Locarno 2019: Tarantino, Donzelli, Godard, Kurosawa, Costa, Balibar, Losier… et John Waters

Posté par vincy, le 17 juillet 2019

Lili Hinstin a vu grand pour sa première programmation du Festival de Locarno (7-17 août).  la France est en tout cas très présente pour cette 72e édition, si l'on tient compte des coproductions.
Le jury de la compétition est présidé par Catherine Breillat (réalisatrice et romancière, France), entourée de Nahuel Pérez Biscayart (acteur, Argentine), Angela Schanelec (réalisatrice, Allemagne), Ilse Hughan (productrice, Pays-Bas), et Emiliano Morreale (critique, Italie). Le jury de la section Cinéastes du présent est présidé par Jack Perlin (producteur, USA), entouré de Shengze Zhu (réalisatrice et productrice, Chine) et Yolande Zauberman (réalisatrice, France).

Un Léopard d’honneur sera par ailleurs décerné au cinéaste et acteur américain John Waters. L’acteur sud coréen Song Kang-ho sera également à l’honneur avec un Excellence Award, en présence de Bong Joon-ho. Le Leopard Club Award sera décerné à l’actrice américaine doublement oscarisée Hilary Swank.

La rétrospective Black Light , qui mettra en perspective la représentation des noirs au cinéma compte 45 œuvres, dont 38 longs métrages et 7 court métrages.

La section Open Doors qui promeut et valorise le cinéma indépendant du Sud et de l’Est du monde commence cette année un nouveau cycle de trois ans sur l'Asie du Sud-Est et la Mongolie.

Entre grands noms et films de genre, nouveaux talents et cinémas de pays parfois oubliés, Locarno reste une fenêtre de découverte et de défense de la cinéphilie.

Section Piazza Grande :

7500 de Patrick Vollrath
Adoration de Fabrice Du Welz
Camille de Boris Lojkine
Days Of The Bagnold Summer de Simon Bird – 1er film
Diego Maradona d'Asif Kapadia
Instinct de Halina Reijn – 1er film
La fille au bracelet de Stéphane Demoustier
Lettre à Freddy Buache de Jean-Luc Godard
Magari de Ginevra Elkann – 1er film, ouverture
New Acid de Basim Magdy
Notre dame de Valérie Donzelli
Once Upon a Time... In Hollywood de Quentin Tarantino
Tabi No Owari Sekai No Hajimari (To the Ends of the Earth) de Kiyoshi Kurosawa
La fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti – séance famille

"Crazy Midnight" :

Cecil B. Demented de John Waters
Coffy de Jack Hill
Die Fruchtbaren Jahre Sind Vorbei de Natascha Beller – 1er film
Greener Grass de Jocelyn DeBoer, Dawn Luebbe
Salinui Chueok (Memories of Murder) de Bong Joon-ho
The Nest (Il Nido) de Roberto De Feo – 1er film

Section Concorso Internazionale :

A Febre de Maya Da-Rin
Bergmál (Echo) de Rúnar Rúnarsson
Cat In The Wall de Mina Mileva, Vesela Kazakova
Das Freiwillige Jahr de Ulrich Köhler, Henner Winckler
Douze mille de Nadège Trebal
Fi Al-Thawra (During Revolution) de Maya Khoury  – 1er film
Hiruk-Pikuk Si Al-Kisah (The Science of Fictions) de Yosep Anggi Noen
Hogar de Maura Delpero
Les enfants d’Isadora de Damien Manivel
Longa noite de Eloy Enciso
O Fim Do Mundo de Basil Da Cunha
Pa-Go (Height of the wave) de Park Jung-bum
Technoboss de João Nicolau
Terminal Sud de Rabah Ameur-Zaïmeche, France
The Last Black Man In San Francisco de Joe Talbot – 1er film
Vitalina Varela de Pedro Costal
Yokogao (A Girl Missing) de Koji Fukada

Section Concorso Cineasti del presente :

143 rue du désert de Hassen Ferhani
Baamum Nafi (Nafi’s Father) de Mamadou Dia – 1er film
Ham On Rye de Tyler Taormina
Here for Life de Andrea Luka Zimmerman, Adrian Jackson
Ivana Cea Groaznica (Ivana the Terrible) de Ivana Mladenovi?
L’apprendistato de Davide Maldi
L’île aux oiseaux de Maya Kosa, Sergio da Costa
La Paloma Y El Lobo de Carlos Lenin
Lengmo Weiyang Lengmo (The Cold Raising the Cold) de Rong Guang Rong
Love me Tender de Klaudia Reynicke
Mariam de Sharipa Urazbayeva– 1er film
Merveilles à Montfermeil de Jeanne Balibar
Nhà Cây (The Tree House) de Minh Quý Tr??ng
Oroslan de Matjaz Ivanisin
Overseas de Yoon Sung-a
Space Dogs de Elsa Kremser, Levin Peter

