Posté par MpM, le 5 avril 2012
Carnage, sorti en salles le 7 décembre dernier, est l'adaptation par Roman Polanski de la pièce de Yasmina Reza, Le dieu du carnage. Au centre de l'intrigue, deux couples qui se rencontrent pour régler leur différend après que leurs enfants se soient battus.
Dans un huis clos féroce et hilarant, le réalisateur oppose Kate Winslet et Christoph Waltz à Jodie Foster et John C. Reilly, passant en revue les contradictions, petits travers, et autres névroses d'une certaine bourgeoisie occidentale. Derrière le cynisme, l'hypocrisie ou la médiocrité, c'est la nature humaine dans toute sa complexité que le cinéaste met à nu pour le plus grand plaisir du spectateur.
A l'occasion de sa sortie en DVD le 5 avril, Ecran Noir et Wild Side Vidéo vous font gagner 10 exemplaires du film. Pour participer au tirage au sort et remporter l'un des DVD mis en jeu, il suffit de répondre à la question suivante : 
Pour Carnage, Roman Polanski a reçu le César de la meilleure adaptation pour la deuxième année consécutive. Quel film lui avait déjà valu ce prix en 2011 ?
Votre réponse et vos coordonnées postales sont à envoyer par courriel avant le 15 avril 2012. Aucune réponse postée dans les commentaires du site ne sera prise en compte.
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Carnage de Roman Polanski
Avec : Kate Winslet, Christoph Waltz, Jodie Foster et John C. Reilly.
Sortie en DVD le 5 avril aux éditions Wild Side Vidéo
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Posté par vincy, le 4 avril 2012
La commissaire à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, Androulla Vassiliou, remettra le premier Prix MEDIA de l’Union européenne , qui succède au prix Nouveau Talent européen, au cinéaste Iranien Asghar Farhadi le dimanche 20 mai 2012 au Festival de Cannes.
Ours d'argent en 2009 avec A propos d’Elly et Ours d'or en 2011 avec Une Séparation (qui a aussi reçu le César du meilleur film étranger et l'Oscar du meilleur film en langue étrangère), Ashghar Farhadi recevra son prix aux côtés de son producteur Alexandre Mallet-Guy (Memento Films Production).
Le Prix MEDIA de l’Union européenne est remirs pour leur nouveau projet qui sera tourné en France en langue française à l’automne prochain.
Mme Androulla Vassiliou a déclaré : « Je suis fière de récompenser aujourd’hui Monsieur Farhadi pour ce projet de film qui témoigne d’une forte identité culturelle et qui illustre l’ouverture de l'Europe de la culture que je défends au quotidien. Après le succès mondial de son chef-d’œuvre «Une Séparation», il nous offre unnouveau projet aussi engagé qu’émouvant et surtout, empreint d’universalité».
Asghar Farhadi rappelle qu'«en ces temps où certains politiciens tentent de transformer le bel arc-en-ciel de la diversité culturelle dans le monde en un champ de divergences et de confrontations », il perçoit « cette distinction décernée au projet de son prochain film par MEDIA comme un signe très encourageant. »
Le nouveau Prix MEDIA récompense un scénariste et son producteur pour un projet de qualité et à fort potentiel européen parmi l’ensemble des candidats à l’aide au développent proposée par le programme MEDIA. Le communiqué explique que l'œuvre peut être une fiction, une animation ou un documentaire, mais doit être destinée à une sortie cinéma. Les frais de développement qui sont éligibles d'être soutenus par MEDIA incluent la préparation du scénario, la recherche et l'identification des acteurs principaux et du personnel, la préparation d'un plan de financement, des plans de marketing initiaux et la production d'un pilote.
Le lauréat est choisi par des experts indépendants, la Commission européenne et l'Agence exécutive pour l'éducation, l'audiovisuel et la culture (EACEA).
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Posté par vincy, le 26 mars 2012
James Cameron aime les grands fonds autant que les exploits cinématographiques. Le plus aventurier des cinéastes hollywoodiens a commencé hier sa descente vers la zone la plus profonde de l'océan Pacifique, dans la fosse des Mariannes, découverte en 1875 (après la publication de 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne), à 500 kms au sud-ouest de l'île américaine de Guam, entre le Japon et la Papouasie-Nouvelle Guinée. A bord d'un sous marin, dont le réalisateur avait co-dessiné les plans, il a frôlé le plus profond de la croûte terrestre, c'est-à-dire 11,2 kms au dessous du niveau de la mer, en atteignant 10 898 mètres de profondeur.
