2015 janvier » Le Blog d'Ecran Noir

Bande annonce: Les 4 Fantastiques, plus sombre que la version de 2005

Posté par cynthia, le 31 janvier 2015

Après un an d'attente et d'impatience, les fans de Marvel peuvent se réjouirent en découvrant, enfin, le trailer du reboot des Quatre fantastiques. Au passage Fantastic Four a perdu son adjectif "Ultimate" prévu à l'origine dans le titre.

Disponible sur le net depuis cette semaine, la bande annonce du nouveau "bébé" des Studios Marvel est pleine de promesse. On est bien loin de la première version, "lisse", de 2005 avec Jessica Alba et Chris Evans (à présent devenu Captain America). L'univers de ce reboot est beaucoup plus sombre que son prédécesseur. Le film est réalisé par Josh Trank (Chronicle). Dans cette bande annonce on y découvre les nouveaux héros, à savoir Miles Teller (The Spectacular Now, Whiplash) en homme élastique, Michael B.Jordan (Fruitval Station, Chronicle) en homme torche, Jamie Bell (Billy Elliott, Tintin, Nymphomaniac) en La chose et Kate Mara (House of Cards, Transcendance) en femme invisible. Une nouvelle génération révélée par des films loin des blockbusters hollywoodiens. Ils sont envoyés en mission dans l'espace à la manière de Prometheus. Vous connaissez l'histoire, cette mission leur coûtera leur «normalité».

Avec cette ambiance, on semble nager en plein univers de Christopher Nolan. Adieux les blagues stupides de La chose ou les gags enfantins de la première version, ce reboot se veut révolutionnaire et moderne. «Il y a une véritable différence d'avec l'œuvre originale.» a confié l'acteur Miles Teller aux médias américains.

Les Quatre Fantastiques sera-t-il un top ou un flop? Réponse le 6 août dans les salles...

Le Prix Jacques Deray 2015 décerné à L’Affaire SK1

Posté par vincy, le 30 janvier 2015

Le11e Prix Jacques Deray sera attribué le 7 février à l'Institut Lumière (Lyon) au film de Frédéric Tellier, L'Affaire SK1, toujours à l'affiche. Le thriller est sorti le 7 janvier sur les écrans français et a déjà séduit plus de 250000 spectateurs. Le générique est composé de Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet et Marianne Denicourt. L'histoire s'inspire de la traque du serial killer Guy Georges durant 8 années.

Le jury a distingué ce film "pour l’originalité de sa narration, sa sobriété, son réalisme et la qualité de ses interprètes". Ce même jury a également souhaité souligner la qualité du premier film de Cédric Jimenez, La French, "dont  l’évocation du cinéma de Jacques Deray l’a beaucoup touché."

Les précédents lauréats sont Olivier Marchal pour 36, quai des Orfèvres, Jacques Audiard pour De battre mon coeur s’est arrêté, Guillaume Canet pour Ne le dis à personne, Alain Corneau pour Le Deuxième souffle, Pascal Thomas pourLe Crime est notre affaire, Michel Hazanavicius pour OSS 117 : Rio ne répond plus, Fred Cavayé pour A bout portant, Maïwenn pour Polisse, Philippe Lefebvre pour Une nuit et Jérôme Salle pour Zulu.

Katsuhiro Otomo, Grand prix de la Ville d’Angoulême

Posté par vincy, le 29 janvier 2015

Le créateur d'Akira a reçu ce soir l'un des plus prestigieux prix de la bande dessinée dans le monde. C'est le premier mangaka à être récompensé par le Grand Prix de la Ville d'Angoulêms en 42 éditions.

Outre Dômu et Akira, ses deux mangas les plus célèbres, Katsuhiro Otomo, 60 ans, a réalisé plusieurs films: une adaptation animée d'Akira en 1988, une comédie horrifique qui révéla SABU, World Apartment Horror, un segment du film animé Memories en 1995, le film d'animation Steamboy en 2004, un des meilleurs "mangas" au cinéma de ces 20 dernières années et logiquement primé à Sitges et Tokyo, et le film fantastique Mushishi en 2006, en compétition au Festival de Venise. Récemment, il a réalisé un segment de Short Peace (2013). Il travaille actuellement sur un film en prises de vues réelles, qui pourrait être l'adaptation de Dômu (Rêves d'enfant), le manga qui le révéla il y a plus de 30 ans.