Section Fuori Concorso :

Arguments de Olivier Zabat
Baghdad In My Shadow de Samir
Être Jérôme Bel de Sima Khatami, Aldo Lee
Felix in Wonderland de Marie Losier
Giraffe de Anna Sofie Hartmann
La sainte famille de Louis-Do de Lencquesaing
Le voyage du prince de Jean-François Laguionie, Xavier Picard
Non È Sogno de Giovanni Cioni
Prazer, Camaradas ! de José Filipe Costa
Under the God, film collectif réalisé sous la supervision de Béla Tarr de Dino Longo Sabanovic, Ana Shametaj, Pier Lorenzo Pisano, Valentina Manzoni, Zhannat Alshanova, Ariel Gutiérrez Flores, Giulio Pettenó, Salvator Tinajero, Hayk Matevosyan, George Varsimashvili, Arthur Theyskens, Alex Takács, Naomi Waring, Rafael Grieco, Anna Spacio
Wilcox de Denis Côté
Wir Eltern de Eric Bergkraut, Ruth Schweikert

Emmy Awards 2019 : Game Of Thrones s’offre un record de nominations

Posté par wyzman, le 16 juillet 2019

Les nominations pour les Emmy Awards qui se tiendront le 22 septembre prochains viennent d’être annoncés. Déjà vainqueurs l'an dernier, Game Of Thrones et The Marvelous Mrs. Maisel les dominent.

Duel au sommet

Les fans de séries télé le savent, les Emmy Awards sont communément reconnus comme les "Oscars du petit écran". Et cette année, à voir le nombre de séries de qualité nommées, il va sans dire que la compétition devrait être particulièrement rude. Notamment parce que le mastodonte de HBO Game Of Thrones vient de s’achever au terme d’une saison 8 particulièrement décriée par les fans mais tout de même suivie en moyenne par 12 millions d’Américains.

Cette année donc, Game Of Thrones s’offre donc un record parmi les records avec pas moins de 32 nominations en une seule édition. Jusque-là, le record était détenue par NYPD Blue et ses 27 nominations reçues en 1994. Après avoir explosé le records de récompenses reçues en un seule soirée à deux reprises (12 Emmy Awards en 2015 et 2016), la série de David Benioff et D. B. Weiss tire sa révérence en disposant déjà du plus grand nombre de nominations jamais totalisé par une série (161). Ne reste plus qu’à savoir combien d’Emmy Awards s’ajouteront aux 47 déjà remportés par la série et ses acteurs.

En parallèle, HBO continue d’être le ténor des Emmy Awards grâce à sa mini-série Chernobyl qui récolte le plus grand nombre de nominations pour ce type de programme cette année. Grand vainqueur de ces nominations, le réseau câblé HBO est nommé à 137 reprises et bat à plate couture l’autre studio à qui tout sourit ces dernières années, j’ai nommé Netflix et ses 117 mentions. Le 22 septembre prochain, ses séries particulièrement remarquées When They See Us, Russian Dollars et Fleabag tenteront de sortir leur épingle du jeu.

Série dramatique

Better Call Saul (AMC)
Bodyguard (Netflix)
Game of Thrones (HBO)
Killing Eve (AMC/BBC America)
Ozark (Netflix)
Pose (FX)
Succession (HBO)
This Is Us (NBC)

Série comique

Barry (HBO)
Fleabag (Amazon Prime)
The Good Place (NBC)
The Marvelous Mrs. Maisel (Amazon Prime)
Russian Doll (Netflix)
Schitt’s Creek (Pop)
Veep (HBO)

Mini-série

Chernobyl (HBO)
Escape at Dannemora (Showtime)
Fosse/Verdon (FX)
Sharp Objects (HBO)
When They See Us (Netflix)

Téléfilm

Black Mirror: Bandersnatch (Netflix)
Brexit (HBO)
Deadwood: The Movie (HBO)
King Lear (Amazon Prime)
My Dinner with Herve (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jason Bateman (Ozark)
Sterling K. Brown (This Is Us)
Kit Harington (Game of Thrones)
Bob Odenkirk (Better Call Saul)
Billy Porter (Pose)
Milo Ventimiglia (This Is Us)

