Edito: le prix à payer

Posté par redaction, le 21 septembre 2017

L'iPhone se vend désormais au prix d'un SMIC. Folie inflationniste pour un produit qui, désormais, est officiellement obsolète en douze mois, et donc le fabriquant ne souhaite pas qu'il vive vraiment plus longtemps. Certes, nous sommes tous dépendants de ces smartphones, sans nous soucier des effets sur la santé et l'environnement. Une partie de notre vie sociale se passe dorénavant sur ces écrans. Heureusement pour le 7e art, cet écran est encore trop petit pour apprécier un film.

Le cinéma reste un loisir "modique". En France, selon la plus récente étude du CNC, un ticket vaut en moyenne 6,51€ (c'est un peu plus cher à Paris, beaucoup moins dans des villes de moins de 20000 habitant). Ce prix est en hausse quasi continuelle depuis 2006 (à l'époque le billet moyen valait 5,94€). Ce qui sauve la fréquentation c'est bien sûr les cartes illimitées, et quelques hits très fédérateurs. La France est le pays qui résiste le mieux en Europe.

Aux Etats-Unis, où le calcul se fait par recettes, on a privilégié un ticket moyen nettement en hausse. Le ticket vaut en moyenne 8,89$ (7,44€) contre 6,55$ en 2006! Cela permet d'accroître les recettes alors que la fréquentation est plutôt en baisse (1,32 milliard d'entrées en 2016 contre 1,4 milliard d'entrées en 2007). Mais ça décourage pas mal de spectateurs de se payer une séance alors qu'un abonnement à Netflix coûte finalement moins cher pour une programmation plus vaste.

Même pas 10$ pour un film au cinéma par jour

Dernière trouvaille du moment, MoviePass, lancé le 15 août, par un ancien de Netflix justement. MoviePass propose un abonnement mensuel de 9,95$ permettant de voir un film par jour, à l'exception des films 3D ou Imax. C'est révolutionnaires (une carte illimitée en France c'est au minimum 20€).

L'économie est périlleuse. Car MoviePass s'engage à reverser aux salles le "tarif" normal. Au-delà de deux films, le système devient donc déficitaire. Aucune chaîne américaine n'a signé d'accord avec MoviePass. On les comprend: cela casse leurs recettes. Mais le pari de MoviePass est ailleurs: si le nombre d'abonnés à son programme est suffisamment important, il pourra revendre les données de sa base de clients. Pour les exploitants, c'est aussi un moyen de remplir leurs salles (hormis le week-end, elles sont plutôt vides, au point d'offrir des tarifs bradés les lundis et mardis), et de vendre davantage de produits alimentaires.

Un fauteuil sur six occupé en France

Car c'est l'autre problème que les cinémas connaissent: il y a les spectateurs réguliers, mais ils ne suffisent pas à remplir les fauteuils dans de nombreuses séances. Avec un ticket moins cher, et une offre variée, cela peut aussi permettre à des cinéphiles de prendre le risque d'aller voir des films plus singuliers et moins populaires. En France, le taux d'occupation est assez faible: 14,4% en France, 16,6% à Paris. On peut toujours se glorifier de notre bon niveau de fréquentation, on constate mois après mois, la désaffection du public pour 90% des films qui sortent chaque semaine, une part de piratage toujours importante, et une consommation de la télévision en pleine forme. Avec un fauteuil sur six occupé, des cinémas qui continuent de s'agrandir ou de se construire, et un ticket de ciné qui reste cher (malgré des efforts pour les enfants), une formule comme MoviePass pourrait aller chercher le spectateur oublié, pour le meilleur (qu'il aille au cinéma) et pour le prix. Mais avant cela, rassurons-nous: MoviePass a le temps de couler. Ou de devenir incontournable.

Iran: le cinéaste Mohammad Rasoulof privé de passeport et convoqué par la justice

Posté par vincy, le 20 septembre 2017

Grand prix Un certain à Regard à Cannes en mai dernier avec Lerd (Un homme intègre), le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof a reçu une invitation à se présenter devant la justice de son pays après s'être vu confisquer son passeport à l'aéroport de Téhéran, selon une dépêche de l'AFP publiée dans la soirée du mardi 19 septembre.

Depuis ce prix, Mohammad Rasoulof était rentré par deux fois en Iran sans rencontrer de difficultés. Cette fois-ci, il revenait des Etats-Unis.

