Pablo Larrain, Lucia Puenzo et Daniela Vega réunis pour une série

Posté par vincy, le 15 octobre 2018

La série, nouvel eldorado des cinéastes? Le chilien Pablo Larrain s'y met à son tour en produisant La Jauria (La meute en français), qui se tournera dès janvier prochain. Producteur d'Une femme fantastique, Oscar du meilleur film en langue étrangère cette année, et Gloria (dont le remake américain sort cette année), le réalisateur est connu pour ses films politiques tels Santiago 73, post mortem, No, El Club, Neruda et Jackie.

Cette série en 8 épisodes mettra en vedette Daniela Vega, l'actrice principale d'Une femme fantastique, et Antonia Zegers, une fidèle des films de Larrain. C'est la cinéaste et écrivain argentine Lucia Puenzo (XXY, qui a reçu le Grand prix de la Semaine de la Critique à Cannes, Le Médecin de famille) qui pilotera l'écriture de ce projet.

Cette série policière en espagnol a pour cadre une école privée catholique où des étudiants en prennent le contrôle en signe de protestation contre l’agression sexuelle présumée d’un etudiant par un enseignant. Celle qui prend le leadership de cette protestation disparaît soudainement. Une vidéo apparaît où on la voit se faire violer par un groupe d'hommes non identifiables. Deux policières de la criminelle se mettent à la recherche de la jeune fille...

Dans la mouvance du phénomène #MeToo (#NiUnaMenos en Amérique latine) lancé l'an dernier, cette série s'inspire aussi d'un fait divers réel qui s'est déroulé en Espagne (l'affaire La Manada où une adolescente de 18 ans a été violée par un "gang" durant le Festival de Pampelune en 2016).

Associés à Fremantle, les frères Larrain assurent que cette série sur la révolution féministe sera majoritairement faite par des femmes.

C'est le premier projet pour Daniela Vega depuis Une femme fantastique. A l'écriture de la série actuellement, Lucia Puenzo, qui devrait filmer quelques épisodes, a récemment écrit et réalisé la série Cromo et scénarisé le film Los ultimos. D'autres épisodes seront réalisés par Marialy Rivas (Prix du scénario à Sundance en 2012) et Sergio Castro San Martin (La Mujer de Barro, sélectionné à Berlin).

La websérie « Le visiteur du futur » se prépare pour le cinéma

Posté par vincy, le 13 octobre 2018

Dans une discussion sur Twitter hier, l'auteur François Descraques a annoncé la préparation du long métrage adapté de sa websérie, Le visiteur du futur.

"C’est un projet actuellement en cours de financement produit par Pyramide et c’est avec notre équipe" explique-t-il. Un projet qui se travaille depuis 4 ans. Cette longue gestation se justifie ainsi: "Parce que faire 4 saisons, 45 Millions de vues, des BD, un roman, un jeu de plateau sur le Visiteur du Futur, c’est fort sympathique (instant frime) mais faire un « FILM », c’est une autre histoire qui demande une réflexion globale."

"L’ambition du projet est double : produire un film accessible au grand public ET aussi à destination des nombreux fans de la série. Et il m’a fallu du temps pour réussir à pondre un scénar qui remplit ces deux impératifs. (...) L’intrigue se passe après la série (et donc après le roman La Meute et la trilogie en manga de La Brigade Temporelle). Donc si vous avez tout vu, vous comprendrez toutes les références et vous pourrez frimer auprès de vos amis (ce que j’encourage)" précise-t-il (tout en faisant habilement la promo des autres déclinaisons), ajoutant que le casting de la websérie sera au complet et qu'il y aura de nouveaux personnages.

Le pitch est ainsi dévoilé: "Il vient du futur pour nous rendre visite, c’est le Visiteur du Futur ! Et cette fois, il doit empêcher une catastrophe nucléaire. Et il a un plan ! Mais la Brigade Temporelle est à ses trousses, et elle va tout faire pour l’empêcher de changer le cours du temps."

