Cannes 2018: Kore-eda et Spike Lee sacrés par le jury de Cate Blanchett

Posté par vincy, le 19 mai 2018

Le 71e Festival de Cannes s'achève ce samedi avec son palmarès dont voici les lauréats. Il est forcément différent du notre (lire notre palmarès). Mais on y retrouve quelques films communs pour notre plus grand plaisir... Il y a des évidences (le prix d'interprétation féminine par exemple et dans une certaine mesure le prix du jury), des facilités un peu contestables (prix de la mise en scène, prix d'interprétation masculine), un drôle de partage (prix du scénario), une audace salutaire (une Palme d'or spéciale).

Mais on ne peut que se féliciter le jury pour le grand doublé Spike Lee (Grand prix du jury) / Kore-eda Hirokazu (Palme d'or), deux de nos films favoris à Cannes. C'est la cinquième Palme d'or japonaise (et la première depuis 1997).

Notons que la Caméra d'or a été décernée à Girl, déjà lauréat d'un prix d'interprétation par le jury Un certain regard, du prix Fipresci Un certain regard et de la Queer Palm. Un carré d'as.

Compétition

Palme d'or: Une affaire de famille de Kore-eda Hirokazu
Palme d'or spéciale: Jean-Luc Godard (Le livre d'image)
Grand prix du jury: BlacKkKlansman de Spike Lee
Mise en scène: Pawel Pawlikowski pour Cold War
Interprétation féminine: Samal Yeslyamova (Ayka)
Interprétation masculine: Marcello Fonte (Dogman)
Scénario: Alice Rohrwacher (Heureux comme Lazzaro) et Jafar Panahi & Nader Saeivar (Trois visages)
Prix du jury: Capharnaüm de Nadine Labacki

Court métrage
Palme d'or du court métrage: Toutes ces créatures de Charles William
Mention spéciale Court métrage: On the border de Wei Shujun

Caméra d'or (meilleur premier film toutes sélections confondues)
Girl de Lukas Dhont, "qui a su allier une immense délicatesse et une puissance."

Cannes 2018: les trois lauréats de la Critique internationale

Posté par vincy, le 19 mai 2018

La FIPRESCI a rendu son verdict. Trois films cannois ont été récompensés cet après-midi, à quelques heures du palmarès officiel.

Burning de Lee Chang-Dong a reçu le prix pour la compétition, le jury saluant "Un film visuellement époustouflant et un commentaire émotionnellement complexe sur la société contemporaine."

Déjà primé au palmarès d'Un certain regard et lauréat de la Queer Palm, Girl de Lukas Dhont a remporté le prix pour la section Un certain regard, "pour son intégrité audacieuse dans la lutte contre les problèmes de genre tout en affichant un équilibre incroyable de la part d'un primo-réalisateur qui décrit le rapport délicat et touchant dans une relation père-fille magnifiquement dépeint par les deux acteurs."

Enfin, pour le prix sacrant un film issu des sélections parallèles, c'est la semaine de la critique qui est récompensée avec Egy nap (One Day) de Zsofia Szilàgyi. "Le travail précis de la caméra et la mise en scène puissante traduisent l'intensité et la tension extraordinaires d'une situation tout à fait ordinaire par le sentiment, l'humour et le drame. Un début remarquablement confiant" explique le jury.

Cannes 2018 : Girl de Lukas Dhont décroche la Queer Palm

Posté par wyzman, le 19 mai 2018

"C'est une évidence !" Voilà ce que l'on a pu entendre de manière très distincte hier soir, lors de l'annonce du gagnant de la Queer Palm 2018. Pour cette neuvième édition, les organisateurs avaient décidé de déménager leur traditionnelle soirée sur le rooftop du Five Seas Hotel. Un choix couillu !

Mais s'il y en a qui avait de quoi sourire, c'était bien Lukas Dhont, le réalisateur de Girl. Le Belge a en effet remporté la Queer Palm avec son premier long métrage qui traite de la transition d'un jeune danseur vers le sexe féminin. Brillamment pensé autour d'une double quête, ce film présenté à Un Certain Regard était reparti quelques heures plus tôt avec un prix d'interprétation pour Victor Polster, l'acteur principal. Du côté des courts métrages, le prix Queer Palm Hornet est revenu à The Orphan de la réalisatrice brésilienne Carolina Markowicz.

Pour rappel, Girl fait suite à 120 battements par minute (2017), Les Vies de Thérèse (2016), Carol (2015) et Pride (2014). Le film de Lukas Dhont avait pour principaux adversaires Carmen et Lola d'Arantxa Echevarria, Cassandro the Exotico de Marie Losier, Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez, Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré et Rafiki de Wanuri Kahiu.

Cannes 2018: L’Oeil d’or et le Prix de la citoyenneté décernés

Posté par vincy, le 19 mai 2018

Le Jury de l’Œil d’Or, présidé par le cinéaste Emmanuel Finkiel a remis son prix à Samouni Road de Stefano Savona (Quinzaine des Réalisateurs). Le film qui revient sur l’opération "Plomb durci" menée par l’armée israélienne à Gaza en 2009, le réalisateur restitue le quotidien d’une famille pendant et après le deuil, mêlant prises de vues réelles et animation.

