LaCinetek démocratise les films du patrimoine avec une nouvelle offre

Posté par vincy, le 14 septembre 2018

Inaugurée en 2015, LaCinetek a lancé le 10 septembre son offre par abonnement. Les abonnés pourront découvrir 10 nouveaux chefs-d'œuvre du cinéma de patrimoine pour 2,99€ (sans engagement). A cela s'ajoute deux autres offres: un abonnement annuel de 30€ pour douze mois (soit deux mois offerts et 120 films par an) et un abonnement annuel à 59€ qui comprend un an d'accès à la Sélection du mois et 12 films à la carte issus du catalogue, dont le plus vieux film date de 1907!

Par conséquent, la nouvelle offre permet de voir 10 par mois sélectionnés autour d'une thématique, accompagnés de bonus exclusifs livrant l’analyse de réalisateurs et/ou d’extraits d’émissions sur le cinéma. Pour lancer cette offre, LaCinetek a fait appel aux internautes via Kiss Kiss Bank Bank pour assurer cette nouvelle formule. Près de 750 participants se sont ainsi pré-abonnés pour une valeur totale de 20000€, dépassant ainsi l'objectif initial.

Deux ans après son lancement, LaCinetek a séduit 20000 cinéphiles et compte 1000 abonnés. La plateforme propose déjà 62 listes de réalisateurs, de Audiard à Ozon, de Kiarostami à Kore-eda, un catalogue de plus de 925 films dont 200 inédits (introuvables sur les services concurrents.) en VàD, provenant de 60 pays, mais également 141 bonus exclusifs et 203 bonus archives. La boutique a vu son nombre de locations augmenter de 175% depuis début 2017. Les films les plus vendus sont Conversation secrète de Francis Fors Coppola, La Chèvre de Francis Veber, Les quatre cent coups de François Truffaut, Théorème de Pier Paolo Pasolini, Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen et L'Homme de Rio de Philippe de Broca.

Les films sont disponibles à la location (2,99 en SD et 3,99 en HD) et à l’achat (7 ,99 en SD et 9,99 en HD). Par ailleurs, depuis juin 2018, LaCinetek est aussi proposée aux abonnés Freebox.

Une personnalité invitée parrainera également chaque mois son film coup de cœur parmi les 10 de la liste, en le présentant dans une courte vidéo. Cette rentrée, Béatrice Dalle présente Accatone de Pier Paolo Pasolini, qu'elle considère comme un génie.

La thématique de l'offre de lancement tourne autour de la Première œuvre, "celle qui contient toutes les autres" avec au programme, outre Pasolini, Jacques Demy (Lola), Jean-Luc Godard (A bout de souffle), David Lynch (Eraserhead), Alain Resnais (Hiroshima mon amour), Jean Vigo (L’Atalante), George A. Romero (La Nuit des morts vivants), Gus Van Sant (Mala Noche), Georges Franju (La Tête contre les murs) et Barbara Loden (Wanda).

En octobre, les abonnés auront le droit à une sélection Boys Meets Girls, en novembre à l'Eternelle adolescence et en décembre à Enfance et cinéma.

LaCinetek est est une association loi 1901 fondée en 2014 par La Société des Réalisateurs de Films (La SRF) et LMC/UniversCiné, premier éditeur et prestataire technique VoD au service du cinéma indépendant. L'association est présidée par Pascale Ferran, vice-présidée par Cédric Klapisch et administrée par Laurent Cantet.

The Inn Crowd : Jim Parsons va produire une série sur un couple gay pour NBC

Posté par wyzman, le 13 septembre 2018

Actuellement au centre de l'attention depuis l'annonce de l'arrêt de The Big Bang Theory au terme de sa 12e saison, la star de la série, Jim Parsons, semble bien décidée à aller de l'avant.