Vendredi 15 septembre, le réalisateur "a été retenu pendant deux heures à l'aéroport et on lui a confisqué son passeport sans lui fournir la moindre explication", a déclaré à l'AFP Kaveh Farnam, coproducteur d'Un homme intègre. Le film doit sortir le 6 décembre en France, distribué par ARP Sélection. Il vient d'être présenté au festival de Telluride. "On lui a donné une lettre l'invitant à se présenter en personne au parquet chargé des médias et de la culture. Il s'y rendra probablement la semaine prochaine" a ajouté le producteur.

Jamais deux sans trois

On ignore pour l'instant les griefs retenus contre le cinéaste. Déjà, en 2011, il n'avait pas pu quitter le pays pour aller chercher son prix de la mise en scène Un certain Regard pour son film Au revoir, présenté au Festival de Cannes. Quelques mois plus tard, il avait été condamné à un an de prison pour "activités contre la sécurité nationale et propagande", simultanément à la condamnation de Jafar Panahi (six ans de réclusion pour le même motif).

Deux ans plus tard, en 2013, l'Iran avait de nouveau confisqué son passeport alors qu'il devait se rendre dans un festival allemand.

Cette fois-ci, on voit bien ce qui a pu gêner les autorités iraniennes.

Un homme intègre est une histoire dénonçant la corruption et l'injustice dans le pays. Mohammad Rasoulof avait bien reçu l'autorisation de tournage, mais il avait du signer une lettre l'engageant à ne pas faire un film sans espoir. Comme son héros, le cinéaste ne semble pas porter sur le compromis.

Faute d’amour : une oeuvre musicale originale pour accompagner le film d’Andreï Zviaguintsev

Posté par MpM, le 20 septembre 2017

C'est l'un des films les plus remarqués du dernier Festival de Cannes, d'ailleurs couronné du prix du Jury : Faute d'amour d'Andreï Zviaguintsev sort sur les écrans ce mercredi. En parallèle, on peut retrouver depuis lundi dans les bacs sa formidable bande originale composée spécialement pour le film par Evgueni et Sacha Galperine.

La particularité de cette musique est que le réalisateur ne voulait pas que les compositeurs aient vu le film ou en aient lu le scénario avant d'écrire. Ils ont donc dû travailler complètement "en aveugle" proposant leur propre interprétation de l'histoire qu'Andreï Zviaguintsev leur avait simplement racontée au téléphone. Ils n'ont ainsi pu se baser que sur leur propre interprétation du récit et sur les émotions que cela provoquait en eux.

Par exemple, pour composer le morceau 11 Cycles of E, Evgueni Galperine explique qu'il s'est d'abord « imaginé ce qui pourrait se passer dans la tête des parents dont l'enfant a disparu et quand tout leur univers se résume à une seule idée : le retrouver. Une seule idée, donc une seule note, un seul accord, un seul rythme. Je me suis donc mis au travail pour voir si je pouvais faire une musique intéressante avec autant de restrictions et ça a donné au final 11 Cycles of E , le morceau phare du film : son générique de début et de fin. »

Finalement, 4 morceaux (17 minutes) ont été utilisés dans le film, mais 9 titres (30 minutes) figurent dans le disque, comme en prolongement du film dont ils constituent eux-aussi l'univers. C'est d'ailleurs parce que le réalisateur aimait certains morceaux, qui, pour lui, faisaient complètement partie de l’univers de Faute d'amour, sans pouvoir les utiliser dans le film, qu’il a eu l’idée de produire le CD.

Et justement, la musique joue dans Faute d'amour un rôle prépondérant. Délicate et minimaliste, elle complète la mise en scène somptueuse de Zviaguintsev et renforce sa noirceur quasi romantique. C'est donc une vraie chance que de pouvoir découvrir en parallèle du film la totalité de la musique qu'il a inspirée, et qui en renforce la beauté et le mystère.

Afin de prolonger cette expérience sensorielle envoûtante, Écran Noir vous propose de gagner 5 vinyls de la BO. Pour cela, rendez-vous sur notre page Facebook.