Meilleure actrice dans une série dramatique

Emilia Clarke (Game of Thrones)
Jodie Comer (Killing Eve)
Viola Davis (How to Get Away With Murder)
Laura Linney (Ozark)
Mandy Moore (This Is Us)
Sandra Oh (Killing Eve)
Robin Wright (House of Cards)

Meilleur acteur dans une série comique

Anthony Anderson (Black-ish)
Don Cheadle (Black Monday)
Ted Danson (The Good Place)
Michael Douglas (The Kominsky Method)
Bill Hader (Barry)
Eugene Levy (Schitt’s Creek)

Meilleure actrice dans une série comique

Christina Applegate (Dead to Me)
Rachel Brosnahan (The Marvelous Mrs. Maisel)
Julia Louis-Dreyfus (Veep)
Natasha Lyonne (Russian Doll)
Catherine O’Hara (Schitt’s Creek)
Phoebe Waller-Bridge (Fleabag

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Mahershala Ali (True Detective)
Benicio Del Toro (Escape at Dannemora)
Hugh Grant (A Very English Scandal)
Jared Harris (Chernobyl)
Jharrel Jerome (When They See Us)
Sam Rockwell (Fosse/Verdon)

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Amy Adams (Sharp Objects)
Patricia Arquette (Escape at Dannemora)
Aunjanue Ellis (When They See Us)
Joey King (The Act)
Niecy Nash (When They See Us)
Michelle Williams (Fosse/Verdon)

Emission de télé-réalité avec compétition

The Amazing Race (CBS)
American Ninja Warrior (NBC)
Nailed It (Netflix)
RuPaul’s Drag Race (VH1)
Top Chef (Bravo)
The Voice (NBC)

Talk show de variété

The Daily Show with Trevor Noah (Comedy Central)
Full Frontal with Samantha Bee (TBS)
Jimmy Kimmel Live (ABC)
Last Week Tonight with John Oliver (HBO)
Late Late Show with James Corden (CBS)
Late Show with Stephen Colbert (CBS)

Meilleure actrice dans un second rôle de série dramatique

Gwendoline Christie (Game of Thrones)
Julia Garner (Ozark)
Lena Headey (Game of Thrones)
Fiona Shaw (Killing Eve)
Sophie Turner (Game of Thrones)
Maisie Williams (Game of Thrones)

Meilleur acteur dans un second rôle de série dramatique

Alfie Allen (Game of Thrones)
Jonathan Banks (Better Call Saul)
Nikolaj Coster-Waldeau (Game of Thrones)
Peter Dinklage (Game of Thrones)
Giancarlo Esposito (Better Call Saul)
Michael Kelly (House of Cards)
Chris Sullivan (This Is Us)

Meilleure actrice dans un second rôle de série comique

Alex Borstein (The Marvelous Mrs. Maisel)
Anna Chlumsky (Veep)
Sian Clifford (Fleabag)
Olivia Colman (Fleabag)
Betty Gilpin (GLOW)
Sarah Goldberg (Barry)
Marin Hinkle (The Marvelous Mrs. Maisel)
Kate McKinnon (Saturday Night Live)

Meilleur acteur dans un second rôle de série comique

Alan Arkin (The Kominsky Method)
Anthony Carrigan (Barry)
Tony Hale (Veep)
Stephen Root (Barry)
Tony Shalhoub (The Marvelous Mrs. Maisel)
Henry Winkler (Barry)

Meilleure actrice dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Patricia Arquette (The Act)
Marsha Stephanie Blake (When They See Us)
Patricia Clarkson (Sharp Objects)
Vera Farmiga (When They See Us)
Margaret Qualley (Fosse/Verdon)
Emily Watson (Chernobyl)

Meilleur acteur dans un second rôle de mini-série ou téléfilm

Asante Blackk (When They See Us)
Paul Dano (Escape at Dannemora)
John Leguizamo (When They See Us)
Stellan Skarsgård (Chernobyl)
Ben Whishaw (A Very English Scandal)
Michael K. Williams (When They See Us)

Un film français dans la sélection du Prix Lux

Posté par vincy, le 6 juillet 2019

Le prix Lux 2019 du Parlement européen a dévoilé sa première sélection le 30 juin au 54e Festival de Karlovy Vary.

Un film français, et quatre coprod françaises ont été retenues. Globalement, ce sont plutôt des films engagés, à forte connotation politique ou sociale qui ont été retenus.
Le prix Lux mention du public, attribué par le public européen, a été décerné à Woman at War de Benedikt Erlingsson, prix Lux 2018.

