui diffusait la série, de se frotter les mains une dernière fois. La chaîne câblée termine la course avec 34 prix cette année tandis que sa grande concurrente, Netflix, s'en sort avec 27 récompenses. Viennent ensuite Amazon (15 trophées) et NatGeo (8 trophées).

On retiendra également le sacre de dernière minute de Fleabag (meilleure série comique et meilleure actrice comique pour Phoebe Waller-Bridge) ainsi que celui de Billy Porter, véritable héros de la série Pose, récompensé du prix du meilleur acteur dans une série dramatique. Cette 71e édition des Emmy Awards aura été marquée par les revanches de Jharrel Jerome (When They See Us) et Michelle Williams (Fosse/Verdon) tous deux impressionnants dans leur mini-série respective.

Pour rappel, malgré "seulement" 12 récompenses, Game Of Thrones dominait les nominations avec pas moins de 32 mentions. Jusque-là, le record était détenue par NYPD Blue et ses 27 mentions reçues en 1994. Grâce aux Creative Emmy Awards remis la semaine dernière, le hit de HBO avait déjà remporté 10 statuettes auxquelles ce sont ajoutées les deux d'hier soir. Le dernier mastodonte de HBO aura explosé le records de récompenses reçues en un seule soirée à trois reprises (12 Emmy Awards en 2015, 2016 et 2019). Le programme a tiré sa révérence le 19 mai dernier devant 13,6 millions d'Américains.

Série dramatique

Better Call Saul (AMC)
Bodyguard (Netflix)
Game of Thrones (HBO)
Killing Eve (AMC/BBC America)
Ozark (Netflix)
Pose (FX)
Succession (HBO)
This Is Us (NBC)

Série comique

Barry (HBO)
Fleabag (Amazon Prime)
The Good Place (NBC)
The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime)
Russian Doll (Netflix)
Schitt’s Creek (Pop)
Veep (HBO)

Mini-série

Chernobyl (HBO)
Escape at Dannemora (Showtime)
Fosse/Verdon (FX)
Sharp Objects (HBO)
When They See Us (Netflix)

Téléfilm

Black Mirror: Bandersnatch (Netflix)
Brexit (HBO)
Deadwood: The Movie (HBO)
King Lear (Amazon Prime)
My Dinner with Herve (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This Is Us)
Kit Harington (Game of Thrones)
Bob Odenkirk (Better Call Saul)
Billy Porter (Pose)
Milo Ventimiglia (This Is Us)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Emilia Clarke (Game of Thrones)
Jodie Comer (Killing Eve)
Viola Davis (How to Get Away With Murder)
Laura Linney (Ozark)
Mandy Moore (This Is Us)
Sandra Oh (Killing Eve)
Robin Wright (House of Cards)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson (Black-ish)
Don Cheadle (Black Monday)
Ted Danson (The Good Place)
Michael Douglas (The Kominsky Method)
Bill Hader (Barry)
Eugene Levy (Schitt’s Creek)

Meilleure actrice dans une série comique

Christina Applegate (Dead to Me)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel)
Julia Louis-Dreyfus (Veep)
Natasha Lyonne (Russian Doll)
Catherine O’Hara (Schitt’s Creek)
Phoebe Waller-Bridge (Fleabag)

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Mahershala Ali (True Detective)
Benicio Del Toro (Escape at Dannemora)
Hugh Grant (A Very English Scandal)
Jared Harris (Chernobyl)
Jharrel Jerome (When They See Us)
Sam Rockwell (Fosse/Verdon)

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Amy Adams (Sharp Objects)
Patricia Arquette (Escape at Dannemora)
Aunjanue Ellis (When They See Us)
Joey King (The Act)
Niecy Nash (When They See Us)
Michelle Williams (Fosse/Verdon)

Emission de télé-réalité avec compétition

The Amazing Race (CBS)
American Ninja Warrior (NBC)
Nailed It (Netflix)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Top Chef (Bravo)
The Voice (NBC)

Talk show de variété

The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)
Full Frontal with Samantha Bee (TBS)
Jimmy Kimmel Live (ABC)
Last Week Tonight with John Oliver (HBO)
Late Late Show with James Corden (CBS)
Late Show with Stephen Colbert (CBS)

Meilleure actrice dans un second rôle de série dramatique

Gwendoline Christie (Game of Thrones)
Julia Garner (Ozark)
Lena Headey (Game of Thrones)
Fiona Shaw (Killing Eve)
Sophie Turner (Game of Thrones)
Maisie Williams (Game of Thrones)

Meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique

Alfie Allen (Game of Thrones)
Jonathan Banks (Better Call Saul)
Nikolaj Coster-Waldeau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Giancarlo Esposito (Better Call Saul)
Michael Kelly (House of Cards)
Chris Sullivan (This Is Us)

Meilleure actrice dans un second rôle de série comique

Alex Borstein (The Marvelous Mrs. Maisel)
Anna Chlumsky (Veep)
Sian Clifford (Fleabag)
Olivia Colman (Fleabag)
Betty Gilpin (GLOW)
Sarah Goldberg (Barry)
Marin Hinkle (The Marvelous Mrs. Maisel)
Kate McKinnon (Saturday Night Live)

Meilleur acteur dans un second rôle de série comique

Alan Arkin (The Kominsky Method)
Anthony Carrigan (Barry)
Tony Hale (Veep)
Stephen Root (Barry)
Tony Shalhoub (The Marvelous Mrs. Maisel)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure actrice dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Patricia Arquette (The Act)
Marsha Stephanie Blake (When They See Us)
Patricia Clarkson (Sharp Objects)
Vera Farmiga (When They See Us)
Margaret Qualley (Fosse/Verdon)
Emily Watson (Chernobyl)

Meilleur acteur dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Asante Blackk (When They See Us)
Paul Dano (Escape at Dannemora)
John Leguizamo (When They See Us)
Stellan Skarsgård (Chernobyl)
Ben Whishaw (A Very English Scandal)
Michael K. Williams (When They See Us)

Le prochain film d’Alexander Payne chez Netflix

Posté par vincy, le 12 septembre 2019

Et un cinéaste oscarisé de plus dans le panier de Netflix. Alexander Payne - deux Oscars du meilleur scénario pour The Descendants et Sideways (et cinq nominations en plus), deux fois en compétition à Cannes (Monsieur Schmidt et Nebraska qui valu un prix d'interprétation à Bruce Dern) - est la nouvelle prise de la plateforme de streaming. Netflix financera et diffusera son nouveau film, sans titre pour l'instant.

Mads Mikkelsen en sera la star. L'histoire serait celle d'une relation père-fille. Un journaliste danois entreprend un road-trip avec sa fille adolescente à travers les Etats-Unis, tandis qu'il effectue un reportage pour son journal.

On y croise donc plusieurs thèmes du cinéma de Payne: les relations intergénérationnelles comme le voyage dans l'Amérique profonde qui sert de catharsis.

Le tournage débutera le mois prochain en Suède, au Danemark et aux Etats-Unis. La sortie est calée pour 2020. Sans doute, sauf si le festival de Cannes change son règlement, le verra-t-on à Venise où le réalisateur avait présenté son dernier film, Downsizing en 2017.

Dinard 2019: Mike Leigh à l’honneur pour la 30e édition

Posté par vincy, le 5 septembre 2019

Pour sa 30e édition le Dinard Film Festival s'offre Mike Leigh - Palme d'or à Cannes et Lion d'or à Venise. Outre une rencontre avec le réalisateur, un hommage lui sera rendu et trois anciens films (Be Happy, Another Year, Mr Turner) seront diffusés. Mais c'est surtout la projection de son plus récent long métrage, Peterloo (Venise 2018), jamais distribué en France, qui fera l'événement du vendredi soir.

En ouverture, Dinard projettera Official Secrets de Gavin Hood (X-Men Origins: Wolverine), histoire vraie d'espionnage avec Keira Knightley, Matt Smith, Rhys Ifans et Ralph Fiennes. Hors compétition on pourra aussi voir Brighton de Stephen Cookson, Carmilla d'Emily Harris, Denmark d'Adrian Shergold, Fisherman's Friends de Chris Foggin, For Sama de Waad Al-Khateab & Edward Watts, présenté à Cannes, A Girl from Mogadishu de Mary McGuckian, Hope Gap de William Nicholson, avec Annette Bening et Bill Nighy, In Frabric de Peter Strickland, Postcards from the 48% de Daid Wilkinson, Red Joan de Trevor Nunn, avec Judi Dench et Wait and Sea de Simon Coss et Antoine Tracou. Deux films de la compétition cannoise seront aussi projetés: Sorry We Missed You de Ken Loach et Little Joe de Jessica Hausner. Ainsi que le nouveau film de Ben Wheatley, Happy New Year, Colin Burstead.

