Oscars: 819 votants de plus, dont la moitié non américains

Posté par vincy, le 4 juillet 2020

819 personnalités ont été invités par l'Académie des Oscars. Au total, le nombre de votants atteint les 9 300 membres. Toujours dans sa logique d'ouverture internationale et de diversification de son collège électoral, les nouveaux membres sont à 45% des femmes, 36 % issus des minorités et surtout 49 % ne sont pas américains. Les nouveaux membres proviennent de 68 nationalités différentes, dont la France qui envoie un contingent de 35 personnes de tous métiers.

Désormais, avec 3179 membres, il y a un tiers de femmes votantes dans les 17 catégories, contre un quart il y a cinq ans. Les non-blancs ont triplé passant de 554 en 2015 à 1787 en 2020, soit près d'un votant sur cinq. Quant aux non-américains, ils sont désormais 2100 étrangers, soit trois fois plus en cinq ans.

Cela amènera forcément à des changements structurels sur les nominations, avec davantage de films internationaux nommés dans diverses catégories, et des choix sans doute moins grand public.

Le cru cannes 2019 en vedette

Côté français, on notera les récents nommés aux Oscars comme Jérémy Clapin et Ladj Ly. Mais aussi l'arrivée de Thierry Frémaux, directeur général de Cannes, et de nombreuses personnalités fidèles, révélées ou sacrées à Cannes comme Mati Diop et Adèle Hanel, ou encore Rosalie Varda. De nombreux producteurs ont aussi été conviés: Toufik Ayadi, Christophe Barral, Bénédicte Couvreur, Jean Labadie, Jean-François Le Corre, Damien Megherbi, Justin Pechberty et Marc du Pontavice.
C'est la catégorie réalisateur qui accueille le plus de français: outre Ly, Diop et Clapin, il y a Bruno Collet, Jean-Loup Felicioli, Alain Gagnol, Delphine Girard, Yves Piat, Nicolas Philibert, et Yolande Zauberman, césarisé cette année avec son documentaire M.
Les autres invités sont scénaristes (Giordano Gederlini, Alexis Manenti), monteurs son (Katia Boutin, Julien Lacheray, Anne Le Campion), ingénieurs du son (Cyril Holtz, Jean Umansky), monteur (Benjamin Massoubre), costumière (Caroline de Vivaise), cascadeur (Dominique Fouassier), directrice de casting (Leïla Fournier), ou dans le marketing (Emmanuelle Castro, Olivier Mouroux, Béatrice Wechsberger).

Cosmopolite et éclectique

Sinon, on soulignera les arrivées (et la confirmation de Venise et Cannes comme pourvoyeurs de talents) de Yalitza Aparicio (Roma), Awkwafina, Lee Jung-Eun, Choi Woo-Shik, Park So-Dam et Jang Hye-Jin (Parasite), Ana de Armas, Pierfrancesco Favino (Le traitre), Eva Longoria, George MacKay, Ben Mendelsohn, Florence Pugh, John David Washington, Olivia Wilde, Constance Wu, Zhao Tao, Levan Akin, Ari Aster, Ici?ar Bolla?in, Cristina Comencini, Terence Davies, Robert Eggers, Samira Makhmalbaf, Matt Reeves, Michael Nyman, Bernie Taupin, Zeynep O?zbatur Atakan (producteur des films de Nuri Bilge Ceylan), Michel Franco, ou de Luis Urbano (producteur des films de Miguel Gomes).

Cabourg 2020 : Guillaume Brac couronné, Robert Guédiguian sacré

Posté par kristofy, le 3 juillet 2020

Le 34e Festival du Film de Cabourg est le premier festival de cinéma en France a voir pu s'organiser avec le récent déconfinement. Il y a donc eu des projections dans les salles pour le public,t en présence de certaines équipes, des jurys, et aussi un tapis-rouge en bord de mer avec de nombreuses stars pour la cérémonie de remise des prix. Cette année reste spéciale avec une édition de Cabourg réduite à 3 jours (au lieu de 5  habituellement) du 29 juin au 1er juillet, mais avec un concentré de films en avant-première.

