L’Exercice de l’Etat et Mélancholia primés par le Syndicat Français de la Critique

Posté par vincy, le 7 février 2012

Le Syndicat Français de la Critique a remis ses prix lundi 6 février. Logiquement, L'Exercice de l'Etat, de Pierre Schoeller, a été couronné Meilleur film français. C'est un autre film cannois, Mélancholia, de Lars von Trier, qui a été distingué comme Meilleur film étranger.

Angèle et Tony, d'Alix Delaporte, a reçu le prix du Meilleur premier long métrage français tandis que Carré blanc, de Jean-Baptiste Léonetti s'est vu récompenser par le prix du Meilleur film singulier francophone.

Un monde sans femmes, de Guillaume Brac a été nommé Meilleur court métrage français.

Par ailleurs, Mystères de Lisbonne, de Raoul Ruiz, s'est vu remettre le prix de la Meilleure série française dans la catégorie télévision. Le film du regretté cinéaste franco-chilien a aussi reçu le prix du Meilleur DVD récent. Le prix du Meilleur coffret DVD a été donné à Alan Clarke, celui du Meilleur DVD Patrimoine au film de Marcel Ophuls, Le chagrin et la pitié et le prix du Meilleur Blu-Ray est allé à Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola.

Côté littérature, Le cinéma d'Akira Kurosawa, d'Alain Bonfand (éd. VRIN) a été sacré par le prix du Meilleur livre français sur le cinéma ; Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumières, de Patrick McGilligan (éd. Institut Lumière / Actes Sud) a été considéré comme le Meilleur livre étranger sur le cinéma. Enfin, Fritz Lang au travail, de Bernard Eisenschitz (éd. Cahiers du Cinéma) a été promu Meilleur album sur le cinéma.

Les Géants et Bullhead se partagent les prix Magritte

Posté par vincy, le 5 février 2012

Les Magritte du cinéma belge, 2e clap, l'équivalent de nos Césars, ont couronné Les Géants, de Bouli Lanners, qui avait fait la clôture de la Quinzaine de réalisateurs en mai dernier à Cannes. Le film a remporté cinq Magritte, dont celui de meilleur film et de meilleur réalisateur.

Les Magritte sont censés récompensé le cinéma belge francophone. Le gamin au vélo aurait pu ainsi prétendre à de nombreux prix. Mais c'est un film flamand, cofinancé avec des producteurs francophones, Bullhead, qui a été l'autre grand vainqueur de la soirée d'hier, présidée par Bertrand Tavernier. Le film a récolté quatre prix et sera présent aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.

Le film des Dardenne n'est reparti qu'avec le prix du meilleur espoir masculin tandis que Lubna Azabal a reçu celui de la meilleure actrice pour le film québécois Incendies. Les émotifs anonymes, de Jean-Piere Améris, a été distingué comme meilleur film étranger en coproduction. Et le belge Jérémie Rénier n'a pas été oublié en fils à maman de Potiche, comme second rôle masculin. Enfin Nathalie Baye a reçu un Magritte d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Le palmarès:

Les géants : film, réalisateur (Bouli Lanners), second rôle féminin (Gwen Berrou), image, musique (Bram Van Parys (The Bony King of Nowhere))

Bullhead : film flamand, scénario, acteur (Matthias Schoenaerts), montage

La fée : son, costumes

Les émotifs anonymes : film étranger

Incendies : actrice (Lubna Azabal)

Potiche : second rôle masculin (Jérémie Rénier)

Elle ne pleure pas, elle chante : espoir féminin (Erika Sainte)

Le gamin au vélo : espoir masculin (Thomas Doret)

Quartier lointain : décors

Dimanches : court métrage

LoveMEATender : documentaire

L’instant Court : Corps et Âmes par Jean-Baptiste Mondino, avec Golshifteh Farahani

Posté par kristofy, le 3 février 2012

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après le court-métrage Bref, Megaupload a fermé des comédiens Côme et Antoine, voici l’instant Court n° 64.