Le jury de Sandrine Bonnaire - Sveva Alviti, Sami Bouajila, Michael Caton-Jones, Jane Horrocks, Raphaël Personnaz, Aurélie Saada, Danièle Thompson et Hames Watkins - aura a choisir pour le Hitchcock d'or parmi ces films en compétition:

  • Animals de Sophie Hyde (Sundance 2019)
  • Only You de Harry Wootliff (Festival de Londres 2018)
  • Cordelia d'Adrian Shergold
  • The Keeper de Marcus Rosenmüller (Berlin 2019)
  • The Last Tree de Shola Amoo (Sundance 2019)
  • VS. de Ed Lilly
Shane Meadows, Farah Abushwesha, Phénix Brossard et Diane Garbrysiak seront en charge de choisir parmi les 10 courts métrages de la sélection Short Cuts. Une séance jeune public présentera Zébulon le dragon tandis que la mini-série The Virtues, succès du dernier Série Mania, sera projeté pour la première fois dans son intégralité. Le réalisateur Shane Meadows en profitera pour aller à la rencontre des festivaliers. Trois rencontres, trois masterclasses (dont une sur David Bowie!), et une exposition ("Drôle de cinéma") complèteront le programme de cette édition anniversaire.

Venise 2019 : Noah Baumbach, Steven Soderbergh, David Michôd et Netflix

Posté par kristofy, le 4 septembre 2019

L'année dernière, le Lion d'or du Festival de Venise avait été décerné  à Roma d'Alfonso Cuaron (qui aura ensuite quelques Oscars), soit pour le première fois une récompense de catégorie A pour un film uniquement diffusé sur la plateforme Netflix, sans qu'il puisse être vu par le public dans les salles de cinéma. Venise, contrairement a Cannes,  est encore cette année une vitrine promotionnelle pour Netflix, quitte a faire grincer des dents les exploitants...

Le directeur artistique Alberto Barbera expliquait dans Le Film Français: "Si Netflix propose un film, je ne vois pas quelles pourraient être les raisons de le refuser hormis sa qualité. Ce sujet est pour le moment d’actualité mais dans deux ou trois ans tout aura changé. C’est déjà, d’une certaine manière, une problématique du passé. Il est vrai toutefois qu’il y a un problème entre les circuits de salles et les plateformes. Mais on ne peut pas demander à un festival de prendre en charge un problème qui fait partie de l’industrie du cinéma dans sa globalité."

Dans Libération, François Aymé, président de l'Association française des cinémas Art et essai, répliquait que la Mostra faisait une erreur historique: "A Cannes, il y a deux ans, nombre de commentateurs considéraient que la présence de Netflix dans les grands festivals «sans conditions» faisait partie du «sens de l’histoire», comme si c’était un impératif, que tout était écrit d’avance et que la logique libérale non régulée devait forcément s’imposer. En 2019, pourtant, revirement de ces mêmes commentateurs qui considéraient que la sélection de Cannes (sans Netflix) était la meilleure depuis des années."

Face à la dictature de l'algorithme, qui parait-il renvoie Roma aux oubliettes et place Meryl Streep au centre de tout, Venise opte pour un non-débat. Deux films sont ainsi sélectionnés en compétition officielle : Mariage Story de Noah Baumbach (avec Adam Driver et Scarlett Johansson) et The Laundromat de Steven Soderbergh (avec Meryl Streep et Gary Oldman), et hors-compétition, The King de David Michôd (avec Timothée Chalamet, Joel Edgerton, Sean Harris, Ben Mendelsohn, Lily-Rose Depp, Robert Pattinson...). Ces cinéastes tout comme ces casting sont prestigieux, mais ces films ne seront visibles qu'en étant abonnés à Netflix. Le cinéma reproduit ainsi le business model des séries exclusives, devenant des fictions unitaires de longue durée.