Le palmarès :

- Grand Prix du Jury : A l’abordage de Guillaume Brac

Guillaume Brac a révélé au cinéma deux interprètes de théâtre ,Vincent Macaigne et Laure Calamy (depuis devenus des noms de plusieurs gros films) avec son moyen-métrage Un monde sans femme sorti en 2012. Son court-métrage précédent, Le Naufragé , avec Vincent Macaigne (déjà), était d'ailleurs à Cabourg en 2010. Ce nouveau film A l’abordage, déjà présenté à Berlin, flirte en apparence avec le cinéma d'Éric Rohmer. mais il se révèle progressivement plein d'audace autant en traits d'humour qu'en petites observations de la société. C'est un grand film romantique (joué par  des jeunes du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris), déjà l'un des meilleur film français de l'année ...

- Mention Spéciale du Jury : Balloon de Pema Tseden (sortie le 18 novembre 2020)

Les films de Pema Tseden sont à chaque des invitations à la poésie et au voyages dans diverses régions du Tibet, et on a la chance que certains sortent en salles en France : Tharlo en 2018 et Jinpa en 2020 après être sélectionnés aux festivals de Venise et de Vesoul (en remportant d'ailleurs 2 Cyclo d'or), ce dernier Balloon va suivre la même trajectoire (Venise, puis Vesoul) avec une sortie à venir prévue au 18 novembre 2020. Balloon est son film peut-être le plus 'accessible' avec en particulier une histoire d'amour contrariée (et aussi derrière le sujet de l'accès à des moyens de contraception) : cette mention spéciale du Festival Romantique de Cabourg est logique.

- Meilleur court-métrage : La Grande nuit de Sharon Hakim
- Prix du Jury court-métrage : Aline de Simon Guélat
- Mention Spéciale du Jury Court-Métrage : Shakira de Noémie Merlant
- Meilleure actrice court-métrage ex-aequo : Catalina Danca dans Shakira et Tamara Saade dans La Grande nuit
- Meilleur acteur court-métrage ex-aequo : Paulin Jaccoud et Schemci Lauth dans Aline

La spécificité du Festival de Cabourg est aussi de décerner des prix, le romantique Swann d'Or, qui viennent saluer les talents des films français de l'année entre chaque été. L'un de ces films est d'ailleurs de nouveau distribué en salles depuis leur réouverture : De Gaulle avec Lambert Wilson

- Swann d’Or du meilleur film : Gloria Mundi de Robert Guédiguian
- Swann d’Or de la meilleure réalisation : Nicolas Bedos pour La Belle Époque
- Prix Gonzague Saint-Bris du scénario adapté d'une oeuvre littéraire : Seules les bêtes par Dominik Moll et Gilles Marchand (d’après le roman de Colin Niel)
- Swann d’Or de la meilleure actrice : Chiara Mastroianni dans Chambre 212 de Christophe Honoré
- Swann d’Or du meilleur acteur : Lambert Wilson dans De Gaulle de Gabriel Le Bomin
- Swann d’Or de la révélation féminine : Luàna Bajrami dans Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma
- Swann d’Or de la révélation masculine : Benjamin Voisin dans Un vrai bonhomme de Benjamin Parent
- Swann d’Or du meilleur premier film : Tu mérites un amour de Hafsia Herzi

Par ailleurs les Prix Premiers Rendez-Vous qui récompensent les débuts à l’écran d’une actrice et d’un acteur dans un premier grand rôle ont été donné à Zahia Dehar dans Une Fille facile de Rebecca Zlotowski et à Alexandre Wetter dans Miss de Ruben Alves

Cannes 2020: 17 films sélectionnés pour la Cinéfondation

Posté par vincy, le 2 juillet 2020

Le Festival de Cannes a dévoilé aujourd'hui la Sélection 2020 de la Cinéfondation.

Depuis 1998, la Sélection de la Cinéfondation présente des courts métrages issus des écoles de cinéma du monde entier. Emmanuelle Bercot, Deniz Gamze Ergüven, Léa Mysius, Kornél Mundruczó, Claire Burger, Jessica Hausner, Corneliu Porumboiu ou encore Nadav Lapid ont été découverts à Cannes à cette occasion.

Pour sa 23e édition, le comité de Sélection dirigé par Dimitra Karya a choisi 17 films (13 fictions et 4 animations), réalisés par onze hommes et huit femmes, et sélectionnés parmi les 1952 œuvres qui ont été présentées par l’ensemble des écoles de cinéma. Cette édition 2020 est dédiée à la mémoire de David Kessler (1959-2020), qui soutenait et aimait la Cinéfondation.