"Le jury a décidé de décerner L’Œil d’or – Le Prix du documentaire au film Samouni Road de Stefano Savona, pour l’intelligence de son dispositif, la juste distance du point de vue, la délicatesse de son regard, la brillante et subtile utilisation de l’animation et pour la force de sa proposition narrative. Autant d’éléments qui contribuent à nous plonger dans une proximité exceptionnelle avec des êtres pris dans la réalité insupportable du conflit israélo-palestinien" a déclaré le jury.

Le jury a aussi distingué deux autres documentaires avec une mention spéciale ex-aequo pour The Eyes of Orson Welles (Sélection Officielle - Cannes Classics) de Mark Cousins et Libre (Sélection Officielle - Séances Spéciales) de Michel Toesca.

Pour sa première édition, le Prix de la Citoyenneté, initié par Laurent Cantet et dont le jury était présidé par Abderrahmane Sissako, a récompensé l'un des favoris pour la Palme d'or: Capharnaüm de Nadine Labaki, qui l'errance d'un enfant et d'un bébé livrés à eux-mêmes dans les zones misérables de Beyrouth.

Cannes 2018 : Le mec de Taylor Swift s’offre un trophée Chopard

Posté par wyzman, le 19 mai 2018

Plus tôt cette semaine, la Croisette accueillait la traditionnelle cérémonie Chopard. Bien évidemment, la presse people, qu'elle soit française ou étrangère, est restée bloquée sur la robe transparente de Kendall Jenner, la petite sœur de Kim Kardashian. A tel point que la plupart d'entre nous est passée à côté de l'information capitale : les acteurs Elizabeth Debicki et Joe Alwyn étaient les lauréats des trophées Chopard.

La première, âgée de 27 ans, a d'ores et déjà fait des ravages à Hollywood. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, l'actrice à la double nationalité australienne et polonaise s'est offerte des incursions dans Men in Black 3, Gatsby le Magnifique, MacBeth et Agents très spéciaux : Code UNCLE. Dans Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2, elle incarnait ni plus ni moins que la prêtresse recouverte d'or. Tout cela avant de prêter sa voix à l'un des personnages principaux de Pierre Lapin.

Le second, également âgé de 27 ans, est surtout connu pour faire battre le cœur de miss "Look What You Made Me Do" depuis maintenant un an. Rarement vus en public ensemble, ils se murmurent qu'ils redoublent de vigilance au moment de sortir et que Taylor Swift aurait arboré des perruques et divers accessoires pendant toute la période où ils apprenaient à se connaître... Dans un registre plus professionnel, Joe Alwyn a aussi tenu le rôle-titre d'Un jour dans la vie de Billy Lynn d'Ang Lee. Cette année, on pourra le voir dans pas moins de trois films : The Favourite de Yorgos Lanthimos, Opération finale de Chris Weitz et Boy Erase de Joel Edgerton.

Depuis leur création en 2001, les trophées Chopard récompensent chaque année deux jeunes acteurs (un homme et une femme) au talent déjà apprécié dans des films distribués internationalement. L'an dernier, les lauréats n'étaient autre que Anya Taylor-Joy (Split) et George MacKay (Captain Fantastic).

Cannes 2018 : Le palmarès d’Un Certain Regard

Posté par wyzman, le 18 mai 2018

Il y a quelques minutes seulement, le jury de la section Un certain regard a dévoilé la liste de ses gagnants. Présidé par Benicio Del Toro, le jury comprenait en son sein la réalisatrice et scénariste Annemarie Jacir, le réalisateur Kantemir Balagov, l'actrice Virginie Ledoyen et la directrice exécutive du Festival du Film de Telluride Julie Huntsinger.

On notera que le suédois Border et le belge Girl interrogent tous deux le genre et l'identité sexuée, avec deux héroïnes qui sont nées dans un corps qu'elles n'assument pas. Les deux films sont une ode à la différence. Border a aussi reçu aujourd'hui le Prix de la Meilleure Création Sonore dans le cadre de La Semaine du Son.

«Nous pensons que parmi les 2000 films proposés au Festival cette année, les 18 sélectionnés au Certain Regard – depuis l’Argentine jusqu’à la Chine – sont tous à leur manière des vainqueurs.
Au cours des 10 derniers jours, nous avons été extrêmement impressionnés par la grande qualité du travail présenté, mais au final nous avons été particulièrement émus par les 5 films suivants
» a exprimé le jury, qui n'a pas retenu le magnifique Long Day's Journey into Night de Bi Gan et le fascinant L'ange de Luis Oretga.

Grand Prix Un Certain Regard : Gräns (Border) de Ali Abbasi.