Un projet adapté

Grâce à Big Bang Theory, Jim Parsons a acquis une notoriété impressionnante. Sheldon Cooper, son personnage de physicien inadapté social en a fait une star au point que CBS a lancé l'an dernier une série dérivée : Young Sheldon. Et tandis que The Big Bang Theory devrait s'achever en mai 2019, Jim Parsons, lui, ne chôme pas.

Si l'on en croit les informations recueillies par Deadline, l'acteur de 45 ans a d'ores et déjà trouvé la prochaine série qui lui permettra de briller : The Inn Crowd. Pour l'instant simplement annoncé comme producteur exécutif, Jim Parsons travaillerait en étroite collaboration avec David Holden (Young & Hungry, Shake It Up). Ce dernier est notamment l'auteur du script de The Inn Crowd, qui s'inspire d'un article éponyme de Tony Horwitz publié dans le New Yorker en 1999.

Lauréat du prix Pulitzer, Tony Horwitz raconte dans son article comment Patrick O’Connell et Reinhardt Lynch ont déclenché une polémique avec leur auberge : la population avait en effet le choix entre soutenir l'établissement qui aide les commerces locaux en attirant des stars ou s'opposer au projets d'expansion du couple.

Bien qu'aucune information n'ait été donnée quant à la distribution ou au tournage d'un pilote, nous savons déjà que le projet est produit par That’s Wonderful Productions (First in Human, A Kid Like Jake) et Warner Bros. TV (Shameless, Westworld, Riverdale). Si le projet arrivait au stade de série, cette comédie serait diffusée sur le réseau NBC.

Venise 2018 : Roma d’Alfonso Cuaron, Lion d’or réservé au petit écran?

Posté par kristofy, le 10 septembre 2018

Roma de par sa forme anti-commerciale semblait trop fragile pour remplir des salles de cinéma. Ce n'est pas ce qu'a pensé le jury de Guillermo del Toro. Le film, en compétition au 75e Festival de Venise, a raflé le Lion d'or. C'est donc la plateforme de streaming Netflix diffusera le film. Le même cas de figure s'est présenté pour Annihilation de Alex Garland, Anon d'Andrew Niccol, Wolf Brigade de Kim Jee-won ou Mowgli de Andy Serkis: les prédictions d'exploitation en salles étant synonyme de perte d'argent, les droits ont été achetés directement ou revendus à Netflix... Ce que craignait les professionnels à Cannes (une Palme d'or pas visible en salle de cinéma) vient donc de se produire à Venise : un grand film réservé à des abonnés de Netflix.

Depuis le refus de Cannes de prendre en compétition des films Netflix (dont Roma), la position de la plateforme de ne réserver 'ses' films qu'à ses abonnés a justement évolué vers une stratégie hybride, notamment en Corée du sud. Le producteur David Linde (Participant Media) assure que le contrat mixte une sortie en salles pour viser les Oscars et satisfaire le public art-et-essai et une diffusion mondiale sur Netflix.

Les Oscars dans le viseur

Car les cinéastes prestigieux, comme Alfonso Cuarón, veulent pouvoir concourir aux Oscar, ce qui exige que le film ait une sortie limitée dans certaines salles de New York et Los Angeles. De son côté, Netflix veut aussi être aux Oscars pour valoriser son catalogue. Dorénavant, certains films Netflix pourront bien être visibles dans certaines salles de cinéma, en dehors des festivals. Le jour où Roma sera disponible sur Netflix il y aura en même temps (dans certains pays en tout cas) une sortie "day and date", "in selected theaters". Par conséquent, Alfonso Cuarón sera en lice pour les prochains palmarès de fin d'année, ce qui arrange bien le Festival de Venise.