Mariage story de Noah Baumbach, avec Adam Driver et Scarlett Johansson

Le début du film est particulièrement enthousiasmant avec chacun des personnages décrivant les petits défauts mignons et les grandes qualités de l'autre. Cela pose à la fois leur relation, en même temps que le sujet : ce couple va se séparer. On y retrouve le ton qui fait la particularité des meilleurs films passés de Noah Baumbach (en fait sa période 2005/2013 avec Les Berkman se séparent, Margot va au mariage, Greenberg, Frances Ha), mais malheureusement on se retrouve aussi face à une œuvre de qualité très inégale à l'instar des déceptions de ses films suivants (While We're Young, Mistress America, The Meyerowitz Stories déjà une production Netflix). Ce Mariage Story contient pourtant son lot de bonnes séquences amusantes, mais la moitié de l’histoire  se fourvoie dans le type de ‘film de combat d’avocats’ qui plombe l'ensemble. Les personnages de Scarlett Johansson et Adam Driver sont traités à égalité, jusqu’à avoir chacun une scène chantée (Driver repoussera la chansonnette dans le prochain Léos Carax, calé pour Cannes 2020). Ils sont tous les deux très bons individuellement, mais leur jeu est un peu moins convaincant dans leurs scènes communes. L’histoire aurait été en partie nourrie pour certains scènes par les divorces respectifs de Baumbach et Johansson, cette chronique d'un couple qui se sépare - en souhaitant que ça se passe au mieux pour l'autre - va se compliquer parce qu'ils vont se retrouver géographiquement à l'opposé (lui voulait rester a New-York, elle revient près de sa famille à Los Angeles). Le coût des dépenses pour venir régulièrement passer du temps avec leur enfant devient un enjeu... Si Adam Driver impressionne beaucoup (il est plutôt victime de la situation), on imagine que le film n'aurait pas été un énorme succès en salles. Tant mieux pour Netflix qui peut viser quelques nominations aux Oscars.

The Laundromat de Steven Soderbergh, avec Meryl Streep et Gary Oldman...

C’est la grande déception des films en compétition, au point de supposer qu'il a été sélectionné parce que cela permettait d’amener Meryl Streep et Gary Oldman sur le tapis rouge. Peut-être symptomatique d’une relation trop privilégiée entre Venise et Netflix. Des stars, le sujet de l’affaire des ‘Panama Papers’, Steven Soderbergh à la réalisation : tout était attirant sur le papier, mais c’est douloureusement raté. La caution Soderbergh a permis un casting de grands noms mais il y font pâle figure : Meryl Streep joue une candide un peu ridicule qui sert de fil rouge à l’ensemble du puzzle, Gary Oldman et Antonio Banderas se retrouvent là à faire les narrateurs de luxe du récit, Matthias Schoenaerts est venu se montrer le temps d’une séquence, Jeffrey Wright assure sa petite partie.

En fait, ce sont tout les autres noms pas connus qui relèvent le niveau. The Laundermart est structuré comme un film à sketchs (l'influence du film argentin Les nouveaux sauvages) avec une suite de différents courts-métrages reliés ensemble. Meryl Streep perd son mari noyé lors d’un accident de bateau, mais elle n’obtient pas de grosse compensation financière car l’assurance avait été rachetée par une autre compagnie, elle-même dépendant d’une autre société cachée : le film évoque là les montages de sociétés-écrans liées à d’autres sans aucune possibilité d'identifier un véritable responsable. Le film évoque certaines formes juridiques de compagnie (de type trust, holding, off-shore...) domiciliées dans des iles faisant office de paradis fiscaux, et s’attarde sur une en particulier, qui utilise le même nom sur des milliers de formulaires pour que ses clients restent anonymes. En fait peu de choses relie ce film aux ‘Panama Papers’, sauf à montrer que plein de gens utilisent ce système pour une évasion fiscale condamnable (à ne pas confondre avec le plus acceptable 'optimisation fiscale'). Parmi ces gens se trouvent autant d'individus louches (trafiquants de drogues, oligarques russes…) que de millionnaires américains qui financent les campagnes électorales. The Laundermart aligne surtout différentes historiettes fantaisistes autour de plusieurs personnages et leur rapport avec l’argent (un père de famille qui propose des bons au porteur à sa fille en échange de son silence à propos de son infidélité à sa mère, des chinois qui contournent des lois pour investir à l’étranger), le tout sous une forme de vaste farce. La première image du film indiquait pourtant avec un certain humour ‘based on actual secrets’, promesse non tenue, diffusion hors salles de cinéma et uniquement via Netflix. Logique. Le film peut cartonner côté algorithmes.

The King de David Michôd, avec Timothée Chalamet, Joel Edgerton, Sean Harris, Ben Mendelsohn, Lily-Rose Depp, Robert Pattinson...

