Mission : Impossible en format IMAX et en avant-première dans 5 cinémas

Posté par vincy, le 8 décembre 2011

Mission : Impossible - Protocole Fantôme sera disponible dans près de 500 salles IMAX dans le monde dont quelques unes en France. Le film de Brad Bird (Les Indestructibles) sortira le 14 décembre dans l'hexagone. Mais la version IMAX sera disponible durant trois jours en avant-première, les 11, 12 et 13 décembre.

Les cinémas qui diffuseront le film sont le Pathé Quai d'Ivry (Ivry-sur-Seine) où ont eu lieu les projections pour la presse cette semaine, le Gaumont Disney Village (Marne-la-Vallée), le Pathé Carré de Soie (Lyon), le Gaumont Labège (Toulouse) et le Gaumont Grand Quevilly (Rouen).

Dans cette vidéo, Brad Bird explique pourquoi ce format est le meilleur moyen pour faire l’expérience du film : Les explications du réalisateur.

L’âge de glace sur scène : Mamouths on Ice

Posté par vincy, le 1 décembre 2011

La Fox vient de conclure un partenariat avec le spécialiste de la comédie musicale Stage Entertainment (Le Roi Lion, Mamma Mia, Cabaret, et bientôt Sister Act, à Paris) pour adapter sa franchise L'âge de glace (1,9 milliards de $ au box office mondial en trois épisodes, en attendant le 4e l'été prochain) sur scène.

Le spectacle sera lancé en novembre 2012 au stade de Wembley à Londres avant de circuler dans une trentaine de pays durant 5 ans. Les trois premières années, les Mamouths et autres grosses bêtes voyageront en Europe avant de migrer durant deux ans aux USA, en Amérique du Sud, en Australie et en Asie.

Fox espère ainsi réitérer le succès de Disney (Le Roi Lion, Tarzan et La Belle et la bête, en plus des spectacles d'Holiday On Ice) et éviter le flop de DreamWorks (Shrek) pour ses animaux préhistoriques. DreamWorks vient de lancer Dragons en Australie avec un spectacle formaté pour les très grandes salles. Le studio prépare le même style de show pour Kung Fu Panda, qui sera inauguré en Chine. "Ice Age Live! A Mammoth Adventure" sera un nouvel élément de la stratégie du studio, après avoir lancé une série de jouets, une émission spéciale pour la télévision, différents produits dérivés...

Le spectacle, basé sur une histoire originale, combinera patinage artistique, figures aériennes, cinéma et marionnettes ... Guy Caron, issu des productions du Cirque du Soleil, mettra en scène le livret écrit par Ella Louise Allaire et Martin Lord Ferguson. Ces deux auteurs ont collaboré à des shows du Cirque du Soleil et d'Holiday On Ice.

Stage Entertainment produit des spectacles dans toute l'Europe, y compris ceux d'Holiday On ice, et vient d'annoncer l'arrivée de Rocky en comédie musicale à Hambourg. Actuellement à Paris, la société produit Cabaret au Théâtre Marigny (et bientôt en tournée), Mamma Mia ! au Théâtre Mogador, et vient de lancer les auditions de Sister Act pour la saison 2012/2013. Chicago est aussi dans les tuyaux.

Lyon et ses rendez-vous 1OO% ciné au Pathé

Posté par Morgane, le 1 décembre 2011

Depuis la rentrée de septembre, le Pathé Bellecour, ainsi que le Pathé Cordeliers depuis novembre, ont inauguré un cycle de soirées mensuelles autour de différents thèmes.

Chaque mois, ces deux cinémas proposent :

-       Le Choix Première avec la présentation, en avant-première d’un film coup de cœur de la rédaction du magazine Première. Restless a donné le top départ, suivi des Marches du pouvoir en octobre puis du Stratège en novembre qui laisseront place à The Descendants en décembre. À croire que Première en pince pour George Clooney.