Cuaron est un habitué de la Mostra. Tout comme Cannes qui entretient ses cinéastes 'abonnés' ou chacun de leurs films y est sélectionné, Venise accueille régulièrement les oeuvres de certains fidèles, même si, de plus en plus, le festival ignore de nombreuses cinématographies, parie sur des valeurs sûres (en compétition) et choisit une stratégie hollywoodienne face à Toronto. Le cinéaste mexicain est presque chez lui à Venise depuis que Y tu mamá también avait été en compétition en 2001 en y remportant le prix du meilleur scénario, il y est de retour en 2006 pour présenter Les fils de l'Homme puis en 2010 où il fait l'ouverture de la Mostra avec Gravity. Enfin, en 2015, Alfonso Cuarón est le président du jury de Venise.

C'est justement après Gravity, cette aventure hollywoodienne spatiale avec George Clooney et Sandra Bullock, qui a emmené Alfonso Cuarón au plus haut avec 7 Oscars. Cette année, il est revenu sur le Lido en compétition pour présenter Roma.

Une fresque intime et vécue

Ce nouveau projet revient sur terre et, dans la forme, semble presque l'exact opposé : aucune star, retour au parlé mexicain (plus précisément la langue mixtèque), en noir et blanc, d'une durée de 2h15, avec une histoire de famille inspirée de son enfance. Il fallait sans doute cette apparente austérité pour prendre le temps de regarder vivre cette famille, dont l'ampleur est soulignée par des longs plans séquences et des mouvements de travelling en ligne droite. Durant les années 1970 à Mexico et dans la région d'Oaxaca (sud du pays), on découvre d'abord la jeune Cleo dans son quotidien d'employée domestique d'une riche famille (nettoyer le sol, laver le linge, faire la cuisine...) puis au fur et à mesure l'ensemble de cette famille pour qui elle est servante : les enfants, leur mère et son mari. Celui-ci étant partant pour un long voyage, Cleo s'occupe beaucoup des enfants. Elle a des proches, qui comme elles travaillent au service de maisons. Durant son temps libre avec sa meilleure amie elle sort parfois avec des garçons pour aller au cinéma (voir Louis de Funès!). Elle va devoir annoncer qu'elle est enceinte à sa patronne, mais que le garçon ne veut plus la revoir...

La caméra à peine mobile de Alfonso Cuarón qui capte divers moments de vie est en surface une mise-en-scène simpliste. Mais dans le cadre de l'image, au second plan ou hors-champs, tout s'enrichit de gestes et de mouvements. Cette sobriété glisse toutefois vers plusieurs longs plans-séquences pleins de bravoure où des évènements-clés dramatiques se déroulent devant nos yeux : un accouchement éprouvant, un groupe armé qui envahit un magasin, une enfant qui risque de se noyer. A chaque film, le cinéaste aime défier le cinéma, entre audaces formelles et narration à tiroirs. Alfonso Cuarón présente Roma comme étant son film le plus personnel, l'histoire découlant de ses souvenirs. C'est, pour lui, une sorte d'hommage aux diverses femmes de son entourage d'enfance (Cleo est inspirée de sa babysitter) et ce à quoi elles ont dû faire face, comme justement faire un bébé toute seule pour l'une ou mentir à ses enfants en leur disant que leur père reviendra pour l'autre, durant une époque remplie de turbulences politiques (des nouvelles élections, des manifestations dans la rue).

Un récit intime pour lui, un film qu'il espère faire découvrir à un plus large public possible... sauf en France?

La Gaule réfractaire

Il y a de grandes chances que Roma ne soit pas diffusé dans l'Hexagone, soi-disant temple de la cinéphilie. Le blocage n'est plus du côté de Netflix (à condition qu'il trouve un distributeur), mais du côté de la Fédération Nationale des Cinémas Français (la FNCF, qui avait d'ailleurs fait annuler des séances d'avant-première gratuites de Okja, film Netflix en compétition à Cannes, à Paris en 2017) en lutte contre ce concurrent et perturbateur de la chronologie des médias. En France, la chronologie des média, actuellement en cours de renégociation, veut qu'un film sorti en salle ne soit disponible en SVOD que 3 ans après son exploitation (impensable pour Netflix, Amazon ou autres quand ils investissent des dizaines de millions d'euros dans les films des Coen, de Scorsese, Cuaron, Mackenzie, Greengrass ou Michod. La nouvelle réforme passerait le délais de 15 à 36 mois, ce qui n'a pas plus acceptable pour les plateformes de SvàD.

