2013 mars » Le Blog d'Ecran Noir

L’instant Court : Coming out, avec Dave

Posté par kristofy, le 31 mars 2013

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Que fabriques-tu Sophie Letourneur ?, une discussion avec la réalisatrice de Les Coquillettes, voici l’instant Court n° 107.

La famille du cœur est à l’honneur cette semaine avec la belle surprise de Stories we tell de Sarah Polley, et aussi la comédie Une chanson pour ma mère (avec une idée proche du film Le grand rôle de Steve Suissa) avec le chanteur Dave. Celui-ci n’hésite pas à malmener son image, il avait par ailleurs déjà joué son propre rôle dans L'Esprit de famille de Jean-Pierre Lang. Il est aussi devenu animateur de diverses émissions de télévision.

Le groupe Les Fatals Picards continue de faire des chansons joyeusement foutraques (ils sont d’ailleurs passé par l’Eurovision, comme Dave). Pour le clip de l’une d’elles ont été réunies deux personnalités d’émission de télé-crochet, dont justement Dave dans un rôle étonnant : le chanteur qui ne cache pas partager la vie d’un homme joue ici à contre-emploi un père de famille plutôt homophobe...

Voici donc Coming out, un clip de Julien Bloch pour Les Fatals Picards avec déjà Dave qui fait l'acteur. Cette chanson date de 2011, soit un an avant l'élection présidentielle et bien avant les diverses manifestations à propos du mariage pour tous…

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait de Coming out

Le futur « miniplexe » de Clichy-Batignolles a trouvé son exploitant

Posté par vincy, le 30 mars 2013

L'appel d'offres avait été lancé le 5 novembre dernier par la Ville de Paris (lire notre actualité sur les détails du projet). Mi-février, Paris Batignolles Aménagement et la Mairie ont annoncé leur choix pour exploiter le futur miniplexe cinématographique de la ZAC Clichy-Batignolles, dans le nouveau quartier du XVIIe arrondissement de Paris.

La Société Nouvelle d’Exploitation et de Spectacles (SNES), nouvelle venue dans la gestion de salles parisiennes, gérera les 7 salles (1198 sièges). Le cinéma sera à proximité du bâtiment annexe du Théâtre national de l'Odéon, du futur Palais de justice, et au cœur d'un quartier en construction où l'on attend 6 500 nouveaux habitants et 12 500 emplois supplémentaires. Le cinéma sera desservi par les prolongements du tramway T3 et du métro 14, en plus des accès actuels.

Le cinéma devrait ouvrir en 2017.

La bouche de Jean-Pierre de Lucile Hadzihalilovic enfin en DVD

Posté par MpM, le 30 mars 2013

la bouche de jean-pierre dvdEn 1996, Lucile Hadzihalilovic achève son moyen métrage La bouche de Jean-Pierre après bien des difficultés financières. Quelques semaines plus tard, le film est présenté à Cannes, en section Un certain regard. Salué de toute part, il bénéficie d'une sortie en salles l'année suivante, reçoit le prix "très spécial" et devient surtout une référence pour toute une génération de cinéphiles et de jeunes cinéastes.

Aujourd'hui encore, on peut comprendre pourquoi cette œuvre intrigante et déroutante aux choix esthétiques affirmés (avec Gaspard Noé à la direction artistique, cela n'étonnera personne) a tant marqué les esprits. La bouche de Jean-Pierre se veut en effet un film "d'horreur sociale" où le climat anxiogène et menaçant prend le pas sur l'intrigue. A travers le regard de la petite héroïne, on découvre un monde oppressant où, sous des dehors souriants et polis, se côtoient la xénophobie, la malveillance et la médiocrité les plus communes.

Isolée dans cet univers très rapidement hostile (où chaque chose a une place, sauf elle), Mimi doit subir les manies et autres lubies de sa tante et de son petit ami. La petite fille, trop jeune pour se rebeller franchement, et sans nulle part où se réfugier, est comme prise dans un piège paradoxal, menacée par ceux-là mêmes qui prétendent la protéger.