-       Le Ciné night club est une soirée alliant musique et cinéma. Après Shine a light, Dirty Dancing et la soirée Daft Punk avec la projection de Interstella 5555 et Daft Punk’s Electroma, le Ciné night club du mois de décembre sera consacré à Tim Burton et son Étrange Noël de monsieur Jack, idéal pour les fêtes.

-       Le Pathé Cordeliers a inauguré en novembre les soirées Back to the 80’ avec Retour vers le futur et continuera sur sa lancée en décembre avec Les Gremlins.

D’autres rendez-vous tels que la Leçon de cinéma durant laquelle un invité du 7e Art revisite sa carrière devant le public ainsi que la Terre tourne, une soirée en… qui propose un focus sur un pays à travers différents films, sont également présents au Pathé Bellecour.

Sleeping Beauty définitivement interdit aux moins de 16 ans

Posté par vincy, le 15 novembre 2011

Frédéric Mitterrand sera resté sourd, ou aveugle, selon. Le ministre de la Culture et de la communication a confirmé l'avis de la commission de classification concernant Sleeping Beauty (voir notre actualité du 31 octobre). le premier film de Julia Leigh sera donc bel et bien interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salles demain.

On reste légèrement perplexe devant cette décision. Comme on l'a déjà exprimé sur ce blog, le film ne mérite vraiment pas les qualificatifs qui ont causé cette interdiction, et aucune image du film ne pourrait être comparable à des films précédemment interdits aux moins d e16 ans.

Le distributeur, ARP Sélection, a changé son affiche. Du bandeau rouge avec le mot "Censuré" (voir notre actualité du 4 novembre), on passe au même bandeau rouge siglé "A vous de juger".

Le film ne s'attendait sans doute pas à autant de publicité. Mais l'ordre conservateur et la morale déplacée ont gagné la première manche. Il ne reste plus qu'au public pour faire oublier cette sombre défaite.

La guéguerre de La guerre des boutons

Posté par redaction, le 6 septembre 2011

Un nouveau doublon dans le monde du cinéma voit le jour. Et ce n’est ni le premier, ni le dernier. Deux films  avec la même histoire, deux dates de sorties proches (14 et 21 septembre), même titre et même budget (13 millions d'euros, et sans doute un peu plus pour accélérer les délais de post-productions)... Les différences sont sur le générique : deux réalisateurs aux itinéraires différents et des acteurs connus d'un côté comme de l'autre. Deux films que l’on pourrait dire jumeaux. Mais des jumeaux dont la dualité soulève et même fabrique le duel.

Course de vitesse

D’un côté, un film de Christophe Barratier, produit par Thomas Langmann (producteur de Astérix aux Jeux Olympiques), avec Guillaume Canet, Kad Merad, Gérard Jugnot, ou encore Laetitia Casta. Du lourd en cinéma. Le cinéaste de la France du passé (Les Choristes, Faubourg 36), celui d'une carte postale jaunie et nostalgique au service d'une machine de guerre populaire... La (nouvelle) Guerre des boutons est à peine terminée (le tournage s'est arrêté en août) qu'elle est déjà prête à sortir en salles (le 21 septembre).

Et de l’autre, un film de Yann Samuell, plus habitué à la comédie romantique et les rapports entre générations comme L'âge de raison et Jeux d'enfants), produit par Marc du Pontavice (producteur de Gainsbourg, vie héroïque), avec Alain Chabat, Fred Testot, Mathilde Seigner et Eric Elmosnino. Registre un peu plus populaire, quoique. Premier lancé (en production), premier tourné, premier sorti : le 14 septembre.

A l'origine, les deux films étaient prévus pour l'hiver 2012, puis avancés à l'automne 2011, pour finalement se faire leur guerre en pleine rentrée scolaire, rivalisant en affichage publicitaire et en marketing. Si pour l'instant personne ne parle des films, les médias se font une joie de traiter le sujet sur le mode de la rivalité... Lequel finira à poil?