Plusieurs de ses mangas (en tant que dessinateur ou simple scénariste) ont été publiés en France après le succès d'Akira au début des années 90, qui lança la grande mode de la BD japonais.Mais c'ets bien le cinéma qui le passionne depuis 20 ans, davantage que la BD où il est plus rare. Véritable référence en matière de bande dessinée futuriste et de science-fiction, Katsuhiro Otomo a réagit par vidéo en pour recevoir son prix "extraordinaire": "Recevoir un prix de France, d'Angoulême, j'ai encore du mal à y croire."

Il n’y aura plus de Festival du film à Vendôme

Posté par vincy, le 29 janvier 2015

affiche vendome 2014Après Paris-Cinéma et le festival du film asiatique de Deauville, c'est au tour du Festival du film de Vendôme de tirer sa révérence après 23 années d'existence. Ecran Noir a été partenaire durant de nombreuses années de cette manifestation qui était, notamment, axée sur la fabrication des films et le cinéma d'animation. Il enregistrait 11 000 entrées ces dernières années.

Sur son site internet, le Festival annonce son enterrement sans fleurs ni couronnes dans un communiqué: "La Région Centre et la Communauté du Pays de Vendôme ont annoncé ce mercredi 28 janvier 2015 l’arrêt du Festival du film de Vendôme, à l’occasion d’une conférence de presse et d’une visite du chantier de la future résidence d’animation de Ciclic à Vendôme. L’agence Ciclic ne sera en effet pas en mesure de poursuivre en 2015 l’organisation de cette manifestation. A l’heure où Ciclic accompagne et développe de nouveaux aspects de sa politique culturelle régionale, et dans un contexte budgétaire contraint pour nos partenaires locaux, il n’est plus possible d’envisager la reconduction d’un événement aussi important que le Festival dans le Vendômois.'

Carole Canette, présidente du Ciclic et vice-présidente de la région Centre évoque un changement de stratégie plutôt qu'une contrainte économique. Selon La République du centre, "dans le contexte actuel de restrictions, difficile de demander aux collectivités, déjà partenaires financiers du festival, d'abonder en plus au budget de fonctionnement du futur centre d'animation, au budget de 800.000€ par an, soit 54.000€ pour la communauté de communes du Pays de Vendôme et 400.000€ pour la Région".

Le choix est assumé. Le communiqué essaie quand même de ne pas baisser le rideau définitivement: "Afin de maintenir ces problématiques au cœur de notre activité, nous engagerons dans les semaines à venir une réflexion avec d’autres territoires pour l’accueil des rencontres professionnelles et pour réinventer un temps événementiel dédié à la diffusion culturelle des formes cinématographiques exigeantes. Une déclinaison web est également en chantier, avec le développement de notre espace Internet www.ciel.ciclic.fr, dédié à la diffusion de cinéma indépendant en ligne."

Bilan 2014: un box office français très en forme

Posté par geoffroy, le 29 janvier 2015

Les salles françaises se portent bien. Très bien même. En 2014, elles ont attiré un public nombreux pour un cumul dépassant la barre des 200 millions de spectateurs. Avec 208,43 millions d’entrées (chiffres non définitifs publiés par le CNC), l’exercice 2014 est en augmentation de 7,7% par rapport à celui de 2013. Un quasi record puisque en 47 ans (1967 et ses 211, 5 millions d’entrées) seule l’année "Intouchables" 2011 a fait mieux (217,2 millions d’entrées).

L’année 2014 est également bien au-dessus de la moyenne nationale depuis dix ans (196,47 millions d’entrées). Devant ce plébiscite pour les salles obscures, la part de marché des films français s’avère plutôt élevé avec 44%, soit 11 points de mieux qu’en 2013. La fréquentation des films français atteint, quant à elle, 91,62 millions d’entrées, soit le score le plus haut depuis trente ans et ses 94, 12 millions d’entrées. Même si légèrement devant, les films américains subissent une chute de 9,9% pour atteindre 93, 93 millions d’entrées. Idem pour leur part de marché tombant à 45,1% en 2014 contre 54,2 % en 2013.

