Cannes 2018: le palmarès de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 17 mai 2018

Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages présidé par Bertrand Bonello et composé de Khalil Joreige, Valeska Grisebach, Alanté Kavaïté et Ariane Labed, a révélé son palmarès lors d’une cérémonie salle Buñuel.

La Sélection comprenait 17 films d’étudiants en cinéma choisis parmi 2 426 candidats en provenance de 512 écoles de cinéma dans le monde.

Premier Prix : El Verano del Leon Electrico (The Summer of the Electric Lion) de Diego Céspedes (Universidad de Chile).

Deuxième Prix ex-aequo: Kalendar (Calendar) de Igor Poplauhin (Moscow School of New Cinema) et Dong Wu Xiong Meng (The Storms in Our Blood) de Shen Di (Shanghai Theater Academy).

Troisième Prix : Inanimate de Lucia Bulgheroni (NFTS)

La Cinéfondation alloue une dotation de 15000 € pour le premier prix, 11250 € pour le deuxième et 7500 € pour le troisième. Le lauréat du premier prix a également l’assurance que son premier long métrage sera présenté au Festival de Cannes.

Les films primés seront projetés au Cinéma du Panthéon le 22 mai à 18h00. La Cinémathèque française projettera également une partie de la Sélection le 11 juin à 21h00.

Cannes 2018: Qui est Yann Gonzalez ?

Posté par vincy, le 17 mai 2018

C'est le film qui risque de buzzer à Cannes. Présenté en fin de festival, Un couteau dans le cœur, le deuxième long métrage de Yann Gonzalez est aussi bien une surprise à ce niveau de la sélection qu'une attente insupportable pour les festivaliers, vu son sujet, et le style du cinéaste.

L'ancien critique de ciné a débuté avec des courts métrages, au rythme d'un par an à partir de 2006. By the Kiss (2006), Entracte (2007) et Je vous hais petites filles (2008) sont tous sélectionnés à la Quinzaine des réalisateurs. Les Astres Noirs (2009), avec Julien Doré, est retenu par la Semaine internationale de la critique. Il conserve sa troupe de comédiens - Kate Moran, Salvatore Viviano, Pierre-Vincent Chapus - et collabore toujours avec M83 (Anthony Gonzalez, son frère) pour la musique.

Mais il faut attendre 2013 pour qu'il passe à la version longue, avec Les Rencontres d'après minuit. Le niçois a 36 ans. On retrouve Moran et Chapus, mais le casting s'offre aussi Niels Schneider, Eric Cantona, Fabienne Babe, Béatrice Dalle et Nicolas Maury, en gouvernante travestie d'une partouze aussi déjantée que poétique, flamboyante que stylisée. Cette orgie stylisée qui transgresse les genres affirme un regard qui le singularise dans le cinéma français et est porté aux nues par la critique parisienne.

Il y a un an, Yann Gonzalez présente à la Semaine de la critique un court métrage, Les Îles, qui remporte la Queer Palm du court. Là encore une série de personnages errant dans un dédale érotique et amoureux. Cette fois-ci, il s'aventure dans un autre genre, tout en restant dans le même univers. Un couteau dans le cœur se déroule à la fin des années 1970. Une productrice de pornos gays au rabais veut reconquérir sa compagne (et monteuse de ses films) en tournant un film plus ambitieux avec son complice de toujours, le flamboyant Archibald. Un de leurs acteurs est retrouvé sauvagement assassiné et Anne est entraînée dans une enquête étrange qui va bouleverser sa vie... Outre Kate Moran et Nicolas Maury, c'est Vanessa Paradis qui tient le rôle principal.