Au 15ème siècle, les Anglais sont en guerre contre les écossais, et le roi Henri IV, malade, se meurt. Il désigne le cadet de ses deux jeunes fils pour lui succéder, mais celui trouvera vite la mort pour avoir voulu s'imposer sur un champs de bataille. L'autre fils, l'aîné, qui d'ailleurs ne voulait pas vraiment être roi et qui se gardait à distance de la cour, va alors devoir être couronné sous le nom d'Henry V, incarné par Timothée Chalamet, le héros du film (et la star montante du moment). Entre intrigues de palais avec les religieux, ses conseillers, son fidèle compagnon d'antan, et surtout ce qui semblent être des provocations en provenance de la France, il va devoir réagir et agir : une guerre avec le royaume de France va commencer... The King coécrit par les australiens David Michôd et Joel Edgerton s'inspire à la fois de la pièce Henri IV de Shakespeare, de recherches historiques et d'inventions scénaristiques pour un gros film médiéval conduisant à une bataille épique avec une centaine de figurants dans la boue. Le film évoque les coulisses de la royauté aussi bien que des stratégies de guerre, mais c'est aussi une réflexion sur le pouvoir et son usage. Pour le coup, c'est dommage que The King soit réservé aux abonnés Netflix car le film aurait mérité d'être vu sur les grands écrans des salles de cinéma... A défaut, il peut lui aussi viser quelques Oscars et contribuer à la notoriété de Chalamet.

Disney et Disney + misent sur Star Wars, Marvel, des classiques et le jeune public

Posté par vincy, le 26 août 2019

D23. Sous ce nom de code se cache la grande convention des fans du groupe Disney. Après l'annonce du lancement de Disney +, le Comic-con, quelques communiqués officiels, le groupe a dévoilé de nouveaux projets, bandes annonces, photos, qui complètent ainsi un programme destiné à rassurer les actionnaires, les exploitants et mobiliser les fans.

STAR WARS

- Star Wars: L'Ascension de Skywalker. Ce sera bien le dernier épisode de la troisième trilogie et sans doute le dernier opus de la saga commencée en 1977, avant de passer à d'autres combats. J.J. Abrams s'en va chez Warner de toute façon. Le producteur a révélé que ce serait une lettre d'amour à Carrie Fisher. "Le personnage de Leia est vraiment le cœur de l'histoire" a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils avaient utilisé entre autres des scènes non utilisées lors du tournage de l'épisode VII. Prévu pour la fin de l'année, le film réunit Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Isaac, Kelly Marie Tran et signera le grand retour de Billy Dee Williams dans le rôle de Lando Calrissian.

- Obi-Wan Kenobi. le puissant Jedi reviendra dans une série pour Disney +. Et Ewan McGregor reprendra le costume après l'avoir incarné dans la deuxième triologie. Le scénario est écrit et le tournage débutera l'année prochaine. Le film autour du Jedi tombe donc à l'eau. Conséquence du semi-échec de Solo.

- The Mandalorian. Annoncée depuis longtemps, la série qui sera réalisée par Jon Favreau, avec Pedro Pascal et Diego Luna (vus dans Rogue One) autour de Cassian Andor, sera aussi une série pour Disney +. Elle sera même la série inaugurale de la plateforme!

MARVEL

- Les éternels. Angelina Jolie, Salma Hayek, Kumail Nanjiani, Lauren Ridloff, Brian Tyree Henry, Richard Madden (dans le rôle d'Ikaris, premier personnage gay de l'univers Marvel), Gemma Chan, Barry Keoghan sont de la partie. Mais la surprise est que Kit Harrington, aka Jon Snow dans Game of Thrones, rejoint le casting de la super-production. Sortie en novembre 2020.

- Black Panther 2. C'était le rand absent des annonces du Comic-con. Normal il est prévu pour le 6 mai 2022. Quatre ans après le carton de Black Panther, la suite déferlera sans qu'on sache s'il amorcera la phase V ou s'il sera la conclusion de la phase IV du Marvel Cinematic Universe, après Thor: Love and Thunder (où Tessa Thompson aura le droit à une romance lesbienne a priori), Ryan Coogler l'affirme: "On ne prend pas notre temps, nous essayons de faire les choses bien." Chadwick Boseman sera de la partie.

- Les séries. Anthony Mackie et Sebastian Stan reprendront leur costume de super-héros dans la série Disney + Falcon and the Winter Soldier, où s'ajoute Emily VanCamp (déjà l'agent SHIELD Sharon Carter). Bisha K. Ali écrira et réalisera la série Ms Marvel. Les séries She-Hulk et Moon Knight ont aussi été confirmées.