Le Visiteur du futur, série produite par Ankama depuis 2009, cumule 45 millions de visionnages en 4 saisons. Les deux dernières saisons ont été diffusées sur France 4.

Le tournage devrait se dérouler l'année prochaine.

LaCinetek démocratise les films du patrimoine avec une nouvelle offre

Posté par vincy, le 14 septembre 2018

Inaugurée en 2015, LaCinetek a lancé le 10 septembre son offre par abonnement. Les abonnés pourront découvrir 10 nouveaux chefs-d'œuvre du cinéma de patrimoine pour 2,99€ (sans engagement). A cela s'ajoute deux autres offres: un abonnement annuel de 30€ pour douze mois (soit deux mois offerts et 120 films par an) et un abonnement annuel à 59€ qui comprend un an d'accès à la Sélection du mois et 12 films à la carte issus du catalogue, dont le plus vieux film date de 1907!

Par conséquent, la nouvelle offre permet de voir 10 par mois sélectionnés autour d'une thématique, accompagnés de bonus exclusifs livrant l’analyse de réalisateurs et/ou d’extraits d’émissions sur le cinéma. Pour lancer cette offre, LaCinetek a fait appel aux internautes via Kiss Kiss Bank Bank pour assurer cette nouvelle formule. Près de 750 participants se sont ainsi pré-abonnés pour une valeur totale de 20000€, dépassant ainsi l'objectif initial.

Deux ans après son lancement, LaCinetek a séduit 20000 cinéphiles et compte 1000 abonnés. La plateforme propose déjà 62 listes de réalisateurs, de Audiard à Ozon, de Kiarostami à Kore-eda, un catalogue de plus de 925 films dont 200 inédits (introuvables sur les services concurrents.) en VàD, provenant de 60 pays, mais également 141 bonus exclusifs et 203 bonus archives. La boutique a vu son nombre de locations augmenter de 175% depuis début 2017. Les films les plus vendus sont Conversation secrète de Francis Fors Coppola, La Chèvre de Francis Veber, Les quatre cent coups de François Truffaut, Théorème de Pier Paolo Pasolini, Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen et L'Homme de Rio de Philippe de Broca.

Les films sont disponibles à la location (2,99 en SD et 3,99 en HD) et à l’achat (7 ,99 en SD et 9,99 en HD). Par ailleurs, depuis juin 2018, LaCinetek est aussi proposée aux abonnés Freebox.

Une personnalité invitée parrainera également chaque mois son film coup de cœur parmi les 10 de la liste, en le présentant dans une courte vidéo. Cette rentrée, Béatrice Dalle présente Accatone de Pier Paolo Pasolini, qu'elle considère comme un génie.

La thématique de l'offre de lancement tourne autour de la Première œuvre, "celle qui contient toutes les autres" avec au programme, outre Pasolini, Jacques Demy (Lola), Jean-Luc Godard (A bout de souffle), David Lynch (Eraserhead), Alain Resnais (Hiroshima mon amour), Jean Vigo (L’Atalante), George A. Romero (La Nuit des morts vivants), Gus Van Sant (Mala Noche), Georges Franju (La Tête contre les murs) et Barbara Loden (Wanda).

En octobre, les abonnés auront le droit à une sélection Boys Meets Girls, en novembre à l'Eternelle adolescence et en décembre à Enfance et cinéma.

LaCinetek est est une association loi 1901 fondée en 2014 par La Société des Réalisateurs de Films (La SRF) et LMC/UniversCiné, premier éditeur et prestataire technique VoD au service du cinéma indépendant. L'association est présidée par Pascale Ferran, vice-présidée par Cédric Klapisch et administrée par Laurent Cantet.

The Inn Crowd : Jim Parsons va produire une série sur un couple gay pour NBC

Posté par wyzman, le 13 septembre 2018

Actuellement au centre de l'attention depuis l'annonce de l'arrêt de The Big Bang Theory au terme de sa 12e saison, la star de la série, Jim Parsons, semble bien décidée à aller de l'avant.