La projection des films de la Sélection de la Cinéfondation, à l’issue de laquelle les Prix seront décernés par le Jury, se déroulera à l’automne prochain, à Cannes, dans le Palais des Festivals. La date de l’événement, ainsi que la composition du Jury, seront dévoilées très prochainement.

Shaylee ATARY NEURIM - 30’
The Steve Tisch School of Film & Television, Tel Aviv University, Israël

Toby AUBERG PILE - 4’
Royal College of Art, Royaume-Uni

Santiago BARZI MURALLA CHINA – 17’
Universidad del Cine, Argentine

Márk BELEZNAI AGAPÉ – 16’
Budapest Metropolitan University, Hongrie

Lucia CHICOS CONTRAINDICATII – 19’
UNATC "I. L. CARAGIALE", Roumanie

Tzor EDERY & Tom PREZMAN TAMOU – 10’
Bezalel Academy of Arts and Design, Israël

Ashmita GUHA NEOGI CATDOG – 21’
Film and Television Institute of India, Inde

Sarah IMSAND LE CHANT DE L'OISEAU – 19’
HEAD Genève, Suisse

Matjaž JAMNIK NIH?E NI REKEL, DA TE MORAM IMETI RAD – 18’
UL AGRFT, Slovénie

KEFF TAIPEI SUICIDE STORY – 45’
NYU Tisch School of the Arts, États-Unis

KIM Min-Ju SEONGINSIK - 22’
Soongsil University, Corée du Sud

Timothée MAUBREY CARCASSE – 33’
La Fémis, France

Yelyzaveta PYSMAK JA I MOJA GRUBA DUPA – 10’
The Polish National Film School in Lodz - Pologne

Afonso & Bernardo RAPAZOTE CORTE – 28’
Escola Superior de Teatro e Cinema - Portugal

Elsa ROSENGREN I WANT TO RETURN RETURN RETURN – 32’
DFFB - Allemagne

Mitchelle TAMARIZ EN AVANT – 4’ (photo)
La Poudrière - France

ZHANG Linhan DOU ZEOI GU SI – 14’
NYU Tisch School of the Arts - États-Unis

Une édition inédite pour le Festival international du film de La Rochelle

Posté par redaction, le 29 juin 2020

Comme beaucoup d’autres manifestations culturelles, le Festival international du film de La Rochelle subit les conséquences du Covid-19 et de la crise sanitaire. Il n’a donc pas lieu dans les conditions habituelles, mais les organisateurs lui ont donné une forme nouvelle pour l’occasion, avec notamment une première partie en ligne, et un week-end de projections devant un public, en présence de réalisateurs en chair et en os.

Ainsi, seize films (neuf longs et sept courts-métrages) sont disponibles en ligne jusqu’au 5 juillet sur la plate-forme Cinetek, créée par les réalisateurs Cédric Klapisch, Pascale Ferran et Laurent Cantet. Au programme de cette 48e édition du Festival La Rochelle Cinéma (FEMA) : des rétrospectives consacrées à Roberto Rossellini (avec La prise du pouvoir par Louis XIV, Le psychodrame, Le Général della Rovere) et à René Clément (La bataille du rail, Jeux interdits), des courts-métrages d’animation réalisés en stop motion, ou encore une séance « Retour de flamme ». Des films de Mathieu Amalric (Mange ta soupe, Barbara Hannigan...), parrain de cette édition virtuelle, seront également proposés aux internautes cinéphiles. Un pass festival, vendu cinq euros, permet d’accéder à l’ensemble de ces films.

En plus de cette édition virtuelle, sept films seront projetés en avant-première les 3, 4 et 5 juillet dans les salles de La Coursive, en présence des réalisateurs François Ozon (pour Eté 85), Michel Leclerc (pour Pingouin & goéland et leurs 500 petits) et Guillaume Brac (pour A l’abordage). Un hommage sera également rendu à Michel Piccoli, décédé le 12 mai dernier, avec la projection de Milou en mai de Louis Malle.

Enfin, du 1er au 4 octobre, le festival, un peu particulier cette année en raison des circonstances, s’achèvera par de nouvelles projections devant un public, avec des films restaurés, des ciné-concerts, des films pour les enfants, et d’autres films présentés en avant-première.