La plus célèbre adaptation du roman de Louis Pergaud (de son titre complet La guerre des boutons, roman de ma douzième année) est celle de Yves Robert, réalisée en 1962, et produite par Claude Berri, père de Thomas Langmann. Barratier et Samuell n'étaient même pas nés. Ce n’était cependant pas la première. En effet, la toute première adaptation de ce roman au cinéma fût réalisée en 1936 par Jacques Daroy et s’intitule La Guerre des gosses (où l’on y retrouve Charles Aznavour). Sans oublier une version québécoise, La guerre des tuques, en 1984.

Cette histoire de gamins et de conflits semble traverser le temps. A la manière d’un arbre, l’histoire voit les époques et les générations évoluer. La guerre des boutons, une histoire indémodable ou un passé révolu et regretté?

Pourquoi un (double) renouveau de cette histoire au cinéma d’un seul coup? Tout simplement parce que les droits du film tombent dans le domaine public. Et ce n’est pas la règle du “premier arrivé, premier servi” qui a prôné pour en refaire une version (enfin deux) 21ème siècle. Les deux producteurs (et les scénaristes associés à ce sale coup) ont un lien affectif avec l'histoire (ou le film) et ont trouvé des financements (TF1, Canal +...) : tout le monde les a aidés à persévérer!

Cependant, en aucun cas, il ne s'agit d'un remake du film culte et populaire de Robert puisque seule Danièle Delorme, la veuve du cinéaste, en a possède les droits. Certaines répliques du film ne seront donc pas entendues dans les nouvelles versions. Pourtant, le fameux "Si j'aurais su, j'aurais pas venu" se serait monnayé très très cher!

"Le premier qui a tiré a gagné" - Mathilde Seigner

Une guerre d’égo plus qu’une guerre de boutons. Une guerre de producteurs où les réalisateurs ne sont que des pantins aux ordres d'un concept. Aucun ne veut capituler. C’est à qui fera le plus d’entrées. Au risque d'avoir deux perdants au bout du compte. Le vrai gagnant pourrait être celui qui séduit les enseignants. On imagine mal les deux nouveaux films recevoir le même accueil que celui de Robert, prix Jean Vigo en 1962, avec ses 9,89 millions d'entrées. Elle pourra être revue en salles, à l'occasion d'une ressortie le 12 octobre en version restaurée.

Mais historiquement, lors de ce genre de doublons, le deuxième film devient vite le "maudit". Valmont après Les liaisons dangereuses, Coco Chanel & Igor Stravinsky après Coco avant Chanel, Robin des Bois en deux versions hollywoodiennes en 1991, Infamous après Capote, et bientôt deux films sur Blanche-Neige...

Et c'est vrai que La guerre des boutons de Samuell semble là encore la mieux partie : première à sortir, casting plus familial (Chabat, Seigner), multiples avant-premières (160 au total), partenariat avec Gulli... Typiquement le film dont les moins de 12 ans peuvent faire le succès, accompagnés de leurs parents. Celui de Barratier mise sur une plus grosse machinerie marketing, mais dispose de quelques faiblesses : un casting connu des adultes mais peu des enfants (hormis Merad), des affiches plus noires, plus sombres,  et une sortie une semaine plus tard.

Même si la presse voyait les films aboutis, la critique ne ferait pas la différence.

Cette guéguerre révèle avant tout un appauvrissement artistique et financier du cinéma français : il y a peut-être mieux à faire avec 13 millions d'euros, qu'un "remake" et surtout deux "remakes" simultanés. Les projets ne manquent pas, et les scénarios brillants et originaux non plus.