Cette expédition, le Deep Sea Challenge, pilotée par le National Geographic, réussie sans encombres, a duré cinq heures (dont 156 mn de descente et 70 mn de remontée). Il s'agissait évidemment de ramener des images d'un monde encore mal connu des scientifiques. L'unique fois où le fond avait été atteint date de 1960 : il y a 52 ans, le lieutenant de la Navy américaine Don Walsh et l'océanographe suisse Jacques Piccard avaient plongé et atteint la croûte terrestre mais n'avaient pu rester que 20 minutes dans un univers obscurci par la vase. Les moyens ont changé.
Cameron est devenu ainsi le premier homme à fouiller ces fonds en solitaire, et ce durant plusieurs heures. Il devait filmer la biologie marine autant que la géologie, les spécimens et leur environnement. Il était doté de caméras 3D et de puissants projecteurs.
Un documentaire (en 3D) sera diffusé en salles (notamment IMAX) et sur la chaîne TV du National Geographic (qui existe dans plusieurs pays, dont la France), en plus d'être publié dans le mensuel.
Le résultat sera intriguant tant d'un point de vue visuel que scientifique. Même si Cameron a tout de suite tempéré nos fantasmes : "je n'ai pas vu d'énormes méduses ou d'anémones comme dans la Fosse de la Nouvelle Bretagne (Îles Salomon)".
James Cameron s'est toujours passionné pour les fonds marins : Abyss en 1989, Titanic (indirectement) en 1997, Les fantômes du Titanic et Volcans des abysses (2003), Aliens of the Deep (2005)... Lors de sa conférence de presse ce matin, le cinéaste a confié : "Beaucoup me connaisse en tant que réalisateur, mais l'océan et son exploration ont toujours été le moteur le plus fort dans ma vie".
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Site internet de l'expédition
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Posté par vincy, le 20 mars 2012
2 semaines après la sortie mondiale de John Carter, Disney fait le bilan de ce film astronomiquement cher, 250 millions de $ pour la seule production (hors marketing : 100 millions de $). Le film a déjà réalisé 180 millions de $ de recettes dans le monde (70% hors Amérique du nord). Mais il en aurait fallu deux fois plus à ce stade pour que Disney limite la casse.
Le studio a donc commenté ce fiasco, presque anticipé : "À la lumière des résultats de John Carter en salle, le film devrait entraîner des pertes opérationnelles d'environ 200 M$ sur le deuxième trimestre fiscal, clos au 31 mars". De quoi peser lourd sur les finances du groupe. "Par conséquent, nous prévoyons que l'activité studio affichera une perte opérationnelle comprise entre 80 et 120 M$ sur le deuxième trimestre".
L'avertissement était prévu, tant le marketing autour du film a été brouillon et n'a jamais su créer le buzz (voir John Carter : un monstre de 250 millions de $ qui a mis 80 ans à naître). Mais la perte est plus lourde que prévu (les analystes prévoyaient un déficit de 165 millions de $). Pour Disney c'est aussi un deuxième coup dur, un an après le fiasco de Mars Needs Mom, qui avait entraîné une perte de 70 millions de $. Le film sorti le 11 mars 2011, avait coûté 150 millions de $ et encaissé 39 millions de $ de recettes dans le monde!
Tout ne doit pas être imputé à John Carter : Disney est dans une mauvaise vague. Si la re-sortie en 3D de La Belle et la Bête a rapporté 47 millions de $ en Amérique du nord et si le dernier Miyazaki (Arrietty) a dépassé toutes les espérances (18 millions de $), Cheval de guerre (80 millions de $ aux USA) et Les Muppets (89 millions de $) n'ont pas atteint leurs objectifs.
Le studio a rassuré ses actionnaires en croyant fermement à ses prochaines sorties : The Avengers, début avril, le nouveau Pixar, Brave, fin juin, ou encore le Tim Burton animé, Frankenweenie en octobre.
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Posté par vincy, le 19 mars 2012
Hunger Games sera-t-il le nouveau Twilight? C'est ce qu'espère le studio Lionsgate.
