Bernard-Henri Lévy et Patrice Leconte présidents du Festival 2 Valenciennes 2017

Posté par wyzman, le 24 février 2017

Depuis 2011 et à chaque mois de mars, le Festival 2 Valenciennes offre une bouffée d'air frais aux cinéphiles épuisés par leur marathon pré-César et Oscars. 2017 ne dérogera pas à la règle puisque le "Festival 2 Val" (comme l'appellent les habitués) est de retour pour septième édition du 13 au 19 mars. Après avoir dévoilé l'affiche officielle réalisée par Laurent Rufroy, les organisateurs ont récemment annoncé les noms des deux présidents des jury fiction et documentaire.

Après Daniel Leconte, c'est donc le très médiatisé Bernard-Henri Lévy qui s'occupera de la partie documentaires tandis que Patrice Leconte succédera à Jean-Pierre Mocky pour la partie fiction. Toujours basée au cinéma Gaumont situé en périphérie de Valenciennes, cette nouvelle édition devrait voir s'affronter une cinquantaine de films (documentaires et de fiction) en compétition.

Et bien que la sélection n'a pas encore été dévoilée, il va sans dire que cette semaine de festival sera marquée par la remise de différents trophées (grand prix, prix du jury, prix de la critique, prix du public, prix des étudiants, prix d'interprétations féminine et masculine) et diverses activités. Parmi celles-ci, des séances jeune public sont prévues tandis que le cascadeur et maître d'armes Michel Carliez (Fanfan la Tulipe, Ne le dis à personne) et le compositeur Jean-Carl Feldis assureront le show.

A noter : c'est le nouveau film de Martin Provost Sage femme avec Catherine Deneuve et Catherine Frot qui ouvrira cette septième édition et le génial 1:54 de Yan England sera présenté en avant-première au jeune public. François Berléand a été choisi comme invité Coup de cœur du festival.

Pour rappel, l'édition 2016 du Festival 2 Valenciennes s'était soldée par les sacres de Chala, une enfance cubaine, La Saison des femmes, No Land's Song, L'Avenir, Colonia et Corentin Fila (Quand on a 17 ans). Pour suivre l'actualité du festival, c'est par ici.

Vesoul 2017 : Un vent sombre sur les ravages de la guerre en Irak

Posté par kristofy, le 10 février 2017

reseba the dark wind

Le Festival des Cinémas d'Asie de Vesoul se déroule jusqu'au 14 février, et les multiples salles de projections sont remplies de festivaliers fidèles et nouveaux : c'est le plus ancien (et le seul) festival à programmer des films de l'ensemble du continent asiatique (certes très vaste).

Pour une rétrospective inédite «Les Maîtres du cinéma sri lankais», les organisateurs sont partis sur place pour aller dénicher des copies de films qui, pour la plupart, n'avaient jamais été montrées en Europe comme par exemple The Hunt de 1983 par Vasanta Obeysekere. Idem pour des perles rares du «Regard sur le cinéma géorgien» avec La Belle-mère de Samanichvili de 1978 de Edgar Shengelaia...

Le thème de la famille avec ses douleurs intimes, comme le deuil, ou ses questions de société, comme l'avortement, imprègne beaucoup les longs-métrages de fictions en compétition officielle en provenance de Chine, Corée du Sud, Indonésie, Japon, Taiwan, Inde, Iran, et Irak.

Et c'est d'ailleurs un film d'Irak, plus précisément du Kurdistan irakien, qui vient de faire forte impression en compétition car il met en images une actualité brulante : les attaques au nom de l'Etat Islamique avec des enlèvements de jeunes femmes Yazidies qui sont revendues comme esclaves sexuelles... Reseba - The Dark Wind de Hussein Hassan, après une première partie pas totalement convaincante, se focalise ensuite sur le retour de l'une de ses femmes, finalement ramenée vers sa famille dans un camps de réfugiés : ce retour étant davantage le véritable sujet du film, l'émotion devient palpable. Celle que l'on avait découvert rayonnante et promise à un mariage avec un homme qu'elle aime est devenue moins que l'ombre d'elle-même, mutique et spectrale. Le traumatisme de cette femme que l'on devine, le regard des autres sur elle, le désarroi de ses parents et de celui qui souhaitait se marier avec elle : en se concentrant sur une femme victime et ses relations douloureuses autour d'elle The Dark Wind réussit à aborder les conséquences d'une guerre toujours actuelle...

