Une journée particulière, ou Cannes comme si vous y étiez

Posté par cynthia, le 16 mai 2012

Pour le 65ème anniversaire du festival de Cannes, Gilles Jacob, président du Festival, pour ne pas dire Dieu (facétieux), nous présente hors-compétition son court-métrage, Une journée particulière. Il s'agit de son quatrième documentaire sur l'histoire du festival qui sera diffusé en séance spéciale en salle Debussy le 20 mai et retranscrit le même jour sur Canal+ et le 27 mai sur Arte.

Ayant eu la chance de découvrir ce documentaire en avant-première en avril, j'ai eu la nette impression d'être à Cannes avec un mois d'avance. La musique, les films, les artistes, tout nous fait vivre le festival. Le documentaire se divise en plusieurs parties qui ne sont ni plus ni moins que les parties d'une journée à Cannes. L'arrivée des artistes, les séances photo, la conférence de presse, la légendaire montée des marches, etc... Gilles Jacob mêle à la perfection 18 extraits des films qui l'ont marqué avec le glamour des marches rouges, ainsi que le stress des cuisiniers pour les réceptions du soir.  Vous vivrez intensément une journée du festival comme si c'était vous derrière la caméra. Qui plus est, en visualisant Une journée particulière, vous serez submergé par l'émotion.

On commence notre plongée dans le monde du cinéma avec un montage de Gus Van Sant qui illustre la prise de conscience de Gilles Jacob pour sa passion du cinéma. Tout d'abord projectionniste, puis critique, il a su rester à la tête du festival avec la même passion pour le cinéma qu'à son adolescence. Passion ressenti par les images qu'il nous offre. Tantôt un sourire, un geste, une main, évoquant l'érotisme des personnalités présentes. Toute la beauté du corps des artistes présents est reflété à travers la caméra.  Un érotisme suggéré mais qui se retrouve amplifié dans certains extraits proposés. Comme celui des frères Dardenne qui nous montre une spectatrice émue en plein cinéma qui essuie ses larmes à l'aide de la main de l'homme assis à ses côtés, homme qui n'est autre que le pick-pocket qui tentait au même moment de lui dérober son portefeuille.

Les actrices, toutes plus belles les unes que les autres, reflètent la passion de Gilles Jacob pour la gente féminine. Zhang Ziyi regardant les feux d'artifices, Juliette Binoche, sa muse, présentant le jury ou Sharon Stone, sa favorite, montant les marches.

Quelques scandales survenus à Cannes viennent alimenter le documentaire. Ajoutant au glamour le piment qu'il fallait pour faire de cette journée, une journée exceptionnelle. Comme la prise de parole on ne peut plus osé de Roman Polanski face aux questions bien trop "stupides" à son goût des journalistes.

Nous laissant les yeux humides et les membres tremblants, le film s'achève avec le thème du film La vie est belle de Roberto Benigni. Film qui évoque l'impact de Cannes, de la standing ovation le soir de la projection aux Oscars et au succès mondial du film, en passant par cette scène anthologique où Benigni s'agenouille devant le président du jury, Martin Scorsese.

L’instant Court : Adam Yauch (1964-2012)

Posté par kristofy, le 12 mai 2012

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Star Wars Cantina réalisé par Nima Nourizadeh, voici l’instant Court n° 78.

Adam “MCA” Yauch est mort le 4 mai à l’âge de 47 ans, des suites d’un cancer de la gorge déclaré depuis 2009. MCA était son surnom au sein du groupe Beastie Boys. Le rap autant festif qu’énergique du trio a su gagner de nombreux fans, surtout avec leur disque ‘Ill Communication’ en 1994, et récemment le groupe était revenu sur le devant de la scène en 2011 avec l’album ‘Hot Sauce Committee Part Two’. Pour son lancement, Adam Yauch avait réalisé le court-métrage Fight for Your Right: Revisited (clip de 30 minutes) qui a réuni quantités d’acteurs : Elijah Wood, Seth Rogen, Danny McBride, Susan Sarandon, Stanley Tucci, Laura Dern, Chloë Sevigny, Kirsten Dunst, Orlando Bloom, Will Ferrell, John C. Reilly, Jack Black…

Si Adam “MCA” Yauch est très connu pour sa musique au sein des Beastie Boys, il faut rendre hommage à l’amoureux du cinéma qu’il était.

