La finale du Super-Bowl qui vient d’avoir lieu (le 4 février) a été encore une fois un évènement de télévision aux Etats-Unis avec plus d'une centaine de millions de spectateurs. Comme chaque année, les espaces publicitaires durant le match ont été vendus une fortune, et de nombreux annonceurs en ont profité pour dévoiler de nouvelles publicités inédites. Comme bande-annonce de cinéma, il y a eu Battleship, G.I. Joe 2, Star Wars: La Menace fantôme 3D, Sécurité rapprochée. Madonna y a fait son show pour lancer son nouveau disque et promouvoir sa nouvelle tournée mondiale (le 14 juillet à Paris, le 21 août à Nice).
Une marque d’automobiles s’est offert pour l’occasion un acteur très prestigieux pour sa publicité : Clint Eastwood. Le spot prend la forme d’un court-métrage réalisé par David Gordon Green (réalisateur de L’autre rive, Délire express…) sur le thème de la crise avec un texte qui vise à redonner confiance. Il a été diffusé durant la mi-temps du match avec comme titre C’est la mi-temps en Amérique. Il y est question de la ville de Detroit qui vit beaucoup de l’industrie, et d’entreprises menacées de faillites qui ont été aidées par le gouvernement comme la marque Chrysler qui fait ici sa publicité. A noter que déjà l’année dernière, durant la finale du Super-Bowl, cette marque avait diffusé une pub avec le chanteur Eminem, acteur du film 8 miles qui se passe à Detroit.
Cette fois, on voit un Clint Eastwood proche de son personnage passionné par les voitures dans Gran Torino, avec sa sensibilité politique de républicain de droite. Cette mi-temps américaine a aussi été vue dans son contexte actuel où Barack Obama, gauche démocrate, après 4 ans comme président des Etats-Unis, va se présenter pour un second mandat de 4 ans. L’économie et l’emploi sont des thèmes forts pour les deux partis dans cette campagne présidentielle. La narration de Eastwood à propos des usines de voitures à Detroit est ouverte à toute interprétation politique : les deux équipes discutent de comment gagner… les gens ont presque tout perdu mais retroussent leurs manches… ce qui compte c’est l’avenir… on a reçu des coups mais on se relève, et on va se battre… Face à une polémique naissante Chrysler, tout comme Clint Eastwood, réfutent eux un quelconque sous-texte en faveur d'un parti...
En tout cas, à la diffusion de cette publicité à la mi-temps du match une certaine ferveur patriotique a gagné tout le monde.
Voila donc la publicité It's Halftime in America réalisée par David Gordon Green, avec Clint Eastwood.
Pour qui aurait du mal à comprendre sa voix, il dit en résumé : "People are out of work and they're hurting. And they're all wondering what they're going to do to make a comeback. And we're all scared, because this isn't a game" et pour conclure "This country can't be knocked out with one punch. We get right back up again and when we do the world is going to hear the roar of our engines".
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film It's Halftime in America.
Le Syndicat Français de la Critique a remis ses prix lundi 6 février. Logiquement, L'Exercice de l'Etat, de Pierre Schoeller, a été couronné Meilleur film français. C'est un autre film cannois, Mélancholia, de Lars von Trier, qui a été distingué comme Meilleur film étranger.
Angèle et Tony, d'Alix Delaporte, a reçu le prix du Meilleur premier long métrage français tandis que Carré blanc, de Jean-Baptiste Léonetti s'est vu récompenser par le prix du Meilleur film singulier francophone.
Un monde sans femmes, de Guillaume Brac a été nommé Meilleur court métrage français.
Par ailleurs, Mystères de Lisbonne, de Raoul Ruiz, s'est vu remettre le prix de la Meilleure série française dans la catégorie télévision. Le film du regretté cinéaste franco-chilien a aussi reçu le prix du Meilleur DVD récent. Le prix du Meilleur coffret DVD a été donné à Alan Clarke, celui du Meilleur DVD Patrimoine au film de Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié et le prix du Meilleur Blu-Ray est allé à Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola.
