Harvey Weinstein : anatomie d’une sale affaire

Posté par wyzman, le 17 octobre 2017


C'est le scandale qui agite Hollywood (et donc la planète entière) depuis près de deux semaines. L'autrefois intouchable producteur Harvey Weinstein est accusé de harcèlement et d'agression sexuels. Comme nous, les médias américains sont d'avis que cette affaire est synonyme de clap de fin pour le nabab, co-fondateur de Miramax et de The Weinstein Company - avant un retour.

La magie d'Hollywood et des avocats surpayés aidant, le producteur de Pulp Fiction, Sin City ou encore Happiness Therapy pourrait en effet réatterrir sur ses pattes sans même passer par la case prison. Mais tout cela sera pour un autre épisode, tout aussi tumultueux.

Pour l'instant, concentrons-nous sur l'un des plus grands scandales qui ait jamais touché l'industrie du cinéma (ce n'est pas le premier).

Les victimes

Le 5 octobre dernier, Jodi Kantor et Megan Twohey publient un article dans le New York Times dans lequel elles accusent Harvey Weinstein de faits de harcèlement sexuel sur des actrices. L'article est porté par les témoignages d'Ashley Judd et Rose McGowan, ainsi que par les commentaires de victimes dont l'identité n'est pas révélée. Quelques jours plus tard, The New Yorker donne le coup de grâce au producteur : Lucia Evans, Asia Argento, Rose McGowan, Lysette Anthony et une cinquième femme (dont l'identité n'est pas révélée) l'accusent de viol.

Plus les jours passent, plus The New York Times, The New Yorker et même The Guardian dévoilent des témoignages de femmes qui ont eu le malheur de croiser la route d'un Harvey Weinstein en rut, avec ou sans peignoir. Parmi ces femmes, on trouve ainsi les actrices Rosanna Arquette, Kate Beckinsale, Emma de Caunes, Cara Delevingne, Judith Godrèche, Romola Garai, Heather Graham, Claire Forlani, Eva Green, Jessica Hynes, Florence Darel, Mira Sorvino, Ashley Judd, Angelina Jolie, Minka Kelly, Gwyneth Paltrow, Sarah Polley, Mia Kirshner, Léa Seydoux. Et la liste ne s'arrête pas là ! Asia Argento s'est ouverte au public en racontant son triste passé de femme violée, harcelée et abusée.

Ceux qui l'avaient dit

Les récents articles des médias cités plus haut l'attestent tous : le petit monde hollywoodien était au courant des pratiques de Harvey Weinstein. Mais entre ceux qui l'ont aidé à payer, soudoyer, faire taire ses victimes, ceux qui avaient peur de lui et ceux qui assurent n'avoir eu vent que de "rumeurs", il est possible de comprendre comment un tel monstre a pu récidiver sur plusieurs décennies. Courtney Love avait déjà laissé entendre que le comportement d'Harvey Weinstein laissait à désirer avec les jeunes actrices dès 2005. Des blagues irrévérencieuses, notamment celle de Seth McFarlane lors de la cérémonie des Oscars 2013 trouvent aujourd'hui un drôle d'écho, sans oublier le personnage de Harvey Weingard dans Entourage, décrit comme agressif, harceleur et vulgaire.

Dans 30 Rock, le personnage de Jenna Maroney (Jane Krakowski) balance quand même: "Oh arrête, je n’ai peur de personne dans le show-business. J’ai refusé des rapports sexuels avec Harvey Weinstein à trois occasions différentes… sur cinq."

Cependant, Gwyneth Paltrow assure s'être confiée à Brad Pitt, son petit ami de l'époque qui aurait exigé de Harvey Weinstein qu'il ne touche plus l'actrice. Par la suite, le producteur aurait demandé à Paltrow de ne plus jamais évoquer le sujet avec qui que ce soit. De son côté, Angelina Jolie aurait été harcelée pendant la promotion de La Carte du cœur. Le film était distribué par Miramax et Harvey Weinstein l'aurait approchée dangereusement dans une chambre d'hôtel. Résultat : l'actrice a fait de son mieux pour ne plus croiser sa route et aurait "prévenu les autres d'en faire de même".

Au micro de la BBC, la partenaire de Bob Weinstein, Kathy DeClesis, a reconnu que ce que faisait Harvey "n'était pas un secret pour le cercle fermé". Quand le prédateur n'agressait pas ses employées, il faisait appel à elles pour qu'elles organisent des rendez-vous dans des chambres d'hôtel avec de jeunes actrices. De temps à autre, les employées l'accompagnaient comme l'assure Léa Seydoux, avant de disparaître et de laisser les actrices livrées à elle-même.