3 raisons d’aller voir American Assassin

Posté par wyzman, le 20 septembre 2017

Mercredi dernier, il était impossible de ne pas noter l'abondance de films intéressants à découvrir au cinéma. Aujourd'hui, le choix semble plus évident. Il y a d'une part Ça, la nouvelle adaptation du roman éponyme de Stephen King ; Gauguin, un biopic sur le célèbre peintre incarné par Vincent Cassel ; Mon garçon, le nouveau thriller de Guillaume Canet et Mélanie Laurent… et American Assassin ! Mais pourquoi le film de Michael Cuesta est-il si important ? Voici la réponse.

1. Un scénario couillu. Nouvelle recrue d'une équipe officiant pour le contre-espionnage américain, Mitch Rapp va suivre un rude entraînement mené par Stan Hurley, formateur de la CIA. Face à une vague d'attaques terroristes sans précédent à travers le monde, les deux hommes doivent s'occuper du cas Ghost, un individu aussi dangereux qu'insaisissable ayant pour intention de déclencher une guerre nucléaire. Bien qu'estampillé "action movie pour mecs", American Assassin s'avère vite plus complexe que cela. Et cela se traduit par une séquence d'ouverture complètement folle et émouvante au cours de laquelle le personnage campé par Dylan O'Brien (Mitch) prend toute sa noirceur et son ampleur.

2. Le grand retour de Dylan O'Brien. Star de la série pour ados (mais pas que) Teen Wolf, Dylan O'Brien a été victime d'un grave accident en mars 2016 alors qu'il tournait une de ses cascades pour Le Labyrinthe 3. Résultat : la production du film a été stoppée et la période de convalescence de l'acteur a décalé les tournages de Teen Wolf et d'American Assassin. Et bien qu'on l'ait vu dans Teen Wolf l'hiver dernier, c'est bien American Assassin qui marque le retour de Dylan O'Brien sur les écrans puisque c'est le premier projet sur lequel il s'est rendu une fois rétabli.

3. Un trio sexy à souhait. American Assassin est principalement porté par le duo Dylan O'Brien/Michael Keaton mais la présence de Taylor Kitsch en militaire devenu fou apporte un certain cachet. Habitué des films d'action (X-Men Origins: Wolverine, Battleship, Lone Survivor) l'acteur de 36 ans semble faire le lien entre la nouvelle génération biberonnée aux Transformers et Avengers et une plus ancienne fascinée par les Batman de Tim Burton. Ensemble, ils nous laissent croire que l'Amérique de Donald Trump peut s'en sortir. Un sacré tour de force.

Des rêves sans étoiles, rencontres sensibles dans un centre de détention iranien

Posté par MpM, le 20 septembre 2017

Le documentariste iranien Mehrdad Oskouei a produit et réalisé deux documentaires sur la délinquance de jeunes garçons (Les derniers jours de l'hiver et It's always late for freedom), ce qui l'a naturellement amené à se poser la question du point de vue des jeunes filles. C'est ainsi qu'il a eu l'envie de poser sa caméra dans un centre de détention et réhabilitation pour mineures. Là, il a apprivoisé les jeunes filles présentes, filmant leur quotidien et leur vie au fil des jours, et leur donnant également la parole lors de longs entretiens face caméra.

Son but n'étant en aucun cas la dénonciation d'un quelconque système politique, mais plutôt le questionnement d'un certain "devoir social", Mehrdad Oskouei a fini par obtenir l'autorisation de tourner. Et pour rendre sa démarche la moins "suspecte" possible, il a par ailleurs promis que le film ne serait pas diffusé en Iran. Cette transparence initiale explique probablement la qualité et la force des témoignages qu'il a pu obtenir, de la part de jeunes filles expliquant notamment qu'elles ont été abusées par un membre de leur famille, battues, voire prostituées par des parents drogués mais aussi, parfois, qu'elles se sont révélées elles-mêmes maltraitantes et violentes. La plupart âgées de 16 ou 17 ans, elles ont été arrêtées pour vagabondage, pour vol (parfois à main armée), pour trafic de drogue et même pour meurtre. Certaines sont déjà mariées et ont des enfants. D'autres n'ont plus personnes, ou ne peuvent compter sur leur famille.