Le carton national

Comme de coutume depuis plusieurs années, un film booste la fréquentation. Nous vous le donnons en mille, il s’agit d’une comédie française. Avec 12,2 millions d’entrées Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, se classe à la 14ème France. Signalons qu’avec ce triomphe, Christian Clavier établit un record inédit au box-office en devenant le seul acteur, toutes nationalités confondues, à avoir tenu un rôle principal dans quatre films à plus de 10 millions d’entrées.

Christian Clavier au box office
1. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) : 14,5 millions d’entrées
2. Les Visiteurs (1993) : 13,7 millions d’entrées
3. Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? (2014) : 12,2 millions d’entrées
4. Les Bronzés 3 : Amis pour la vie : 10,3 millions d’entrées

Autre satisfaction. Les quatre premières places du B.O sont occupées par des films français qui, de surcroit, dépassent également les 5 millions d’entrées. Outre le film de Christian Clavier notons la présence du trublion Dany Boon avec un Supercondriaque à 5,3 millions d’entrées. Même score pour le retour de l’enfant prodigue, Luc Besson. Sa Lucy, plus américaine que vraiment française, dépasse, elle aussi, les 5 millions d’entrées (5,2). Hormis
les bouillies infâmes en images de synthèse du réalisateur (la trilogie Arthur et les Minimoys), le dernier carton live de Besson remonte tout de même à 1997 et le Cinquième Élément (7,7 millions d’entrées). Dans quelques jours La Famille Bélier les dépassera pour terminer sa course à la deuxième place 2014, aux alentours des 6-7 millions d’entrées.

Nous aurons donc une année avec quatre films français aux quatre premières places. Ce qui n’était plus arrivé depuis 1970 !

Au final, il faut noter la présence de 8 films français dans le top 20 (dont 7 comédies !), tous à plus de 2 millions d’entrées (Samba, Les vacances du petit Nicolas, Babysitting et Les trois frères, le retour). Outre les sempiternelles comédies cartonnant au côté du dernier Besson, saluons la belle performance du film d’animation de Louis Clichy et Alexandre Astier, Astérix : Le domaine des Dieux (près de 3 millions d’entrées pour cette nouvelle adaptation du célèbre gaulois, plus gros succès de la franchise en film d'animation). Les premiers films de genre français – néanmoins « marketés » comme il le faut avec stars à l’appui –, se retrouvent relégués à la 27e place (La belle et la bête à 1,8 million d'entrées), 30e place (Yves Saint-Laurent à 1,6 million d’entrées) et 34e (La French, le dernier film avec Jean Dujardin vient de dépasser les 1,5 million d’entrées). Bref, il reste peu d’espace pour des films alternatifs en demande de reconnaissance. Seul Hippocrate, flirtant avec la barre symbolique du million d’entrées (914 651 entrées), aura su tirer son épingle du jeu.

Le cinéma français a cependant connu quelques déconvenues: Tu veux ou tu veux pas, Les yeux jaunes des crocdiles, Le grimoire d'Arkandias, Gemma Bovery, Bon rétablissement... Les surprises sont plutôt venues de François Ozon, Céline Sciamma, Robin Campillo et Thomas Cailley qui, avec des films très singuliers, ont pu remplir les salles durant de nombreuses semaines. Et le champion des premiers films français n'est autre que Sous les jupes des filles, qui a atteint 1,3 million de voyeurs.

Un dernier mot au sujet de Timbuktu. L’excellent film franco-mauritanien d’Abderrahmane Sissako continue de bénéficier d’un très bon bouche-à-oreille pour dépasser les 650 000 entrées.