Autrefois employée par TWC, Lauren O'Connor aurait envoyé une note à ses cadres pour décrire ce que les femmes devaient supporter au sein de l'entreprise, elle y compris. Tout cela après avoir découvert que sa collègue Emily Nestor avait été contrainte de masser Harvey Weinstein. Et Harvey Weinstein avait jusque-là de si grandes connexions qu'il se murmure même qu'une chaîne comme NBC a préféré fermer les yeux sur les accusations portées par plus d'une trentaine de femmes.

Au cours de l'émission "Hardtalk" de BBC World, la grande amie de Harvey Weinstein, Jane Fonda a avoué avoir eu vent des accusations de harcèlement sexuel l'an dernier mais ne pas l'avoir dénoncé pour ne pas avoir à révéler l'identité de celles qui l'accusaient. "J'aurais dû être plus courageuse et je pense qu'à partir de maintenant je le serai quand j'entendrai de telles histoires", a-t-elle déclaré.

Les conséquences pour la société

The Weinstein Company a beau employer 180 personnes, ce ne sera pas le cas encore longtemps. En effet, si Robert "Bob" Weinstein assurait le week-end dernier qu'il souhaitait sauver la société, cela passera nécessairement par de nouveaux investisseurs (via le fonds d'investissement Colony Capital, en négociations depuis hier pour acquérir une grande partie du capital, et donc du catalogue, de la société), un changement de nom, une restructuration et donc des licenciements. Déjà Hachette Books US a fermé jeudi dernier la filiale Weinstein Books. Une fois n'est pas coutume, le scandale sexuel entourant un seul homme pourrait mener à la perte de leur emploi pour des dizaines d'autres.

Si les films produits et distribués par The Weinstein Company et Miramax ont récolté plus de 300 nominations aux Oscars, cette page de l'histoire devra bientôt être tournée. A l'origine prévu pour une sortie le 24 novembre prochain, The Current War pourrait être décalé à 2018 afin d'éviter de faire un bide au box-office. Le film est en effet un drame historique avec Benedict Cumberbatch, Michael Shannon, Nicholas Hoult, Katherine Waterston et Tom Holland dont l'exploitation collait parfaitement à l'Awards season mais qui est malheureusement distribué par TWC.

Les réactions

Depuis les révélations du New York Times et du New Yorker, plus personne ne tient en place. Les 54 membres du conseil de direction de l'Académie des Oscars ont ainsi exclu Harvey Weinstein. Cette décision aurait d'ailleurs été votée "bien au-delà de la majorité requise des deux tiers" précise le communiqué de presse.

Et parce que les langues se sont largement déliées ces derniers jours, politiques et organisateurs de festivals prennent petit à petit conscience de l'ampleur du scandale. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu'il souhaitait retirer la Légion d'honneur à Weinstein, une décision saluée (en français) par Rose McGowan.  Et pendant que Deauville efface le nom de Harvey Weinstein des Planches, le Festival de Cannes, par les voix de Pierre Lescure et Thierry Fremeaux dénoncent "un comportement impardonnable qui ne peut susciter qu'une condamnation". Dans Quotidien (TMC), hier soir, les producteurs Marc Missionnier et Charles Gillibert, ont appelé à cessé ces pratiques et encouragé la libération de la parole.

Quentin Tarantino, qui lui doit beaucoup, a été obligé de prendre ses distances: "Ces dernières semaines, j'ai été abasourdi et j'ai eu le cœur brisé par les révélations faites sur mon ami de 25 ans, Harvey Weinstein. J'ai besoin de quelque jours de plus pour gérer ma peine, mes émotions, ma colère et mes souvenirs, et ensuite, je prendrai publiquement la parole."

Du du côté des réseaux sociaux, la fermeture temporaire du compte Twitter de Rose McGowan a suscité la colère des internautes. Certaines femmes ont décidé de boycotter la plateforme, rappelant au passage que le compte de Donald Trump est toujours opérationnel et qu'il menace quotidiennement de déclencher une guerre nucléaire. D'autres femmes (et quelques hommes) ont décidé de donner de la voix en lançant #BalanceTonPorc, un hashtag sous lequel ils racontent leurs expériences de harcèlement sexuel.

Aux Etats-Unis c'est l'actrice de Charmed Alyssa Milano qui s'est emparée du réseau social à l'oiseau bleu pour #MeToo, le pendant anglophone de #BalanceTonPorc. Le hashtag a d'ores et déjà été relayé par les actrices Debra Messing (Will & Grace), Anna Paquin (True Blood), Pauley Perrette (NCIS), Rosario Dawson (Daredevil), Evan Rachel Wood (Westworld) ou encore Gabrielle Union (Being Mary Jane).

