Cannes 2019: le Palmarès d’Un certain regard

Posté par vincy, le 24 mai 2019

Présidé par Nadine Labaki, accompagnée de Marina Foïs, Nurhan Sekerci-Porst, Lisandro Alonso et Lukas Dhont, le jury d'Un certain regard a rendu un verdict éclectique avec 8 films distingués sur les 18 de la sélection.

"Le Jury tient à témoigner du grand plaisir qu’il a eu à s’immerger dans la diversité de cette sélection, diversité quant aux sujets traités, quant à l’approche cinématographique et à la représentation des personnages. Il a été pour nous très stimulant de voir côte à côte des réalisateurs qui maîtrisent si bien leur langage et d’autres qui suivent ce même chemin. Constater la présence de 9 premiers films fut pour nous une belle surprise et voyager à travers ces différents univers, un réel privilège. Le cinéma mondial se porte à merveille !" a indiqué le jury dans le communiqué.

Si on peut regretter qu'aucun des deux films d'animation n'aient été récompensés, le jury a confirmé le bel accueil au film du cinéaste brésilien Karim Aïnouz, La vie invisible d'Euridice Gusmao, grande fresque mélodramatique autour de deux sœurs fusionnelles qui se retrouvent séparées par le destin. Le film reçoit le Prix Un Certain Regard, le plus grand prix du palmarès.

Le Prix du jury est revenu au film minimaliste d'Oliver Laxe, Viendra le feu.

Chiara Mastroïanni reçoit le Prix d'interprétation pour son plus grand rôle à date, dans Chambre 212 de Christophe Honoré. Une belle manière de distinguer ce film.

Kantemir Balagov, avec sa fresque formelle Beanpole reçoit le Prix de la mise en scène tandis qu'un Prix spécial du jury a été remis au déconcertant et libertin Liberté d'Albert Serra.

Le jury a aussi tenu à donné une mention spéciale à Jeanne, drame historique décalé de Bruno Dumont, et deux coups de cœur à des films qui mêlent l'humour et l'intime, avec un ton léger et des personnages dépressifs: La femme de mon père de Monia Chokri, qui avait fait l'ouverture d'Un certain regard, et The Climb de Michael Angelo Covino.

Cannes 2019: des lycéens sur le tapis rouge avec Cannes Ecrans Juniors

Posté par kristofy, le 24 mai 2019

Le Festival de Cannes n'est pas que le célèbre tapis rouge, il rassemble les films en sélection officielle et dans les sections parallèles, mais se compose aussi d’autres programmations comme Visions Sociales ou la Semaine du cinéma positif. Ou encore la section Cannes Écrans Juniors qui présente neuf longs métrages internationaux qui présentent un intérêt particulier pour des jeunes à partir de 13 ans car "ils développent des thématiques ou mettent en scène des univers susceptibles de les confronter au monde et aux autres cultures, tout en leur faisant découvrir l’art cinématographique". Les films viennent de France, Argentine, Hongrie, Royaume-Uni, Canada ou encore Australie, et certaines séances sont suivies de débat.

Des lycéens originaires du lycée Edouard Belin de Vesoul (dont certains ont déjà une curiosité particulière de cinéma grâce au Festival international des Cinémas d'Asie de Vesoul) sont arrivés à Cannes pour quelques jours. A leur programme, donc, des films de Cannes Écrans Juniors mais aussi la possibilité de découvrir des films de la sélection officielle. Parmi ces lycéens, nous avons rencontré Adèle qui est en seconde et découvre Cannes pour la première fois :

Quelles ont tes premières impressions du Festival de Cannes, par rapport à ce que tu imaginais et ce que tu as découvert ?
J'imaginais que le Festival de Cannes était quelque chose de très privé, quelque chose qui n'était pas accessible pour tout le monde, pas pour une jeune lycéene de Vesoul comme moi. Arriver ici j'ai simplement réalisé un rêve, j'ai pu voir mes acteurs préférés comme Léa Seydoux, Leonardo Di Caprio, aussi Lupita Nyong'o. J'ai rencontré des gens très intéressants, j'ai vu des films magnifiques de réalisateurs supers que je ne connaissais pas du tout. Je pensais que le Festival de Cannes était fait essentiellement pour les gros films à gros budget et avec un gros casting. Et je me suis rendu compte qu'il y avait énormément de petits films avec des acteurs débutants qui font leurs premières fois au cinéma, et ça ça m'a énormément plu. J'ai totalement changé l'image que j'avais du Festival de Cannes.