De plus en plus de films à louer sur Facebook

Posté par vincy, le 25 août 2011

Rien de vraiment neuf sous le soleil de Facebook. Mais une tendance lourde : les studios américains investissent le réseau social pour louer leurs films. Au printemps (voir actualité du 27 mars), Warner avait lancé un test avec The Dark Knight avant d'étendre son offre avec des titres comme Harry Potter, Inception ... En juillet, Paramount s'est jeté dans le réseau avec toute la série Jackass.

Depuis une semaine Universal a mis à disposition de tous ses amis The Big Lebowski, le film culte des Frères Coen, avec l'application Social Theater (pour 30 crédits Facebook d'une valeur de 3$ US).

Et là, Miramax s'y est investit à son tour avec The Miramax Experience. 20 titres seront immédiatement disponibles pour les internautes américains, parmi lesquels Will Hunting, Gangs of New York, Retour à Cold Mountain, Spy Kids, Chicago et No Country for Old Men. Les conditions tarifaires de location sont les mêmes que pour Universal. Miramax avait déjà signé avec NetFlix, qui propose davantage de titres (dont Pulp Fiction, Le Patient anglais, les Scream et Shakespeare in Love).

Facebook est une force de frappe incontournable selon les studios. Premier portail d'entrée sur Internet, il doit cependant modifier sa stratégie tant les usages ont évolué depuis sa création. L'aspect purement communautaire est en déclin tandis que les usages ludiques (jeux, vidéos) et marketing (fan d'une marque) progressent. Cette passivité des internautes est donc compensée par la facilité d'utilisation du site.  Ainsi, les sites autour de films sont en nette augmentation, tout comme le partage de vidéo ou le téléchargement d'une vidéo.

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One Piece Strong World : le 10e film débarque enfin dans les salles françaises (les autres en DVD)

Posté par vincy, le 23 août 2011

Plus de 63 tomes à date. Un peu moins en français (le prochain, le N°58 sort en septembre). One Piece est l'un des mangas les plus populaires du monde : 220 millions d'exemplaires selon son éditeurs, dont 6 millions rien qu'en France ; les derniers volumes se vendent à 50 000 exemplaires à chaque sortie. Outre une série TV de plus de 500 épisodes, il a donné lieu à dix films en salles, tous des succès majeurs. One Piece Strong World, le 10e de la série, est le premier à sortir dans les salles françaises ce mercredi 24 août. Il avait attiré 3,6 millions de spectateurs au Japon (53 millions de $ au box office nippon, un record pour la franchise). Pour la première fois, l'auteur du manga, Eiichiro Oda, a participé à ce dixième film anniversaire, comme scénariste.

Le film avait été présenté au Festival du cinéma d'animation d'Annecy en 2010. Les neuf autres films vont être diffusés en DVD et Blu-Ray. One Piece : le film sort ce même 24 août. L'aventure de l'île de l'horloge est prévu en novembre, Le Royaume des Chopper, l'île des bêtes étranges en mars 2012, L'aventure sans issue en juillet 2012, La malédiction de l'épée sacrée en novembre 2012, Baron Omatsuri et l'île aux secrets en mars 2013, Le Mecha Géant du Château Karakuri en juillet 2013, Episode d'Alabasta : les pirates et la princesse du désert en novembre 2013, et enfin Episode de Chopper : le miracle des cerisiers en hiver en mars 2014. Un onzième film, Mugiwara Chase, en 3D, est sorti au Japon en mars dernier.

Et d'ailleurs ce film, que vaut-il? Que la farce soit avec toi!

Ce n'est pas du Miyazaki (malgré de fortes influences dans les décors). Le dessin est imprécis, certains figurants lointains sont à peine esquissés, parfois figés... l'aspect artistique est plus proche d'un manga pour la télévision que d'un film d'animation pour le cinéma. Mais il y a au moins le sens du spectacle. Cet univers fantastique et bariolé, avec ses drôles d'animaux et ses personnages très typés, en font une aventure délirante et inventive. Entre jeu vidéo (on frôle les Pokémons côté histoire) et véritable univers de genre (les films de pirates, sans la noirceur d'Albator), avec une musique idéale pour des consoles Nintendo, et un humour grotesque très nippon, le film d'aventures mue - malgré lui? - en une farce où chacun rivalise de grimaces démoniaques ou burlesques. C'est imaginatif (par exemple ces escargophones vidéos autopropulsés), drôle ("Tu ne mérites pas qu'on te tue") et simpliste (des gentils immortels et invulnérables contre un vilain méchant qui veut régner sur le monde).