Adam Yauch est le fondateur de la société Oscilloscope Laboratories, dont la principale activité est d’acheter et de distribuer des films aux Etats-Unis. Il s’est intéressé particulièrement aux films indépendants, aux documentaires, et à des titres considérés comme sans potentiel commercial. La majorité des films distribués par Oscilloscope Laboratories n’auraient d’ailleurs jamais été vus par les spectateurs américains sans la volonté de Adam Yauch. Oscilloscope Laboratories a été le distributeur de films tels que We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay, Meek’s Cutoff de Kelly Reichardt, Kisses de Lance Daly, Exit through the gift shop de Banksy, Bellflower de Evan Glodell, mais aussi des films français comme L’épine dans le cœur de Michel Gondry ou Happy Few de Antony Cordier (sorti sous le titre Four lovers).

Voici donc la bande-annonce du film Gunnin’ for that #1 spot, un documentaire produit et réalisé par Adam Yauch. On y voit en particulier huit jeunes joueurs de basket qui montrent qu’ils peuvent passer professionnels, et aussi le fameux terrain de basket Rucker Park de Harlem où de nouveaux joueurs se faisaient une réputation. Comme le chantait Adam “MCA” Yauch, ch-check it out wha-what it’s all about.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Gunnin’ for that #1 spot.

Prix Jean Vigo 2012 posthume pour Laurent Perrin

Posté par cynthia, le 11 mai 2012

Décédé le 8 février dernier, Laurent Perrin est à l'honneur du 61ème prix Jean Vigo de cette année. Il fut connu pour avoir été l'un des expérimentateurs du Super 8, en France. Mais aussi pour être le cinéaste de nombreux films tel que Passage secret, 30 ans ou des documentaires tel que Jimmy Jazz ou Il était une fois King Kong. Un prix en guise d'adieu pour cette édition où l'originalité était une fois de plus mise en avant. Perrin avait reçu le prix Jean-Vigo du meilleur long métrage pour Buisson ardent en 1987. "La singularité des Prix Jean Vigo n’est pas de récompenser un ‘excellent film’, mais d’encourager un auteur d’avenir. L’œuvre peut montrer des faiblesses, des maladresses, des longueurs. Il suffit d’y découvrir une passion et un don. Les Vigo ne sont pas des prix de consécration. Ils sont des prix d’encouragement" explique le Comité du Prix Jean Vigo.

Pour les courts métrages ce sont Louis Garrel, pour La règle de trois et Vincent Dietschy, pour La vie parisienne qui emportent le prix. Ces deux courts évoquént de manière moderne, le ménage à trois.

C'est le long métrage de la cinéaste Helena Klotz, L'âge atomique, qui est récompensé dans sa catégorie. Elle aborde dans son film une jeunesse errante, en s'écartant des stéréotypes connus. Le film avait été présenté au Festival d'Angers en janvier dernier, avant d'être montré à la dernière Berlinale. Il n'est pas encore sorti en France.

Une mention spéciale fut décerné à Jeanne Balibar et Pierre Léon pour Par exemple Electre ; enfin un prix d'hommage est remis à la cinéaste et documentariste Agnès Varda.

Par ailleurs, tous les films primés lors de cette édition seront repris dans le cadre du festival de Morelia au Mexique.

Le prix Jean Vigo est attribué depuis 1959 à "un réalisateur français d'avenir distingué pour l'indépendance de son esprit et la qualité de sa réalisation".

Claude Chabrol, Yves Robert, Philippe Garrel, Jacques Rozier, Luc Moullet, Bruno Dumont, Anne Fontaine, Noémie Lvovsky, Xavier Beauvois, Olivier Ducastel et Hacques Martineau ont ainsi vu leur film honoré.

Jeu concours : des places et des goodies pour Sur la route

Posté par MpM, le 9 mai 2012

Sur la route de Walter Salles sera l'un des grands événements du 65e Festival de Cannes. Le film, qui concourt pour la Palme d'or, est l'adaptation du roman culte de Jack Kerouac, véritable manifeste de la beat generation.

Il réunit à l'écran une pléiade de stars, parmi lesquelles Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart, Viggo Mortensen, Amy Adams et Kirsten Dunst.

Synopsis : Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou.  Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle.

Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou.  Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.

A l'occasion de la sortie du film en salles le 23 mai 2012, Ecran Noir vous fait gagner 4 places gratuires, 2 Hors-Série Trois Couleur Sur la Route et 2 affiches du film. Pour participer au tirage au sort et remporter l'un des lots mis en jeu, il suffit de répondre à la question suivante :

Le cinéaste brésilien Walter Salles n'a pas peur des défis cinématographiques. En 2003, il s'attaquait en effet déjà à un mythe en mettant en scène le jeune Che Guevara dans un long métrage sélectionné à Cannes. C'est d'ailleurs suite à ce projet qu'il s'est lancé dans l'aventure de Sur la route. De quel film s'agit-il ?

Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 23 mai 2012. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.

Quand plan à trois et cinéma font bon ménage…

Posté par matthieu, le 6 mai 2012

Alors que Shame vient tout juste de sortir en DVD/Blu-Ray, l'occasion est venue de se pencher sur les plans à trois au cinéma. L'amour et le sexe qui se pratiquent habituellement à deux selon les coutumes et règles de la société occidentale trouvent de notre temps un tout nouvel écho, en parallèle à d'autres civilisations chez lesquelles cette sphère sexuelle n'est pas autant privée et où l'amour peut se pratiquer en présence d'autres personnes (toutes les civilisations ne se valent pas, paraît-il...). Si chez nous le plan à plusieurs a donc très souvent relevé du simple fantasme, on assiste à une mise en scène du triolisme de plus en plus fréquente. Ceci d'autant plus que les moeurs évoluent et qu'on cherche, dans le domaine érotique, à s'affranchir de nouvelles barrières afin de ne pas laisser s'affadir la chose, notamment au sein du couple.

Le cinéma n'oublie pas, lui aussi, de s'affranchir de ces codes lorsqu'il tente d'illustrer de nouvelles pratiques. Il souligne alors ce qu'il a de bon et de mauvais dans ces rapports à plusieurs. Le plan à trois peut mener à la souffrance, au délaissement, à des désirs dangereux et des situations difficiles à gérer. Dès lors, difficile de ne pas commencer sans citer Salo et les 120 journées de sodome de Pasolini, adaptation de l'ouvrage hallucinant, jubilatoire et cradingue du marquis de Sade, dans lequel on trouve des orgies à tout va dont le seul but est l'humiliation pour le plaisir, dénué de toute morale extérieure. Chaque personne, seule ou en groupe, est livrée au plaisir d'un chef. Dans Shame, le personnage joué par Michael Fassbender se perd dans le monde du sexe à cause de son addiction et termine dans un plan classique avec deux jeunes femmes. Pas vraiment de plaisir, seulement une souffrance morale cachée par une passion fugitive. L'homme assouvit ici non pas un fantasme mais une pulsion. Froideur et malaise transparaissent à travers cette scène qui fait partie d'une succession de plans décadents pour le personnage. Pas si éloigné, on trouve The doom generation de Gregg Araki où le trio finit allongé sur le drapeau américain avant que le tout prenne une tournure dramatique et débouche sur la haine causée par des regards extérieurs. Sans conteste, le plan à trois peut donc être vu comme l'affranchissement de codes sexuels habituels, affichant ainsi des goûts montrés comme douteux voire une débauche immorale.

Toujours dans le milieu adulte plutôt libertin mais cette fois-ci comme célébration du plaisir sexuel, Shortbus propose un trios les plus mémorables avec un couple gay décidant d'accueillir l'acteur/chanteur Jason Brannan dans une scène d'érotisme grandiose; chant d'hymne américain dans les fesses compris. Original, d'autant plus que le film comporte un propos sur l'Amérique post-11 septembre. À noter également : 2 garçons, 1 fille, 3 possibilités (intitulé à juste titre Threesome outre Atlantique), long-métrage qui s'inscrit dans la lignée de ces films pour ados visant le fantasme de la cohabitation et ses multiples possibilités. Non loin du précédent se trouve Sexcrimes avec un célèbre triangle orchestré par Neve Campbell et Denise Richards et qui a dû exciter nombre de pré-pubères. Les campus ont définitivement la cote en terme d'exploration sexuelle des jeunes adultes. On note aussi American psycho où Christian Bale s'en donne à coeur joie dans une scène de sexe à trois assez machiste et narcissique, le personnage s'observant les muscles dans la glace pendant l'acte.

