Les 36 révélations en lice pour les César 2020

Posté par redaction, le 12 novembre 2019

Le Comité des révélations de l’Académie des César vient dévoiler la liste de 36 comédiens et comédiennes préconisées pour les nominations dans la catégorie espoir.

Cette liste, n'a aucun caractère d'obligation, mais elle contribue fortement à une possible nomination. Quelques films cumulent plusieurs nominations dont Les misérables, Hors normes et La vie scolaire (deux côté masculin), C'est ça l'amour (deux côté féminin), Seules les bêtes et Atlantique (une de chaque côté).

Les Révélations 2020 – Comédiennes :

  • Luàna Bajrami dans Portrait de la jeune fille en feu
  • Mya Bollaers dans Lola vers la mer
  • Shirine Boutella dans Papicha
  • Céleste Brunnquell dans Les Éblouis
  • Manon Clavel dans La Vérité
  • Jennifer Decker dans Un beau voyou
  • Zéa Duprez dans Les Météorites
  • Mina Farid dans Une fille facile
  • Nora Hamzawi dans Doubles vies
  • Sarah Henochsberg dans C’est ça l’amour
  • Lyna Khoudri dans Papicha
  • Louise Labèque dans Zombi Child
  • Justine Lacroix dans C’est ça l’amour
  • Lise Leplat Prudhomme dans Jeanne
  • Nina Meurisse dans Camille
  • Mama Sané dans Atlantique
  • Nadia Tereszkiewicz dans Seules les bêtes
  • Maud Wyler dans Perdrix

Les Révélations 2020 – Comédiens :

  • Anthony Bajon dans Au nom de la terre
  • Idir Ben Addi dans Le jeune Ahmed
  • Bastien Bouillon dans Debout sur la montagne
  • Djanis Bouzyani dans Tu mérites un amour
  • Mathieu Capella dans Deux fils
  • Jean-Christophe Folly dans L’Angle mort
  • Soufiane Guerrab dans La Vie scolaire
  • Hakim Jemili dans Docteur ?
  • Benjamin Lesieur dans Hors Normes
  • Alexis Manenti dans Les Misérables
  • Amadou Mbow dans Atlantique
  • Tom Mercier dans Synonymes
  • Bryan Mialoundama dans Hors Normes
  • Guy Roger N’Drin dans Seules les bêtes
  • Liam Pierron dans La Vie scolaire
  • Thimotée Robart dans Vif-argent
  • Thomas Scimeca dans Bêtes blondes
  • Djebril Zonga dans Les Misérables

Les nominations aux European Film Awards 2019

Posté par vincy, le 9 novembre 2019

Les nominations des 32e European Film Awards ont été annoncé ce samedi 9 novembre au Festival du film européen de Séville en Espagne. Quelques catégories avaient été dévoilées en amont depuis la fin de l'été. La remise des prix aura lieu à Berlin le 7 décembre, avec un Prix pour sa contribtion au cinéma mondial à Juliette Binoche et un Prix Européen de la meilleure série de fiction pour Babylon Berlin.

Si les films sélectionnés à Cannes constituent l'essentiel des sélectionnés, quelques films présentés à Berlin et à Venise (2018 autant que 2019) sont en bonne position. Le cinéma français est cité dans les principales catégories. Il reste quelques catégories (techniques) mais aussi honorifiques (prix européen pour l'ensemble d'une carrière, prix Eurimages de la co-production) à connaître.

Meilleur film européen
J'accuse ; Les misérables ; Douleur et gloire ; System-Sprenger : La favorite ; Le traitre

Meilleur réalisateur
Pedro Almodovar (Douleur et gloire) ; Yorgos Lanthimos (La favorite) ; Marco Bellocchio (Le traitre) ; Roman Polanski (J'accuse) ; Céline Sciamma (Portrait de la jeune fille en feu)

Meilleure actrice
Viktoria Miroshnichenko (Beanpole) ; Noémie Merlant (Portrait de la jeune fille en feu) ; Trine Dyrholm (Dronningen) ; Helena Zengel (System-Sprenger) ; Olivia Colman (La favorite)

Meilleur acteur
Jean Dujardin (J'accuse) ; Levan Gelbakhiani (Et puis nous danserons) ; Antonio Banderas (Douleur et gloire) ; Pierfrancesco Favino (Le traitre) ; Ingvar E. Sigurdsson (A white white day) ; Alexander Scheer (Gundermann)

