Emmy Awards 2019 : Game Of Thrones s’offre un record de nominations

Posté par wyzman, le 16 juillet 2019

Les nominations pour les Emmy Awards qui se tiendront le 22 septembre prochains viennent d’être annoncés. Déjà vainqueurs l'an dernier, Game Of Thrones et The Marvelous Mrs. Maisel les dominent.

Duel au sommet

Les fans de séries télé le savent, les Emmy Awards sont communément reconnus comme les "Oscars du petit écran". Et cette année, à voir le nombre de séries de qualité nommées, il va sans dire que la compétition devrait être particulièrement rude. Notamment parce que le mastodonte de HBO Game Of Thrones vient de s’achever au terme d’une saison 8 particulièrement décriée par les fans mais tout de même suivie en moyenne par 12 millions d’Américains.

Cette année donc, Game Of Thrones s’offre donc un record parmi les records avec pas moins de 32 nominations en une seule édition. Jusque-là, le record était détenue par NYPD Blue et ses 27 nominations reçues en 1994. Après avoir explosé le records de récompenses reçues en un seule soirée à deux reprises (12 Emmy Awards en 2015 et 2016), la série de David Benioff et D. B. Weiss tire sa révérence en disposant déjà du plus grand nombre de nominations jamais totalisé par une série (161). Ne reste plus qu’à savoir combien d’Emmy Awards s’ajouteront aux 47 déjà remportés par la série et ses acteurs.

En parallèle, HBO continue d’être le ténor des Emmy Awards grâce à sa mini-série Chernobyl qui récolte le plus grand nombre de nominations pour ce type de programme cette année. Grand vainqueur de ces nominations, le réseau câblé HBO est nommé à 137 reprises et bat à plate couture l’autre studio à qui tout sourit ces dernières années, j’ai nommé Netflix et ses 117 mentions. Le 22 septembre prochain, ses séries particulièrement remarquées When They See Us, Russian Dollars et Fleabag tenteront de sortir leur épingle du jeu.

Série dramatique

Better Call Saul (AMC)
Bodyguard (Netflix)
Game of Thrones (HBO)
Killing Eve (AMC/BBC America)
Ozark (Netflix)
Pose (FX)
Succession (HBO)
This Is Us (NBC)

Série comique

Barry (HBO)
Fleabag (Amazon Prime)
The Good Place (NBC)
The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime)
Russian Doll (Netflix)
Schitt’s Creek (Pop)
Veep (HBO)

Mini-série

Chernobyl (HBO)
Escape at Dannemora (Showtime)
Fosse/Verdon (FX)
Sharp Objects (HBO)
When They See Us (Netflix)

Téléfilm

Black Mirror: Bandersnatch (Netflix)
Brexit (HBO)
Deadwood: The Movie (HBO)
King Lear (Amazon Prime)
My Dinner with Herve (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This Is Us)
Kit Harington (Game of Thrones)
Bob Odenkirk (Better Call Saul)
Billy Porter (Pose)
Milo Ventimiglia (This Is Us)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Emilia Clarke (Game of Thrones)
Jodie Comer (Killing Eve)
Viola Davis (How to Get Away With Murder)
Laura Linney (Ozark)
Mandy Moore (This Is Us)
Sandra Oh (Killing Eve)
Robin Wright (House of Cards)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson (Black-ish)
Don Cheadle (Black Monday)
Ted Danson (The Good Place)
Michael Douglas (The Kominsky Method)
Bill Hader (Barry)
Eugene Levy (Schitt’s Creek)

Meilleure actrice dans une série comique

Christina Applegate (Dead to Me)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel)
Julia Louis-Dreyfus (Veep)
Natasha Lyonne (Russian Doll)
Catherine O’Hara (Schitt’s Creek)
Phoebe Waller-Bridge (Fleabag

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Mahershala Ali (True Detective)
Benicio Del Toro (Escape at Dannemora)
Hugh Grant (A Very English Scandal)
Jared Harris (Chernobyl)
Jharrel Jerome (When They See Us)
Sam Rockwell (Fosse/Verdon)