A l'origine une trilogie littéraire pour la jeunesse, comme Twilight, vendue à 30 millions d'exemplaires dans le monde (dont 340 000 en France), principalement aux USA pour le moment. Et les ventes s'accélèrent ces derniers mois : le succès entraîne le succès. Le film sort simultanément cette semaine dans presque tous les pays, à l'exception de l'Afrique du Sud, du Vietnam, de l'Italie et de l'Espagne.
Entre jeux du cirque façon Gladiateur, reality-show et monde apocalyptique style 1984, Hunger Games évoque une Amérique détruite par ses excès et son mépris de la planète. Suzanne Collins, 50 ans, scénariste pour la TV (notamment pour des séries destinées aux chaînes jeunesse), a commencé à publier The Hunger Games en 2008, en se fondant sur le mythe de Thésée et du Minotaure : "tous les neuf ans, on envoyait une phalange de jeunes garçons et filles dans un labyrinthe mortel combattre le Minotaure". Elle y a ajouté les émissions de téléréalité et les reportages de guerre, qui font partie de notre univers visuel. Grâce à elle, on a oublié les magiciens et les vampires. Ni fantasmagorique, ni mélodramatique, Hunger Games est avant tout un reflet d'une civilisation en déclin, absorbée par la dévalorisation et la déshumanisation des images. On peut comprendre que cela séduise les adolescentes accros à la télé, au web et à leurs smartphones. Avec un triangle amoureux qui rappelle aussi bien Harry Potter que Twilight.
Le phénomène a rapidement pris avec 1,5 million d'exemplaires vendus en Amérique du nord durant sa première année.
Lionsgate acquiert immédiatement les droits pour l'adapter. Collins co-écrit elle-même le scénario avec le réalisateur Gary Ross (Pleasantville, La légende de Seabiscuit).
Entre temps, Hunger Games devient le roman le plus vendu sur Kindle en livres numériques. Le magazine Time en fait l'une des 100 personnes les plus influentes de 2010, année de parution du troisième tome.
Collins n'en était pas à son coup d'essai puisqu'elle avait déjà écrit une autre série (de 2003 à 2007), The Underland Chronicles (en France, la saga est traduite sous le nom de Gregor et a commencé à être publiée cet hiver).
Hunger Games en France est édité chez Pocket Jeunesse depuis 2009. A cela s'ajoutent de nouveaux ivres autour du film depuis quelques semaines : Le guide officiel illustré du film, Le guide des Tributs, La saga Hunger Games décryptée, Le guide officiel du film, Le Monde de The Hunger Games. L'éditeur français a misé pleinement sur cette sortie au cinéma en associant les campagnes marketing des livres avec ceux du film ; un concours sur Facebook, jusqu'au 2 avril, permet de gagner des places de cinéma, des posters et autres produits dérivés.
Hunger Games, devenue la série favorite des adolescents américains, est ainsi devenu le film le plus attendu du moment : des centaines de salles de cinéma affichent déjà complet grâce aux pré-réservations en ligne. Le box office de démarrage serait supérieur à celui de Twilight. On parle d'un box office supérieur à 70 millions de $ sur les trois premiers jours d'exploitation.
L'héroïne du film est interprétée par la très douée Jennifer Lawrence (nommée à l'Oscar pour Winter's Bone et vue l'an dernier dans Le Complexe du Castor et X-Men Le Commencement). De quoi changer son statut à Hollywood si le film cartonne au box office.
D'autant que le studio a déjà commencé le développement de la suite (pour une sortie en 2013) et du troisième volet (espéré d'ici 2015).
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Posté par vincy, le 15 mars 2012
Cette année, le Festival International du Film sur l’Art de Montréal souffle ses 30 bougies et se prépare à offrir une édition exceptionnelle. Le Moulin et la croix de Lech Majewski ouvrira cette édition au Musée des beaux-arts de Montréal. Désert vent feu, de Jill
Sharpe, assurera la clôture.
Durant ces dix jours de festivité, toute la ville sera mise à contribution et le public montréalais pourra non seulement choisir parmi les 232 films au programme (issus de 27 pays), mais assistera à des spectacles (dont certains gratuits), des expositions, conférences et autres tables rondes. Bref, cette année, le FIFA met une fois de plus l’accent sur l’Art, sur la création et sur la diversité.
Il est impossible de dresser la liste et la description des 232 films annoncés, mais on peut toutefois tenter de donner un avant-goût du voyage car il est assuré que n’importe quel amateur de culture y trouvera son bonheur.