Meilleur scénariste
Pedro Almodovar (Douleur et gloire) ; Céline Sciamma (Portrait de la jeune fille en feu) ; Marco Bellocchio, Ludovica Rampoldi, Valia Santella & Francesco Piccolo (Le traitre) : Robert Harris & Roman Polanski (J'accuse) ; Ladj Ly, Giordano Gederlini & Alexis Manenti (Les Misérables)

Pas encore dévoilés:

  • Meilleure photo
  • Meilleur montage
  • Meilleurs décors
  • Meilleurs costumes et maquillages
  • Meilleur son
  • Meilleure musique
  • Meilleurs effets visuels

Meilleur documentaire
For Sama ; Honeyland ; Putin's Witnesses ; Selfie ; La Scomparsa du mia madre (La disparition de ma mère)

European Discovery - Prix Fipresci

Aniara de Hugo Lilja, Pella Kågerman ; Atlantique de Mati Diop ; Blind Spot de Tuva Novotny ; Irina de Nadejda Koseva ; Les Misérables de Ladj Ly ; Ray & Liz de Richard Billingham

People's Choice Award - Prix du public

Border de Ali Abbasi ; Cold War de Pawel pawlowski ; Dogman de Matteo Garrone ; Les animaux fantastiques; les crimes de Grindelwald de David Yates ; Girl de Lukas Dhont ; Heureux comme Lazzaro d'Alice Rohrwacher ; Mamma Mia! Here We go again d'Ol Parker ; Douleur et Gloire de Pedro Almodovar ; Le grand bain de Gilles Lellouche ; Parvana de Nora Twomey ; La Favorite de Yorgos Lanthimos ; Les enquêtes du département V: Dossier 64 de Christopher Boe

Prix de la comédie

Ditte & Louise de Niclas Bendixen ; Tel Aviv on Fire de Samej Zoabi ; La Favorite de Yorgos Lanthimos

European University Film Award - Prix des étudiants

Et puis nous danserons de Levan Akin ; Dieu existe, son nom est Petrunya de Teona Stugar Mitevska ; Piranhas de Claudio Giovannesi ; Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma ; Benni de Nora Fingscheidt

Prix de l'animation

Bunuel après l'âge d'or de Salvador Simo ; J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin ; L'extraordinaire voyage de Marona d'Anca Damina ; Les hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec

Prix du court métrage

Dogs barking at birds de Leonor Teles ; Reconstruction de Jiri Havlicek et Ondrej Novak ; The Christmas Gift de Bodan Miresanu ; Les extraordinaires mésaventures de la jeune fille de pierre de Gabriel Abrantes ; Watermelon Juice de Irene Moray

Un pop-up store Ghibli à Paris

Posté par vincy, le 6 novembre 2019

boutique studio ghibli © ecrannoir.frIl y a une boutique Harry Potter à côté de l'Opéra. Une boutique éphémère dédiée à l'univers du sorcier et des Animaux fantastiques située boulevard des Italiens et ouverte jusqu'à la fin janvier. Mais le pop-up store à ne pas manquer, c'est "Le château éphémère", entièrement dédiée aux (chers) produits dérivés du studio Ghibli et des créatures de Hayao Miyazaki et d'Isao Takahata, <a href="http://ecrannoir.fr/blog/blog/2018/04/06/isao-takahata-1935-2018-a-rejoint-le-tombeau-des-lucioles/"décédé l'an dernier.

Localisée à Odéon (19 rue Grégoire de Tours), ouverte jusqu'au 15 décembre (attention pour les cadeaux de Noël) tous les jours (le lundi et le dimanche, seulement l'après midi), on y trouvera des Totoro, de quoi fêter les 30 ans de Kiki la petite sorcière et autres peluches, mugs, portes-clefs ayant pour effigie les personnages légendaires du studio, dont on attend le prochain film, Kimi-tachi wa D? Ikiru ka (How Do You Live en anglais, Comment vivez-vous en français) l'année prochaine (au mieux).

Notez aussi que le catalogue Ghibli a été récemment acquis par HBO Max (Warner Media) pour la diffusion des films en streaming.