Le centre apparaît ainsi moins comme un lieu carcéral que comme un refuge, et l'enfermement comme une procédure de mise à l'abri. Les détenues n'aspirent d'ailleurs pas toujours à leur libération, voire s'effraient de ce retour dans leur famille ou dans la rue. Dans cette attente en forme de parenthèse, voire de pause, le réalisateur prend le temps de les écouter, de les comprendre. Si sa voix, parfois, dissimule mal sa surprise ou son émotion, il ne se met pas en scène, et offre à ses interlocutrices un espace digne et bienveillant qui se refuse à la complaisance. Lorsque la discussion est trop douloureuse, il interrompt la scène, quitte à laisser certains échanges inachevés, presque inaboutis.

Regard intime et personnel

Et que dire des rêves qui donnent leur titre au film ? Sans étoiles, oui, mais aussi souvent sans espoir, sans désir. Quand ils existent. Des rêves sages et minuscules, ou au contraire effrayants. Ce sont sans doute les passages les plus poignants du film, ceux qui font le plus sentir la détresse incommensurable des protagonistes. À quoi pourrait-on bien rêver à 17 ans quand on a déjà vécu toute une vie de souffrance ?

La démarche de Mehrdad Oskouei offre à la fois un regard intime et personnel sur ces destins en lambeaux, et une vision d'ensemble plus théorique qui décortique les mécanismes conduisant un être à tomber dans l'illégalité. On pourrait d'ailleurs se trouver dans n'importe quel pays où il y a de la misère, du désespoir et de la maltraitance, ce qui confère au film une dimension plus universelle que politique, plus humaniste que militante.

On a l'habitude des films venus d'Iran dénonçant l'hypocrisie de sa société et montrant des individus broyés par le système. Ce qui change, avec Des rêves sans étoiles, c'est qu'ici le système n'est plus une appellation un peu vague coupable de tous les maux, mais l'addition d'autres humains dont les mauvais choix, les erreurs, l’indifférence ou la misère ont condamné des enfants à une vie sans espoir. Et face à ce constat, la question n'est plus de savoir quelle est la nature du pouvoir en place en Iran, mais pourquoi cette situation terrible nous semble si familière, quel que soit le pays où on habite.

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Des rêves sans étoiles de Mehrdad Oskouei (Iran)
En salles à partir du 20 septembre

120 battements par minute, candidat français pour les Oscars

Posté par vincy, le 19 septembre 2017

C'était assez logique. Face au poétique Barbara et au satirique Redoutable, le comité de sélection du CNC a choisi 120 battements par minute comme représentant de la France pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

« C’est un film ambitieux, engagé, porté par l’interprétation remarquable d’une nouvelle génération d’acteurs, qui a bouleversé les festivaliers du monde entier, de Cannes à Toronto. Avec 120 battements par minute, Robin Campillo nous offre un film exceptionnel sur un sujet cruellement universel et toujours d’actualité », a déclaré Frédérique Bredin, Présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

Coproduit par Pierre Bergé

Le film de Robin Campillo, qui retrace les débuts du mouvement Act-up et le quotidien de jeunes gens atteints du SIDA, dans les années 1990, était un choix logique pour plusieurs raisons. Il a un sujet fort, dramatique, universel. Il est, des trois, le plus populaire avec 610000 entrées en 4e semaine, soit le plus gros succès de l'année pour Memento Films. Il a aussi le plus beau palmarès: Grand prix du jury, prix de la critique international, Queer palm et Prix François Chalais à Cannes, en plus du prix du public au Festival de Cabourg. Il est finaliste des Prix Lux du Parlement européen. Il a été sélectionné à Toronto, Moscou, Melbourne, Helsinki, San Sebastian et sera présenté aux festivals de Londres et New York. Aux Etats-Unis, The Orchard le distribuera à partir du 20 octobre.

Coproduit par Les Films de Pierre (détenue par Pierre Bergé, disparu il y a dix jours), Page 114 (Jacques Audiard), Memento films, FD Production et France 3 Cinéma, 120 battements par minute aura d'abord à passer la première sélection avant d'être "nominable". Pour l'instant, parmi les films candidats, on retrouve plusieurs cannois (Happy End, In the Fade, The Square), le dernier film d'Angelina Jolie (pour le Cambodge) mais aussi des films qui se sont faits remarqués comme Une femme fantastique, Tom of Finland, L'insulte et Fixeur.

Andrea Arnold présidera le jury du Festival de Cinéma européen des Arcs

Posté par vincy, le 19 septembre 2017

Le Festival de Cinéma Européen des Arcs a choisi la cinéaste britannique Andrea Arnold comme présidente du Jury pour sa 9e édition qui aura lieu du 16 au 23 décembre.