Pierre-Yves Roger

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48e édition du Festival La Rochelle Cinéma
Jusqu'au 5 juillet
Plus d'informations sur le site de la manifestation

Un beau programme en ligne pour le Festival du Film court de Grenoble (privé de plein air)

Posté par MpM, le 29 juin 2020

Son intitulé est cette année un peu trompeur. Crise sanitaire oblige, le Festival du Film court en plein air de Grenoble migre sur une plate-forme en ligne, accessible gratuitement à tous du 30 juin au 4 juillet. Les habitués auront un petit pincement au coeur à l'idée de ne pas retrouver l'ambiance particulière des projections sous le ciel étoilé, mais tout le monde se réjouit du maintien de la manifestation qui propose, comme chaque année, un programme riche et alléchant.

En compétition officielle, on retrouvera avec plaisir des incontournables comme Physique de la tristesse de Théodore Ushev, fraîchement auréolé de son Cristal à Annecy et Genius Loci d'Adrien Merigeau (lui aussi primé à Annecy, après être passé par Angers, Clermont et Berlin), mais aussi Hãy Tinh thuc và san sàng de Pham Thien An, découvert à la Quinzaine des Réalisateurs 2019 ou Un adieu de Mathilde Profit, dont on vous parle depuis des mois, et qui vient d'obtenir le prix du meilleur premier film à Côté Court.

On retrouvera également des réalisateurs repérés comme Salvatore Lista (Rap night), Valérie Leroy (Teen Horses) et William Laboury (Yandere), et des films à ne pas rater à l'image de Sororelle de Frédéric Even et Louise Mercadier, huis clos tchekhovien et minimaliste.

Le Festival proposera par ailleurs des "masterclasses" décalées avec les youtubeurs Le Fossoyeur de Films et Amazing Lucy, des ateliers en ligne, des séances jeune public et une nuit blanche "Horreur et Frissons" déclinée en 24 films dont le classique Do you have the shine de Johan Thurfjell, mais aussi le délirant Wild love de Paul Autric, Quentin Camus, Léa Georges, Maryka Laudet, Zoé Sottiaux et Corentin Yvergniaux, Acide de Just Philippot, Fast film de Virgil Widrich ou encore La Femme qui se poudre de Patrick Bokanowski.

Chaque programme sera mis en ligne à heure fixe pour une durée de 48h.

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43e Festival du Film court en plein air de Grenoble
Du 30 juin au  4 Juillet 2020
https://www.festivalcourtgrenoble.fr/home

[On va tous au cinéma] Milla (2 décembre)

Posté par redaction, le 29 juin 2020

Le pitch: Milla n’est pas une adolescente comme les autres. Pour la première fois, elle tombe amoureuse, mais d'un jeune dealer. C’est toute sa vie et celle de son entourage qui s’en retrouvent bouleversées. Le pire cauchemar pour ses parents survient.

Le cast: Réalisé par Shannon Murphy, avec Toby Wallace, Eliza Scanlen, Michelle Lotters et Ben Mendelsohn.

L'atout: Meilleur espoir au festival de Venise et meilleur acteur à celui de Marrakech pour Toby Wallace, mention spéciale à Zurich, prix de la jeunesse à Luxembourg, et prix du meilleur premier film à Palm Springs et à Sao Paulo, Milla (Babyteeth à l'origine) a conquis la planète festivalière. Ce premier film bénéficie non seulement d'un bon buzz mais aussi d'une esthétique qui le distingue des films du genre, porté par des comédiens qu'il faudra suivre. A commencer par Eliza Scanlen, remarquée dans les filles du Docteur March et qu'on retrouvera chez M. Night Shyamalan ou encore dans un thriller avec Robert Pattinson.

Cabourg 2020 : enfin un festival avec des salles et du public

Posté par kristofy, le 25 juin 2020

La pandémie du coronavirus et les différentes mesures sanitaires ont bousculé l'organisation des Festivals de cinéma ainsi que le calendrier des sorties de films.

Le Festival de Cabourg, qui se déroule chaque année à la mi-juin, avait réfléchi à diverses options comme des séances de type drive-in sur la plage durant l'été. Il avait déjà organisé la projection des films en compétition aux jurys à huis-clos à Paris.