Un projet adapté

Grâce à Big Bang Theory, Jim Parsons a acquis une notoriété impressionnante. Sheldon Cooper, son personnage de physicien inadapté social en a fait une star au point que CBS a lancé l'an dernier une série dérivée : Young Sheldon. Et tandis que The Big Bang Theory devrait s'achever en mai 2019, Jim Parsons, lui, ne chôme pas.

Si l'on en croit les informations recueillies par Deadline, l'acteur de 45 ans a d'ores et déjà trouvé la prochaine série qui lui permettra de briller : The Inn Crowd. Pour l'instant simplement annoncé comme producteur exécutif, Jim Parsons travaillerait en étroite collaboration avec David Holden (Young & Hungry, Shake It Up). Ce dernier est notamment l'auteur du script de The Inn Crowd, qui s'inspire d'un article éponyme de Tony Horwitz publié dans le New Yorker en 1999.

Lauréat du prix Pulitzer, Tony Horwitz raconte dans son article comment Patrick O’Connell et Reinhardt Lynch ont déclenché une polémique avec leur auberge : la population avait en effet le choix entre soutenir l'établissement qui aide les commerces locaux en attirant des stars ou s'opposer au projets d'expansion du couple.

Bien qu'aucune information n'ait été donnée quant à la distribution ou au tournage d'un pilote, nous savons déjà que le projet est produit par That’s Wonderful Productions (First in Human, A Kid Like Jake) et Warner Bros. TV (Shameless, Westworld, Riverdale). Si le projet arrivait au stade de série, cette comédie serait diffusée sur le réseau NBC.

Venise 2018 : Roma d’Alfonso Cuaron, Lion d’or réservé au petit écran?

Posté par kristofy, le 10 septembre 2018

Roma de par sa forme anti-commerciale semblait trop fragile pour remplir des salles de cinéma. Ce n'est pas ce qu'a pensé le jury de Guillermo del Toro. Le film, en compétition au 75e Festival de Venise, a raflé le Lion d'or. C'est donc la plateforme de streaming Netflix diffusera le film. Le même cas de figure s'est présenté pour Annihilation de Alex Garland, Anon d'Andrew Niccol, Wolf Brigade de Kim Jee-won ou Mowgli de Andy Serkis: les prédictions d'exploitation en salles étant synonyme de perte d'argent, les droits ont été achetés directement ou revendus à Netflix... Ce que craignait les professionnels à Cannes (une Palme d'or pas visible en salle de cinéma) vient donc de se produire à Venise : un grand film réservé à des abonnés de Netflix.

Depuis le refus de Cannes de prendre en compétition des films Netflix (dont Roma), la position de la plateforme de ne réserver 'ses' films qu'à ses abonnés a justement évolué vers une stratégie hybride, notamment en Corée du sud. Le producteur David Linde (Participant Media) assure que le contrat mixte une sortie en salles pour viser les Oscars et satisfaire le public art-et-essai et une diffusion mondiale sur Netflix.

Les Oscars dans le viseur

Car les cinéastes prestigieux, comme Alfonso Cuarón, veulent pouvoir concourir aux Oscar, ce qui exige que le film ait une sortie limitée dans certaines salles de New York et Los Angeles. De son côté, Netflix veut aussi être aux Oscars pour valoriser son catalogue. Dorénavant, certains films Netflix pourront bien être visibles dans certaines salles de cinéma, en dehors des festivals. Le jour où Roma sera disponible sur Netflix il y aura en même temps (dans certains pays en tout cas) une sortie "day and date", "in selected theaters". Par conséquent, Alfonso Cuarón sera en lice pour les prochains palmarès de fin d'année, ce qui arrange bien le Festival de Venise.