C'est un feuilleton qui n'est pas terminé. Mais une chose est certaine: dans le marché sans foi ni loi hollywoodien, machine à broyer par excellence, l'industrie a décidé de se réguler et de jouer la transparence. La sale affaire pourrait amener d'autres cas. Les hommes et des femmes de pouvoir, qui ont harcelé actrices, acteurs, mannequins, employé(e)s, peuvent désormais craindre pour leur avenir. Le patron d'Amazon Studios, Roy Price, accusé de harcèlement en fin de semaine dernière, a d'ailleurs été évincé.

Game Over?

Le box-office estival oublie les LGBTQ

Posté par wyzman, le 23 septembre 2017

Une fois n'est pas coutume, la GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) vient de mettre en ligne un nouveau rapport concernant la visibilité et le traitement de la communauté LGBTQ à travers des œuvres de la pop culture. Cette fois, il est question des films de grands studios sortis cet été, c'est-à-dire entre le 1er juin et le 1er septembre. Et comme vous pouvez vous en douter, le constat est sans appel : les LGBTQ ont encore une fois été oubliés des "gros films".

Le rapport se base donc sur 25 films sortis entre ces dates et les analyse sous le spectre du test Vito Russo. Nommé après l'un des fondateurs de la GLAAD, le test s'intéresse à la présence de personnages LGBTQ, à l'importance donnée à la sexualité du ou des personnages dans chaque film ainsi qu'au poids du personnage LGBTQ au sein de l'intrigue principale. Malgré les sorties de (bons) films tels que Moonlight, Get Out et Les Figures de l'ombre qui ont été des succès critiques et publics, la GLAAD regrette que l'été soit encore un véritable désert pour les projets portés par des personnages issus de la diversité ou de la communauté LGBTQ.

Ainsi, seuls deux films ont réussi le test Vito Russo. Il y a tout d'abord Pire Soirée, une comédie dans laquelle Scarlett Johansson et quatre amies de fac se retrouvent pour une soirée entre célibataires (un flop au box office). Puis vient Do It Like An Hombre, une autre comédie mais cette fois sur un trio d'amis légèrement homophobes qui implose le jour où l'un d'entre eux fait son coming out et tente de changer la mentalité de ses compères. Bien que maladroits et parfois juste offensants, Pire Soirée et Do It Like An Hombre comptent chacun 4 personnages LGBTQ.

Mais le rapport pointe également l'absence cruciale de diversité dans les autres films sortis cet été. De Spider-Man : Homecoming à Dunkirk en passant par Wonder Woman, Baby Driver, La Momie ou encore Hitman & Bodyguard, tous ont échoué au test Vito Russo. Néanmoins, cet échec peut s'expliquer pour certains et en partie par l'intrigue même du film.

Olivia de Havilland, 101 ans, attaque FX Networks:  » Je n’ai jamais traité ma sœur de garce »

Posté par vincy, le 18 septembre 2017

Olivia de Havilland est en colère. A 101 ans, malgré son absence des écrans depuis 1988, l'actrice est sorti de son silence. Cette "parisienne" (depuis 1953) n'a pas supporté une réplique dans la série Feud diffusée sur FX Networks.

La série se concentre sur des célèbres duos antagonistes. La première saison opposait ainsi les deux comédiennes mythiques Bette Davis et Joan Crawford, respectivement incarnée par Susan Sarandon et Jessica Lange. Olivia de Havilland y est interprétée par Catherine Zeta-Jones. Dans l'un des épisodes, le personnage Olivia de Havilland traite de "bitch" (garce) sa sœur Joan Fontaine (oscarisée elle aussi). "Je n'utilise pas genre de vulgarité" précise-t-elle. "Je n'ai jamais traité ma sœur de garce".

La doyenne du cinéma hollywoodien a porté l'affaire en justice. Elle affirme n'avoir jamais traité sa sœur ainsi, même si elle a admit l'avoir surnommée "la dragonne". Olivia de Havilland avoue avoir été offensée par la manière dont les scénaristes l'ont décrite dans cette série (où elle apparait dans 6 des 8 épisodes). Dans l'épisode qui est au cœur de ce procès, Catherine Zeta-Jones joue la vedette d'Autant en emporte le vent, et livre des ragots lors d'une interview. Cette interview n'a jamais eu lieu, mais les avocats de FX Networks affirment qu'elle est basée sur des faits réels. Et que la vénérable comédienne a bien utilisé le mot "bitch" à certaines occasions, archives à l'appui.

Tout le problème pour les producteurs de Feud est qu'Olivia de Havilland est toujours vivante contrairement à Bette Davis, Joan Crawford, Jack Warner, Anne Brancroft, George Cukor ou Franck Sinatra, les autres personnages de la série. Ceux-là ne peuvent pas se plaindre. C'est aussi l'occasion pour De Havilland, qui hurle à la malhonnêteté des producteurs, de rétablir quelques vérités. Proche amie de Bette Davis, elle refuse de voir leurs nom salis et leurs réputations trainées dans la boue avec une docufiction "sensationnaliste".