Tout est exagéré. Les pirates ont plutôt des airs de Yakuzas (notamment dans les batailles finales façon Kill Bill). L'hommage au Mime Marceau ajoute une bonne intention aux créateurs. Ce grand n'importe quoi est cinématographiquement pauvre, mais cela ne retire pas l'éventuel plaisir régressif que l'on peut éprouver. Il manque quand même le perfectionnisme d'un auteur, une vision artistique ambitieuse pour que One Piece Strong World, malgré quelques séquences d'action pas mal foutues, se différencie d'une production vidéo ou télévisuelle.

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Synopsis : « East Blue menacé de destruction ? » Alors que l'équipage au chapeau de paille continue son voyage, les pirates apprennent une nouvelle des plus surprenantes. Devant la menace qui plane sur leurs îles natales respectives, Luffy et ses compagnons décident d'interrompre leur aventure pour revenir vers East Blue, « la mer de l'Est ». C'est à ce moment qu'apparaît dans le ciel un mystérieux bateau pirate. Aux commandes de cet étrange navire qui peut voler, un pirate qui a mangé un fruit du Démon : le légendaire
« Shiki le lion d'or » ! Il est le seul prisonnier à être parvenu à s'évader d'Impel Down, le pénitencier sous-marin. Sa renommée s'élève sans problème au rang de celle de Barbe Blanche ou encore de Gold Roger, l'ancien Roi des Pirates. Shiki attire nos amis dans un piège : Il enlève Nami et disperse le reste de l'équipage sur l'archipel volant qui lui sert de refuge.Sur ces îles, la loi du plus fort règne en maître ! Les pirates y croisent les animaux les plus féroces qu'ils aient jamais croisés. Nami, ravalant ses larmes, doit supplier Shiki de l'accepter dans l'équipage du lion d'or... Et ces animaux gigantesques qui ont connu une évolution totalement hors-normes... Mais qu'arrive-t-il à l'équipage au chapeau de paille ? Quelles sont les véritables ambitions de Shiki ? C'est le début d'une formidable aventure qui décidera du sort de l'équipage au chapeau de paille.
Bande annonce du film

Coppola adopte la 3D et l’interactivité pour Twixt

Posté par vincy, le 29 juillet 2011

Francis Ford Coppola était aussi au Comic-Con de San Diego cette année. Un grand retour après 19 ans d'absence (il était venu présenter Dracula).

Cette fois-ci, Coppola est venu parler de son nouveau film, Twixt, qui fera son avant-première mondiale au prochain festival de Toronto. Film de genre, auto-produit, Twixt réunit Val Kilmer, Ben Chaplin, Elle Fanning et Bruce Dern.

C'est aussi le premier film en 3D du réalisateur de la trilogie du Parrain. Il précède chronologiquement Spielberg et Scorsese dans cet exercice du cinéma en relief.

Au Comic-Con, Coppola n'a pourtant pas été tendre avec cette technologie. "Je n'aime pas regarder la 3D avec des lunettes. J'ai même regardé Avatar en 3D mais la plupart du temps sans porter les lunettes. Je ne l'ai remettait que lorsque ces séquences l'exigeaient."

Coppola a surtout annoncé une tournée promotionnelle du film aussi insolite qu'intéressante : une tournée à la manière des concerts de musique, avec un orchestre pour interpréter en direct la bande originale.