La mise en danger

Yann Gonzalez refuse le naturalisme et le réalisme. Son cinéma est romantique et lyrique. A l'instar d'un Bertrand Mandico, il n'est pas effarouché par l'érotisme. "J'ai grandi avec le cinéma fantastique et d'horreur. Jusqu'à l'âge de 15 ans, je ne m'intéressais qu'à ce seul continent de cinéma" expliquait-il y a quelques années. Ce mélange des genres n'est pourtant pas bien vu dans le système français. "Les professionnels, frileux, se focalisent sur le scénario, comme si le plus crucial était le message du film, alors que le scénario doit rester un outil éphémère. Pourquoi ne s'intéressent-ils pas à ce qu'on a fait avant, à nos choix de mise en scène ? Ils n'y font pas assez attention. Pour moi, dont les scénarios sont un peu bizzaroïdes et très écrits, c'est un problème. Quand on me dit qu'ils sont trop littéraires, je ne comprends pas : quoi de plus stimulant que la tentative de faire fusionner la littérature, le cinéma, le théâtre ?" s'interrogeait-il dans un entretien à Télérama.

Libre et queer, Yann Gonzalez veut "avoir l’impression de danser sur un fil" quand il réalise un film. "Après, c’est vrai que j’aime aussi l’idée que la marge s’invite de manière invasive et pernicieuse au cœur du mainstream…" C'est la promesse de ce couteau qu'il veut planter dans nos cœurs.

Cannes 2018: le palmarès de la Semaine de la Critique

Posté par vincy, le 16 mai 2018


Premier palmarès à être décerné à cannes ce mercredi 16 mai dans la soirée, celui de la Semaine de la Critique.

Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt a remporté le Grand Prix Nespresso. Cette "comédie", qui sera distribuée par UFO, raconte l'histoire d'une icône absolue du football, capable à lui seul de déjouer les défenses les plus redoutables. Mais lors du match le plus important de sa vie, son génie n’opère plus. Sa carrière est stoppée net, et la star déchue cherche un sens à sa vie. Commence alors une folle odyssée, où se confronteront néo-fascisme, crise des migrants, trafics génétiques délirants et quête effrénée de la perfection.

Le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation, dont c'est la première édition, a été remis à Félix Maritaud pour Sauvage de Camille Vidal-Naquet (le 22 août chez Pyramide distribution). Un an après son  entrée dans le monde du cinéma avec 120 battements par minute, le jeune acteur brille dans ce film qui navigue dans le milieu de la prostitution gay.

Monsieur de Rohena Gera, distribué par Diaphana, a été récompensé par le Prix Fondation Gan à la Diffusion. La sortie est prévue pour la fin de l'année pour ce film indien.

Le Prix SACD a distingué Woman at War de Benedikt Erlingsson & Olafur Egill Egilsson. Jour2fête sortira le film le 4 juillet. On découvre ici Halla, la cinquantaine, qui déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…

Enfin deux excellents courts métrages ont été primés: Ektoras Malo: I Teleftea Mera Tis Chronias de Jacqueline Lentzou avec le Prix Découverte Leica Cine du court métrage et Un jour de mariage d'Elias Belkeddar par le Prix Canal + du court métrage.

Cannes 2018 : la croisette côté courts

Posté par MpM, le 12 mai 2018

Puisque l’on vient (aussi) à Cannes pour y faire des découvertes, impossible de négliger l’offre de courts métrages présents sur la Croisette cette année, et qui réserve à la fois des retrouvailles avec des réalisateurs confirmés et des rencontres déterminantes.

Il y a cinq lieux pour voir des courts métrages sur la Croisette : à la Semaine de la Critique (10 films en compétition et 3 en séance spéciale), à la Quinzaine des Réalisateurs (10 films en compétition dont un moyen métrage de 44 minutes), en compétition officielle (8 Films), à la Cinéfondation, la compétition des films d’école (17 films) et au short film corner, où sont disponibles en visionnage à la demande tous les courts métrages qui y ont été soumis.

Parmi les réalisateurs déjà identifiés, il y a bien entendu Marco Bellocchio, de retour à la Quinzaine avec La lotta. On notera aussi la belle séance spéciale de la Semaine de la Critique qui réunit Bertrand Mandico (dont on vient de découvrir le premier long métrage, Les Garçons sauvages) avec Ultra pulpe, le cinéaste grec Yorgos Zois (Casus Belli, Interruption) avec Third kind et Boris Labbé (Orogenesis) avec La chute dont nous vous parlions dans notre Focus sur l’animation.