C'est Mehmet Aktas le co-scénariste et aussi producteur du film qui est venu à Vesoul en parler : « On travaillait sur un nouveau projet avec Hussein Hassan qui était en pré-production mais des attaques de DAESH ont tout changé. Il y avait environ 500 000 réfugiés Yazidis dans la région où on était, et comme on avait aussi une expérience de documentariste l'idée d'un documentaire a fait son chemin, mais quasiment aucune femme ne voulait apparaître devant la caméra. On s'est inspiré plus de l'histoire de l'une d'entre elle pour faire ce film de fiction The Dark Wind. On a en particulier trois acteurs professionnels, le fiancé, l'héroïne, et sa mère. Les autres personnages sont joués par des vrais réfugiés, on a tourné dans le lieu réel d'un camps de réfugiés. »

Les Arcs 2016: un festival sous le signe de la diversité et de l’enthousiasme

Posté par vincy, le 11 décembre 2016

La 8e édition du Festival du cinéma européen des Arcs a été lancée samedi soir après un petit cocktail où le vin savoyard frappait un peu les festivaliers. La salle était remplie. Cofondateur du festival, avec Guillaume Calop, Pierre-Emmanuel Fleurantin était aux anges: "ça fait du bien d'avoir autant d'ouverture d'esprit et d'enthousiasme. Ça rend optimiste par les temps qui courent."

120 films seront présentés entre Bourg Saint-Maurice dans la vallée et les cimes savoyardes, aux Arcs 1800, 1950 et 2000. Cette année, plutôt que de faire un focus sur une cinématographie nationale, les Arcs ont privilégié les femmes cinéastes. En Europe, un film sur cinq seulement est réalisé par une femme. "Aux Arcs, cette statistique nous heure, nous questionne, comme un cailloux dans une chaussure" explique la responsable des RP, Fabienne Silvestre-Bertoncini, appelant tous les festivaliers à se "mobiliser pour faire changer les choses."

Le président Claude Duty animait la soirée d'ouverture et a présenté le jury, présidé par Radu Mihaileanu qui a "félicité la diversité et la beauté de l'expression en Europe".

De la diversité et de la beauté humaine, il y en avait dans le film d'ouverture, Patients (Step by Step pour les marchés internationaux). Réalisé par Mehdi Idir et Grand Corps Malade, librement inspiré de son roman en grande partie autobiographique, cette comédie douce-amère, tantôt drôle, tantôt dramatique, "un rollercoaster" comme le définirait Frédéric Boyer, directeur artistique du festival, est un quasi huis-clos dans un centre de rééducation pour tétra et quadriplégiques, porté par un groupe d'acteurs formidables. Le film est promis à un joli succès en salles. Gaumont le sortira le 1er mars 2017.

João Pedro Rodrigues en version intégrale au Centre Pompidou

Posté par vincy, le 25 novembre 2016

joao pedro rodrigues

18 films mais aussi deux courts où il n'est qu'acteur, quatre films dont il a encadré le travail issus de l'école du Fresnoy, une installation et un livre: jusqu'au 2 janvier 2017, le Centre Pompidou déroule le tapis rouge au cinéaste portugais João Pedro Rodrigues.

La rétrospective commence ce vendredi 25 novembre avec la projection des deux derniers films du réalisateur: Où en êtes-vous, João Pedro Rodrigues ?, autoportrait de 21 minutes réalisé sur une commande du Centre Pompidou, et L’Ornithologue, qui sort en salles mercredi. Léopard d’argent du meilleur réalisateur au Festival de Locarno, le film vient aussi d'être plébiscité au Festival Chéries-Chéris où il a remporté le Grand prix du jury et le Prix du public.

Cette séance d'ouverture sera suivie du vernissage de l’installation Santo António, de João Pedro Rodrigues et de son complice toujours João Rui Guerra da Mata. Après le Mimesis Art Museum en Corée du Sud et le Radcliffe Institute aux États-Unis, cette création de 2013 sera montrée pour la première fois en Europe. "Si on ne me commandait pas ces installations, je ne les aurai pas faites" avoue le cinéaste.