RÉINVENTIONS

- Cruella. Une réinvention de plus? Pas vraiment. La première image dévoilée du film sur l'affreuse méchante des 101 Dalmatiens, Cruella de Vil, incarnée par Emma Stone, se déroulera dans un Londres punk des seventies. Sorte de prequel pour expliquer sa méchanceté, à la manière de Maléfique. Réalisé par Craig Gillepsie (Moi, Tonya), le film met aussi en scène Emma Thompson, Paul Walter Hauser et Joel Fry. Sortie en mai 2021.

- La Belle et le clochard. Avec les voix de Tessa Thompson et Justin Theroux. Sur le même principe que Le Roi Lion et Le Livre de la jungle, ce classique Disney, réalisé par Charlie Bean (The Lego Ninjago Movie), est prévu pour le lancement de Disney +, le 12 novembre.

- Jungle Cruise. Dwayne Johnson et Emily Blunt seront les vedettes de Jungle Cruise, adapté d'une attraction de Disneyland, à l'instar de Pirates des Caraïbes. Une sorte d'A la poursuite du diamant vert, qu'on espère moins ringard que le résumé de Johnson, qui se voit comme un mec héroïque bottant le cul des méchants et sauvant la fille (certes plus intelligente). Rappelons qu'il est l'acteur le mieux payé du monde.

FAMILLE

- Noelle. C'est la cible principale de Disney +: les enfants et la famille. Parmi les programmes originaux qui seront dès cette fin d'année, sur la plateforme, on trouvera Noelle, film sur la fille du Père Noël, avec Anna Kendrick, entourée de Shirley MacLaine et Bill Hader. A l'origine, le film devait sortir en salles.

- Les Muppets. Kermit, Piggy et compagnie sont de retour aussi sous la forme d'une série de courts épisodes pour Disney +, à partir de 2020. Histoire de conjurer le mauvais sort apr§s l'échec au cinéma de Muppets Most Wanted et à la télévision de la série The Muppets.

- Soul. Un Pixar qui sort en juin en 2020. Le nouveau film de Pete Docter a annoncé son cast vocal: Jamie Foxx, dans le rôle d'un prof de musique qui rêve de jouer au club de jazz The Blue Note, Tina Fey, Daveed Diggs, Questlove et Phylicia Rasha. Le tout avec une BOF signée Jon Batiste, Trent Reznor et Atticus Ross.
Le pitch a été précisé. L'âme du professeur se retrouve séparée de son corps. Il atterrit à un séminaire nommé "You". C'est un lieu étrange où les jeunes âmes reçoivent leur formation, acquièrent leurs passions et leurs personnalités avant d'être envoyées vers des enfants à naître. Sur place, il fera la rencontre de 22, une jeune âme piégée au séminaire depuis plusieurs années.

- Un peu avant, en mars, Pixar présentera En avant (Onward), avec les voix de Tom Holland, Chris Pratt et Julia Louis-Dreyfus, histoire de deux frères elfes adolescents s’embarquent dans une quête extraordinaire pour découvrir s’il reste un peu de magie dans le monde.

- Un peu après, ce sera Raya and the Last Dragon, qui sera en salles en novembre 2020. Réalisé par Ral Briggs et Dean Wellins, ce récit aux influences asiatiques sera centré sur l’héroïne Raya, guerrière solitaire, qui s’allie à une bande de marginaux pour trouver le dernier dragon et restaurer l’harmonie dans le royaume de Kumandra.

NTM: un film et une série en préparation

Posté par vincy, le 14 août 2019

Ils se sont quittés mais le groupe NTM, figure emblématique du rap français, ont été récupérés par le cinéma et la télévision. Le long métrage Suprêmes (du nom de leur énorme carton Suprême NTM, 1998) retracera les débuts du duo composé par JoeyStarr et Kool Shen. Starr sera incarné par Théo Christine (SKAM, La dernière vague, Play, La finale) et Shen par Sandor Funtek (La vie d’Adèle, Dheepan, Nos vies formidables).

Le biopic est écrit par la réalisatrice Audrey Estrougo (Une histoire banale, La taularde) et Marcia Romano. Joey Starr et Kool Shen ont aidé au scénario.

Le récit se déroulera entre la formation du duo en 1988 et leur première grande salle parisienne en 1992. Le tournage de cette production Nord-Ouest est prévu début 2020.

Mais NTM va aussi faire l'objet d'une série et, réjouissons-nous: Katell Quillévéré (Suzanne, Un poison violent, Réparer les vivants) et Hélier Cisterne (Vandal) sont derrière le projet. Là encore Joey Starr et Kool Shen collaboreraient au scénario. Kool Shen a même confié qu'il n'était pas exclu qu'ils fassent une apparition. Netflix et Arte, selon le Parisien, seraient les diffuseurs.