En vrac, on retrouvera également les nouveaux films de Jacqueline Lentzou (Hector Malot - The Last Day Of The Year - son précédent Hiwa était à Berlin) à la Semaine de la Critique, Raymund Ribay Gutierrez en compétition officielle (Judgment - après Imago, déjà présenté à Cannes), Celine Held et Logan George également en section officielle (Caroline - on les avait repérés au festival du film fantastique de Strasbourg avec Mouse), Carolina Markowicz (O Orfao - après le film d'animation Tatuapé Mahal Tower, qui a fait le tour du monde) ou encore Juanita Onzaga (Our song to war - après The Jungle Knows You Better Than You Do, prix du jury international à Berlin) toutes deux à la Quinzaine.

Parmi les découvertes, il faudra suivre de près le film chilien El verano del leon electrico de Diego Cespedes à la Cinéfondation, le (très) jeune réalisateur portugais Duarte Coimbra à la Semaine de la Critique avec Amor, Avenidas Novas, le moyen métrage qui s'annonce assez déjanté La Chanson à la Quinzaine (l'adaptation par Tiphaine Raffier de son spectacle du même nom) ou encore la comédie Pauline asservie de Charline Bourgeois-Tacquet avec Anais Demoustier à la Semaine. Sans oublier tous les films d’animation que nous avions détaillés lors du Focus.

L’année dernière, trois courts métrages présentés à Cannes ont ensuite connu une carrière exceptionnelle : The burden de Niki Lindroth von Bahr (qui a remporté des prix partout où il est passé, y compris le prix du court métrage de l'année), Los Desheredados de Laura Ferres (primé à Cannes puis nommé aux European Awards) et Pépé le morse de Lucrèce Andreae (César du meilleur court métrage d'animation). Ne ratez pas ceux qui leur succéderont cette année.

Annecy 2018 : le Brésil, la musique, Brad Bird et les shadoks à l’honneur

Posté par MpM, le 24 avril 2018

C'est à une superbe édition que le Festival International du Film d'Animation d'Annecy nous convie du 11 au 16 juin prochain, avec 218 films (issus de 93 pays) en sélection officielle, des avant-premières attendues comme celles de Have a nice day de Jian Liu (censuré lors de l'édition 2017 et qui sortira le 20 juin prochain), Insect de Jan Svankmajer (réalisateur culte à qui l'on doit entre autres Alice et Survivre à sa vie (théorie et pratique)), Les indestructibles 2 de Brad Bird (qui recevra un cristal d'honneur), Hôtel Transylvanie 3 de Genndy Tartakovsky ou encore Dilili à Paris de Michel Ocelot présenté en ouverture.

En tout, 23 longs métrages ont été sélectionnés, dont 10 en compétition. Celle-ci réunit notamment Miraï, ma petite soeur de Mamoru Hosada (que l'on verra d'abord à la Quinzaine des réalisateurs), Parvana de Nora Twomey (qui sort le 27 juin), Virus tropical de Santiago Caicedo (découvert à Berlin), Seder-masochism de Nina Paley (qui avait réalisé Sita chante le blues) et Funan de Denis Do, seul film français en course pour le Cristal d'or. Hors compétition, on retrouve Chris the Swiss d'Anja Kofmel (qui fera sa première mondiale à la Semaine de la Critique), La tour de Mats Grorud (que l'on espérait à Cannes !), ou encore Un homme est mort d'Olivier Cossu (d'après le roman graphique de Kris et Etienne Davodeau).

Les courts métrages seront quant à eux à l'honneur à travers 5 sélections : compétition internationale (46 films), Off-Limits (8), Perspectives (18), Jeune public (10) et Fin d’études (48). Les amateurs devraient se régaler avec, en vrac, les nouveaux films de Nikita Diakur (Fest), Nara Normande (Guaxuma), Marta Pajek (III), Boris Labbé (La chute), Patrick Bouchard (Le sujet), Sarah van den Boom (Raymonde ou l'évasion verticale), Anca damian (Telefonul), Sébastien Laudenbach (Vibrato), Stéphanie Lansaq et François Leroy (Cadavre exquis)...