Le procès a été fixé au 27 novembre. D'ici là FX Networks aura lancé la deuxième saison de Feud, avec, au centre des intrigues, le prince Charles et Lady Di.

Pour le reste, amis lecteurs, sachez qu'Olivia de Havilland et sa sœur Joan Fontaine ne cachaient ni leur rivalité ni leur jalousie. Depuis l'enfance, elles s'accrochaient. Elles ont convoité le même homme, Howard Hugues, et les mêmes rôles (Olivia obtint Autant en emporte le vent, mais Joan gagna celui de Rebecca). Joan Fontaine, qui a bien entretenu les rancœurs dans cette histoire, disait: "Je me suis mariée avant Olivia, j'ai remporté l'Oscar avant elle, et, si je meurs la première, elle sera sans aucun doute furieuse que je l'aie battue". Longtemps, elles ont refusé d'être ensemble sur une photo ou dans une retransmission télévisée. Elles ne se parlaient plus depuis la mort de leur mère. Ça n'a pas empêché Olivia d'être "choquée et attristée" quand elle a apprit le décès de frangine. Sans doute rassurée d'avoir battu sa sœur, "une simple saveur du moment" comme elle la définissait, avec deux Oscars, une filmographie plus dense et plus longue, et le prestigieux rôle de présidente de jury à Cannes en 1965: ce fut la première femme à tenir ce rôle.

Emmy Awards 2017 : The Handmaid’s Tale et Big Little Lies grands vainqueurs

Posté par wyzman, le 18 septembre 2017

C'est hier soir que se tenait les 69e Emmy Awards. Une cérémonie marquée par les victoires de The Handmaid's Tale (meilleure série dramatique), Veep (meilleure série comique) et Big Little Lies (meilleure mini-série). Plus encore, ces Emmy Awards étaient l'occasion de marquer un peu l'histoire de la télévision puisque Sterling K. Brown y est devenu le premier Noir américain à remporter un Emmy Award de meilleur acteur en 19 ans pour son rôle dans This Is Us tandis que Donald Glover (Atlanta) a accédé au titre de premier réalisateur Noir américain à être sacré dans la catégorie comédie.

A noter : malgré un total de 41 nominations, Westworld et Stranger Things sont toutes les deux reparties bredouilles des Emmy Awards 2017. Ainsi Big Litlle Lies et The Handmaid's Tale ont gagné 5 prix chacun, champions de la soirée (et 8 chacun si on prend en compte les Emmy Creative Arts remis le week-end dernier). Côté diffuseurs, HBO ne lâche rien avec 29 récompenses, devant les 20 de Netflix et les 10 de Hulu, qui surgit comme un acteur aussi inattendu qu'intcontournable. Amazon en revanche n'a obtenu que 2 prix.

Notons que Julia Louis-Dreyfus est rentrée dans l'histoire des Emmys avec son sixième trophée en tant que meilleure actrice pour le même rôle (dans Veep). Du jamais vu. Jusque là le record était de cinq prix (Candice Bergen et Don Knotts). La comédienne est aussi désormais au panthéon avec le record d'Emmy pour un acteur ou une actrice, puisque tout au long de sa carrière, elle en a obtenu 8 au total (ex-aequo avec Cloris Leachman).

Dans un palmarès très diversifié, notons enfin qu'avec son Emmy du meilleur réalisateur, Reed Morano est seulement la troisième femme à obtenir ce prix, et la première en 22 ans!

La liste des gagnants est à découvrir ci-dessous :

Meilleure série dramatique
“Better Call Saul” (AMC)
“The Crown” (Netflix)
“The Handmaid’s Tale” (Hulu)
“House of Cards” (Netflix)
“Stranger Things” (Netflix)
“This Is Us” (NBC)
“Westworld” (HBO)

Meilleure série comique
“Atlanta” (FX)
“Black-ish” (ABC)
“Master of None” (Netflix)
“Modern Family” (ABC)
“Silicon Valley” (HBO)
“Unbreakable Kimmy Schmidt” (Netflix)
“Veep” (HBO)

Meilleure mini-série
“Big Little Lies” (HBO)
“Fargo” (FX)
“Feud: Bette and Joan” (FX)
“The Night Of” (HBO)
“Genius” (National Geographic)

Meilleur téléfilm
“Black Mirror: San Junipero” (Netflix)
“Dolly Parton’s Christmas Of Many Colors: Circle Of Love” (NBC)
“The Immortal Life Of Henrietta Lacks” (HBO)
“Sherlock: The Lying Detective (Masterpiece)” (PBS)
“The Wizard Of Lies” (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique
Sterling K. Brown (“This Is Us”)
Anthony Hopkins (“Westworld”)
Bob Odenkirk (“Better Call Saul”)
Matthew Rhys (“The Americans”)
Liev Schreiber (“Ray Donovan”)
Kevin Spacey (“House of Cards”)
Milo Ventimiglia (“This Is Us”)