Parmi les quelques films que tu as vus lequel t'as le plus marqué ?
On est plusieurs du lycée à avoir pu monter les marches pour Roubaix, une lumière de Arnaud Desplechin, avec Léa Seydoux justement. Le film qui m'a le plus marquée c'est 100 kilos d'étoiles de la réalisatrice Marie-Sophie Chambon avec un très jeune casting, le personnage principal n'avait jamais fait de cinéma jusqu'à présent, c'est une fille à peu près de mon âge. J'ai trouvé ce film très intéressant car il parle  de complexes qu'une jeune fille peut rencontrer à la puberté notamment par rapport à son poids, les obstacles qu'elle peut rencontrer quand elle veut se lancer dans un domaine particulier juste parce qu'elle est une femme. Le jeu des acteurs était prenant, j'ai trouvé ce film très spontané, très vrai.

Cette initiative est également l'occasion pour les lycéens de parler ensemble des films et de s'exercer à la critique. Nous vous proposons de découvrir le texte écrit collectivement par Emma, Gwendoline et Suela au sujet du Jeune Ahmed de Jean-Pierre et Luc Dardenne :

C'est l'histoire dramatique d'un petit garçon musulman influencé par un imam lui imposant les mauvaises valeurs de l'Islam. Sa vie va prendre un tout autre tournant suite à un évènement bouleversant la vie de son entourage. C'est un film très intéressant qui touche l'actualité, et plusieurs jeunes de notre âge. C'est important de véhiculer ces histoires pour toucher tout le monde et faire prendre conscience de ce qui se passe aujourd'hui. Ce film fait preuve d'un grand réalisme, et les réalisateurs ont réussi à nous prouver qu'un personnage avec de mauvaises intentions, qui habituellement serait renié, peut être attachants et susciter de la compassion.

Cannes 2019 : La star du jour… Virginie Efira

Posté par wyzman, le 24 mai 2019

A 42 ans, la Belge devenue française Virginie Efira ne cesse de ravir le public.

Connue des amateurs de télé-crochet, actrice régulière depuis 2010, où elle brille surtout dans des comédies romantiques et populaires. Elle s’offre un virage dramatique en 2016 pour notre plus grand plaisir. Cette année-là, elle présente aux côtés d’Isabelle Huppert Elle de Paul Verhoeven (compétition), qui, séduit par son jeu lui offrira le rôle principal de son prochain film, Benedetta.  Elle remonte les marchées deux années plus tard avec l’incontournable comédie de Gilles Lelouche, Le Grand Bain (hors compétition).

4,3 millions d’entrées plus tard, elle est cette année plus armée que jamais à effectuer une nouvelle montée des marches avec Sibyl (compétition) de Justine Triet. La réalisatrice - qui a déjà dirigé Virginie Efira en 2016 dans Victoria (grand coup de cœur de la Semaine de la Critique à l'autre bout de la Croisette), lui valant une nomination aux César - l’a ici faite tourner aux côtés de son compagnon Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos. Tout un programme !

Cannes 2019: Nos retrouvailles avec Elia Suleiman

Posté par vincy, le 24 mai 2019

A bientôt 59 ans, Elia Suleiman se fait rare. L’enfant de Nazareth, acteur, scénariste, réalisateur, navigant entre Chaplin et Tati, était absent des écrans depuis dix ans.

Enfin pas tout à fait. Le cinéaste palestinien a fait un des segments de 7 jours à la Havane, sélectionné à Un certain regard en 2012. Elia Suleiman est un abonné de la Croisette. Même en tant qu’acteur, puisqu’il avait un petit rôle dans Bamako d’Abderrahmane Sissako, hors-compétition à Cannes en 2006.

À l’exception de son premier film, Chronique d’une disparition (1996), prix du meilleur premier film à Venise, tous ont été à Cannes. Dès son premier long, Suleiman impose son style ironique, avec une narration fragmentée, comme des vignettes sur le quotidien absurde de ses concitoyens. Un assemblage de sketches dramatiques ou burlesques, émouvants ou cocasses. Sa marque de fabrique. Une poésie visuelle sans trop de dialogues pour conjurer les tragédies observées.