Voici une petite sélection par thèmes :
- Architecture : pour ceux qui aiment les créateurs de notre temps. On retient par exemple Comment Haussmann a transformé Paris d’Yves Billon.
- Bande-dessinée : Secrets du manga – Seoul District d’Hervé Martin-Delpierre tente de découvrir les secrets de fabrication d’un manga coréen.
- Danse : la chorégraphe Carolyn Carson est mise à l’honneur avec deux films : Carolyn Carson chorégraphie du Nord de Bernard Nauer et Immersion – Un solo de Carolyn Carson d’Alain Fleischer qui est le premier film en 3D jamais présenté au FIFA. Sera-t-il aussi convaincant que le Pina de Wim Wenders ?
- Littérature : une section particulièrement riche car on y trouve des films sur le centenaire de la maison Gallimard (Gallimard, le Roi Lire de William Karel), sur Romain Gary (Romain Gary – le Roman du double de Philippe Kohly) ou encore sur Céline (Voyage au bout de Céline de Jean-Baptiste Péretié).
- Musique : la sélection s’intéresse aussi bien à des œuvres cultes ("About Canto" de Ramon Gieling, morceau pour quatre pianos) qu’à des créateurs (Gustav Mahler – "Autopsie d’un génie" d’Andy Sommer).
- Peinture : des grands peintres (Gauguin : Maker of Myth de Carroll Moore) au pouvoir de la peinture (Yarapa, une école d’art au cœur de la forêt amazonienne de Franck Provvedi qui est un documentaire sur un établissement scolaire qui initie de jeunes indiens à la peinture).
- Regard sur le 7ème Art : pour les cinéphiles, des documentaires tels que Cinéma d’horreur : Apocalypse, virus et zombies de Luc Lagier ou encore Science-fiction et paranoïa : la Culture de la peur aux Etats-Unis de Clara et Julia Kuperberg qui comprend des témoignages de Spielberg, James Cameron et Georges Lucas.
D’autres sections telles que la photographie, la poésie ou encore l’opéra complètent déjà ce formidable et très éclectique tableau.
Pour cette 30ème édition, un Marché International du Film sur l’Art aura lieu du 21 au 24 mars, avec les traditionnelles conférences, séances de pitch, etc.
Les films et expositions ont lieu dans les grands lieux culturels de la ville de Montréal, à savoir : le Musée des Beaux Arts, la Cinémathèque québécoise, la Cinérobothèque, la Grande Bibliothèque, le Musée d’art contemporain de Montréal, l’université Concordia et bien d’autres encore.
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Site internet du festival
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Posté par vincy, le 15 mars 2012
Cette année, le Salon du livre de Paris, qui ouvre ses portes demain vendredi, fait une place au cinéma. "Du livre au film" reflète une tendance de plus en plus structurelle : les films font vendre les livres dont ils sont l'adaptation. Surtout, depuis quelques années, les écrivains préfèrent les adapter eux-mêmes. Philippe Claudel, David Foenkinos, Frédéric Beigbeder ou encore Virginie Despentes sont à la fois en librairie et sur les affiches de leurs films.
Depuis 4 ans, le salon du livre organisait les Rencontres SCELF des droits audiovisuels où producteurs et éditeurs passaient une journée en séances de speed dating.
Mais cette année, le Salon du livre a décidé de parler de cinéma autrement qu'aux professionnels. Plusieurs rendez-vous destinés au grand public vont permettre de mieux comprendre comment on passe de l'écrit à l'écran. Cette année, suprême bonus, les Comics arrivent pour la première fois Porte de Versailles avec une exposition des super héros de DC Comics. A cela s'ajoute les Mangas en grands invités de l'année, avec l'anniversaire de Naruto.
Demandez le programme!
Vendredi 16 mars
14h : Littérature jeunesse au cinéma et cinéma dans la littérature jeunesse.
15h30 : Autour du manuscrit Le Quai des brumes de Prévert. Retour sur la genèse d'une création à travers le manuscrit d'un film.
16h : Ecrire pour le cinéma en Outre-mer.
16h30 : Présentation du film d'animation Aya de Yopougon, d'après la bande dessinée de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie. Sortie du film cet été.
17h30 : remise des prix Animeland (meilleurs oeuvres japonaises)
19h : Ecrire des livres, écrire des films, avec Delphine de Vigan.
Samedi 17 mars
14h30 : Les interprètes du roman, avec Morgan Sportès et son adaptateur Richard Berry, mais aussi le scénariste Julien Rappeneau (Cloclo) et le cinéaste Jérôme Salle (Largo Winch).