Tout le monde est finalement perdant dans cette histoire: les cinéphiles qui ne pourront pas voir le film sur grand écran, les salles de cinéma qui se privent à la fois d'un grand film qui peut séduire de fidèles spectateurs et qui poussent ces spectateurs à s'abonner à Netflix (donc à se détourner d'une sortie au cinéma), le cinéma qui va devoir s'adapter à un écran de 1m50, ...

Ironiquement, on notera que le film de Cuaron sera projeté au prochain Festival Lumière, à Lyon, dirigé par Thierry Frémaux, patron cannois entravé dans sa liberté de programmer. Le film a déjà été présenté à Telluride. Il est déjà l'un des événements des festivals de Toronto, New York et Londres Il sera sur Netflix (et dans quelques cinémas américains et mexicains) le 14 décembre.

200 personnalités lancent un appel contre « un cataclysme planétaire »

Posté par vincy, le 3 septembre 2018

200 personnalités ont signé l'appel publié dans Le Monde aujourd'hui lancé par Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique ferme et immédiate face au changement climatique. Parmi les signataires du monde entier, on retrouve Adjani, Almodovar, Baye, Boorman, Campion, Cotillard, Cronenberg, Cuaron, Dafoe, Delon, Deneuve, Faithfull, Fiennes, Frémaux, Hawke, Huppert, Jaoui, Kapoor, Marceau, Rampling, Robbins, Rossellini, Santoro, Satrapi, Scott Thomas, Sissako, Stewart, Tarr, Trintignant, Turturro, Viard, Wenders ou encore Jia Zhang-ke.

Tribune. Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.
Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique.
Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.
Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.
Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux.
Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront.
C’est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire.
De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené.

Isabelle Adjani, actrice ; Laure Adler, journaliste ; Pedro Almodovar, cinéaste ; Laurie Anderson, artiste ; Charles Aznavour, chanteur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Pierre Arditi, acteur ; Niels Arestrup, acteur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, cinéaste ; Yvan Attal, acteur, cinéaste ; Josiane Balasko, actrice ; Aurélien Barrau, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Xavier Beauvois, cinéaste ; Alain Benoit, physicien (Académie des sciences) ; Jane Birkin, chanteuse, actrice ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Gilles Boeuf, biologiste ; Mathieu Boogaerts, chanteur ; John Boorman, cinéaste ; Romane Bohringer, actrice ; Carole Bouquet, actrice ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Zabou Breitman, actrice, metteuse en scène ; Nicolas Briançon, acteur, metteur en scène ; Irina Brook, metteuse en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, cinéaste ; Florence Burgat, philosophe ; Gabriel Byrne, acteur ; Cali, chanteur ; Sophie Calle, artiste ; Jane Campion, cinéaste ; Isabelle Carré, actrice ; Emmanuel Carrère, écrivain ; Anne Carson, auteure et professeure ; Michel Cassé, astrophysicien ; Laetitia Casta, actrice ; Bernard Castaing, physicien (Académie des sciences) ; Antoine de Caunes, journaliste, cinéaste ; Alain Chamfort, chanteur ; Boris Charmatz, chorégraphe ; Christiane Chauviré, philosophe ; Jeanne Cherhal, chanteuse ; François Civil, acteur ; Hélène Cixous, écrivaine ; Isabel Coixet, cinéaste ; Françoise Combes, astrophysicienne (Collège de France) ; François Cluzet, acteur ; Gregory Colbert, photographe, cinéaste ; Bradley Cooper, acteur ; Brady Corbet, acteur ; Béatrice Copper-Royer, psychologue ; Marion Cotillard, actrice ; Denis Couvet, écologue ; Camille Cottin, actrice ; Clotilde Courau, actrice ; Franck Courchamp, écologue (Académie européenne des sciences) ; Nicole Croisille, chanteuse ; David Cronenberg, cinéaste ; Alfonso Cuaro, cinéaste ; Willem Dafoe, acteur ; Philippe Decouflé, chorégraphe ; Sébastien Delage, musicien ; Vincent Delerm, chanteur ; Alain Delon, acteur ; Catherine Deneuve, actrice ; Lire le reste de cet article »