Malgré le sujet presque naturaliste, le film a des accents fantastiques, renforcés par une mise en scène elliptique qui mêle gros plans très découpés et séquences à la limite de la fantasmagorie. Une maîtrise formelle et scénaristique qui annonçait dès 1996 les films à l'univers très personnel réalisés depuis par Lucile Hadzihalilovic et Gaspard Noé. Et qui donne aujourd'hui au film un relief supplémentaire.

Par chance, grâce à Badlands, tout jeune éditeur indépendant, La bouche de Jean-Pierre existe depuis peu en DVD, permettant à ceux qui ne le connaissent pas de le découvrir, et aux autres de le revoir dans une version de qualité. Badlands, qui se décline également sous la forme d'une société de production audiovisuelle dont les membres sont issus du webzine 1kult, a en effet bien fait les choses en proposant un DVD complet, supervisé par la réalisatrice elle-même, et comportant plusieurs bonus de nature à ravir les fans.

En plus du film, restauré à partir des éléments négatifs originaux, on trouve ainsi Les souvenirs de Jean-Pierre, qui réunit une partie de l'équipe du film plus de quinze ans après le tournage, Les amis de Jean-Pierre, documentaire passionnant sur l'influence qu'a eu La bouche de Jean-Pierre sur le travail de réalisateurs comme Christophe Gans, Nicolas Boukhrief ou Fabrice du Welz, le court métrage Good boys use condoms de Lucile Hadzihalilovic et un livret contenant le scénario original.

Un (bel) objet à recommander d'urgence à tous les amateurs de cinéma singulier et intelligent.

Cannes 2013 : Raoul Peck, parrain des cinémas du monde

Posté par MpM, le 29 mars 2013

Raoul PeckLe Pavillon des cinémas du monde, dédié à l’ensemble des cinématographies d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, d’Europe Centrale et Orientale, du Proche et du Moyen-Orient, accueille pour la 5e année consécutive la Fabrique des cinémas du monde, un programme destiné aux nouvelles générations de cinéastes issus de pays "où les outils de création cinématographiques demeurent fragiles".

Les porteurs de projets sélectionnés, qui sont cette année au nombre de neuf, bénéficient pendant le festival de Cannes d'une immersion professionnelle et d'un accompagnement personnalisé  à travers des rendez-vous individuels avec les acteurs clés de l'industrie cinématographique.

C'est Raoul Peck qui sera le parrain de la promotion 2013, composée de Mohammed Latrèche (Algérie), Nora Martirosyan (Arménie), Gustavo Pizzi (Brésil), Michel K. Zongo (Burkina Faso), Monica Bravo (Colombie), Pierre Lucson Bellegarde (Haïti), Wanuri Kahiu (Kenya/Afrique du Sud), Joanna Arong (Philippines) et Joel Karekezi (Rwanda). Le réalisateur haïtien (Lumumba, Assistance mortelle...), ancien ministre de la culture dans son pays, partagera son expérience avec les jeunes lauréats et animera également une Master Class.

Jusqu'à présent, la Fabrique des cinémas du monde a découvert plus de 60 réalisateurs et producteurs en provenance de 35 pays. 15% des projets retenus ont été réalisés et plusieurs ont été sélectionnés dans des festivals internationaux, comme Yema de Djamila Sahraoui (FESPACO 2013, section Orizzonti de la Mostra de Venise 2012) et Los Viejos de Martin Boulocq (Festival international du film de Busan 2011).

Une année en enfer : prison ferme pour John McTiernan

Posté par geoffroy, le 29 mars 2013

john mc tiernanL’affaire John McTiernan n’est pas drôle. Elle ressemblerait plutôt à une mauvaise blague dont les conséquences, dramatiques pour le coup, ont muselé l’un des cinéastes les plus talentueux de l’Entertainment américain.