Avec l'annonce d'une réouverture des salles le 22 juin, Cabourg va finalement bel et bien organisé son Festival dans ses salles normandes. La 34e édition du Festival du Film de Cabourg se déroulera du 29 juin au 1er juillet. Les jurys y seront présents pour y annoncer leur palmarès, et différentes équipes de films viendront sur le tapis-rouge : y sont attendus des talents comme Lambert Wilson, Zahia Dehar, Benjamin Voisin et Alexandre Wetter, Chiara Mastroianni, Gustave Kervern, Guillaume Brac, Lola Naymark, Gilles Marchand...

Le président du jury des films en compétition est Benoit Magimel, avec, à ses côtés, les actrices Doria Tillier et Isild Le Besco, le scénariste Ahmed Hamidi, Aurélie Dupont (directrice de la danse du ballet de l’Opéra national de Paris), et le compositeur Issam Krimi.
Même si cette édition du Festival de Cabourg sera réduite avec beaucoup moins de films il y a toujours des séances de courts-métrages dont le jury est présidé par Noémie Lvovsky, entourée des actrices Carmen Kassovitz et Aloïse Sauvage et des acteurs Malcolm Conrath et Steve Tientcheu.

Les films en compétition sont :
À L’ABORDAGE de Guillaume Brac, France
BALLOON de Pema Tseden, Tibet/Chine
BROOKLYN SECRET d’Isabel Sandoval, USA/Philippines
EVA EN AOÛT de Jonas Trueba, Espagne
LA FEMME DES STEPPES, LE FLIC ET L’ŒUF de Quan’an Wang, Mongolie
GOODBYE de William Nicholson, Angleterre; avec Annette Bening, Bill Nighy, Josh O'Connor
LES PARFUMS de Grégory Magne, France; avec Emmanuelle Devos, Grégory Montel, Gustave Kervern
POISSONSEXE d’Olivier Babinet, France; avec India Hair, Ellen Dorrit Petersen, Gustave Kervern

Les films en avant-première :
À CŒUR BATTANT de Keren Ben Rafael
THE SINGING CLUB de Peter Cattaneo
REMEMBER ME de Martin Rosete

Les  courts-métrages en compétition :
ALINE de Simon Guélat
BALTRINGUE de Josza Anjembe
DÉSIRÉE de Victoria Jadot
EXTÉRIEUR CRÉPUSCULE de Roman Kané
JAIZKIBEL de Justine Fabre
LA GRANDE NUIT de Sharon Hakim
LITTORALEMENT de Lisa Sallustio
MISS CHAZELLES de Thomas Vernay
SHAKIRA de Noémie Merlant
RAP NIGHT de Salvatore Lista

Un protocole sanitaire particulier est prévu avec notamment du gel hydro-alcoolique à disposition, des masques, des micros fixes pour les présentations en salles, un stylo personnel à chaque invité pour faire ses dédicaces, un distanciation physique avec les photographes... Ce Festival de Cabourg sera le premier rendez-vous cinéma post-confinement avec des projections en salles qui réuniront artistes et public : « Il nous est apparu important de ne pas baisser les bras, de continuer à exercer notre fonction de soutien à la Culture et au Cinéma et plus particulièrement à leurs acteurs dans toutes leurs diversités professionnelles et aussi de répondre au besoin de divertissement et de rêve dont nos spectateurs et festivaliers ont terriblement besoin.Nous pensons que chacun doit tenir, malgré la crise, son rôle aussi modeste soit-il, le nôtre est de faire un Festival, tout en préservant les gestes protecteurs »
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34e Festival de Cabourg
du 29 juin au 1er juillet.
Renseignements sur le site de la manifestation

Sami Bouajila (Un fils): « Dès la première lecture, j’ai vu que c’était une perle »

Posté par vincy, le 24 juin 2020

Sami Bouajila, primé à Cannes en 2006 et césarisé en 2008, est à l'affiche de La terre et le sang (sur Netflix) et d'Un fils de Mehdi Barsoui, pour lequel il a reçu le prix du meilleur acteur à Venise dans la section Orrizonti. Un fils ressort en salles cette semaine, après un début de carrière prometteur interrompu par le confinement et la fermeture des cinémas. Film bouleversant, subtil et sensible, Un fils est l'histoire d'une famille tunisienne moderne et privilégiée. Mais lors d'un week-end dans le sud du pays, Farès, Meriem et Aziz sont pris pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé... Il doit subir une greffe en urgence pour être sauvé.