Le cinéaste Oleg Sentsov en grève de la faim depuis 100 jours

Posté par vincy, le 21 août 2018

Rien n'y fait. Ni la voie diplomatique, ni les multiples appels de personnalités politiques ou artistiques. Oleg Sentsov est en train de mourir dans une prison du nord la Russie. Vladimir Poutine reste inflexible. l'opposant à l'annexion de la Crimée est emprisonné depuis 2015 pour "terrorisme" et "trafic d'armes" (lire aussi: "Oleg Sentsov toujours emprisonné). Il a cessé de s'alimenter le 14 mai. Seuls les compléments alimentaires injectés le font survivre.

Des cinéastes tchèques viennent d'annoncer qu'ils entamaient une grève de la faim pendant cinq jours.

Le Monde a publié une nouvelle tribune ce matin, relayée par la SRF (Société des réalisateurs de Films), qui dénonce au passage la Fédération internationale de Football comme complice du régime de Vladimir Poutine, pour avoir donné l'organisation de la Coupe du monde à un pays qui ne respecte pas les droits de l'Homme. "Oleg Sentsov a décidé de prendre le risque réel de mettre sa vie en jeu. Sa décision est politique, ce n’est pas une démarche suicidaire. Il s’est préparé, comme un cinéaste avant un tournage. Il a réfléchi avec un médecin à la façon la plus propice de mener sa grève de la faim, afin que son geste permette que soit entendu ce qu’il voulait faire entendre. Il a cessé de s’alimenter le 14 mai 2018, en plein Festival de Cannes, sachant que le risque d’une issue fatale était envisageable au moment de la Coupe du monde" est-il écrit. Les signataires réitèrent leur "appel aux dirigeants européens pour que soient mis en œuvre tous les pouvoirs et moyens de pression pouvant permettre la libération immédiate du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov." Parmi eux, Jacques Audiard, Robin Campillo, Arnaud Desplechin, jean-Luc Godard, Yann Gonzalez, François Ozon, Rithy Panh, Christian Taubira, Bertrand Tavernier ou encore Delphine de Vigan.

"Oleg Sentsov peut mourir à tout moment, à chaque minute qui passe"

Le 13 août dernier, 100 personnalités appelaient à "ne pas laisser Oleg Sentsov mourir". " Ne pas agir, ce serait laisser Oleg Sentsov mourir. Ce serait renoncer à nos valeurs et à nos principes, renoncer à ce que nous défendons et à ce que nous sommes. Ce serait tolérer qu'on peut être tué pour ses idées, ses opinions, ses prises de position. Le traitement dont il est l'objet est une atteinte à la liberté de pensée et à la liberté de création. Nous ne pouvons l'accepter" lisait-on toujours dans une tribune parue dans le Monde. Ajoutant: "Les artistes du monde entier savent pertinemment que le président russe a le pouvoir d’arrêter cette tragédie humaine et démocratique. Partout dans le monde ; dans le monde du cinéma, de la culture mais bien au-delà, une mobilisation internationale doit se faire entendre pour défendre ce cinéaste." On y retrouvait à peu près les mêmes signataires mais aussi Yvan Attal, Bertrand Bonello, Costa-Gavras, les frères Dardenne, David Cronenberg, Atom Egoyan, Michel Hazanavicius, Christophe Honoré, Cédric Klapisch, Ken Loach, Kleber Mendonça Filho, Ariane Mnouchkine, Cristian Mungiu, Mahamat Saleh Haroun, Riad Sattouf, Abderrahmane Sissako, ou le cinéaste russe Andreï Zviaguintsev.