16h : Master Class : L'adaptation, du livre au film
16h30 : Grand débat autour du Marsupilami, star de la BD européenne
17h30 : Grande rencontre avec David Foenkinos (La délicatesse)
18h30 : Grande rencontre avec Frédéric Beigbeder (L'amour dure 3 ans)
Dimanche 18 mars
12h : Présentation du film Le Petit Prince, la planète Libris.
12h30 : Grande rencontre avec Milena Agus et Nicole Garcia (Le mal de pierre)
14h30 : Présentation des Adieux de la Reine (en salles le 21 mars) avec Benoît Jacquot et Chantal Thomas.
15h : L'argent des autres, du roman à l'écran (nouvelles aides, écriture de scénario, ...)
16h30 : Le roman "idéal" pour le cinéaste, avec Jean Becker, Serge Joncourt et Jean-Christophe Grangé.
Lundi 19 mars
14h : Raconte-moi le cinéma : François Truffaut, pour les enfants de 8 ans et plus.
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Posté par vincy, le 12 mars 2012
Le 8 mars, Vanessa Paradis était couronnée par le prix Génie (Canada, nominations) de la meilleure actrice pour sa prestation dans Café de Flore. Le 11 mars, la même Vanessa Paradis pour le même rôle, a reçu le prix Jutra (Québec, nominations) de la meilleure actrice. Doublé rare et d'autant plus exceptionnelle qu'elle est la première française à recevoir ces deux prix.
Globalement, les professionnels canadiens et québécois sont tombés d'accord. C'est la sixième fois depuis 1999, date de création des Jutra, que le Meilleur film est identique dans les deux palmarès. En l'occurrence, il s'agit du subtil et sensible Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau, qui était par ailleurs nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Le film a remporté cinq autre Génies (réalisation, adaptation, montage, acteur principal pour Fellag, second rôle féminin pour Sophie Nélisse. Au Québec, il a gagné six autres Jutra (réalisation, second rôle féminin pour Sophie Nélisse, second rôle masculin pour Emilien Néron, scénario, son, musique). Falardeau reçoit ainsi son 2e Jutra du meilleur réalisateur, 5 ans après celui de Congorama.
Autant dire qu'il ne restait plus grand chose pour les autres.
Au Canada, A Dangerous Method de David Cronenberg a quand même pu rivaliser avec cinq trophées : direction artistique, musique, second rôle masculin pour Viggo Mortensen, son, montage sonore.
Café de Flore, qui concourrait dans les deux soirées, n'a pas brillé que pour Vanessa Paradis. Les Génie ont récompensé ses effets visuels et ses maquillages. Les Jutra ont distingué sa photo et sa direction artistique.
Les Génie ont aussi décerné le prix de la Bobine d'or à Starbuck (film canadien le plus populaire) qui a aussi reçu le prix canadien du meilleur scénario et celui de la meilleure chanson. Il a aussi reçu le Billet d'or (film québécois le plus populaire) aux Jutra.
Côté Québec justement, notons que le prix du meilleur acteur a été remis à Gilbert Sicotte (Le Vendeur) et le prix du film s'étant le plus illustré hors Québec à été donné à Incendies, de Denis Villeneuve.
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Posté par vincy, le 11 mars 2012
Un institut, Lexis Nexis, propose chaque année un classement des égéries publicitaires pour les marques de beauté afin de connaître leur impact mondial en retombées presse et en présence sur les réseaux sociaux.
Lady Gaga, visage de la marque Mac, domine largement le tableau cette année. Mais c'est Natalie Portman, 5e, qui créé la surprise. "Miss Dior" a su profiter de son actualité pour faire parler d'elle : un Oscar, un compagnon lui même ambassadeur de L'homme libre d'Yves Saint Laurent, un accouchement... De quoi valoriser le parfum Dior sans trop de dépenses. Il n'y a bien que Beyoncé (L'Oréal), certes plus chanteuse qu'actrice, qui la surclasse (2e) à Hollywood. Portman a ainsi plus de visibilité que Jennifer Lopez (L'Oréal et Gillette), Justin Timberlake (Givenchy) et Gwyneth Paltrow (Estée Lauder), respectivement 6e, 7e et 8e.