Emmy Awards 2019 : Game Of Thrones s’offre un record de nominations

Posté par wyzman, le 16 juillet 2019

Les nominations pour les Emmy Awards qui se tiendront le 22 septembre prochains viennent d’être annoncés. Déjà vainqueurs l'an dernier, Game Of Thrones et The Marvelous Mrs. Maisel les dominent.

Duel au sommet

Les fans de séries télé le savent, les Emmy Awards sont communément reconnus comme les "Oscars du petit écran". Et cette année, à voir le nombre de séries de qualité nommées, il va sans dire que la compétition devrait être particulièrement rude. Notamment parce que le mastodonte de HBO Game Of Thrones vient de s’achever au terme d’une saison 8 particulièrement décriée par les fans mais tout de même suivie en moyenne par 12 millions d’Américains.

Cette année donc, Game Of Thrones s’offre donc un record parmi les records avec pas moins de 32 nominations en une seule édition. Jusque-là, le record était détenue par NYPD Blue et ses 27 nominations reçues en 1994. Après avoir explosé le records de récompenses reçues en un seule soirée à deux reprises (12 Emmy Awards en 2015 et 2016), la série de David Benioff et D. B. Weiss tire sa révérence en disposant déjà du plus grand nombre de nominations jamais totalisé par une série (161). Ne reste plus qu’à savoir combien d’Emmy Awards s’ajouteront aux 47 déjà remportés par la série et ses acteurs.

En parallèle, HBO continue d’être le ténor des Emmy Awards grâce à sa mini-série Chernobyl qui récolte le plus grand nombre de nominations pour ce type de programme cette année. Grand vainqueur de ces nominations, le réseau câblé HBO est nommé à 137 reprises et bat à plate couture l’autre studio à qui tout sourit ces dernières années, j’ai nommé Netflix et ses 117 mentions. Le 22 septembre prochain, ses séries particulièrement remarquées When They See Us, Russian Dollars et Fleabag tenteront de sortir leur épingle du jeu.

Série dramatique

Better Call Saul (AMC)
Bodyguard (Netflix)
Game of Thrones (HBO)
Killing Eve (AMC/BBC America)
Ozark (Netflix)
Pose (FX)
Succession (HBO)
This Is Us (NBC)

Série comique

Barry (HBO)
Fleabag (Amazon Prime)
The Good Place (NBC)
The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime)
Russian Doll (Netflix)
Schitt’s Creek (Pop)
Veep (HBO)

Mini-série

Chernobyl (HBO)
Escape at Dannemora (Showtime)
Fosse/Verdon (FX)
Sharp Objects (HBO)
When They See Us (Netflix)

Téléfilm

Black Mirror: Bandersnatch (Netflix)
Brexit (HBO)
Deadwood: The Movie (HBO)
King Lear (Amazon Prime)
My Dinner with Herve (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This Is Us)
Kit Harington (Game of Thrones)
Bob Odenkirk (Better Call Saul)
Billy Porter (Pose)
Milo Ventimiglia (This Is Us)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Emilia Clarke (Game of Thrones)
Jodie Comer (Killing Eve)
Viola Davis (How to Get Away With Murder)
Laura Linney (Ozark)
Mandy Moore (This Is Us)
Sandra Oh (Killing Eve)
Robin Wright (House of Cards)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson (Black-ish)
Don Cheadle (Black Monday)
Ted Danson (The Good Place)
Michael Douglas (The Kominsky Method)
Bill Hader (Barry)
Eugene Levy (Schitt’s Creek)

Meilleure actrice dans une série comique

Christina Applegate (Dead to Me)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel)
Julia Louis-Dreyfus (Veep)
Natasha Lyonne (Russian Doll)
Catherine O’Hara (Schitt’s Creek)
Phoebe Waller-Bridge (Fleabag

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Mahershala Ali (True Detective)
Benicio Del Toro (Escape at Dannemora)
Hugh Grant (A Very English Scandal)
Jared Harris (Chernobyl)
Jharrel Jerome (When They See Us)
Sam Rockwell (Fosse/Verdon)

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Amy Adams (Sharp Objects)
Patricia Arquette (Escape at Dannemora)
Aunjanue Ellis (When They See Us)
Joey King (The Act)
Niecy Nash (When They See Us)
Michelle Williams (Fosse/Verdon)

Emission de télé-réalité avec compétition

The Amazing Race (CBS)
American Ninja Warrior (NBC)
Nailed It (Netflix)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Top Chef (Bravo)
The Voice (NBC)