Les 13 films sélectionnés pour les deux Prix Louis-Delluc 2019

Posté par vincy, le 30 octobre 2019

8 films et 5 premiers films sont lancés dans la course du prestigieux prix Louis-Delluc. les lauréats seront connus le 9 décembre. On remarque dans cette liste quelques habitués et quelques nouveaux venus. Mais surtout pas mal de films sélectionnés à Berlin et à Cannes. Ainsi l'Ours d'or, Synonymes, et le Grand prix du jury, Grâce à Dieu, de la Berlinale, tout comme le film de Téchiné présenté en séance spéciale, sont de nouveau en compétition face à 4 films sélectionnés à Cannes (en compétition, hors-compétition, Un certain regard et à la Quinzaine). Et côté premier film, on retrouve une œuvre expérimentale Ne croyez surtout pas que je hurle (Berlin), un film d'animation J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (Grand prix de la Semaine de la critique à Cannes) et Atlantique de Mati Diop (Grand prix du jury à Cannes).

Etonnament, Les Misérables, candidat français aux Oscars et prix du jury à Cannes, est absent des deux catégories.

Signalons enfin que Cavalier et Téchiné sont les seul de la liste à avoir déjà reçu le Louis-Delluc (Cavalier en 1980 et Téchiné en 1994). Mais Rebecca Zlotowski a déjà été récompensée du Louis-Delluc du premier film (en 2010). Desplechin, Ozon et Dumont tenteront une fois de plus, en grands habitués de la sélection, de décrocher (enfin) le prix.

Louis-Delluc

Etre vivant et le savoir d’Alain Cavalier
Grâce à Dieu de François Ozon
Synonymes de Nadav Lapid
Une fille facile de Rebecca Zlotowski
L’angle mort de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard
Roubaix une lumière d’Arnaud Desplechin
L’adieu à la nuit d’André Téchiné
Jeanne de Bruno Dumont

Louis-Delluc du Premier film

Vif-argent de Stéphane Batut
Ce qu’il me reste de la révolution de Judith Davis
Ne croyez surtout pas que je hurle de Frank Beauvais
J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin
Atlantique de Mati Diop

Gotham Awards 2019 : Marriage Story et Uncut Gems dominent les nominations

Posté par wyzman, le 27 octobre 2019

C'est ce jeudi qu'étaient annoncées les nominations pour les 29e Annual Gotham Independent Film Awards ou l'équivalent des Oscars du cinéma indépendant.

Un grand cru

S'il ne faisait aucun doute que Marriage Story de Noah Baumbach et Uncut Gems de Josh et Benny Safdie allaient retenir l'attention des organisateurs, ce ne sont pas les seuls films nommés à trois reprises. The Farewell de Lulu Wang et The Last Black Man in San Francisco de Joe Talbot récoltent autant de mentions.

Côté acteurs, Will Dafoe (The Lighthouse) tentera de succéder à Ethan Hawke (First Reformed) en battant Adam Driver (Marriage Story) et Adam Sandler (Uncut Gems). Chez les femmes, Elisabeth Moss (Her Smell) et Florence Pugh (Midsommar) feront de leur mieux pour éclipser Alfre Woodard (Clemency). Un véritable objectif tant sa performance de directrice d'établissement pénitencier l'a mise sur la liste des actrices à suivre jusqu'aux Oscars.

Bien que Scarlett Johansson ne soit pas nommée pour son rôle dans Marriage Story, le film de Noah Baumbach qui raconte le divorce d'un metteur en scène et d'une comédienne pourrait repartir de la cérémonie du 2 décembre prochain avec le Gotham Award du meilleur scénario et du meilleur film. Le film sera disponible le 6 décembre sur Netflix. Pour rappel, l'autre grand film indépendant de la saison, Uncut Gems, montre comment le quotidien d'un propriétaire de bijouterie est bouleversé après un vol de marchandise.

Meilleur film

  • The Farewell
  • Hustlers
  • Marriage Story
  • Uncut Gems
  • Waves

Meilleur documentaire

  • American Factory
  • Apollo 11
  • The Edge of Democracy
  • Midnight Traveler
  • One Child Nation

Meilleur acteur

  • Willem Dafoe – (Thomas Wake) – The Lighthouse
  • Adam Driver – Charlie Barber – Marriage Story
  • Aldis Hodge – Anthony Woods – Clemency
  • André Holland – Ray Burke – High Flying Bird
  • Adam Sandler – Howard Ratner – Uncut Gems