Meilleure actrice dans une série dramatique
Viola Davis (“How to Get Away with Murder”)
Claire Foy (“The Crown”)
Elisabeth Moss (“The Handmaid’s Tale”)
Keri Russell (“The Americans”)
Evan Rachel Wood (“Westworld”)
Robin Wright (“House of Cards”)

Meilleur acteur dans une série comique
Anthony Anderson (“black-ish”)
Aziz Ansari (“Master of None”)
Zach Galifianakis (“Baskets”)
Donald Glover (“Atlanta”)
William H. Macy (“Shameless”)
Jeffrey Tambor (“Transparent”)

Meilleure actrice dans une série comique
Pamela Adlon (“Better Things”)
Tracee Ellis-Ross (“black-ish”)
Jane Fonda (“Grace and Frankie”)
Lily Tomlin (“Grace and Frankie”)
Allison Janney (“Mom”)
Ellie Kemper (“Unbreakable Kimmy Schmidt”)
Julia Louis-Dreyfus (“Veep”)

Meilleur acteur dans une mini-série
Riz Ahmed (“The Night Of”)
Benedict Cumberbatch (“Sherlock: The Lying Detective”)
Robert De Niro (“The Wizard of Lies”)
Ewan McGregor (“Fargo”)
Geoffrey Rush (“Genius”)
John Turturro (“The Night Of”)

Meilleure actrice dans une mini-série
Carrie Coon (“Fargo”)
Felicity Huffman (“American Crime”)
Nicole Kidman (“Big Little Lies”)
Jessica Lange (“Feud”)
Susan Sarandon (“Feud”)
Reese Witherspoon (“Big Little Lies”)

Meilleur acteur de second rôle dans une série dramatique
John Lithgow (“The Crown”)
Jonathan Banks (“Better Call Saul”)
Mandy Patinkin (“Homeland”)
Michael Kelly (“House of Cards”)
David Harbour (“Stranger Things”)
Ron Cephas Jones (“This Is Us”)
Jeffrey Wright (“Westworld”)

Meilleure actrice de second rôle dans une série dramatique
Ann Dowd (“The Handmaid’s Tale”)
Samira Wiley (“The Handmaid’s Tale”)
Uzo Aduba (“Orange Is the New Black”)
Millie Bobby Brown (“Stranger Things”)
Chrissy Metz (“This Is Us”)
Thandie Newton (“Westworld”)

Meilleur acteur de second rôle dans une série comique
Alec Baldwin (“Saturday Night Live”)
Louie Anderson (“Baskets”)
Ty Burrell (“Modern Family”)
Tituss Burgess (“Unbreakable Kimmy Schmidt”)
Tony Hale (“Veep”)
Matt Walsh (“Veep”)

Meilleure actrice de second rôle dans une série comique
Kate McKinnon (“Saturday Night Live”)
Vanessa Bayer (“Saturday Night Live”)
Leslie Jones (“Saturday Night Live”)
Anna Chlumsky (“Veep”)
Judith Light (“Transparent”)
Kathryn Hahn (“Transparent”)

Meilleur acteur de second rôle dans une mini-série
Bill Camp (“The Night Of”)
Alfred Molina (“Feud: Bette and Joan”)
Alexander Skarsgård (“Big Little Lies”)
David Thewlis (“Fargo”)
Stanley Tucci (“Feud: Bette and Joan”)
Michael K. Williams (“The Night Of”)

Meilleur actrice de second rôle dans une mini-série
Judy Davis (“Feud: Bette and Joan”)
Laura Dern (“Big Little Lies”)
Jackie Hoffman (“Feud: Bette and Joan”)
Regina King (“American Crime”)
Michelle Pfeiffer (“The Wizard of Lies”)
Shailene Woodley (“Big Little Lies”)

Meilleur programme de variété
“Full Frontal With Samantha Bee” (TBS)
“Jimmy Kimmel Live!” (ABC)
“Last Week Tonight With John Oliver” (HBO)
“The Late Late Show With James Corden” (CBS)
“Real Time With Bill Maher” (HBO)
“The Late Show with Stephen Colbert” (CBS)

Meilleure émission de compétition
“The Amazing Race” (CBS)
“American Ninja Warrior” (NBC)
“Project Runway” (Lifetime)
“RuPaul’s Drag Race” (vh1)
“Top Chef” (Bravo)
“The Voice” (NBC)

Meilleure émission de sketches
“Billy On The Street” (truTV)
“Documentary Now!” (IFC)
“Drunk History” (Comedy Central)
“Portlandia” (IFC)
“Saturday Night Live” (NBC)
“Tracey Ullman’s Show” (HBO)