Andrea Arnold, Oscar du meilleur court métrage en 2004 (Wasp), a été récompensé de multiples fois à Cannes: prix du jury avec Red Road (2006), Prix du jury (et Bafta du meilleur film britannique) avec Fish Tank (2009) et de nouveau Prix du jury pour American Honey (2016). Red Road avait aussi reçu un prix Coup de cœur au Festival du film britannique de Dinard, tandis qu'avec Fish tank etAmerican Honey, elle a été deux fois récompensée comme meilleur réalisateur aux British Independent Film Awards. Andrea Arnold a aussi réalisé Les Hauts de Hurlevent, en compétition à Venise en 2011.

Le reste du Jury et la programmation du Festival seront dévoilés lors de la conférence de presse du 6 novembre.

L'an dernier, le jury des Arcs avait récompensé le long-métrage de Kristina Groseva et Petar Valchanov, Glory par la Flèche de Cristal et celui de Fien Troch, Home, en salles depuis mercredi, par le Grand prix du jury.

Philippe Faucon en tournage avec Emmanuelle Devos

Posté par vincy, le 19 septembre 2017

Hier a commencé le tournage du nouveau film de Philippe Faucon, dont le dernier long métrage, Fatima (2015), avait été récompensé par trois César (dont celui du meilleur film) et le Prix Louis-Delluc.

Amin met en vedette Emmanuelle Devos et Mustapha Mbengue, qui interpréteront respectivement Gabrielle et Amin. Ce dernier est arrivé de Mauritanie pour travailler en France, laissant au pays sa femme, Aïcha, et leurs trois enfants. Solitaire dans ce nouveau pays, il partage sa vie entre le foyer et son travail sur les chantiers. Aïcha ne voit qu’une fois l’an son mari. Elle accepte cette situation comme une nécessité : l’argent qu’envoie Amin fait vivre plusieurs personnes. Quand Amin rencontre Gabrielle, sa vie change. Une liaison commence.

Le scénario est cosigné par Philippe Faucon, Yasmina Nini-Faucon et Mustapha Kharmoudi. Cela fait près de sept ans que le cinéaste développe ce projet, qui a obtenu l'avance sur recettes en 2015. Les César de Fatima ont enfin pu débloquer la situation. Le budget d'Amin, autour de 3,7M€, est le plus important dans la filmographie du réalisateur.

Pyramide distribuera ce film sans doute l'année prochaine, en partie sous-titré, dont le tournage ira en région parisienne, autour de Lyon et au Sénégal.

Emmanuelle Devos sera à l'affiche le 11 octobre avec Numéro Une de Tonie Marshall.

Olivia de Havilland, 101 ans, attaque FX Networks:  » Je n’ai jamais traité ma sœur de garce »

Posté par vincy, le 18 septembre 2017

Olivia de Havilland est en colère. A 101 ans, malgré son absence des écrans depuis 1988, l'actrice est sorti de son silence. Cette "parisienne" (depuis 1953) n'a pas supporté une réplique dans la série Feud diffusée sur FX Networks.

La série se concentre sur des célèbres duos antagonistes. La première saison opposait ainsi les deux comédiennes mythiques Bette Davis et Joan Crawford, respectivement incarnée par Susan Sarandon et Jessica Lange. Olivia de Havilland y est interprétée par Catherine Zeta-Jones. Dans l'un des épisodes, le personnage Olivia de Havilland traite de "bitch" (garce) sa sœur Joan Fontaine (oscarisée elle aussi). "Je n'utilise pas genre de vulgarité" précise-t-elle. "Je n'ai jamais traité ma sœur de garce".

La doyenne du cinéma hollywoodien a porté l'affaire en justice. Elle affirme n'avoir jamais traité sa sœur ainsi, même si elle a admit l'avoir surnommée "la dragonne". Olivia de Havilland avoue avoir été offensée par la manière dont les scénaristes l'ont décrite dans cette série (où elle apparait dans 6 des 8 épisodes). Dans l'épisode qui est au cœur de ce procès, Catherine Zeta-Jones joue la vedette d'Autant en emporte le vent, et livre des ragots lors d'une interview. Cette interview n'a jamais eu lieu, mais les avocats de FX Networks affirment qu'elle est basée sur des faits réels. Et que la vénérable comédienne a bien utilisé le mot "bitch" à certaines occasions, archives à l'appui.