Les trois finalistes seront annoncés à la conférence de presse des Giornate degli Autori à Rome le 23 juillet. Le lauréat sera proclamé le 27 novembre.

  • Kler de Wojciech Smarzowski (Pologne)
  • Cold Case Hammarskjöld de Mads Brügger (Danemark, Norvège, Suède, Belgique)
  • Dieu existe, son nom est Petrunya de Teona Strugar Mitevska (Macédoine du Nord, Belgique, Slovénie, Croatie, France)
  • Her Job de Nikos Labôt (Grèce, France, Serbie)
  • Honeyland de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov (Macédoine du Nord)
  • Les invisibles de Louis-Julien Petit (France)
  • Ray & Liz de Richard Billingham (Royaume Uni)
  • System Crasher de Nora Fingscheidt (Allemagne)
  • L'homme qui a surpris tout le monde de Natasha Merkulova et Aleksey Chupov (Russie, Estonie, France)
  • El reino de Rodrigo Sorogoyen (Espagne, France)

Oscars 2020 : Le CNC modifie les conditions d’éligibilité des candidats français

Posté par wyzman, le 3 juillet 2019

Cette année, la France ne va pas manquer de candidats sérieux pour la représenter dans la catégorie meilleur film en langue étrangère des Oscars 2020. Mais avant de se lancer dans l’éternel casse-tête du "Qui nous représentera ?", le CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) est en train d’opérer quelques changements afin d’élargir le nombre de candidats possibles.

Une exploitation bouleversée

Selon le média américain Variety, le CNC serait en train de modifier ses critères d’éligibilité. Jusqu’ici, pour qu’un film puisse représenter la France aux Oscars de l’année suivante, il fallait qu’il ait été exploité en salle sur plusieurs dizaines d’écrans avant le 30 septembre. Avec son nouveau système, un film français pourra déposer sa candidature dès lors qu’il aura connu une exploitation en salle (même limitée) avant le 30 septembre. Si certains détails doivent encore être peaufinés, ces sorties limitées pourraient être de l’ordre d’au moins 6 projections sur une durée d’au moins sept jours, confie une source au magazine américain.

En plus d’offrir de nouvelles possibilités d’exploitations aux différents acteurs du secteur cinématographique, ces modifications laissent la possibilité à des films dont la sortie est prévue à l’hiver d’avoir leur chance. Car il convient de rappeler qu’auparavant, les films présentés à la Mostra (Venise), au TIFF (Toronto) ou au Zinemaldia (Saint-Sebastien) se retrouvaient systématiquement hors-course pour les Oscars. Voilà pourquoi personne ne semblait plus surpris de voir les films sélectionnés au Festival de Cannes toujours présents dans la shortlist. Pour rappel, 7 des 10 derniers candidats français ont été présentés sur la Croisette !

D’autres changements à venir

Petit bouleversement pour les exploitants de salles, la nouvelle éligibilité des candidats français pour les Oscars n’est pas le seul sujet d’interrogations. Et cela notamment parce que le CNC pourrait bien surprendre la presse en dévoilant les noms des nouveaux membres de la Commission chargée de la sélection de notre représentant. Pour assurer un meilleur équilibre, il se dit de plus en plus fort que Thierry Frémaux, l’actuel délégué général du Festival de Cannes et président de l’Institut Lumière de Lyon, devrait annoncer prochainement qu’il quitte son siège.

En attendant, le premier semestre désormais écoulé, certains candidats semblent déjà très sérieux. Il y a tout d’abord Les Misérables de Lady Ly qui fait la part belle aux violence policières et dont la sortie en salle est prévue pour le 20 novembre. Malheureusement, l’achat des droits américains par Amazon Studios pourrait faire grincer des dents le comité de sélection comme ce fut au cas au moment de l’annonce, à Cannes.

Ce qui laisse le champ un peu plus libre pour Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Le film visible dès le 18 septembre au cinéma évoque le désir ardent et la passion amoureux de deux femmes respectables au 18e siècle. Mais le François Ozon n’a pas dit son dernier mot. Dans le déjà sorti Grâce à Dieu, le cinéaste s’intéresse au combat des victimes d'abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise avec pour source d’inspiration, l’affaire Barbarin.

Oscars 2020 : La moitié des nouveaux membres pourrait être des femmes

Posté par wyzman, le 1 juillet 2019
L'Académie des Arts et Sciences du Cinéma vient d'annoncer que la moitié des 842 nouveaux membres invités à la rejoindre sont des femmes.