On retrouvera également l'un de nos courts métrages préférés de l'année 2017, (Fool) Time job de Gilles Cuvelier, l'une des découvertes de Clermont-ferrand (Everything de David O'Reilly) et l'un des films les plus attendus de 2018 : Etreintes de Justine Vuylsteker, réalisé avec le dernier écran d'épingles construit par le couple Alexandre Alexeieff et Claire Parker en 1977, et tout récemment restauré par le CNC. A noter aussi qu'une séance spéciale permettra aux festivaliers de découvrir l'étonnant moyen-métrage Ce magnifique gâteau ! de Marc James Roels et Emma De Swaef (présenté à la Quinzaine des Réalisateurs),  accompagné du film Kings of souls de Jean-Charles Mbotti Malolo.

Cette année, le pays à l'honneur sera le Brésil. L'occasion de découvrir trois programmes de courts métrages, un programme de séries télé et de films de commande, plusieurs longs métrages (dont Tito et les oiseaux de Gabriel Matioli, Yazbek Bitar, André Catoto Dias et Gustavo Steinberg en compétition) et une exposition.

La musique de films sera elle-aussi célébrée à travers des projections, des ateliers, des ciné-concerts, une conférence, une leçon de cinéma (de Rosto, Vladimir Leschiov et Patrick Bouchard) et un concert de Dominique A accompagné d'une performance inédite et en live de Sébastien Laudenbach).

Comme l'an passé, une dizaine de projets de réalité virtuelle ont par ailleurs été sélectionnés, dont Isle of Dogs Behind the Scenes in Virtual Reality, qui permet de pénétrer dans l’univers de la nouvelle animation en volume de Wes Anderson.

Enfin, le festival sera agrémenté de nombreux autres événements, comme une exposition qui reviendra sur l'histoire des Shadoks, et plusieurs rendez-vous professionnels dans le cadre du MIFA (le marché d'Annecy), dont les work in progress qui mettront par exemple en lumière des projets comme Les Hirondelles de Kaboul de Éléa Gobbé-Mévellec et Zabou Breitman, La Fameuse Invasion des Ours en Sicile de Lorenzo Mattotti, Buñuel et le labyrinthe des tortues de Salvador Simó ou encore La Traversée de Florence Miailhe.

En résumé, les chanceux qui seront présents à Annecy n'ont aucune chance de s'y ennuyer. Ecran Noir sera d'ailleurs de l'aventure, pour vous faire vivre en direct cet événement incontournable du cinéma d'animation contemporain qui promet, cette année encore, de proposer un panorama époustouflant de toutes les formes du cinéma (d'animation) mondial !

Longs métrages en compétition

Funan de Denis DO
Gatta Cenerentola de Ivan CAPPIELLO, Alessandro RAK, Marino GUARNIERI, Dario SANSONE
Miraï, ma petite sœur de Mamoru HOSODA
Okko's Inn de Kitaro KOSAKA
Seder-Masochism de Nina PALEY
Parvana de Nora TWOMEY
Tito e os Pássaros de Gustavo STEINBERG, Gabriel MATIOLI YAZBEK BITAR, André CATOTO DIAS
Wall de Cam CHRISTIANSEN
Virus Tropical de Santiago CAICEDO
La casa lobo de Cristóbal LEON, Joaquín COCIÑA

Longs métrages hors compétition

CAPTAIN MORTEN AND THE SPIDER QUEEN de Kaspar JANCIS
CATS AND PEACHTOPIA de Gary WANG
CHRIS THE SWISS de Anja KOFMEL
KIKORIKI: DEJA VU de Denis CHERNOV
LA TOUR de Mats GRORUD
LIZ AND THE BLUE BIRD de Naoko YAMADA
L’ULTIME FICTION de Ashkan RAHGOZAR
MAQUIA – WHEN THE PROMISED FLOWER BLOOMS de Mari OKADA
MARNIE'S WORLD de Christoph LAUENSTEIN, Wolfgang LAUENSTEIN,
NORTH OF BLUE de Joanna PRIESTLEY
ON HAPPINESS ROAD de Hsin-Yin SUNG
THE ANGEL IN THE CLOCK de Miguel Ángel URIEGAS
UN HOMME EST MORT de Olivier COSSU

Cannes 2018: Quatre courts tunisiens à la Quinzaine

Posté par vincy, le 20 avril 2018

Après Taipei Factory en 2013, Nordic Factory en 2014, Chile Factory en 2015, South Africa Factory en 2016 et Lebanon Factory en 2017, la Quinzaine des Réalisateurs, avec la collaboration du CNCI tunisien, poursuit l’aventure cette année avec Tunisia Factory.