En 2001, il présente un moyen métrage, Cyber Palestine à la Quinzaine et l’année suivante il est en compétition. Avec Intervention divine, il maîtrise un peu plus son savoir-faire et bouscule les conventions narratives dans l’air du temps. Le cinéphile n’était plus vraiment habitué à voir ce genre de récits, aussi décousus que déconcertants. Maniant la métaphore à outrance, avec son physique à la Pacino et son regard à la Buster Keaton, il démontre que le cinéma peut encore être imaginatif et corrosif. Le film obtient le prix du jury sur la Croisette. Quatre ans plus tard, il sera membre du jury cannois.

Avec son long métrage suivant, Le temps qu’il reste, toujours en compétition, il repart bredouille. Pourtant le film est plus accompli. Il donne une dimension historique et affective à son histoire. Son regard est toujours aussi atterré, affligé, ouvert. Clown triste en errance, son personnage muet observe un monde qui lui échappe, et son monde qui le rassure.

On s’interroge sur son nouveau film, qui sera certainement dans la lignée des précédents. Le titre It Must Be Heaven porte déjà l’ironie mordante de son auteur. Engagé pour la paix, ce palestinien qui a vécu à New York puis à Jérusalem, conférencier et essayiste, Elia Suleiman a peut-être collé des morceaux de sa vie et des voyages dans un seul film sur l’exil et l’identité. Ici, il fuit la Palestine à la recherche d'une nouvelle terre d'accueil, avant de réaliser que son pays d'origine le suit toujours comme une ombre. Sa patrie est partout, même à Cannes.

Cannes 2019: Qui est Jonathan Couzinié ?

Posté par vincy, le 24 mai 2019

L’an dernier, il était deux fois à la Quinzaine des réalisateurs, avec Les joueurs de Marie Monge et Les confins du monde de Guillaume Nicloux. Cette année, Jonathan Couzinié revient sur la Croisette avec sa complice Aude Léa Rapin, pour Les héros ne meurent jamais, sélectionné à la Semaine de la critique. Avec Adèle Haenel en partenaire.

Il est fidèle Jonathan Couzinié, à moins qu’il ne préfère la famille. Il a tourné de nouveau avec Nicloux pour la série TV d’Arte, Il était une seconde fois. Après avoir été dans le court métrage Marlon de Jessica Palud (Grand prix Unifrance à Cannes en 2017), la réalisatrice l’a enrôlé pour son nouveau long métrage, Revenir, avec Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos.

Mais c’est bien avec la réalisatrice Aude Léa Rapin que la collaboration est la plus fusionnelle. Entre naturalisme et improvisations, le comédien aime la surprendre. Non seulement, il en est son interprète fétiche, mais ils écrivent ensemble les scénarios. Ça a commencé avec La météo des plages et Ton cœur au hasard, primé à Namur, Brive et Clermont-Ferrand. En 2016, avec Que vive l’empereur, Jonathan Couzinié reçoit le prix du meilleur acteur à Cabourg, Pantin, Paris-Courts, et le court est récompensé par le prix du meilleur film à Namur et le prix du public à Pantin.

Les voici dans la cours des grands avec leur premier long. L’acteur, qui a suivi des formations de chant, de clown, de danse, et de masque, voit son agenda se remplir. Etoile montante du cinéma français, on a aussi vu cet acteur impressionnant dans Volontaire d’Hélène Fillieres et Ulysse et Mona de Sébastien Betbeder. Côté courts, il a tourné pour l’écrivain Laurent Mauvignier (Proches). Côté scène, il a brûlé les planches depuis 2003, d’abord à Saint-Etienne, où il s’est formé, puis il a tourné à Avignon, Nanterre, Aix-en-Provence…

Retenez bien son nom. L’an prochain, à Cannes ?, « Jona » incarnera Jésus dans le Benedetta de Paul Verhoeven.

Cannes 2019 – Zhang Ziyi: « Je suis quelqu’un qui ne fait pas de plans »

Posté par kristofy, le 23 mai 2019

Zhang Ziyi connaît déjà bien le Festival de Cannes : elle avait été membre du jury de la compétition en 2006 avec comme président Wong Kar-wai, puis de nouveau jurée de la section Un Certain Regard en 2013. Cette année elle y est de retour pour un "rendez-vous avec Zhang Ziyi", soit l'une des rencontres en forme de masterclass comme il y en a eu avec Alain Delon. En attendant celle de Sylvester Stallone demain.