Tout le problème pour les producteurs de Feud est qu'Olivia de Havilland est toujours vivante contrairement à Bette Davis, Joan Crawford, Jack Warner, Anne Brancroft, George Cukor ou Franck Sinatra, les autres personnages de la série. Ceux-là ne peuvent pas se plaindre. C'est aussi l'occasion pour De Havilland, qui hurle à la malhonnêteté des producteurs, de rétablir quelques vérités. Proche amie de Bette Davis, elle refuse de voir leurs nom salis et leurs réputations trainées dans la boue avec une docufiction "sensationnaliste".

Le procès a été fixé au 27 novembre. D'ici là FX Networks aura lancé la deuxième saison de Feud, avec, au centre des intrigues, le prince Charles et Lady Di.

Pour le reste, amis lecteurs, sachez qu'Olivia de Havilland et sa sœur Joan Fontaine ne cachaient ni leur rivalité ni leur jalousie. Depuis l'enfance, elles s'accrochaient. Elles ont convoité le même homme, Howard Hugues, et les mêmes rôles (Olivia obtint Autant en emporte le vent, mais Joan gagna celui de Rebecca). Joan Fontaine, qui a bien entretenu les rancœurs dans cette histoire, disait: "Je me suis mariée avant Olivia, j'ai remporté l'Oscar avant elle, et, si je meurs la première, elle sera sans aucun doute furieuse que je l'aie battue". Longtemps, elles ont refusé d'être ensemble sur une photo ou dans une retransmission télévisée. Elles ne se parlaient plus depuis la mort de leur mère. Ça n'a pas empêché Olivia d'être "choquée et attristée" quand elle a apprit le décès de frangine. Sans doute rassurée d'avoir battu sa sœur, "une simple saveur du moment" comme elle la définissait, avec deux Oscars, une filmographie plus dense et plus longue, et le prestigieux rôle de présidente de jury à Cannes en 1965: ce fut la première femme à tenir ce rôle.

Emmy Awards 2017 : The Handmaid’s Tale et Big Little Lies grands vainqueurs

Posté par wyzman, le 18 septembre 2017

C'est hier soir que se tenait les 69e Emmy Awards. Une cérémonie marquée par les victoires de The Handmaid's Tale (meilleure série dramatique), Veep (meilleure série comique) et Big Little Lies (meilleure mini-série). Plus encore, ces Emmy Awards étaient l'occasion de marquer un peu l'histoire de la télévision puisque Sterling K. Brown y est devenu le premier Noir américain à remporter un Emmy Award de meilleur acteur en 19 ans pour son rôle dans This Is Us tandis que Donald Glover (Atlanta) a accédé au titre de premier réalisateur Noir américain à être sacré dans la catégorie comédie.

A noter : malgré un total de 41 nominations, Westworld et Stranger Things sont toutes les deux reparties bredouilles des Emmy Awards 2017. Ainsi Big Litlle Lies et The Handmaid's Tale ont gagné 5 prix chacun, champions de la soirée (et 8 chacun si on prend en compte les Emmy Creative Arts remis le week-end dernier). Côté diffuseurs, HBO ne lâche rien avec 29 récompenses, devant les 20 de Netflix et les 10 de Hulu, qui surgit comme un acteur aussi inattendu qu'intcontournable. Amazon en revanche n'a obtenu que 2 prix.

Notons que Julia Louis-Dreyfus est rentrée dans l'histoire des Emmys avec son sixième trophée en tant que meilleure actrice pour le même rôle (dans Veep). Du jamais vu. Jusque là le record était de cinq prix (Candice Bergen et Don Knotts). La comédienne est aussi désormais au panthéon avec le record d'Emmy pour un acteur ou une actrice, puisque tout au long de sa carrière, elle en a obtenu 8 au total (ex-aequo avec Cloris Leachman).

Dans un palmarès très diversifié, notons enfin qu'avec son Emmy du meilleur réalisateur, Reed Morano est seulement la troisième femme à obtenir ce prix, et la première en 22 ans!