Le plan à trois étant un désir affiché de recherche de plaisirs autres que ceux conventionnels, il appartient à l'initiation sexuelle, qui attire forcément les adolescents. Dans Ken Park, les ados explorent leur sexualité jusqu'à plus soif (jeu de mot douteux), et une jolie scène vient conclure cette utopie sexuelle entre amis tourmentés. Évoquons aussi Kaboom de Gregg Araki, réalisateur dont la filmographie est une mine d'or d'exploration sexuelle, qui proposait un plan à trois spécial fête d'anniversaire. Quoi de mieux comme cadeau après tout que de se faire offrir par son amie un mec convoité pour une bonne tranche de baise avec les yeux bandés ? Difficile alors de ne pas citer également The Dreamers de Bertolucci qui, bien qu'il n'y ait aucun plan à trois explicite, comporte un trio d'adolescents explorant leurs plaisirs dans une ambiance soixante-huitarde avec jeux sexuels autour de plaisirs cinéphiliques : réjouissant. Et puisque l'on en vient donc à évoquer les couples qui maladroitement tentent de se former au sein d'un trio d'adolescents, on peut évoquer ces mêmes problèmes chez les adultes avec La chair et le diable de Clarence Brown, ou encore le célèbre Jules et Jim, des précurseurs dans le genre qui donnent aujourd'hui à voir des films très libres comme Les amours imaginaires ou encore Les chansons d'amour et bien d'autres qui, à l'instar de ce dernier, virent très souvent à l'impossibilité de bien s'entendre au delà de deux. C'est déjà si difficile de construire un couple, alors un trouple...

Evidemment, la liste n'est pas exhaustive. Même Woody Allen s'y est frotté (Vicky Cristina Barcelona). Apparu dans les années 60 avec la libération sexuelle, le phénomène a pris de l'ampleur, y compris dans les séries TV, dans les années 2000. Entre adultes consentants ou bien adolescents à la libido et aux moeurs très libres, le ménage et le plan à trois se font donc indéniablement de plus en plus présents dans le cinéma depuis deux décennies. De nos jours le problème n'est plus tant le jugement social péjoratif ou les maladies sexuellement transmissibles mais le cœur et les sentiments. Le ménage à trois est une forme d'amour de moins en moins marginale. Mais, comme toute chose nouvelle et relativement émergente, elle est complexe à appréhender, et difficile à assumer. Reste alors le sexe à trois, plus libre, même si sa représentation cinématographique comporte plusieurs aspects, mélioratifs comme péjoratifs. Représentations qui présagent encore de bonnes tranches d'amusements sexuels dans des films à venir.

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le trouple selon ELLE
Le polyamour
Le trouple selon TÊTU

Cannes 2012 : Tsai Ming-Liang et João Pedro Rodrigues en Clôture de la Semaine de la Critique

Posté par MpM, le 5 mai 2012

Depuis sa création, la Semaine de la Critique se veut un lieu de découvertes. A ce titre, elle fait chaque année une place importante au court métrage, pensé à la fois comme moyen de mettre en lumière de jeunes réalisateurs et comme "terrain d'expérimentation de cinéastes confirmés".

Ce sont donc tout naturellement deux courts métrages qui viendront refermer la 51e édition de la plus ancienne section parallèle du Festival du Cannes. Walker du Taïwanais Tsai Ming-Liang et Manhã de Santo António du Portugais João Pedro Rodrigues, "deux films qui questionnent la temporalité à travers des espaces urbains" précise un communiqué, seront ainsi présentés le 24 mai lors de la soirée de clôture, juste après l'annonce du palmarès.

La fournaise estivale US est lancée : pronostics

Posté par geoffroy, le 5 mai 2012

L’été américain démarre officiellement ce week-end aux États-Unis avec la sortie de The Avengers. Comme chaque année depuis maintenant une bonne décennie, la liste des films sortant à cette période regroupe suite, reboot, préquelle ou autre spin-off. Avec pas moins de 13 films dans ce cas-là, l’été US 2012 ne brillera pas vraiment par son originalité. Si le 3ème opus du chevalier noir semble se détacher assez nettement des pronostics, des films comme the Avengers, Brave, Spider-man 3D ou même Prometheus peuvent prétendre au podium.