La prochaine cérémonie des Césars aura lieu à la fin du mois, le vendredi 24 février. La liste des nommés dans chacune des catégories est maintenant connue, elle reflète à la fois les films préférés des spectateurs qui ont d’ailleurs été pour la plupart des succès inattendus en terme de nombres de tickets vendus (Intouchables, La guerre est déclarée, Polisse par exemple ont dépassé les prévisions les plus optimistes), et aussi certains des films les plus appréciés par la critique (L’Apollonide souvenirs de la maison close, Pater, L'exercice de l'Etat). Cette année est particulière car le film The Artist a 10 nominations pour les Césars, et également 10 nominations pour les Oscars américains (dont la soirée a lieu le 26 février). Le cru 2011 apparaît plutôt équilibré (comme on l’avait remarqué précédemment ici), même si quelques voix font entendre leur déception de n’être pas sélectionné comme Mathieu Demy avec Americano ou Mathieu Kassovitz dont L’ordre et la morale n’est cité qu’une fois (pour meilleur scénario mais pas meilleur réalisateur)…

Une catégorie en particulier propose une pré-sélection avant de publier la liste des noms retenus, celle de Meilleur Espoir Féminin et Meilleur espoir Masculin. Ils étaient 31 jeunes comédiens et comédiennes qui ont été d’abord choisis par le Comité Révélations de l’Académie des Césars. Ceux et celles qui ne figurent pas dans la liste finale voient ainsi tout de même une certaine reconnaissance de leur travail. Chaque année, un mini-film est même réalisé pour présenter l’ensemble de ces visages qui peut-être feront le cinéma de demain.

Cette vidéo, avec ces Espoirs qu’on fait se déshabiller, est désormais l’objet d’une polémique embarrassante : une vive indignation à l’encontre d’une des actrices au point de la bannir de son pays d’origine,  l’Iran. Il s’agit de Golshifteh Farahani, à l’affiche de Si tu meurs, je te tue, film pour lequel elle est nommée ici. Agée de 29 ans, c'est une actrice internationale qui a déjà joué dans deux gros films américains (Mensonges d’Etat avec Leonardo Di Caprio et Russell Crowe, There Be Dragons), À propos d'Elly de Asghar Farhadi (réalisateur de Une séparation, dans la catégorie Meilleur film étranger), et également Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud... mais elle était déjà avant une actrice populaire connue pour sa participation à plus d'une quinzaine de films iraniens.

La vidéo la montre se dénuder la poitrine en disant "de vos rêves, je serai la chair"… L’Iran condamne cette image qui "montre la face cachée et dégoûtante du cinéma" et un responsable du ministère de la Culture et de la guidance islamique aurait fait savoir que l'actrice pouvait "offrir ses services artistiques ailleurs". Certains opposants au régime en place craignent d’ailleurs que cette image nuise à la cause des femmes en Iran. On a surtout l'impression que, désormais, tous les prétextes sont bons au régime iranien pour relancer sa croisade contre (au choix) la modernité, l'occident, l'art, la liberté d'expression... ou toute autre chose allant à l'encontre de ses dogmes.

Le mieux est encore de se faire sa propre opinion de ce "scandale" international. Voila donc le film Corps et Âmes par Jean-Baptiste Mondino (avec un texte de Laurent de Bartillat), avec les 31 jeunes comédiens et comédiennes qui étaient en lice pour être sélectionné dans la liste Meilleur Espoir Féminin et Meilleure espoir Masculin au Césars. Alors, glamour, choquant, ou anecdotique ?

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Corps et Âmes.

Retirées dès vendredi, les drôles d’affiches du film Les Infidèles vont devenir « collector »

Posté par vincy, le 2 février 2012

Stéphane Guillon en a fait la cruelle expérience il y a moins d'une semaine : On ne badine pas avec les affiches dans les transports publics. Fussent-elles drôles ou au second degré. La campagne du film à sketches Les infidèles, avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche en tête de colonnes Morris, va être retirée, après quelques jours de campagne. Le film sort le 29 février, ce qui laisse le temps à Mars distribution de revoir sa campagne. Mais le distributeur a voulu profiter de l'omniprésence de Jean Dujardin dans les médias (avec The Artist), de la couverture du magazine Première (Dujardin et Lellouche en costards, mais sans le bas) et surtout d'une période où les français ne sont pas encore en vacances, afin de frapper le plus grand nombre.