Selon le témoignage de Zoya Svetova, journaliste et défenseure des droits de l'homme russe, qui lui a rendu visite le 14 août, Oleg Sentsov aurait perdu 17 kilos.

Une série issue de l’univers Jason Bourne

Posté par vincy, le 20 août 2018

Depuis le troisième épisode de la franchise Jason Bourne, Universal a toujours eu en tête de décliner l'univers de l'assassin-soldat amnésique créé par Robert Ludlum. Une bible avait été élaborée afin d'étendre la marque. Cela avait permis la production d'un film sans Matt Damon, Jason Bourne : L'héritage avec Jeremy Renner. Une nouvelle étape vient d'être franchie avec le développement d'une série pour USA Network, Treadstone.

Treadstone, on le rappelle est l'un des projets de la CIA pour constituer une armée d'agents spéciaux, des tueurs d'élite dont le cerveau est lavé et leur détermination à tuer sans failles. On découvre au fil des épisodes que d'autres opérations toutes aussi opaques et peu déontologiques ont été lancées par l'agence d'espionnage américaine, comme Blackbriar, Outcome et LARX.

La première saison suivra une myriade d'agentes dormantes autour de la planète, qui sont mystérieusement remis en service pour se lancer dans des missions fatales. La production, assurée par Universal Cable, débutera en 2019. L'écriture a été confiée à Tim Kring (créateur des séries Strange World, Heroes et Touch) et le pilote sera réalisé par Ramin Bahrani (99 homes, Fahrenheit 451).

La franchise a rapporté 1,6 milliard de dollars dans le monde. Si Universal rêve toujours d'un sixième film, Matt Damon a confié qu'il ne reprendrait sans doute pas du service, considérant que le public allait se lasser de son personnage.

Ryan Reynolds et Mélanie Laurent chez Michael Bay

Posté par vincy, le 18 août 2018

Mélanie Laurent et Payman Maadi rejoignent Ryan Reynolds dans le prochain film de Michael Bay, 6 Underground, dont le tournage vient de débuter. Ce sera le plus gros budget jamais diffusé sur Netflix, qui prévoit une mise en ligne en 2019.

La star de Deadpool sera en terrain conquis puisque ce sont les scénaristes de son héros "Comics" qui sont à l'écriture, Rhett Reese et Paul Wernick, sans qu'on connaisse les détails du synopsis.

Dave Franco, Corey Hawkins, Adria Ariona, Manuel Garcia-Ruffo, Ben Hardy, Lior Raz sont aussi au générique.

Mélanie Laurent, qui va présenter sa dernière réalisation (et première réalisation anglo-saxonne) Galveston (avec Elle Fanning et Ben Foster), à Toronto en septembre, sera à l'affiche cet automne de Operation Finale, thriller historique de Chris Weitz, avec Oscar Isaac, et du mélodrame familial Mia et le lion blanc de Gilles de Maistre. Aux Etats-Unis, elle est principalement connue pour avoir tourné avec Tarantino (Inglourious Basterds) et Villeneuve (Enemy).

L'Iranien Payman Maadi a déjà tourné avec Michael Bay (13 Hours). Le public international le connaît surtout pour son rôle de mari en instance de divorce dans Une séparation d'Asghar Farhadi.

Michael Bay, réputé pour sa franchise Transformers, avait par ailleurs annoncé un autre projet, Robopocalypse, adapté du roman SF de Daniel H. Wilson, où une intelligence artificielle a décidé d'éradiquer l'humanité. Initialement, le film devait être réalisé par Steven Spielberg.

Ethan Peck sera le Spock de Star Trek : Discovery

Posté par wyzman, le 14 août 2018

L'info est tombée il y a quelques minutes seulement : c'est l'acteur américain Ethan Peck qui reprendra le rôle mythique de Monsieur Spock dans la saison 2 de Star Trek : Discovery !