Privé de films depuis dix ans (Basic avec John Travolta et Samuel L. Jackson, sorti en 2003), le réalisateur de Piège de cristal sera bientôt privé de liberté.

En effet, le tribunal supérieur de Los-Angeles a confirmé la peine d’un an de prison ferme qu’il devra purger dès le 3 avril 2013.

Tout commence en 2000 sur le tournage catastrophe du film Rollerball. Un différend artistique oppose le réalisateur et son producteur, Charles Roven. À tel point que McTiernan, qui soupçonne Roven de vouloir saboter le film, décide d’engager l’emblématique détective privé des stars, Anthony Pellicano. À la demande du réalisateur, il espionne le producteur et le met sur écoute. Proche de la mafia, Pellicano est devenu au fil des ans et jusqu’en 2008 l’homme « de mains » des stars, des agents de stars, des producteurs et des avocats des stars (il a été reconnu coupable de 70 chefs d’accusation et condamné à quinze ans de prison).

L’erreur de stratégie

L’arrestation de Pellicano aurait dû mettre fin à la procédure contre McTiernan. Il n’en n’a rien été. Tout simplement parce que le fond de l’affaire, celle qui lui brisa les reins, le moral et sa capacité à tourner des films depuis maintenant dix ans, n’a rien à voir avec les mises sur écoute d’un détective peu scrupuleux.

Non, la « faute » de McTiernan est tout autre. Il paye pour avoir menti à deux reprises au FBI puis, sous la pression des autorités, d’avoir plaidé coupable lors de son procès. Lequel s’est éternisé de recours en recours jusqu’à sa mise en probation courant 2007 l’empêchant de réaliser des films. Car quel studio aurait accepté d’assurer un artiste susceptible de passer par la case prison…

Qu’aurait-il dû faire ? Nier comme ses petits copains stars, se prendre un « blâme » et s’en retourner, la « queue entre les jambes », sur les plateaux de tournage ? Son honnêteté a fait de lui le bouc-émissaire idéal d’une affaire dont il n’a, à vrai dire, pas grand-chose à se reprocher. D’autant que sa condamnation, nous rapporte l’excellente enquête de l’Express, ne prend pas en compte une erreur de procédure que la juge chargée de l’affaire, Dale Susan Fisher, aurait refusé de transmettre au jury.

En effet, les agents du FBI doivent se présenter en personne avant d’interroger un suspect. Petit problème : McTiernan a été contacté par téléphone. Si vous ajoutez à cela les retranscriptions des écoutes illégales sur le producteur Charles Roven, peu concluantes, ainsi que le retrait d’un témoin à charge important, l’affaire « McTiernan » ne tient plus vraiment la route ! Et pourtant, il semble peu probable qu’il puisse échapper à la prison pour s’offrir un happy-end dont Hollywood a le secret.

Le 7 mars 2013 une page Facebook Free John McTiernan a été lancée en soutien au réalisateur, il était temps. Depuis son ouverture, la page a récolté plus de 4000 « likes » et recueilli le soutien de stars américaines telles que Samuel L. Jackson, Brad Bird ou encore Joe Carnahan.

Quand la solidarité se joint à l’indignation, l’espoir est de mise. Même le plus mince. Jean-François Rauger, directeur de la programmation de la Cinémathèque française et soutien du réalisateur dans cette épreuve, est prêt à organiser une rétrospective intégrale et rappel que John McTiernan « est un cinéaste et un artiste important et ce n’est pas le diable ! »

Un gâchis pour le cinéma

L’esprit frondeur, bougon et libre de John McTiernan, artiste entier dévoué totalement à son art, n’a jamais été apprécié des grands studios. Ce vilain petit canard un brin taciturne n’a sans doute pas rapporté assez d’argent avec ses derniers films pour être sauvé de cette descente aux enfers. Le gâchis est énorme. Inconcevable. Insupportable. Alors que l’industrie hollywoodienne aurait besoin de réalisateurs de sa qualité, elle préfère utiliser des faire-valoir interchangeables responsables de la médiocrité artistique actuelle.

