2011 septembre » Le Blog d'Ecran Noir

En Espagne, La Piel que habito séduit plus qu’Etreintes brisées

Posté par vincy, le 30 septembre 2011

La piel que habito ne sera certainement pas le plus grand succès de Pedro Almodovar en France. Avec près de 700 000 aficionados en 6 semaines, le film n'atteindra peut-être pas le score de son précédent opus, Etreintes brisées (924 000 spectateurs). Il fait cependant mieux que Kika (607 000 spectateurs), Femmes au bord de la crise de nerfs (600 000 spectateurs) et La fleur de mon secret (485 000 spectateurs). Mais beaucoup moins bien que La mauvaise éducation (1,1 million d'entrées), Talons aiguilles (1,49 million d'entrées) et surtout ses 3 plus gros succès Tout sur ma mère (2 millions d'entrée), Parle avec elle (2,2 millions d'entrées) et Volver.

En Espagne, le film, en un mois, a quand même dépassé les 580 000 spectateurs. Dans son pays, La piel que habito fera donc mieux qu'Etreintes brisées (690 000 entrées)  mais pas aussi bien que La mauvaise éducation (1,2 millions d'entrées). Il restera en dessous de Parle avec elle (1,4 million d'entrées), Volver (1,9 million d'entrées) et surtout loin de son plus gros succès, Tout sur ma mère (2,6 millions d'entrées).

La piel que habito est déjà sorti dans 8 pays, dont le Royaume Uni où il fait une carrière sur la longueur, puisqu'il a multiplié par cinq son box office de sa première semaine. Au total, à date, le film d'Almodovar a rapporté 13 millions de $ de recettes dans le monde. C'est déjà plus qu'Etreintes brisées, mais très loin de son record de Volver (86 millions de $).

L’instant Court : Test, réalisé par Didier Rouget, avec Vincent Elbaz et Romane Bohringer

Posté par kristofy, le 30 septembre 2011

TestComme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après la bande-annonce de 1976 pour La guerre des étoiles réalisé par George Lucas, voici l’instant Court n° 47.

Depuis quelques jours, Un heureux évènement vous attend dans les salles : le nouveau film de Remi Bezançon (à qui l'on doit le succès de Le premier jour de ta vie). Avant la naissance du bébé de Pio Marmaï et de Louise Bourgoin, son premier film Ma vie en l’air racontait déjà la naissance d’un couple avec Marion Cotillard et Vincent Elbaz.

Comment réagir à ce chamboulement que représente l’annonce de la possibilité d’avoir un enfant ?
Dans son court-métrage Test,  Didier Rouget répond à la question en mettant en scène un couple formé par Vincent Elbaz et Romane Bohringer, qui va aller d’une surprise inattendue vers une espérance folle à la fois souhaitée et redoutée…

A cette occasion, le réalisateur Didier Rouget nous commente l’expérience de ce tournage :

Ecran Noir : Comment des acteurs aussi connus que Vincent Elbaz et Romane Bohringer ont été convaincus de participer à ce court-métrage ?
Didier Rouget : Test est mon quatrième court-métrage. J’avais tourné les trois premiers (Vive le 1er mai, Vive le 14 juillet, Vive le Cinéma) avec Emmanuel Salinger, Mathieu Demy et Julie Gayet que j’avais tous rencontrés sur les plateaux lorsque j’étais premier assistant. Pour Test, je voulais travailler avec des acteurs de renom que je ne connaissais pas. J’ai envoyé le scénario chez Artmédia, l’agent de Vincent Elbaz, comme on jette une bouteille à la mer. Et, miracle, Vincent rappelle deux jours plus tard, la bouteille à la main ! Il avait lu le scénario, vu mes premiers films, et il était convaincu. Nous avons réfléchi tous les deux à sa partenaire « idéale » pour le film. Vincent connaissait Romane Bohringer, mais ils n’avaient jamais tourné ensemble et ils le souhaitaient tous les deux. C’était donc l’occasion rêvée de les réunir. Pas besoin de leur expliquer les conditions économiques du court métrage, ils acceptent de travailler à titre gracieux. Nous sommes ici même au-delà de la générosité, car Romane répète une pièce de théâtre dans la journée et tourne donc avec nous la nuit, ne dormant que deux heures sur le plateau avant de repartir au théâtre le matin.