Mais c'est surtout la projection du film dans les trente villes qu'il explorera un nouveau territoire : l'interactivité. Muni d'une tablette tactile, Coppola assemble les scènes de son film, en direct, selon les réactions du public. Un montage sur le vif, différent à chaque ville.

Sur Facebook, enfin, on peut aussi choisir la future affiche du film.

Quant au film, le cinéaste le résume ainsi : «  Un tiers de romance gothique, un tiers de film personnel, et un tiers de film d’horreur comme ceux avec lesquels j’ai démarré ma carrière ». L'idée lui est venue d'un rêve et de ses lectures. "Un écrivain sur le déclin arrive dans une petite ville pour une séance de dédicaces. Il se retrouve impliqué dans l’enquête sur le meurtre d’une jeune fille. Son fantôme lui apparaît en rêve, il décide d’écrire son histoire. Jusqu’à ce qu’il découvre que ce meurtre est intimement lié à sa propre vie" selon le synopsis officiel.

Cars 2 tiendra-t-il la route au Box office US ?

Posté par geoffroy, le 26 juin 2011

Selon les premiers chiffres, Cars 2 démarre en trombe pour son premier weele-end. 25M$ le vendredi pour un week-end estimé à 68M$. Le succès est donc au rendez-vous. Sans surprise.

A dire vrai nous ne nous attendions pas à un échec. Encore moins si l’on prend en compte le relatif échec d’un Kung Fu Panda 2 quelque peu moribond avec un final estimé aux alentours des 160-170M$ sur le sol américain. Relativisons, le Panda est, pour le moment, le plus gros succès animé de l'année, devant Rio et Rango.

La route est tracée pour le bolide rouge de Pixar. A moins que…

Pour la première fois depuis Toy Story (1995), un film estampillé Pixar ne fait pas l’unanimité auprès de la critique américaine. L’excellent site Metacritic reprend l’essentiel des avis des grands médias américains pour établir une moyenne via un barème sur 100. Cars 2 obtient 58/100.

Ce qui est faible pour un studio habitué à livrer des longs-métrages de qualité aussi inventifs visuellement que narrativement. Les notes vont de 28 à 90. Les avis sont donc partagés. Pour rappel voici les moyennes obtenues par les différents Pixar selon le même mode de calcul. Et comme on le constate, cela ne préjuge en rien ni du box office final nord-américain (Toy Story 3, Nemo et Là-haut dominent les recettes) ni du succès international...

1/ Ratatouille : 96/100

2/ Wall E : 94/100

3/ Toy Story 1 & 3 : 92/100

5/ Les indestructibles : 90/100

6/ Le monde de Nemo : 89/100

7/ Là-haut & Toy Story 2 : 88/100

9/ 1001 pattes : 77/100

10/ Cars : 73/100

11/ Cars 2: 58/100

Le résultat est sans appel. Si nous le comparons aux autres films d’animation sortis cette année, Cars 2 reste également derrière.

1/ Rango : 75/100

2/ Kung Fu Panda 2 : 67/100

3/ Rio : 63/100

4/ Cars 2 : 58/100

Nous le voyons, la différence est bien plus faible. Mais contrairement à la norme Pixar, Cars 2 se fait distancer. Pour la critique américaine (nous disons bien américaine), le film a déçu. Ce qui ne veut pas dire qu’il soit forcément mauvais. En effet, un Pixar ne peut se satisfaire d’être bon. Il doit être excellent, novateur, poétique et techniquement parfait. Cela peut paraître injuste mais c’est comme cela.

Le film a réussi sa sortie. Soit. Réussira t-il sa carrière ? Pour cela le bouche à oreille est primordial, ce qui fait des avis postés par les internautes un bon indicateur. Sur ce point, ils sont unanimes et en accord avec la critique.