Des progrès notables

Critiquée ces dernières années pour son manque de représentativité (comprenez par là de diversité raciale et sexuelle), l'organisation à l'origine des Oscars ajoute dans son communiqué que 29% des nouveaux invités sont des personnes de couleur. Comme c'est souvent le cas, si ces nouveaux membres invités acceptaient, l'Académie doublerait ainsi le pourcentage de personnes non blanches dans ses rangs en l'espace de quatre ans. Du côté des sections, sur les 17 que comptent l'Académie, cette année, 10 d'entre elles ont envoyé autant d'invitation à des hommes que des femmes.

Parmi ces nouveaux membres invités, on trouve pas mal d'acteurs très vue cette année : Jamie Bell de RocketmanSterling K. BrownLetitia Wright de Black PantherCamille Cottin de Chambre 212Claire Foy de First ManTom Holland d'Avengers : EndgameLady Gaga d'A Star Is BornWill Poulter de Detroit. Mais également des réalisateurs tels que Matteo Garrone (Dogman) et Mélanie Laurent (Galveston). Comme le rappelle très bien Variety, en 2015, les personnes de couleur ne représentaient que 8% des membres de l'Académie. En 2019, ce nombre est passé à 16% d'après l'Académie. Sur ces 8 946 membres actifs, 8 733 ont le droit de voter pour les Oscars.

Pour rappel, les Oscars 2019 avaient tout d'une victoire pour la diversité. Après le backlash du mouvement #OscarsSoWhite en 2016, les décoratrices Hannah Beachler et Ruth E. Carter ont été récompensées pour leur travail sur Black Panther. Regina King (Si Beale Street pouvait parler) et Mahershala Ali (Green Book) ont été sacrés meilleurs acteurs dans des rôles secondaires. De leurs côtés, Spike Lee et Kevin Willmott sont repartis avec l'Oscar du meilleur scénario adapté pour BlackKklansman.

Parasite: Song Kang-ho et Bong Joon-ho à Locarno

Posté par vincy, le 21 juin 2019

L’acteur sud-coréen Song Kang-ho recevra un Excellence Award au prochain Festival de Locarno (7-17 août),  et il sera convié à une conversation avec le public au Spazio Cinema, en compagnie du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho, Palme d’or avec Parasite. Le Directeur général d’Arte France Cinéma et ancien Directeur artistique du Locarno Film Festival, Olivier Père, animera les débats.

Fidèle du cinéaste, Song Kang-ho, le père de la famille pauvre dans Parasite, a été le malheureux détective provincial de Memories of Murder (2003), le restaurateur qui doit affronter un monstre dans The Host (2006), et a fait partie de l'aventure de Snowpiercer - Le Transperceneige, au milieu d'un casting international

L’hommage à l’acteur sud-coréen sera également accompagné de la projection de Banchikwang (The Foul King, 2000) de Kim Jee-woon, Boksuneun naui geot (Sympathy for Mr. Vengeance, 2002), premier volet de la trilogie de la vengeance de Park Chan-wook et Memories of Murder, qui sera présenté sur la Piazza Grande pour la Crazy Midnight du 12 août.

Song Kang-ho a été un acteur loyal à Lee Chang-dong (Green fish, Secret Sunshine), Kim Jee-woon (The Quiet Family, Le Bon la brute et le cinglé, The Age of Shadows) et Park Chan-woo (JSA, Lady Vengeance, Thirst ceci est mon sang). Il a reçu deux prix d'interprétation au Festival de Busan et trois prix du meilleur acteur aux Grand Bell Awards (les Oscars sud-coréens).

Parasite a déjà attiré 608000 spectateurs en France depuis sa sortie, ce qui va en faire le plus gros succès pour un film sud-coréen, détrônant Snowpiercer du même réalisateur (678000 entrées en 2013). Le film est toujours en tête du box office en Corée du sud, avec un cumul de 51M$ de recettes après 2 semaines d'exploitation.

Cabourg 2019 : un palmarès dominé par l’amour

Posté par kristofy, le 17 juin 2019

Le 33ème Festival du film de Cabourg et ses journées romantiques s'est déroulé du 12 au 16 juin avec une programmation très dense de près de 50 films.

Le soleil et le public étaientt au rendez-vous. Certains films déjà passés par Cannes ont rapidement susciter des séances complètes comme Chambre 212 de Christophe Honoré, Matthias et Maxime de Xaxier Dolan, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, Perdrix de Erwan Le Duc venu accompagné de Swan Arlaud, Maud Wyler et Nicolas Maury, et en clôture La belle époque en présence de Nicolas Bedos et Doria Tillier.