Côté littérature, Le cinéma d'Akira Kurosawa, d'Alain Bonfand (éd. VRIN) a été sacré par le prix du Meilleur livre français sur le cinéma ; Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumières, de Patrick McGilligan (éd. Institut Lumière / Actes Sud) a été considéré comme le Meilleur livre étranger sur le cinéma. Enfin, Fritz Lang au travail, de Bernard Eisenschitz (éd. Cahiers du Cinéma) a été promu Meilleur album sur le cinéma.
Les Magritte du cinéma belge, 2e clap, l'équivalent de nos Césars, ont couronné Les Géants, de Bouli Lanners, qui avait fait la clôture de la Quinzaine de réalisateurs en mai dernier à Cannes. Le film a remporté cinq Magritte, dont celui de meilleur film et de meilleur réalisateur.
Les Magritte sont censés récompensé le cinéma belge francophone. Le gamin au vélo aurait pu ainsi prétendre à de nombreux prix. Mais c'est un film flamand, cofinancé avec des producteurs francophones, Bullhead, qui a été l'autre grand vainqueur de la soirée d'hier, présidée par Bertrand Tavernier. Le film a récolté quatre prix et sera présent aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.
Le film des Dardenne n'est reparti qu'avec le prix du meilleur espoir masculin tandis que Lubna Azabal a reçu celui de la meilleure actrice pour le film québécois Incendies. Les émotifs anonymes, de Jean-Piere Améris, a été distingué comme meilleur film étranger en coproduction. Et le belge Jérémie Rénier n'a pas été oublié en fils à maman de Potiche, comme second rôle masculin. Enfin Nathalie Baye a reçu un Magritte d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Le palmarès:
Les géants : film, réalisateur (Bouli Lanners), second rôle féminin (Gwen Berrou), image, musique (Bram Van Parys (The Bony King of Nowhere))
Bullhead : film flamand, scénario, acteur (Matthias Schoenaerts), montage
Ce samedi 4 février, une convention rendant hommage à Tim Burton se déroulera à Commune Image, à Saint-Ouen en région parisienne.
"L'étrange soirée de Tim Burton" commencera à 15h avec la projection pour le jeune public de L'étrange Noël de M. Jack. A 19h, Sleepy Hollow, (interdit aux moins de 12 ans) sera diffusé.
Et durant toute la soirée, les organisateurs ont prévu trois programmes : deux en VF, Dans la tête de Tim Burton, une série de 6 épisodes nous immergeant dans l'univers fantastique du réalisateur, et La véritable histoire de Tim Burton, chapitre 1er : le coiffeur, un court métrage de Frédéric Durand ; l'autre en VOSR, TiM, un court métrage animé de Ken Turner où un certain Timothy Gray rêve de devenir Tim Burton.
A 18h, le chef d'orchestre de Jean-Philippe Carbonni proposera un concert autours des trames sonores de Danny Elfman, compositeur fidèle du cinéaste.
Des stands sont aussi prévus : Sonatine Editions (qui a publié Entretiens avec Tim Burton de Mark Salisbury), un barbier, des animations par l'équipe du site Tim-Burton.net... Il ne manque plus qu'un chocolatier...
L'entrée est de 15 euros (8 pour les moins de 10 ans). Vous pouvez réserver vos tickets sur Digitick.
__________
Commune Image
8 rue Godillot, Saint-Ouen
Métro : Mairie de Saint-Ouen (L13)
Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le court-métrage Bref, Megaupload a fermé des comédiens Côme et Antoine, voici l’instant Court n° 64.