Cuaron est un habitué de la Mostra. Tout comme Cannes qui entretient ses cinéastes 'abonnés' ou chacun de leurs films y est sélectionné, Venise accueille régulièrement les oeuvres de certains fidèles, même si, de plus en plus, le festival ignore de nombreuses cinématographies, parie sur des valeurs sûres (en compétition) et choisit une stratégie hollywoodienne face à Toronto. Le cinéaste mexicain est presque chez lui à Venise depuis que Y tu mamá también avait été en compétition en 2001 en y remportant le prix du meilleur scénario, il y est de retour en 2006 pour présenter Les fils de l'Homme puis en 2010 où il fait l'ouverture de la Mostra avec Gravity. Enfin, en 2015, Alfonso Cuarón est le président du jury de Venise.

C'est justement après Gravity, cette aventure hollywoodienne spatiale avec George Clooney et Sandra Bullock, qui a emmené Alfonso Cuarón au plus haut avec 7 Oscars. Cette année, il est revenu sur le Lido en compétition pour présenter Roma.

Une fresque intime et vécue

Ce nouveau projet revient sur terre et, dans la forme, semble presque l'exact opposé : aucune star, retour au parlé mexicain (plus précisément la langue mixtèque), en noir et blanc, d'une durée de 2h15, avec une histoire de famille inspirée de son enfance. Il fallait sans doute cette apparente austérité pour prendre le temps de regarder vivre cette famille, dont l'ampleur est soulignée par des longs plans séquences et des mouvements de travelling en ligne droite. Durant les années 1970 à Mexico et dans la région d'Oaxaca (sud du pays), on découvre d'abord la jeune Cleo dans son quotidien d'employée domestique d'une riche famille (nettoyer le sol, laver le linge, faire la cuisine...) puis au fur et à mesure l'ensemble de cette famille pour qui elle est servante : les enfants, leur mère et son mari. Celui-ci étant partant pour un long voyage, Cleo s'occupe beaucoup des enfants. Elle a des proches, qui comme elles travaillent au service de maisons. Durant son temps libre avec sa meilleure amie elle sort parfois avec des garçons pour aller au cinéma (voir Louis de Funès!). Elle va devoir annoncer qu'elle est enceinte à sa patronne, mais que le garçon ne veut plus la revoir...

La caméra à peine mobile de Alfonso Cuarón qui capte divers moments de vie est en surface une mise-en-scène simpliste. Mais dans le cadre de l'image, au second plan ou hors-champs, tout s'enrichit de gestes et de mouvements. Cette sobriété glisse toutefois vers plusieurs longs plans-séquences pleins de bravoure où des évènements-clés dramatiques se déroulent devant nos yeux : un accouchement éprouvant, un groupe armé qui envahit un magasin, une enfant qui risque de se noyer. A chaque film, le cinéaste aime défier le cinéma, entre audaces formelles et narration à tiroirs. Alfonso Cuarón présente Roma comme étant son film le plus personnel, l'histoire découlant de ses souvenirs. C'est, pour lui, une sorte d'hommage aux diverses femmes de son entourage d'enfance (Cleo est inspirée de sa babysitter) et ce à quoi elles ont dû faire face, comme justement faire un bébé toute seule pour l'une ou mentir à ses enfants en leur disant que leur père reviendra pour l'autre, durant une époque remplie de turbulences politiques (des nouvelles élections, des manifestations dans la rue).

Un récit intime pour lui, un film qu'il espère faire découvrir à un plus large public possible... sauf en France?

La Gaule réfractaire

Il y a de grandes chances que Roma ne soit pas diffusé dans l'Hexagone, soi-disant temple de la cinéphilie. Le blocage n'est plus du côté de Netflix (à condition qu'il trouve un distributeur), mais du côté de la Fédération Nationale des Cinémas Français (la FNCF, qui avait d'ailleurs fait annuler des séances d'avant-première gratuites de Okja, film Netflix en compétition à Cannes, à Paris en 2017) en lutte contre ce concurrent et perturbateur de la chronologie des médias. En France, la chronologie des média, actuellement en cours de renégociation, veut qu'un film sorti en salle ne soit disponible en SVOD que 3 ans après son exploitation (impensable pour Netflix, Amazon ou autres quand ils investissent des dizaines de millions d'euros dans les films des Coen, de Scorsese, Cuaron, Mackenzie, Greengrass ou Michod. La nouvelle réforme passerait le délais de 15 à 36 mois, ce qui n'a pas plus acceptable pour les plateformes de SvàD.