La Factory vise à l’émergence de nouveaux talents sur la scène internationale en permettant à de jeunes cinéastes tunisiens et internationaux, de se rencontrer et de créer ensemble. Cela donne 4 courts métrages de 15 minutes chacun, coréalisés durant trois mois par 4 tandems de jeunes réalisateurs.

Les 4 courts métrages seront projetés le mercredi 9 mai 2018 en ouverture de la 50e édition de la Quinzaine.

  • Omerta de Mariam Al Ferjani (Tunisie) et Mehdi Hamnane (France)
  • Leila's Blues de ismaël (Tunisie) et Fateme Ahmadi (Iran)
  • L'oiseau bleu de Rafik Omrani (Tunisie) et Suba Sivakumaran (Sri Lanka)
  • Best Day Ever de Anissa Daoud (Tunisie) et Aboozar Amini (Afghanistan)

Cannes 2018: poids lourds et nouveaux talents pour la 50e Quinzaine des réalisateurs

Posté par vincy, le 17 avril 2018

1609 longs métrages et 1667 courts métrages ont été visionnés. La 50e Quinzaine des réalisateurs (9-19 mai), en plus du Carrosse d'or pour Martin Scorsese, s'offre de beaux noms: Noé, Nicloux, Faucon, Salvadori côté français, Hosoda, Rosales, Guerra & Gallego, Cosmos... Mais il y aura aussi ce qu'il faut de stars et habitués cannois du côté du JW Marriott: Vincent Cassel et Isabelle Adjani chez Gavras, Emmanuelle Devos chez Faucon, Tahar Rahim et Stacy Martin chez Monge, Gérard Depardieu et Kevin Janssens chez Nicloux, Adèle Haenel et Audrey Tautou chez Salvadori, Nicolas Cage et Andrea Riseborough chez Cosmos, Ben Foster chez Granik, Alex Brendemühl chez Rosales, Alba Rohrwacher chez Zanasi...

Pájaros de verano (Les oiseaux de passage) de Ciro Guerra & Cristina Gallego (Ouverture)
Amin de Philippe Faucon
Le monde est à toi de Romain Gavras
Joueurs de Marie Monge - premier film
Les Confins du monde de Guillaume Nicloux
Climax de Gaspar Noé
En Liberté ! de Pierre Salvadori
Weldi (Mon cher enfant) de Mohamed Ben Attia
Cómprame un revólver (Buy me a gun) de Julio Hernández Cordón
Mandy de Panos Cosmos
Carmen y Lola de Arantxa Echevarria - premier film
Teret de Ognjen Glavonic
Leave No Trace de Debra Granik
Mirai (Mirai ma petite sœur) de Mamoru Hosoda - animation
Petra de Jaime Rosales
Samouni Road de Stefano Savona - documentaire
Los silencios de Beatriz Seigner
El motoarrebatador (The snatch Thief) de Agustín Toscano
Ming wang xing shi ke (The Pluto moment) de Ming Zhang
Troppa grazia de Gianni Zanasi (clôture)

Courts métrages

Basses de Félix Imbert
Ce magnifique gâteau de Emma De Swaef & Marc Roels
La chanson de Tiphaine Raffier
La lotta de Marco Bellocchio
Las cruces de Nicolas Boone
La nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel
O Orfao (L'orphelin) de Carolina Markowicz
Our song to war de Juanita Onzaga - documentaire
Skip Day de Patrick Bresnan & Ivette Lucas - documentaire
Le sujet de Patrick Bouchard

Le court métrage en fête du 14 au 20 mars

Posté par MpM, le 12 mars 2018

Pour sa 2e édition qui commence ce mercredi, la Fête du court métrage met le format court en lumière au travers d’une sélection de 180 films, avec le soutien de L’Agence du court métrage.