La prochaine cérémonie des Césars aura lieu à la fin du mois, le vendredi 24 février. La liste des nommés dans chacune des catégories est maintenant connue, elle reflète à la fois les films préférés des spectateurs qui ont d’ailleurs été pour la plupart des succès inattendus en terme de nombres de tickets vendus (Intouchables, La guerre est déclarée, Polisse par exemple ont dépassé les prévisions les plus optimistes), et aussi certains des films les plus appréciés par la critique (L’Apollonide souvenirs de la maison close, Pater, L'exercice de l'Etat). Cette année est particulière car le film The Artista 10 nominations pour les Césars, et également 10 nominations pour les Oscars américains (dont la soirée a lieu le 26 février). Le cru 2011 apparaît plutôt équilibré (comme on l’avait remarqué précédemment ici), même si quelques voix font entendre leur déception de n’être pas sélectionné comme Mathieu Demy avec Americano ou Mathieu Kassovitz dont L’ordre et la morale n’est cité qu’une fois (pour meilleur scénario mais pas meilleur réalisateur)…
Une catégorie en particulier propose une pré-sélection avant de publier la liste des noms retenus, celle de Meilleur Espoir Féminin et Meilleur espoir Masculin. Ils étaient 31 jeunes comédiens et comédiennes qui ont été d’abord choisis par le Comité Révélations de l’Académie des Césars. Ceux et celles qui ne figurent pas dans la liste finale voient ainsi tout de même une certaine reconnaissance de leur travail. Chaque année, un mini-film est même réalisé pour présenter l’ensemble de ces visages qui peut-être feront le cinéma de demain.
Cette vidéo, avec ces Espoirs qu’on fait se déshabiller, est désormais l’objet d’une polémique embarrassante : une vive indignation à l’encontre d’une des actrices au point de la bannir de son pays d’origine, l’Iran. Il s’agit de Golshifteh Farahani, à l’affiche de Si tu meurs, je te tue, film pour lequel elle est nommée ici. Agée de 29 ans, c'est une actrice internationale qui a déjà joué dans deux gros films américains (Mensonges d’Etat avec Leonardo Di Caprio et Russell Crowe, There Be Dragons), À propos d'Elly de Asghar Farhadi (réalisateur de Une séparation, dans la catégorie Meilleur film étranger), et également Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud... mais elle était déjà avant une actrice populaire connue pour sa participation à plus d'une quinzaine de films iraniens.
La vidéo la montre se dénuder la poitrine en disant"de vos rêves, je serai la chair"… L’Iran condamne cette image qui "montre la face cachée et dégoûtante du cinéma" et un responsable du ministère de la Culture et de la guidance islamique aurait fait savoir que l'actrice pouvait "offrir ses services artistiques ailleurs". Certains opposants au régime en place craignent d’ailleurs que cette image nuise à la cause des femmes en Iran. On a surtout l'impression que, désormais, tous les prétextes sont bons au régime iranien pour relancer sa croisade contre (au choix) la modernité, l'occident, l'art, la liberté d'expression... ou toute autre chose allant à l'encontre de ses dogmes.
Le mieux est encore de se faire sa propre opinion de ce "scandale" international. Voila donc le film Corps et Âmes par Jean-Baptiste Mondino (avec un texte de Laurent de Bartillat), avec les 31 jeunes comédiens et comédiennes qui étaient en lice pour être sélectionné dans la liste Meilleur Espoir Féminin et Meilleure espoir Masculin au Césars. Alors, glamour, choquant, ou anecdotique ?
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Corps et Âmes.
Un évènement particulier a été relaté dans tous les médias (journaux, radio, télévision…) à cause de sa résonance très particulière : pendant plus de deux jours il s’agissait du sujet le plus discuté (sur internet), même le président Sarkozy a fait une déclaration à ce sujet. Les autorités américaines ont arrêté les responsables du site web Megaupload et en ont bloqué l’accès au motif de contenu audiovisuel piraté. Les internautes habitués au téléchargement gratuit de ces œuvres s’insurgent, le groupe des Anonymous riposte en attaquant plusieurs sites par vengeance… Le débat fait rage entre défenseurs du respect du droit d’auteur et partisans d’un partage libre de la culture.