Un quasi-inconnu

Seul personnage de la saga à avoir traversé toutes les ères de Star Trek, Monsieur Spock figure parmi les personnages préférés des fans. Lors du dernier Comic-Con, les plus attentifs ont noté qu'Alex Kurtzman, producteur exécutif de la série, avait annoncé l'arrivée de l'une des figures majeures du show dans la deuxième saison du programme disponible sur CBS All Access, la plateforme de streaming de CBS.

Il y a quelques minutes, Alex Kurtman s'est donc exprimé pour annoncer officiellement l'arrivée de Spock dans la série qu'il produit. "A travers 52 ans de télévision et de films, un univers parallèle et un univers miroir, M. Spock reste le seul membre de l'équipage d'origine à avoir traversé toutes les époques de Star Trek" a-t-il déclaré. "Le grand Leonard Nimoy, puis le brillant Zachary Quinto ont apporté une humanité incomparable à un personnage à jamais déchiré entre logique et émotions."

"Nous avons cherché pendant des mois un acteur qui, comme eux, apporterait sa propre interprétation au rôle. Un acteur qui, comme eux, incarnerait sans effort les plus grandes qualités de Spock, au-delà de la logique évidente: l'empathie, l'intuition, la compassion, la confusion et le désir ardent. Ethan Peck a pénétré dans la pièce en disposant de toutes ces qualités, conscient de sa lourde responsabilité envers Leonard, Zack et les fans, et prêt à relever le défi au service de la protection et de l’expansion de l’héritage de Spock. Dans cet esprit, nous sommes ravis de l’accueillir dans la famille."

Attendu pour 2019, la deuxième saison de Star Trek : Discovery dispose déjà d'un trailer épique dévoilé lors du dernier Comic-Con. Et si le nom d'Ethan Peck ne vous dit rien, sachez que Star Trek : Discovery est loin d'être sa première série. Vous avez pu le voir dans That '70s Show, Gossip Girl et le film Twelve de Joel Schumacher.

Gal Gadot dans la peau d’Hedy Lamarr

Posté par vincy, le 11 août 2018

Un rôle inattendu pour Gal Gadot, connue désormais pour incarner Wonder Woman, dont la suite, Wonder Woman 1984, est actuellement en tournage.

L'actrice devrait se mettre dans la peau de l'icône Hedy Lamarr, star de l'âge d'or hollywoodien (Casbah, La fièvre du pétrole, Samson et Delilah) et inventrice (notamment de techniques ayant permis le Wifi et le GPS), dans une série qui chroniquerait son parcours, de l'Autriche bourgeoise puis nazie aux Etats-Unis, et sa carrière. Elle est à la fois sur le Walk of Fame d'Hollywood avec son étoile et au National Inventors of of Fame.

Showtime a demandé à Sarah Treem (In Treatment, House of Cards, The Affair) d'écrire la série.

L'intérêt pour l'actrice a ressuscité avec le documentaire Bombshell: The Hedy Lamarr Story, d'Alexandra Dean, sorti en juin en France, accompagné de la parution de son autobiographie jusque là inédite.