João Pedro Rodrigues a commencé en étant assistant-réalisateur et monteur pour Pedro Costa, Rita Azevedo Gomes et Maria de Medeiros avant de tourner son premier court métrage en 1997. Il fête ses 50 ans cette années et aborde les 20 ans de sa carrière. Deux caps. Son cinéma est sauvage et libre, sexuel et mélancolique, fantastique et poétique, et ses personnages, entre errance et solitude, obsessions et angoisses, se transforment sous nos yeux. Il revendique l'audace et la singularité, refuse tout formatage, comme il nous l'a expliqué dans un entretien à Ecran Noir.

"Ça fait du sens que ça tombe maintenant"

"J'ai déjà eu des rétrospectives, notamment aux Etats-Unis et dans quelques festivals" nous explique-t-il. "Mais je n'ai jamais fait une rétrospective comme ça, aussi complète, où j'accompagne les films" précise le cinéaste. "C'est drôle parce que ça tombe à mes 50 ans. Et quand on passe les décades, on regarde un peu en arrière. J'ai fait L'Ornithologue, et même si ce n'est pas un film autobiographique, il y a beaucoup de moi. Pompidou m'a demandé de faire un film et c'est un autoportrait. Ça fait du sens que ça tombe maintenant" selon lui.

Le cinéaste présentera les projections de ses films. En bonus, le Centre Pompidou organise une rencontre le 10 décembre à 16 h, avec un concert de la violoncelliste Séverine Ballon une séance de signature pour le livre d'entretiens Le jardin des fauves.

Filmographie de João Pedro Rodrigues
- 1988 Le Berger
- 1997 Joyeux anniversaire !
Voici ma maison
- 1999 Voyage à l’Expo
- 2000 O Fantasma
- 2005 Odete
- 2007 China, China (coréalisé avec João Rui Guerra da Mata)
- 2008 Camouflage Self-Portrait
- 2009 Mourir comme un homme
- 2011 Aube rouge (coréalisé avec João Rui Guerra da Mata)
- 2012 Matin de la Saint-Antoine
La dernière fois que j’ai vu Macao (coréalisé avec João Rui Guerra da Mata)
- 2013 Le Corps du roi
Mahjong (coréalisé avec João Rui Guerra da Mata)
Allegoria della prudenza
- 2014 Iec Long (coréalisé avec João Rui Guerra da Mata)
- 2016 L’Ornithologue
Où en êtes-vous, João Pedro Rorigues ?

Les Œillades 2016: le Diable est partout

Posté par cynthia, le 19 novembre 2016

Alors que le Festival des Œillades d'Albi a démarré sur les chapeaux de roues cette semaine, il se poursuit avec un grand bol d'air de jeunesse. Les 20 ans du festival se fêtent avec les jeunes, la réflexion et le rire, mais pas seulement. En une journée on aura navigué entre les enfers, l'Arctique et une cité de banlieue. On sera passé du charme envoûtant au délire dégoûtant, d'une belle fable à une comédie stéréotypée, de l'émancipation des femmes au racisme ordinaire.

Après un petit petit-déjeuner devant Ma vie de Courgette (l'un de nos coups de cœur de l'année et déjà 500000 spectateurs dans les salles), c'est un autre film d'animation qui a ouvert la cinquième journée du Festival. La jeune fille sans mains, de Sébastien Laudenbach, est une libre adaptation du conte angoissant des Frères Grimm. Véritable découverte, ce choc visuel n'aurait jamais pu voir le jour sans le cran et la passion de son réalisateur/dessinateur. Une jeune fille se voit offrir au diable par son père contre de l'or. Le Diable la veut sale: son père l'oblige alors à ne plus se laver et en vient à lui couper les mains (trop propre aux yeux du mal). Plein de métaphores telles que l'émancipation sexuelle, parentale et mentale de la femme, La jeune fille sans mains est une plongée dans la modernité. Violent, touchant et parfois très érotique, ce film s'inspire du dessin et des estampes asiatiques. De la première minute et jusqu'à la dernière, il noie le spectateur avec violence et douceur dans un tableau animé de couleurs et de formes laissant planer le mystère en soulevant des tas de questions et d'interprétations possibles: une véritable fable philosophique animée. Sortie le 14 décembre.