Top 15 d’Ecrannoir au doigt mouillé, en en omettant volontairement les "sleepers" qui créeront la surprise,  par ordre décroissant.

1/ The Dark Knight Rises (20 juillet). Film de l’été. Dernier opus de la saga Nolan. Le désir du film sera là même si celui-ci déçoit et que le « méchant » n’a pas le charisme de Heath Ledger. Pronostics : 500M$

2/ The Avengers (4 mai). Le film cartonne déjà à l’international et les critiques sont excellentes. Les attentes, au-dessus des espérances, pourraient projeter le film vers les 400 millions de dollars. Pronostics : 400M$

3/ Spider-Man 3D (6 juillet). Malgré le scepticisme ambiant quant à un reboot aussi frais d’une saga ayant généré beaucoup de billets verts, Spider-Man reste Spider-Man. Le personnage demeure très populaire et aura le droit, avec le Lézard, à un super-méchant vraiment cinématographique. Pronostics : 280M$

4/ Brave (22 juin). Le film aura l’avantage de proposer une histoire originale. Son but, laver l’affront de Cars 2, film médiocre n’ayant pas réussi à atteindre la barre des 200 millions $. Pronostics : 250M$

5/ MIB 3 (25 mai). Il s’agit de faire oublier un numéro 2 catastrophique en termes de qualité. Will Smith reste très populaire, le duo des hommes en noir aussi. Sa sortie au cours du week-end du Memorial Day est un avantage. Pronostics : 195M$

6/ L’Age de glace 4 (13 juillet). Les deux derniers épisodes ont réalisé un peu plus de 190 millions $. L’usure est possible et  dépendant de ce qu’il aura à proposer au public. Si le film se maintient malgré la concurrence, il pourra se rapprocher des 200 millions $. Pronostics : 180M$

7/ Madagascar, Bons Baisers d’Europe (8 juin). Madagascar risque de perdre des spectateurs par rapport au 1 (193M$) et au 2 (180M$). Un peu comme Shrek en son temps. De toute façon le film va cartonner à l’international. Pronostics : 165M$

8/ Blanche neige et le chasseur (1 juin). Le style de Blanche neige et le chasseur est plus proche du Seigneur des Anneaux que d’Alice au pays des merveilles. Il peut créer la surprise en se démarquant mais sa sortie au mois de juin est un risque. Les déçus de la version de Tarsem (Mirror Mirror) pourront se reporter sur un film à l’univers beaucoup moins kitsch. Pronostics : 160M$

9/ Prometheus (8 juin). Prometheus réalise sans doute la meilleure campagne virale de ces dernières années. De plus, le film est le plus attendu de l’été pour une non-suite. Son probable classement R n’est pas un frein en soi mais peut lui faire perdre quelques entrées. Le bouche à oreille sera déterminant pour ce blockbuster. Si celui-ci saisit d’effroi les spectateurs, il peut envisager une carrière au-delà des 200M$. Pronostics : 155M$

10/ The Bourne Legacy (3 Août). Exit Matt Damon, bonjour Jeremy Renner (l’acteur a le vent en poupe et les bonnes grâces des studios depuis ses rôles dans Mission Impossible – Protocole fantôme et the Avengers). Si Jeremy Renner est accepté des fans, l’ADN de la franchise originale, qui semble être la même, fera le reste. Pronostics : 150M$

11/ GI Joe : représailles (29 juin). Gros pari que de lancer une suite au GI Joe de Stephen Sommers. Le film peut suivre la même carrière que la Colère des titans, suite très mauvaise du mauvais Choc des Titans de Letterier. La présence de The Rock et de Bruce Willis est un avantage. Sa sortie quatre jours avant Spider-Man 3D, non. Pronostics: 145M$

12/ Rock Of Ages (15 juin). Et voici une comédie musicale ! Les succès de Hairspray (118M$ en 2007) et Mamma Mia ! (144M$ en 2008) prouvent que ce genre de film peut tirer son épingle du jeu en été. Quelques stars (dont tom Cruise) sur une musique des années 80-90 et le tour est joué ! Pronostics : 140M$