Pourquoi ces affiches gênent-elles? Provocantes, elles montrent les deux acteurs en costumes, l'un avec les jambes d'une femme vers le haut, l'autre avec une tête féminine au niveau du bassin. Le message est sans équivoque. D'autant qu'avec ironie, le slogan joue sur le mensonge : le premier dit qu'il entre en réunion (le meeting étant une partie de jambe en l'air), l'autre affirmant que la conversation va couper car il entre dans un tunnel (métaphore de la bouche qu'il pénètre).

L'autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) a reçu quelques plaintes de particuliers contre ces affiches qui se moquent de l'infidélité masculine. Stéphane Martin, directeur général de l'ARPP, avoue n'avoir reçu que quatre plaintes. Mais cet homme, abusant sans aucun doute de son pouvoir, avoue que "même sans ces demandes, nous serions intervenus. Il y a une représentation sexuelle explicite à la vue de tous, et ce n'est pas acceptable. Les images portent en plus atteinte à la dignité de la femme... Ces affiches ne respectent pas les “convenances”, selon le terme de notre code de la chambre de commerce internationale". Oh My God! Ou plus prosaïquement #WTF.

Cela commence en effet à faire beaucoup. Pas de message ambivalent politique, pas de message "explicitement" inconvenant. l'intégrisme moral fait des ravages (et rappelons bride la créativité et porte atteinte à la liberté d'expression). Si ça ne plait pas, on ne va pas voir le film.

De là à affirmer, comme M. Martin l'a fait que "Jean Dujardin voulait casser son image..."... Jean Dujardin est un comédien populaire qui a réalisé une partie de ce film, en plus d'en être un des comédiens. Si l'affiche choque certaines personnes, alors interdisons les promotions vers les îles avec "bimbos" photoshopées, les campagnes pour des régimes minceurs qui ne fonctionnent pas, les nouvelles publicités "animées" à l'instar de The Darkest Hour où une femme se fait exploser devant nos yeux...

Le jury de déontologie de l'ARPP doit encore statuer pour savoir si la campagne doit être interdite. A titre préventif, JC Decaux a confirmé le retrait ds affiches à partir de vendredi. En attendant les nouveaux visuels.

L'équipe du film a posté sur Twitter une image d'une publicité dans Paris : "On vous a fait une petite photo car nos affiches risquent de devenir collector ". Le politiquement correct a gagné.

Oscar en péril?

Mais les effets collatéraux vont aussi au-delà de ce puritanisme. Même si tout cela doit ravir les féministes intégristes (et, de fait on peut se désoler de cette réalité misogyne, qui a inspiré tous les grands auteurs et cinéastes...), cela ne fait pas les affaires de Dujardin à Hollywood.
En course pour un Oscar, l'acteur est en "campagne". On se souvient d'un fait divers paru en plein hiver en France autour de l'adolescence délinquante de Gérard Depardieu, qui avait détruit ses chances d'obtenir la statuette pour Cyrano de Bergerac. Les médias américains s'en étaient régalé.
Dès ce matin, The Hollywood Reporter a publié un article sur l'affaire Dujardin. Une campagne "provocatrice", "dégradante pour les femmes". Le "politiquement correct" si cher aux Américains s'en trouve meurtri, paraît-il (il leur en faut peu).

Donc, amis distributeurs, vous le savez désormais : pas d'armes, pas de cigarettes, pas de sexe. La publicité pour les films va devoir être très imaginative. Le cinéma n'est certes pas un produit comme les autres, mais les censeurs exigent qu'ils se vendent comme des soldes en magasins ou une exposition dans un Musée.