John Mctiernan a eu 62 ans cette année. Malgré l’épreuve terrible qu’il endure, il serait formidable d’imaginer – à l’instar d’un Francis Ford Coppola revenu, lui aussi, après 10 ans d’absence – qu’il puisse irradier de son génie visuel de nouvelles histoires libres de toute pression vénale de certains producteurs attirés uniquement par l’appât du gain.

Bilan 2012 : 279 films français dont 18 à plus de 15 millions d’euros

Posté par vincy, le 29 mars 2013

En 2012, la France a produit un nombre record de 279 films, dont 209 films d'initiative française. Le documentaire a le vent en poupe (+23%) Tel est le bilan rendu public mardi par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), qui a annoncé simultanément le lancement d'une étude sur la rentabilité des films, toujours difficile à déterminer. Cette étude contribuera à coup sûr à définir l'avenir du financement d'un cinéma français en pleine crise existentielle avec la polémique sur les cachets des stars.

L'an dernier, la production cinématographique française a bénéficié de 1,34 milliard d'euros en 2012 (- 3,4% au total et - 5,5% pour les films d'initiative française). L'apport des télévisions, notamment les chaînes gratuites, a fortement baissé : elles se concentrent sur les budgets les plus élevés. Ce sont donc "les films du milieux" qui souffrent le plus de la crise. Ainsi le nombre de jours de tournage a atteint son plus bas historique (27 jours). Ajoutons que le nombre de films sans financement de chaîne de télévision augmente fortement en 2012 à 112 films agréés (+14 films), soit le plus haut niveau de la décennie

Par ailleurs, la production cinématographique française est marquée par l’augmentation du nombre de films tournés en vidéo numérique (182 films, contre 150 en 2011). Ainsi, 87,1 % des films d’initiative française sont tournés en vidéo numérique en 2012, contre 72,5% en 2011.

En revanche, l'animation se porte bien. Pour la première fois, deux films animés entrent dans le classement des budgets les plus élevés de l'année. Et avec 12 films agréés, 2012 a été une année record dans ce secteur très porteur, y compris à l'international.

Voici le Top 20 des films les plus chers de l'année.

1. Pourquoi j’ai (pas) mangé mon père de Jamel Debbouze (31,80 M€, en photo)
2. Astérix et le domaine des dieux de Louis Clichy (31,03 M€)
3. L’extravagant voyage … TS Spivet de Jean-Pierre Jeunet (26,81 €)
4. Grace de Monaco d’Olivier Dahan (25,22 M€)
5. Eyjafjallojokull d’Alexandre Coffre (23,13 M€)
6. L’écume des jours de Michel Gondry  (21 M€)
7. Blood Ties de Guillaume Canet 19,79 M€)
8. Passion de Brian de Palma (18 M€)
9. Des gens qui s’embrassent de Danièle Thompson (17,45 M€)
10. Casse-tête chinois de Cédric Klapish (17,29 M€)
11. En solitaire de Christophe Offenstein (16,99 M€)
12. Zulu de Jérôme Salle (16,23 M€)
13. Vive la France de Michael Youn (16 M€)
14. Là où tombent les anges de Fred Cavayé (16 M€)
15. Angélique marquise des anges d’Ariel Zeitoun (15,75 M€)
16. 100% cachemire de Valérie Lemercier (15,54 M€)
17. Miserere de Sylvain White (15,41 M€)
18. Möbius d’Éric Rochant (15,24 M€)
19. La grande boucle de Laurent Tuel (14,08 M€)
20. L’homme qui rit de Jean-Pierre Améris (13,34 M€)

Philippe et Maurice Garrel à l’honneur au 24e Festival Théâtres au cinéma

Posté par MpM, le 28 mars 2013

théâtres au cinémaPour sa 24e édition, du 3 au 14 avril prochain, le Festival Théâtres au cinéma met à l'honneur le cinéaste Philippe Garrel ainsi que son père, l'acteur Maurice Garrel. L'intégrale de l’œuvre du réalisateur sera ainsi proposée au public (courts et longs confondus) tandis que dix films mettant en scène le comédien seront diffusés.