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Amy Adams (Sharp Objects)
Patricia Arquette (Escape at Dannemora)
Aunjanue Ellis (When They See Us)
Joey King (The Act)
Niecy Nash (When They See Us)
Michelle Williams (Fosse/Verdon)

Emission de télé-réalité avec compétition

The Amazing Race (CBS)
American Ninja Warrior (NBC)
Nailed It (Netflix)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Top Chef (Bravo)
The Voice (NBC)

Talk show de variété

The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)
Full Frontal with Samantha Bee (TBS)
Jimmy Kimmel Live (ABC)
Last Week Tonight with John Oliver (HBO)
Late Late Show with James Corden (CBS)
Late Show with Stephen Colbert (CBS)

Meilleure actrice dans un second rôle de série dramatique

Gwendoline Christie (Game of Thrones)
Julia Garner (Ozark)
Lena Headey (Game of Thrones)
Fiona Shaw (Killing Eve)
Sophie Turner (Game of Thrones)
Maisie Williams (Game of Thrones)

Meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique

Alfie Allen (Game of Thrones)
Jonathan Banks (Better Call Saul)
Nikolaj Coster-Waldeau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Giancarlo Esposito (Better Call Saul)
Michael Kelly (House of Cards)
Chris Sullivan (This Is Us)

Meilleure actrice dans un second rôle de série comique

Alex Borstein (The Marvelous Mrs. Maisel)
Anna Chlumsky (Veep)
Sian Clifford (Fleabag)
Olivia Colman (Fleabag)
Betty Gilpin (GLOW)
Sarah Goldberg (Barry)
Marin Hinkle (The Marvelous Mrs. Maisel)
Kate McKinnon (Saturday Night Live)

Meilleur acteur dans un second rôle de série comique

Alan Arkin (The Kominsky Method)
Anthony Carrigan (Barry)
Tony Hale (Veep)
Stephen Root (Barry)
Tony Shalhoub (The Marvelous Mrs. Maisel)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure actrice dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Patricia Arquette (The Act)
Marsha Stephanie Blake (When They See Us)
Patricia Clarkson (Sharp Objects)
Vera Farmiga (When They See Us)
Margaret Qualley (Fosse/Verdon)
Emily Watson (Chernobyl)

Meilleur acteur dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Asante Blackk (When They See Us)
Paul Dano (Escape at Dannemora)
John Leguizamo (When They See Us)
Stellan Skarsgård (Chernobyl)
Ben Whishaw (A Very English Scandal)
Michael K. Williams (When They See Us)

Men In Black International : le reboot de trop ?

Posté par wyzman, le 12 juin 2019

Visible depuis aujourd’hui dans les salles obscures, Men in Black International est loin de déplacer les foules. La machine à reboots qu’est devenue Hollywood  ces dernières années serait-elle enfin rouillée ?

Un nouveau casting gagnant

A l’heure où la presse spécialisée ne parle plus que de démarrage poussif du dernier X-Men, Dark Phoenix, force est de reconnaître que le sort réservé à Men in Black International risque d’être du même acabit. Aujourd'hui, à 14 heures, seuls 1406 spectateurs en noir s'étaient déplacés dans les 23 cinémas parisiens qui le projètent. Après des premiers mois de l'année bourrés de blockbusters en tout genre (Glass, Captain Marvel, Us, Dumbo, Shazam!, RocketmanAladdin, John Wick Parabellum, Pokémon Détective Pikachu, Godzilla 2), le box-office se remet lentement de la tornade Avengers : Endgame (6,7 millions d'entrées françaises, 2,7 milliards de dollars de recette à l'international). Une avalanche qui n’a laissé que peu de place aux films estivaux pour se démarquer et tenter de générer un buzz quelconque.

Pourtant, après le succès de Thor : Ragnarok (853 millions de dollars au box office mondial), Columbia et Sony ont eu une bonne idée : faire appel à deux acteurs jeunes et bankable pour camper les nouveaux héros de Men in Black. Eh oui, après trois épisodes plus ou moins réussis, qui voulait encore du duo Will Smith-Tommy Lee Jones. Sur le papier, les ajouts de Chris Hemsworth et Tessa Thompson sont pourtant une excellente idée. Le premier jouit d’une popularité entièrement liée à l’univers cinématographique de Marvel et d’un sens de l’humour que le public commence à peine à découvrir au cinéma (S.O.S. Fantômes). La seconde est une star de séries télé (Veronica Mars, Dear White People, Westworld) désormais très sollicitée au cinéma (Creed 2).