Elle est apparue sur nos écrans devant la caméra des plus grands cinéastes pour des gros succès autant en Asie que à l'international: The Road Home de Zhang Yimou en 1999, Tigre et Dragon d'Ang Lee en 2000 (hors-compétition à Cannes, 4 Oscars l'année suivante), Rush Hour 2 de Brett Ratner et La Légende de Zu de Tsui Hark en 2001, Hero toujours de Zhang Yimou en 200, et Le secret des poignards volants (présenté à Cannes en 2004), 2046 (compétition à Cannes) et The Grandmaster de Wong Kar-wai, Mémoires d'une geisha de Rob Marshall, The Crossing de John Woo, The Cloverfield Paradox de Julius Onah, et bientôt dans les salles Godzilla 2 : Roi des monstres.

Zhang Ziyi est revenue sur plusieurs films emblématiques de sa carrière tout en parlant à la fois d'elle et de ses envies :

Tigre et Dragon
J'avais 19 ans lors du tournage, j'étais débutante. A l'époque j'étais étudiante au Centre d'Art Dramatique de Chine, et j'avais déjà tourné un premier film. Un de mes professeurs avait envoyé ma photo pour le casting de Tigre et Dragons mais je crois qu'elle a été rejetée. Le réalisateur avec qui je venais de tourner à été en contact avec Ang Lee et il lui a parlé de moi. J'ai dû suivre un entrainement de 2 mois aux arts-martiaux, sans savoir quel rôle j'allais vraiment avoir au final. Je me suis entrainée à fond. Quand on a un grand succès très jeune, les gens ne remarquent pas les efforts qui ont été faits.

The Grandmaster
C'est le second film fait avec Wong Kar-Wai, après 2046. J'avais un peu peur de ce nouveau tournage car c'était en cantonais alors que je parle mandarin. J'étais dans l'insécurité totale et en même temps je me concentre sur le moment présent. Parmi les différents réalisateurs avec qui j'ai travaillé c'est peut-être Wong Kar-Wai qui me connaît le mieux. C'est une chance d'être devenue amie avec lui.

les tournages à l'étranger
Pour Rush Hour 2 ce qui les intéressait, c'est que je savais faire du kung-fu pour des combats. Je ne veux pas faire le même type de rôles à Hollywood. Pour Mémoires d'une geisha de Rob Marshall, c'est un rôle à part, car c'est très rare qu'une femme asiatique soit le rôle principal dans un film de studio hollywoodien. Dans Godzilla 2 : Roi des monstres , c'est un rôle où il y avait des choses à exprimer, et pas seulement un rôle destiné à une asiatique. Je fais attention à ça. J'ai refusé plusieurs rôles car je me suis demandé pour quelle raison les accepter. 

L'avenir
De nature, je suis quelqu'un qui ne fait pas de plans, qui laisse couler les choses. Je me concentre sur le film lui-même, que ce soit avec un projet de premier film ou un film sans promesse de succès. La patience paie pour attendre des rôles meilleurs. A 40 ans, le plus important est la valeur des rôles, c'est-à-dire quoi transmettre à travers les films.

Cannes 2019: pour la première fois un court français remporte le premier prix de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 23 mai 2019

Claire Denis et son jury a annoncé le Palmarès de la 22e édition de la Cinéfondation.

La Sélection comprenait 17 films d’étudiants en cinéma. Le lauréat du premier prix a également l’assurance que son premier long métrage sera présenté au Festival de Cannes.

Premier Prix, doté de 15 000 €: Mano a Mano, de Louise Courvoisier (CinéFabrique, France). Ce court-métrage de 23 minutes raconte l'histoire de Abby et Luca, un couple d’acrobates de cirque, qui vont de ville en ville pour se produire sur scène. Leur relation amoureuse se dégrade. Le temps d’un voyage en camping-car jusqu’à la prochaine salle de spectacle, ils vont devoir affronter leurs problèmes et tenter de regagner confiance l’un en l’autre. La Cinéfrabrique est une école supérieure de cinéma et de multimédia basée à Lyon. C'est la première fois qu'un film français remporte le premier prix depuis sa création en 1998.

Deuxième Prix, doté de 11 250 €: Hieu de Richard Van (CalArts, États-Unis)

Troisième Prix, doté de 7 500 €, ex-aequo : Ambience de Wisam Al Jafari (Dar al-Kalima University College of Arts and Culture, Palestine) et Duszyczka de Barbara Rupik (PWSFTviT, Pologne).

Les films primés seront projetés au Cinéma du Panthéon le 28 mai à 18h00.