Voici un court résumé de ce qu’il faut retenir :
Des hommes politiques des Etats-Unis, et la MPAA (Motion Picture Association of America, qui fédère l’industrie du cinéma), ont préparé les projets de loi PIPA (Protect Intellectual Property Act) et SOPA (Stop Online Piracy Act) pour durcir la répression contre le chargement illégal d’œuvres protégées par un copyright. Des dérives sont à craindre avec des mesures qui peuvent entraver la liberté d'expression sur internet (avec le blocage de n’importe quel site dans le monde entier), et des géants du web se mobilisent comme Wikipedia (aussi Google, Yahoo, Amazon, Ebay…) contre l’application stricte de ces lois. Courant janvier, les politiques américains commencent à faire marche arrière pour revoir ces lois dénoncées comme une censure d’internet. Le 19 janvier, le FBI (qui avait déjà un lourd dossier d’infractions) bloque tout accès au site de téléchargement Megaupload, et ses dirigeants sont arrêtés. Les jours suivants la plupart des autres sites semblables ont désactivé leurs liens de téléchargement illégal… Les règles d’usage font que, sur simple demande des ayants-droit, les fichiers contrefaits sont retirés, dans le cas contraire le site s’expose à une saisie de son nom de domaine.
En France, l’institution HADOPI lutte en particulier contre le téléchargement en peer-to-peer, peu contre le streaming et peu contre le téléchargement direct. Les producteurs (Pathé) du film Les Choristes de Christophe Barratier avaient eux porté plainte contre les annonceurs (tels que Voyages-sncf.com, La Française des Jeux, Neuf Telecom, AOL…) dont les publicités figuraient sur un site peer-to-peer, le motif de complicité de contrefaçon n’a pas été retenu mais désormais les grandes entreprises évitent de s’afficher sur ce type de site. Les producteurs (UGC) du film Blueberry ont fait circuler un faux fichier piraté, où l'on voyait le réalisateur Jan Kounen avec Vincent Cassel qui s’adressaient directement à l’internaute pour lui dire que le meilleur endroit pour voir le film était la salle de cinéma. La question se pose pour les films étrangers qui n’ont pas distributeur…
A noter que les éditeurs sont en grande partie responsables du piratage de leurs films. Ils continuent une politique de prix floue ; avec des films de fonds de catalogue souvent chers quand ils ne sont pas indisponibles (aussi des packs dvd + blu-ray + copie numérique bizarrement au même prix que le dvd seul). Le fichier piraté du film Les Bronzés 3 venait directement de TF1 Vidéo, ceux de Intouchables, Polisse, The Artist proviennent d’un membre de l’académie des Césars, plus grave encore le film Trust qui vient de sortir en salles ce 18 janvier circule sur internet dans son doublage français depuis l’été 2011…
Voila donc Bref, Megaupload a fermé des comédiens Côme et Antoine, un film d’une durée très courte (environ 1 minute 30) qui sur la forme parodie (et non pas pirate) la série à succès Bref diffusée sur Canal+. Il résume de manière la plus simple l’affaire Megaupload : on pouvait trouver à télécharger ce qu’on voulait (ici l’exemple est Community, une série télé américaine pas diffusée en France), l’usage s’est répandu...sauf que c’était illégal.
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Bref, Megaupload a fermé.
La fin d’année est par tradition le moment des bêtisiers et des bilans, et le blog Ecran Noir d’ailleurs condense ici mois par mois les principaux évènements de 2011. On évitera de se souvenir des pires films vus pour plutôt garder en mémoire les meilleurs films qui nous ont enthousiasmé. A noter que des titres peuvent trouver leur place d’ailleurs dans les deux catégories, comme par exemple Tree of life de Terrence Malick…
Difficile de ne retenir que dix films quand certaines semaines c’est plus d’une quinzaine de nouveaux films qui arrivent à l’affiche ! L'exercice est forcément subjectif, et voici un florilège (sans aucun ordre) qui cite à la fois des films parmi les plus remarqués de l'année, mais aussi d’autres qui ont réussi à surprendre.
Voila donc Retour sur 10 films marquants de l’année 2011, un instant court spécial avec un montage d’images de dix films qui ont compté en 2011. Black swan de Darren Aronofsky, Voir la mer de Patrice Leconte (son interview ici), Balada triste de Alex de la Iglesia, J'ai rencontré le Diable de Kim Jee-Woon, Attack the block de Joe Cornish, Submarine de Richard Ayoade, Melancholia de Lars Von Trier, La guerre est déclarée de Valérie Donzelli, Drive de Nicolas Winding Refn, The artist de Michel Hazanavicius (son interview ici).
Et vous, quel est votre top 10 ? Vous pouvez le proposer sur notre page facebook.