Durant une semaine, plus de 4000 projections sont organisées dans toute la France et à l'international ainsi que des rencontres, animations, ateliers d’éducations à l’image dans 30 villes ambassadrices comme Amiens, Bordeaux, La Réunion, Lille, Nantes, Saint-Etienne, Toulouse ou Tulle.

Les programmes sont articulés autour de 4 thématiques :

- « les incontournables » : la crème des acteurs et réalisateurs français est réunie au sein de nos programmes de courts métrages, devenus classiques. A voir et à revoir !

On retrouvera notamment dans cette catégorie des films signés Jacques Tati (L'école des facteurs) ou Michel Gondry (La lettre) et d'autres réunissant Mélanie Laurent et Guillaume Canet (Voyage d'affaires de Sean Ellis) ou Isabelle Huppert et Jeanne Moreau (L'amour, l'amour de Sandrine Veysset).

- « Jeune public » : Huit programmes à destination des plus jeunes : de l’aventure, de l’émotion, du rire, pour que chacun y trouve son bonheur.

L'occasion de (re)voir Le voyage dans la lune de Georges Méliès, Les trois inventeurs de Michel Ocelot ou Le petit bonhomme de poche d'Ana Chubinidze.

- « Les Amis du court métrage » : Plusieurs des partenaires de la manifestation réunis pour célébrer la richesse et la diversité du court métrage, dans des programmes “carte blanche” spécialement créés pour l’occasion. C’est ainsi l’occasion de mettre en lumière le travail de structures qui œuvrent pour le court métrage.

Avec le Printemps des poètes, découvrez notamment Negative space de Max Porter et Ru Kuwahata, tandis que le festival Premiers plans d'Angers propose La jeunesse des loups garous de Yann Delattre, K-nada d'Hubert Charruel ou encore Chasse royale de Romane Gueret et Lise Akoka.

- « Questions de sexes, de genres et d’étiquettes » : à chaque année son sujet ! Cette année, 21 films autour des questions de genres, de sexes et d’étiquettes, afin de mettre à mal les stéréotypes dans la quête d’un monde plus tolérant.

Une très belle offre qui va de Jamais, jamais d'Erwan Le Duc à Où je mets ma pudeur de Sébastien Bailly, en passant par A bref history of Princess X de Gabriel Abrantes, Junior de Julia Ducournau, By the kiss de Yann Gonzales ou Cipka de Renata Gasioroswka.

Une liste de films "unitaires" sont également proposés aux lieux participant à la manifestation, leur permettant de les programmer à leur guise. On y retrouve Ce qu'il restera de nous de Vincent Macaigne, Luminaris de Juan Pablo Zaramella, La queue de la souris de Benjamin Renner, Le bruit du gris de Stéphane Aubier et Vincent Patar, Body de Léonor Seraille, Les jours d'avant de Karim Moussaoui...

Par ailleurs, cette année, la Fête du court métrage a choisi de mettre en avant des "talents" du cinéma français. Trois programmes spécifiques proposeront ainsi de (re)découvrir le travail de quinze réalisateurs et réalisatrices qui représentent l’excellence et la diversité de la création cinématographique au format court : Alexandre Perez (Sergent James) ; Alice Vial (Loulou) ; Bertrand Mandico (Depressive cop) ; Emma Benestan (Goût bacon) ; Céline Devaux (Gros chagrin) ; Caroline Poggi et Jonathan Vinel (Tant qu’il nous reste des fusils à pompe) ; Jessica Palud (Marlon) ; Ladj Ly (Les misérables) ; Simon Bouisson (Wei or die) ; Valerie Leroy (Laissez-moi danser) ; Rémi Durin (La licorne) ; Alice Diop (Vers la tendresse) ; Edouard Salier (Cabeza madré) ; Maïmouna Doucouré (Maman(s)) ; Anais Volpé (Heis).

Pour tout connaître du programme ville par ville, rendez-vous sur le site de la manifestation, il y a forcément une séance pour vous !