Sur le site d’IMDB le film récolte un honnête 6,6/10 alors que Là-haut obtenait un 8,4, Wall E un 8,5 et Toy Story 3 un 8,6. Deux points d’écart, c’est beaucoup. Même son de cloche sur le site Rotten Tomatoes. Avec 33% d’avis favorables Cars 2 est « atomisé » par Kung Fu Panda 2 et ses 83%. La logique voudrait que le dernier Pixar ne réédite pas les succès de Toy Story 3 (415M$) ou encore de Là-haut (293M$). Un score à la Wall E (223M$) nous semble bien plus probable.

Mais comme nous le disons souvent rien n’est joué, d’autant que le film de John Lasseter n’affrontera aucune concurrence directe tout l’été puisque le Chat Potté (prochain film d’animation à sortir aux Etats-Unis) ne sort qu’au mois de novembre.

Cannes 2011 – 20 ans de fidélité entre Cannes et le Groupe Baron Philippe de Rothschild

Posté par MpM, le 16 mai 2011

Le Groupe Baron Philippe de Rothschild est présent à Cannes en tant que fournisseur officiel du Festival, mais également dans l'un des plus bels espaces du Palais : au dernier étage, sur une terrasse ensoleillée et cosy donnant directement sur la mer. Le Mouton Cadet wine bar, un lieu privilégié et unique, à l'écart du tumulte ambiant, où viennent se ressourcer stars et journalistes. Rencontre avec Hugues Lechanoine, directeur général du Groupe.

Parlez-nous de l'histoire du groupe avec le Festival de Cannes

Hugues Lechanoine : Ca fait 20 ans que Mouton Cadet est le fournisseur officiel du festival de Cannes. Dans tous les dîners officiels sont servis bien sûr Mouton Cadet mais aussi tous les autres vins de la maison. Les grands crus comme Chateau Mouton Rothschild, mais aussi Opus One, notre vin californien, ou encore Château d'Armailhac...

Quels sont les liens du groupe avec le cinéma ?

HL : C'est une famille qui est liée à l'art en général. Le Baron Philippe de Rothschild et puis maintenant Philippine de Rothschild, sa fille, ont toujours été fascinés par l'art et en particulier par le cinéma, le théâtre, la peinture. Ils ont concrétisé cet amour avec cette fameuse collection Paintings for labels ("l'art et l'étiquette") sur Mouton-Rothschild depuis 1945. Tous les ans, un artiste (Picasso, Chagall, Cézanne...) a illustré les étiquettes de bouteilles Château Mouton Rothschild. Ils ont donc manifesté leur amour de l'art sur leurs propres produits. Sur le vin. A l'époque, c'était tout à fait inédit. Cela représentait une rupture avec la vieille étiquette jaunie qui représentait les grilles du château !

Dans quelle mesure le groupe s'implique-t-il dans le cinéma ?

HL : On n'est pas impliqué dans la production de cinéma mais on est très proche. La Baronne elle-même a été au Conservatoire, dans la même promotion que Jean-Paul Belmondo, et elle a joué dans la pièce  de théâtre Harold et Maud. Elle est très proche de Gilles Jacob, de Frédéric Mitterrand... La famille a toujours été proche du milieu du théâtre et du cinéma. D'ailleurs, Jean-Paul Belmondo a demandé à venir avec ses amis ici, sur le Mouton Cadet wine bar, pour passer la fin de soirée après l'hommage officiel qui lui est rendu.

On a aussi eu quelques demandes de placement de produits : Mouton Rothschild dans Goldfinger, Mouton Cadet dans Tootsie. On a un vin Mouton Cadet qui est extrêmement international et qui colle complément à l'univers du cinéma. Il y a donc une véritable légitimité.  Nous, notre métier, c'est le vin, mais notre second métier, c'est l'art. Il y a l'intérieur de la bouteille, mais il y a aussi l'extérieur. Sur ce plan, on est très originaux, très atypiques. On n'est plus dans le mercantile. On est dans le plaisir.