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Retour sur 10 films marquants de l’année 2011.
.
A quelques heures des fêtes de Noël, rien de tel qu’un petit dessin-animé fantaisiste pour laisser vagabonder son imaginaire. Celui-ci a été réalisé par un collectif réunis sous le nom de Code B'@rt Création, et composé d’étudiants d’un centre de formation aux images numériques (l’école Waide Somme, à Amiens). Ils ont représenté un futur en compagnie de clones avec un immense centre commercial qui incite à consommer plus…
Voila donc le court-métrage Noël au rabais. Un homme achète ce qu’il croit être une poupée mais suite à une méprise il découvre qu’il s’agit d’une petite fille, alors il va la jeter à la poubelle. Le chien va essayer de la sauver dans le broyeur à ordure…
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Noël au rabais.
Le 21 décembre, c'était le Jour le plus court ! Ecran Noir s'est associé à cet événement national et vous propose une semaine de courts métrages, dont certains exceptionnellement visibles seulement jusqu’à cette date.
Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, après cette première fête du court-métrage, voici l’instant Court n° 59.
Il était une fois une jeune actrice qui fut repérée dans le court-métrage L'escalier de Frédéric Mermoud, puis révélée dans la comédie Mes copines (comme Léa Seydoux). Elle tourna ensuite dans d’autres films plus sérieux comme A l’origine de Xavier Giannoli en compétition officielle à Cannes, ce qui lui valut une nomination pour le César du meilleur espoir féminin.
Cependant, c’est par la musique que la jeune femme veut s’exprimer. Elle compose et chante jusqu’à enregistrer un disque... qu’elle préfère finalement ne pas sortir pour en refaire un autre, meilleur. Elle continue de donner des concerts un peu partout dans le monde en parallèle avec ses tournages en tant que comédienne. Elle interprète le premier rôle face à Vincent Lindon dans le film Augustine que tourne en ce moment Alice Winocour, et on la verra au printemps dans le film Bye Bye Blondie de Virginie Despentes. Pour son parcours de musicienne, elle s’est choisi comme nom le diminutif "Soko", et son album sera enfin disponible le 20 février.
Voila donc le clip I thought I was an Alien, réalisé par Soko elle-même. Celui-ci a été tourné à Echo Park en Californie durant le mois d’août, certains plans additionnels ayant été tournés par le célèbre Spike Jonze ! En fait, Spike Jonze avait déjà proposé à Soko de jouer dans son court-métrage de robots I’m here mais ça ne s’était pas fait, et ensuite ils ont travaillé ensemble sur le court Mourir auprès de toi (co-réalisé par Jonze et Simon Cahn) présenté à Cannes.
Ce clip de Soko a été filmé avec un téléphone portable, c’est l’occasion de vous rappeler que vous pouvez participer au prochain Mobile Film Festival (1 minute, 1 mobile, 1 film).
Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film I thought I was an Alien.
L'initiative du CNC pour promouvoir le court métrage à travers une fête nationale, Le jour le plus court, a dépassé ses objectifs. 1,5 million de passants, curieux, visiteurs, spectateurs, téléspectateurs et internautes ont participé aux 5 600 événements organisés le 21 décembre. Michel Gondry et Julie Gayet, deux des parrains de la manifestation, n'ont pas ménagé leurs efforts pour défendre le court métrage.
Les médias ont aussi adhéré à cette initiative, avec de nombreux reportages ou d'annonces (radios, télés, ...). De la soirée inaugurale au Centre Pompidou à la Gare Montparnasse transformée en salle de cinéma, en passant par des théâtres, des prisons, des établissements publics et des grands musées, Le jour le plus court a touché l'ensemble des publics. Les chaînes de télévision et les salles de cinéma ont donné un accès encore plus large à des spectateurs captifs.
Le web n'était pas oublié. Ecran Noir a ainsi enregistré 2 000 visionnages, un record, durant la seule journée du 21 décembre sur son compte Vimeo. Notre site diffusait une sélection des meilleurs courts métrages de notre rubrique "L'instant court".
Cela promet une 2e édition ambitieuse et encore plus populaire.