Oscars 2019 : L’Académie annonce une petite révolution

Posté par wyzman, le 10 août 2018

Dans un message adressé aux membres, John Bail et Dawn Hudson (respectivement président et directrice générale de l'Académie des arts et des sciences du cinéma) ont annoncé que la cérémonie des Oscars allait subir quelques changements majeurs.
Bienvenue aux blockbusters ?
La première et principale raison du buzz autour des Oscars consiste en la création future d'une catégorie dédiés aux films populaires. Une décision qui a de quoi faire sourire. En effet, depuis plusieurs années, les votants sont vivement critiqués pour leurs choix, autant sur le plan de leur diversité de sujets et de protagonistes que sur leur caractère intellectuel. Malgré les changements déjà effectués sur l'éligibilité des votants, ces derniers demeurent majoritairement blancs, vieux et de sexe masculin.
Un facteur qui, pour certains, explique l'absence récurrente de films populaires et commerciaux parmi les nommés. L'an dernier, la moyenne des recettes générése par les nommés dans la catégorie meilleur film était la plus basse que l'on avait connue depuis 2011. Il va sans dire que la naissance d'une catégorie concentrée sur les blockbusters pourrait rendre la cérémonie plus alléchante pour le public jeune dont les annonceurs manquent cruellement. Mais cette décision a surtout engendré un sentiment de colère parmi de nombreux cinéphiles ces dernières heures. Pour beaucoup, l'Académie envoie ici un message clair : les films commerciaux ne sont pas dignes des récompenses majeures aux Oscars. Un affront !
Et bien que des films tels que Les Gardiens de la Galaxie, Star Wars : Le Réveil de la Force ou encore Suicide Squad aient récemment été récompensés, il s'agissait toujours de prix techniques. Un constat qui a de quoi surprendre lorsque l'on sait que quelques années plus tôt, Titanic et Gladiator repartaient avec les honneurs. La question est dès lors de savoir si ces dernières années, les membres de l'Académie et les votants ne se seraient pas un peu trop embourgeoisés. Cela expliquerait sans doute pourquoi ils préfèrent nommer des films "plus admirés que vus".
Persuadés que les blockbusters et les films commerciaux tuent le cinéma, les votants ont sans doute tout intérêt selon eux à perpétuer un tel entre-soi. Quel a dû être leur choc lorsqu'en 2009 la catégorie phare est passée de 5 à 10 films ! En attendant de connaître les premiers nommés de cette nouvelle catégorie, la direction de l'Académie a tenu à préciser qu'un blockbuster nommé dans sa catégorie pourrait toujours conquérir parmi les meilleurs films.
Faire revenir le public
Afin de redevenir plus attractive aux yeux des téléspectateurs et des annonceurs, l'Académie a également annoncé que la cérémonie ne durerait désormais plus que 3 heures au lieu des 4 presque atteintes lors de l'édition 2018. Pour parer à ce manque de temps, certains prix seront désormais remis pendant les coupures pub. Certains de ces moments seront rajoutés au montage et visibles plus tard. Si cette mesure a du sens, force est de reconnaître que les organisateurs sont dans une impasse.
L'an dernier, les Oscars ont connu leur plus basse audience historique avec "seulement" 26,5 millions de téléspectateurs branchés devant le sacre de The Shape Of Water. On est dès lors très loin des 57,2 millions de curieux pour Titanic en 1997 et des 43,7 millions de cinéphiles pour 12 Years A Slave en 2013. Et comme l'Académie ne fait jamais les choses à moitié, la cérémonie a été avancée de trois semaines, dès 2020. Considérée comme l'ultime cérémonie de remises de prix, les Oscars ont aujourd'hui lieu après d'autres cérémonies tells que les Golden Globes, les Screen Actors Guild Awards et Critics' Choice Awards. Fin d'un suspense pour certains, l'enchaînement donne à beaucoup l'impression que les Oscars ne sont que l'ultime couronnement, un événement plus très attendu car trop prévu et prévisible.
Si les Oscars 2019 se tiennent toujours le 24 février prochain, l'édition 2020 aura donc lieu le 9 février. Dans cette configuration, elle aura lieu avant les Satellite Awards, les BAFTA et les Spirit Awards et pourrait redevenir un moment synonyme de surprises. Il faut néanmoins se demander si la cérémonie parviendra à garder son âme malgré tous ces changements. Devenue particulièrement politique au cours de la dernière décennie, elle pourrait devoir faire face à une nouvelle controverse en cas de non nomination de Black Panther. Le film de Ryan Coogler et Marvel sorti en février dernier est d'ores et déjà donné gagnant dans la catégorie meilleure blockbuster - "une victoire de seconde classe".