A noter aussi une belle présence des films d'animation avec quatre titres dont J'ai perdu mon corps en présence de l'auteur de l'histoire Guillaume Laurant (tandis qu'en parallèle le réalisateur Jérémy Clapin recevait 2 prix au Festival de Annecy).

Le Grand Jury était présidé par Sandrine Bonnaire avec autour d'elle Lou De Laâge, Laetitia Dosch, Alice Pol, Naidra Ayadi, Vincent Perez, Eric Demarsan, Oury Milshtein et Danièle Thompson. Pour la compétition internationale, il y avait 7 films venant de Finlande, Thaïlande, Mexique, Royaume-Uni, Argentine, France; dont 4 étaient réalisés par des femmes.

Les festivaliers ont de leur coté voté pour un Prix du Public dans un panorama de 18 film: plusieurs ont été particulièrement plus appréciés que les autres et c'est un des favoris qui a reçu le plus de vote : Yesterday de Danny Boyle (et Richard Curtis) avec sa comédie romantique sur fond de chansons des Beatles.

Pour les huit courts-métrages à départager, Rebecca Zlotowski en tant que présidente, avec Lola Le Lann, Shaïn Boumedine, Noée Abita, Jules Benchetrit, Santiago Amigorena, Rahmatou Keïta étaient décisionnaires.

Le Swan d'or qui récompense le meilleur du cinéma français romantique de ces derniers mois ainsi que ses découvertes a cette année particulièrement mis en avant C’est ça l’amour avec quatre prix : meilleure réalisatrice pour Claire Burger, meilleur acteur pour Bouli Lanners, et Prix du Premier Rendez-vous pour à la fois les deux actrices Sarah Henochsberg et Justine Lacroix. Un razzia méritée qui surclasserait presque le Swann d'or pour Mon inconnue.

Plus globalement les Swann d'or font consensus en récompensant des films et des comédiens qui ont marqué ces derniers mois. On note surtout que les films primés sont tous des romances compliquées ou contrariées, où l'amour domine, in fine, manigances, idéologies ou ambitions. Comme s'il n'y avait que cela qui restait: le coup de cœur, malgré les fêlures.

Tarde Para Morir JovenLe palmarès :

- Grand Prix du Jury : Tarde Para Morir Joven, de Dominga Sotomayor (Chili), Léopard de la meilleure réalisation à Locarno
- Prix de la Jeunesse : Aurora, de Miia Tervo (Finlande)
Mention Spéciale du Jury Jeunesse : Manta Ray,
de Phuttiphong Aroonpheng (Thaïlande, sortie le 24 juillet)
- Prix du public : Yesterday, de Danny Boyle (sortie le 3 juillet)

- Meilleur court-métrage : Sous l’écorce de Ève-Chems de Brouwer
Mention Spéciale du Jury Court-Métrage : Elle s’appelait Baby de Mélanie Laleu et Baptiste Gourden
- Meilleure actrice court-métrage : Zoé Héran dans Max de Florence Hugues
- Meilleur acteur court-métrage : Paul Nouhet dans Les Méduses de Gouville de lui-même Paul Nouhet

- Swann d’Or du meilleur film : Mon Inconnue, de Hugo Gélin
- Swann d’Or de la meilleure réalisation : Claire Burger, réalisatrice de C’est ça l’amour
- Swann d’Or du scénario adapté d'une oeuvre littéraire : Mademoiselle de Joncquières, de Emmanuel Mouret
- Swann d’Or de la meilleure actrice : Juliette Binoche dans Celle que vous croyez de Safy Nebbou
- Swann d’Or du meilleur acteur : Bouli Lanners dans C’est ça l’amour de Claire Burger
- Swann d’Or de la révélation féminine : Nora Hamzawi dans Doubles vies d’Olivier Assayas
- Swann d’Or de la révélation masculine : Karim Leklou dans Le Monde est à toi de Romain Gavras
- Swann d’Or du meilleur premier film, ex-aequo : L’amour flou de Romane Bohringer & Philippe Rebbot et Tout ce qu’il me reste de la révolution de Judith Davis.

Par ailleurs les Prix Premiers Rendez-Vous qui récompensent les débuts à l’écran d’une actrice et d’un acteur dans un  premier grand rôle ont été donné à Tom Mercier dans Synonymes (Ours d'or à Berlin) et à Sarah Henochsberg et Justine Lacroix dans C’est ça l’amour de Claire Burger.