Tout le monde est finalement perdant dans cette histoire: les cinéphiles qui ne pourront pas voir le film sur grand écran, les salles de cinéma qui se privent à la fois d'un grand film qui peut séduire de fidèles spectateurs et qui poussent ces spectateurs à s'abonner à Netflix (donc à se détourner d'une sortie au cinéma), le cinéma qui va devoir s'adapter à un écran de 1m50, ...

Ironiquement, on notera que le film de Cuaron sera projeté au prochain Festival Lumière, à Lyon, dirigé par Thierry Frémaux, patron cannois entravé dans sa liberté de programmer. Le film a déjà été présenté à Telluride. Il est déjà l'un des événements des festivals de Toronto, New York et Londres Il sera sur Netflix (et dans quelques cinémas américains et mexicains) le 14 décembre.

Une série issue de l’univers Jason Bourne

Posté par vincy, le 20 août 2018

Depuis le troisième épisode de la franchise Jason Bourne, Universal a toujours eu en tête de décliner l'univers de l'assassin-soldat amnésique créé par Robert Ludlum. Une bible avait été élaborée afin d'étendre la marque. Cela avait permis la production d'un film sans Matt Damon, Jason Bourne : L'héritage avec Jeremy Renner. Une nouvelle étape vient d'être franchie avec le développement d'une série pour USA Network, Treadstone.

Treadstone, on le rappelle est l'un des projets de la CIA pour constituer une armée d'agents spéciaux, des tueurs d'élite dont le cerveau est lavé et leur détermination à tuer sans failles. On découvre au fil des épisodes que d'autres opérations toutes aussi opaques et peu déontologiques ont été lancées par l'agence d'espionnage américaine, comme Blackbriar, Outcome et LARX.

La première saison suivra une myriade d'agentes dormantes autour de la planète, qui sont mystérieusement remis en service pour se lancer dans des missions fatales. La production, assurée par Universal Cable, débutera en 2019. L'écriture a été confiée à Tim Kring (créateur des séries Strange World, Heroes et Touch) et le pilote sera réalisé par Ramin Bahrani (99 homes, Fahrenheit 451).

La franchise a rapporté 1,6 milliard de dollars dans le monde. Si Universal rêve toujours d'un sixième film, Matt Damon a confié qu'il ne reprendrait sans doute pas du service, considérant que le public allait se lasser de son personnage.

Ryan Reynolds et Mélanie Laurent chez Michael Bay

Posté par vincy, le 18 août 2018

Mélanie Laurent et Payman Maadi rejoignent Ryan Reynolds dans le prochain film de Michael Bay, 6 Underground, dont le tournage vient de débuter. Ce sera le plus gros budget jamais diffusé sur Netflix, qui prévoit une mise en ligne en 2019.

La star de Deadpool sera en terrain conquis puisque ce sont les scénaristes de son héros "Comics" qui sont à l'écriture, Rhett Reese et Paul Wernick, sans qu'on connaisse les détails du synopsis.

Dave Franco, Corey Hawkins, Adria Ariona, Manuel Garcia-Ruffo, Ben Hardy, Lior Raz sont aussi au générique.

Mélanie Laurent, qui va présenter sa dernière réalisation (et première réalisation anglo-saxonne) Galveston (avec Elle Fanning et Ben Foster), à Toronto en septembre, sera à l'affiche cet automne de Operation Finale, thriller historique de Chris Weitz, avec Oscar Isaac, et du mélodrame familial Mia et le lion blanc de Gilles de Maistre. Aux Etats-Unis, elle est principalement connue pour avoir tourné avec Tarantino (Inglourious Basterds) et Villeneuve (Enemy).