La liste des gagnants est à découvrir ci-dessous :

Meilleure série dramatique
“Better Call Saul” (AMC)
“The Crown” (Netflix)
“The Handmaid’s Tale” (Hulu)
“House of Cards” (Netflix)
“Stranger Things” (Netflix)
“This Is Us” (NBC)
“Westworld” (HBO)

Meilleure série comique
“Atlanta” (FX)
“Black-ish” (ABC)
“Master of None” (Netflix)
“Modern Family” (ABC)
“Silicon Valley” (HBO)
“Unbreakable Kimmy Schmidt” (Netflix)
“Veep” (HBO)

Meilleure mini-série
“Big Little Lies” (HBO)
“Fargo” (FX)
“Feud: Bette and Joan” (FX)
“The Night Of” (HBO)
“Genius” (National Geographic)

Meilleur téléfilm
“Black Mirror: San Junipero” (Netflix)
“Dolly Parton’s Christmas Of Many Colors: Circle Of Love” (NBC)
“The Immortal Life Of Henrietta Lacks” (HBO)
“Sherlock: The Lying Detective (Masterpiece)” (PBS)
“The Wizard Of Lies” (HBO)

Meilleur acteur dans une série dramatique
Sterling K. Brown (“This Is Us”)
Anthony Hopkins (“Westworld”)
Bob Odenkirk (“Better Call Saul”)
Matthew Rhys (“The Americans”)
Liev Schreiber (“Ray Donovan”)
Kevin Spacey (“House of Cards”)
Milo Ventimiglia (“This Is Us”)

Meilleure actrice dans une série dramatique
Viola Davis (“How to Get Away with Murder”)
Claire Foy (“The Crown”)
Elisabeth Moss (“The Handmaid’s Tale”)
Keri Russell (“The Americans”)
Evan Rachel Wood (“Westworld”)
Robin Wright (“House of Cards”)

Meilleur acteur dans une série comique
Anthony Anderson (“black-ish”)
Aziz Ansari (“Master of None”)
Zach Galifianakis (“Baskets”)
Donald Glover (“Atlanta”)
William H. Macy (“Shameless”)
Jeffrey Tambor (“Transparent”)

Meilleure actrice dans une série comique
Pamela Adlon (“Better Things”)
Tracee Ellis-Ross (“black-ish”)
Jane Fonda (“Grace and Frankie”)
Lily Tomlin (“Grace and Frankie”)
Allison Janney (“Mom”)
Ellie Kemper (“Unbreakable Kimmy Schmidt”)
Julia Louis-Dreyfus (“Veep”)

Meilleur acteur dans une mini-série
Riz Ahmed (“The Night Of”)
Benedict Cumberbatch (“Sherlock: The Lying Detective”)
Robert De Niro (“The Wizard of Lies”)
Ewan McGregor (“Fargo”)
Geoffrey Rush (“Genius”)
John Turturro (“The Night Of”)

Meilleure actrice dans une mini-série
Carrie Coon (“Fargo”)
Felicity Huffman (“American Crime”)
Nicole Kidman (“Big Little Lies”)
Jessica Lange (“Feud”)
Susan Sarandon (“Feud”)
Reese Witherspoon (“Big Little Lies”)

Meilleur acteur de second rôle dans une série dramatique
John Lithgow (“The Crown”)
Jonathan Banks (“Better Call Saul”)
Mandy Patinkin (“Homeland”)
Michael Kelly (“House of Cards”)
David Harbour (“Stranger Things”)
Ron Cephas Jones (“This Is Us”)
Jeffrey Wright (“Westworld”)

Meilleure actrice de second rôle dans une série dramatique
Ann Dowd (“The Handmaid’s Tale”)
Samira Wiley (“The Handmaid’s Tale”)
Uzo Aduba (“Orange Is the New Black”)
Millie Bobby Brown (“Stranger Things”)
Chrissy Metz (“This Is Us”)
Thandie Newton (“Westworld”)

Meilleur acteur de second rôle dans une série comique
Alec Baldwin (“Saturday Night Live”)
Louie Anderson (“Baskets”)
Ty Burrell (“Modern Family”)
Tituss Burgess (“Unbreakable Kimmy Schmidt”)
Tony Hale (“Veep”)
Matt Walsh (“Veep”)

Meilleure actrice de second rôle dans une série comique
Kate McKinnon (“Saturday Night Live”)
Vanessa Bayer (“Saturday Night Live”)
Leslie Jones (“Saturday Night Live”)
Anna Chlumsky (“Veep”)
Judith Light (“Transparent”)
Kathryn Hahn (“Transparent”)