Nous avons poursuivi notre voyage avec Le Voyage au Groënland, présenté à l'ACID en mai dernier, d'un de nos chouchous, Sébastien Betbeder. Il s'agit de l'épopée de deux loseurs parisiens dans le froid du Groenland. Thomas et Thomas sont les deux meilleurs amis du monde. Comme tous meilleurs amis ils décident de se faire des vacances ensemble mais pas n'importe où; au Groenland. La raison? Le papa du premier Thomas a logé domicile dans ce lieu enneigé. Si les quarante premières minutes nous captivent et nous font rire aux éclats, le reste du film plombe l'ambiance avec des scènes trop longues et cette volonté trop voyante du "je veux faire vibrer la corde sensible du spectateur". Les scènes finissent par s'enchaîner tel un documentaire de Nat Geo Wild au point de devoir supporter l'abattage d'un ours polaire et le dépeçage d'un phoque (Brigitte Bardot vient de se suicider avec une boîte de Doliprane. On aurait voulu l'aider mais comme on a fait la même chose...). Végétariens et cinéphiles vous êtes prévenus. Sortie le 30 novembre.

Après avoir eu l'estomac dans le crâne, notre cerveau s'est fait la malle très très loin devant le Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste. Un couple noir adopte un enfant blanc et c'est parti pour le film le plus stéréotypé de la sélection. Entre les blagues sur les noirs, les juifs, les gays, les musulmans, les clichés de cité, le personnage de Zabou Breitman raciste au look de Nanny Mcphee et le personnage gros lourd qui se veut drôle (Vincent Elbaz, tristement pas drôle dans le rôle du meilleur pote du héros), nous étions plus accablés que mort de rire. Un genre de Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu? inversé légèrement trop prévisible pour séduire. Dommage que la seule scène intelligente entre une fille et son père qui essaye de le rendre tolérant à travers un magnifique discours, ne dure que 2 minutes. Sortie le 18 janvier 2017.

Après une telle journée où le mal s'invite là où ne l'attend pas forcément, il nous tarde de revenir au grande cinéma, avec un certain Jean-Louis Trintignant.

Mon père en grand de Mathias Renou : un vrai-faux docu-fiction qui hurle son envie de cinéma

Posté par MpM, le 9 novembre 2016

Mon père en grand

Le cinéma Saint-André des Arts (dans le VIe arrondissement de paris) propose toute l'année ses "découvertes", un cycle de films indépendants inédits qui ont souvent été réalisés en marge des circuits de production traditionnels, avec des budgets inexistants. C'est non seulement l'occasion de donner de la visibilité à des œuvres fragiles et singulières, mais surtout un acte de militantisme à l'égard d'un cinéma extrêmement dynamique, foisonnant et d'une grande richesse, qui est pourtant presque systématiquement maintenu hors de portée du grand public.

Cette semaine, et jusqu'à la fin du mois de novembre, c'est Mathias Renou, jeune cinéaste passionné de 23 ans, qui est à l'affiche des Découvertes du cinéma du Quartier latin avec son premier long métrage Mon père en grand, un film étonnant qui brouille joyeusement les frontières entre fiction et réalité et s'amuse du flou qui en résulte.

Au cœur du récit, un jeune homme (prénommé Matthieu) qui filme tout ce qui l'entoure, façon cinéma sur le vif, et réalise un film autobiographique sur la rupture de ses parents, avec son propre père dans le rôle principal. On est tout de suite frappé par la qualité de la relation entre le père et le fils, de cette complicité inconditionnelle qui les unit dans l'humour comme dans le drame. On sent à chaque instant le regard bienveillant du fils sur le père, à la ville comme à l'écran.

Différents degrés de réalité

mon père en grandEn contrepoint, la mère de Matthieu intervient à plusieurs reprises face caméra pour dire tout le mal qu'elle pense du projet. Sauf qu'il s'agit de l'actrice Marie Rivière qui incarne avec gourmandise cette fausse mère chargée à la fois de créer de la distanciation avec le récit principal, afin de rappeler au spectateur qu'il s'agit bien de fiction, et d'appuyer en même temps l'aspect autobiographique revendiqué du long métrage. On se retrouve ainsi dans un savoureux double (voire triple) niveau de lecture qui, s'il peut être parfois perturbant, donne un vrai relief à cette histoire familiale au fond presque banale.