Prix spécial du jury The Dead and the Others de João Salaviza et Renée Nader Messora

Prix du meilleur scénarioSofia de Meryem Benm’barek

Prix de la mise en scène : Donbass de Sergei Loznitsa

Prix d’interprétation : Victor Polster pour Girl de Lukas Dhont

Cannes 2018 : Le palmarès de la Quinzaine des Réalisateurs

Posté par wyzman, le 17 mai 2018

Il y a quelques minutes seulement, les membres de la Société des réalisateurs de films (SRF) ont dévoilé leur palmarès. Et c'est Climax de Gaspar Noé qui remporte le Graal du cru 2018 de la Quinzaine des réalisateurs, l'Art Cinema Award remis par la Confédération internationale des cinémas d'art et essai (CICAE). De son côté, En liberté est reparti avec le prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques).

Art Cinema Award : Climax de Gaspar Noé

Label Europa Cinemas : Troppa Grazia de Gianni Zanasi

Prix SACD : En liberté de Pierre Salvadori

Prix Illy du court métrage : Skip Day d' Ivete Lucas & Patrick Bresnan

Carrosse d'or : Martin Scorsese

Cannes 2018: le palmarès de la Cinéfondation

Posté par vincy, le 17 mai 2018

Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages présidé par Bertrand Bonello et composé de Khalil Joreige, Valeska Grisebach, Alanté Kavaïté et Ariane Labed, a révélé son palmarès lors d’une cérémonie salle Buñuel.

La Sélection comprenait 17 films d’étudiants en cinéma choisis parmi 2 426 candidats en provenance de 512 écoles de cinéma dans le monde.

Premier Prix : El Verano del Leon Electrico (The Summer of the Electric Lion) de Diego Céspedes (Universidad de Chile).

Deuxième Prix ex-aequo: Kalendar (Calendar) de Igor Poplauhin (Moscow School of New Cinema) et Dong Wu Xiong Meng (The Storms in Our Blood) de Shen Di (Shanghai Theater Academy).

Troisième Prix : Inanimate de Lucia Bulgheroni (NFTS)

La Cinéfondation alloue une dotation de 15000 € pour le premier prix, 11250 € pour le deuxième et 7500 € pour le troisième. Le lauréat du premier prix a également l’assurance que son premier long métrage sera présenté au Festival de Cannes.

Les films primés seront projetés au Cinéma du Panthéon le 22 mai à 18h00. La Cinémathèque française projettera également une partie de la Sélection le 11 juin à 21h00.

Cannes 2018: le palmarès de la Semaine de la Critique

Posté par vincy, le 16 mai 2018


Premier palmarès à être décerné à cannes ce mercredi 16 mai dans la soirée, celui de la Semaine de la Critique.

Diamantino de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt a remporté le Grand Prix Nespresso. Cette "comédie", qui sera distribuée par UFO, raconte l'histoire d'une icône absolue du football, capable à lui seul de déjouer les défenses les plus redoutables. Mais lors du match le plus important de sa vie, son génie n’opère plus. Sa carrière est stoppée net, et la star déchue cherche un sens à sa vie. Commence alors une folle odyssée, où se confronteront néo-fascisme, crise des migrants, trafics génétiques délirants et quête effrénée de la perfection.

Le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation, dont c'est la première édition, a été remis à Félix Maritaud pour Sauvage de Camille Vidal-Naquet (le 22 août chez Pyramide distribution). Un an après son  entrée dans le monde du cinéma avec 120 battements par minute, le jeune acteur brille dans ce film qui navigue dans le milieu de la prostitution gay.

Monsieur de Rohena Gera, distribué par Diaphana, a été récompensé par le Prix Fondation Gan à la Diffusion. La sortie est prévue pour la fin de l'année pour ce film indien.

Le Prix SACD a distingué Woman at War de Benedikt Erlingsson & Olafur Egill Egilsson. Jour2fête sortira le film le 4 juillet. On découvre ici Halla, la cinquantaine, qui déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…

Enfin deux excellents courts métrages ont été primés: Ektoras Malo: I Teleftea Mera Tis Chronias de Jacqueline Lentzou avec le Prix Découverte Leica Cine du court métrage et Un jour de mariage d'Elias Belkeddar par le Prix Canal + du court métrage.

Cannes 2018: Le prix France Culture Cinéma des étudiants pour « Les garçons sauvages »

Posté par vincy, le 14 mai 2018

Le prix France Culture Cinéma des étudiants a été attribué à Bertrand Mandico pour Les garçons sauvages, premier long métrage sorti en février dernier. Le cinéaste présente son nouveau moyen métrage, Ultra Pulpe, de Bertrand Mandico à la Semaine internationale de la critique à Cannes cette année.

Il était face à Félicité d’Alain Gomis, Le jeune Karl Marx de Raoul Peck, Une saison en France de Mahamat-Saleh Haroun et Mister Universo de Tizza Covi et Rainer Frimmel.

Le prix France Culture Cinéma Consécration a été décerné à Claire Denis pour l’ensemble de son œuvre.

Quant à l'International Students Award UniFrance-France Culture, il revient à Stéphane de Freitas et Ladj Ly pour le film À voix haute, qui était en sélection face à L’amant d’un jour de Philippe Garrel, De toutes mes forces de Chad Chenouga, Marvin d’Anne Fontaine et Paris pieds nus de Fiona Gordon et Dominique Abel.