Avec un scénario solide qui vire vers le thriller politique, avec une dose de pardon et de filiation pour lui donner une tonalité plus universelle, ce drame jamais sirupeux mais très maîtrisé, est un premier film plus que prometteur, confirmant la nouvelle vague du cinéma tunisien.

Nous avions rencontré l'acteur lors du festival de Dinard, où il était membre du jury.

Ecran Noir: Comment est arrivé Un fils?

Sami Bouajila : Le cinéaste a écrit en pensant à moi, il m’a envoyé le scénario. Dès la première lecture, j’ai vu que c’était une perle. Et après la rencontre n’a fait que confirmer mon sentiment. J’ai eu à affaire à un cinéaste comme j’aime, surtout pour un premier film : inspiré, une grande acuité, une belle direction, une écriture très épurée. Nos deux personnages sont aussi en perdition dans des espaces de westerns, déserts. C »était super. Le rôle était magnifique, assez emblématique, parce que partagé, traversé par plein de choses. Ce personnage fonctionnait en duo avec ma partenaire (Najla Ben Abdallah, ndlr). C’était passionnant.

Cela change-t-il quelque chose qu'il soit tunisien?

Sa nationalité n’a rien à voir. Il me fait penser à Bentoumi, Kechiche ou Desplechin. Il faut voir l'artiste comme un artiste. Il faut sortir des cloisons. Le cinéma comme la musique sont universels. J’aime les rôles qui me sont proposés. Je voudrais juste faire la même chose avec plus d'ampleur. J'aime rencontrer des cinéastes étrangers, des auteurs français. J'aime les personnages qui ont des choses à dire, des choses à défendre, qui ont un point de vue et un regard qui surprend.

Qu'entendez-vous par "plus d'ampleur"?

Donner de l’ampleur, c’est comme pour un tableau. On commence quelque chose et puis, le tableau   la dimension qu'on veut bien lui donner. Il n’y a pas de fin dans ce métier-là Je me suis inscris sur la longueur. Ça ne peut-être qu’empirique.

Avec une carrière qui a près de trente ans, est-ce que les propositions évoluent?

Ce sont les projets qui me choisissent. Avec le temps, comme vous le dites si bien, il y a une évidence qui se fait. Et du coup j’acquiers une certaine sérénité, et les choses sont encore plus évidentes. J'ai le sentiment de ne faire que commencer, à maîtriser mon instrument. Ce que vous dîtes, je l’ai initié assez tôt. Faire attention de ne pas me retrouver, cantonné, prisonnier dans un seul registre. Après, je n’ai fait que cultiver cette chose-là. Ce que j'essaie de dire, c'est que j'ai l'impression d'atteindre un âge de maturité en tant que personne. Je pense que dans mon travail, je le ressens ainsi.

Mais depuis Indigènes en 2006, et votre prix d'interprétation collectif à Cannes (partagé avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Bernard Blancan), on a quand même le sentiment que l'ouverture aux acteurs issus de minorités visibles commence seulement?

Vous venez de le dire… je finis vos phrase : qui commence seulement. Ça rejoint ce que je vous disais sur la sérénité.  L’inconscient collectif, notre inconscient collectif à tous, était mûr pour recevoir ce qui se disait dans ce film-là. Ça a déclenché quelque chose dans ce sens là. J’adore mon parcours maintenant et je pense que Roschdy (Zem) pense la même chose. Je n’envie plus les autres. J'aime mon artisanat. J'aime ma place, mes projets. Je crois qu’on écrit une belle histoire du cinéma français.

Quels sont vos projets?

Je viens de finir le film de Farid Bentoumi qui s’appelle Rouge (avec Zita Hanrot et Céline Sallette, en salles le 20 octobre, en sélection à Cannes 2020, ndlr). C'est un petit clin d'œil, en toute modestie, à Ken Loach. J’ai eu affaire encore une fois à un réalisateur en place en phase avec lui-même, avec des sujets qui lui tiennent très fort à cœur, qui viennent de loin.

Et la réalisation, vous y pensez?

Plusieurs tentatives ont avorté. Mais j’ai une idée qui m’accompagne depuis longtemps et je vais enfin la réaliser. J’ai trouvé l’auteur avec qui l’écrire. Ça aurait mis du temps à s’accoucher mais ça va s’accoucher.