EN : On remarque dans Test que le scénario équilibre subtilement humour et drame avec un passage presque fantastique (avec le cauchemar), pourquoi ce mélange des genres ?
DR : S’il fallait l’inscrire dans un genre, Test serait dans le registre de la comédie dramatique. Dès l’écriture, il y avait le désir de poser le problème du test de grossesse comme Hitchcock pose secrètement une bombe sous la table, convoque ses personnages autour de la table et attend que ça explose. Ce procédé narratif propose de l’ironie dramatique, car le spectateur connaît l’enjeu de la scène avant le protagoniste. Le personnage interprété par Vincent ne sait donc pas ce qui l’attend, alors que le spectateur, lui, le sait déjà. C’est cette ironie qui donne le ton général au film. Je me suis amusé ensuite à décliner des situations extrêmement quotidiennes et réalistes, mais qui seront toutes lues à travers le filtre de la présence du test de grossesse. Il y a donc tout à la fois : une pression dramatique et un ton de comédie. Le cauchemar est traité de la même façon réaliste, et non pas fantastique. J’avais songé à un moment un traitement « fantastique » avec des litres de sang qui se répandent partout. Mais justement, cette imagerie ne me semblait pas appartenir au genre du film. Ici, chaque image qui compose le cauchemar est issue du film. Il n’y a rien de plus qu’une orange coupée, un sac poubelle qui craque, un chat qui se débat… Ce sont des images qui appartiennent au point de vue du personnage car il les a vues, comme le spectateur. Inconsciemment, il les a imprimées. Le montage de cette séquence se rapprocherait donc davantage du travail du rêve : associer une image à une autre image et les ordonner de telle façon que la succession des plans révèle le sens qui s’y cache. Le ton de cette séquence reste donc cohérent avec l’ensemble du film : réaliste, dramatique et décalé.

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Les nouveaux horizons de StudioCanal

Posté par vincy, le 29 septembre 2011

StudioCanal, la filiale cinéma de Canal+ créée en 1986 sous le nom de Canal + production, a signé un accord avec le fonds d'investissement britannique Anton Capital Entertainment, dirigé par Sébastien Raybaud et Mark Field-Marsham, afin de produire une centaine de films sur trois ans. Ce "deal" permet à StudioCanal de recevoir 150 millions d'euros sur trois ans, ce qui concernera une centaine de films. StudioCanal alignera 350 millions d'euros. ACE financera donc environ 30% de chaque film international, avec une logique de partage complet des risques et des recettes. StudioCanal garde le pouvoir d'accorder ou non le feu vert aux films en développement.

La filiale de Canal + devient ainsi une "minimajor", un studio européen. Le studio pourra être plus réactif dans ses choix et facilitera l'acquisition de droits. La priorité reste le marché européen : il est présent sur les trois plus gros marchés, la France, le Royaume Uni et l'Allemagne.

StudioCanal devient donc l'Astérix de l'Empire hollywoodien avec une quarantaine de films produits par an (contre 15-25 pour chaque "major" américaine) et les deux tiers de ses revenus réalisés hors de France. La société devrait afficher une croissance de 10% cette année pour atteindre un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros. Sa rentabilité (14%) est exceptionnelle pour le secteur.

Le groupe mise sur une stratégie différente de celle des studios américains qui exploitent directement leurs contenus sur tous les supports, mais qui les obligent à produire des blockbusters coûteux avec des frais de distribution, d'exploitation et de marketings toujours plus élevés.

Olivier Courson, patron de la filiale de Canal +, veut développer principalement quatre styles de films : le cinéma indépendant international, le cinéma familial, les films de genre de qualité et la production locale événementielle (des films d'auteurs à budget moyen mais avec un potentiel populaire).

La guerre des boutons : aucun vainqueur en vue

Posté par vincy, le 29 septembre 2011

Que ce soit le film d'Yann Samuell, La guerre des boutons, ou celui de Christophe Barratier, La nouvelle guerre des boutons, il leur fallait atteindre les 2 millions d'entrées pour amortir leurs budgets de production (un peu plus de 13 millions d'euros chacun).

Il y a peu de chance qu'ils y parviennent. Après une première semaine tonitruante (635 321 entrées, 2e meilleur démarrage pour un film français de l'année), La guerre des boutons a souffert de l'arrivée de son rival, chutant de près de 56% en deuxième semaine : avec 282 620 entrées supplémentaires, le film cumule 917 941 spectateurs. Il est assuré de dépasser le million de spectateurs. On pourrait être optimiste : les vacances de la Toussaint peuvent le "rebooster". Mais le très beau temps qui vide actuellement les salles et la concurrence intense de nombreux films vont freiner son ascension vers les 2 millions de spectateurs.