En osant ce jeu permanent entre les différents degrés de réalité (puisque le film transpose dans la fiction des éléments autobiographiques), Mathias Renou propose un vrai-faux docu-fiction qui hurle son envie de cinéma. Outre les références cinématographiques qui parsèment l'intrigue, le jeune réalisateur a opté pour un procédé formel fort : faire du cameraman l'un des personnages centraux de l'histoire, bien qu'on ne le voit jamais à l'écran.

Le spectateur se retrouve alors impliqué directement dans le récit à travers les regards-caméra que s'autorisent de fait les autres protagonistes lorsqu'ils s'adressent à ce personnage hors champ. Cela apporte également au film une sincérité sidérante, l'impression que Mathias Renou, s'il s'amuse avec le fil narratif, déconstruit au gré du récit, ne triche pourtant jamais.

Il y a là l'énergie et la fougue non pas seulement de la jeunesse, mais aussi des débuts, de ces premiers pas portés par une confiance absolue dans la force et la magie du cinéma. Une foi et une inventivité forcément communicatives quand on aime soi-même le cinéma.

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Mon père en grand de Mathias Renou
A découvrir tout le mois de novembre dans le cadre des "Découvertes" du Saint-André des Arts

Chéries-Chéris et le Marais Film Festival dans les starting-blocks

Posté par vincy, le 4 novembre 2016

Les deux festivals de films LGBT parisiens vont s'enchaîner en novembre. Le 2e Marais Film Festival se déroulera au cinéma Luminor, du 8 au 15 novembre. Chéries-Chéris, 22e festival du film lesbien, gay, bi, trans +++ de Paris, se tiendra de son côté du 15 au 22 novembre et les projections auront lieu au MK2 Quai de Seine et au MK2 Beaubourg.

Le Marais Film Festival fera son ouverture avec le film allemand Center of My World (Die Mitte der Welt) de Jakob M. Erwa, qui sortira en Allemagne le 10 novembre.

Sinon le MFF a fait une partie de son marché au Festival du Film de Guadalajara mais aussi à la Berlinale. Les longs métrages sélectionnés sont En la gama de Claudio Marcone, prix du meilleur film hispanophone au Festival de Miami en 2015, La visita, histoire d'un transsexuel par le chilien Mauricio López Fernández (2015), Dyke Hard, délire suédois signé Bitte Andersson (2014), Nasty Baby de Sebastian Silva, Teddy Award à Berlin et diffusé au Champs-Elysées Film Festival en 2015, Departure de Andrew Steggall, primé à Cabourg et Dinard en 2015, Fronteras de l'espagnol Mikel Rueda, Teenage Kicks de l'australien Craig Boreham, Taekwondo des argentins Marco Berger et Martin Farina, Portrait of a Serial Monogamist des canadiens John Mitchell et Christina Zeidler (Canada, 2015), Esteros de Papu Curotto (Argentine, 2016) et Bare de l'américaine Natalia Leite, prix du jury à Las Vegas en 2015.

Le MFF ressortira aussi quelques films LGBT sortis cette année: Brooklyn village d'Ira Sachs, Grand prix à Deauville et déjà sorti en salles, le brésilien D'une famille à l'autre d'Anna Muylaert Moi, Olga de de Tomás Weinreb et Petr Kazda, prix de la mise en scène à Berlin et sélectionné à Berlin cette année , Les amants de Caracas du vénezuélien Lorenzo Vigas, Lion d'or l'an dernier (et sorti en mai en France) et Black Stone du sud-coréen Roh Gyeong-Tae, sélectionné à Rotterdam.

Par ailleurs, le festival 2016 rendra hommage au réalisateur culte Derek Jarman, en diffusant quatre de ses films en version restaurée inédite : Sebastiane, film gay culte co-réalisé avec Paul Humfress et Derek Jarman, dont on fête les 40 ans de sa sortie Jubilee, La Tempête et Last of England. Par ailleurs un focus mettra en lumière dédié l'âge d'or hollywoodien à travers 4 documentaires et la mini-série brésilienne The Nest sera diffusée en intégralité.

Enfin la clôture se fera avec Studio 54, Director's cut, de Mark Christopher, version allongée de 44 minutes du film culte des années 1999.