L'Iranien Payman Maadi a déjà tourné avec Michael Bay (13 Hours). Le public international le connaît surtout pour son rôle de mari en instance de divorce dans Une séparation d'Asghar Farhadi.

Michael Bay, réputé pour sa franchise Transformers, avait par ailleurs annoncé un autre projet, Robopocalypse, adapté du roman SF de Daniel H. Wilson, où une intelligence artificielle a décidé d'éradiquer l'humanité. Initialement, le film devait être réalisé par Steven Spielberg.

Ethan Peck sera le Spock de Star Trek : Discovery

Posté par wyzman, le 14 août 2018

L'info est tombée il y a quelques minutes seulement : c'est l'acteur américain Ethan Peck qui reprendra le rôle mythique de Monsieur Spock dans la saison 2 de Star Trek : Discovery !

Un quasi-inconnu

Seul personnage de la saga à avoir traversé toutes les ères de Star Trek, Monsieur Spock figure parmi les personnages préférés des fans. Lors du dernier Comic-Con, les plus attentifs ont noté qu'Alex Kurtzman, producteur exécutif de la série, avait annoncé l'arrivée de l'une des figures majeures du show dans la deuxième saison du programme disponible sur CBS All Access, la plateforme de streaming de CBS.

Il y a quelques minutes, Alex Kurtman s'est donc exprimé pour annoncer officiellement l'arrivée de Spock dans la série qu'il produit. "A travers 52 ans de télévision et de films, un univers parallèle et un univers miroir, M. Spock reste le seul membre de l'équipage d'origine à avoir traversé toutes les époques de Star Trek" a-t-il déclaré. "Le grand Leonard Nimoy, puis le brillant Zachary Quinto ont apporté une humanité incomparable à un personnage à jamais déchiré entre logique et émotions."

"Nous avons cherché pendant des mois un acteur qui, comme eux, apporterait sa propre interprétation au rôle. Un acteur qui, comme eux, incarnerait sans effort les plus grandes qualités de Spock, au-delà de la logique évidente: l'empathie, l'intuition, la compassion, la confusion et le désir ardent. Ethan Peck a pénétré dans la pièce en disposant de toutes ces qualités, conscient de sa lourde responsabilité envers Leonard, Zack et les fans, et prêt à relever le défi au service de la protection et de l’expansion de l’héritage de Spock. Dans cet esprit, nous sommes ravis de l’accueillir dans la famille."

Attendu pour 2019, la deuxième saison de Star Trek : Discovery dispose déjà d'un trailer épique dévoilé lors du dernier Comic-Con. Et si le nom d'Ethan Peck ne vous dit rien, sachez que Star Trek : Discovery est loin d'être sa première série. Vous avez pu le voir dans That '70s Show, Gossip Girl et le film Twelve de Joel Schumacher.

Gal Gadot dans la peau d’Hedy Lamarr

Posté par vincy, le 11 août 2018

Un rôle inattendu pour Gal Gadot, connue désormais pour incarner Wonder Woman, dont la suite, Wonder Woman 1984, est actuellement en tournage.

L'actrice devrait se mettre dans la peau de l'icône Hedy Lamarr, star de l'âge d'or hollywoodien (Casbah, La fièvre du pétrole, Samson et Delilah) et inventrice (notamment de techniques ayant permis le Wifi et le GPS), dans une série qui chroniquerait son parcours, de l'Autriche bourgeoise puis nazie aux Etats-Unis, et sa carrière. Elle est à la fois sur le Walk of Fame d'Hollywood avec son étoile et au National Inventors of of Fame.

Showtime a demandé à Sarah Treem (In Treatment, House of Cards, The Affair) d'écrire la série.

L'intérêt pour l'actrice a ressuscité avec le documentaire Bombshell: The Hedy Lamarr Story, d'Alexandra Dean, sorti en juin en France, accompagné de la parution de son autobiographie jusque là inédite.