Meilleure actrice

  • Awkwafina – Billi Wang – The Farewell
  • Elisabeth Moss – Becky Something – Her Smell
  • Mary Kay Place – Diane – Diane
  • Florence Pugh – Dani Ardor – Midsommar
  • Alfre Woodard – Warden Bernadine Williams – Clemency

Meilleur scénario

  • Lulu Wang – The Farewell
  • Tarell Alvin McCraney – High Flying Bird
  • Jimmie Fails, Joe Talbo et Rob Richert – The Last Black Man in San Francisco
  • Noah Baumbach – Marriage Story
  • Ari Aster – Midsommar

Acteur.trice révélation

  • Julia Fox – Julia Holmes – Uncut Gems
  • Aisling Franciosi – Clare Carroll – The Nightingale
  • Chris Galust – Vic – Give Me Liberty
  • Noah Jupe – Young Otis Lort – Honey Boy
  • Jonathan Majors – Montgomery Allen – The Last Black Man in San Francisco
  • Taylor Russell – Emily Williams – Waves

Prix Bingham Ray du meilleur réalisateur

  • Laure de Clermont-Tonnerre – The Mustang
  • Kent Jones – Diane
  • Joe Talbot – The Last Black Man in San Francisco
  • Olivia Wilde – Booksmart
  • Phillip Youmans – Burning Cane

Meilleure série (de plus de 40 minutes)

  • Chernobyl
  • David Makes Man
  • My Brilliant Friend
  • Unbelievable
  • When They See Us

Meilleure série (de moins de 40 minutes)

  • PEN15
  • Ramy
  • Russian Doll
  • Tuca & Bertie
  • Undone

Gotham d'honneur

Des films sans images (mais avec du son)

Posté par vincy, le 25 octobre 2019

Cinésonore. France Culture et le MK2 Bibliothèque ont proposé le 4 juillet dernier une expérience inédite: "l’écoute d’une œuvre en son spatialisé (le son enveloppe l’auditeur grâce à un mixage spécifique) dans une salle de cinéma". L'écran, lui, est éteint. "C’est dans la pénombre et l’intimité de notre crâne que l’on découvre Le Brasier Shelley, un film sonore de Ludovic Chavarot et Céline Ters, auquel Gaspard Ulliel, Marianne Faithfull, Warren Ellis et Lola Peploe ont notamment prêté leur voix" expliquaient les organisateurs.

"Le son immersif, c’est un son qui enveloppe l’auditeur grâce à un mixage spécifique et une diffusion en 7.1 – une expérience d'écoute avec 8 sources de diffusion. Un nouveau format très immersif aux effets surprenants sur l’auditeur," comme le résume Frédéric Changenet, ingénieur du son qui a travaillé, sur France Culture. Le spectateur se crée ses propres images, mentalement.

Ce n'était pas vraiment une première puisque la Fiac Hors les Murs en 2015, avait déjà lancé cette forme de "projection". Il s'agissait alors de deux films fantômes réalisés  à partir des scénarios non concrétisés de Bertrand Bonello: Madeleine d’entre les morts et La Mort de Laurie Markovitch. Depuis, une trentaine d’œuvres de ce genre ont été diffusées à la maison de la Radio. Mais en juillet, c'était la première fois que ce cinésonore investissait une salle de cinéma. Sur le site dédié de Radio France (hyperradio pour le son spatialisé), on peut aussi écouter Vent clair d'après Andreï Tarkovski

L'expérience immersive intéresse aussi la chaîne TCM. La chaîne de Warner Media, qui fête ses 20 ans en France, a annoncé il y a quelques semaines une création originale audio, un western baptisé Morts à l'aveugle, pour janvier 2020.  Ce western audio d'une heure sera un podcast décrit comme "un film à ressentir et écouter qui met en scène un thriller dans un monde western". Il sera découpé en épisodes pour les plateformes de podcasts et les réseaux sociaux. Un écran noir pour une sieste blanche...

Le son redevient tendance. Podcasts, livres audio, feuilletons et fictions radiophoniques comme au temps d'Orson Welles. Alors pourquoi pas du cinéma...