Meilleur acteur de second rôle dans une mini-série
Bill Camp (“The Night Of”)
Alfred Molina (“Feud: Bette and Joan”)
Alexander Skarsgård (“Big Little Lies”)
David Thewlis (“Fargo”)
Stanley Tucci (“Feud: Bette and Joan”)
Michael K. Williams (“The Night Of”)

Meilleur actrice de second rôle dans une mini-série
Judy Davis (“Feud: Bette and Joan”)
Laura Dern (“Big Little Lies”)
Jackie Hoffman (“Feud: Bette and Joan”)
Regina King (“American Crime”)
Michelle Pfeiffer (“The Wizard of Lies”)
Shailene Woodley (“Big Little Lies”)

Meilleur programme de variété
“Full Frontal With Samantha Bee” (TBS)
“Jimmy Kimmel Live!” (ABC)
“Last Week Tonight With John Oliver” (HBO)
“The Late Late Show With James Corden” (CBS)
“Real Time With Bill Maher” (HBO)
“The Late Show with Stephen Colbert” (CBS)

Meilleure émission de compétition
“The Amazing Race” (CBS)
“American Ninja Warrior” (NBC)
“Project Runway” (Lifetime)
“RuPaul’s Drag Race” (vh1)
“Top Chef” (Bravo)
“The Voice” (NBC)

Meilleure émission de sketches
“Billy On The Street” (truTV)
“Documentary Now!” (IFC)
“Drunk History” (Comedy Central)
“Portlandia” (IFC)
“Saturday Night Live” (NBC)
“Tracey Ullman’s Show” (HBO)

Meilleure réalisation pour une série dramatique
Vince Gilligan (“Better Call Saul”)
Stephen Daldry (“The Crown”)
Reed Morano (“The Handmaid’s Tale”)
Kate Dennis (“The Handmaid’s Tale”)
Lesli Linka Glatter (“Homeland”)
The Duffer Brothers (“Stranger Things”)
Jonathan Nolan (“Westworld”)

Meilleure réalisation pour une série comique
Donald Glover (“Atlanta”)
Jamie Babbit (“Silicon Valley”)
Mike Judge (“Silicon Valley”)
Morgan Sackett (“Veep”)
David Mandel (“Veep”)
Dale Stern (“Veep”)

Meilleure réalisation pour une mini-série
Jean-Marc Vallee (“Big Little Lies”)
Noah Hawley (“Fargo”)
Ryan Murphy (“Feud: Bette & Joan”)
Ron Howard (“Genius”)
James Marsh (“The Night Of”)
Steve Zaillian (“The Night Of”)

Meilleure réalisation pour une émission de variété
Derek Waters & Jeremy Konner (“Drunk History”)
Andy Fisher (“Jimmy Kimmel Live”)
Paul Pennolino (“Last Week Tonight with John Oliver”)
Jim Hoskinson (“The Late Show with Stephen Colbert”)
Don Roy King (“Saturday Night Live”)

Meilleure écriture pour une série dramatique
Joe Weisberg and Joel Fields (“The Americans”)
Gordon Smith (“Better Call Saul”)
Peter Morgan (“The Crown”)
Bruce Miller (“The Handmaid’s Tale”)
The Duffer Brothers (“Stranger Things”)
Lisa Joy and Jonathan Nolan (“Westworld”)

Meilleure écriture pour une série comique
Donald Glover (“Atlanta”)
Stephen Glover (“Atlanta”)
Aziz Ansari and Lena Waithe (“Master of None”)
Alec Berg (“Silicon Valley”)
Billy Kimball (“Veep”)
David Mandel (“Veep”)

Meilleure écriture pour une mini-série
David E. Kelley (“Big Little Lies”)
Charlie Brooker (“Black Mirror: San Junipero”)
Noah Hawley (“Fargo”)
Ryan Murphy (“Feud: Bette and Joan”)
Jaffe Cohen, Michael Zam and Ryan Murphy (“Feud: Bette and Joan”)
Richard Price and Steven Zaillian (“The Night Of”)

Meilleure écriture pour un programme de variété
“Full Frontal with Samantha Bee”
“Last Week Tonight with John Oliver”
“Late Night with Seth Meyers”
“The Late Show with Stephen Colbert”
“Saturday Night Live”