Un public trop restreint

Comme le signale très justement Variety, Men in Black International, reboot et premier volet d’une potentielle trilogie, s’adresse directement aux plus jeunes, « ceux qui connaissent la franchise mais ne sont peut-être pas assez âgés pour avoir vu l’un des films précédents ». Une assertion qui tient la route mais ne peut garantir le succès au box-office d’un film. Truffé de jeunes acteurs particulièrement populaires auprès des jeunes (Sophie Turner, Jennifer Lawrence, Tye Sheridan, Nicholas Hoult, Alexandra Shipp, Evan Peters), Dark Phoenix a fait un flop. Même son de cloche du côté du Solo : A Star Wars Story porté par Alden Ehrenreich et Emilia Clarke au Robin des Bois de Taron Egerton et Jamie Foxx en passant par le Roi Arthur de Charlie Hunnam.

Bien qu’ils aient participé à deux des plus grosses franchises de la décennie (Thor et Avengers), il se murmure aujourd’hui que Chris Hemsworth et Tessa Thompson n’ont pas les épaules assez larges pour porter un si gros film. Est-ce vrai ? A en croire les utilisateurs de Rotten Tomatoes et IMDb, c’est faux ! Plus encore, nombreux sont ceux qui répètent que le duo fonctionne à merveille et que c’est là que se joue le véritable intérêt du film. Alors comment expliquer le manque d’intérêt pour du film ? Peut-être faut-il aller voir du côté du film lui-même…

Du "vieux" modernisé

Pour réaliser ce quatrième volet (en forme de premier), les producteurs de Men in Black International ont choisi F. Gary Gray. Incontournable depuis 2015 et la sortie de NWA : Straight Outta Compton, le cinéaste de 49 ans tente ici de faire illusion mais le résultat est vain. En effet, si les effets spéciaux valaient le détour dans son précédent film, Fast and Furious 8, on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne International. A mieux y regarder, le film semble avoir été entièrement filmé devant des écrans verts. Le manque de finesse et de clarté de l’image n'est pas digne de la saga. Réalisé avec les mêmes 110 millions de dollars que le premier Men in Black, International est visuellement décevant.

Côté scénario, l’ensemble est tout juste plaisant. S’il ne démarre véritablement que lorsque Chris Hemsworth et Tessa Thompson se retrouvent, International souffre d’un manque cruel d’originalité. Des souvenirs de M (Tessa Thompson) au final, le film de F. Gary Gray ne parvient jamais à se démarquer de ses prédécesseurs. Pire encore, il utilise des codes trop évidents (le compagnon non-terrestre, la compétition entre agents, le dénouement absurde) pour parvenir à voler de ses propres ailes.

Malgré les présences de Liam Neeson, Emma Thompson, Rebecca Ferguson et Laurent et Larry Nicolas Bourgeois (les Twins) au casting, Men in Black International manque de rythme et d'émotion. Ou comme l’écrit si The Guardian : « Il est temps d'agiter le neuralyseur face à tous les cadres impliqués et de murmurer doucement : oubliez cette franchise. »

Julianne Moore dans une série écrite par Stephen King

Posté par vincy, le 1 mai 2019

A l'affiche aujourd'hui de Gloria Bell, Julianne Moore est attendue sur la Croisette avec The Staggering Girl, moyen-métrage de Luca Guadagnino en clôture de la Quinzaine des réalisateurs. En attendant la sortie éventuelle de Bel Canto, elle sera aussi à l'affiche cet automne de La femme à la fenêtre, thriller de Joe Wright, adapté du best-seller éponyme, avec Amy Adams et de The Glorias: A Life on the Road, de Julie Taymor, où elle incarne, avec Alicia Vikander, la féministe Gloria Steinem.

L'actrice, récompensée aux Oscars, à Berlin, Venise et Cannes (grand chelem qu'elle partage avec Juliette Binoche, Jack Lemmon et Sean Penn), vient de signer pour produire, avec J.J. Abrams, et interpréter la série dramatique Lisey's Story, qui sera diffusée sur Apple.