Une campagne de financement participatif pour donner vie au roman graphique du cinéaste Rosto

Posté par MpM, le 23 octobre 2019

L'univers du cinéaste néerlandais Rosto, qui nous a quittés en mars dernier, était peuplé de créatures à la fois humaines et monstrueuses hantant des récits en forme de cauchemars éveillés, à l'ambiance singulière et hypnotique. Ses courts métrages forment une oeuvre cohérente et incontournable, dans laquelle la musique de son groupe Thee Wreckers et son roman graphique en ligne Mind my gap (lui-même adapté dans la trilogie qui réunit Beheaded, (The Rise and Fall of the Legendary) Anglobilly Feverson et Jona/Tomberry) jouent un rôle prépondérant. Il avait d'ailleurs eu les honneurs des plus grands festivals, de Cannes (Grand Prix Canal+ à la Semaine de la Critique en 2005 pour Jona/Tomberry) à Ottawa (Grand prix pour Lovely Bones en 2013).

Au moment de sa mort, il travaillait sur un projet central dans son travail : la création d'une version physique de son roman graphique, qu'il souhaitait également adapter en long métrage. L'objet devait être accompagné des chansons de son groupe.

Autour de minuit, société de production et de distribution spécialisée dans l'animation, et fidèle compagnon de route de l'artiste dont il a produit les quatre derniers films (Le Monstre de Nix, Lonely Bones, Splintertime, Reruns) et distribue tous les autres, a décidé de reprendre le flambeau afin de mener le projet à terme.

Rosto avait terminé la maquette des 210 pages du roman graphique ainsi que l’enregistrement et le mixage des 30 morceaux du double album Songs From My Gap. Il s'agit donc d'en finaliser les éléments graphiques et d'en superviser l'édition, ainsi que de créer les différents objets qui les accompagneront comme le DVD/Blu-Ray de sa Tétralogie, un vinyle 33 tours collector (So far, so evil) ou encore un Flipbook inédit, qui sont tous proposés comme contreparties dans le cadre de la campagne participative.

Pour se replonger dans l'expérience exceptionnelle de Mind my gap, (re)découvrir l'oeuvre unique du réalisateur, ou tout simplement contribuer à sa mémoire bien vivante, vous êtes ainsi invités à participer au financement participatif en cours sur le site KissKissBankBank jusqu'à la fin du mois de novembre.

[Lumière 2019] Francis Ford Coppola reçoit avec émotion le Prix Lumière

Posté par Morgane, le 20 octobre 2019

Comme chaque année depuis dix ans, la salle du Palais des Congrès se gonfle de monde, tous venus venus assister à la Remise du Prix Lumière. Après Jane Fonda, Wong Kar-wai, Catherine Deneuve, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Ken Loach, Gérard Depardieu, Miles Forman et Clint Eastwood, c’est donc à Francis Ford Coppola qu’est attribué le Prix de cette nouvelle édition du Festival Lumière.

Les invités sont nombreux. Coppola est accompagné de sa femme Eleanor (réalisatrice de Au cœur des ténèbres: l’Apocalypse d’un metteur en scène et Paris can wait) et de son fils Roman. Les hommages se succèdent. Jeanne Cherhal au piano chante le thème du Parrain de Nino Rota dont les paroles françaises sont de Boris Bergman. Quelques films des frères Lumière sont projetés. Il y a aussi l'inévitable retour en images sur les 10 ans du festival, sur cette édition en particulier et sur Coppola célébré! John Osborn chante l’aria de l’Arlesienne. Sofia, qui est en ce moment à Tokyo, et ses deux filles, ont envoyé une vidéo de félicitations, tout comme James Gray qui évoque son amour et son admiration pour le Maestro.

Bong Joon-ho marqué par Apocalypse Now
Puis c’est à Bong Joon-ho, Palme d'or cette année pour Parasite, de prendre la parole. "C’est un honneur. Je suis un peu en train de trembler. Francis Ford Coppola a fait des films extraordinaires et a changé l’histoire du cinéma. Je ne vais pas m'étaler là-dessus car ça prendrait des heures. Quand Apocalypse Now est sorti en 1979 je n’ai pas pu le voir car il était censuré en Corée. C’est en 1988 qu’il est enfin sorti sur les écrans en Corée. J’étais à l’université et je suis allé le voir le premier jour de sa sortie. Ça a été un choc incroyable, indescriptible! Ensuite j'ai vu le documentaire. On y voyait Coppola aux Philippines, torse nu car il faisait très chaud. Et face caméra il demandait: "Qu'est-ce que le cinéma?" et il disait qu'un enfant de 9 ans, si il veut réaliser un film, il le peut. Ça m'a donné du courage." Après ça, il s'est inscrit au ciné-club de son Université et a réalisé un premier court-métrage. Autre anecdote en lien avec Coppola. "Pour m'entraîner je me suis mis à faire des storyboards de films existants et je l'ai fait avec Le Parrain, une scène de crime. Je suis quelqu'un de non violent mais quand je vois un crime je ne sais pas pourquoi mais ça m'excite. Et aujourd'hui j'ai Coppola en face de moi et je suis tout tremblant. Je suis vraiment très honoré!"