__________________________

La fête du court métrage, 2e édition
Du 14 au 20 mars
http://www.lafeteducourt.com

Berlin 2018: Touch Me Not d’Adina Pintilie, Ours d’or et meilleur premier film

Posté par vincy, le 24 février 2018

touche me not

Le palmarès officiel de la 68e Berlinale fait la part belle aux réalisatrices: Ours d'or (et meilleur premier film toutes sections confondues) pour Adina Pintilie, Grand prix du jury pour Malgorzata Szumowska, Ours d'or du court métrage pour Ines Moldavsky, le Prix du meilleur documentaire pour Ruth Beckermann.

En déjouant les pronostics, le jury a réservé pas mal de surprises, s'assurant de créer des déceptions (notamment pour Dovlatov, qui repart avec un maigre prix, ou Utøya 22. juli (U – July 22) et In den Gangen, oubliés. Mais il colle aussi à des films déjà distingués par d'autres prix berlinois comme Las Herederas, Prix Alfred Bauer et Prix d'interprétation féminine, qui avait gagné les faveurs de la Fipresci.

Le cinéma européen, et surtout d'Europe de l'Est, et le cinéma latino-américain squattent le palmarès qui a snobé quasiment toute la sélection hollywoodienne. On notera quand même que Wes Anderson repart avec un prix de la mise en scène avec son film d'animation L'île aux chiens. Un film animé couronné par ce prestigieux prix est assez exceptionnel en soi.

Enfin, c'est un jeune acteur français, qui a quand même dix ans de carrière derrière lui, qui a raflé l'Ours d'argent dans sa catégorie pour La prière de Cédric Kahn, seul film français récompensé à Berlin cette année.

Nos pronostics et favoris dans la course à l’Ours d’or
Retour sur la compétition
Tous les prix parallèles de la 68e Berlinale
Les actualités et les films de la 68e Berlinale

Ours d'or: Touch Me Not de Adina Pintilie

Ours d'argent - Grand prix: Twarz (Mug) de Malgorzata Szumowska

Ours d'agent - Prix Alfred Bauer (Nouvelles perspectives): Las herederas de Marcelo Martinessi

Ours d'argent - meilleur réalisateur: Wes Anderson pour L'île aux chiens

Ours d'argent - meilleure actrice: Ana Brun pour Las herederas de Marcelo Martinessi

Ours d'argent - meilleur acteur: Anthony Bajon pour La prière de Cédric Kahn

Ours d'argent - meilleur scénario: Manuel Alcalá & Alonso Ruizpalacios pour Museo

Ours d'argent - contribution artistique: Elena Okopnaya pour les costumes de Dovlatov d’Alexey German Jr

Ours d'or du meilleur court métrage: The Men Behind the Wall d'Ines Moldavsky

Ours d'argent - Prix du jury (court métrage): Imfura de Samuel Ishimwe

Prix du court métrage Audi: Solar Walk de Reka Bucsi

GWFF Best First Feature Award (Premier film toutes sections confondues): Touch Me Not de Adina Pintilie
Mention spéciale: An Elephant Sitting Still de Hu Bo

Glashütte Original – Documentary Award (Documentaire toutes sections confondues): Waldheims Walzer de Ruth Beckermann
Mention spéciale: Ex Pajé (Ex Shaman) de Luiz Bolognesi

Berlin 2018: tous les prix parallèles de la 68e Berlinale

Posté par vincy, le 24 février 2018

FIPRESCI (critique internationale)

Compétition
Meilleur film: Las herederas (The Heiresses) de Marcelo Martinessi

Panorama
Meilleur film: River’s Edge de Isao Yukisada

Forum
Meilleur film: An Elephant Sitting Still de Hu Bo

Prix des lecteurs du Berliner Morgenpost

Meilleur film: Dovlatov d'Alexey German Jr

Prix des lecteurs du Tagesspiegel

Meilleur film: L'empire de la perfection (In the Realm of Perfection) de Julien Faraut

Guild Film Prize

Meilleur film: In den Gängen de Thomas Stuber

CICAE Art Cinema Award

Panorama
Meilleur film: Tinta Bruta (Hard Paint) de Marco Reolon et Filipe Matzembacher