Annecy 2019: J’ai perdu mon corps triomphe

Posté par redaction, le 15 juin 2019

Un mois après son grand prix à la Semaine de Critique, le film d'animation J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin triomphe au Festival International du film d'Annecy. Le film, qui sortira en salles en novembre chez Rezo films (et sur Netflix dans une grande partie du reste du monde), confirme la bonne année du cinéma d'animation français, puisque le Cristal du court métrage (Mémorable, également prix du public dans sa catégorie) et le Cristal de la meilleure œuvre en réalité virtuelle sont aussi décernés à un film français. J'ai perdu mon corps a gagné aussi bien le Cristal du long métrage, la Palme d'or de l'animation, que le prix du public.

Longs métrages
Cristal du long métrage : J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (France)
Mention du jury : Buñuel après l'âge d'or de Salvador Simo (Espagne / Pays-Bas)
Prix contrechamp : Away de Gints Zilbalodis (Lettonie)
Prix du public : J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (France)

Courts métrages
Cristal du court métrage : Mémorable de Bruno Collet (France)
Prix du jury : Tio Tomás - A contabilidade dos dias de Regina Pessoa (Canada / France / Portugal)
Prix "Jean-Luc Xiberras" de la première oeuvre : La Pluie de Piotr Milczarek (Pologne)
Mention du Jury : Pulsión de Pedro Casavecchia (Argentine / France) - My Generation de Ludovic Houplain (France)
Prix du public : Mémorable de Bruno Collet (France)

Courts métrages de fin d'études :
Cristal du film de fin d'études : Daughter de Daria Kashcheeva (République tchèque)
Prix du jury : Rules of play de Merlin Flügel (Allemagne)
Mention du jury : These Things in My Head – Side A de Luke Bourne (Royaume-Uni)

Réalité virtuelle
Cristal de la meilleure oeuvre : Gloomy Eyes de Jorge Tereso et Fernando Maldonado (Argentine / France)

Courts métrages "Off-Limits" :
Prix du film "Off-Limits" : Don't Know What de Thomas Renoldner (Autriche)

Films de télévision et de commande :
Cristal pour une production TV : Panique au village "La Foire agricole" de Vincent Patar et Stéphane Aubier (Belgique)
Prix du jury pour une série TV : Le Parfum d’Irak "Le Cowboy de Fallujah" de Léonard Cohen (France)
Prix du jury pour un spécial TV : La vie de château de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H'Limi (France)
Cristal pour un film de commande : Ted-Ed "Accents" de Roberto Zambrano (Australie, Etats-Unis)
Prix du jury : #TakeOnHistory "Wimbledon" de Smiths and Foulkes

Prix André Martin :
Pour un long métrage français : Le procès contre Nelson Mandela et les autres de Nicolas Champeaux et Gilles Porte
Pour un court métrage français : Mon juke-box de Florentine Grelier
Mention pour un court métrage français : Flow de Adriaan Lokman

Venise 2019: Un Lion d’or d’honneur pour Pedro Almodovar

Posté par vincy, le 14 juin 2019

Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar va recevoir un Lion d'or d'honneur au 76e Festival du film de Venise (28 août-7 septembre). Cette récompense couronnera l'ensemble de sa carrière. Don Pedro s'est dit à la fois excité et honoré de ce "don". Il se souvient d'avoir fait ses débuts internationaux à la Mostra en 1983 avec Dans les ténèbres. "C'était la première fois qu'un de mes films sortait d'Espagne" explique-t-il. Il est revenu sur le Lido avec son premier grand succès international, Femmes au bord de la crise de nerfs en 1988, qui avait remporté le Prix du meilleur scénario, sa première récompense. "Ce Lion va devenir mon animal domestique, à côtés des deux chats qui m'accompagnent" ajoute le maître espagnol.

Inutile de signaler que Pedro Almodovar est l'un des réalisateurs les plus réputés dans le monde. Parle avec elle lui a valu un Oscar du meilleur scénario (en plus d'une nomination à titre de meilleur réalisateur), Tout sur ma mère a été choisi pour l'Oscar du meilleur film en langue étrang§re. Il a reçu 4 Baftas, un Teddy Award à Berlin, un prix du scénario et un autre de la mise en scène à Cannes (en plus de prix d'interprétation pour les actrices de Volver et pour Antonio Banderas dans Douleur et Gloire), 4 César, 7 European Film Awards, et de nombreux Goyas dans son pays: meilleur film et meilleur scénario original pour Femmes au bord de la crise de nerfs, meilleur film et meilleur réalisateur pour Tout sur ma mère, meilleur film et du meilleur réalisateur pour Volver... Il a également été sacré par un Prix Lumière du Festival éponyme de Lyon il y a 5 ans.