Nathalie Baye et l'expérience cannoise
C'est ensuite Nathalie Baye qui monte sur scène. Elle et le Maestro se sont rencontrés à Cannes lorsque ce dernier était président du jury et elle membre du jury. C'était en 1996. Elle parle de son amour pour le cinéma de Coppola qui parle à tous. Un cinéma indémodable. "A Cannes c'était un président formidable, d'une grande écoute et bienveillant. Il a un humour fou" Et Nathalie Baye de raconter que sur la Croisette cette année-là, un spectateur en bas des marches avait confondu Coppola avec Carlos." Quand je leur ai expliqué qui était Carlos, Francis et Eleanor ont beaucoup ri!"

Tavernier et son sublime hommage
Eleanor et son fils Roman montent sur scène accompagnés de Bertrand Tavernier. C'est à ce dernier que revient l'éloge final. Comme à son habitude Tavernier, Président de l'institut Lumière, délivre un hommage d'une grande beauté, digne de la Bible du Cinéma qu'il est! Tavernier sait manier sa plume. "Je crois qu'on a eu une bonne idée quand on a créé ce festival!".  Tavernier a rencontré Coppola à deux reprises. En 1963 lors d'une soirée chez Roger Corman. Coppola venait de réaliser Dementia et Corman ne tarissait pas d'éloges sur lui.

La deuxième fois c'était à Paris un dimanche soir dans un restaurant où Coppola dinait en famille. "Je n'appelle pas ça connaitre et pourtant j'ai l'impression de vous connaitre, mais c'est à travers vos films. J'étais impressionné, je le suis encore plus ce soir. Il est dur d'évoquer son admiration en public et j'ai peur d'admirer mal." Certains films moins connus ont beaucoup touché Tavernier. "Les gens de la pluie. Je crois que je vous ai aimé dès ce film", qui rappelle-t-il est un film matrice, fondateur. Il revient sur d'autres films comme Jardins de pierre, Conversation secrète, Le Parrain et sa sublime première phrase "je crois en l'Amérique, l'Amérique a fait ma fortune", Outsiders "plus modeste mais qui me touche encore plus" et d'autres encore. "Quant à Apocalypse Now j'étais sonné et je savais que ce film allait faire partie de ma vie!"

"Oui Francis, j'ai aimé admirer vos films!"

Coppola touché
Pour finir la soirée c'est donc à Francis Ford Coppola de prendre la parole. "Je n'étais pas préparé à ça. Je n'étais pas préparé à toutes les choses extraordinaires dites sur moi. Je suis très touché par les mots de Bertrand, mon contemporain, ainsi que par ceux de Bong Joon-ho." "Je me suis revu, enfant, assis au bord du trottoir pendant qu'un défilé passait. Je voulais juste en faire partie. Et ce soir, vous m'avez permis de ressentir ce que je veux le plus au monde, le sentiment de faire partie d'un groupe, et je vous remercie pour ça" a confié le maître devant une Halle Garnier bourrée à craquer. Et Coppola finit ainsi: "Il y a trois choses qui manquent cruellement dans le monde et que j'ai ressenti ici: convivialité, enthousiasme et célébration."

Le scénariste et réalisateur Peter Handke reçoit le Prix Nobel de Littérature 2019

Posté par redaction, le 10 octobre 2019

L'écrivain et dramaturge autrichien Peter Handke a reçu le Prix Nobel de littérature ce jeudi 10 octobre. Grand ami de Wim Wenders, il a écrit plusieurs de ses scénarios: Drei Amerikanische LP's, L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty, adapté de son propre roman, Faux mouvement, le récent Les beaux jours d'Aranjuez, dans le quel il jouait le jardinier, et surtout le sublime Les Ailes du désir (1987).

En tant que scénariste, Peter Handke a également écrit le remake américain des Ailes du désir, La Cité des anges de Brad Siberling, et l'adaptation du roman d'Henry James, Les ailes de la colombe, réalisé par Benoît Jacquot.