Jutra 2012 : Monsieur Lazhar favori, Vanessa Paradis nominée

Posté par vincy, le 1 février 2012

Le 11 mars 2012, le cinéma québécois remettra ses prix, les Jutra (les Canadiens ayant les prix Génie). Les nominations sont désormais connues. Monsieur Lazhar, nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, est naturellement en tête de liste avec 9 nominations. Coteau rouge surprend avec 8 nominations et Café de Flore en cumule 7, dont une pour Vanessa Paradis. Pour la première fois cette année, le public est invité venir assister à la 14e soirée des Jutra au Théâtre St-Denis à Montréal.

Monsieur Lazhar : meilleur film, meilleure réalisation (Philippe Falardeau), meilleur scénario (Philippe Falardeau), meilleur acteur (Fellag), meilleure actrice de soutien (Sophie Nélisse), meilleur acteur de soutien (Émilien Néron), meilleur son, meilleure musique originale (Martin Léon) et film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec.

Coteau Rouge : meilleur film, meilleur scénario (André Forcier, Linda Pinet et Georgette Duchaîne), meilleure actrice (Céline Bonnier), meilleur acteur de soutien (Mario Saint-Amand), meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleurs costumes et meilleure coiffure.

Café de Flore : meilleure réalisation (Jean-Marc Vallée), meilleure actrice (Vanessa Paradis), meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleure coiffure, meilleur maquillage et film s’étant le plus illustré à l’extérieur Québec.

Pour l’amour de Dieu : meilleure réalisation (Micheline Lanctôt), meilleure actrice (Madeleine Péloquin), meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleurs costumes et meilleure musique originale (Catherine Major).

Starbuck : meilleur film, meilleure réalisation (Ken Scott), meilleur scénario (Ken Scott et Martin Petit), meilleur acteur (Patrick Huard), meilleure direction artistique et meilleur son.

Une vie qui commence : meilleure actrice (Julie Le Breton), meilleur acteur (Charles-Antoine Perreault), meilleur acteur de soutien (François Papineau), meilleurs costumes, meilleur maquillage et meilleure coiffure .

Le vendeur : meilleur film, meilleur scénario (Sébastien Pilote), meilleur acteur (Gilbert Sicotte), meilleure musique originale (Pierre Lapointe et Philippe Brault) et film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec.

Snow and Ashes : meilleure direction artistique, meilleure direction photo, meilleur montage , meilleurs costumes (Mireille Roy) et meilleure musique originale (Louis Côté, collaboration spéciale de Claude Lamothe).

Le sens de l’humour : meilleure direction photo, meilleur montage, meilleure actrice de soutien (Sonia Vachon) et meilleure musique originale (FM Le Sieur).

Frisson des collines : meilleure actrice de soutien (Anick Lemay), meilleur acteur de soutien (Antoine Bertrand), meilleurs costumes et meilleure coiffure.

Gerry : meilleur acteur (Mario Saint-Amand), meilleur maquillage et meilleure coiffure.

La run : meilleur scénario (Léonardo Fuica, Demian Fuica, Martin Poirier), meilleur acteur de soutien (Nicolas Canuel) et meilleur montage.

Nuit #1 : meilleur film, meilleure réalisation (Anne Émond) et meilleure actrice (Catherine De Léan).

La peur de l’eau e:  meilleure actrice de soutien (Sandrine Bisson) et meilleur son.

BumRush : meilleur montage.

Décharge :meilleur maquillage.

En terrains connus : meilleur son

Funkytown : meilleur maquillage

Le bonheur des autres : meilleure actrice de soutien (Louise Portal)

Marécages : meilleur son.

Sur le rythme : meilleur montage

Curling : film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec

Incendies : film s’étant le plus illustré à l’extérieur du Québec

Sundance 2012 : Beasts of the Southern Wild grand prix de la ficton américaine

Posté par vincy, le 29 janvier 2012

Sundance 2012 s'est achevé avec sa remise de prix. Un conte fantastique (et animalier) a triomphé dans la catégorie fiction tandis que qu'un portrait de la guerre contre la drogue a vaincu ses concurrents dans la catégorie documentaire. Dans le reste du palmarès, les musiciens ont tenu la vedette.