Pour Chéries-Chéris, l'ouverture sera sous le signe du King Cobra de Justin Kelly , biopic sur la star du porno Brent Corrigan, coproduit et interprété par James Franco. Un événement en soi. On se félicitera aussi d'une Masterclass avec Bruce LaBruce (et trois de ses films projetés). Une autre masterclass avec Olivier Ducastel et Jacques Martineau, accompagnée de Mala Noche de Gus Van Sant, aura lieu le 17 novembre.

La compétition rassemble le magnifique film L’Ornithologue de João Pedro Rodrigues, Prix de la mise en scène au dernier festival de Locarno, Jours de France de Jérôme Reybaud, You’ll Never Be Alone (Nunca vas a estar solo) du chilien Alex Anwandter, deux films autrichiens - Brothers of the Night (Brüder der Nacht) de Patric Chiha et Tomcat (Kater) de Hänld Klaus, Teddy Award à la Berlinale 2016 - Je te promets (Te prometo anarchia) du mexicain Julio Hernández Cordón, Closet Monster du canadien Stephen Dunn, Barash de l'israélien Michal Vinik, Arianna de l'italien Carlo Lavagna, Prix de la meilleure actrice aux Venice Days 2016, et Köpek du turc Esen Isik.

Lionel Soukaz, figure du cinéma homosexuel français, underground et militant, animera deux séances spéciales suivies de débats autour des films Habibi (1974) et Guy and co (2015).

On ajoute une thématique "Voguing", des séances spéciales de films érotiques et un panorama qui comprend Like Cattle Towards Glow, Where Horses Go to Die, You Can't Escape Lithuania, Tu m’as tellement manqué (Fair Haven), Les Démons meurent à l'aube, Sur les traces de ma mère, Au bord de la rivière (Drown River) et une flopée de docus dont Les Vies de Thérèse de Sébastien Lifshitz, Queer Palm du dernier Festival de Cannes.

Last but not least, champagne pour la clôture avec Absolutely Fabulous : le film. Hélas sans Eddy et Pasty, sans doute trop occupées avec Kate Moss.

Le Festival International du Film Francophone de Namur ouvre ses portes

Posté par wyzman, le 30 septembre 2016

Depuis 1986, le FIFF comme l'appellent ses amoureux a pour vocation de faire rayonner le cinéma francophone. Et cette année encore, le pari s'annonce de taille. Néanmoins, les organisateurs se sont à nouveau retroussés les manches pour nous offrir une programmation plus qu'extraordinaire !

Du vendredi 30 septembre au jeudi 6 octobre, le FIFF accueillera du très (très) beau monde. Les cinéphiles déjà présents à Namur ce soir pourront ainsi découvrir La fille inconnue, le nouveau film des frères Dardenne. Mais ce n'est pas tout. Entre les avant-premières, les films en compétition, le focus sur le cinéma belge, les courts métrages, les séances spéciales et les clips, il y en aura pour tous les goûts.

Bien évidemment, nous sommes impatients de découvrir 1h54 de Yan England et de revoir Willy 1er de Ludovic et Zoran Boukherma, Marielle Gautier et Hugo P. Thomas. Mais il n'y a pas que cela ! Boris sans Béatrice de Denis Coté, En amont du fleuve de Marion Hänsel et Ma vie de courgette de Claude Barras devraient vous (re)faire tomber amoureux de la langue française. Vous êtes prévenus.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter le site internet du FIFF. Photos, exclus et conseils, vous devriez y trouver votre bonheur. En espérant vous voir nombreux à Namur dès ce week-end, nous vous souhaitons une très bonne 31ème édition !

Paris Comic Con 2016: Doctor Strange en clôture

Posté par cynthia, le 23 septembre 2016

Les fans présents à la prochaine Comic con de Paris (21-23 octobre) vont avoir l'immense honneur d'être parmi les premiers à découvrir le prochain Marvel, Doctor Strange.

Le Paris Comic-con terminera ses trois jours de folie avec le nouvel héros Marvel incarné par Benedict Cumberbatch. Né en 1963 sous la plume du super Stan Lee et de Steve Ditko, ce personnage a le pouvoir d'utiliser les dimensions parallèles (avec des effets à la Inception) après avoir subi un tragique accident de la route. Rappelons que Doctor Strange est un film qui fait partie de la troisième phase de l'univers cinématographique Marvel, dont l'objectif est de faire découvrir de nouveaux héros et que ce personnage rejoindra Captain America et sa bande dans le fameux Infinity of War.