L'écrivain n'a pas que des amis. Proche de la Serbie, et notamment de Slobodan Milosevic, il a beaucoup d'ennemis. Certains regrettent ce Nobel, même si son œuvre littéraire ne souffre pas de critiques. A noter que le jury des Nobel a aussi remis le prix pour l'année passée (le Nobel de littérature n'avait pas pu être décidé suite à un scandale ayant entraîné de nombreuses démissions dans le comité).

Lauréate 2018, l'écrivaine polonaise Olga Tokarczuk, farouche opposante au régime néo-conservateur actuellement au pouvoir en Pologne, a aussi un lien avec le cinéma. Elle a en effet écrit deux scénarios: Pokot réalisé en 2017 par Agnieszka Holland et Kasia Adamik, en compétition à Berlin, et prix Alfred Bauer ; et The Vanishing réalisé en 2011 par Adam Uryniak.

Quant à Peter Handke, il a également été réalisateur de cinéma: Chronik der laufenden Ereignisse (1971), La femme gauchère, d'après son livre (1978), sélectionné en compétition à Cannes, le moyen métrage Das Mal des Todes, d'après le roman de Marguerite Duras, et L'absence (1993), en compétition à Venise. La femme gauchère lui avait valu le prix Bambi de la meilleur réalisation et le Prix Georges Sadoul.

Un record de 93 films candidats à l’Oscar du meilleur film international

Posté par vincy, le 8 octobre 2019

93 films sont en course pour l'Oscar du meilleur film international (nouvelle dénomination de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère). Une liste de semi-finalistes (10 films) sera dévoilée le 16 décembre tandis que les nominations finales  tomberont le 13 janvier 2020. le successeur de Roma sera connu le 9 février.

- Le précédent record datait d'il y a deux ans avec 92 films. L'an dernier, 87 films avaient tenté leur chance. Le Ghana, le Nigéria et l'Ouzbékistan concourent pour la première fois.

- Parmi les favoris, on note la présence de nombreux films cannois comme Parasite, Douleur et Gloire, Les Misérables, It must be Heaven, Atlantique, Les siffleurs, Le traître, La vie invisible d'Euridice Gusmao, And then we danced et Papicha, malgré l' interdiction de projection dans son pays, ce qui aurait du le disqualifier et en fait, finalement, une exception.

- Le Japon présente un film d'animation, une première depuis Princesse Mononoke, et le Royaume Uni ose un film Netflix du comédien Chiwetel Ejiofor.

- Si l'on dénombre aussi pas mal de primo-réalisateurs, on peut aussi remarquer que le truchement des coproductions permet à des pays comme la Belgique, le Luxembourg ou le Royaume-Uni justement de présenter des films qui sont davantage latino-aémricain, israélien ou africain, respectivement.

- De toute cette liste on retiendra aussi que seul Pedro Almodovar a déjà obtenu cet Oscar, pour Tout sur ma mère en 2000.

La liste

Afrique du sud: Knuckle City de Jahmil X.T. Qubeka
Albanie: The Delegation de Bujar Alimani
Algérie: Papicha de Mounia Meddour
Allemagne: System Crasher de Nora Fingscheidt
Arabie Saoudite: The Perfect Candidate de Haifaa Al Mansour
Argentine: Heroic Losers de Sebastián Borensztein
Arménie: Lengthy Night de Edgar Baghdasaryan
Australie: Buoyancy de Rodd Rathjen
Autriche: Joy de Sudabeh Mortezai

Bangladesh: Alpha de Nasiruddin Yousuff
Biélorussie: Debut de Anastasiya Miroshnichenko
Belgique: Nuestra Madres de César Díaz
Bolivie: I Miss You de Rodrigo Bellott
Bosnie-Herzégovine: The Son d'Ines Tanovic
Brésil: La vie invisible d'Euridice Gusmao de Karim Aïnouz
Bulgarie: Ága de Milko Lazarov

Cambodge: In the Life of Music de Caylee So et Sok Visal
Canada: Antigone de Sophie Deraspe
Chilie: Spider de Andrés Wood
Chine: Ne Zha de Yu Yang
Colombie: Monos de Alejandro Lande
Corée du sud: Parasite de Bong Joon Ho
Costa Rica: The Awakening of the Ants de Antonella Sudasassi Furniss
Croatie: Mali de Antonio Nuic
Cuba: A Translator de Rodrigo Barriuso et Sebastián Barriuso
Danemark: Queen of Hearts de May el-Toukhy
République Dominicaine: The Projectionist de José María Cabral