Meilleure réalisation pour une série dramatique
Vince Gilligan (“Better Call Saul”)
Stephen Daldry (“The Crown”)
Reed Morano (“The Handmaid’s Tale”)
Kate Dennis (“The Handmaid’s Tale”)
Lesli Linka Glatter (“Homeland”)
The Duffer Brothers (“Stranger Things”)
Jonathan Nolan (“Westworld”)

Meilleure réalisation pour une série comique
Donald Glover (“Atlanta”)
Jamie Babbit (“Silicon Valley”)
Mike Judge (“Silicon Valley”)
Morgan Sackett (“Veep”)
David Mandel (“Veep”)
Dale Stern (“Veep”)

Meilleure réalisation pour une mini-série
Jean-Marc Vallee (“Big Little Lies”)
Noah Hawley (“Fargo”)
Ryan Murphy (“Feud: Bette & Joan”)
Ron Howard (“Genius”)
James Marsh (“The Night Of”)
Steve Zaillian (“The Night Of”)

Meilleure réalisation pour une émission de variété
Derek Waters & Jeremy Konner (“Drunk History”)
Andy Fisher (“Jimmy Kimmel Live”)
Paul Pennolino (“Last Week Tonight with John Oliver”)
Jim Hoskinson (“The Late Show with Stephen Colbert”)
Don Roy King (“Saturday Night Live”)

Meilleure écriture pour une série dramatique
Joe Weisberg and Joel Fields (“The Americans”)
Gordon Smith (“Better Call Saul”)
Peter Morgan (“The Crown”)
Bruce Miller (“The Handmaid’s Tale”)
The Duffer Brothers (“Stranger Things”)
Lisa Joy and Jonathan Nolan (“Westworld”)

Meilleure écriture pour une série comique
Donald Glover (“Atlanta”)
Stephen Glover (“Atlanta”)
Aziz Ansari and Lena Waithe (“Master of None”)
Alec Berg (“Silicon Valley”)
Billy Kimball (“Veep”)
David Mandel (“Veep”)

Meilleure écriture pour une mini-série
David E. Kelley (“Big Little Lies”)
Charlie Brooker (“Black Mirror: San Junipero”)
Noah Hawley (“Fargo”)
Ryan Murphy (“Feud: Bette and Joan”)
Jaffe Cohen, Michael Zam and Ryan Murphy (“Feud: Bette and Joan”)
Richard Price and Steven Zaillian (“The Night Of”)

Meilleure écriture pour un programme de variété
“Full Frontal with Samantha Bee”
“Last Week Tonight with John Oliver”
“Late Night with Seth Meyers”
“The Late Show with Stephen Colbert”
“Saturday Night Live”

Venise 2017 : Lion d’or pour Robert Redford et Jane Fonda

Posté par kristofy, le 3 septembre 2017

Leurs deux noms réunis ensemble convoquent tout un pan de l’histoire du cinéma américain: Robert Redford et Jane Fonda ont reçu chacun un Lion d’or d’honneur pour leur carrière à cette 74e Mostra de Venise. Ils sont venus à Venise présenter leur 4ème film tourné ensemble : Nos âmes la nuit (Our Souls at Night) de Ritesh Batra.

Redford avec ses 81 ans est acteur depuis les années 60, magnifié par Robert Mulligan, Sidney J. Furie, Peter Yates, Alan J. Pakula, Richard Attenborough, Barry Levinson, Ivan Reitman, Adrian Lyne, Tony Scott, Lasse Hallström, J. C. Chandor…

Jane Fonda et ses 79 printemps est aussi sur les écrans depuis les années 60 sublimée par George Cukor, René Clément, Roger Vadim, Otto Preminger, Alan J. Pakula, Joseph Losey, Jean-Luc Godard, Hal Ashby, Delphine Seyrig, Norman Jewison, Sidney Lumet, Garry Marshall, Lee Daniels, Paolo Sorrentino…

Ils avaient déjà formé un couple de cinéma trois fois, dans La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn 1966, Pieds nus dans le parc de Gene Saks en 1967, et Le Cavalier électrique de Sydney Pollack en 1979.

Jane Fonda, qui a d’ailleurs vécu et tourné en France, représente aussi une certaine contestation politique aux Etats-Unis en manifestant contre la guerre du Vietnam, pour les droits civiques des noirs, contre la guerre en Irak. De même Redford est connu pour avoir été un écologiste précoce et avoir créé Festival de Sundance pour valoriser le cinéma indépendant. Cette récompense d'un Lion d'or d'honneur peut également être vue comme un symbole anti-Trump... Mais ne cherchons pas du sens à tout. Redford et Fonda, ce sont avant tout deux monstres sacrés, multiprimés et oscarisés, en tête d'affiche de gros succès et de films devenus des classiques.