Le bide made in US

Petite surprise pour la production américaine. Un seul film dépasse les 4 millions d’entrées au cours de l’année écoulée avec le dernier épisode de la trilogie de Peter Jackson, Le Hobbit : La bataille des 5 armées à 4,7 millions d’entrées. Il faut remonter à 1995 pour retrouver un tel fiasco hollywoodien où seul Pocahontas avait dépassé ce cap (5,6 millions d’entrées). Tous les autres blockbusters sont en retrait par rapport à l’année dernière, oscillant péniblement entre 2 millions (Maléfique) et 3,7 millions d’entrées (La planète des singes : l’affrontement).

Signalons quelques beaux échecs comme la suite du reboot de Spiderman (2 millions d’entrées pour The Amazing Spiderman : le destin d’un héros, là où les films de Raimi attiraient en moyenne 5-6 millions de spectateurs), ou du troisième opus des Expendables tout juste millionnaire. Nous ne parlerons pas des fours, des vrais, comme Transcendance (780 000 entrées), le remake de Robocop (681 000 entrées) ou, pour ne citer que lui, Sin City, j’ai tué pour elle (375 000 entrées contre 1,2 million d’entrées pour le premier opus). À sa décharge, le film s’est également planté aux États-Unis...

Nous avons eu de cesse de le répéter, la politique de la franchise des productions américaines séduit de moins en moins un public blasé de voir se succéder super-héros, suites à rallonge et autres reboot inutiles. En cumul, ces films font des entrées. Certes. Mais elles s’effritent interdisant à un film de sortir du lot. Il y a bien sûr des sagas qui continuent de séduire comme les X-Men (3,3 millions d'entrées), les dessins animés  (Dragons 2 a attiré 3,4 millions d'entrées, Rio 2 avec 3,3 millions d'entrées) et Hunger Games (qui dépasse les 3,3 millions d'entrées).

Reste que sur les 20 premiers films de l’année 2014, 11 sont américains. Mention spéciale pour Le Labyrinthe, petite production de 35 millions de dollars venue de nulle part et qui a su attirer plus de 3 millions de spectateurs, soit plus que Interstellar (qui déçoit avec 2,6 millions d'entrées). Idem pour le nouveau Fincher, toujours très populaire chez nous. Son remarquable Gone girl flirte avec les 2 millions d’entrées là où le Scott (Exodus) se plante à moins de 1,5 million d’entrées. C’est-à-dire au même niveau que l'oscarisé 12 Years a Slave, le réjouissant The Grand Budapest Hotel (plus gros succès de Wes Anderson), le chargé Noé ou le stupéfiant Godzilla.

Mais que de fiascos! Planes 2, Hercule, Fury, Equalizer, Pompéi, 22 Jump Street ont tous terminé en dessous du million de spectateurs.

Un dernier mot pour dire que le carton US de l’été, à savoir Les gardiens de la galaxie, n’a pas fait recette chez nous avec son cumul juste acceptable de 2,3 millions de spectateurs. Pas grave, sa suite, prévue pour 2017, saura rectifier le tir.

Le reste du monde un peu rétrécit

Les films non français et non américains reculent eux-aussi en passant de 12% en 2013 à 11% en 2014. La fréquentation est également en baisse à 22,8 millions d’entrées (-4,7%). La chute est faible. Soit. Mais ce léger déclin confirme une tendance. Celui d’un souci, réel, de visibilité, comme de diffusion, de films considérés moins grand public. Pas étonnant, donc, de retrouver à la première place des films étrangers le célèbre ours en peluche Paddington qui a eu le droit à sa première adaptation cinématographique. Si, avec 2,6 millions d’entrées, Paddington n’est pas le carton attendu, le film talonne néanmoins Astérix : le Domaine des Dieux.

Le deuxième film étranger est 44ème. Il s’agit de Mommy, dernier long-métrage de Xavier Dolan. Celui-ci, de qualité, a très certainement bénéficié de son passage cannois (Prix du Jury), d’une très bonne presse et d’un bouche à oreille solide pour assurer son succès. Avec 1,1 million d’entrées, Mommy «atomise» la moyenne des quatre derniers films du réalisateur (108 000 entrées). cela faisait plus de 10 ans qu'un film québécois n'avait pas atteint ce score. Par contre, le troisième film étranger en termes d’entrées (64ème) est une déception. Pour ses adieux à la réalisation, Hayao Miyazaki nous laisse une œuvre réussie qui n’a pas su, hélas, toucher plus largement le public. Avec 776 769 entrées, Le vent se lève laisse un goût d’inachevé presque dommageable.