Grand prix de la fiction américaine, Beasts of the Southern Wild, de Benh Zeitlin, applaudit par les critiques, est un conte fantastique se déroulant dans les bayous de Louisiane, adapté d'une pièce de Lucy Alibar, "Juicy and Delicious". L'histoire suit une enfant qui entreprend un voyage initiatique dans un monde peuplé d'animaux imaginaires. La dimension apocalyptique n'a échappé à personne, avec une région dévastée par le cyclone Kathrina. Le film a aussi remporté le prix de la meilleure image. Il s'agit d'un premier long métrage. Fox Searchlight a acquis les droits de distribution, après une rude bataille entre studios.

Grand prix du documentaire américain, The House I Live In, d'Eugene Jarecki, retrace  40 ans de "guerre contre la drogue" par les Etats-Unis (depuis la déclaration de Nixon), envoyant du même coup des millions de personnes en prison, principalement des afro-américains, et dépensant plus d'un trilliard de dollars dans ce combat.

Le reste du palmarès comprend le Grand prix de la fiction internationale à Violeta se fue a los cielos (Violeta s'en est allée au ciel) du Chilien Andrés Wood, un "biopic" sur la chanteuse Violeta Parra, icône de la musique chilienne qui s'est suicidée en 1967, et un prix spécial du jury, en plus du prix du public, pour Seaching for Sugarman, de Malik Bendjelloul, qui ressuscite un musicien américain qui a fait fortune en Afrique du sud (voir notre actualité).

Par ailleurs, le Grand Prix du Jury du documentaire international a été décerné à The Law in these parts de l'Israélien Ra'anan Alexandrowicz qui fait témoigner des magistrats questionnés sur le bien-fondé des lois d'exception créées en 1967 par Israël pour les territoires palestiniens occupés.

Coup de coeur dès le début du festival (voir notre actualité), The Surrogate a reçu le prix du public dans la catégorie fiction américaine, en plus d'un prix spécial du jury pour l'ensemble du casting.

58 films, sur 120, étaient en compétition cette année. La soirée de remise des prix a rendu hommage au producteur Bingham Ray (Secrets et mensonges, Lost Highway, Breaking The Waves) décédé lundi, alors qu'il était au festival.

Le palmarès

Grand Prix du Jury - Fiction américaine : Beasts of the Southern Wild, de Benh Zeitlin

Grand Prix du Jury - Documentaire américain : The House I Live In, de Eugene Jarecki

Grand Prix du Jury - Fiction internationale : Violeta se fue a los cielos, de Andrés Wood

Grand Prix du Jury - Documentaire international : The Law In These Parts, de Ra'anan Alexandrowicz

Prix Spécial du Jury - Documentaire américain, ex-aequo: Love Free Or Die, de Macky Alston et Ai Weiwei: Never Sorry, de Alison Klayman

Prix spécial du Jury - Fiction internationale : Can, de Rasit Celikezer

Prix Spécial du Jury - Documentaire international : Searching For Sugarman, de Malik Bendjelloul

Prix spéciaux du jury : Jonathan Schwartz et Andrea Sperling pour Smashed et Nobody Walks et l'ensemble des comédiens de The Surrogate

Prix du public - fiction américaine : The Surrogate

Prix du public - documentaire américain : The Invisible War

Prix du public - fiction internationale : Valley of Saints

Prix du public - documentaire international : Seaching for Sugarman

Meilleure réalisateur - fiction américaine : Ava DuVernay pour Middle of Nowhere

Meilleur réalisateur - documentaire américain : Lauren Greenfield pour The Queen of Versailles

Meilleur réalisateur - fiction internationale : Mads Matthiese pour Teddy Bear

Meilleur réalisateur - documentaire international : Emad Burnat et Guy Davidi pour 5 Broken Cameras

Prix du meilleur scénario américain : Derek Connolly pour Safety Not Guaranteed

Prix du meilleur scénario international : Marialy Rivas, Camila Gutierrez, Pedro Periano et Sebastian Sepulveda pour Young & Wild

Prix de la meilleure image - fiction américaine : Ben Richardson pour Beasts of the Southern Wild

Prix de la meilleure image - documentaire américain : Jeff Orlowski pour Chasing Ice

Prix de la meilleure image - fiction internationale : David Raedeker pour My Brother the Devil