13/ Battleship (18 mai). L’invasion marine de Peter Berg sort une semaine après les Avengers. Pas moins bon que les Transformers de Bay, le film souffle un vent patriotique teinté de scènes d’action homériques. Sans doute suffisant pour dépasser les 100M$. Mais pas beaucoup plus. Pronostics : 135M$

14/ That’s my boy (15 juin). Retour aux sources pour Adam Sandler avec ce film. Et possible retour aux affaires. En jouant un père totalement irresponsable, il retrouve le rôle d’adulte-enfant qui a fait sa gloire. Classé R, le film aura quant même du mal à rééditer les scores du Waterboy (161M$ en 1998) et de Big Daddy (163M$ en 1999). Pronostics : 125M$

15/ Dark Shadows (11 mai). Le dernier film de Tim Burton vient clore notre classement. Sa sortie, une semaine après the Avengers, n’est pas un problème pour ce type de film. Résolument décalé et visiblement très bariolé, Dark Shadows aura son public (très à cœur de retrouver le couple Burton-Deep). Le film peut même surprendre comme l’avait fait en son temps la Famille Adams (113M$ en 1991 et 214M$ en 2012 en prenant en compte l’inflation). Pronostics : 120M$

Cannes 2012 : un documentaire sur la guerre en Libye rejoint la sélection officielle

Posté par MpM, le 4 mai 2012

Le Serment de Tobrouk de Bernard-Henri Lévy rejoint la Sélection officielle du 65e Festival de Cannes. Ce documentaire sur la guerre en Libye, qui sera présenté le 25 mai en Séance spéciale, a été tourné pendant les huit mois qu'a duré la révolution populaire ayant conduit à la chute de Mouammar Kadhafi. Il suit plusieurs personnages en Lybie mais également dans d'autres pays du monde comme la France ou les Etats-Unis.

La direction du Festival de Cannes a souligné que la projection de ce document historique serait un "moment particulier". "Le Serment de Tobrouk montre comment des convictions et des idées peuvent infléchir le cours de l'Histoire et rendre possible une ingérence humanitaire et politique qui semblait jusque-là impensable. Il rend d'autant plus troublant, et d'autant plus révoltant, le spectacle de la tuerie quotidienne qui se déroule, depuis presque la même date et encore aujourd’hui, dans la Syrie de Bachar El Assad", explique le communiqué officiel.

En plus du réalisateur, quatre protagonistes du film seront présents à Cannes pour accompagner le film "parce qu'ils veulent dédier ce qu'ils ont fait, et réussi, à leurs amis syriens". Ils vont ainsi dans le sens de Gilles Jacob et Thierry Frémaux qui profitent de l'occasion pour rappeler qu’"un film peut être aussi le passage de flambeau entre des peuples que rassemble le même amour de la liberté".

L'Afrique succède ainsi au Printemps arabe et aux cinéastes iraniens persécutés qui avaient bénéficié d'un coup de projecteur important lors de l'édition 2011. Outre Le Serment de Tobrouk de Bernard-Henri Lévy, trois films de la sélection officielle s'intéressent en effet à la situation actuelle du continent : Après la Bataille de Yousry Nasrallah sur la confiscation de la révolution égyptienne, Les chevaux de dieu de Nabil Ayouche sur le terrorisme et La Pirogue de Moussa Touré sur l'immigration.

L’instant Court : Star Wars Cantina, réalisé par Nima Nourizadeh

Posté par kristofy, le 4 mai 2012

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Love in motion réalisé par Gaspar Noé, voici l’instant Court n° 77.

77 ? Déjà ? Justement, l’année 1977 est particulière pour le cinéma. On y découvre à l’affiche des nouveautés un film américain dont les producteurs ne savaient que faire : l’histoire d’un chevalier et d’une princesse avec un pilote de vaisseau spatial accompagné d’un grand singe et de deux robots…Un film bizarre, peut-être pour enfants. "Ca ne marchera jamais." A la surprise générale, ça fait un carton avec des spectateurs par millions, Star Wars réalisé par George Lucas devient le succès de l’année avant de devenir la saga culte que l’on connaît.

On est le 4 mai ? C’est un jour qui fait se reconnaître entre eux les fans de Star Wars. En anglais la date ‘May 4th’ se prononce comme la célèbre réplique ‘May the Force be with you’… Forcément, un clin d’œil à la guerre des étoiles s’impose.