Cette année, comme en 2013, 6 films étrangers font partis des 100 films ayant attirés le plus de spectateurs. C’est peu. Trop peu, hélas. Outre les trois longs-métrages déjà cités, Philomena, Ida et Khumba complètent la liste. Il est à noter que la palme d’or 2014, Winter Sleep, réalise 344 207 entrées, soit la pire performance pour une Palme depuis Oncle Bonmee en 2010. À titre de comparaison, La Vie d’Adèle, palme d’or 2013, avait réalisé un peu plus d’un million d’entrées. Comme à l’habitude, plus nous descendons dans la hiérarchie, plus l’éclectisme du cinéma mondial prend le dessus mais reste drastiquement anecdotique, même si les grandes signatures comme Ken Loach, Mike Leigh ou les Dardenne ont trouvé leur public.

César 2015: Saint-Laurent en tête des nominations

Posté par vincy, le 28 janvier 2015

fanny ardant affiche cears 201510 nominations pour Saint Laurent. Et aucune pour Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? Mais quand même 9 pour Les combattants, 8 pour Timbuktu 7 pour Yves Saint Laurent et Hippocrate, 6 pour Sils Maria et La Famille Bélier (sérieux???). Les César ont choisi l'équilibre entre des oeuvres de réalisateurs novices et des films de cinéastes confirmés (mais jamais récompensés).
Quelques grosses surprises: Bande de filles oublié dans la catégorie meilleur film (au profit de La famille Bélier, un comble) mais Eastern Boys n'a pas manqué de marquer les votants (tant mieux). Trois coeurs complètement snobé (un scandale), Bird People quasiment oublié (une honte) mais une catégorie documentaire 5 étoiles.
Résultat des courses le 20 février, lors de la cérémonie présidée par Dany Boon. Sans véritable attente. On attendra quand même de voir comment Sean Penn recevra son César d'honneur (entre deux assoupissements). On espère que Catherine Deneuve (qui reçoit ici sa 13e nomination) sera sa remettante: l'acteur/réalisateur américain vénère la comédienne française et lui avait donné personnellement un prix exceptionnel à Cannes quand il était président du jury du Festival.  On verra aussi comment l'Académie rendra hommage à Alain Resnais.
Pour le côté people, les paparazzis attendront certainement Kristen Stewart, le couple Canet-Cotillard, la rivalité Ulliel/Niney-Gallienne/Rénier et la chanteuse de The Voice qui est nominée dans la catégorie espoir. De quoi dynamiser une audience télé en berne?