Prix de la meilleure image - documentaire international : Lars Skree pour Putin's Kiss

Prix du meilleur montage - documentaire américain : Enat Sidi pour Detropia

Prix du meilleur montage - documentaire international : Lisanne Pajot et James Swirsky pour Indie Game: The Movie

Prix du public - sélection Next : Sleepwalk with Me

Prix Alfred P. Sloan (récompensant un film lié à la Science et aux Technologies), ex-aequo : Robot & Frank et Valley of Saints

Césars 2012 : la guerre est déclarée

Posté par vincy, le 27 janvier 2012

Toutes les nominations aux Césars 2012
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6 films sur 7 dans la catégorie reine : les sélections du festival de Cannes ont fournit l'essentiel des nominations pour les Césars 2012. Polisse, prix du jury, arrive en tête avec 13 nominations (dont 7 pour les interprètes!), devant L'exercice de l'Etat (11), The Artist (10) et Intouchables (9). Car le film le plus populaire de l'année, et le 2e film le plus populaire du cinéma français, n'a pas été oublié, y compris dans des catégories souvent oubliées pour les comédies.

C'est l'autre enseignement de cette liste : les films nommés ont été des films à succès. Est-ce parce que les spectateurs n'ont pas si mauvais goût? Professionnels et publics se rejoignent cette année. Cela veut aussi dire que des oeuvres plus radicales n'ont pas trouvé grâce aux yeux des votants : Hors Satan par exemple, ou encore le magnifique Tomboy ; ou encore L'apollonide, qui n'est dans aucune grande catégorie ; même Guédiguian et Hansen-Love ont semblé avoir été oubliés. Pater pourrait être l'exception (meilleur film et meilleur réalisateur) et on pourrait regretter l'absence de Lindon dans les nominations. Mais Polisse, The Artist, Intouchables ont ont trouvé un large public, Le Havre et L'exercice de l'Etat ont séduit au delà des espérances. On retrouve le même phénomène dans la catégorie du meilleur film étranger.

Ce qu'on retiendra surtout c'est évidemment la touche féminine de cette édition 2012. Deux films réalisées par des femmes, Polisse et La guerre est déclarée, squattent les catégories artistiques et techniques. Idem pour les nominations au César du meilleur premier film. Même si elles restent minoritaires, les réalisatrices ont montré que le vent frais qui souffle sur le cinéma français venait d'elle. Les deux films ont des sujets très différents : mais ils sont tournés avec une vraie liberté, une envie d'aller au plus près de la vérité, et sans ennuyer. Au contraire, elles cherchent l'émotion, à travers des visages ou des images. Mais dans les deux cas c'est un cinéma vif, réalisé un peu en marge du système, et surtout très personnel qui est reconnu.

Les 37e Césars rendront hommage à Annie Girardot, honoreront Kate Winslet et seront présidés par Guillaume Canet.

Oscars 2012 : des nominations entre nostalgie et gros oublis

Posté par vincy, le 24 janvier 2012

Toutes les nominations par catégorie

On pourra toujours se ravir de la présence française dans ses Oscars : 10 nominations pour The Artist (un record pour une production frenchy), toutes pour des talents hexagonaux ; Une vie de chat dans une catégorie animation sans aucun film Pixar (une première depuis des lustres), sans Tintin et sans Rio ; 11 nominations pour Hugo Cabret et 4 autres pour Minuit à Paris, tous les deux tournés dans la capitale française... Ces Oscars auront une "french touch" particulière, une fois n'est pas coutume. Etrangement, que ce soit pour Minuit à Paris, Hugo Cabret ou The Artist, la nostalgie imprègne cette liste, avec des films renvoyant au passé, voire en faisant l'éloge d'un temps oublié (le cinéma muet, le cinéma de Méliès, le Paris intellectuel de l'entre deux guerres). Ce que conforte le nombre impressionnant d'histoires en costume dans la liste des 9 nommés au titre de meilleur film.