Cette série en 8 épisodes est adaptée du livre de Stephen King, traduit en français sous le titre Histoire de Lisey (publié en 2007 et vendu à 150000 exemplaires dans l'Hexagone). L'auteur écrira la série, ce qui est assez rare.

L'histoire raconte celle de Lisey, qui, pendant 25 ans, a partagé les secrets et les angoisses de son mari Scott, un célèbre romancier, extrêmement complexe et tourmenté. Deux ans après sa mort, elle se décide à fouiller ses archives et à explorer le lieu terrifiant où il puisait son inspiration. C'est un monde ténébreux qu'elle va découvrir, en faisant face à des réalités sur son mari défunt, tout ce qu'elle avait enfoui et oublié...

Ce sera la première série où Julianne Moore tiendra la vedette. Elle a pourtant débuté sur le petit écran, en jouant dans une vingtaine d'épisodes du soap As the World Turns ou dans des téléfilms avant que sa carrière cinématographique n'explose en 1993-1995. Elle a aussi participé en guest à la sitcom 30 Rock durant 7 épisodes. En 2012, elle avait interprété la politicienne Sarah Palin dans Game Change de Jay Roach (pour HBO aux USA). Moore avait remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans un téléfilm ou une minisérie, le Emmy Award et le Screen Actors Guild Award dans cette même catégorie

Avengers Endgame et Game of Thrones: la collapsologie fait un carton

Posté par redaction, le 29 avril 2019

Avengers Endgamea tué le jeu. 350 millions de $ au box office nord-américain, record absolu, 1,2 milliards de $ au total dans le monde, du jamais vu. Aux Etats-Unis, en trois jours et un soir, le film se classe déjà 50e du box office historique, 203e si on ajuste le dollar à l'inflation au niveau de Twilight : New Moon et de Comment se débarrasser de son patron?. Au niveau mondial, c'est la 18e recette la plus importante, grâce notamment à un score monstrueux en Chine (300M$). Il a fracassé tous les records pour un week-end d'ouverture. Le film a déjà battu le score final de Captain America: Civil War, égalisant même celui d'Iron Man 3. En France, Avengers a attiré 2,8 millions de spectateurs en 5 jours, soit le 6e meilleur démarrage de l'histoire et le plus important depuis 2008.

On observe le même carton avec la série Game of Thrones, dont la 8e saison annonce l'épilogue. Elle a démarré aux USA avec 17,4 millions de téléspectateurs lors de son lancement mi-avril, là encore un record. En sept saisons, la saga avait multiplié par cinq son audience. La progression se poursuit. Et on ne compte pas le téléchargement illégal, alors que GOT reste la série la plus piratée du monde.

On écrit dans notre critique d'Avengers: Endgame: "De ce mois d’avril 2019, on ne retiendra que l’ultime saison de Game Of Thrones côté séries. Mais côté cinéma, on ne saurait faire plus incontournable qu’Avengers : Endgame. Peut-être parce que dans les deux cas, il y aura un avant et un après."

C'est très clair. mais surtout, les deux "achèvements" de ces méga-franchises traduisent deux tendances sociologiques plus profondes.

Les deux histoires, jouant avec les mythes, racontent finalement l'effondrement du monde. Dans Game of Thrones, cela passe par une multitude de morts, dont aucun héros n'est à l'abri. Environ 400 personnages quittent le monde des vivants. Les stars sont souvent plus protégée, autrement dit essentiellement ceux qui sont apparus au début de la série, mais on sait que personne n'est immortel, pas même les nobles.

Chez les super-héros de Marvel, c'est la moitié d'entre eux qui a disparu à la fin d'Avengers: Infinity War. La sélection guerrière de GOT est remplacée ici par une volonté d'assainir le cosmos de son surplus démographique, désastreux pour l'équilibre économique, social et écologique. Si on savait déjà que certains allaient ressurgir d'outre-tombe, il n'empêche que la théorie de Thanos était bien similaire à celle de la bataille de Winterfell: l'espèce est menacée.