Annecy 2020: « Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary » couronné

Posté par vincy, le 20 juin 2020

La 44e édition du Festival international du film d'animation d'Annecy était en ligne, mais cela ne l'a pas empêché de proclamer aujourd'hui son palmarès.

C'est un film français, en salles le 14 octobre, qui a triomphé avec le Cristal du court métrage. Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé succède ainsi à J'ai perdu mon corps. Plus généralement, l'animation européenne a triomphé cette année même si quelques titres asiatiques et nord-américains ont pu récupérer quelques prix, notamment le Cristal du meilleur court-métrage pour le canadien Physique de la tristesse.

Cristal du long métrage
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé (France-Danemark) - Sortie le 14 octobre 2020, photo

Prix du jury
The Nose or the Conspiracy of Mavericks d'Andreï Khrzhanovski (Russie)

Mention du jury
Kill It and Leave this Town de Mariusz Wilczynski (Pologne)

Prix du jury Contrechamp
My Favorite War d'Ilze Burkovska Jacobsen (Lettonie-Norvège)

Mention du jury Contrechamp
The Shaman Sorceress
de Jae-huun Ahn (Corée du Sud)

Cristal de la meilleure œuvre VR
Minimum Mass de Raqi Syed et Areito Echevarria (France-Nouvelle-Zélande)

Mention spéciale du jury
Battlescar – Punk Was Invented by Girls de Martin Allais et Nicolas Casavecchia (Etats-Unis-France)

Cristal du court métrage
Physique de la tristesse de Theodore Ushev (Canada)

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre
The Town d'Yifan Bao (Chine)

Prix du jury
Homeless Home d'Alberto Vázquez (France-Espagne)

Mentions du jury
Genius Loci d'Adrien Merigeau (France) et Freeze Frame de Soetkin Verstegen (Belgique)

Cristal pour un film de commande
Traveler de Daniel Almagor et Raman Djafari (Allemagne) pour Lucky Chops

Prix du jury
Greenpeace : Turtle Journey de Gavin Strange (Royaume-Uni)

Cristal pour une production TV
L’odyssée de Choum de Julien Bisaro (Belgique-France)

Prix du jury pour un spécial TV
The Tiger Who Came to Tea de Robin Shaw (Royaume-Uni)

Prix du jury pour une série TV
Undone : The Hospital de Hisko Hulsing (Etats-Unis)

Cristal du film de fin d'études
Naked
de Kirill Khachaturov (Russie)

Mention du jury
Sura de Hae-Ji Jeong (Corée du Sud)

Prix du jury
Pile de Toby Auberg (Royaume-Uni)

Prix du court métrage "Off-Limits"
Serial Parallels
de Max Hattler (Allemagne-Hong Kong)

Cannes 2020: 11 courts en lice pour une Palme d’or

Posté par vincy, le 19 juin 2020

Le Festival de Cannes a annoncé les onze films pour sa compétition court métrage, issus de 12 pays différents, pour un programme cumulé de 2h24. Cinq réalisatrices font partie de cette Sélection officielle 2020.. La Palme d’or sera remise cet automne. La date et le jury seront dévoilés plus tard.

Cette année, le comité de sélection du Festival de Cannes a reçu 3810 courts métrages, en provenance de 137 pays différents.

I am afraid to forget your face de Sameh Alaa (Égypte) - 15’ - Egypte, France, Belgique, Qatar
Filles bleues, peur blanche de Marie Jacotey & Lola Halifa-Legrand (France) - Animation - 10’ - France (photo)
Motorway65 de Evi Kalogiropoulou (Grèce) - 14’ – Grèce
Sudden Light de Sophie Littman (Royaume-Uni) - 14’ - Royaume-Uni
Son of Sodom de Theo Montoya (Colombie) - Documentaire - 15’ - Colombie, Argentine
Camille sans contact de Paul Nouhet (France) - 15’ - France
O Cordeiro De Deus (L’agneau de Dieu) de David Pinheiro Vicente (Portugal) - 15’ – Portugal, France
Shiluus de Lkhagvadulam Purev-Ochir (Mongolie) - 13’ – Mongolie, Royaume Uni
Benjamin, Benny, Ben de Paul Shkordoff (Canada) - 7’ - Canada
Stéphanie de Leonardo Van Dijl (Belgique) - 15’ - Belgique
David de Zachary Woods (États-Unis) - 11’ - États-Unis