Les acteurs et actrices sont de plus en plus sollicités par ces grandes marques car ils apportent une image moins "fabriquée", plus "affective" et toute aussi percutante médiatiquement. Sinon, dans le Top 10, on retrouve une chanteuse (Cheryl Cole), deux sportifs (Jenson Button et Andy Roddick) et une top model inusable (Kate Moss).
En France, les contrats de Marion Cotillard (Dior) et Audrey Tautou (Chanel) touchent à leur fin. Il faudra attendre pour voir si une Léa Seydoux (Prada) fera aussi bien qu'elles. Il reste qu'Eric Cantona, 48e, est toujours parmi les Français les plus connus dans le monde.
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Posté par vincy, le 6 mars 2012
John Carter a 100 ans. Le personnage a été créé par le père de Tarzan, Edgar Rice Burroughs (1875-1950), à l'occasion du Cycle de Mars (11 tomes). Pour la première fois, un héros était envoyé dans l'Espace. Mélange de fantastique et de science-fiction, la série littéraire a évidemment inspiré tous les cinéastes du genre, de Georges Lucas à David Lynch en passant par James Cameron.
Il aura donc fallu attendre 100 ans pour voir ce héros sur grand écran. Un temps incroyablement long.
Disney espère pourtant en faire une franchise, même si les experts hollywoodiens craignent un crash à la Watchmen. Le studio, aidé par les équipes de Pixar, a confié la réalisation à un surdoué du dessin animé pour enfants, Andrew Stanton (Wall-E, Le Monde de Nemo) comme Paramount avait laissé Brad Bird (Les indestructibles) revisiter Mission : Impossible.
Les deux studios ont d'ailleurs en commun d'avoir voulu faire John Carter. Car depuis 80 ans, Hollywood cherche à adapter la saga martienne, malgré un engouement de moins en moins important pour elle. Le Cycle de Mars n'a jamais été un best-seller. Il s'agit plutôt d'une série culte avec ses quelques fans. Pourtant Disney voulait y rester fidèle.
En 1931, Bob Clampett essaie de passer des Looney Tunes à une première version, animée, de John Carter. 20 ans plus tard, c'est Ray Harryhausen (Jason et les Argonautes) qui veut produire une première version cinématographique. Disney acquiert les droits des livres et dans les années 80, elle propose à John McTiernan de réaliser une première adaptation, avec Tom Cruise dans le rôle principal. Mais le studio ne parvient pas à aboutir le projet. Paramount obtient alors les droits et propose dans les années 2000 à plusieurs réalisateurs (dont Robert Rodriguez et Jon Favreau) de s'y atteler. Avec un budget prévisionnel de 100 millions de $, le studio hésite et abandonne. Finalement Disney récupère les droits et lance la machine, enfin. Le tournage débute en 2010.
Un marketing défaillant qui met en péril la franchise possible
Le studio mise gros. Le film a coûté 250 millions de $ à produire. Et on y rajoute 100 millions de $ de frais de marketing d'après Variety. Selon les premières estimations, le box office de son week-end de sortie en Amérique du nord, vendredi prochain, serait de 25 à 30 millions $. Ce qui n'est pas assez pour ce genre de films. Au mieux, il finirait aux alentours de 100 millions de $... D'où la stratégie de le sortir simultanément sur 51 territoires, pour frapper fort dès les premiers jours. Seuls le Japon et la Chine seront épargnés par ce déferlement.
Disney s'apprête donc à perdre de l'argent. Mais quelques erreurs de promotion n'ont pas arrangé les choses. John Carter of Mars est devenu depuis quelques mois John Carter, qui ne signifie rien au public et le rend difficile à vendre. D'autant que ce titre oublie l'importance du rôle féminin, et donc le public potentiel des femmes, que le premier livre mentionne (Une princesse de Mars). Autre erreur : le studio a préféré ne pas montrer des extraits du film ou un teaser lors du très médiatisé Comic Con, réservant la primeur au congrès de Disney, D23. Depuis janvier, le marketing a donc décidé de mettre les bouchées doubles : Superbowl, compte Twitter pour le réalisateur, conférence TED sur le numérique, interviews promotionnelles en rafales. Les critiques sur les réseaux sociaux ne sont pas si mauvaises mais le buzz reste négatif.
Cependant, Disney, Stanton et son scénariste Michael Chabon travaillent déjà sur une suite. Il faut juste que le film fasse mieux que 250 millions de $ dans le monde. Sinon, le fiasco sera lourd financièrement à gérer.
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