Ainsi Redford était dans Captain America: The Winter Solder, Proposition indécente, Out of Africa, L'arnaque, Butch Cassidy et le Kid, Les hommes du Président, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Jane Fonda a aligné des hits comme Le retour, Le syndrome chinois, Comment se débarrasser de son patron, La maison du lac, Sa mère ou moi!, Le Majordome...

C’est Robert Redford qui a initié la production de Our Souls at Night, à la fois pour reformer avec Jane Fonda un couple à l’écran (environ 38 ans après leur dernière collaboration), mais aussi pour proposer un film destiné aux seniors car il considère que c’est un public désormais presque oublié par les studios (avec la submersion de films destinés qu'aux jeunes).

Le scénario est très classique, c'est en fait l'adaptation d'un roman de Kent Haruf, pour un film dans la lignée de Ainsi va la vie de Rob Reiner (Michael Douglas et Diane Keaton). Redford et Fonda sont tout deux voisins, veufs et seuls. Elle lui propose de venir dormir chez elle juste pour parler avant la nuit, et progressivement ils vont se découvrir des sentiments envers l’autre. Le début est amusant puisqu’il évoque avec légèreté un regain de désir amoureux à leur âge et la crainte du qu'en-dira-t-on. Ensuite il s’agit de partager ses fêlures intimes (adultère, décès, enfants trop loin…) jusqu’à essayer de recomposer un semblant de famille en gardant quelques temps un petit-fils (c'est d'ailleurs Matthias Schoenaerts qui joue le fils de Jane Fonda). Le film joue avec les personnalités des acteurs: comme dans la vie Jane Fonda est une femme volontaire qui ne craint pas de s'affirmer face aux autres et Robert Redford a une penderie de chemise à carreau tout en regrettant la bonne époque du passé...

D'ailleurs à ce propos le film ne sortira pas au cinéma : il sera diffusé sur Netflix. Vieux mais modernes.

Paul Greengrass tourne pour Netflix

Posté par wyzman, le 22 août 2017

Il y a quelques heures, le très sérieux magazine Deadline a dévoilé l'information : Paul Greengrass s'apprête à tourner un film pour Netflix. Écrit par le réalisateur de Jason Bourne himself, le film s'intéressera directement à Anders Behring Breivik, le terroriste d'extrême droite qui a revendiqué les attaques du 22 juillet 2011 en Norvège. Pour rappel, l'explosion à la bombe et la tuerie qu'il a mis sur pied ont coûté la vie à 77 personnes et fait 151 blessés.

Toujours selon Deadline, le film produit par Netflix débute sa phase de pré-production cette semaine et disposera d'un budget de 20 million de dollars. Si le nom de Matt Damon a circulé pendant un petit moment, il semblerait que la production se tourne vers des acteurs norvégiens pour camper les rôles- titres.

Après Okja et The Meyerowitz Stories, le géant américain du streaming peut à nouveau se frotter les mains puisque cinq autres studios auraient tenté de mettre la main sur le projet de Paul Greengrass. Le film devrait être tourné dès cet automne.

Jerry Lewis n’est plus (1926-2017)

Posté par wyzman, le 21 août 2017

La nouvelle est tombée hier après-midi, l'humoriste et producteur américain Jerry Lewis est mort à Las Vegas. C'est son agent qui a annoncé la terrible nouvelle aux médias présents sur place. Le communiqué de presse officiel explique ainsi que le "célèbre comédien, acteur et amuseur légendaire, Jerry Lewis s’est éteint paisiblement aujourd’hui de causes naturelles à l’âge de 91 ans à son domicile de Las Vegas entouré de sa famille".

Né le 16 mars 1926 dans une famille juive d'origine russe, cet homme aux mille visages s'est fait connaître grâce à son rôle dans Docteur Jerry et Mister Love et son duo comique avec Dean Martin. Malgré une cote de popularité insubmersible, il avait passé la dernière décennie à lutter contre la maladie, enchaînant les opérations du cœur après des crises cardiaques, un cancer de la prostate et des problèmes pulmonaires.

Pour rappel, sa dernière apparition c'était au Festival de Cannes 2013 pour présenter Max Rose de Daniel Noah et son dernier grand rôle c'était dans Le Casse d'Alex et Benjamin Brewer en 2016. Aux États-Unis, il continuera d'être honoré et reconnu comme l'inventeur du Téléthon.