La nouvelle guerre des boutons lui a fait beaucoup de mal, et pourtant il s'avère un compétiteur plus faible que prévu, avec un démarrage moins important - 521 424 entrées en première semaine. Même sa moyenne par copie est moindre. C'est une claque pour la production de Thomas Langmann, d'autant qu'on voit mal le film faire mieux sur la longueur que son rival. Si l'objectif du million de spectateurs ne semble faire aucun doute, il est difficile d'imaginer qu'il aille au delà du million et demi d'entrées.

Au final, s'il y aura bien un vainqueur (la logique du premier sorti tue l'autre semble être respectée), il n'y aura aucun triomphateur. Et cette guéguerre va apparaître, comme c'était prévue, injustifiée et même inutile (voir notre actualité du 6 septembre).

Le Roi Lion rugira bien en 3D dans les salles françaises

Posté par vincy, le 28 septembre 2011

Disney n'en espérait pas tant. Pour preuve, le studio avait misé sur deux semaines d'exploitation et un box office de 20 millions de $. L'objectif était surtout de lancer la version blu-ray du dessin animé mythique.

Or, la ressortie du Roi Lion en version 3D a déjà rapporté 63 millions de $ au box office nord-américain en 15 jours. Cela fait deux semaines qu'il est le film le plus vu aux USA, et c'est du jamais vue depuis la réédition de Star Wars en 1997. Résultat, Le Roi Lion est le 33e succès de l'année. Depuis sa sortie en 1994 et sa ressortie en 2002, le film a cumulé 393 millions de $ au box office, ce qui en fait la 12e plus grosse recette enregistrée. Le Roi Lion devrait même entrer dans le Top 10 en battant Transformers 2 et Spider-Man, à une encablure de Toy Story 3. Si l'on ajuste le prix du billet avec le taux d'inflation annuel, le dessin animé a rapporté au total 679 millions de $, soit le 20e film le plus vu, et le 3ème dessin animé (Blanche Neige et les 101 dalmatiens étant loin devant). Grâce à cette nouvelle exploitation, il fait mieux que Fantasia, et devrait croquer Jurassic Park après avoir surclassé Le lauréat.

Toute cette avalanche de chiffres et de records ont poussé Disney a ressortir le film dans les cinémas français. Selon Ecran Total, le studio a changé d'avis. Le Blu-ray est déjà sorti fin août : peu importe, Disney prévoit de lancer le film en 3D en février 2012.

Le Roi Lion avait attiré 10 millions de spectateurs, soit le 26e film le plus vu depuis 1945 en France. En DVD et Blu-Ray (un tiers des ventes environ), il s'est déjà vendu à plus de 130 000 exemplaires. Il est actuellement 2e des meilleures ventes, derrière Rio.

Il était une fois… le court métrage photo

Posté par MpM, le 27 septembre 2011

Nous vous en avons parlé à plusieurs reprises sur Ecran Noir, le court métrage photo est un art en pleine expansion, héritier moderne et ultra créatif du diaporama d'antan, qui a à la fois assimilé et renouvelé les procédés vidéo et l'écriture cinématographique traditionnels.

Mais la technique s'efface vite derrière des histoires qui, comme au cinéma, transportent, émeuvent, dérangent, font rire ou réfléchir.

C'est pourquoi Denys Quélever, réalisateur de courts métrages photographiques, a eu l'idée de créer un spectacle intitulé "Il était une fois" proposant une dizaine d’œuvres variées emmenant le spectateur dans une véritable traversée émotionnelle et artistique. Au programme, une trilogie sur la différence, une enquête policière, plusieurs rêveries fantastiques... et même une réflexion sur l'art urbain.

Une occasion exceptionnelle de découvrir sur grand écran un art qui n'a pas besoin de 24 images par secondes pour faire exister récits, songes et émotions.

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Il était une fois
Samedi 1er octobre à 14H30
Entrée libre

Auditorium du musée de la Poste
34 boulevard de Vaugirard
75015 Paris

Programme et informations sur le site de la manifestation

Des salles de plus en plus numériques

Posté par vincy, le 26 septembre 2011

Le CNC a publié son dernier baromètre trimestriel sur l'extension du parc de salles numériques en France. A la fin juin 2011, c'est près de la moitié des écrans qui sont ainsi équipés. La progression continue d'être impressionnante : de 963 fin 2009, ils sont passés à 2 686 en juin 2011. En trois mois, 533 nouveaux écrans sont devenus numériques.