Leurs deux parcours étant parallèles, on pourra ainsi (re)découvrir leurs différentes collaborations sur Anémone (1967), Un ange passe (1974), Les baisers de secours (1988), Le cœur fantôme (1995) ou encore Les amants réguliers (2005).

Philippe Garrel sera lui -même présent à l'occasion de la soirée d'ouverture le 3 avril (La naissance de l'amour, précédé des Enfants désaccordés) et d'une leçon de cinéma animée par Philippe Azoury le 6 avril. Louis Garrel, fils de Philippe et petit-fils de Maurice, viendra quant à lui présenter son court métrage, La règle de trois, le 13 avril.

Outre cet hommage collectif et familial à trois générations d'artistes, le festival met en lumière le groupe Zanzibar, un collectif de cinéastes formés dans les années 60 et dont le travail était tombé dans l'oubli. Grâce à Jackie Raynal, une des figures de proue du mouvement, des versions restaurées de La révolution n'est qu'un début, continuons, Abolition de l'art ou encore Home movie autour du lit de la Vierge seront présentées.

Un hommage à Antonin Artaud "entre théâtre et cinéma" permettra par ailleurs de revoir La nuit du chasseur de Charles Laughton, Fait divers de Claude Autant-Lara (où il apparaît), La coquille et le clergyman de Germaine Dulac (scénario d'Artaud), La passion de Jeanne d'Arc de Carl Dreyer (avec Artaud dans le rôle du moine Massieu), etc.

Enfin, une programmation pour les plus jeunes ("Pince-moi, je rêve") met l'accent sur le mouvement surréalisme, avec des films qui en étaient contemporains, l'ont précédé ou l'ont suivi, comme La belle et la bête de Jean Cocteau, Katia et le crocodile de Vera Plívová Simková et Jan Kucera etUn chien andalou de Luis Buñuel et Salvador Dalí.

A découvrir : la bande annonce de la manifestation.

__________________________
24e festival Théâtres au cinéma
Du 3 au 14 avril 2013
au Magic cinéma de Bobigny
Informations et programme sur le site de la manifestation

Les sorties cinéma du 27 mars 2013

Posté par redaction, le 27 mars 2013

poster stories we tell- Stories we tell **** de Sarah Polley (Canada, 1H38) avec Rebecca Jenkins, Peter Evans, Alex Hatz. Sélectionné à Venise 2012. Meilleur documentaire aux prix Ecrans Canadiens.

- Dead Man Talking **** de Patrick Ridremont (Belgique/France/Luxembourg, 1H41, avertissement publics sensibles) avec Patrick Ridremont, François Berléand, Virginie Efira. Prix du public à Saint-Jean-de-Luz et Namur.

- Les Amants passagers *** de Pedro Almodovar (Espagne, 1H30) avec Javier Camara, Carlos Areces, Raul Arévalo, Lola Duenas, Cecilia Roth.

- Alps *** de Yorgos Lanthimos (Grèce - 1h33) - avec Aggeliki Papoulia, Aris Servetalis. Prix du meilleur scénario à Venise 2011.

- Jack le chasseur de géants ** de Bryan Singer (USA, 1H50) avec Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor.

- G.I. Joe : Conspiration de Jon M. Chu (USA, 1H50) avec Bruce Willis, Channing Tatum, Dwayne Johnson, Byung-hun Lee, Jonathan Pryce.

- Le Premier homme de Gianni Amelio (1H41) avec Jacques Gamblin, Catherine Sola, Maya Sansa.