Les deux grandes sagas de l'année, de la décennie même, illustrent finalement la théorie de l'effondrement, ou collapsologie, décrite dans un livre écrit par Pablo Servigne et Raphaël Stevens au printemps 2015. Notre monde va dans le mur: le chaos est proche et l'humanité est menacée d'extinction. Ce discours est évidemment simplifié dans les deux récits chevaleresques, mais il rencontre un écho inconscient chez les spectateurs, qui s'identifient très bien à cet enjeu apocalyptique, bien plus qu'à une guerre nucléaire ou extra-terrestre. On reproche d'ailleurs souvent l'aspect sombre des scènes les plus spectaculaires, l'obscurité étant un facteur dramaturgique.

This is the End

A cela s'est ajouté une montée en puissance des deux franchises en terme de narration. Les spectateurs adorent les conclusions: celles qui sont définitives, quitte à renaître autrement. La finalité des choses, comme la mort l'est avec la vie, a son importance. Comme lorsqu'on lit un livre qu'on adore, on sait que la frustration peut-être là, mais on est satisfait d'avoir terminé l'histoire. En annonçant leurs adieux, les Avengers et Game of Thrones ont capitalisé sur une fanbase conquise d'avance et prête pour les accompagner ... jusqu'à la mort."Part of the journey is the end" rappelle Iron Man dans le film.

Il n'y a rien de pire qu'une franchise ou une série qui ne sait pas se terminer à temps. On l'a vu avec Harry Potter (apothéose réussie, spin-off moins convaincants), les Pirates des Caraïbes et Transformers (sans fin, et perdant leurs publics), Le seigneur des anneaux (qui se suffisait à lui-même, sans décevoir avec Le Hobbit), ou encore Shrek et L'âge de glace qui, au-delà du troisième épisode, perdaient de leur intérêt.

Ou alors il faut savoir se réinventer, comme Star Wars, qui a sur rebondir après une deuxième trilogie trop opportuniste et moins performante. Pour Marvel, c'est le moment de se renouveler avec les Eternels, Black Widow, Shang-Chi, Docteur Strange, Black Panther, les Gardiens de la Galaxie et Captain Marvel. Pour HBO, il s'agir d'explorer la mythologie de Game of Thrones en allant dans le passé, en amont de l'histoire. Une histoire sans fin définitive, finalement, un peu à la manière des mangas.

Mais, en rappelant que tout bonheur a un but (et un épilogue), et que personne n'est immortel, les Avengers comme Game of Thrones nous rappellent que la vie est courte et aléatoire. Mais aussi que le monde autour de nous est peut-être en train de s'effondrer. Bizarrement, tout le monde le sait, mais personne ne veut être spoilé.

Le Petit Nicolas va revenir au cinéma (et à la télévision)

Posté par redaction, le 28 avril 2019

Le vénérable Jean-Jacques Sempé - 86 ans - est hype. Le dessinateur, à qui l'on doit l'histoire de Raoul Taburin (sorti le 17 avril avec 80000 entrées en France pour sa première semaine), est plus connu pour avoir illustrer les histoires du Petit Nicolas.

Le garnement fête ses 60 ans cette année et deux adaptations sont programmées. Deux adaptations animées doit-on préciser, l'une pour le cinéma, l'autre pour la télévision. Tout devrait être prêt à l'horizon 2020-2021.

Onyx Films et Kaïbou Productions (Le petit prince) préparent un long-métrage d’animation, le premier pour notre héros, Le Petit Nicolas – Les copains d’abord. Il sera réalisé au studio Foliascope (Owen et la forêt des loups, Wardi). Le scénario est assuré par Michel Fessler (La marche de l’empereur, Terre des ours) et Anne Goscinny. La fille de René Goscinny a déjà collaboré aux deux précédents films adaptés du Petit Nicolas, réalisés par Laurent Tirard en prises de vues réelles, Le Petit Nicolas, sorti en 2009, et Les vacances du Petit Nicolas, sorti en 2014. Le diptyque a attiré 8 millions de spectateurs dans le monde.