Meilleur film: Les Combattants, Eastern Boys, La famille Bélier, Hippocrate, Saint Laurent, Sils Maria, Timbuktu
Meilleur réalisateur: Olivier Assayas, Bertrand Bonello, Thomas Cailley, Thomas Lilti, Céline Sciamma, Abderrahmane Sissako
Meilleur acteur: Guillaume Canet, Vincent Lacoste, Niels Arestrup, François Damiens, Romain Duris, Pierre Niney, Gaspard Ulliel
Meilleure actrice: Juliette Binoche, Marion Cotillard,  Catherine Deneuve, Adèle Haenel, Emilie Dequenne, Sandrine Kiberlain, Karin Viard
Meilleur second-rôle masculin: Eric Elmosnino, Guillaume Gallienne, Louis Garrel, Reda Kateb, Jérémie Rénier
Meilleur second-rôle féminin: Marianne Denicourt, Claude Gensac, Izia Higelin, Charlotte Le Bon, Kristen Stewart
Meilleur espoir masculin: Kevin Azaïs, Ahmed Dramé, Kirill Emelyanov, Jean-Baptiste Lafarge, Pierre Rochefort
Meilleur espoir féminin: Lou de Lâge, Joséphine Japy, Louane Emera, Karidja Touré, Ariane Lebed
Meilleur film étranger: 12 Years a Slave, Boyhood, Deux jours un nuit, Ida, Mommy, The Grand Budapest Hotel, Winter Sleep
Meilleur film d'animation: Le chant de la mer, Minuscule, Jack et la mécanique du coeur
Meilleur premier film: Les combattants, Qu'Allah bénisse la France, Elle l'adore, Fidelio, Party Girl
Meilleur documentaire: Caricaturistes - Fantassins de la démocratie, Les chèvres de ma mère, La cour de Babel, National Gallery, Le sel de la terre
Meilleur scénario original: Les combattants, La famille Bélier, Hippocrate, Sils Maria, Timbuktu
Meilleur scénario/adaptation: La chambre bleue, Diplomatie, Pas son genre, Lulu femme nue, La prochaine fois je viserai le coeur
Meilleure musique: Bande de filles, Bird People, Les combattants, Timbuktu, Yves Saint Laurent
Meilleure photographie: La belle et la bête, Saint Laurent, Sils Maria, Timbuktu, Yves Saint Laurent
Meilleur montage: Les combattants, Hippocrate, Party Girl, Saint Laurent, Timbuktu
Meilleurs décors: La belle et la bête, La French, Saint Laurent, Timbuktu, Yves Saint Laurent
Meilleurs costumes: La belle et la bête, La French, Saint Laurent, Une nouvelle amie, Yves Saint Laurent
Meilleur son: Bande de filles, Bird People, Les combattants, Timbuktu, Saint Laurent Meilleur court métrage: Aïssa, La femme de Rio, Inupiluk, Les jours d'avant, Où je mets ma pudeur La virée à Paname
Meilleur court métrage d'animation: Bang Bang!, La bûche de Noël, La petite casserole d'Anatole, Les petits cailloux

Berlin 2015: Audrey Tautou, Daniel Brühl et Bong Joon-ho autour de Darren Aronofsky

Posté par vincy, le 27 janvier 2015

Le jury de la compétition du 65e Festival de Berlin est au complet. Sous la présidence de Darren Aronofsky (lire notre actualité), on retrouvera le comédien allemand Daniel Brühl (Good Bye Lenin!, Un homme très recherché, Inglorious Basteds, Rush), le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho (Memories of Murder, Mother, Snowpiercer), la productrice américaine Martha de Laurentiis, la réalisatrice péruvienne et Ours d'or Claudia Llosa (Fausta, Aloft), l'actrice française Audrey Tautou (Amélie Poulain, Da Vinci Code, L'écume des jours) et le producteur et créateur de la série Mad Men Matthew Weiner.

Marcel Ophüls et Naum Kleiman honorés à Berlin

Posté par vincy, le 27 janvier 2015

berlinale kameraA une semaine du lancement des festivités, le 65e Festival de Berlin révèle encore quelques ingrédients de son menu. Deux Berlinale Camera seront remises.

La première sera décernée le 11 février au réalisateur franco-américain Marcel Ophüls, né à Francfort en 1927. Il a notamment réalisé de nombreux documentaires sur la période de l'Occupation en France et la seconde guerre mondiale (et plus généralement sur les origines du totalitarisme): Le Chagrin et la pitié (1969), The Memory of Justice (1976), Hôtel Terminus: Klaus Barbie, sa vie et son temps (1989, Oscar du meilleur documentaire) ou plus récemment Un Voyageur, film autobiographique (2013)... Il a également réalisé le film Peau de Banane (avec Jeanne Moreau et Jean-Paul Belmondo) et a été assistant réalisateur de son père Max Ophüls (Lola Montès), de Julien Duvivier, de Jean Dréville, John Huston...

La seconde Berlinale Camera récompensera Naum Kleiman le 12 février. Mécène, lecteur, auteur, historien du cinéma, Naum Kleiman, né en Moldavie en 1937, est l'un des plus brillants défenseurs du cinéma russe. Il a co-fondé les Archives d'Eisenstein, créé le musée du cinéma de Moscou, une cinémathèque qui, depuis l'été 2014, connaît de lourds conflits avec les autorités russes. Naum Kleiman en a été licencié, et tout le personnel a décidé de démissionner par solidarité.