Depuis 40 ans, Pedro Almodovar n'est pas seulement le "cinéaste qui nous a offert les portraits les plus variés, les plus controversés et les plus provocants de l’Espagne post-franquiste" comme l'explique le Festival de Venise, ni "seulement le réalisateur espagnol le plus important et le plus influent depuis Buñuel". "Almodóvar excelle avant tout dans la peinture de portraits féminins d'une originalité incroyable, grâce à une empathie exceptionnelle qui lui permet de représenter leur puissance, leur richesse émotionnelle et leurs faiblesses inévitables avec une authenticité rare et touchante" s'enthousiasme la Mostra.

"Les thèmes de la transgression, du désir et de l’identité sont le terrain de prédilection de ses films, qu’il imprègne d’un humour corrosif et orne d’une splendeur visuelle qui confère un éclat inhabituel au camp esthétique et au pop art auxquels il fait explicitement référence. Le chagrin d'amour, le chagrin d'abandon, les contradictions du désir et les déchirures de la dépression convergent dans des films qui chevauchent le mélodrame et sa parodie, atteignant des pics d'authenticité émotionnelle qui rachètent tout excès formel potentiel" a déclaré Alberto Barbera.

Alain Cavalier, prix Jean Vigo d’honneur

Posté par vincy, le 14 juin 2019

Alain Cavalier, "Filmeur libre, que l'étrange voyage loin des studios a mené au plus près de l'humain", a reçu le Prix Jean Vigo d'honneur.

Les Prix Jean Vigo 2019 ont été remis le 12 juin au Centre Pompidou par Laetitia Dosch.

Assistant de Louis Malle sur Ascenseur pour l'échafaud et Les Amants, Alain Cavaliera tourné son premier court-métrage, Un Américain, en 1958. Une trentaine de films plus tard - Le Combat dans l'île, avec Romy Schneider, L'Insoumis , avec Alain Delon, La Chamade, avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli, Un Etrange Voyage (Prix Louis-Delluc en 1981), Thérèse (1986, Prix du jury au Festival de Cannes, six César dont celui des meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario) - il s'aventure dans un cinéma plus personnel avec Le Filmeur, Pater avec Vincent Lindon, ou le récent Être vivant et le savoir, actuellement en salles.

Le Prix Jean Vigo du long métrage a été attribué à Stéphane Batut pour Vif-argent, que Les film du Losange distribuera le 28 août. Présenté à l'Acid à Cannes, il sera projeté cette semaine à Paris au Champs-Elysées Film festival. Le film a été récompensé "Pour son audace poétique, son romantisme intemporel, sa croyance dans les pouvoirs du cinéma à transcender les frontières de la vie et de la mort".

Le film suit un jeune homme (Thimotée Robart) qui erre dans Paris à la recherche de personnes qu’il est seul à voir. Il recueille leur dernier souvenir avant de les faire passer dans l’autre monde. Un jour, une jeune femme (Judith Chemla) le reconnait. Elle est vivante, lui est un fantôme. Comment pourront-ils s’aimer, saisir cette deuxième chance ?

Le Prix Jean Vigo du court métrage a distingué Claude Schmitz pour Braquer Poitiers (59 minutes), coproduit avec Le Fresnoy. Le film sera aussi présenté cette semaine à Paris au Champs-Elysées Film festival.

Primé "Pour sa façon d'allier humour insolite et élégance formelle, esprit surréaliste et lumière impressionniste", le film sui deux pieds nickelés qui prennent en otage un propriétaire d’un service de carwash, source de quelques poignées d’euro quotidiennes. Contre toute attente, celui-ci se montre ravi de cette compagnie qui s'impose à lui, venant égayer sa vie solitaire.

Créés en 1951, les Prix Jean Vigo distinguent "l’indépendance d’esprit, la qualité et l'originalité des cinéastes de court et long métrages" et notamment un "auteur d'avenir". C'est un prix d'encouragement et de confiance.

Le jury 2019 était composé de Agathe Bonitzer, Leïla Férault, Sophie Fillières, Charlotte Garson, Véronique Godard, Alain Keit, Jacques Kermabon, Quentin Mével, Nicolas Sand, Marcos Uzal et Gérard Vaugeois. Il a visionné les films français datant de juillet 2018 à mai 2019.