Par ailleurs, Anne Goscinny collaborera aussi à l’écriture de la série animée Le Petit Nicolas – Tous en vacances !. Le feuilleton comptera 52 épisodes de 12 minutes et racontera les aventures de Nicolas et ses amis en vacances à la plage. La série sera diffusée sur M6, qui avait déjà produit en 2009 une série télévisée en animation 3D autour du Petit Nicolas.

The Underground Railroad : Joel Edgerton rejoint la série de Barry Jenkins pour Amazon

Posté par wyzman, le 23 avril 2019

Si l’on en croit les informations de Variety, Joel Edgerton vient de décrocher son premier rôle dans une série télévisée en 10 ans.

Petit rôle dans grande série ?

D’après le média américain, Joel Edgerton incarnera Ridgeway, un esclavagiste qui a pour mission de rendre les esclaves qui se sont évadés à leurs propriétaires. Un métier relativement important aux Etats-Unis jusqu’à ce que l’esclavage ne soit aboli pendant la guerre de Sécession. Joel Edgerton rejoint ainsi Thuso Mbedu, Chase W. Dillon (The First Wives Club) et Aaron Pierre (Krypton).

Pour rappel, The Underground Railroad est basée sur le livre du même nom de Colson Whitehead et raconte les péripéties de Cora, une esclave d’une plantation de coton en Géorgie qui découvre l’existence d’un chemin de fer souterrain et se met en tête d'organiser sa fuite.

Auteur de Moonlight et Si Beale Street pouvait parler, Barry Jenkins réalisera les 11 épisodes commandés par Amazon de The Underground Railroad. Chaque épisode devrait durer environ une heure et la série est produite par la société de Brad Pitt, Plan B Entertainment — déjà à l’oeuvre sur Moonlight et My Beautiful Boy.

Love, Simon devient une série pour Disney+

Posté par wyzman, le 12 avril 2019

C’est hier que le géant du divertissement Disney dévoilait la liste (non-exhaustive) des projets à venir ou en développement sur sa plateforme de streaming Disney+.

Un film porteur

Selon les informations de Variety, un projet de série concernant Love, Simon est en développement et devrait prochainement voir le jour sur cette nouvelle plateforme. Si le film sorti en 2018 était réalisé par Greg Berlanti dans le cadre d’un accord de réalisation avec Fox, le studio qui a produit Love, Simon (Fox 2000) – et qui n’existe plus depuis le rachat officiel d’une partie de la 20th Century Fox par Disney – n’a pu se permettre de refaire appel à l’homme de 42 ans. Producteur d’Arrow, The Flash, Riverdale et Les Nouvelles Aventures de Sabrina (pour ne citer qu’elles), Greg Berlanti a signé il y a peu un accord d’exclusivité avec Warner Bros. concernant les projets télévisés.

L’une des questions soulevées par le public de Love, Simon est de savoir quel sera le matériau de base de cette série disponible sur Disney+. D’après The Hollywood Reporter, il est prévu d’adapter Leah on the Offbeat de Becky Albertalli, soit la suite de Simon vs. the Homo Sapiens Agenda, le roman qui a donné naissance au film Love, Simon. Côté écriture, l’équipe de Disney+ compte garder les scénaristes Elizabeth Berger et Isaac Aptaker qui travaillent en parallèle avec Dan Fogelman sur le hit show de NBC This Is Us.

Dotée d’un nouveau casting, l’adaptation série de Love, Simon devrait permettre à Disney+ de rivaliser avec Netflix sur son créneau phare : les contenus de niche. En effet, le film produit pour 17 millions de dollars et qui en a rapporté plus de 66 à travers le monde était un véritable événement. L’an dernier, il s’agissait tout simplement du premier film destiné au jeune public et issu d’un grand studio américain à s’intéresser à la romance d’un couple gay ! Récompensé aux MTV Movie & TV Awards, aux Teen Choice Awards et aux GLAAD Media Awards, Love, Simon était porté par Nick Robinson, Josh Duhamel, Jennifer Garner, Katherine Langford, Alexandra Shipp, Keiynan Lonsdale et Miles Heizer.

Dans le reste de l’actualité de Disney+, notez que le service de streaming proposera également fin 2019 aux Etats-Unis et dès début 2020 en Europe des séries en live-action issues des univers Marvel et Star Wars. Rien que ça !