Nul doute que le 23 octobre prochain, la Grande Halle de la Villette sera aussi pleine que la ligne 13 du métro en heure de pointe avec une telle surprise.

Autre événement de la Comic Con parisienne, la venue de l'actrice Rebecca Romijn alias Mystique dans les premiers X-Men (oui il y avait une Mystique avant Jennifer Lawrence). L'ancienne mannequin américaine fera escale dans notre capitale pour le plus grand plaisir des fans qui peuvent, d'ailleurs, se délecter de son joli minois avec la série Flynn Carson et les Nouveaux Aventuriers, diffusé sur Syfy.

Enfin, notons que les oscarisés Michel Hazanavicius, réalisateur de OSS 117 et The Artist, et Lorne Peterson, maquilleur pour Star Wars, Indiana Jones et E.T., seront conviés à parler avec le public lors de leur conférence respective.

Dinard 2016: jury, compétition et avant-premières

Posté par cynthia, le 3 septembre 2016

A moins d'un mois de son ouverture, le 27e festival du film britannique de Dinard (28 septembre-2 octobre) a dévoilé la majeur partie de son jury et de sa programmation. Avant de vous le faire vivre de l'intérieur, on fait le point sur les temps forts de cette édition riche en découvertes comme en films attendus.

Ouverture

Cette année, Dinard s'ouvrira avec Whisky Galore de Gillies Mackinnon. Ce film d'origine écossais est le remake du film britannique Whisky à gogo! de 1949 d'Alexander Mackendrick. Une comédie sous fond de pénurie d'alcool, quoi de mieux pour bien démarrer cette édition 2016 ?!

Jury

Présidé par Claude Lelouch- rien que ça - le jury sera composé des actrices françaises Victoria Bedos, Sylvie Testud et Julie Ferrier, du comédien britannique James d’Arcy (que l'on peut voir actuellement dans la série Marvel Agent Carter), du producteur Eric Lagesse, de l'acteur français Jalil Lespert et des Britanniques Phil Davis (acteur) et Colin Vaines (producteur). Les autres jurés devraient être annoncés courant septembre.

Compétition

La programmation de la 27e édition, signée par Hussam Hindi (directeur artistique du Festival) se place cette année encore sous le signe de l’éclectisme et de l’exigence avec six films en compétition pour le Hitchcock d’Or, reflétant étrangement l’incertitude d’une jeune génération se questionnant sur son avenir depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne avec notamment Away de David Blair, l'histoire d'une amitié incroyable entre Timothy Spall et la jeune Juno Temple (Kaboom, Magic Magic, Horns) ou encore le road trip d'une bande de jeunes perdus dans Moon Dogs de Philip John.

D’autres récompenses distingueront notamment le meilleur scénario et le coup de cœur du public. Et, grande nouveauté cette année, une compétition de courts métrages prendra également place dans la programmation du festival !

Avant-premières

Outre Whisky Galore en ouverture, 19 autres films seront présentés aux festivaliers : le très attendu (par les fans) Bridget Jones Baby de Sharon Maguire avec Renee Zellweger, Colin Firth et Patrick Dempsey, la palme d'or cannoise I, Daniel Blake de Ken Loach, Coriolanus de Ralph Fiennes avec Ralph Fiennes, Gerard Butler et Jessica Chastain (présenté à Berlin en... 2011), ou encore War On Everyone de John Michael McDonagh avec Michael Pena, Alexander Skarsgard et Tessa Thompson, également sélectionné à Deauville.

Les autres avant-premières sont Finding Altamira de Hugh Hudson, Adult Life Skills de Rachel Tunnard, Brakes de Mercedes Grower, Detour de Christopher Smith, Eat Local de Jason Flemyng, Hi-Lo Joe de James Kermack, The Hippopotamus de John Jencks, Love Is Thicker Than Water de Emily Harris et Ate de Jong, Stratton de Simon West, Tommy’s Honour de Jason Connery, Tourner pour vivre de Philippe Azoulay, et Versus: The Life and Films of Ken Loach de Louise Osmond.

Hommages

Par ailleurs, Dinard rendra hommage cette année à l'actrice Kate Dickie (Red Road, The Witch) et à l'acteur Gary Lewis (Billy Eliott, Fifth). Ce dernier fera une master class à la suite de la projection de l'un de ses films.