Equateur: The Longest Night de Gabriela Calvache
Egypte: Poisonous Roses de Ahmed Fawzi Saleh
Espagne: Douleur et gloire de Pedro Almodóvar
Estonie: Truth and Justice de Tanel Toom
Ethiopie: Running against the Wind de Jan Philipp Weyl
Finlande: Stupid Young Heart de Selma Vilhunen
France: Les Misérables de Ladj Ly
Géorgie: Shindisi de Dimitri Tsintsadze
Ghana: Azali de Kwabena Gyansah
Grèce: When Tomatoes Met Wagner de Marianna Economou

Honduras: Blood, Passion, and Coffee de Carlos Membreño
Hong Kong: The White Storm 2 Drug Lords de Herman Yau
Hongrie: Those Who Remained de Barnabás Tóth
Islande: A White, White Day de Hlynur Pálmason
Inde: Gully Boy de Zoya Akhtar
Indonésie: Memories of My Body de Garin Nugroho
Iran: Finding Farideh de Azadeh Moussavi et Kourosh Ataee
Irlande: Gaza de Garry Keane et Andrew McConnell
Israël: Incitement de Yaron Zilberman
Italie: Le traître de Marco Bellocchio
Japon: Weathering with You de Makoto Shinkai

Kazakhstan: Kazakh Khanate. The Golden Throne de Rustem Abdrashov
Kenya: Subira de Ravneet Singh (Sippy) Chadha
Kosovo: Zana de Antoneta Kastrati
Kirghizistan: Aurora de Bekzat Pirmatov
Lettonie: The Mover de Davis Simanis
Liban: 1982 de Oualid Mouaness
Lituanie: Bridges of Time de Audrius Stonys et Kristine Briede
Luxembourg: Tel Aviv on Fire de Sameh Zoabi

Macédoine du nord: Honeyland de Ljubo Stefanov et Tamara Kotevska
Malaisie: M for Malaysia de Dian Lee et Ineza Roussille
Maroc: Adam de Maryam Touzani
Mexique: The Chambermaid de Lila Avilés
Mongolie: The Steed de Erdenebileg Ganbold
Monténegro: Neverending Past de Andro Martinovi
Népal: Bulbul de Binod Paudel
Nigéria: Lionheart de Genevieve Nnaji
Norvège: Out Stealing Horses de Hans Petter Moland
Ouzbekistan: Hot Bread de Umid Khamdamov

Pakistan: Laal Kabootar de Kamal Khan
Palestine: It Must Be Heaven de Elia Suleiman
Panama: Everybody Changes de Arturo Montenegro
Pays-Bas: Instinct de Halina Reijn
Pérou: Retablo de Alvaro Delgado Aparicio
Philippines: Verdict de Raymund Ribay Gutierrez
Pologne: Corpus Christi de Jan Komasa
Portugal: The Domain de Tiago Guedes
République Tchèque: The Painted Bird de Václav Marhoul
Roumanie: The Whistlers (Les siffleurs) de Corneliu Porumboiu
Royaume-Uni: Le garçon qui dompta le vent de Chiwetel Ejiofor
Russie: Beanpole de Kantemir Balagov

Sénégal: Atlantique de Mati Diop
Serbie: King Petar the First de Petar Ristovski
Singapour: A Land Imagined de Yeo Siew Hua
Slovaquie: Let There Be Light de Marko Skop
Slovénie: History of Love de Sonja Prosenc
Suède: And Then We Danced de Levan Akin
Suisse: Wolkenbruch’s Wondrous Journey into the Arms of a Shiksa de Michael Steiner
Taïwan: Dear Ex de Mag Hsu et Chih-Yen Hsu
Thaïlande: Krasue: Inhuman Kiss de Sitisiri Mongkolsiri
Tunisie: Mon cher enfant de Mohamed Ben Attia
Turquie: Commitment Asli de Semih Kaplanoglu

Ukraine: Homeward de Nariman Aliev
Uruguay: The Moneychanger de Federico Veiroj
Vénezuela: Being Impossible de Patricia Ortega
Vietnam: Furie de Le Van Kiet