Si l'on s'en tient aux favoris, Hugo Cabret devance d'une nomination The Artist, même si le film d'Hazanavicus équilibre davantage ses citations entre les catégories techniques et artistiques. D'autres films sont nommés plus de cinq fois : Cheval de guerre (mais pas Spielberg), Le stratège, The Descendants et Millénium (mais rien pour le réalisateur ou le film).
A l'inverse on peut s'étonner que des films comme Extremely Loud & Incredibly Close soit nommé en meilleur film alors qu'il n'a qu'une autre nomination ou que La couleur des sentiments ne se voit pas honoré en meilleure adaptation.
On est agréablement surpris de voir Une séparation reconnu aussi pour son scénario, Pina de Wenders cité dans les meilleurs documentaires, le cinéma québécois deux fois reconnu (Monsieur Lazhar en film en langue étrangère et Dimanche en court métrage animé).

Et puis on grimace, fortement, face aux oublis, qui confirment la tendance conformiste de cette cérémonie : Tilda Swinton, Tintin, Drive (une fois de plus les Oscars n'ont pas de tripes), Ryan Gosling (l'acteur de l'année), Leonardo DiCaprio et J.Edgar, Take Shelter (et ses comédiens), Le projet Nim, Michael Fassbender. On se plaignait de l'absence de risques des Golden Globes ; et finalement les Globes apparaissent comme "dangereusement" avant-gardistes comparés aux Oscars.

The Artist et Tintin font un pas de plus vers les Oscars

Posté par vincy, le 22 janvier 2012

Les Producers Guild of America Awards ont récompensé samedi soir The Artist et Les aventures de Tintin comme meilleur film et meilleur film d'animation. Thomas Langmann a reçu le prix Darryl F. Zanuck du meilleur producteur de l'année pour un film, tandis que Peter Jackson, Kathleen Kennedy et Steven Spielberg obtenaient celui de meilleurs producteurs d'un film d'animation.

Il s'agit du prix se rapprochant le plus de l'Oscar du meilleur film et du meilleur film d'animation. Cela conforte les deux films dans la course aux Oscars, puisqu'ils ont reçu dimanche dernier le Golden Globe du meilleur film / comédie ou musical et du meilleur film d'animation.

Sur les vingt dernières années, le prix du meilleur producteur a conduit 12 fois à l'Oscar du meilleur film (et tous les films récompensés par la PGA l'ont gagné depuis 2007). Depuis 2008, tous les films d'animations qui ont reçu ce prix ont gagné l'Oscar du meilleur film d'animation.

La guerre est déclarée écarté de la liste des pré-finalistes pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Posté par vincy, le 18 janvier 2012

A moins d'une semaine de la révélation des nominations aux Oscars, le 24 janvier prochain, l'Académie organisatrice de la cérémonie a dévoilé les 9 finalistes pour la catégorie du Meilleur film en langue étrangère. Mardi, il n'en restera que 5 qui pourront rêver d'obtenir la précieuse statuette. Il y avait au total 63 candidats.

La guerre est déclarée, qui représentait la France, a été écarté. Le joli succès de Valérie Donzelli, qui avait fait sensation sur la Croisette en mai dernier, n'a pas été retenu. Mais la France, avec The Artist, devrait être largement représentée dans plusieurs catégories, aux côtés de films américains.

Une séparation semble le favori incontestable. On notera la présence du très beau film québécois Monsieur Lazhar, de la production franco-marocaine réalisée par le français Roschdy Zem Omar m'a tuer, du prix de scénario cannois Footnote, du documentaire en 3D de Wim Wenders, Pina.

  • Bullhead, Michael R. Roskam - Belgique
  • Monsieur Lazhar, Philippe Falardeau - Canada
  • Superclásico, Ole Christian Madsen - Danemark
  • Pina, Wim Wenders - Allemagne
  • Une Séparation, Asghar Farhadi - Iran
  • Footnote, Joseph Cedar - Israël
  • Omar m'a tuer, Roschdy Zem - Maroc
  • In Darkness, Agnieszka Holland - Pologne
  • Warriors of the Rainbow: Seediq Bale, Wei Te-sheng - Taiwan

Les votants pourront voir ces 9 films durant le week-end.