Cannes 2019 : Le palmarès de la Quinzaine des Réalisateurs

Posté par wyzman, le 23 mai 2019

C’est donc Alice et le Maire qui le remporte le Label Europa Cinemas décerné au meilleur film européen de la section, et considéré comme le prix le plus important de la Quinzaine. Second long-métrage de Nicolas Pariser, Alice et le Maire est une comédie politique dans laquelle Fabrice Luchini incarne le maire de Lyon, qui, à court d'idées nouvelles, demande à une brillante jeune philosophe, Alice Heimann (Anaïs Demoustier) de lui en donner. Le film sortira le 2 octobre.

En ce qui concerne le prix SACD de la Quinzaine des Réalisateurs, celui-ci a été a été décerné ce soir par Dominique Sampiero (scénariste membre de la commission cinéma de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques), au film de Rebecca Zlotowski Une fille facile dont le scénario est co-écrit avec Teddy Lussi-Modeste. Très attendu sur la Croisette le quatrième long-métrage de la scénariste et réalisatrice française raconte les vacances que passent ensemble deux cousines. Sofia (Zahia Dehar) s'épanouit en laissant les hommes qu'elle fréquente l'entretenir tandis que Naïma (Mina Farid) tente de savoir de quoi son avenir sera fait. Le film sera visible en salle dès le 28 août.

Label Europa Cinemas : Alice et le Maire de Nicolas Pariser
Prix SACD : Une fille facile de Rebecca Zlotowski
Prix Illy du court métrage : Stay awake, be ready de Pham Thien An
Carrosse d'or : John Carpenter

Cannes 2019 : La star du jour… Xavier Dolan

Posté par wyzman, le 23 mai 2019

A 30 ans, Xavier Dolan peut se targuer de fouler la Croisette depuis maintenant une décennie.

A 20 ans, son premier long-métrage J’ai tué ma mère (2009, prix Art et Essai, prix SACD, prix Regards jeunes) ravit la Quinzaine des Réalisateurs. L’année suivante, Les Amours imaginaires est sélectionné dans la section Un certain regard. En 2012, Laurence Anyways fait le bonheur de cette même section et lui vaut une Queer Palm.

Son grand moment, Xavier Dolan le connaît en 2014, lorsque son cinquième long métrage Mommy est sélectionné en compétition officielle. Malgré l’enthousiasme général des critiques et du public, le film repart seulement avec un Prix du jury, ex-aequo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard. Membre du jury en 2015, son sixième long métrage Juste la fin du monde lui vaut une nouvelle sélection en compétition officielle en 2016 ainsi qu’un Grand Prix. Finalement, il n'aura présenté que deux films hors de Cannes, Tom à la ferme (Venise) et Ma vie avec John Donovan (Toronto).

Cette année, il présente son huitième film, le très attendu Matthias & Maxime dans lequel il campe l’un des rôles principaux et est accompagné de Gabriel D’Almeida Freitas, Antoine Pilon ainsi que de sa muse, Anne Dorval.

Cannes 2019: les Trophées Chopard pour François Civil et Florence Pugh

Posté par vincy, le 23 mai 2019

Florence Pugh et François Civil sont les lauréats du Trophée Chopard 2019, distinguant deux révélations (féminine et masculine), remis hier soir dans le cadre du 72e Festival de Cannes.

François Civil est le premier comédien français depuis 2014 (Adèle Exarchopoulos) à recevoir cette distinction. Niels Schneider, Astrid Bergès-Frisbey, Léa Seydoux, Marion Cotillard, Ludivine Sagnier et Audrey Tautou sont les autres récipiendaires francophone depuis 2001. L'acteur connaît sa plus belle année au cinéma avec déjà trois sorties (Le Chant du loup d'Antonin Baudry, Celle que vous croyez de Safy Nebbou, Mon inconnue de Hugo Gélin). Il sera à l'affiche en septembre de Deux moi de Cédric Klapisch.

Révélée il y a trois ans avec The Young Lady, Florence Pugh a trois films au programme de cette année: Une famille sur le ring (Fighting with My Family) de Stephen Merchant, en salles en juin, Midsommar d'Ari Aster et Les Quatre Filles du docteur March (Little Women) de Greta Gerwig. Elle sera aussi à l'affiche d'un Marvel, en rejoignant le casting de Black Widow (Scarlett Johansson, Rachel Weisz) du film de Cate Shortland.