Un César d’honneur pour Sean Penn

Posté par vincy, le 26 janvier 2015

L'acteur et réalisateur américain Sean Penn va recevoir un César d'honneur lors de la 40e cérémonie (le 20 février). "Acteur mythique, personnalité engagée, réalisateur d'exception, Sean Penn est une icône à part dans le cinéma américain. Une légende de son vivant" souligne l'Académie dans un communiqué.

Sean Penn le mérite c'est indéniable. Mais les Césars d'honneur depuis 2009 n'ont récompensé que des artistes anglo-saxons (successivement Dustin Hoffman, Harrison Ford, Quentin Tarantino, Kate Winslet, Kevin Costner et Scarlett Johansson). L'année prochaine, contactez-nous, nous avons énormément de noms à vous proposer...

Sean Penn, 54 ans, est le seul comédien à avoir reçu deux Oscars et un prix d'interprétation dans chacun des trois grands festivals. Il a été récompensé d'un prix d'interprétation masculine au Festival de Berlin en 1995 (Dead Man Walking), au Festival de Cannes en 1997 (She's So Lovely) et deux fois à Venise en 1998 (Hurlyburly) et en 2003 (21 grammes). Après trois nominations infructueuses, il est couronné de deux Oscars en 2004 et 2009 (respectivement avec Mystic River et Harvey Milk). Mystic River a également reçu le César du meilleur film étranger.

En 2013, il a été à l'affiche de Gangster Squad et La vie rêvée de Walter Mitty. On le retrouvera sur les grands écrans en juin dans Gunman de Pierre Morel, aux côtés d'Idris Elba et Javier Bardem.

Comme réalisateur il a tourné The Indian Runner (1991, en compétition à Locarno), Crossing Guard (en compétition à Venise), The Pledge (en compétition à Cannes), Into the Wild (gros succès en France et nommé au César du meilleur film étranger) en 2007 et cette année The Last Face pourrait avoir les honneurs du prochain Festival de Cannes.

C'est une année faste pour Penn, y compris sur le plan personnel. Après les fiançailles et bientôt un mariage avec Charlize Theron, selon Us Weekly, il entamé des démarches pour adopter le fils de sa fiancée.

Cannes 2015: premières (vaines) hypothèses

Posté par vincy, le 26 janvier 2015

Sundance bat son plein. Berlin a révélé ses sélections. Cannes a fait connaître ses Présidents. Le Festival de Cannes est dorénavant sous le feu des projecteurs. De nombreux films sont prêts. D'autres en passent de l'être. Entre fantasmes de cinéphiles, choix pragmatiques ou passionnés des sélectionneurs et stratégie des distributeurs/producteurs, une centaine de films sont déjà dans les starting-blocks pour aller sur la Croisette. Mais certains n'iront pas. D'autres échappent aux réseaux et aux rumeurs. La liste n'est donc pas exhaustive et encore moins certaine.

Blockbusters
Mad Max Fury Road de George Miller, Tomorrowland de Brad Bird, Magic Mike, Magic Mike XXL ou Vice Versa de Pete Docter ont leur chance pour être à Cannes.

Ouverture
On pense forcément à Belles familles, soit le grand retour de Jean-Paul Rappeneau (Cyrano), qui sort le 13 mai dans les salles.

Les habitués français de Cannes
Erran de Jacques Audiard, Nos Arcadies d'Arnaud Desplechin, Mon roi de Maïwenn, Marguerite de Xavier Giannoli, Marguerite et Julien de Valérie Donzelli, Maryland d'Alice Winocour, Ces sentiments d'été de Mikhael Hers, Love de Gaspard Noé

Les habitués français des festivals
La Belle saison de Catherine Corsini, L'ombre des femmes de Philippe Garrel, Une histoire de fou de Robert Guédiguian, La tête haute d'Emmanuelle Bercot, Amnesia de Barbet Schroeder, The Valley of Love de Guillaume Nicloux, La Peur de Damien Odoul, Les deux amis de Louis Garrel, Caprice d'Emmanuel Mouret