Et aussi :

- Une chanson pour ma mère de Joël Franka (France/Belgique, 1H53) avec Dave, Patrick Timsit, Sylvie Testud - Des membres d'une famille décident d'offrir à leur mère mourante, un dernier cadeau : une rencontre avec son idole, le chanteur Dave. La famille dont chacun des membres est caricatural, va s'unir pour voir aboutir, après maintes péripéties, ce projet loufoque mené tambours battants par Jean et Sylvie.

- Les Voisins de Dieu de Meni Yaesh (France/Israël, 1H34) avec Roy Assaf, Gal Friedman, Itzik Golan - Avi, Kobi et Yaniv se sont autoproclamés gardiens de leur quartier et se conduisent à ce titre comme les garants de leur vision du Talmud. Ils font respecter de façon musclée le shabbat, surveillent les tenues des filles et s'assurent que les jeunes de Jaffa, la voisine arabe, n'entrent pas dans le quartier avec leur voiture, toute musique hurlante. L'équilibre de la bande vacille le jour où Avi, le chef du groupe, rencontre Miri, une jeune israélienne non pratiquante. Prix SACD Semaine de la Critique 2012 et Prix du meilleur réalisateur à St-Jean-de-Luz.

- Guerrière de David Wnendt (Allemagne, 1H40, film interdit aux moins de douze ans, avertissement publics sensibles) avec Alina Levshin, Jella Haase, Sayed Ahmad Wasil Mrowat - Marisa, 20 ans, fait partie d'un gang de néo-nazis. Tatouée, le crâne rasé, elle déteste les étrangers et les policiers, coupables à ses yeux du déclin de son pays et de la médiocrité de son existence. Meilleure actrice et meilleur scénario aux German Film Awards.

- La Cité rose de Julien Abraham (France, 1H37, avertissement publics sensibles) avec Azize Diabate Abdoulaye, Idrissa Diabaté, Ismaël Ouazzani - Dans un quartier de Seine-Saint-Denis, qui veut montrer qu'il fait bon vivre en banlieue malgré le trafic de drogue, les dealers tiennent les halls, un cousin devient guetteur, le frère de celui-ci étudie le droit à Paris.

- Los Salvajes de Alejandro Fadel (Argentine, 1H59, avertissement publics sensibles) avec Leonel Arancibia, Roberto Cowal, Sofia Brito - En Argentine, cinq adolescents s'évadent d'un centre de détention pour mineurs. Déterminés à fuir même si la destination est incertaine, ils commencent une longue marche à travers la pampa. Ils tuent et pillent les rares personnes qu'ils rencontrent sur leur route. Le groupe se disloque, et chacun devient une menace pour l'autre. Sélectionné à la Semaine de la Critique 2012.

- Pierre Rabhi, au nom de la terre, de Marie-Dominique Dhelsing (France - 1h35 - documentaire) - Paysan, promoteur militant d'une agriculture écologique, mais aussi écrivain et penseur de la "sobriété heureuse", Pierre Rabhi, né dans le Sahara algérien en 1938 et installé en Ardèche depuis les années 60, est tout ça à la fois. Portrait d'un agriculteur atypique, qui met en oeuvre dans son jardin un modèle économique indépendant, aux antipodes de l'agriculture productiviste et de l'industrie agro-alimentaire. Son agroécologie, une agriculture sans engrais chimiques et respectant la nature et le rythmes des sols, est en plein essor.

- Samsara de Ron Fricke (USA, 1H42, documentaire) - Tourné dans 25 pays, durant 5 ans, ce documentaire explore les merveilles de notre monde, sans paroles.

- Le Diable dans la peau de Gilles Martinerie (France, 1H22) avec Quentin Grosset, Paul François, Francis Renaud - Xavier et son frère, Jacques, vivent à la campagne. Une nature généreuse et bienveillante qui contraste avec leur quotidien sombre et violent. La veille des grandes vacances, ils apprennent fortuitement que la prochaine rentrée les séparera. Leur monde s'écroule.