« Le Livre d’image » de Jean-Luc Godard sur Arte (mais pas au cinéma)

Posté par vincy, le 3 avril 2019

On entend beaucoup hurler contre Netflix, coupable de ne pas présenter ses films en salles. Ce qui a entraîné un divorce avec le Festival de Cannes et une crise juridique actuellement autour des Oscars. Mais quid des films cannois qui, finalement, ne sortent pas au cinéma et sont directement diffusés à la télévision (en streaming ou sur une chaîne de télé)?

Ce sera le cas du dernier film de Jean-Luc Godard, Le Livre d'image. En compétition à Cannes l'an dernier, le film expérimental du Maître ne passera pas par les cinémas. Il sera diffusé sur Arte le mercredi 24 avril à 22h25, et en replay du 17 avril jusqu’au 22 juin.

Palme d’or spéciale du Festival de Cannes 2018, le film accompagnera le multi-diffuséA bout de souffle, avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, diffusé, lui, en première partie de soirée.

L’auberge espagnole en série sur Amazon

Posté par vincy, le 27 mars 2019

l'auberge espagnoleIl n'y a pas que les Américains qui déclinent leurs films à succès en séries (à succès). Oubliez L'Arme fatale ou Fargo voici L'Auberge espagnole. Cédric Klapisch travaille actuellement sur une série dérivée de son film culte, pour Amazon, qui pourrait la diffuser en 2020.

Dans un entretien à Ouest-France, le réalisateur a indiqué qu'après Barcelone, Saint-Petersbourg (Les poupées russes) et New York (Casse-tête chinois), les aventures auraient sans doute lieu en Grèce. La série de dix épisodes (52 mn) n'a pas encore de titre ou de casting. Elle reviendra aux origines de la trilogie cinématographique en l'actualisant: l'Europe a changé, les jeunes européens aussi.

"Au début, je voyais ça comme revenir en arrière, mais le contexte est tellement différent que je suis enthousiaste. Ce qui m'intéresse, c'est que ce sera forcément une autre histoire à raconter. L'Europe d'aujourd'hui, c'est celle du Brexit, celle du doute, celle de la remise en question du rapport à l'environnement" explique-t-il dans l'entretien.

Cédric Klapisch, qui a réalisé deux épisodes de la série Dix pour cent (première saison), est en train de finaliser son nouveau film, Deux moi, prévu dans les salles en septembre, avec Ana Girardot, François Civil, François Berléand et Camille Cottin.

L'Auberge espagnole, et sa suite, Les poupées russes, restent, à date, les deux plus gros succès du réalisateur au box office français avec près de 3 millions d'entrées chacun. Son dernier film, Ce qui nous lie (2017), n'avait séduit que 720000 spectateurs en France, mais il avait réussi l'exploit d'en attirer 730000 à l'international.

Berlinale 2019: polémiques à cause de la présence de Netflix dans la sélection officielle

Posté par vincy, le 14 février 2019


Désormais, avec une petite musique, c'est un grand N qui s'affiche et non plus la marque au complet, Netflix. La plateforme a récemment fait son entrée parmi les studios en adhérant à la MPAA (Motion Picture Association of America), le puissant comité de censure américain, jusque là club réservé aux six grands studios américains : Paramount Pictures, Sony Pictures Entertainment, Twentieth Century Fox, Universal City Studios, Walt Disney Studios Motion Pictures et Warner Bros. Entertainment.

La MPAA régule la classification des œuvres (G, PG, PG-13, R-Rated, NC-17) et combat le piratage.

Netflix, un studio comme les autres? A Berlin, comme à Cannes et à Venise, la polémique a continué. Si on remarque que les journalistes font moins "bouh" à l'arrivée du logo (il y a même désormais des applaudissements), les exploitants allemands ont critiqué le Festival d'avoir sélectionné des films de la compagnie alors qu'elle se réserve toujours le droit de ne pas les montrer dans les salles de cinéma.