Les cinéastes vedettes français dans la course
Microbe et Gasoil de Michel Gondry, Human de Yann Arthus-Bertrand, L'Hermine de Christian Vincent, La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil de Joann Sfar, Comme un avion de Bruno Podalydes, Un homme de Stéphane Brizé, Un monde truqué de Jacques Tardi, L'effet aquatique de Solveig Anspach, Je ne suis pas un salaud d'Emmanuel Finkiel, Lolo de Julie Delpy, Nos futurs de Rémi Bezançon, Une enfance de Philippe Claudel, L'ennemi de Jonathan Littell, Le pouvoir de Patrick Rotman

Une nouvelle génération française
Les Ogres de Léa Fehner, Taj Mahal de Nicolas Saada, Les cow boys de Thomas Bidegain, Les anarchistes d'Elie Wajeman, Sam de Farid Bentoumi, Je te souhaite follement d'être aimée d'Ounie Lecomte

Les européens abonnés à la Croisette
L'amour et la paix (On the milky road) d'Emir Kusturica, Margherita (ex-Mia madre) de Nanni Moretti, Il raconto dei raconti (Le conte des contes) de Matteo Garrone, La giovinezza de Paolo Sorrentino, L'ultimo vampiro (ex-La prigione du Bobbio) de Marco Bellocchio, Icon (ex-Lance Armstrong) de Stephen Frears, Sunset Song de Terence Davies, Altamira de Hugh Hudson, Les chevaliers blancs de Joachim Lafosse, The Lobster de Yorgos Lanthimos, Louder Than Bombs de Joachim Trier, A War de Tobias Lindholm, Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg, Le trésor de Corneliu Porumboiu, Looking for Europe de Danis Tanovic, Le tout nouveau testament de Jaco Van Dormael

Les européens pressentis
Cosmos d'Andrzej Zulawski, A Bigger Splash de Luca Guadagnino, L'attesa de Piero Messina, High Rise de Ben Wheatley, Le garçon invisible de Gabriele Salvatores, Regression d'Alejandro Amenabar, Ma Ma de Julio Medem, Mille et une nuits de Miguel Tomes, Mustang de Deniz Gamze Ergüven, Grain de Semih Kaplanoglu, Le Louvre sous l'occupation d'Aleksander Sokourov, et s'il est terminé Belgica de Felix Van Groeningen

Le contingent nord-américain
Le petit prince de Mark Osborne, Voyage of Time de Terrence Malick, The Sea of Trees de Gus Van Sant, Life d'Anton Corbijn, The Last Face de Sean Penn, American Ultra de Nima Nourizadeh, Midnight Special de Jeff Nichols, Carol de Todd Haynes, Bukowski de James Franco, Ricki and the Flash de Jonathan Demme, Jane got a gun de Gavin O'Connor, By the Sea d'Angelina Jolie, les nouveaux films de Cameron Crowe et de Woody Allen, Demolition de Jean-Marc Vallée, Sicario de Denis Villeneuve, Guibord s'en va-t-en guerre de Philippe Falardeau, Remember d'Atom Egoyan

Et les grands noms venus d'ailleurs

El clan de Pablo Trapero, Evita de Pablo Aguero, Le ciel du centaure d'Hugo Santiago, hypothétiquement The Revenant d'Alejandro Gonzalez Inarritu, Le grand départ de Karim Aïnouz, Jia Zhang-ke by Walter Salles de Walter Salles, Love in Khon Kaen d'Apitchapong Weerasethakul, Massan de Neeraj Ghaywan, Kamakura Diary de Hirokazu Kore-Eda, Sweet Red Bean Paste de Naomi Kawase, Le garçon et la bête (Bakemono no Ko) de Mamoru Hosada, et pourquoi pas The Assassin de Hou Hsiao-hsien, The Crossing de John Woo, Lotus Bus de Soo-il Jeon, Journal intime de Tsai Ming-liang, Les aveugles de Lou Ye, Morbayassa de Cheick Fantamady Camara, L'oeil du cyclone de Sekou Traore, The Bouncer de Menia Yaesh, Macbeth de Justin Kurzel