688 établissements (117 de plus qu'en mars, 381 de plus qu'en décembre 2009) ont ainsi fait leur bond en avant. 451 d'entre-eux sont même équipés à 100%. Grâce au coup de pouce du CNC, cela bénéficie surtout aux salles disposant de moins de 3 écrans (355 établissements soit plus de la moitié des exploitants équipés en numérique).

Les régions les plus numérisées sont à l'Ouest de la France : Bretagne (64,8 % des écrans), Aquitaine (64,5 %) , Pays de la Loire (61,8 %). La Corse, la Picardie et la Bourgogne sont, à l'inverse, à la traîne avec moins d'un tiers des écrans numérisés. En Île-de-France 108 établissements proposent 568 écrans numériques.

Le CNC dispose d'une aide à la numérisation des salles de cinéma  : elle s'adresse prioritairement aux établissements, de un à trois écrans, n'appartenant pas à un circuit ou groupement exploitant plus de 50 écrans. La dernière commission, en juillet dernier, a accordé des aides à une soixante de salles, pour un montant compris entre 8 594 euros (Le Magnoac à Cizos dans les Hautes-Pyrénées) et 198 021 euros, juste en dessous du montant de 200 000 euros maximum (La Pleiade à Cachan dans le Val de Marne).

Une nouvelle taxe pour les films étrangers en Argentine

Posté par vincy, le 25 septembre 2011

cinéma buenos aires copyright vincy thomasL'INCAA, l'équivalent du CNC en Argentine, veut appliquer une nouvelle taxe pour les films étrangers. Cette taxe est basée sur le nombre d'écrans, ce qui limitera les sorties "envahissantes" des blockbusters hollywoodiens.

Autrement dit, plus un film monopolise les salles, plus il paye de taxes. Par exemple à Buenos Aires, si le film est distribué sur 40 copies, la taxe équivaut à 300 billets vendus ; si on atteint les 80 copies, il faudra payer l'équivalent de 1 200 billets. Et si le film squatte 160 écrans, alors la taxe s'élève au prix de 12 000 tickets!

Pour le reste du pays, la taxe est moins élevée. Avec 13 millions d'habitants, la métropole de Buenos Aires concentre un tiers de la population du pays ; la deuxième métropole est neuf fois moins importante...

Le Ministère a calculé qu'avec un tarif moyen de 30 pesos (7$15), cette nouvelle taxe pouvait rapporter entre 2 100 $ et 86 000 $ par sortie de films! Hollywood est la principale cible de cette nouvelle mesure. Le cinéma américain représente plus de 80% du marché argentin et ses plus gros blockbusters  peuvent sortir sur plus de 120  écrans (le pays en compte 800). Cette semaine quatre films (tous hollywoodiens) sont distribués sur plus de 60 copies.

Cette taxe (protectionniste) vertueuse a un double effet : garantir la diversité des films proposés et augmenter le pactole de l'INCAA (à condition de le réinvestir dans des aides au cinéma local). Plus de 100 films argentins sont produits chaque année mais la plupart ne dépasse pas les 10 000 entrées (voire ne sort pas en salles). Même les succès locaux souffrent de la diminution parfois brutale du nombre de copies après deux ou trois semaines d'exploitation. Les films argentins ont une part de marché de 10 % (comme le Québec par exemple). Et les films venus d'ailleurs (ni américains ni argentins) se partagent les 10 autres % du marché.

En 2011, un seul film non américain se classe dans le Top 20 (en 10e position). Et six films ont dépassé le million de $ de recettes. C'est pour l'instant, un peu mieux qu'en 2010.

L'Argentine est un pays où le cinéma est en plein boom, notamment grâce à une politique d'ouverture de multiplexes, mais aussi grâce à quelques succès locaux (qui s'exportent plutôt bien). Cette année, les recettes en salles devraient grimper de 32% et atteindre 215 millions de $ selon Variety.