160 exploitants allemands ont adressé une lettre ouverte adressée à la direction de la Berlinale et à la ministre de la Culture, Monika Grütters, pour réclamer le retrait de la compétition du nouveau film d'Isabel Coixet, Elisa y Marcela. Mais personne ne s'est offusqué de la présence hors-compétition, dans le cadre des soirées "Galas" de celle d'un autre film Netflix: The Boy Who Harnessed the Wind (Le garçon qui dompta le vent), premier long métrage du comédien Chiwetel Ejiofor (déjà présenté à Sundance).

Le Festival a répliqué que Elisa y Marcela sortirait en salle en Espagne, ce qui ne contrevient pas au règlement du festival.

Le directeur artistique de la Berlinale, Dieter Kosslick, qui fait sa dernière année de mandat, a déclaré que les festivals internationaux devraient emprunter à l'avenir une position commune afin de savoir comment gérer les films de cinéma destinés aux plateformes. Venise a décerné son Lion d'or à un film Netflix (Roma, un des favoris pour l'Oscar du meilleur film). Cannes a du abandonner la sélection de films de la plateforme, puisque son règlement ne permet plus leur place dans la Compétition.

Il y a urgence à faire un choix. Non pas que les films de Netflix soient meilleurs que les autres. Mais la plateforme, qui revendique désormais rien qu'en France 5 millions d'abonnés, a signé quelques uns des prochains projets d'auteurs réputés et primés, à commencer par Martin Scorsese, David Michôd et Noah Baumbach. Netflix, acteur désormais incontournable, s'invite aussi sur les marchés en prenant les droits internationaux de films étrangers (dernier en date: Le chant du loup). Il va être difficile d'ignorer ces films en festivals, surtout quand ces festivals (à l'instar de Berlin) s'offre une sélection dédiée aux séries ... télévisées.

On a souvent regretté qu'en France la chronologie des médias (qui n'est clairement pas en faveur de Netflix, Amazon et Apple) empêche la distribution dans quelques salles d'un film comme Roma, qui méritait amplement une diffusion sur grand écran. Roma, comme d'autres films Netflix, ont pourtant pu être montré en salles durant une courte durée. A défaut de changer les règles, les festivals permettent au moins de profiter pleinement d'une projection grand écran.

La Berlinale a fait ce choix. Festival public plus que critique, il a projeté le nouveau film d'Isabel Coixet et celui de Chiwetel Ejiofor, tous deux inspirés d'une histoire vraie, dans de grandes salles.

Elisa y Marcela est le récit de deux femmes qui s'aiment dans l'Espagne conservatrice et catholique du début du XXe siècle. En noir et blanc, il raconte l'hostilité et l'homophobie qu'elles subissent, jusqu'à ce que l'une d'elles décide de se travestir en homme et de se marier avec sa compagne à l'église. Et ce plus d'un siècle avant la légalisation du mariage pour tous. Isabel Coixet rate complètement son sujet, en le dévitalisant et en frôlant le grotesque à certains moments. Ses bonnes intentions sont bousillées par un scénario répétitif et une mise en scène vaniteuse. Il n'empêche, on aura appris quelque chose : ce mariage lesbien n'a jamais été annulé par l'Eglise, ce qui en fait le premier mariage entre personnes du même sexe de l'histoire.

Netflix ou pas Netflix, ce film n'aurait jamais du être dans une compétition comme celle de Berlin, affaiblissant un peu plus la Berlinale cette année.

En revanche, Le garçon qui dompta le vent a fait forte impression aux spectateurs qui ont applaudit à la fin du film. A juste titre. S'il est très classique dans sa narration et ne révolutionne en rien la réalisation, le film s'avère très efficace et touchant. Entièrement tourné au Malawi, avec le réalisateur Chiwetel Ejiofor et Aïssa Maïga comme seules vedettes, cette histoire s'inspire d'un jeune garçon d'un village africain (aujourd'hui très diplômé y compris aux USA) qui va entreprendre la construction d'une éolienne pour apporter l'électricité à une pompe à eau permettant d'irriguer les champs infertiles pour cause de sècheresse. De l'écologie aux bons sentiments, en passant par les drames familiaux et les personnages réellement attachants, tout y est. Et c'est typiquement le film qui peut trouver son public en salles.

On pourra le voir chez soi, sur Netflix, à compter du 1er mars.