Talk show de variété

The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)
Full Frontal with Samantha Bee (TBS)
Jimmy Kimmel Live (ABC)
Last Week Tonight with John Oliver (HBO)
Late Late Show with James Corden (CBS)
Late Show with Stephen Colbert (CBS)

Meilleure actrice dans un second rôle de série dramatique

Gwendoline Christie (Game of Thrones)
Julia Garner (Ozark)
Lena Headey (Game of Thrones)
Fiona Shaw (Killing Eve)
Sophie Turner (Game of Thrones)
Maisie Williams (Game of Thrones)

Meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique

Alfie Allen (Game of Thrones)
Jonathan Banks (Better Call Saul)
Nikolaj Coster-Waldeau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Giancarlo Esposito (Better Call Saul)
Michael Kelly (House of Cards)
Chris Sullivan (This Is Us)

Meilleure actrice dans un second rôle de série comique

Alex Borstein (The Marvelous Mrs. Maisel)
Anna Chlumsky (Veep)
Sian Clifford (Fleabag)
Olivia Colman (Fleabag)
Betty Gilpin (GLOW)
Sarah Goldberg (Barry)
Marin Hinkle (The Marvelous Mrs. Maisel)
Kate McKinnon (Saturday Night Live)

Meilleur acteur dans un second rôle de série comique

Alan Arkin (The Kominsky Method)
Anthony Carrigan (Barry)
Tony Hale (Veep)
Stephen Root (Barry)
Tony Shalhoub (The Marvelous Mrs. Maisel)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure actrice dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Patricia Arquette (The Act)
Marsha Stephanie Blake (When They See Us)
Patricia Clarkson (Sharp Objects)
Vera Farmiga (When They See Us)
Margaret Qualley (Fosse/Verdon)
Emily Watson (Chernobyl)

Meilleur acteur dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Asante Blackk (When They See Us)
Paul Dano (Escape at Dannemora)
John Leguizamo (When They See Us)
Stellan Skarsgård (Chernobyl)
Ben Whishaw (A Very English Scandal)
Michael K. Williams (When They See Us)

Julianne Moore dans une série écrite par Stephen King

Posté par vincy, le 1 mai 2019

A l'affiche aujourd'hui de Gloria Bell, Julianne Moore est attendue sur la Croisette avec The Staggering Girl, moyen-métrage de Luca Guadagnino en clôture de la Quinzaine des réalisateurs. En attendant la sortie éventuelle de Bel Canto, elle sera aussi à l'affiche cet automne de La femme à la fenêtre, thriller de Joe Wright, adapté du best-seller éponyme, avec Amy Adams et de The Glorias: A Life on the Road, de Julie Taymor, où elle incarne, avec Alicia Vikander, la féministe Gloria Steinem.

L'actrice, récompensée aux Oscars, à Berlin, Venise et Cannes (grand chelem qu'elle partage avec Juliette Binoche, Jack Lemmon et Sean Penn), vient de signer pour produire, avec J.J. Abrams, et interpréter la série dramatique Lisey's Story, qui sera diffusée sur Apple.

Cette série en 8 épisodes est adaptée du livre de Stephen King, traduit en français sous le titre Histoire de Lisey (publié en 2007 et vendu à 150000 exemplaires dans l'Hexagone). L'auteur écrira la série, ce qui est assez rare.

L'histoire raconte celle de Lisey, qui, pendant 25 ans, a partagé les secrets et les angoisses de son mari Scott, un célèbre romancier, extrêmement complexe et tourmenté. Deux ans après sa mort, elle se décide à fouiller ses archives et à explorer le lieu terrifiant où il puisait son inspiration. C'est un monde ténébreux qu'elle va découvrir, en faisant face à des réalités sur son mari défunt, tout ce qu'elle avait enfoui et oublié...

Ce sera la première série où Julianne Moore tiendra la vedette. Elle a pourtant débuté sur le petit écran, en jouant dans une vingtaine d'épisodes du soap As the World Turns ou dans des téléfilms avant que sa carrière cinématographique n'explose en 1993-1995. Elle a aussi participé en guest à la sitcom 30 Rock durant 7 épisodes. En 2012, elle avait interprété la politicienne Sarah Palin dans Game Change de Jay Roach (pour HBO aux USA). Moore avait remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans un téléfilm ou une minisérie, le Emmy Award et le Screen Actors Guild Award dans cette même catégorie