Forum
Meilleur film: Teatro de guerra (Theatre of War) de Lola Arias

Jury œcuménique

Compétition
Meilleur film: In den Gängen de Thomas Stuber
Mention spéciale: Utøya 22. juli (U – July 22) d'Erik Poppe

Panorama
Meilleur film: Styx de Wolfgang Fischer

Forum
Meilleur film: Teatro de guerra (Theatre of War) de Lola Arias

Label Europa Cinéma

Meilleur film: Styx de Wolfgang Fischer

Section Panorama

Prix du public (fiction): Profile de Timur Bekmambetov
2e place: Styx de Wolfgang Fischer ; 3e place: L‘Animale de Katharina Mueckstein
Prix du public (documentaire): The Silence of Others d'Almudena Carracedo et Robert Bahar
2e place: Partisan de Lutz Pehnert, Matthias Ehlert et Adama Ulrich ; 3e place: O processo de Maria Augusta Ramos

Teddy Awards

Meilleur film: Tinta Bruta (Hard Paint) de Marco Reolon et Filipe Matzembacher
Meilleur documentaire: Bixa Travesty (Tranny Fag) de Claudia Priscilla et Kiko Goifam
Meilleur court métrage: Three Centimetres (Generation) de Lara Zeidan
Prix du jury: Obscuro Barocco d'Evangelia Kranioti
Prix Nouveau Talent: Retablo d'Alvaro Delgado-Aparicio
Prix des lecteurs (Mannschaft Magazin): Las Herederas (The Heiresses) de Marcelo Martinessi

Caligary Film Prize

Meilleur film: La casa lobo (The Wolf House) de Cristóbal León and Joaquín Cociña

Peace Film Prize

Meilleur film: The Silence of Others d'Almudena Carracedo and Robert Bahar

Heiner Carow Prize

Meilleur film: Styx de Wolfgang Fischer

Section Generation 14Plus

Jury jeunes
Ours de cristal du meilleur film: Fortuna de Germinal Roaux
Mention spéciale: Retablo d'Alvaro Delgado-Aparicio
Ours de cristal du meilleur court métrage: Kiem Holijanda de Sarah Veltmeyer
Mention spéciale: Je fais où tu me dis (Dressed for Pleasure) de Marie de Maricourt

Jury international
Grand prix du jury: Fortuna de Germinal Roaux
Mention spéciale: Dressage de Pooya Badkoobeh
Prix spécial du jury pour un court métrage: Juck d'Olivia Kastebring, Julia Gumpert et Ulrika Bandeira
Mention spéciale: Na zdrowie! (Bless You!) de Paulina Ziolkowska

Section Generation KPlus

Jury enfants
Ours de cristal du meilleur film: Les rois mongols (Cross My Heart) de Luc Picard
Mention spéciale: Supa Modo de Likarion Wainaina
Ours de cristal du meilleur court métrage: A Field Guide to Being a 12-Year-Old-Girlde Tilda Cobham-Hervey
Mention spéciale: Snijeg za Vodu (Snow for Water) de Christopher Villiers

Jury international
Grand prix du jury: Sekala Niskala (The Seen and Unseen) de Kamila Andini
Mention spéciale: Allons enfants (Cléo & Paul) de Stéphane Demoustier
Prix spécial du jury pour un court métrage: Jaalgedi (A Curious Girl) de Rajesh Prasad Khatri
Mention spéciale: ena d’aragoste (Lobster Dinner) de Gregorio Franchetti

Section Perspektive Deutsches Kino

Meilleur film: Überall wo wir sind (Everywhere We Are) de Veronika Kaserer
Kompagnon Fellowships: When a Farm Goes Aflame, the Flakes Fly Home to Bear the Tale de Jide Tom Akinleminu ; Blutsauger de Julian Radlmaier

Berlinale Co-Production Market

Eurimages Co-Production Development Award: The War Has Ended de Hagar Ben Asher
VFF Talent Highlight Award: Tropical Memories de Shipei Wen
ARTE International Prize: The War Has Ended de Hagar Ben Asher