Voici donc Star Wars Cantina, un spot publicitaire inspiré d’une scène du film pour une marque de sport (au moment de la coupe du monde de foot 2010). Le rappeur Snoop Dogg se bat au sabre laser, Han Solo discute avec les Daft Punk, le footballeur David Beckham a la proposition de jouer pour Jabba, il y a Noel Gallagher assis dans le fond (on y voit aussi Franz Beckenbauer, Ian Brown, Ciara, Jay Baruchel, DJ Neil Armstrong)… Il s’agit d’un détournement mis en image par Nima Nourizadeh, qui avait déjà clippé de nombreux musiciens britanniques, il vient de faire ses débuts de réalisateur au cinéma avec le film Project X qui était sorti en salles le 14 mars.

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Star Wars Cantina.

Locarno 2012 aux couleurs de l’Afrique et du Mexique

Posté par cynthia, le 4 mai 2012

Pour la 65e édition du festival de Locarno (1-11 août 2012), qui depuis soixante-cinq ans a su se forger une importante et singulière place dans le paysage cinématographique, la sélection s'annonce des plus prometteuses et audacieuses.

L'Afrique subsaharienne francophone sera à l'honneur cette année. En effet, 12 projets ont été sélectionné par l'Open Doors, le laboratoire de coproduction du festival, qui consiste a mettre en lumière des films en provenance des pays dont le cinéma est en voie de développement.

Martina Malacrida, la responsable de la section, se dit "particulièrement satisfaite de la variété et des projets proposés". Ces 12 projets ont été choisis parmi 213 candidatures de 17 pays différents. Jugés du 4 au 7 aout prochain, les réalisateurs et producteurs sélectionnés pourront avoir le privilège de participer au festival de Locarno où ils seront mis en contact avec des professionnels afin de financer leurs projets.

Parmi les réalisateurs, citons les burkinabè Idrissa Ouédraogo, présent sur la Piazza Grande en 1989 avec Grand-mère (Yaaba), et Gaston Kaboré, César du meilleur film francophone en 1983 avec Wend Kuuni (Le don de Dieu). Deux autres figures de proue du cinéma africain, le malien Cheick Oumar Sissoko et le mauritanien Abderrahmane Sissako, respectivement réalisateurs de Guimba (sélectionné à Locarno en 1995) et de Bamako (sélectionné à Cannes en 2006), participeront aussi à Open Doors.

Par ailleurs, pour l’édition 2012, le Festival se prévaut également de la contribution d’Alex Moussa Sawadogo, expert du cinéma africain et directeur du festival Afrikamera de Berlin.

Cet été la ville Suisse italienne fera sans aucun doute grimper la température... D'autant que la Carte blanche cette année sera donnée au Mexique. Cette nouvelle proposition du Festival, lancée l'an dernier avec la Colombie, permet d’offrir chaque année à un pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Europe du Sud-Est une visibilité sur des films en post-production. "Carte Blanche se déroulera le dimanche 5 août et, au terme de la journée, un jury composé de trois professionnels du secteur sera appelé à attribuer au meilleur projet un prix de 10’000 CHF, lui permettant ainsi d’achever sa production" explique le Festival. La sélection sera révélée en juillet.

La sélection Open Doors

Ailleurs (Away) de Leslie Tô (Burkina Faso)
Black Sunshine d’Akosua Adoma Owusu (Sénégal/Ghana)
De la rue à l'école (From Street to School) de Pape Tall (Sénégal)
Faso Fani, la fin du rêve (Faso Fani, the End of the Dream) de Michel K. Zongo (Burkina Faso)
Fragments de vies (Pieces of Lives) de Laza (Madagascar)
Il Faut Quitter Bamako (We've Got to Leave Bamako) d’Aïssa Maïga (Mali)
La prochaine fois, le Feu (Fire Next Time) de Mati Diop (Sénégal)
Le Président (The President) de Jean-Pierre Bekolo (Cameroun)
Lombraz Kan (Shadows of the Sugarcane) de David Constantin (île Maurice)
Nyè (The Eye) de Daouda Coulibaly (Mali)
Pakitalaki, portrait d’une famille (Pakitalaki, Portrait of a Family) d’Adama Sallé (Burkina Faso)
Toutes voiles dehors (Secret Faces) de Jean-Marie Teno (Cameroun)