Mowgli passe de Warner à Netflix

Posté par vincy, le 28 juillet 2018

C'est un transfert inattendu. Le Mowgli d'Andy Serkis pour la Warner passe chez Netflix! La sortie est désormais prévue en 2019, mais sur le petit écran, dans le monde entier. C'est aussi une révolution : alors que Netflix commence à accepter l'idée de diffuser certains de ses films dans les salles, c'est la première fois qu'il récupère un film prévu pour les cinémas.

Netflix a donc obtenu les droits mondiaux de cette version du Livre de la jungle, adapté des histoires de Rudyard Kipling. Il y a un sacré casting : Christian Bale pour la voix de la panthère Bagheera, Cate Blanchett pour celle du serpent Kaa, Benedict Cumberbatch pour celle du tigre Shere Khan, Naomie Harris pour la louve Nisha et Andy Serkis lui-même pour l'ours Baloo. Sans oublier Peter Mullan, Jack Reynor, Eddie Marsan et Tom Hollander. Pour les personnages réels, le générique se complète de Matthew Rhys, Freida Pinto et Rohan Chand qui incarne Mowgli.

La seule hypothèse valable sur ce transfert insolite est la peur d'être comparé au carton de Disney récent autour de la même histoire. Sorti en 2016, Le Livre de la jungle avait rapporté 966M$ dans le monde. Le film, prévu à l'origine le 19 octobre prochain dans les salles, disparaît donc du "line-up" de la Warner pour devenir un événement Netflix en 2019, sans doute reformaté.

Serkis a toujours évoqué un film plus sombre, plus adulte et plus réaliste, plus fidèle à Kipling finalement. Possible que le studio Warner n'ait pas voulu prendre de risques en ratant la cible familiale. Mowgli promettait de ne pas être un conte de fée fantaisiste mais bien un film sur un enfant marginal en quête d'identité dans un monde cruel.

A l'origine, en 2013, les deux studios - Disney et Warner - ont lancé le projet d'adaptation en parallèle. Disney était dans sa logique de transposer en prises de vues réelles ses classiques animés tandis que Warner était dans la stratégie de "rebooter" pour un public plus actuel les classiques comme King Kong. Disney a été le plus rapide à dégainer le film. Le projet de Serkis nécessitait plus de travail technique, notamment en post-prod. D'abord programmé pour 2016, le film fut décalé rapidement à 2018.

Andy Serkis assume ses choix artistiques et techniques. Et affirme que Netflix est le bon partenaire. "Ce n'est vraiment pas un film pour les enfants. En salles, il aurait été interdit aux moins de 13 ans non accompagnés" explique-t-il. Comme pour Okja, il est persuadé que le diffuseur sait "vendre" ce genre de fables noires. Implicitement, il confirme qu'il va aller plus loin: "Cela va nous permettre d'aller encore plus profondément dans ce récit, avec des thèmes plus sombres, des sensations plus fortes et des moments plus effrayants. La violence entre les animaux n'est pas gratuite, mais elle existe. Cela va nous permettre de faire un film sans compromis."

"Netflix me permet de faire le film que je veux faire"

On comprend que Warner Bros risquait gros sur ce coup là, même si selon le réalisateur c'est un blockbuster dans la veine de l'Odyssée de Pi ou de La Planète des singes. Mais on saisit aussi que Serkis aurait du faire des concessions artistiques, ce que Netflix, apparemment, n'exige pas. "Netflix me permet de faire le film que je veux faire".

Jusque là Netflix avait acquis les droits pour des suites (Cloverfield) ou les droits internationaux pour les marchés étrangers (le reboot de Shaft, Annihilation d'Alex Garland).

Là, on entre dans un autre univers... Warner Bros peut toujours compter sur A Star is Born, Les Animaux fantastiques 2 et Aquaman cet automne. Mais dans l'histoire, c'est bien Netflix et autres Amazon qui deviennent le refuge pour des cinéastes qui veulent garder la maîtrise de leurs projets.