Los pasos dobles, Coquillage d’or d’un Festival de San Sebastian en mutation

Posté par vincy, le 24 septembre 2011

Los Pasos Dobles, film espagnol du jeune Isaki Lacuesta (Los Condenados, prix Fipresic à San Sebastian en 2009) a reçu le Coquillage d'or, la récompense la plus importante, du 59 e Festival international de Saint Sébastien (Pays Basque). Ce film qui a été qualifié d'hermétique par la critique, n'avait pas fait l'unanimité. Mais le jury présidé par l'actrice américaine France McDormand en a décidé autrement. Dans ce jury, on note la présence du réalisateur et scénariste mexicain Guillermo Arriaga, du réalisateur et scénariste basque Alex de la Iglesia, du réalisateur et scénariste norvégien Bent Hamer, de la comédienne chinoise Bai Ling, de la directrice de la photographie française Sophie Maintigneux et de la comédienne britannique Sophie Okonedo. Los Pasos Dobles (photo) suit le parcours du peintre Miquel Barcelo à la recherche de l'artiste français François Augiéras (voir sa biographie sur wikipédia).

Le favori des festivaliers, Kiseki, du Japonais Hirokazu Kore-eda, a été récompensé par un prix du scénario. Le film est le premier à évoquer le tsunami qui a entraîné le séisme et la catastrophe nucléaire de Fukushima, survenus en mars dernier.

Julie Delpy et son Skylab, étude de moeurs familiale lors d'un week-end d'été en 1979, a reçu le Prix spécial du jury.

Filippos Tsitos confirme le dynamisme du cinéma grec (même si c'est en Allemagne qu'il a fait l'essentiel de sa carrière) en remportant le prix du meilleur réalisateur avec Adikos kosmos. L'acteur principal, Antonis Kafetzopoulos a été choisi comme meilleur acteur (prix qu'il avait reçu à Locarno pour un autre film de Tsitos, L'académie de Platon, en 2009).

Le prix de la meilleure actrice est revenu quant à lui à la comédienne espagnole Maria Leon (connue surtout par les télépsectateurs espagnols) pour son rôle dans La voz dormida, de Benito Zambrano, où elle incarne une jeune femme aidant sa soeur prisonnière sous l'ère franquiste.

Sans oublier le prix honorifique Donostia pour l'ensemble de sa carrière à la comédienne et productrice Glenn Close.

Le Festival s'est déroulé dans une atmosphère de crise : réductions budgétaires, moins d'invitations, une couverture médiatique plus faible... C'était aussi le premier festival sous la responsabilité de José Luis Rebordinos. Il a déjà amené quelques changements : intégration des commentaires sur Facebook et Twitter sur un grand écran de la principale salle du Festval, dévoilement du palmarès durant la cérémonie de clôture et non pas avant, une nouvelle sélection "La gastronomie et le cinéma".

Ouvert avec Intruders, de Juan Carlos Fresnadillo (avec Clive Owen) et fermé avec Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Toledano (avec François Cluzet et Omar Sy), la compétition accueillait Mathieu Dermy, Terence Davies, Arturo Ripstein, Wang Xiaoshuai, Joao Canijo, Sarah Polley ou encore Enrique Urbizu... Un hommage à Jacques Demy avait été rendu au travers d'une rétrospective et de la venue d'Agnès Varda..

L’instant Court : La guerre des étoiles, réalisé par George Lucas

Posté par kristofy, le 23 septembre 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Signatune de DJ Mehdi réalisé par Romain Gavras, voici l’instant Court n° 46.

En ce moment l’ombre du chevalier noir s’étend sur les rayonnages vidéo : le coffret Blu-Ray de l’intégrale Star Wars est sorti avec 9 disques qui regroupent les 6 films de la saga et environ 30 heures de contenu avec divers documentaires. Ce succès (inter)planétaire que représentent la plus célèbre trilogie et sa prélogie est à redécouvrir avec une meilleure définition pour les images et les sons. Le producteur George Lucas en a profité pour (encore une fois) modifier certains plans de ses films avec l’ajout de détails, ce qui pour certains fans contribue à dénaturer l’œuvre originelle…

Quoi qu'il en soit, c’est l’occasion d’un voyage dans le passé, lorsque le film que l’on désigne maintenant par le titre Star Wars, épisode 4 : Un nouvel espoir s’apprêtait à sortir en France avec l’appellation La guerre des étoiles. On était en 1977. A l’époque, le film venait de connaître un succès surprise phénoménal aux Etats-Unis, alors que le studio qui craignait un échec avait d’abord sorti le film sur une combinaison réduite de 37 salles…

Voila donc une bande-annonce qui date de 1976 pour promouvoir le film Star Wars réalisé par George Lucas. C’est un document d’époque qui a maintenant valeur d’archive. Une nostalgie pour des images qui n’ont plus le même charme avec le numérique du Blu-ray. Et bientôt l’ensemble des épisodes Star Wars vont encore être transformés avec des versions en 3D…



Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Star Wars.