Sur Twitter, Damien Chazelle s’oppose à Donald Trump

Posté par wyzman, le 17 août 2017

C'est sans doute l'information dont on parlera le plus aujourd'hui. Hier soir, le réalisateur de Whiplash et La La Land a officiellement rejoint le réseau social Twitter, pensant avoir une responsabilité "d'ajouter sa voix au chœur" qui résonne actuellement. Celui-ci fait sans surprise référence aux critiques que le président américain Donald Trump subit depuis les tristes événements survenus à Charlottesville (Virginie) et qu'il n'a pas directement condamnés.

Pour rappel, samedi dernier, des activistes d'extrême droite – suprémacistes blancs, néonazis, antisémites et membres du Ku Klux Klan – ont décidé de se rassembler à Charlottesville pour défendre la statue de Robert E. Lee, chef militaire sudiste durant la guerre de Sécession, que la municipalité souhaite retirer. Voulant marquer un grand coup, l'"alt-right" comme on l'appelle outre-Atlantique a déclenché des affrontements violents avec des militants antiracistes. Ce qui s'est soldé par la mort d'une jeune femme, écrasée par un manifestant d'extrême droite au volant de sa voiture.

Plus jeune réalisateur oscarisé, Damien Chazelle a ainsi voulu rappeler à tous que "l'administration Trump soutient le nazisme et la suprématie blanche" et que "quiconque en position de force mais [qui] reste silencieux est un complice" écrit-il dans une série de tweets déjà partagée par plus de 1000 internautes au moment où nous écrivons ces lignes.

Chouchou du public et de la critique, Damien Chazelle vient de rejoindre une belle brochette de stars déjà très favorables à la procédure de mise en accusation de Donald Trump et parmi lesquelles on retrouve J.K. Rowling, Jessica Chastain ou encore la réalisatrice Ava DuVernay.

Damien Chazelle sera prochainement de retour dans les salles puisque son biopic sur Neil A. Armstrong (First Man) est déjà calé au 12 octobre 2018 aux Etats-Unis. Ryan Gosling tiendra le rôle-titre. De plus, son scénario pour The Claim sera également porté à l'écran dans les mois qui viennent.

Jean-Jacques Annaud, Patrick Dempsey, Ben Schnetzer embarquent pour La Vérité sur l’affaire Harry Quebert

Posté par wyzman, le 16 août 2017

La nouvelle est tombée il y a quelques heures : le roman de Joêl Dicker La Vérité sur l'affaire Harry Quebert sera prochainement adapté pour la télévision, par la société de production MGM. Accompagnés de Damon Wayans Jr et Virginia Madsen, les deux acteurs de Grey's Anatomy et La Voleuse de livres interpréteront les rôles-titres de cette mini-série événement de 10 épisodes.

Produite par MGM, La Vérité sur l'affaire Harry Quebert sera diffusée sur Epix, la chaîne câblée fraîchement rachetée pour la somme d'un milliard de dollars par la société qui nous amenés les récents Everything, Everything et How to Be Single. Tous les épisodes de la série La Vérité sur l'affaire Harry Quebert seront réalisés par Jean-Jacques Annaud, le cinéaste français auteur du Dernier Loup et de L'Amant.

Pour rappel, La Vérité sur l'affaire Harry Quebert est un roman policier publié en 2012 et lauréat du grand prix du roman de l'Académie. A la fin de l'été 1975, l'adolescente Nola Kellergan disparaît d'un village du New Hampshire. Par la suite, une vieille dame ayant vu un homme poursuivre l'adolescente jusque dans la forêt est tuée. En 2008, un jeune auteur tente de trouver l'inspiration auprès de son vieil ami écrivain Harry Quebert dans le New Hampshire. De retour à New York, le jeune Marcus Goldman est alerté : Harry a été arrêté par la police après que le corps de Nola a été retrouvé dans le jardin de son ami.

Isabelle Huppert dans une série du créateur de « Mad Men »

Posté par vincy, le 5 août 2017

Isabelle Huppert va tourner pour la télévision. Elle sera dans le nouveau projet de Matthew Weiner, le créateur de la série Mad Men. The Romanoffs a été commandé pour être diffusé sur Amazon.

L'actrice française profite de sa notoriété post-Oscars. D'autant que la série de Weiner est forcément attendue: il n'a rien fait depuis la fin de Mad Men en 2015.

Pour The Romanoffs, Huppert sera accompagnée de Christina Hendricks et John Slattery (tous deux issus de la série Mad Men), Jack Huston, Amanda Peet et la grande Marthe Keller. Jon Hamm pourrait les rejoindre.

Amazon coproduit la série avec The Weinstein Company.

Pour le pitch, rien à voir avec un "drama" en costumes d'époque. Cela se passe de nos jours. Plusieurs personnes croient descendre de la dynastie russe. On n'en sait pas beaucoup plus si ce n'est que Weiner réalisera quatre des huit épisodes, qui, particularité, n'ont rien en commun. Le tournage est prévu dans plusieurs pays et la diffusion devrait commencer au printemps 2018.