- El Premio de Paula Markovitch (Mexique, 1H34) avec Paula Galinelli Hertzog, Sharon Herrera, Laura Agorreca - Dans l'Argentine des années 70, Cecilia, 7 ans, partage avec sa mère un lourd secret mais n'est pas encore en âge de le comprendre. Retranchée avec cette dernière dans une maison au bord de l'océan, la fillette se met inconsciemment en danger le jour où l'armée demande aux élèves de son école de rédiger une lettre à la gloire des militaires.

- Mahmut ile Meryem de Mehmet Ada Öztekin (Turquie, 2H05) avec Aras Bulut Iynemli, Eva Dedova - Sur fond de querelles familiales, l'amour impossible entre Mahmut, fils d'un souverain musulman, et Meryem, fille d'un prêtre chrétien.

- Paroles de conflits de Raphaël Beaugrand (France, 1H30, documentaire) - Raphaël Beaugrand, journaliste d'investigation, est parti à la rencontre des témoins des principaux conflits, de Srebrenica et Hiroshima.

Almodovar évoque sept projets

Posté par vincy, le 26 mars 2013

Lors d'un entretien au journal Le Monde, Pedro Almodovar évoque pas moins de sept projets en développement! Peu de chance que tous voient le jour. A raison d'un film tous les deux trois ans, le cinéaste fera sans doute des choix en cours d'écriture.

Passage en revue :
- l'adaptation des mémoires d'un communiste ayant participé à la guerre d'Espagne. Le réalisateur n'a jamais réalisé de film de guerre jusqu'à présent.
- un film à New York et tourné en anglais. Almodovar n'a jamais tourné hors d'Espagne.
- un film en panjabi ou en ourdou, sur le ghetto pakistanais de Barcelone.
- une suite très personnelle, très espagnoles et sans effets spéciaux de Blade Runner.
- un film à teneur écolo, sur les catastrophes maritimes.
- une sorte de remake de La Féline, de Jacques Tourneur.
- un Don Quichotte de la maternité.

Mais pour l'instant ce sont Les amants passagers, son nouveau film, qui sort en salles demain. Le film a attiré 450 000 spectateurs en trois semaines en Espagne.

Cannes 2013 : Miguel Gomes présidera le jury long métrage de la Semaine de la Critique

Posté par MpM, le 25 mars 2013

miguel gomesC'est le réalisateur portugais Miguel Gomes qui présidera le jury long métrage de la 52e édition de la Semaine de la Critique, succédant à Bertrand Bonello et Lee Chang-dong. Le réalisateur acclamé pour Tabou sera entouré de quatre journalistes internationaux pour désigner le meilleur film de la sélection. En 2011, c'est Take Shelter de Jeff Nichols qui avait remporté le premier Grand Prix Nespresso de la Semaine tandis que Aquí y allá de Antonio Méndez Esparza avait reçu le deuxième en 2012.

"Je suis très fier de pouvoir aider un film en le primant", a déclaré le cinéaste. "Bien que je sois en train de terminer un court métrage et la préparation d’un prochain long métrage, c’est une expérience à laquelle je n’ai pas su résister. En tant que metteur en scène, Président d’un jury de critiques internationaux, j’ai l’intention d’être très démocratique et ouvert. Tous les films proposent un pacte avec le spectateur, il doit pouvoir y projeter son propre univers, sa propre sensibilité. Je vais essayer de trouver ce chemin dans ces premières œuvres."

Lui-même auteur de trois longs métrages (La Gueule que tu méritesCe cher mois d’août ; Tabou) et représentatif d'une nouvelle génération de cinéastes internationaux, Miguel Gomes semble en parfaite adéquation avec la mission que revendique la Semaine de la Critique : "découvrir de nouveaux auteurs à travers une première ou seconde œuvre et les révéler sur la scène internationale."

On connaîtra dans la seconde quinzaine d'avril la liste des films sélectionnés pour cette 52e Semaine de la Critique.